Congo-examens d’Etat : plus de 6000 personnes prises en charge par la police

Cette information a été donnée par le médecin capitaine de police, William Thierry Mandzouono lors d’un point de presse.

 

Quelques 6 590 personnes qui ont reçu des soins de première nécessité pendant le déroulement des examens d’Etat. Le médecin capitaine de police, William Thierry Mandzouono, a présenté les résultats lors d’un point de presse qu’il a animé récemment à Brazzaville, en présence du commandant de la sécurité civile, le général Albert Ngoto.

Il ressort de ce bilan que le nombre de personnes prises en charge en 2021 est en hausse par rapport à l’année dernière, soit une augmentation de 1937 cas. Pour la sécurité civile, la présentation de ce bilan sanitaire a pour objectif de permettre aux ministères de l’Enseignement général et technique d’exploiter les statistiques fournies afin de tirer les leçons et parvenir à une préparation psychologique des candidats, en vue de les aider à mieux gérer le stress.

« Nos services médicaux ont été mis à rude épreuve à cause de l’état d’amortissement des ambulances sur-sollicitées en cette période d’état d’urgence sanitaire », a indiqué le médecin capitaine.

Pour les prochaines missions, les services de santé de la sécurité civile sollicitent auprès des autorités compétentes de renforcer leur parking d’ambulances ainsi que d’autres moyens roulants adaptés aux conditions de terrain.

Signalons qu’outre les candidats aux examens et concours, les services du commandement de la sécurité civile avaient également pris en charge des personnels administratifs et des agents des services de l’ordre.

Congo : Denis Sassou-Nguesso et Mahamat Idriss Déby Itno appellent au dialogue

C’est ce qui ressort d’un tête entre le président de la République du Congo, Denis Sassou-Nguesso et son homologue du Tchad, Mahamat Idriss Déby Itno.

 

Le président de la République du Congo, Denis Sassou-Nguesso, a reçu ce week-end son homologue du Tchad, Mahamat Idriss Déby Itno. Ils ont lancé dimanche un appel à un dialogue multilatéral constructif dans le cadre de la lutte contre les changements climatiques. Les deux chefs d’Etat se sont exprimés dans le communiqué final ayant sanctionné la visite de travail et d’amitié effectuée les 25 et 26 septembre à Brazzaville par le président du Conseil militaire de transition du Tchad.

« S’agissant de la prochaine conférence de Glasgow sur les changements climatiques (COP 26), les deux chefs d’Etat ont appelé à un dialogue multilatéral constructif et à l’établissement d’une réelle communauté d’actions pour maîtriser les effets néfastes du changement climatique », ont-ils lancé.

Le sujet sur le coronavirus faisait parte des sujets abordés par les deux personnalités. Les présidents congolais et tchadien ont souligné la prise de conscience au plan international de la nécessité d’un accès de tous les pays aux vaccins, tout en appelant à la matérialisation des engagements pris par la communauté internationale.

En matière de sécurité, les deux présidents se sont dits préoccupés de la situation économique, politique et sécuritaire prévalant en Afrique centrale, déplorant la présence de mercenaires étrangers en Libye.

Congo : les conditions de détention déplorées par une ONG

Dans un rapport que vient de publier cette organisation, celle-ci dénonce de graves atteintes à la dignité des personnes.

 

Suite à des plaintes déposées en 2020 et 2021 par les familles de prisonnier, une ONG congolaise s’est penchée sur les conditions de détention dans les cachots de la direction départementale de la police de Brazzaville. Un rapport vient d’être publié, il dénonce de graves atteintes à la dignité des personnes et appelle à une action urgente des autorités.

Ce rapport est le condensé d’une enquête menée pendant les deux premiers semestres de l’année 2021. Une enquête concentrée autour des cachots de la direction départementale de la police de Brazzaville où ont été transférés certains détenus venant de la maison d’arrêt, afin de la désengorger, en cette période de lutte contre le Covid-19.

Mais, leurs conditions de détention sont simplement inhumaines, selon Trésor Nzila, directeur exécutif du Centre d’actions pour le développement. « Les cellules sont infestées de cafards, de rats, de puces, de moustiques et autres insectes. Tous les détenus qui y sont dorment à même le sol. Lorsque vous arrivez là-bas, si vous êtes un homme, automatiquement on vous déshabille avant l’entrée en cellule. La lumière, y compris naturelle, est très faible. La chaleur est intense. Les conditions sont très inhumaines et dépassent le seuil de gravité », déplore-t-il.

Le responsable du CAD a demandé au gouvernement d’agir au plus vite. « Nous interpellons le gouvernement de prendre des mesures urgentes pour humaniser les conditions de détention », a déclaré Trésor Nzila.

Plusieurs sources officielles contactées par RFI n’ont pas souhaité commenter ce rapport beaucoup repris sur les réseaux sociaux et dans certains médias locaux.

Salon du livre africain : le Congo sera représenté

La République du Congo sera représentées à ce salon par les écrivains de la diaspora et ceux venus de Brazzaville.

 

Après deux reports, la capitale française accueille le premier Salon du livre africain à la mairie du VIe arrondissement, du 24 au 26 septembre. La République du Congo et la République démocratique du Congo sont représentées à la fois par les écrivains de la diaspora et ceux venus de Brazzaville et Kinshasa.

À l’image de Genève abritant son salon africain sous le baobab, ou plutôt du Stand Livres et Auteurs du Bassin du Congo, stand représentant toute l’Afrique au plus grand événement littéraire de France, Paris, au « quartier latin », accueille à son tour, pour la première fois, une rencontre des littératures africaines, en présence naturellement d’éditeurs, de libraires et d’autres partenaires du monde du livre. Écrivains, éditeurs, universitaires et journalistes, tous viennent à la découverte de la constellation d’offres culturelles africaines.

Les organisateurs, à l’initiative d’Erick Monjour, directeur du salon, garantissent l’indépendance et la liberté de parole au cœur de la philosophie de cet événement dont l’ambition est de faire découvrir, et de faire écho, à la pluralité des écritures d’un continent en pleine mutation.

Les visiteurs pourront rencontrer des auteurs reconnus ainsi que des jeunes talents à découvrir. Ils auront à leur disposition des tables rondes, des débats, des séances de dédicaces et le loisir d’assister à la remise du Prix Senghor 2021.

En parallèle de la littérature, des expositions, spectacles et défilés de mode seront au rendez-vous de l’événement. À noter également qu’un espace jeunesse sera consacré à la littérature pour enfants, à la bande dessinée et aux livres éducatifs. Le Mobile Film Festival Africa diffusera les films courts réalisés sur mobile par les lauréats de cette année, choisis parmi des centaines de candidats provenant de trente-cinq pays africains.

Le Salon fait une part belle aux littératures et aux auteurs subsahariens. Les deux Congo y participent en force avec les auteurs et écrivains suivants : Marien Fauney Ngombé, Fiston Mwanza Mujila, Boniface Mongo-Mboussa, Alphonsine Mobe Mukazali, Délice Mankou, Brêche Laura Malanda Mabouanga, Huppert Malanda, Joyce Veronica Batisa, Mireille Opa-Elion, Alphonse N’Kala, Henri Djombo, Obambe Gakosso, Serge Eugène Ghoma Boubanga, Auguy Ibanga, Christian Kader Keita, Doris Kélanou, Christian Kotto, Digne Elvis Okombi Tsalissan, Exaucé Elvin Ngaba Nsilou, Anicet Cyrille Ngouloubi, Virginie Ngolo, Bersol Exaucé Ngambili Ibam, Blaise Ndala Hem’Sey Mina, Prince Arnie Matoko, Guy Stan Matingou, Didier Mavinga Lake et Ferréol Gassackys.

Dans le but de permettre au plus grand nombre d’assister à cet événement, « il sera possible de prendre part aux tables rondes et présentations à distance, via zoom, entre autres, mais aussi via les réseaux sociaux », précise-t-on.

Congo-coronavirus : le gouvernement révise son plan national de riposte

Estimé à plus de 86,000 milliards de F CFA, ce plan national de riposte couvre la période allant d’août 2021 à juillet 2022.

 

En République du Congo, le plan de riposte contre le coronavirus vent d’être révisé. Evalué à 86,683 milliards de F CFA, ce plan couvre la période allant d’août 2021 à juillet 2022. L’objectif est de permettre de résoudre, entre autres, la faible couverture nationale, la faible proportion des personnes dépistées, la faible capacité de prise en charge hospitalière et à domicile des cas.

Pour faciliter la mobilisation des fonds, le gouvernement a élaboré un plan de programmation qui prévoit le budget de la riposte pour les 5 premiers mois à 47,721 milliards F CFA, dont 15 milliards attendus du gouvernement et 32,721 milliards F CFA des partenaires.

Le budget de la riposte pour les 7 mois de 2022 est estimé à 38,962 milliards F CFA à rechercher auprès de l’Etat et des partenaires.

En 16 mois de riposte à la COVID-19, plus de 27,324 milliards de F CFA ont été mobilisés, soit 15 % de prévisions budgétaires. Sur ce montant, l’Etat congolais a financé la riposte à hauteur de 19,487 milliards F CFA et les partenaires l’ont appuyé à hauteur de 7,837 milliards F CFA.

Rappelons que depuis les premiers cas détecté mars 2020, le Congo totalise à ce jour 14.113 cas dont 13.350 guéris et 191 décès.

Congo-Tchad : Mahamat Idriss Déby Itno sera reçu par Sassou N’Guesso

Le président du Comité militaire de transition du Tchad fera sa première visite officielle dans la capitale congolaise samedi 25 septembre 2021.

 

Mahamat Idriss Déby Itno, est attendu à Brazzaville, ce samedi 25 septembre 2021. Le président du Comité militaire de transition du Tchad, sera en visite de travail et d’amitié de quarante-huit heures, au Congo. A son arrivée, il sera accueilli en fin de matinée à l’aéroport Maya-Maya par le président de la République, Denis Sassou N’Guesso, puis s’en suivra un tête-à-tête entre les deux chefs d’Etat dans l’après-midi au Palais du peuple.

Denis Sassou N’Guesso et Mahamat Idriss Déby Itno qui se sont vus le 16 septembre à Luanda, lors de la réunion de la Cirgl, mettront à profit leur rencontre dans la capitale congolaise pour faire certainement le point de la coopération entre Brazzaville et N’Djamena. Il sera également question d’échanger sur la situation en Afrique centrale et sur l’ensemble du continent tant sont communs les défis en matière d’intégration, de relance économique, de lutte contre la pandémie de covid-19 et le terrorisme.

Le Congo et le Tchad étant tous deux membres de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale, de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale, et de la Cirgl, les deux chefs d’Etat aborderont sans doute aussi les questions d’intérêt commun dans le cadre du renforcement du rôle des trois sous-ensembles régionaux. Leur rendez-vous se déroulant au moment où se tient l’Assemblée générale des Nations unies, à New York, Denis Sassou N’Guesso et Mahamat Idriss Déby Itno auront à cœur de réfléchir à l’actualité internationale marquée par une certaine tension entre les grandes puissances.

Au plan intérieur tchadien, les nouvelles autorités de N’Djamena qui n’ont pas été sanctionnées par les instances africaines pour les changements intervenus au mois d’avril, déclarent tout mettre en œuvre pour que la transition en cours s’achève par l’organisation d’élections générales dans la paix et la réconciliation nationale.

Investi président du Tchad à la suite de la disparition tragique, le 20 avril dernier, du maréchal Idriss Déby Itno, son père, le général de corps d’armée, Mahamat Idriss Déby Itno, a déjà effectué quelques déplacements en dehors de son pays. Après les obsèques du président Déby, le 23 avril, il s’est rendu successivement à Niamey, au Niger, le 10 mai; à Abuja, au Nigeria, le 14 mai ; à Luanda, en Angola, le 2 juin; à Paris, en France, le 4 juillet; récemment encore à Luanda pour le sommet de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (Cirgl).

Il faut noter que le 7 mai dernier, son directeur de cabinet adjoint, Abdelkerim Mahamat Déby, avait été reçu à Oyo (Cuvette). Celui-ci était porteur d’un message du président de transition du Tchad au chef de l’Etat congolais.

Congo-Ponton awards 2021 : la liste des nominés a été rendu public

La deuxième édition de la soirée du mérite ponténégrin, dénommée Ponton Awards 2021, se tiendra le 25 septembre au Rocher des Ages, à Pointe-Noire.

 

Ce sont quatre catégories qui sont en compétition notamment la catégorie excellence entrepreneuriat : Kiki Lawanda, Wilfrid Yann Jacques Junior Bouiti, Shopa Music ; la catégorie modèles artistiques : Michael Gandoh, Yvon Wilfrid Lewa-let Mandah ; la catégorie excellence jeunesse : Espoir d’Ameida Nanikamba, Tony Verdes Mants Louamba ; la catégorie excellence sport : Synergie sport, école Foot Nathalys.

Pour cette édition contrairement à la première où le jury avait à choisir entre vingt-cinq nominés, cette année, il se prononcera sur neuf nominés d’où sortiront les quatre primés dans les quatre catégories en lice.

Cela n’enlève en rien le mérite et la qualité de ceux qui obtiendront le graal samedi prochain, a rassuré Gildas Bakala, eu égard à l’engouement suscité lors des votes par whatsapp lancés le 16 août dernier et qui ont pris fin un mois plus tard.  En effet, pendant près d’un mois, les différents participants qui ont fait acte de candidatures et ceux proposés par l’organisation ont été présentés sur les médias locaux et sur les différentes plateformes internet mises à leur disposition par les organisateurs. Ce qui a permis au public de les connaître et de se prononcer et au jury de trancher en toute impartialité. Ainsi, le verdict qui sera rendu public samedi prochain reflète bien le mérite de tout un chacun comme le dit le crédo de l’événement« Vos actions ne seront plus ignorées ».

Pour M. Loembé, le responsable du pôle d’activités Le Rocher des âges, son espace est prêt pour offrir aux Ponténégrins une soirée à la hauteur de l’événement  avec toutes les commodités nécessaires recherchées par la clientèle.

Les Ponton Awards récompensent les personnes physiques et morales évoluant à Pointe-Noire et qui se distinguent dans leurs domaines respectifs. A travers cette activité, les organisateurs veulent  mettre en valeur les Ponténégrins méritants, passionnés et talentueux dans leurs domaines qui ont des idées novatrices et un impact social. Ils plébiscitent les lauréats dans cinq catégories, à savoir l’excellence entrepreneuriale (idées novatrices, impact social, passion), l’engagement jeunesse (implication dans l’orientation et la formation de la jeunesse, participation au développement), l’excellence sport (idées novatrices, impact social, passion), modèle artistique (influence positive, orientation éducative, création).

Des lauréats distingués recevront en plus du trophée et du diplôme divers dons offerts par les partenaires et sponsors de l’événement.

Congo : les avocats de Jean-Marie Michel Mokoko s’opposent à son retour en prison

Pour ce fait, ils ont adressé une correspondance au ministre de la Justice et une autre au directeur général de l’administration pénitentiaire.

 

Les avocats du général Mokoko ont manifesté mercredi 22 septembre, leur opposition au retour en prison de leur client. Celui-ci est interné depuis plus d’un an à l’hôpital militaire pour raisons de santé. Agé de 74 ans, cet ancien candidat à la présidentielle de 2016 a été condamné pour atteinte à la sécurité de l’État

« Nous avons adressé une correspondance au ministre de la Justice et une autre au directeur général de l’administration pénitentiaire pour exprimer et marquer notre opposition à cette réintégration » à la maison d’arrêt, a déclaré à l’AFP Me Yvon Eric Ibouanga.

Candidat malheureux à la présidentielle de 2016 dont il n’a jamais reconnu les résultats, malgré la victoire prononcée du président Denis Sassou Nguesso (78 ans dont 37 cumulés au pouvoir), le général Mokoko a été arrêté juste après ce scrutin officiellement pour « atteinte à la sécurité intérieure de l’État » et « détention illégale d’armes de guerre ».

Il a ensuite été jugé et condamné à 20 ans de travaux forcés en 2018.

L’ancien chef d’État-major (1987-1993) a été évacué en Turquie où il a reçu des soins entre juillet et août 2020 à cause de son état de santé qui se dégradait. Depuis son retour, l’officier est resté interné à l’hôpital militaire.

Les autorités gouvernementales viennent de lui notifier sa réintégration à la prison de Brazzaville.

« Le général Mokoko n’a pas encore recouvré sa santé. En plus, la cellule où il était incarcéré avant qu’il ne soit évacué en Turquie est dans un état d’insalubrité très prononcé, a affirmé Me Ibouanga. » Le réintégrer dans cette cellule, a-t-il poursuivi, reviendrait à le placer dans des conditions inhumaines, déshumanisantes et dégradantes ».

Congo : 120 milliards de FCFA pour améliorer l’accès à l’eau et l’électricité

Cette enveloppe a été mobilisée par l’Agence française de développement (AFD) dans le but d’améliorer le secteur de l’énergie.

 

L’Agence française de développement met à la disposition de la République du Congo la somme de 120 milliards de FCFA. Cette enveloppe est destinée d’améliorer le transport, la distribution et le système d’information de la société Energie électrique du Congo (E2C).

En dehors du secteur de l’énergie, un autre projet est en cours concerne. Celui-ci concerne  l’adduction en eau potable dans les zones périphériques de la capitale congolaise. Ce projet dont l’objectif est d’amener l’eau de qualité aux populations de la première ville du Congo qui compte 1. 838. 348 habitants en 2017, « avance très bien ». C’est du moins ce qu’a affirmé le nouveau directeur général de l’AFD au Congo, Maurizio Cascioli.

Notons que depuis longtemps, les Brazzavillois font face à d’intempestives coupures d’électricité et d’eau.

RCA : arrivée de 120 casques bleus tunisien

Ces nouveaux casques bleus sont arrivés dans le cadre  du renforcement des capacités opérationnelles de la Minusca.

 

Cent-vingt (120) casques bleus de l’unité d’aviation tunisienne  viennent  d’arriver ce mardi 21 septembre dans la capitale centrafricaine. Ces nouveaux casques bleus sont arrivés en Centrafrique dans le cadre  du renforcement des capacités opérationnelles de la Minusca, mission des nations-unies en Centrafrique.

Ces soldats de l’armée de l’air tunisienne font partie d’un renfort progressif de 3.000 Casques  bleus décidé par le Conseil de sécurité de l’ONU le 12 mars dernier et c’est le second contingent déployé dans ce cadre après un groupe de 300 soldats rwandais début août.

Les Tunisiens composent une « unité d’hélicoptères », a déclaré à l’AFP le général Paulo Maia Pereira, commandant adjoint de la force de la Minusca, précisant que les hélicoptères tunisiens arriveront dans quelques jours.

Ces militaires arrivent moins d’un semaine après que 450 Casques bleus gabonais, accusés d’abus sexuels, ont été retirés de la force de maintien de la paix onusienne.

Les accusations de crimes et délits sexuels contre les casques bleus sont récurrentes dans le pays.

La Minusca a été déployée par l’ONU en avril 2014 pour tenter de mettre fin à la sanglante guerre civile qui a suivi un coup d’Etat l’année précédente contre le président de l’époque, François Bozizé.

Les combats qui ont suivi entre la coalition de groupes armés qui l’avait renversé, la Séléka, à majorité musulmane, et des milices soutenues par le chef de l’Etat déchu, les anti-balakas, dominées par les chrétiens et les animistes, ont culminé en 2014 et 2015.

La guerre civile perdure aujourd’hui mais elle a considérablement baissé d’intensité depuis 2018. Des groupes armés occupaient cependant encore fin 2020 plus des deux tiers du pays.

Certains ont lancé en décembre une offensive contre le pouvoir du président Touadéra à la veille de la présidentielle. Ce dernier a été finalement réélu le 27 décembre et son armée, grâce à l’appui de centaines de paramilitaires russes et de soldats rwandais, a aujourd’hui largement reconquis le territoire.

La Minusca dispose toujours de quelque 15.000 personnes dans ce pays pauvre d’Afrique centrale, dont 14.000 en uniforme, avec pour mission prioritaire la protection des civils.