Congo-Présidentielle 2021 : les partis politiques se concertent

Des concertations se tiennent donc jusqu’au vendredi 27 novembre à Madingou, dans le sud de la République du Congo.

Après un référendum mouvementé en 2015 et une présidentielle marquée par la contestation et des violences en 2016, les acteurs politiques congolais ont décidé d’accorder leurs violons avant le scrutin présidentiel de 2021.

Les partis politiques ont été invités à cette concertation en tenant compte de leur poids électoral. C’est ainsi que le Parti congolais du travail (PCT), principale formation de la majorité, se taille la part du lion avec quinze représentants. Le PCT est suivi de très loin par l’Union panafricaine pour la démocratie sociale (Upads), première force de l’opposition. L’Upads a officiellement quatre places.

Les autres partis se contentent de la portion congrue. Les délégués de la Commission électorale, ceux de la société civile, prennent également part à cette concertation qui n’est pas la première du genre. Le bulletin unique expérimenté lors de la présidentielle de 2016 était un acquis d’une concertation tenue bien avant.

L’opposition demande la refonte du fichier électoral et l’introduction de la biométrie

À Madingou, l’opposition tient à obtenir la gouvernance électorale qui passe par la refonte du fichier électoral et l’introduction de la biométrie. « Nous ne sortirons pas de Madingou les mains vides. Elles ne seront pas pleines non plus », a déclaré l’opposant Jean-Jacques Yhombi Opango.

Avant la rencontre de Madingou, plusieurs participants ont échangé avec Francois Lounceny Fall, représentant du secrétaire général de l’ONU en Afrique centrale qui était en séjour au Congo.

Congo : Denis Sassou N’Guesso reçoit en audience François Louceny Fall

Le Président congolais et le représentant spécial des Nations unies pour l’Afrique centrale ont échangé sur la situation politique et socioéconomique du Congo.

Le Président congolais, Denis Sassou N’Guesso, a reçu mardi 17 novembre, en audience à Brazzaville, le représentant spécial des Nations unies pour l’Afrique centrale, François Louceny Fall. Cette audience arrive quatre mois avant l’élection présidentielle au Congo.

Denis Sassou N’Guesso et François Louceny Fall ont échangé entre autres, sur le contexte politique et socioéconomique au Congo avant l’élection présidentielle de mars 2021.

Ils ont également abordé la situation en Afrique centrale à l’heure où Denis Sassou N’Guesso s’apprête, après le Président gabonais, Ali Bongo Ondimba, à assumer la présidence de la Communauté Économique des États de l’Afrique Centrale (CEEAC).

Le Président de la République du Congo a été élu le 30 juillet 2020 par visioconférence, lors de la 17ème Session ordinaire de la conférence des chefs d’Etat et des gouvernements de la CEEAC. Lors de la 18ème session ordinaire en novembre à Libreville au Gabon, Ali Bongo Ondimba passera le témoin à son homologue congolais, Denis Sassou N’Guesso.

Mardi matin, François Louceny Fall a reçu en audience, au siège du système des Nations-Unies (PNUD) à Brazzaville, une délégation de l’opposition congolaise conduite par son patron Pascal Tsaty Mabiala, également premier secrétaire de l’Upads.

La rencontre de Brazzaville a porté essentiellement sur des questions d’intérêt national, notamment l’organisation des élections crédibles en République du Congo, la gouvernance électorale (découpage électoral sur des bases objectives, la Commission Électorale Nationale véritablement indépendante, le recensement administratif spécial précédé du recensement général de la population et de l’habitation, les cartes d’électeurs biométriques, le fichier électoral, la concertation politique de Madingou, dans la Bouenza.

Congo : Paulin Makaya reçoit le CSLC

La rencontre a eu lieu mardi 08 septembre, et s’inscrit dans les consultations entreprises par Conseil supérieur de la liberté de communication après des différents acteurs des partis politiques.

Paulin Makaya, président du parti Unis pour le Congo (UPC/opposition), a reçu mardi, la délégation du Conseil supérieur de la liberté de communication (CSLC) conduite par son président, Philippe Mvouo. La réunion a eu lieu au siège de l’UPC à Madibou. Il s’est agi de parler entre autres, de la communication politique en période électorale en vue de préserver la paix en République du Congo.

A six mois de la présidentielle au Congo, le président du Conseil supérieur de la liberté de communication (CSLC), Philippe Mvouo, a entrepris une série de consultations auprès des différents acteurs politiques du pays. L’objectif est de trouver des moyens pour préserver la paix pendant l’élection présidentielle de mars 2021.

C’était une autre occasion pour Paulin Makaya, de réitéré ses positions politiques, notamment la tenue au préalable d’un véritable dialogue national inclusif, gage sûr pour l’organisation d’une élection présidentielle apaisée, libre transparente et démocratique.

Le président de l’UPC a également formulé des propositions consignées dans un document intitulé : « Congo-Brazzaville, contribution pour une communication politique efficace et efficiente en période électorale ».

Congo : l’opposition contre la proposition de vote par anticipation

Un avant-projet de loi instituant une liste spéciale et le vote par anticipation des agents de la force publique à la présidentielle de 2021, a été déposé sur les table des parlementaires.

Ledit avant-projet a été déposé par le gouvernement congolais ce week-end, pour examen et adoption. Une démarche rejetée par l’opposition qui craint une tricherie à grande échelle. Le gouvernement quant à lui, assure que tout se passera dans la transparence.

Candidat malheureux à la dernière présidentielle de 2016, l’opposant Guy-Brice Parfait Kolélas, leader de l’Union des démocrates humanistes (UDH-Yuki) a dénoncé avec énergie cet avant-projet de loi.

« Si nous acceptons, aujourd’hui, l’établissement d’une liste d’enrôlement spéciale des agents de la force publique et admettons en même temps le vote par anticipation des militaires, gendarmes et policiers sous prétexte de leur laisser une marge pour mieux sécuriser les élections le jour du scrutin, nous validerons alors la fraude par le double vote et le bourrage d’urnes, au profit du candidat du PCT », a déclaré Guy-Brice Parfait Kolélas.

L’opposant se dit inquiet parce que, pour lui, les effectifs de la force publique sont loin d’être maîtrisés. Il demande aux parlementaires de rejeter la proposition du gouvernement.

En réponse à Guy-Brice Parfait Kolélas, une source gouvernementale a déclaré que : « le vote par anticipation des agents de la force publique est un vote comme tout autre. Sous d’autres cieux ce vote existe déjà. Le jour J le vote se déroulera en présence des représentants ou délégués des différents candidats sous la supervision des responsables de l’administration électorale ».

« Les bureaux ne seront pas tenus par des chefs militaires. Il n’y aura ni tricherie ni bourrage d’urnes ; car un vote -anticipé ou pas- c’est toujours un électeur, une voix », insiste cette source.

Brazzaville : la commune interdit la tenue des réunions populaires sans autorisation

Le sujet était au centre d’une rencontre entre le maire et les administrateurs-maires et les responsables de quartier, les élus locaux ainsi que de la force publique dans les arrondissements de la capitale politique.

Interdiction de tenir des réunions populaires dans la ville de Brazzaville. C’est une directive que devront respecter le ce qui en ressort de la rencontre entre les administrateurs-maires d’arrondissement, les chefs de quartier et les agents de la force publique de cette commune. Ils ont d’ailleurs eu une réunion avec le président du conseil départemental et municipal, Dieudonné Bantsimba. Cette directive viendrait du ministère de l’intérieur et de la décentralisation.

En république du Congo, 2021 est une année électorale et à quelques mois de la tenue de l’élection présidentielle, des rencontres sont interdites dans la commune de Brazzaville.

« Vous devez redoubler de vigilance en cette période pré-électorale pour lutter contre le banditisme. Les administrateurs-maires doivent être très regardants et faire respecter les directives de la tutelle sur les réunions politiques. Pas de réunions politiques sans autorisations délivrées par les autorités habilitées », a martelé Dieudonné Bantsimba, précisant qu’il existe plusieurs associations politiques non réglementées qui exercent dans la ville.

D’autres points ont été évoqués au cours de cette rencontre notamment la dénonciation des mauvaises pratiques observées dans les administrations municipales à travers la corruption et la délivrance de faux actes d’état-civil.

Les différents acteurs devraient également lutter contre l’occupation anarchique du domaine public, l’extension illégale des marchés domaniaux, les nuisances sonores dues à la prolifération des églises et la mauvaise gestion des eaux usées. L’autre phénomène décrié par Dieudonné Bantsimba concerne l’occupation abusive des rues par les citoyens lors des veillées mortuaires et la pose des banderoles annonçant les veillées sans autorisation de la mairie.

Les administrateurs-maires et les responsables de quartier, les élus locaux ainsi que de la force publique dans les arrondissements 2 Bacongo, 8 Madibou, 3 Poto-Poto, 5 Ouenzé, 6 Talangaï et 9 Djiri sont appelé à la vigilance.

Congo : la santé du général Mokoko serait en danger

Des proches et avocats du général, 73 ans, ancien candidat à l’élection présidentielle de 2016, a subi un malaise lundi 29 juin.

Les autorités congolaises doivent, de toute urgence, libérer le général Jean-Marie Michel Mokoko dont la santé est en danger, alors que des cas de contamination au COVID-19 ont été rapportés à la maison d’arrêt de la capitale Brazzaville où il est arbitrairement détenu depuis quatre ans, a déclaré Amnesty International aujourd’hui.

Des proches et avocats du général, 73 ans, ancien candidat à l’élection présidentielle de 2016, condamné en 2018 à 20 ans de prison pour « atteinte à la sécurité intérieure de l’État » et « détention illégale d’armes et de munitions de guerre », ont confirmé à l’organisation qu’il a subi un malaise lundi 29 juin. En 2018, le Groupe de travail de l’ONU sur la détention arbitraire avait considéré comme arbitraire la détention de Mokoko, et appelé les autorités à le libérer immédiatement et sans conditions.

« Alors qu’il est établi que les personnes âgées sont particulièrement vulnérables à la pandémie du COVID-19, continuer à maintenir en détention le général Mokoko relève d’un mépris du droit à la santé, » a déclaré Fabien Offner, chercheur au bureau d’Amnesty International pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale.

« Les autorités doivent le libérer immédiatement et sans conditions de même que tous les prisonniers d’opinion du pays, et agir de toute urgence afin de protéger toutes les personnes détenues contre la COVID-19, tout en assurant l’accès aux soins de santé et aux produits sanitaires dans tous les centres de détention. »

Après son malaise, des proches du général Mokoko et un de ses avocats ont été autorisés à le voir en prison.

Depuis 2016, la répression de la dissidence au Congo a pris la forme d’attaques visant des défenseurs des droits humains et des opposants politiques. Dans son avis de 2018, le Groupe de travail de l’ONU sur la détention arbitraire a estimé « qu’une pratique est mise en place au Congo pour réduire au silence l’opposition politique. »

André Okombi Salissa, un autre candidat à l’élection présidentielle de mars 2016, arrêté le 10 janvier 2017, est lui aussi détenu depuis lors. Le 18 avril 2018, le Groupe de travail de l’ONU sur la détention arbitraire a jugé sa détention comme étant arbitraire.

Parfait Mabiala Hojeij, sympathisant du mouvement d’opposition Incarner l’Espoir, est incarcéré depuis son arrestation le 23 novembre 2019 à Pointe-Noire. Trois autres sympathisants du mouvement, Franck Donald Saboukoulou, Guil Ossebi Miangué et Rolf Meldry Dissavouloud ont été arrêtés entre le 13 et le 17 décembre 2019 à Brazzaville. Ils ont été inculpés d’atteinte à la sécurité de l’Etat et sont détenus illégalement, les délais de la détention provisoire prévus par le droit congolais ayant été dépassés depuis plusieurs mois.

Leur avocat a déclaré à Amnesty International : « Cette détention est arbitraire car l’article 120 du code de procédure pénale au Congo précise que la détention provisoire ne peut excéder quatre mois, avec une possibilité de prorogation de deux mois par le procureur de la République. Or dans leur cas cela fait déjà sept mois, les délais légaux sont donc dépassés. »

Malade, Franck Donald Saboukoulou a fait une demande d’autorisation de sortie pour soins refusée par les autorités.

Le général Mokoko, André Okambi Salissa, Parfait Mabiala Heym, Franck Donald Saboukoulou, Guil Ossebi Miangué et Rolf Meldry Dissavouloud doivent tous être immédiatement libérés.

Depuis l’apparition du premier cas de Covid-19 au Congo le 12 mars, les autorités ont recensé 1087 cas positifs et 37 décès. Elles avaient annoncé la libération de 365 prisonniers condamnés pour des délits mineurs ou parce qu’ils avaient déjà purgé la plus importante partie de leur peine. De plus amples mesures doivent être prises pour protéger le droit à la santé de toutes les personnes détenues.

Congo-Présidentielle 2021 : cinq candidats de l’opposition se sont prononcés

A neuf (09) mois de la présidentielle au Congo, cinq (05) candidats, tous de l’opposition, se sont déjà déclarés.

Parmi les candidats déjà en lice, il y a le président national de l’Union des démocrates humanistes-Yuki (UDH-Yuki), Guy Brice Parfait Kolélas, Paulin Makaya, président de Unis pour le Congo (UPC), Anguios Nganguia Engambé, Anatole Limbongo Ngoka, le président du Parti africain pour un développement intégral et solidaire (Paradis) et ancien directeur de campagne du général Jean-Marie Michel Mokoko. Dans les rangs de la diaspora, Andréa Ngombet veut aussi solliciter les suffrages de ses compatriotes le 21 mars 2021.

La majorité présidentielle reste jusque-là soudée autour du Président de la République, même s’il ne s’est pas encore prononcé. A l’occasion de son dernier congrès, le PCT a pris la résolution de demander à Denis Sassou N’Guesso de faire acte de candidature à cette élection majeure.

A propos d’une éventuelle candidature unique de l’opposition à l’élection présidentielle de 2021, la présidente de la Fédération de l’opposition congolaise (FOC), Claudine Munari, a indiqué, au cours d’une conférence de presse au mois de janvier dernier à Brazzaville, qu’il serait difficile d’autant plus qu’une partie de l’opposition chante « les mérites du pouvoir ».

En attendant, tous les ingrédients sont réunis pour « le chacun pour soi ». La guerre des égos n’étant pas encore finie. Bien au contraire, elle se renforce.

A la présidentielle de mars 2016, huit (08) candidats de l’opposition étaient face à Denis Sassou N’Guesso. Il s’agissait du général Jean-Marie Michel Mokoko, Pascal Tsaty Mabiala, Claudine Munari, André Okombi Salissa, Guy Brice Prfait Kolélas, Joseph Kignoumbi Kia Mboungou, Michel Mboussi Ngouari et Anguios Nganguia Engambé.

Présidentielle au Congo : l’opposition propose une transition sans Sassou N’Guesso

Cette réaction du principal parti de l’opposition congolaise arrive après une annonce faite par l’Union panafricaine pour la démocratie sociale.

La prochaine présidentielle au Congo doit se tenir en 2021. Les différents partis politiques se mobilisent et multiplient les actions pour être prêt pour affronter cette échéance. Mais, l’Union panafricaine pour la démocratie sociale a estimé jeudi 26 décembre 2019, que les conditions ne seraient pas réunies pour l’organisation d’une présidentielle en 2021.

L’UPADS, principal parti d’opposition congolais, propose pour sa part une transition et un scrutin en 2023 sans la participation du président Denis Sassou Nguesso.

Présidentielle de 2021 : l’URC entend soutenir la candidature de Sassou N’Guesso

La formation politique que dirige Dominique Basseyila a appelé, le 30 novembre, le président de la République à faire acte de candidature au prochain scrutin prévu dans deux ans.

L’Union pour la restauration du Congo (URC), a tenue samedi à Brazzaville, sa convention nationale. Au cours de celle-ci, les responsables de la Convention des partis républicains et de l’Alliance des partis démocrates, Dominique Basseyila a invité les autres forces politiques, notamment celles regroupées au sein du Pôle du consensus de Sibiti, à se lever et créer un mouvement général de conscientisation, pour que le président Denis Sassou N’Guesso accepte de nouveau la charge qu’impose l’exercice de la magistrature suprême, dans l’intérêt du peuple.

Pour lui, les Congolais, comme les dirigeants politiques de toute obédience, doivent s’épargner des dérives de pensées, de comportements et d’agissements qui trop souvent, et de façon récurrente, occasionnent des crises au sein de la société.

Le dirigeant de l’URC a rappelé aux dirigeants politiques venus prendre part à ces assises que son parti aura été, d’ailleurs,  la première organisation politique à avoir demandé le changement de la Constitution du 20 janvier 2002.

«Nous affirmons avec assurance et autorité que l’URC est un parti visionnaire. Elle inscrit son action dans une démarche rationnelle qui indique le chemin à suivre afin que les Congolais ne se laissent pas abuser par des politiciens de tout poil qui ambitionnent d’arriver au pouvoir en surfant sur des discours messianiques, qui projettent de prendre le pouvoir par des moyens non démocratiques, alors que l’époque de la conquête du pouvoir par les coups de canon est révolue », a-t-il dit, avant d’ajouter: « Il y a donc un intérêt à les combattre, en dénonçant leur syncrétisme religieux qui leur donne à penser qu’ils ont absolument vocation à commander, à diriger ce pays ».

S’agissant de la démocratie dans le pays, le président de l’URC a reconnu que le multipartisme a connu des avancées incontestables qui ont ouvert des champs remarquables. « Aujourd’hui, le Congo compte plus de soixante partis politiques légalement constitués. De plus, une multitude de formations réclament leur reconnaissance et un statut juridique bien établi », a-t-il souligné. Dominique Basseyila a fait remarquer malheureusement que la plupart de ces organisations n’ont ni idéologie propre ni d’ancrage territorial véritable. « …en fait des partis qui ne constituent que des groupes de pression.  C’est aussi un multipartisme aux germes conflictuels. Trop souvent, la Majorité et l’Opposition ne s’affrontent que sur la base des intérêts partisans, les dirigeants apparaissent comme des grands tribalistes militants », a -t-il dénoncé

RDC : Félix Tshisekedi vainqueur de la présidentielle avec 38,57%

Selon les résultats provisoires annoncés par la Commission électorale nationale indépendante (Céni) dans la nuit de mercredi à jeudi, cet opposant est arrivé en tête de l’élection présidentielle du 30 décembre dernier.

L’attente a été longue. Tout avait été mis en place dans l’après-midi du mercredi 09 janvier 2019. La salle Malu Maluavait été apprêté pour la circonstance. Les journalistes accrédités avaient installé leurs matériels pour la retransmission en direct. La police avait fait le grand jeu, un important dispositif sécuritaire avait été placé à des coins considérés comme stratégiques à Kinshasa, par mesure de sécurité. C’est finalement vers 03 heures du matin ce jeudi 10 janvier que, le président de la Commission électorale nationale indépendante (Céni) a annoncé les résultats provisoires de l’élection présidentielle.

L’annonce est faite, Félix Tshisékedi arrive en tête de cette présidentielle. La nouvelle est allée telle une traînée de poudre.

Denis Christel Sassou Nguesso : « Non, je ne suis pas candidat à la présidentielle 2021 ! »

Depuis la parution de son livre «Ce que je crois», en mai dernier, les rumeurs sur l’ambition présidentielle de Denis Christel Sassou Nguesso ont pris de l’épaisseur. Ses paroles rares et très scrutées n’en prennent que plus d’importance. Celui qui se dit citoyen congolais avant d’être le fils du Président a choisi La Tribune Afrique pour répondre en exclusivité et sans équivoque aux questions qui entourent son engagement politique, mais aussi pour livrer sa vision pour l’émergence du Congo. Entretien à bâtons rompus.

Comment voyez-vous votre avenir politique au Congo et quelle place occupe votre fondation dans votre dispositif de carrière ? Sachant que beaucoup y voient une plateforme au service de vos ambitions présidentielles….

Mon avenir politique je ne sais pas de quoi il sera fait. J’ai créé cette fondation en 2013 et j’ai été élu député en 2012. Est-ce que j’ai utilisé cette plateforme pour servir jusqu’à présent mes ambitions politiques ? Non et ces dates le prouvent.

Je n’ai pas créé cette fondation dans le but de faire carrière, mais plutôt parce que mon empathie naturelle m’a toujours amené à me tourner vers les autres. Alors disons-le clairement, je n’ai jamais imaginé mon avenir politique à partir de cette structure. Cela étant, vous me donnez l’occasion de rappeler ce que sont nos actions et notre bilan : des vaccinations à grandes échelles, des campagnes communautaires de santé, des formations qualifiantes ou des bourses d’études pour des jeunes parmi les moins favorisés.

Concernant les ambitions présidentielles dont vous parlez, je mets au défi quiconque de se présenter devant moi et affirmer que je lui en ai déjà fait part. Cette rumeur est faite pour susciter des oppositions inutiles au sein de ma famille politique, ce qui n’apporte rien au débat démocratique.

Vous avez affirmé en Janvier 2014 qu’avant d’être le fils du Président Sassou Nguesso, vous vous définissez d’abord comme un citoyen Congolais, est ce que cela signifie que vous êtes capable de distance critique vis-à-vis du bilan de votre père ?

Je pense même l’avoir affirmé bien avant 2014, qu’en effet je suis avant tout un citoyen ayant les mêmes droits et devoirs que tout Congolais.

La question ne se pose pas en termes de critiques ou pas de son bilan, mais il faut simplement être conscient que tout ce que nous avons fait n’est pas parfait et le rôle de sa majorité à laquelle j’appartiens est justement de l’aider à corriger ce qui a été mal fait et d’apporter des solutions pour contribuer à régler les problèmes auxquels les congolais sont confrontés, car ne l’oublions pas, c’est cela le travail d’un homme politique et rien d’autre.

L’on dit que c’est sous la pression du FMI que vous avez été contraint à quitter votre poste au sein de la SNPC, votre nom ayant été abondamment cité comme étant un ayant-droit économique caché de nombreux contrats pétroliers au Congo Brazzaville. Qu’avez-vous à répondre à cela ?

Je voudrai rappeler que le Congo est un pays souverain. Quand nos responsables négocient avec le FMI, je puis vous assurer que les enjeux et les questions ne sont pas au niveau des personnes. Quel était l’objet de cette négociation si ce n’est d’assurer une reprise de la croissance économique fondée sur un équilibre budgétaire pérenne et de restructurer notre dette pour la rendre soutenable ?

Il n’y a donc eu aucune pression pour ma nomination en 2011 et parallélisme de formes faisant, il n’y en a pas eu non plus pour que je m’oriente vers une autre opportunité professionnelle.

Au de-là, Je tiens à rappeler qu’il n’y a jamais eu de malversations dans cette entreprise en ce qui concerne les contrats, ceux qui affirment le contraire n’ont qu’à en apporter la preuve.

Depuis plusieurs mois, et notamment la publication de votre livre aux allures de programme électoral «Ce que je crois», le tout-Brazzaville bruisse de votre probable candidature à la présidentielle de 2021. En parallèle, beaucoup de vos partisans font planer cette hypothèse et entretiennent le mystère sur vos intentions. Pouvez-vous nous dire si vous serez candidat en 2021 ?

En premier lieu je pense que le Congo ne peut se passer du Président Denis Sassou Nguesso comme candidat en 2021, pour des raisons qui sont nombreuses et c’est la raison pour laquelle je souhaite qu’il soit candidat en 2021 et je travaille d’ailleurs avec d’autres depuis quelques mois pour l’aider à être réélu en 2021.

Pour répondre donc de façon précise : non, je ne suis pas candidat à l’élection présidentielle en 2021 !

Par ailleurs, mon ouvrage «Ce que je crois» n’est en rien un programme, mais plutôt l’opportunité pour moi de partager avec mes concitoyens ce que j’ai réalisé avec ma fondation à l’endroit des personnes issues des milieux les plus défavorisés en matière d’éducation et de santé.

Pour mémoire, certains cadres de mon parti dans un passé récent ont écrit des ouvrages que personne n’a qualifiés étrangement de «programme électoral» !

Je pense simplement qu’il existe au sein de la majorité présidentielle et au PCT, certains acteurs politiques qui nourrissent des ambitions présidentielles et veulent se cacher derrière de fausses polémiques. Croyez-moi vous les verrez sortir du bois dans pas longtemps et je serais disposé, si vous le souhaitez, à refaire ce débat.

Les différentes tentatives de diversification du tissu économique congolais pour le sortir du piège des matières premières n’ont visiblement pas donné leurs fruits, et le pays semble aujourd’hui pris en étau. Qu’est ce qui n’a pas marché selon vous ?

Il y a des facteurs exogènes qui expliquent cette difficulté à diversifier l’économie et ne plus être tributaire de la ressource pétrolière. On ne balaie pas d’un trait de plume une histoire, celle d’une économie qui a reposé depuis des décennies sur cette activité. Je pense humblement que nous ne sommes pas allés assez loin dans ce que nous avons entrepris pour développer une économie alternative afin de sortir du tout pétrole.

Des voies de diversification sont possibles. Je les évoque dans mon livre et j’insiste sur la condition première qui est de disposer d’une jeunesse formée. A cet égard, je vous renvoie aux actions de ma Fondation. En attendant, le gouvernement s’est engagé pour le développement de certaines filières, jusqu’à des activités de transformation, comme pour l’agriculture, la forêt, l’élevage.

Nous devrions profiter de la beauté de certains de nos sites classés au patrimoine mondial de l’UNESCO afin de développer le tourisme et faire de notre pays une destination touristique incontournable dans la sous-région avec tout ce que cela peut apporter comme bienfaits et notamment en matière de créations d’emplois pour les jeunes ou d’apport en devises étrangères.

A Maloukou (au nord de Brazzaville), une zone industrielle avec 16 usines devrait entrer en activité dans un avenir proche, sans oublier le projet de développer trois autres «zones économiques spéciales» à Pointe-Noire, à Oyo-Ollombo et à Ouesso. Les perspectives, vous le voyez bien, sont là, on peut donc rester valablement optimiste, concernant cette question de la diversification économique.

Quelles seraient les pistes pour permettre au pays de retrouver une croissance plus soutenue, plus inclusive, permettant de réduire le chômage des jeunes et d’aspirer à l’émergence

Dans le cadre de ma Fondation, nous venons de créer un Think tank, HorizonS, pour réfléchir à ces questions et rechercher les meilleures voies pour nous conduire vers l’émergence. Cela étant vous évoquez des sujets complexes. La croissance est un indicateur, l’important est de voir comment redistribuer le plus équitablement les fruits de cette croissance.

Pour ma part, je pense qu’il faudrait en urgence que nous diversifions notre économie d’une part en développant des secteurs, à fort potentiel pour le pays, qui créent de la richesse et qui emploient une main-d’œuvre importante : Agriculture, le secteur du bois, développer les métiers de service, l’économie numérique, Tourisme,…

Il faut investir massivement dans le développement du capital humain à travers l’éducation, la formation professionnelle. Nous devons favoriser l’entrepreneuriat et aider les jeunes à créer leurs entreprises pour éviter qu’ils n’ambitionnent que d’entrer dans la fonction publique, de devenir ministre ou de passer leur temps à créer des associations à caractère politique ou simplement des partis politiques. C’est l’entreprise qui crée de la richesse nationale et des emplois pour les jeunes.

« Mon avenir politique je ne sais pas de quoi il sera fait »

C’est une déclaration de Denis Christel Sassou Nguesso, suite à de nombreuses rumeurs sur ses ambitions présidentielles.

Après la publication de son ouvrage intitulé « Ce que je crois » en mai dernier, les rumeurs sur l’ambition présidentielle de Denis Christel Sassou Nguesso sont de plus en plus ascendantes. Dans une interview qu’il a accordé à nos confrères de La Tribune Afrique, le fils du président actuel de la République du Congo, a affirmé qu’il ne présentera pas à la présidentielle de 2021. Il répondait à la question de savoir s’il sera candidat à la prochaine magistrature suprême. « Non, je ne suis pas candidat à l’élection présidentielle en 2021 ! Par ailleurs, mon ouvrage « Ce que je crois » n’est en rien un programme, mais plutôt l’opportunité pour moi de partager avec mes concitoyens ce que j’ai réalisé avec ma fondation à l’endroit des personnes issues des milieux les plus défavorisés en matière d’éducation et de santé. Pour mémoire, certains cadres de mon parti dans un passé récent ont écrit des ouvrages que personne n’a qualifiés étrangement de « programme électoral » ! Je pense simplement qu’il existe au sein de la majorité présidentielle et au PCT, certains acteurs politiques qui nourrissent des ambitions présidentielles et veulent se cacher derrière de fausses polémiques. Croyez-moi vous les verrez sortir du bois dans pas longtemps et je serais disposé, si vous le souhaitez, à refaire ce débat. », a-t-il répondu.

Fondateur de la fondation Perspectives d’Avenir, une plateforme où beaucoup y voient une machine au service de ses ambitions présidentielle.

« Je n’ai pas créé cette fondation dans le but de faire carrière, mais plutôt parce que mon empathie naturelle m’a toujours amené à me tourner vers les autres. Alors disons-le clairement, je n’ai jamais imaginé mon avenir politique à partir de cette structure. Cela étant, vous me donnez l’occasion de rappeler ce que sont nos actions et notre bilan : des vaccinations à grandes échelles, des campagnes communautaires de santé, des formations qualifiantes ou des bourses d’études pour des jeunes parmi les moins favorisés.

Concernant les ambitions présidentielles dont vous parlez, je mets au défi quiconque de se présenter devant moi et affirmer que je lui en ai déjà fait part. Cette rumeur est faite pour susciter des oppositions inutiles au sein de ma famille politique, ce qui n’apporte rien au débat démocratique. », a-t-il affirmé.

Pour Denis Christel Sassou Nguesso, le Congo a encore besoin de son père comme président de la république. « Je pense que le Congo ne peut se passer du Président Denis Sassou Nguesso comme candidat en 2021, pour des raisons qui sont nombreuses et c’est la raison pour laquelle je souhaite qu’il soit candidat en 2021 et je travaille d’ailleurs avec d’autres depuis quelques mois pour l’aider à être réélu en 2021. », déclare-t-il.

Congo : la Cour criminelle déclare être compétente pour juger Mokoko

Ce candidat malheureux à la présidentielle de 2016, est accusé d’atteinte à la sûreté de l’Etat et détention d’armes.

Le deuxième jour du procès du général Mokoko, la cour a débuté par l’examen des pièces sous scellés. Elle déclare être compétente pour juger l’accusé qui a refusé de parler pendant le procès. Cet ex-dignitaire du régime, qui avait terminé troisième à l’élection présidentielle de 2016, est poursuivi pour atteinte à la sûreté de l’Etat et détention d’armes.

Pour le président de la cour criminelle, Jean-Marie Michel Mokoko en gardant le silence au nom de son immunité, conteste implicitement la compétence de la cour. Les avocats du de l’« Faux » ont répondu les avocats du général », poussés à sortir de leur mutisme. L’immunité, a expliqué Me Jean Philippe Esseau concerne toutes les juridictions. « Sinon, on quitte le droit » pour entrer « dans la science-fiction ».

Après délibéré, la cour a estimé qu’elle était compétente pour juger le général mais sans vider explicitement la question de l’immunité. Décision « sans valeur » estime la défense. Simple stratégie pour « pousser le général Mokoko à parler » et donner une « apparence équitable » à ce procès.

Congo: ouverture du procès du général Jean-Marie Michel Mokoko

Ex-chef d’Etat-major et ex-conseiller du président Denis Sassou Nguesso, est accusé « atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat et détention d’armes de guerre ».

C’est ce lundi 07 mai, que le général Jean-Marie Michel Mokoko passe devant la chambre criminelle du tribunal de Brazzaville. Le candidat malheureux à la présidentielle d’avril 2016 au Congo, est poursuivi pour « atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat et détention d’armes de guerre ».

Le dernier pourvoi en cassation de la défense a été rejeté en 48h et l’audience de ce lundi fixée dans la foulée. Il est important de le dire, il règne encore un certain flou sur ce qui est reproché au général. L’on se demande si son arrestation est liée uniquement à cette vidéo tournée en 2007 qui avait resurgi en pleine campagne présidentielle. Ou alors les enquêteurs ont d’autres éléments plus récents. L’audience de ce lundi permettra certainement de lever l’ambiguïté.

Du côté de la défense, seuls les avocats congolais du général seront présents, mais ils ont fait vœu de silence pour ne pas « donner crédit à un règlement de compte politique ». Des avocats qui, après avoir multiplié en vain les recours au Congo, semblent décidés à internationaliser le dossier. Ils ont déjà saisi le groupe de l’ONU sur la détention arbitraire et promettent de saisir l’Union africaine prochainement.

Rappelons-le, le général Jean-Marie Michel Mokoko est détenu depuis juin 2016.

Denis Christel Sassou Nguesso n’exclut pas d’être un jour candidat à la présidentielle

Il n’a pas échappé à la question ! Denis Christel Sassou Nguesso, le président de la Fondation perspectives d’avenir (FPA) a profité  de la présentation et la dédicace de son opuscule intitulé « Ce que je crois » pour répondre à son auditoire. Il n’a pas caché la possibilité que lui offre la constitution en tant que congolais de briguer un jour la magistrature suprême de son pays. 

Denis Christel Sassou N’Guesso, le fils du président congolais présentait ce 2 mai au congolais, son opuscule intitulé « Ce que je crois ». Un livre qui donne clairement sa vision pour le Congo, son projet de société.

Il s’agit notamment de son regard sur le droit à l’éducation et à la formation ; du droit à la santé ; du droit au mieux vivre : un défi de développement agricole ; de la citoyenneté et de la solidarité ; des perspectives d’avenir, un dessein partagé.

Ainsi, en marge de cet événement, le député élu de la première circonscription électorale d’Oyo, dans le département de la Cuvette, n’est pas allé par quatre chemins pour répondre à la question concernant sa candidature à la prochaine présidentielle.

« Je suis un Congolais au même titre que les autres. Cela veut dire que j’ai les mêmes devoirs et obligations mais surtout avec les mêmes droits. Donc, s’il y a des hommes politiques qui nourrissent l’ambition un jour d’être candidats, rien ne me l’interdit parce qu’il n’est pas écrit, sauf si j’ai mal lu la Constitution du Congo, que lorsqu’on est fils d’un chef d’Etat, on ne peut pas faire acte de candidature », a-t-il affirmé.

Pour conclure, le président de la fondation perspectives d’avenir (FPA) est revenu sur son oeuvre sociale. Notamment celle qu’il mène dans le cadre de son ONG, la FPA, et le groupement des associations Bana Congo dont il est le président d’honneur, avec un accent particulier sur le programme de santé communautaire.