Congo-tronçon ferroviaire : plus de 600 milliards de FCFA investis pour les travaux

L’accord a été signé par le président directeur général (PDG) de Sapro Mayoko SA, Paul Obambi, et le PDG de Thelo DB, Ronny Ntouli.

 

Le groupe congolais SAPRO Mayoko et Thelo DB Proprietary Limited, basée en Afrique du Sud, ont signé vendredi à Brazzaville un accord de plus de 600 milliards de FCFA pour la construction d’un tronçon ferroviaire de 412 km pour l’évacuation du fer dans le sud-ouest du Congo.

L’accord a été signé par le président directeur général (PDG) de Sapro Mayoko SA, Paul Obambi, et le PDG de Thelo DB, Ronny Ntouli.

Les deux PDG se sont félicités de la signature de cet accord qui va « booster » les activités de Sapro Mayoko qui exploite le gisement de fer de Mayoko dans le sud-ouest du Congo.

Outre la construction du nouveau tronçon ferroviaire de 412 km partant de Mayoko au futur port minéralier de Pointe-Noire, une partie de ce financement servira à la réhabilitation de l’ancien tronçon ferroviaire de 182 km de Mayoko au Port autonome de Pointe-Noire (PAPN).

Du fait de nombreux déraillements, cet ancien tronçon ferroviaire rend difficile l’acheminement du fer de Mayoko jusqu’au PAPN. Les travaux de construction du nouveau tronçon vont durer cinq ans et permettront d’évacuer 12 millions de tonnes de fer par an.

SAPRO Mayoko SA est l’unique exploitation de mines de fer du Congo à Mayoko, près de la frontière avec le Gabon.

Il a acquis le gisement de fer de Mayoko en 2016 auprès de la société minière sud-africaine, Exxaro DMC, avec une production initiale de trois millions de tonnes de fer par an. La société congolaise a un objectif de production à long terme de 150 millions de tonnes par an.

Congo-législative : l’idée d’une union de l’opposition progresse

Cette union serait peut-être la seule façon de résister au parti au pouvoir de Denis Sassou-Nguesso, président de la République.

 

L’Union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS) répond favorablement à la proposition d’unité lancée par Clothaire Moussa, le président du CAR, le Comité d’action pour le renouveau. Cette union est la seule façon de résister au parti au pouvoir de Denis Sassou-Nguesso, estime le premier secrétaire de l’UPADS, Pascal Tsaty-Mabiala.

« Cela a toujours été mon idée, ce rassemblement de toute l’opposition congolaise. Il y a quoi? Cinq-six ans… Nous nous sommes rassemblés de manière très forte pour défendre le changement de la Constitution en 2015. Et c’est peut-être la première fois que nous avons constitué la meilleure opposition face au président Sassou-Nguesso. Nous avons gardé cette unité jusqu’à l’élection présidentielle de 2016, que nous avons perdue, malheureusement, mais nous sommes allés unis dans la diversité. », affirme Pascal Tsaty-Mabiala, premier secrétaire de l’UPADS.

Congo : le FMI annonce une mission d’évaluation

L’administrateur du Fonds monétaire international (FMI) pour la région d’Afrique, Aivo Andrianarivelo, a annoncé jeudi à Brazzaville, une mission d’évaluation de la situation globale en République du Congo.

 

L’agenda de la mission du FMI dans la capitale congolaise prévoit des échanges du 3 au 8 juillet avec les plus hautes autorités du pays.

« La prochaine étape est une évaluation par le staff de la situation globale du pays. En réalité, les relations ne se limitent pas au déblocage des fonds. Les relations entre le FMI et ses membres, c’est aussi l’accompagnement, l’assistance technique et l’amélioration du renforcement des capacités », a déclaré M. Andrianarivelo, à l’issue d’un échange avec le Premier ministre congolais Anatole Collinet Makosso.

« Il y aura une mission du staff après pour évaluer le pays. Et, si les conditions sont réunies, on parlera de la suite. En clair, le FMI est ensemble avec ses 190 pays membres ; et nous en tant qu’administrateur nous nous battons à côté de ces pays », a-t-il ajouté.

Le Congo a signé en juillet 2019 un accord triennal de coopération économique avec le FMI.

Selon M. Andrianarivelo, la pandémie de COVID-19 n’a pas permis à l’équipe du fonds d’effectuer des missions au Congo.

« Maintenant, les choses se sont améliorées du côté de la pandémie et nous sommes venus voir le Congo », a-t-il expliqué à la presse. « Nous sommes là pour écouter les autorités du pays, les accompagner et les encourager. Le chemin n’est pas facile, il est difficile. C’est là où on doit reconnaître de vrais leaders. Vous avez de vrais leaders et nos échanges avec eux ont été fructueux », a indiqué M. Andrianarivelo.

Le Congo est appelé à rendre soutenable sa dette publique estimée, selon le gouvernement, à 6.000 milliards de francs CFA soit 98% du produit intérieur brut (PIB).

Congo : la sécurité civile a réalisé près de 14 mille interventions en 2020

C’est ce qui ressort du rapport de la direction des services de la sécurité civile présenté mercredi 07 juillet 2021 à Brazzaville.

 

« Au cours de cette année, nos services d’intervention et de secours ont globalement réalisé treize mille huit cent quatre-vingt-onze interventions », indique le rapport de la direction de la sécurité civile.

Il s’agit, selon ce rapport, de 11471 assistances à personne dont 6818 interventions ordinaires et 4653 concernant les examens d’Etat, soit 73,83% ; 843 interventions diverses soit 9,43% : 712 secours à victime soit 7,82% ; 572 incendies soit 5,99% ; 240 accidents de circulation soit 2,35% ; 52 couvertures sécuritaires soit 0,58%.

Outre les activités quotidiennes de secours, chaque année, la sécurité civile accorde son attention à la couverture sanitaire des examens d’Etat. A cela s’ajoutent les activités menées dans le cadre des interventions liées aux incendies, aux secours à victimes, assistances à personnes et sauvetages, ainsi qu’à la période de confinement dû à la pandémie du coronavirus.

Les services de la sécurité civile ont aussi apporté leurs assistances aux hôpitaux : hôpital à domicile 624 soit 7% ; accouchement dans l’ambulance 27 cas soit 2% ; menace d’accouchement 1460 soit 27% ; accouchement à domicile 45 cas soit 3% ; accouchement dans la rue 12 cas soit 0,5% ; hôpital à hôpital 99 cas soit 5% ; avortements 2 cas soit 0,5% ; dépression mentale 9 cas soit 0,5% ; 1 cas de fausse couche soit 0,5%.

S’agissant du bilan des secours à victimes par catégorie et pourcentage, le directeur de l’administration et du personnel par intérim, le commandant Romain Mengue-Matondo, a indiqué que 373 victimes d’accidents de voie publique ont été enregistrées soit 52% ; 40 corps en dépôt soit 6% ; 8 cas de crise d’épilepsie soit 1% ; 4 cas de crise d’accident vasculaire soit 1%.

Plusieurs actions ont été réalisées dans les grandes villes, notamment Brazzaville et Pointe-Noire qui occupent respectivement 73,53% et 11,42% à la faveur de la forte concentration de la population et de la proximité des services de la sécurité civile.

L’évolution de l’activité opérationnelle sur l’échelle de quatre années traduit une augmentation constante des interventions, due à la présence permanente des unités, à la disponibilité des moyens opérationnels et à la vulgarisation permanente du numéro d’appel d’urgence, le « 118 ».

Congo-Corée du Sud : vers un nouveau partenariat

Le vice-ministre sud-coréen des Affaires étrangères, Ham Sang Wook, a fait part, le 7 juillet à Brazzaville, de la volonté de son pays de collaborer avec le Congo dans les domaines liés aux ressources naturelles.

 

Le ministre de la Coopération internationale et de la Promotion du partenariat public-privé, Denis Christel Sassou Nguesso a eu un échange avec le vice-ministre sud-coréen des Affaires étrangères, Ham Sang Wook. La rencontre a eu lieu mercredi 7 juillet 2021 à Brazzaville. A l’issue de cet échange, Ham Sang Wook a exprimé la volonté de son pays à collaborer avec le Congo dans les domaines liés aux ressources naturelles.

Notons que l’énergie, l’eau et les ressources forestières font partie des secteurs auxquels la Corée du Sud entend approfondir la coopération avec le Congo.  Fort de leurs expériences, en matière de technologie, les compagnies coréennes aimeraient prêter main forte au Congo.

« Nous nous sommes rendu compte qu’il y a beaucoup de domaines dans lesquels nous pouvons développer notre coopération bilatérale ; si nous arrivons à collaborer dans ces domaines, nous mettrons assurément en place une bonne synergie pour les deux pays », a déclaré le vice-ministre sud-coréen des Affaires étrangères, chargé des affaires multilatérales et mondiales, Ham Sang Wook.

Les discussions plus approfondies concernant ce nouveau partenariat entre les deux pays s’ouvriront certainement très bientôt.

Congo : les bureaux de la gendarmerie de Kintélé vandalisés

Les éléments de la direction générale de la sécurité présidentielle (DGSP) ont fait irruption à la brigade de gendarmerie de Kintélé et ont saccagé les bureaux.

 

Selon le site d’information en ligne lesechos-congobrazza.com, Des éléments de la DGSP en colère ont débarqué à la brigade de gendarmerie de Kintélé, ont  saccagé les bureaux et le mobilier et ont frappé un gendarme. Notons que la même source ne précise pas la raison des agissements des éléments de la DGSP.

La même révèle tout de même qu’ils ont été convoqués à la brigade de gendarmerie de Kintélé mille logements, pour un litige parcellaire.

Ces éléments de la DGSP seraient détachés à la sécurité de Gildas Ambendé N’Guesso.

Congo : le Projet d’agroforesterie financé à hauteur de 8 milliards FCFA

Il vise 12,4 millions d’hectares, soit 52% de la superficie forestière nationale, pour une population rurale estimée à 306 000 habitants.

 

Le Projet d’agroforesterie nord Congo (PANC) doit selon les prévisions, débuté en fin de cette année 2021. Il sera financé par la Banque mondiale, à hauteur de 15,58 millions de dollars, environ 8 milliards FCFA. Ledit projet vise 12,4 millions d’hectares, soit 52% de la superficie forestière nationale, pour une population rurale estimée à 306 000 habitants.

Le PANC devra favoriser l’adoption de pratiques agricoles climato-intelligentes. Selon les termes de référence du projet, cette nouvelle culture de la terre contribuera à augmenter la productivité et la résilience dans la zone du PANC. Elle favorisera la réduction/élimination des gaz à effet de serre (atténuation) ; elle améliorera la sécurité alimentaire nationale et le développement local.

Trois types d’activités sont prévus durant les cinq prochaines années d’exécution de ce projet. Dans le volet agriculture climato-intelligente, les autorités entendent mettre l’accent sur la sensibilisation des bénéficiaires à l’utilisation de nutriments organiques, par la fabrication des semences améliorées, des pépinières pour la production des plants de cacao, bananier, arbres fruitiers et essences forestières, à la mise en place des plantations de cacaoyers en association avec la banane et les arbres fruitiers, et à l’apiculture.

À travers ce volet, les paysans pourront recevoir des intrants de haute qualité au moyen de fonds Revolving ; les couches vulnérables auront accès à des services financiers de base pérennes, aux effets de leviers des crédits dans les activités économiques en leur facilitant l’accès au capital. Les promoteurs pensent que le projet contribuera au développement des activités génératrices de revenus, à la création de petites exploitations agricoles et apicoles, de petites unités de transformation et de commercialisation.

Un autre volet d’activités concerne le paiement des collectivités pour la conservation, dont le but est de proposer des alternatives économiques aux activités communautaires qui peuvent constituer une menace pour la gestion durable des forêts. Cela pourrait inclure, à en croire la même source, la construction d’une unité de transformation des produits agroforestiers, un magasin de stockage, de commercialisation.

En plus des paiements communautaires pour la conservation, sont prévus des paiements individuels de conservation destinés à aider les petits agriculteurs à abandonner les pratiques agricoles itinérantes et à limiter ses impacts négatifs (brulis, monoculture, etc.).

Enfin, le projet va s’appuyer sur la Série de développement communautaire(SDC), un mécanisme imposant aux sociétés forestières de laisser une partie de leurs concessions aux communautés. Il s’agit d’un ensemble de terroirs villageois centrés autour des arbres, des forêts et autres ressources naturelles susceptibles de contribuer au développement des économies des communautés rurales et à la lutte contre la pauvreté.

La SDC tient compte des forêts naturelles et des habitats artificiels, des terres agricoles, des jachères, des zones de pêche et de chasse. La surface est calculée sur la base de la surface agricole nécessaire et de la surface forestière nécessaire multipliée par un facteur démographique. Aujourd’hui, environ 56 000 ha sont sous SDC dans les départements de la Sangha et de la Likouala.

Congo : un émissaire angolais chez Sassou N’Guesso

Antonio Tete, ministre angolais des Relations extérieures a été reçu par le président congolais, Denis Sassou N’Guesso le 6 juillet 2021 à Brazzaville.

 

Le président de la République, Denis Sassou N’Guesso, a reçu le 6 juillet à Brazzaville le ministre angolais des Relations extérieures, Antonio Tete. Celui-ci état porteur d’un message du président angolais João Lourenço.

Ce message témoigne l’excellence des relations de coopération qui existent entre les deux Etats et ravive les liens d’amitié entre les deux dirigeants qui jouent un rôle important dans la sous-région.

« Dans nos esprits, nous ne pouvons pas dissocier les deux pays, encore moins leurs chefs d’Etat, Denis Sassou N’Guesso, président en exercice de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC) et João Lourenço, qui dirige actuellement la Conférence Internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL) », a indiqué Antonio Tete.

Notons que le ministre angolais des relations extérieures a souligné que les deux présidents restent préoccupés par la situation sociopolitique qui prévaut en République centrafricaine.

Championnat national direct Ligue 1: la reprise fixée au 2 octobre

La compétition pour le compte de la saison sportive 2021-2022 sera lancée le samedi 2 octobre prochain, a révélé la Ligue nationale de football dans son rapport synthèse.

 

Selon le chronogramme, l’ouverture des qualifications et des transferts des joueurs nationaux et étrangers  pour toutes les ligues, notamment la première période de qualification sur TMS et DTMS, débute le 14 août jusqu’au 7 novembre 2021. Un calendrier de passage par club pour la qualification physique des joueurs sera en effet élaboré par la Linafoot.

L’organe technique de la Fédération congolaise de football exige à chaque club de ligue 1 de régulariser ses situations financières des joueurs qualifiés cette saison (2020-2021) en provenance des équipes de Ligue 2 et ligues départementales avant le début du championnat 2021-2022.   Pour l’instant, seuls douze clubs sont assurés de disputer l’élite la saison prochaine. Il s’agit de l’AC Léopards, AS Cheminots, AS Otohô,  Club athlétique renaissance aiglons (Cara), Diables noirs, Etoile du Congo, FC Kondzo,  Interclub,  Jeunesse sportive de Talangaï, Nico-Nicoyé,  Patronage et V Club.

Le  champion de la Ligue 2 et  le vainqueur des barrages qui mettra aux  prises le Racing club de Brazzaville et le deuxième de la Ligue 2 complèteront la liste.  Pour permettre à l’AS Otohô et les Diables noirs  de mieux  affûter leurs armes pour  les compétitions africaines, la Ligue a prévu un plan B qui consiste à organiser un tournoi de mise en jambe pendant le mois d’août. Les deux formations choisiront, selon la Linafoot, leurs adversaires.  Et elle s’en chargera d’élaborer  le calendrier des rencontres.

Dans le cadre des préparatifs de cette nouvelle saison, la Linafoot envisage d’organiser avant le 14 août la formation des secrétaires généraux de la Ligue 1, Ligue 2, des U-17 et du football féminin  à Brazzaville, Dolisie,  Pointe-Noire et Owando sur la gestion des documents administratifs, présentation des documents de qualification, l’enregistrement des joueurs dans le système électronique FIFA connect DTMS, TMS pour le football féminin et certains clubs de Ligue 2 .

Congo : sortie de la Commission pour la transparence dans la gestion des finances

Cette Commission a été créée il y a neuf mois et ses onze membres, dont deux venants de la société civile ou deux autres désignés par la presse.

 

Une mission du Fonds monétaire international (FMI) séjourne depuis quelques jours au Congo-Brazzaville, un pays à qui il a souvent demandé plus de transparence dans la gestion des fonds publics. Les autorités semblent suivre les recommandations en lançant mardi 7 juillet la Commission nationale pour la transparence et la responsabilité dans la gestion des finances publiques.

Cette Commission a été créée il y a neuf mois et ses onze membres, dont deux venants de la société civile ou deux autres désignés par la presse, ont prêté serment dans la foulée. Pourquoi fait-elle sa première sortie maintenant. Son président Joseph Mana Fouafoua explique : « Notre pays a des problèmes au plan financier. Il y a un budget certes, mais il y a des tensions de trésorerie. Même s’il y a un budget, il y a du mal à le mobiliser parce que les ressources sont rares. Depuis que nous avons été mis en place, nous n’avons rien reçu. C’est pour cela que cela a tardé. Nous nous sommes fait violence parce que nous avons été créés non pas pour être, mais pour faire. Voilà pourquoi nous avons décidé, en tant que patriotes, de faire quelque chose », s’est-il justifié.

La mission de la Commission est de rappeler aux uns et aux autres la norme établie en matière de gestion des finances publiques. « Nous vérifions si les finances mises à la disposition des fonctionnaires (pour gestion) sont mal gérées. S’ils les gèrent mal, nous redressons. Il y a une norme établie. Les finances publiques, on ne les gère pas n’importe comment », a expliqué le président Mana Fouafoua.

La Commission n’a pas pour mission de traduire les contrevenants devant les tribunaux.  Et si ce rôle est dévolu au ministère de la Justice reste à savoir comment agir puisque la commission n’a reçu aucun document pour produire ses rapports.