Congo : la BM dévoile son 12e rapport sur la situation économique et financière

Le document analyse entre autres les évolutions macroéconomiques de l’année 2024 et présente les perspectives pour la période 2025-2026.

 

Le 12e rapport de suivi de la situation économique et financière de la République du Congo a été présenté mardi 23 septembre 2025 à Brazzaville, par la Banque mondiale. C’est sous le thème « Améliorer la gestion du capital produit, humain et naturel », que se sont tenus les travaux. Le document traduit la volonté commune d’inscrire la croissance et le développement du Congo dans une perspective de durabilité et d’inclusion. C’est du moins ce qu’a précisé Cheik Fantamady Kanté, le directeur de Division de la BM pour l’Afrique de l’Ouest et du centre.

La première partie document analyse les évolutions macroéconomiques de l’année 2024 et présente les perspectives pour la période 2025-2026. La seconde partie expose, quant à elle, les résultats d’une évaluation approfondie du capital naturel, humain, physique et financier du pays, offrant ainsi une vision globale et intégrée de la richesse nationale.

Il en ressort de ce rapport que l’économie congolaise a poursuivi sa reprise progressive en 2024 (2,6%), portée principalement par le dynamisme des secteurs non pétroliers. Le document souligne tout de même que cette reprise demeure modeste.

Face aux préoccupations subsistent quant aux éventuels retards dans la mise en œuvre des réformes structurelles et l’exacerbation des tensions de trésorerie, le document recommande la mise en œuvre des mesures à court terme visant à renforcer la gestion de la dette et de la trésorerie. Certaines réformes inscrites dans le cadre de l’assistance technique de la Banque ont pour objectifs d’améliorer la visibilité du gouvernement sur les prévisions de la trésorerie afin de réduire l’accumulation des arriérés de paiement, tant internes qu’externes.

Congo : les nouveaux bacheliers en prison demandent une grâce présidentielle

Ils ont exprimé leur vœu samedi 20 septembre lors de la visite du directeur général de l’administration pénitentiaire, le colonel- major Jean Blaise Komo.

 

Les détenus de la maison d’arrêt et de correction de Brazzaville qui ont récemment été admis au baccalauréat générale, session de juin 2025, sollicitent une grâce présidentielle. Ils ont exprimé leur vœu samedi 20 septembre, lors de la visite du directeur général de l’administration pénitentiaire, le colonel-major Jean Blaise Komo.

Cette visite a été marqué par la remise des attestations de réussite aux examens d’État de cette année, notamment le Certificat d’études primaires élémentaires (CEPE), le brevet d’études du premier cycle (BEPC) et le baccalauréat d’enseignement général aux lauréats détenus.

« Dans le souci de poursuivre notre scolarité, nous venons amplement auprès de votre haute responsabilité solliciter notre mise en liberté. Cette liberté sollicitée après notre brillant travail nous permettra d’accomplir l’un de nos rêves : celui de nous réinsérer dans la société et de contribuer à la construction du Congo de demain. Les années 2024 et 2025 ont été décrétées années de la jeunesse par son excellence monsieur le président de la République, Denis Sassou N’Guesso », a ainsi exprimé un des détenus après réception de son attestation de réussite.

Le colonel-major Jean Blaise Komo pour sa part, les a félicité du fait que malgré les conditions d’études et de détention pas toujours commodes, les prisonniers de la maison d’arrêt de Brazzaville ont pu satisfaire aux différents examens d’État. Ils les invitent à se préparer sérieusement pour cette nouvelle année académique.

Cleanup day : Africa Global Logistics Congo nettoie plus de 40.000 m²

Le 20 septembre 2025, plus de 150 collaborateurs d’Africa Global Logistics Congo ont participé à la célébration du Cleanup day, la journée mondiale du nettoyage de la planète. Les équipes ont nettoyé plus de 40.000 m² d’un terre-plein situé dans la zone logistique pour préserver l’environnement.

« L’engagement de nos collaborateurs à cet évènement témoigne de l’appropriation de notre politique environnementale. Car nous œuvrons pour un objectif 0 déchet et mettons tout en œuvre pour maintenir nos espaces de travail propre » explique Erlette Raïssa DEKAMBI, Responsable RSE, Africa Global Logistics Congo.

Le World Cleanup Day est une journée mondiale qui mobilise les citoyens à ramasser les déchets abandonnés pour préserver l’environnement. Cette initiative est en droite ligne avec la politique environnementale d’Africa Global Logistics en matière de gestion des déchets. L’entreprise mobilise ses collaborateurs, sous-traitants et fournisseurs en vue de réduire l’impact de ses activités sur l’environnement en mettant en place des programmes de promotion de l’éco-responsabilité.

80e Assemblée générale de l’ONU : Denis Sassou N’Guesso porte la voix du Congo

Le président congolais, Denis Sassou N’Guesso, a pris part ce lundi à la semaine de la 80e Assemblée générale des Nations unies, au cours de laquelle il a réaffirmé l’engagement du Congo à contribuer à la recherche de solutions aux défis mondiaux.

 

Absent de ce rendez-vous depuis 2023, le chef de l’État congolais a choisi cette session anniversaire pour faire entendre une nouvelle fois la voix de son pays. L’Assemblée générale, qui a ouvert ses travaux le 23 septembre, se poursuivra jusqu’au 27 avant de s’achever le 29 septembre. Elle s’inscrit dans une séquence symbolique : l’ONU célèbre cette année ses 80 ans d’existence, une étape charnière pour repenser l’esprit de coopération et de solidarité entre nations.

Le débat général, point fort de la session, met en lumière les grands enjeux contemporains : conflits armés, persistance de la pauvreté, lutte contre le changement climatique, inclusion sociale et respect des droits humains. Autant de sujets auxquels le Congo entend apporter sa contribution, notamment en tant qu’acteur régional impliqué dans la prévention et la résolution des crises en Afrique centrale.

La journée d’ouverture a été particulièrement dense, marquée par un sommet sur la reconnaissance de l’État de Palestine, des discussions consacrées à l’urgence climatique et un échange sur les implications de l’intelligence artificielle dans la circulation et la fiabilité de l’information.

Chaque année, l’Assemblée générale de l’ONU réunit les représentants des 193 États membres et constitue l’espace multilatéral le plus universel pour débattre des grands défis planétaires. Pour le Congo, la présence de Denis Sassou N’Guesso illustre la volonté de s’inscrire activement dans ces débats mondiaux, à l’heure où les équilibres géopolitiques et économiques connaissent de profondes recompositions.

Congo : Africa Global Logistics offre 2 500 poches doubles au centre national de transfusion sanguine

Le 19 septembre 2025, Africa Global Logistics (AGL) et ses filiales congolaises notamment AGL Congo, Congo Terminal et Terminaux du Bassin du Congo (TBC) ont offert 2 500 poches doubles au centre national de transfusion sanguine (CNTS) pour appuyer les efforts du secteur public à œuvrer pour le bien-être des populations locales. Ces poches vont faciliter les collectes de dons de sang dans le pays.

Parce que la solidarité est l’une de ses valeurs, le groupe AGL a dédié une journée pour marquer son engagement : A’Solidarity day.

L’an dernier au cours de cette journée, AGL et ses filiales congolaises ont contribué à assurer la sécurité de 3 500 élèves de l’école 5 février 1979 à Pointe-Noire en construisant un mur de clôture. Elles ont également repeint l’ensemble des bâtiments pour améliorer les conditions d’études de ces élèves.

Cette année, elles envisagent mobiliser plus de 1 500 collaborateurs pour un don de sang à Pointe-Noire et Brazzaville outre le don de poches.

A’Solidarity day est un événement annuel visant à unir les 23 000 employés d’Africa Global Logistics (AGL) à travers le continent. Tous les ans, il met en œuvre une nouvelle thématique qui se traduit par une action solidaire au profit des communautés. Le personnel quant à lui se retrouve pour participer aux activités sportives dans le but de renforcer la cohésion des équipes et la culture d’entreprise

Congo : la CNDH trace sa nouvelle feuille de route

Les nouveaux membres de la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) ont entamé, le 22 septembre à Brazzaville, leur première session ordinaire consacrée à l’adoption des textes fondamentaux et à la définition du plan stratégique 2025-2028.

 

Installés après l’élection de leur bureau décisionnel le 6 août dernier, les commissaires de la CNDH se réunissent jusqu’au 26 septembre pour jeter les bases du fonctionnement interne de l’institution. Au programme : l’examen et l’adoption du règlement intérieur, fixant les modalités d’organisation et de fonctionnement, du règlement financier garantissant la transparence dans la gestion des ressources, ainsi que du plan stratégique 2025-2028 qui doit traduire les ambitions du mandat en cours.

La session prévoit également la mise en place de sous-commissions spécialisées, chargées de préparer avis, rapports ou déclarations en fonction des thématiques confiées.

Dans son allocution d’ouverture, le président de la CNDH, Casimir Ndomba, a rappelé l’importance de cette étape inaugurale.

« Aujourd’hui marque le point de départ de notre mandat collectif, mais également le coup d’envoi de la première épreuve de notre aventure commune au sein de notre institution. J’invite chacun de nous à faire preuve d’ouverture, d’écoute et de rigueur, afin que les décisions que nous prendrons reflètent à la fois l’esprit de responsabilité et le sens de l’intérêt général », a-t-il précisé

Il a également souligné la portée nationale et internationale de la mission confiée à la commission, dans un contexte marqué par de fortes attentes en matière de respect de la dignité humaine et de protection des libertés fondamentales.

Partenaire technique et financier, le système des Nations unies au Congo a réaffirmé son engagement à accompagner la CNDH dans ce processus de consolidation institutionnelle. Pour Abdourahamane Diallo, coordonnateur résident des agences onusiennes, il s’agit d’un tournant décisif :

« Une telle réforme renforcerait non seulement la crédibilité institutionnelle de la CNDH, mais ouvrirait également des perspectives d’appui, de financements pérennes indispensables pour répondre aux défis liés aux ressources. »

Créée par la loi n˚30-2018 du 7 août 2018, la CNDH a pour mission le suivi, la protection et la promotion des droits de l’homme au Congo. Elle constitue un espace de concertation et de dialogue entre les citoyens, les pouvoirs publics et la société civile. Cette première session ordinaire se veut ainsi une étape déterminante pour renforcer sa crédibilité et asseoir son rôle de garant des droits humains dans le pays.

Congo-Présidentielle 2026 : l’opposition dénonce le processus électoral en cours

Elle menace d’organiser une manifestation si les conditions d’une élection présidentielle libre, transparente, honnête et crédible ne sont pas respectées.

 

Des figures de l’opposition dont Mathias Dzon de l’Alliance pour la République et la démocratie (ARD), Clément Mierassa du Rassemblement des forces du changement (RFC) et Jean Pierre Agnangoye du Parti du peuple ont co-animé une conférence de presse samedi 20 septembre à Brazzaville. Au cours de celle-ci, les membres de l’opposition ont dénoncé le processus électoral en cours en République du Congo.

Dans une lettre ouverte adressée au président de la République, ces opposants au régime en place disent être contre la candidature de Denis Sassou N’Guesso à la prochaine présidentielle de mars 2026. Pour eux, le simple fait d’avoir annoncé les dates du 1er tour (17 mars pour le vote de la force publique et le 22 mars pour les civils), le candidat du pouvoir va se déclarer vainqueur.

Ils soutiennent qu’il s’agit « d’un passage en force et d’un nouvel hold-up électoral comme en 2016 et 2021 ». « Nous demandons au pouvoir d’annuler, dès maintenant, tout ce qu’il a fait jusqu’ici de façon unilatérale et illégale dans le cadre des préparatifs de l’élection présidentielle de 2026 et de convoquer, dans l’immédiat, un vrai dialogue politique national inclusif, pour reformer en profondeur, d’accord-parties et de façon consensuelle, le système électoral à l’œuvre depuis 2002 ».

Ces leaders de l’opposition mettre la population dans la rue au cas où les conditions permissives d’une élection présidentielle libre, transparente, honnête et crédible ne seraient pas réunies au préalable, ils ont invité le pouvoir à revenir à la raison et à mettre fin à ce qu’ils qualifient de « désordre électoral créé et entretenu actuellement ».

Congo : Brazzaville va accueillir les Assemblées annuelles 2026 de la BAD

La Banque africaine de développement (BAD) et le gouvernement congolais ont signé à Brazzaville un protocole d’accord pour l’organisation des prochaines Assemblées annuelles de l’institution, prévues du 25 au 29 mai 2026.

 

Le document a été signé par Vincent Nmehielle, Secrétaire général du Groupe de la BAD, et Ludovic Ngatsé, ministre congolais de l’Économie, en présence du Premier ministre Anatole Collinet Makosso et de plusieurs membres du gouvernement.

Cette signature marque la fin de la première mission préparatoire menée du 11 au 19 septembre au Congo. Elle fixe le cadre juridique et organisationnel de la rencontre, qui réunira les gouverneurs de la Banque, les ministres des finances, les responsables économiques ainsi que des partenaires au développement.

Selon le ministre Ngatsé, cette mission a permis « de mieux comprendre les engagements de chaque partie et les différentes tâches à accomplir ». Pour sa part, le représentant de la BAD a rappelé que le Congo s’engage à fournir les infrastructures, biens et services nécessaires, conformément aux règles de la Banque.

Un premier aide-mémoire détaillant les travaux à réaliser par les autorités congolaises a également été signé.

Les Assemblées annuelles de 2026 comprendront deux événements majeurs : la 61ᵉ Assemblée annuelle de la BAD, et la 52ᵉ Assemblée du Fonds africain de développement (FAD), qui finance les pays africains à faible revenu.

Congo : un accident de la route fait des deux morts et des blessés

Le drame s’est produit dimanche 21 septembre matin aux alentours du village Ngamandzambala, dans le département du Pool.

 

Le bilan provisoire de l’accident de la circulation qui s’est produit dimanche 21 septembre, aux alentours du village Ngamandambala fait état de deux morts et plusieurs blessés. Un bus de la société de transport et de ligne d’industrie manufacturière du Congo (Stelimac), parti de Brazzaville pour Pointe Noire, a fini sa course dans un caniveau.

Ce nouvel accident de la circulation alerte sur le fléau de l’insécurité routière qui continue de marquer le quotidien des Congolais. Selon les statistiques du ministère des Transports, de l’Aviation civile et de la Marine marchande, 12.564 accidents de la route ont été enregistrés à travers le pays sur la période allant de 2020 à 2024.

Ce lourd bilan fait état de 1.040 décès, auxquels s’ajoutent 4.707 blessés graves et 4.376 blessés légers. Ces chiffres révèlent l’ampleur du défi que représente la sécurité routière en République du Congo.

Les causes principales de ces accidents, bien que non détaillées dans les statistiques officielles, sont généralement liées à l’excès de vitesse, le non-respect du code de la route, la conduite en état d’ivresse et l’état parfois défectueux des véhicules ou des infrastructures routières.

Face à cette situation, les autorités congolaises multiplient les appels à la vigilance des usagers de la route et renforcent les campagnes de sensibilisation. Le ministère des Transports insiste notamment sur la nécessité de respecter les limitations de vitesse, de porter la ceinture de sécurité et de lutter contre l’imprudence au volant, afin de réduire les drames sur les routes nationales et urbaines.

Au-delà des efforts de sensibilisation, plusieurs acteurs de la société civile plaident pour un renforcement des contrôles routiers, une modernisation des infrastructures et une meilleure formation des conducteurs. Pour eux, la sécurité routière doit être perçue comme une priorité nationale, au même titre que la santé publique.

Avec une moyenne de plus de 2.500 accidents par an sur les cinq dernières années, les routes congolaises figurent parmi les zones à haut risque pour les usagers. La réduction de ce nombre alarmant reste un défi majeur pour les autorités, qui entendent conjuguer répression, prévention et investissement dans la modernisation du réseau routier.

 

 

New-York : Denis Sassou-N’Guesso à la 80e Assemblée générale des Nations Unies

Le président de la République a quitté Brazzaville vendredi 19 septembre, à destination de New-York, aux États-Unis, pour prendre part à la 80e Assemblée générale des Nations Unies.

 

Placée sous le thème « Mieux ensemble, 80 ans et plus pour la paix, le développement et les droits humains », cette session réunit les dirigeants du monde à un moment crucial, marqué par un appel pressant au renforcement du multilatéralisme, de la solidarité et de l’action commune au service des populations et de la planète. La question de la reconnaissance de l’État palestinien y figure également parmi les points saillants des discussions qui se sont ouvert ce 22 septembre 2025.

Durant cette semaine diplomatique intense, les chefs d’État et de gouvernement seront appelés à réaffirmer leur volonté de concrétiser les Objectifs de développement durable (ODD) à l’horizon 2030 et à donner une nouvelle impulsion à la coopération internationale.

L’Afrique, pour sa part, entend réitérer son exigence d’une représentation permanente au Conseil de sécurité de l’ONU, une revendication ancienne mais jusqu’ici restée lettre morte.

La participation de Denis Sassou-N’Guesso à cette 80e Assemblée générale illustre l’engagement du Congo à défendre la voix du continent et à plaider pour un système multilatéral plus inclusif, capable de répondre aux défis contemporains. Les discussions vont s’achever mardi 23 septembre 2025.