Congo-hydrocarbures : les bruts maintiennent leur compétitivité au 4ème trimestre 2025

La réunion de détermination des prix des hydrocarbures bruts produits en République du Congo et commercialisés au quatrième trimestre 2025 s’est tenue du 7 au 9 janvier à Pointe-Noire.

 

Les échanges qui ont meublé les travaux de la réunion de fixation des prix des bruts congolais ont permis de ressortir qu’il y a eu une évolution dans un environnement international exigeant, marqué par une phase de consolidation des marchés pétroliers. Les différentiels observés au cours de la période ont varié entre -3,950 et 1,835 dollars par baril. Les cargaisons ont été négociées selon différents mécanismes, notamment la pricing period, les cinq jours Bill of Lading (BL) ou encore la moyenne mensuelle.

Les moyennes trimestrielles pondérées aux producteurs des différentes qualités de bruts se présentent comme suit :

– le Djeno Mélange s’est établi à 60,665 dollars le baril, avec un différentiel de -2,344 dollars par rapport au Brent daté ;

– le Nkossa Blend a atteint 63,663 dollars le baril, avec un différentiel quasi nul de 0,005 dollar ;

– le Yombo s’est négocié à 63,507 dollars le baril, avec un différentiel de -0,200 dollar ;

– le Nkossa-Butane s’est fixé à 49,986 dollars le baril, sans différentiel par rapport aux cargaisons de Butane North West Europe (NWE) ;

– le Nkossa-Propane a été valorisé à 24,675 dollars le baril, avec un différentiel de -1,618 dollar par rapport au Propane Mont Belvieu.

La moyenne trimestrielle des prix fiscaux des hydrocarbures au quatrième trimestre 2025 s’est établie à 62,612 dollars par baril, enregistrant un différentiel trimestriel de -0,846 dollar.

« Les travaux relatifs à la valorisation des bruts congolais ont permis de confirmer la nécessité d’une approche à la fois réaliste et prospective, fondée sur une lecture fine des conditions du marché et sur une défense cohérente des intérêts nationaux. La moyenne pondérée des bruts congolais, établie à 62,612 dollars le baril, confirme la compétitivité et la robustesse de notre panier dans un environnement concurrentiel et volatil », a déclaré le directeur de cabinet du ministre des Hydrocarbures, professeur Macaire Batchi.

Il convient de rappeler que cette réunion a été organisée par la société Eni Congo, conformément aux dispositions de l’article 9, alinéa 2 des contrats de partage de production. Celles-ci prévoient que, dans les mois suivant la fin de chaque trimestre, l’État congolais et les contractants se réunissent afin de fixer, de commun accord, le prix applicable à chaque qualité d’hydrocarbures produite pour les mois écoulés. La prochaine réunion de détermination des prix est prévue du 8 au 10 avril prochain.

Hydrocarbures : GNPC et Sonatrach scellent un partenariat stratégique

Un protocole d’accord a été signé le 6 janvier à Brazzaville entre la Ghana National Petroleum Corporation (GNPC) et le groupe algérien Sonatrach, sous l’égide de l’Organisation des producteurs de pétrole africains (Appo).

Fruit des travaux du forum recherche et développement de l’Appo, ce partenariat stratégique vise à mutualiser les expertises des deux compagnies afin de concevoir des solutions technologiques adaptées aux réalités africaines. Il prévoit notamment le développement conjoint de projets pétroliers et gaziers, l’échange de bonnes pratiques, ainsi qu’une coopération sur des techniques avancées couvrant l’ensemble de la chaîne « oil and gas », de l’exploration à la transformation.
Pour Mustapha Benamara, directeur central de Sonatrach, ce protocole constitue un cadre structurant fondé sur la recherche et l’expertise. « L’accord permettra à nos deux pays de capitaliser sur leurs capacités respectives pour répondre à des problématiques communes du secteur des hydrocarbures », a-t-il déclaré. Il souligne l’ambition de réduire la dépendance technologique vis-à-vis de partenaires internationaux et de rapatrier une partie des investissements à l’échelle nationale et continentale.

D’une durée de cinq ans, le partenariat va se déployer en deux phases distinctes. Les trois premières années seront consacrées à la préparation, à la maturation et à l’optimisation des projets de recherche et d’innovation. La seconde phase portera sur l’implémentation et la validation des solutions développées sur le terrain. D’autres accords similaires devraient voir le jour dans les prochains mois sous la coordination de l’Appo.

Congo : compte rendu du Conseil des ministres du 31 décembre 2025

Le Conseil des Ministres s’est réuni mercredi 31 décembre 2025 à Brazzaville, sous l’autorité du président de la République Denis SASSOU N’GUESSO.

 

Neuf (9) affaires étaient inscrites à son ordre du jour, soit :

– Quatre (4) projets de décret au titre du Ministère des industries minières et de la géologie ;

– Deux (2) projet de décret au titre du Ministère des hydrocarbures ;

– Deux (2) projets de décret au titre du Ministère de la santé et de la population ;

– Une (1) nomination au titre du Ministère de la santé et de la population.

I/- Ministère des industries minières et de la géologie.

Invité par le Président de la République à prendre la parole, M. Pierre OBA, Ministre d’Etat, Ministre des industries minières et de la géologie, a soumis à l’examen des Membres du Conseil des Ministres quatre (4) projets de décret.

La société BAO SHI SARLU a introduit, en novembre 2025, une demande d’obtention de permis d’exploitation de gisements de polymétaux dans les zones de MPASSA-MOUBIRI et Mindouli dans le département du Pool.

Conformément aux dispositions du code minier, ces deux permis, anciennement détenus par la société LULU DE MINE, ont été abrogés et retournés au domaine public, en vue d’une nouvelle attribution, par deux décrets du 8 octobre 2024, pour cause d’absence prolongée de travaux de développement et de non-respect de la convention d’exploitation minière conclue le 21 février 2014.

Leur réserve cumulée et estimée de polymétaux est d’environ 30 millions de tonnes, avec des prévisions de production annuelle de 250 mille tonnes par an, pour une durée de vie de la mine estimée à 25 ans. C’est dans ce contexte que la société BAO SHI a manifesté son intérêt pour valoriser les minerais de polymétaux, avec comme obligation de les transformer localement et comme objectif la production de câbles électriques, afin de réduire la dépendance de notre pays en matière d’équipements électriques.

La société candidate à l’exploitation des deux sites s’engage à mener les études de faisabilité et d’impact environnemental et social nécessaires. Le nombre prévisionnel d’emplois est évalué à 350, dont 250 employés locaux, avec un investissement global incluant les infrastructures spécifiques nécessaires estimé à 350 millions de dollars américains.

Les membres du Conseil des Ministres, ayant constaté que ces deux projets d’exploitation s’inscrivaient dans la volonté des pouvoirs publics de diversifier notre économie, ont adopté les deux projets de décret soumis à leur examen, portant attribution à la société BAO SHI, d’une part, d’un permis d’exploitation pour les polymétaux, dit permis MINDOULI et, d’autre part, d’un permis d’exploitation pour les polymétaux dit MPASSA-MOUBIRI.

Poursuivant son propos, le Ministre d’Etat Pierre OBA a soumis au Conseil deux projets de décret attribuant à la société OMINIS SARLU deux permis de recherches minières, situés dans le département du Kouilou, le premier dit permis MONZA et le second permis MBOUBISSI.

Cette société avait obtenu trois autorisations de prospection pour les sels de potasse dans les zones de Bellolo, Mboubissi et Monza dans le Kouilou. Elle a pu mettre en évidence des prospects intéressants qui nécessitent des investigations plus approfondies pour les sels de potasse dans les zones de Mboubissi et Monza.

Ces campagnes de recherches ont un coût prévisionnel de 5 milliards de frs CFA. Ce projet s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des accords conclus avec la Chine dans le cadre du FOCAC, coprésidé par nos deux pays.

Après examen et discussion, le conseil des ministres a adopté les deux projets de décret portant attribution à la société OMINIS SARLU d’un permis de recherches minières pour les sels de potasse dit, pour le premier, permis Monza et, pour le second, permis Mboubissi dans le département du Kouilou.

II/- Ministère des hydrocarbures.

Invité par le Président de la République à prendre la parole, M. Jean Richard Bruno ITOUA, Ministre des hydrocarbures, a soumis à l’examen des membres du conseil des ministres deux projets de texte. Le premier est un projet de décret portant prorogation du permis d’exploitation d’hydrocarbures liquides ou gazeux dit « AWA PALOUKOU ». Le permis d’exploitation éponyme est issu de l’ancien permis de recherches dit MARINE X, octroyé à l’époque par décret de juillet 2005 pour une durée de 15 ans renouvelable, durée portée ensuite à 20 ans. Le permis MARINE X était lui-même issu d’un contrat de partage de production de 1995.

Après différentes évolutions, la société ENI Congo SAU a transféré l’exercice des intérêts participatifs à la société PERENCO Congo SA pour le permis d’exploitation AWA PALOUKOU.

Ainsi le contracteur est composé ainsi qu’il suit : SNPC 10% (opérateur) ; PERENCO Congo 90% (titulaire). Le 4 juin 2025, PERENCO Congo SA, se fondant sur les réserves résiduelles de ce permis et en application du décret de 2006 portant attribution à la SNPC du permis d’exploitation AWA PALOUKOU, a sollicité la prorogation de ce permis pour 5 ans. Conformément aux dispositions de l’article 9 du code des hydrocarbures, cette prorogation doit se faire au profit de la SNPC, comme société titulaire, avec un intérêt participatif qui passe de 10 à 15%. Le contracteur du permis AWA PALOUKOU prorogé sera désormais le suivant : SNPC 15% (titulaire) ; PERENCO Congo (opérateur) 85%.

En contrepartie de la prorogation sollicitée, un bonus non récupérable sera versé à l’Etat par la société PERENCO SA comme associée de la SNPC pour la mise en valeur dudit permis. Après examen et discussion, le Conseil des Ministres a adopté le projet de décret portant prorogation du permis d’exploitation d’hydrocarbures liquides ou gazeux dit « AWA PALOUKOU ».

Poursuivant son propos, le Ministre Bruno Jean Richard ITOUA a présenté aux membres du Conseil un projet de décret portant attribution à la société nationale des pétroles du Congo d’un permis d’exploitation d’hydrocarbures liquides et gazeux, dit MADINGO KAYES.

Ce permis est en réalité lié au permis NANGA 1 Bis attribué en 2023 à la SNPC. Cette situation a permis la mise en évidence d’hydrocarbures liquides et gazeux potentiellement commerciale. C’est ainsi qu’un permis d’exploitation d’hydrocarbures liquides et gazeux dit permis MADINGO KAYES a été sollicité. Il est à noter que la configuration géologique permettra un développement par étapes de ce gisement.

Dans le cadre de la mise en exploitation, la société DINGHENG Mining Co.Ltd est désignée opérateur dudit permis dans le cadre d’un groupe contracteur composé ainsi qu’il suit : DING§HENG Mining Co.Ltd (opérateur) 85% ; SNPC (titulaire)

15%. Enfin, il faut relever que le périmètre faisant déjà l’objet de travaux d’évaluation, les modalités relatives aux obligations financières seront déterminées conformément aux dispositions légales et réglementaires en vigueur, telles que précisées dans le décret d’attribution.

Après examen et discussion, le Conseil des ministres a adopté le projet de décret portant attribution à la société nationale des pétroles du Congo d’un permis d’exploitation d’hydrocarbures liquides et gazeux, dit MADINGO KAYES.

III/- Ministère de la santé et de la population.

Après y avoir été invité par le Président de la République, M. Jean Rosaire IBARA, Ministre de la santé et de population, a soumis à l’examen des Membres du Conseil deux projets de décret portant respectivement approbation des statuts des hôpitaux généraux de OUESSO et de SIBITI.

Les projets de statuts soumis à l’examen du Conseil définissent les missions, l’organisation le fonctionnement et les modalités de gestion des deux établissements.

Créés par deux lois promulguées le 6 octobre 2025, les hôpitaux généraux de OUESSO et de SIBITI ont été entretemps inaugurés, courant novembre 2025, sous le haut patronage du Président de la République. Leur érection s’inscrit dans la vision du Chef de l’Etat qui consiste à doter le Congo d’un système de santé performant, accessible à tous et apte à répondre efficacement aux urgences médicales ainsi qu’aux pathologies complexes et spécialisées.

Etablissements publics à caractère administratif dotés de la personnalité morale et de l’autonomie financière, les hôpitaux généraux de OUESSO et SIBITI sont placés sous la tutelle technique et administrative du ministère chargé de la santé.

Après examen et discussion, le Conseil des Ministres a adopté les projets de décret portant respectivement approbation des statuts de l’hôpital général de OUESSO et de l’hôpital général de SIBITI.

IV/- Nomination.

Enfin, et au titre des mesures individuelles, le Conseil des Ministres a procédé à la nomination suivante pour le Ministère de la santé et de la population.

– Directeur général de l’Hôpital général de DJIRI : Monsieur EKOUELE MBAKI Hugues Brueux, professeur titulaire en neurochirurgie, enseignant- chercheur, rapporteur du conseil scientifique FSSA-Université Marien N’GOUABI.

Prenant la parole à ce moment de l’ordre du jour du Conseil, SEM. Denis SASSOU N’GUESSO, Président de la République, Chef de l’Etat, a dressé le bilan de l’année 2025 qui s’achève ce jour. Il a rappelé que cette année a été difficile sur les plans macroéconomique et financier. Tout en félicitant et rendant hommage au peuple congolais pour sa résilience dans l’épreuve, le chef de l’Etat a estimé que les indicateurs principaux permettent d’espérer une meilleure année 2026.

Afin de renforcer cette tendance positive, il a exhorté le gouvernement à mettre en œuvre sans délai les mesures qui devraient permettre de garantir, sécuriser et augmenter les ressources de l’Etat.

Pour ce faire, le Président de la République a instruit le gouvernement de procéder sans délai à la digitalisation des régies financières ainsi que des services du port autonome de Pointe-Noire. Il a également invit le gouvernement à maximiser un certain nombre de recettes potentielles prévues dans la loi de finances. Il en est ainsi des taxes foncières, véritable niche de ressources additionnelles pour l’Etat.

D’autre part, le Chef de l’Etat a invité le gouvernement, en concertation avec les collectivités concernées, à mettre en place, aux côtés du financement par l’Etat de l’assainissement urbain, une contribution citoyenne au ramassage des ordures, afin que l’ensemble de la société congolaise contribue à l’amélioration de notre cadre de vie commun.

Enfin, et avant de souhaiter ses meilleurs vœux de santé et de prospérité aux membres du gouvernement et, au-delà d’eux, à l’ensemble des congolaises et des congolais, le Président de la République a appelé le gouvernement à prendre toutes les dispositions qui doivent permettre l’organisation optimale de l’élection présidentielle dont la tenue est prévue dans quelques mois.

Répondant à l’exhortation du Chef de l’Etat, le Premier ministre, chef du gouvernement, tout en lui présentant, au nom du gouvernement, pour lui-même et ses proches, les vœux les meilleurs de santé, de bonheur et de prospérité, a réitéré l’engagement des membres du gouvernement à l’accompagner avec énergie et motivation, pour que le terme de son mandat permette d’atteindre les objectifs qu’il vient ainsi de fixer.

Plus rien n’étant inscrit à l’ordre du jour, le Président de la République a clos la réunion et levé la séance.

Commencée à 10h00, la réunion du Conseil des Ministres a pris fin à 13h00.

Fait à Brazzaville, le 31 décembre 2025

Pour le Conseil des Ministres,

Le Ministre de la Communication et des Médias, Porte-parole du Gouvernement,

Thierry Lézin MOUNGALLA/-

Hydrocarbures : vers une alliance énergétique solide entre Alger et Brazzaville

Le ministre d’État, ministre algérien des Hydrocarbures et des Mines, Mohamed Arkab, a eu, lundi 03 novembre 2025, un entretien avec son homologue congolais et président en exercice de l’organisation, Bruno Jean Richard Itoua.

 

La rencontre qui s’est tenue à la veille de la 48e session ordinaire du Conseil des ministres de l’Organisation des pays africains producteurs de pétrole (APPO), prévue ce mardi 04 novembre 2025, à Brazzaville. Il s’est agi de passer en revue les avancées de la coopération énergétique entre l’Algérie et la République du Congo.

Les échanges ont principalement porté sur la mise en œuvre du protocole d’accord signé en mai 2024 à Brazzaville entre Sonatrach et la Société nationale des pétroles du Congo (SNPC), un partenariat stratégique visant à développer la coopération bilatérale dans les domaines de la recherche, de l’exploration, de la production et du raffinage.

Le ministre Mohamed Arkab a réaffirmé la détermination de l’Algérie à consolider les relations de coopération Sud-Sud, en soutenant les efforts des pays africains producteurs de pétrole pour une transition énergétique juste et équitable, adaptée aux réalités du continent.

Il a mis en avant l’expertise pionnière de l’Algérie dans la recherche et l’exploration pétrolière, la production et le développement des champs, le raffinage, ainsi que dans la production et le transport du gaz naturel liquéfié, soulignant la volonté de partager ce savoir-faire avec les partenaires africains.

Pour sa part, le ministre congolais des Hydrocarbures, Bruno Jean Richard Itoua, a relevé les progrès significatifs enregistrés depuis la signature du protocole d’entente et exprimé la volonté du Congo de s’inspirer de l’expérience algérienne afin de renforcer ses capacités nationales, atteindre la sécurité énergétique et accélérer son développement industriel.

Congo : le prix moyen trimestriel des hydrocarbures fixé à 66,401 dollars par baril

La réunion de fixation des prix des hydrocarbures produits en République du Congo au deuxième trimestre de l’année en cours s’est tenue du 10 au 12 juillet à Pointe-Noire.

 

La moyenne trimestrielle des prix des hydrocarbures pour le compte du deuxième trimestre 2025 est de 66,401 dollars par baril, avec un différentiel trimestriel moyen de -0,668 dollar par baril. Ce prix a été arrêté au cours de la réunion qui a réuni des experts et des représentants des sociétés pétrolières. La réunion de fixation des prix des hydrocarbures a été présidée par le ministre des Hydrocarbures, Bruno Jean Richard Itoua.

Les prix fixés et les différentiels des hydrocarbures produits au Congo arrêtés au cours de la réunion se présentent en dollars par baril.

. Djeno mélange : le prix fixé est de 66,073 pour un différentiel de -0550 au mois d’avril ; de 66,04 pour un différentiel de -0,103 en mai ; de 69,859 pour un différentiel de -1,746 en juin.

. Nkossa Blend : le prix fixé en avril est de 64,229 pour un différentiel de -0,237; de 65,136 pour un différentiel de -0,200 en mai ; de 69,731 pour un différentiel de -1,100 en juin.

. Nkossa Butane : 42,898 pour un différentiel de 0,000 en avril ; 41,441 pour un différentiel de 0,000 en mai ; 41,476 pour un différentiel de 0,000 en juin.

. Nkossa Propane : 30,822 pour un différentiel de -1,618 en avril ; 29,206 pour un différentiel de de -1,618 en mai ; 29,801 pour un différentiel de -1,618 en juin.

Les moyennes trimestrielles pondérées aux productions de ces différentes qualités sont les suivantes :

. Djeno mélange : 67,367 dollars par baril avec un différentiel de -0,814 dollar par rapport au Brent daté ;

. Nkossa Blend : 66,408 dollars par baril avec -0,518 dollar de différentiel par rapport au Brent daté ;

. Yombo : 65,427 dollars par baril avec -0,670 dollar de différentiel par rapport au Brent daté ;

. Butane : 41,709 dollars par baril avec un différentiel de 0,000 par rapport aux cargaisons de Butane North West Europ ;

. Propane : 30,181 dollars par baril avec -1,618 de différentiel par rapport aux cargaisons de propane Mont Belvieu.

La prochaine réunion est prévue du 8 au 12 octobre 2025.

Congo : compte rendu du Conseil des ministres du mardi 13 mai 2025

Le Conseil des ministres s’est réuni ce mardi 13 mai 2025 à Oyo (département de la Cuvette), sous la très haute autorité de son excellence, M. Denis Sassou N’Guesso, président de la République, chef de l’Etat.

 

Quatre affaires étaient inscrites à son ordre du jour, soit :

Deux projets de décret au titre du ministère des Hydrocarbures ;
Une communication sur l’état d’avancement de la réforme du secteur de l’électricité en République du Congo par le ministre Emile Ouosso, ministre de l’Energie et de l’Hydraulique, suivie d’une réflexion des membres du Conseil sur ce sujet stratégique ;
Des nominations au titre du ministère de l’Enseignement supérieur.

I/- Ministère des Hydrocarbures

Invité par le président de la République à prendre la parole, M. Bruno Jean Richard Itoua, ministre des Hydrocarbures, a soumis aux membres du Conseil des ministres deux projets de décret.

Le ministre Itoua a rappelé que l’objectif des pouvoirs publics est de reconfigurer des permis existants, devenus matures, afin de les relancer et de générer des revenus pour l’Etat.

Le premier texte est un projet de décret portant approbation de la renonciation par la société Congorep à la concession d’hydrocarbures liquides et gazeux, dite « Likouala » et attribution à la Société nationale des pétroles du Congo (SNPC) d’un permis d’exploitation d’hydrocarbures liquides ou gazeux, dit « Likouala II ».

Le permis sollicité se situe dans les limites géographiques de la concession Likouala. Cette concession a été mutée en contrat de partage de production en 1995. En 2003, 65% des droits de la concession ont été cédés au Congo par Total EP Congo, droits qui ont été simultanément transférés à la société Likouala S.A., le 6 octobre de cette année-là.

Cette concession a été mutée de Likouala S.A. à la société Congorep, acte approuvé par un décret du 1er juillet 2010. Jusqu’en 2023, le contracteur était composé de Congorep (65%), opérateur et d’ENI Congo (35%), associé.

En septembre 2023, le ministre des Hydrocarbures a approuvé la cession de l’intérêt participatif de 35% d’ENI Congo à la société Perenco S.A., le groupe contracteur étant alors composé de Congorep (65%) opérateur et Perenco (35%).

La concession prenant fin en mai 2028 et pour encourager la présentation d’un plan de développement ambitieux par la SNPC, le Conseil des ministres a examiné les conditions de la renonciation volontaire et par anticipation de la concession et de leurs intérêts participatifs par les sociétés Congorep et Perenco Congo au profit de la SNPC par l’octroi d’un nouveau permis d’exploitation dit « Likouala II », dans les limites géographiques de la concession.

Le contracteur de ce permis sera donc composé ainsi qu’il suit : la SNPC (15%) ; Perenco Congo (64,5%) et Congorep, opérateur (20,5%).
Après examen et discussion, le Conseil des ministres a adopté le projet de décret portant approbation de la renonciation par la société Congorep de la concession d’hydrocarbures liquides et gazeux, dite « Likouala » et attribution à la SNPC d’un permis d’exploitation d’hydrocarbures liquides ou gazeux, dit « Likouala II ».

Poursuivant son propos, le ministre Itoua a soumis à l’examen des membres du Conseil un projet de décret portant approbation de la renonciation par la SNPC au permis d’exploitation d’hydrocarbures dit « Ikalou / Ikalou Sud » et attribution à la SNPC d’un permis d’exploitation d’hydrocarbures liquides ou gazeux dit « Ikalou II ».

Le permis sollicité est dans les limites géographiques du permis d’exploitation Ikalou Ikalou Sud ; il s’agit du permis dit « Madingo Maritime », attribué en 1995 à ENI Congo et Total EP sous la forme d’un contrat de partage de production. Un permis d’exploitation d’hydrocarbures liquides dit Ikalou Ikalou Sud a été octroyé à ENI Congo en 2005 et prorogé en 2020 pour une période de 5 ans, à la condition que le titre soit transféré à la SNPC à hauteur de 15% dans le contrat de partage de production Madingo Maritime.

Par courrier de septembre 2023, le ministère des Hydrocarbures a approuvé la cession à Perenco Congo de l’intérêt participatif de 85% détenu jusque-là dans le permis Ikalou Ikalou Sud par la société ENI Congo.

Perenco Congo, spécialiste de l’exploitation de champs matures, a présenté un plan de développement soutenant une exploitation rentable du gisement Ikalou sur 20 ans. Devant l’imminence du terme, en juillet 2025, du permis Ikalou Sud, le Conseil des ministres a examiné la renonciation volontaire, par anticipation, de la SNPC et de Perenco Congo au permis Ikalou et à leurs intérêts participatifs dans le contrat de partage de production Madingo et attribution à la SNPC d’un nouveau permis d’exploitation dit « Ikalou II » dans les limites géographiques du gisement Ikalou. Le contracteur de ce nouveau permis est composé ainsi qu’il suit : SNPC, titulaire, (15%) et Perenco Congo, opérateur (85%).

Après examen et discussion, le Conseil des ministres a adopté le projet de décret portant approbation de la renonciation par la société nationale des pétroles du Congo au permis d’exploitation d’hydrocarbures dit « Ikalou / Ikalou Sud » et attribution à la SNPC d’un permis d’exploitation d’hydrocarbures liquides ou gazeux dit « Ikalou II ».

II/- Ministère de l’Energie et de l’Hydraulique

Invité à son tour par le président de la République à prendre la parole, M. Emile Ouosso, ministre de l’Energie et de l’Hydraulique, a présenté aux membres du Conseil une communication sur l’état d’avancement de la réforme du secteur de l’électricité telle qu’engagée depuis plusieurs années.
Il ressort des éléments portés à la connaissance du Conseil des ministres que les réformes ainsi résolument engagées devront se poursuivre, afin d’améliorer les performances du secteur de l’électricité, élément moteur dans le développement de notre pays. Informé de l’ensemble des éléments liés à la réforme, le Conseil des ministres a encouragé le groupe de travail et de réflexion mis en place sous l’autorité du Premier ministre, chef du gouvernement, à mener toutes les discussions possibles et nécessaires, en vue de l’aboutissement d’une réforme structurée et apaisée, couvrant et améliorant l’ensemble du secteur de l’électricité, depuis la production jusqu’à la distribution-commercialisation.

Enfin, le Conseil des ministres a réaffirmé l’urgence, pour le gouvernement, d’étudier les conditions d’amélioration du réseau de transport d’électricité entre les villes de Pointe- Noire et Brazzaville, afin de réduire puis d’éliminer les pertes techniques sur ce tronçon et d’améliorer ainsi la desserte, la quantité et la qualité de l’électricité en faveur des populations.

III/- Nominations

Enfin, et au titre des mesures individuelles, le Conseil des ministres a procédé aux nominations suivantes.
– Ministère de l’Enseignement supérieur
Sont nommés :

Président du comité de direction de l’Ecole nationale de formation initiale: M. Etienne Paka, maître-assistant Cames ;
Directeur général de l’Ecole nationale de formation initiale: M. Guy Moussavou, maître de conférences de l’université Marien- Ngouabi.
Plus rien n’étant inscrit à l’ordre du jour, le président de la République a clos la réunion et levé la séance.
Commencée à 10h00, la réunion du Conseil des ministres a pris fin à 12h20.

Fait à Oyo, le 13 mai 2025

Pour le Conseil des ministres, le ministre de la Communication et des Médias,
porte-parole du gouvernement,
Thierry Lézin Moungalla

Congo : la SNPC tient sa réunion des prix du 4e trimestre 2024

Ouverte mercredi 08 janvier, la rencontre qui va s’achever vendredi, va permettre aux experts d’analyser les prix des hydrocarbures du dernier trimestre 2024.

 

La Société nationale des pétroles du Congo (SNPC) tient sa réunion des prix du 4e trimestre 2024. Il sera question pour les experts d’analyser les évolutions récentes des marchés pétroliers et de définir les bases des réalités économiques ainsi que les enjeux du secteur.

« Le quatrième trimestre de l’année 2024 était marqué par une volatilité notable des cours du pétrole. Durant cette période, le prix du baril du Brent a atteint une moyenne de 74, 35 dollars, en enregistrant une baisse d’environ 5,44 dollars par baril par rapport à la même période en 2023 », a souligné Macaire Batchi, directeur de cabinet du ministre des Hydrocarbures.

Selon Macaire Batchi, cette baisse s’explique par une demande mondiale en recul, notamment en Chine, ainsi que par des prévisions prudentes pour 2025. Pour le Congo « Nous mettons tout en œuvre pour développer des projets structurants qui renforcent non seulement nos capacités de production, mais aussi les revenus de l’Etat » a-t-il précisé

Notons que Brazzaville abritera les 25 et 26 mars prochain, une réunion sur « le Congo Energy et Investment forum ».

Congo-hydrocarbures : les acteurs du secteur sont réunis pour réajuster les prix

Pendant les trois jours d’échanges, les participants vont tenter de définir un meilleur cadre pour l’avenir du marché national.

 

La République du Congo attend réajuster les prix des produits pétroliers notamment le Djeno mélange et le Nkossa Blend, au titre du troisième trimestre 2024. C’est pour trouver des solutions équilibrées que les principaux acteurs du marché national sont réunis depuis mercredi 9 octobre à Brazzaville.

Le baril du Brent est actuellement négocié à 77 dollars sur le marché mondial, tandis que les bruts de référence du Congo se vendaient au deuxième trimestre à plus de 80 dollars, contre 44,9 dollars pour Nkossa Butane et 31,5 dollars pour Nkossa Propane.

Pétroliers, représentants du ministère des Hydrocarbures et dirigeants des compagnies pétrolières vont tenter de définir un meilleur cadre pour l’avenir du marché national à travers des solutions « équilibrées » tenant compte des réalités économiques et de la feuille de route du gouvernement.

Notons que les autorités entendent anticiper les effets de la transition énergétique sur l’économie nationale, en diversifiant les ressources et en préparant l’industrie locale à faire face aux défis posés par la montée des énergies renouvelables et des nouvelles technologies.

Forum Congo Energy & Investment : investisseurs et entreprises se donnent rendez-vous

Prévu les 25 et 26 mars 2025 à Brazzaville, le Forum Congo Energy & Investment mettra en exergue les avancées dans le secteur énergétique.

 

C’est confirmé, le Forum Congo Energy & Investment se tiendra en mars 2025. L’évènement est organisé par le ministère des Hydrocarbures. Il est question mettre en lumière les opportunités d’investissement dans un secteur énergétique marqué par la montée en puissance du gaz naturel liquéfié (GNL) et une production pétrolière revitalisée.

Selon apanews.net, le forum Congo Energy & Investment offrira une occasion de découvrir les dernières avancées dans le secteur énergétique du pays. L’événement permettra de connecter investisseurs et entreprises opérant dans les domaines onshore et offshore, tout en explorant les nouvelles opportunités offertes par les projets en développement,

Le ministère des Hydrocarbures entend faire une publication d’un nouveau Plan Directeur du Gaz en 2024. Celui-ci permettra d’attirer de nouveaux investissements dans le secteur gazier. Le document sera accompagné de la création d’une société nationale du gaz et de l’adoption d’un nouveau Code du Gaz, visant à faciliter la commercialisation des ressources non exploitées et à encourager le développement de petits projets via des conditions fiscales favorables.

Congo : les experts fixent les prix des hydrocarbures à Pointe-Noire

La ville océane abrite depuis mercredi 10 juillet, la réunion de fixation des prix des hydrocarbures, comptant pour le deuxième trimestre 2024.

 

Des experts, représentants des sociétés pétrolières sont réunis autour du directeur de cabinet du ministre des Hydrocarbures Macaire Batchi dans la ville de Pointe-Noire. C’est en faveur des travaux de la réunion de fixation des prix des hydrocarbures comptant pour le deuxième trimestre 2024.

« Pour continuer à optimiser la production pétrolière, l’Etat a autorisé des transactions de cession, comme celles de certains permis ENI cédés à Perenco, et d’autres en cours avec TotalEnergies. L’objectif est de permettre à chaque acteur de contribuer à des projets alignés avec leur plan stratégique de développement, tout en étant en syntonie avec la stratégie nationale de rendre accessibles des actifs pétroliers à de nouveaux intervenants » a déclaré Macaire Batchi à l’ouverture des travaux.

Pour le directeur de cabinet du ministre des Hydrocarbures, tous les projets d’exploration menés en ce moment en offshore et onshore représentent l’avenir de l’industrie du Congo. Il espère que ces projets permettront une augmentation des volumes significatives de nouvelles réserves de pétrole et de gaz.

Congo : le sujet sur la fin des subventions aux carburants au centre des discussions

La mission de l’assistance technique du Fonds monétaire international (FMI), a entamé les discussions, le 5 juin à Brazzaville, avec les autorités congolaises.

 

Pendant quinze jours, la mission du Fonds monétaire international (FMI) va travailler avec les autorités congolaises. Il sera question de proposer au gouvernement congolais des options de réformes de la structure des prix et des mécanismes de subventions aux carburants.

Conduite par l’économiste Delphine Prady, l’équipe de l’assistance technique du FMI va évaluer les prix de produits pétroliers finis et leur mécanisme d’ajustement, ainsi que les effets de la mesure sur les subventions aux carburants prévue dans le programme quinquennal.

Les discussions ont commencé par une séance de travail, le 5 juin, entre le ministre des Hydrocarbures, Bruno Jean Richard Itoua, et la cheffe de mission de l’assistance technique du FMI, l’économiste Delphine Prady.

Il sera question entre autres pour la mission du FMI de tenter d’estimer le coût budgétaire des subventions des produits pétroliers, d’analyser la structure des prix des carburants (les mécanismes d’ajustement, les évolutions institutionnelles et sectorielles du marché des produits pétroliers finis), avant de proposer une nouvelle feuille de route.

Congo-hydrocarbures : la moyenne trimestrielle des prix fixés est de 85,9 dollars par baril

C’est ce qui ressort de la réunion des prix des hydrocarbures produits en République du Congo qui s’est tenue du 09 au 11 octobre à Brazzaville.

 

Des représentants des sociétés pétrolières, des experts en hydrocarbures et autres se sont réunis dans la capitale congolaise du 09 au 11 octobre 2023. C’était en faveur de la réunion des prix des hydrocarbures produits au Congo. Celle-ci était présidée par Jean Jacques Ikama, directeur général de l’économie, de l’audit et du trading pétrolier.

Les moyennes des prix fixés des hydrocarbures produits en République du Congo, arrêtées au cours de la réunion des prix du troisième trimestre 2023, en dollars par baril, se présentent ainsi qu’il suit :

  • Djeno Mélange : 85,7
  • Nkossa Blend : 88,2
  • Yombo : 84,1
  • Nkossa Butane : 49,3
  • Nkossa Propane : 28,2

Les moyennes des différentielles des prix des bruts congolais, en dollars par baril, sont les suivantes :

. Djeno Mélange : -1,2 par rapport au Brent daté ;

. NkossaBlend : -1,00 par rapport au Brent daté ;

. Yombo : -2,5 par rapport au Brent daté ;

. Nkossa Butane : 00,0 par rapport au butane North West Europe ;

.Nkossa Propane : -0,27 par rapport au Propane Mont Bel Vieu.

La moyenne trimestrielle des prix fixés des hydrocarbures, lors de la réunion des prix du troisième trimestre 2023, est de 85,9 dollars par baril, pour un différentiel moyen de -1,5 dollars par baril.

Congo : la 5éme édition de la CIEHC prend fin ce 02 décembre

Kintélé accueille depuis le 30 novembre dernier la conférence internationale et exposition sur les hydrocarbures du Congo (CIEHC).

 

Ce sont quelques 1000 participants qui prennent part à la 5ème édition de la conférence internationale et exposition sur les hydrocarbures du Congo. L’évènement qui s’est ouvert mercredi 30 novembre 2022 à Kintélé, en République du Congo s’achève ce vendredi 02 décembre.

Pour cette 5ème édition, le thème choisi est : « La transition énergétique au Congo : opportunités et défis. ». Il s’est agi de fixer entre autres objectifs de réinventer le secteur pétrolier et gazier, en vue de sa consolidation, sa résilience et sa performance.

Plusieurs thématiques ont meublé la CIEHC notamment les opportunités et les ressources en Hydrocarbures, le développement du gaz naturel, le cadre juridique et réglementaire du gaz en Afrique et les opportunités en Deep offshore.

La Société Nationale des pétroles du Congo (SNPC) qui a été porté par son directeur général, Maixent Raoul Ominga, n’a pas manqué d’énumérer quelques actions menées par sa société dans le cadre de la transition énergétique. Au nombre de ces actions, il a cité le plan directeur pour l’aménagement des gaz naturels et la mise en œuvre des formations sur les métiers du Gaz.

A ces assises de Brazzaville participent plusieurs pays africains, notamment le Sénégal, la Guinée Equatoriale, le République Démocratique du Congo, la Centrafrique et l’Algérie.

Pour rappel, le CIEHC qui se tient à Brazzaville tous les 4 ans fait partie désormais des grands rendez-vous sur le secteur pétrolier gazier en Afrique.

Congo : nouvelles opportunités du secteur pétrolier

La cinquième édition de la Conférence internationale et exposition sur les hydrocarbures au Congo (Ciehc 5) s’est ouverte, le 30 novembre à Kintélé, dans un contexte de reprise de l’économie nationale.

 

Les participants échangent sur les nouvelles opportunités qu’offre le secteur pétrolier et gazier, en lien avec le défi de la transition énergétique.

L’industrie pétrolière et gazière affiche de bonnes perspectives de croissance, malgré les incertitudes mondiales à court terme, la volatilité des prix du pétrole. La rencontre des pétroliers devrait permettre à la République du Congo d’attirer de nouveaux investisseurs autour de ses nombreuses ressources, notamment gazières. Le pays dispose, en effet, d’un bassin côtier et continental riche avec de l’hydrogène naturel.

Les nombreux atouts énumérés peuvent donc faire du Congo, selon Bruno Jean Richard Itoua, le ministre des Hydrocarbures, une destination d’affaires attrayante pour les entreprises désireuses d’investir dans les activités d’exploitation offshore. L’industrie pétrolière congolaise attire de plus en plus de sociétés de forage et de complétion, des prestataires de services… Les activités pétrolières au pays sont, effectivement, portées par de nombreux acteurs du secteur offshore et on shore, parmi lesquels on y trouve des majors pétroliers et des petites et moyennes entreprises.

« Dans son plan d’actions énergie durable, la République du Congo a décidé de consolider sa filière historique d’exploration et de production en continuant à optimiser la production de ses champs matures, grâce à une approche engagée de gestion de son patrimoine minier dont le but est de rendre ses actifs pétroliers matures, plus rentables économiquement. Nous souhaitons pour ce faire élargir les filières de compétences locales sur nos permis matures, grâce à la création de nouveaux métiers de l’exploration et de la production liés à la prestation de service pétrolier à coûts compétitifs », a indiqué Bruno Jean Richard Itoua.

Cette position politique du pays a donc été réaffirmée par le Premier ministre, Anatole Collinet Makosso, à l’ouverture de la grand-messe des acteurs pétroliers congolais et africains. La filière gazière congolaise, précisons-le, est en cours de structuration et de sa maturation. Les autorités nationales ont promis d’accélérer la production, dès l’année prochaine, des premiers litres de gaz naturel liquéfié, à Pointe-Noire.

Il s’agit d’un projet pétrolier et gazier majeur, a relevé Irène Nkem Etiobhio, analyste principale de l’industrie pétrolière à l’Organisation des payx exportateurs de pétrole, qui permettra de diversifier l’utilisation du gaz naturel dans différents secteurs de l’économie locale. Ce nouveau projet implique un enjeu financier nécessitant des fonds souverains capables de fournir des investissements à long terme, a ajouté un autre conférencier, Zakaria Dosso, le directeur exécutif de l’Association des producteurs de pétrole africains.

Au cours de la Ciehc 5, dont le thème porte sur « La transition énergétique au Congo : opportunités et défis », politiques et experts ont échangé leurs vues sur le développement du gaz naturel, et le cadre juridique et règlementaire du gaz en Afrique, les opportunités en deep offshore, la gestion rentable des champs matures et marginaux, la place des énergies renouvelables dans le processus de développement du continent…

Congo : Bruno Itoua promet de résoudre la situation de la pénurie de carburant dans 15 jours

Bruno Jean Richard Itoua, ministre congolais des Hydrocarbures, a rassuré la population,  lundi 30 mai dernier, de la sortie de crise concernant la rareté des produits pétroliers observés au pays. Il a indiqué que,  des dispositions nécessaires y relatives ont été prises, a-t-il assuré.

 

Les compagnies de distribution des hydrocarbures telles que Total Energie, X-Oil et la société Africa oil & Gas Corporation (AOGC) ont eu une séance de travail avec le ministre des Hydrocarbures, Bruno Jean Richard Itoua, ce début de semaine, à Brazzaville.

Le ministre a dans son intervention, revenu sur les pénuries récurrentes de carburant observée dans le pays notamment à Brazzaville et Pointe-Noire, où il est observé des « tensions fortes » sur le gazole, a-t-il indiqué.

Bruno Jean Richard Itoua s’est voulu rassurant indiquant que des mesures sont en train d’être prises en vue d’une issue favorable.

« Nous avons mis en place un comité de crise qui se réunit de façon régulière. Nous pensions qu’en 15 jours nous pouvions résorber la situation de crise, c’est-à-dire qu’il n’y a plus de files d’attente, que nous ayons de stocks pour tous les produits et que nous ayons quelques jours d’autonomie », a-t-il déclaré.

Le ministre a aussi relevé les causes de cette pénurie expliquant que cette situation n’est pas « propre au Congo ». Selon lui, le marché mondial de pétrole a été bouleversé par la crise ukrainienne.

Cependant, le ministre a garanti que notre pays dispose de stocks nécessaires d’essence et carburants des avions.

Brazzaville : le gouvernement signe un accord de partage de production pétrolière avec ENI Congo

Le gouvernement congolais et la société italienne ont signé le 12 mai dernier à Brazzaville, un accord de partage de production pétrolière. Cet  accord a été paraphé par le ministre congolais des Hydrocarbures Bruno Jean Richard Itoua et le directeur général d’Eni Congo Mirko Araldi.

 

La société Eni Congo a reçu son permis de partage de production pétrolière des mains du ministre des hydrocarbures, à l’issue de la signature d’un protocole d’accord jeudi 12 mai dernier.

La signature de ce contrat permettra à la société pétrolière d’élargir son champ d’exploitation au Congo, d’accélérer l’augmentation de la production pétrolière ainsi que d’implémenter son projet de production de gaz au Congo.

« Nous sommes en train de faire un développement sur la partie gaz, on veut valoriser notre ressource gaz pour le marché domestique et pour l’export, avec un procédé de liquéfaction pour l’exportation du gaz », a indiqué le directeur général d’Eni Congo Mirko Araldi.

Le protocole d’accord vise également la promotion de la transition énergétique durable en République du Congo.

 

Congo-hydrocarbures : l’Afrique représente 7,3% des réserves mondiales pétrolières

Le Premier ministre de la République du Congo, Anatole Collinet Makosso, a appelé mardi à Brazzaville les pays de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) à agir en synergie dans le secteur des hydrocarbures.

 

Les pays de la sous-région doivent « agir en synergie afin d’harmoniser leurs stratégies d’exploitation des ressources pétrolières et gazières », a déclaré M. Makosso lors de l’ouverture du CEMAC Business Energy Forum, un événement visant à favoriser la coopération Sud-Sud et la mise en œuvre des projets énergétiques inter-Etats.

Selon lui, en agissant en synergie, les pays de la CEMAC vont « parvenir à peser sur l’industrie et les marchés pétroliers mondiaux et répondre avec efficacité à la problématique de la pauvreté énergétique africaine ».

« L’Afrique, prise dans son ensemble, représente environ 7,3% des réserves mondiales prouvées de pétrole et 7,2% de réserves de gaz », a-t-il précisé.

Organisée à l’initiative du Congo-Brazzaville et de la Guinée équatoriale, cette première édition du CEMAC Business Energy Forum connaît la participation des compagnies pétrolières opérant dans la CEMAC qui compte six pays membres : le Congo-Brazzaville, le Cameroun, la Centrafrique, le Gabon, la Guinée équatoriale et le Tchad.

 

Congo-Hydrocarbures : la moyenne des prix fixée à 66,9 dollars par baril

C’est ce qui a été arrêté au cours de la réunion des experts d’industries pétrolières et du ministère des Hydrocarbures à Brazzaville.

 

Les prix fixés des hydrocarbures du Congo au deuxième trimestre 2021 sont établis, le 15 juillet à Brazzaville, à l’issue de la réunion des experts d’industries pétrolières et du ministère des Hydrocarbures. La moyenne des prix est fixée à 66,9 dollars par baril.

Les moyennes trimestrielles des prix fixés des hydrocarbures produits au Congo, arrêtés au cours de la réunion des prix du deuxième trimestre 2021, en dollars par baril, se présentent comme suit : Djéno mélange 66,9 ; Nkossa Blend : 67,8 ; Yombo : 76,7 ; Nkossa Butane : 44, 5 et Nkossa Propane : 39,4.

Et, les moyennes des différentiels des prix des bruts congolais, en dollars par baril, sont les suivantes : Djéno mélange : -1,9 par rapport au brent daté, Nkossa Blend : -0,8 par rapport au brent daté, Yombo : +7,9 par rapport au brent daté, Nkossa Butane : +0,9 par rapport au butane North West Europe et Nkossa Propane : +0,3 par rapport au propane Mont Belvieu.

En clair, au deuxième trimestre 2021, la moyenne des prix des hydrocarbures est de 66,9 dollars par baril pour un différentiel moyen de -1,4 dollar par baril.

« La cadence des cours et les tendances des bruts congolais restent haussières. Cette embellie des cours des bruts congolais devrait encourager la reprise des investissements amont pétroliers pour améliorer et optimiser la production pétrolière au Congo. Nous devons organiser nos efforts … en vue de tirer le meilleur profit », a indiqué le ministre des Hydrocarbures Bruno Jean-Richard Itoua.

Sur le marché du pétrole au deuxième trimestre 2021, le brent daté a ouvert le trimestre à 66,19 dollars par baril et l’a clôturé à 76,19 dollars par baril soit une hausse de 10 dollars par baril.  La moyenne du brent daté a été de 68,97 dollars par baril.

Les perspectives du marché pétrolier au troisième trimestre 2021 sont influencées par un contexte économique chargé d’incertitude notamment des politiques gouvernementales face aux nouveaux variants de Covid-19, le niveau global de l’offre et de la demande de pétrole, la politique de l’OPEP+, le niveau des stocks mondiaux de pétrole et des marges de raffinage, le niveau de l’économie chinoise et la suite des pourparlers entre les USA et l’Iran au sujet du programme nucléaire.

Enfin, les différentes prévisions des prix du baril du brent daté pour le troisième trimestre 2021 convergent à une moyenne supérieure à 70 dollars par baril.

Par ailleurs, la demande mondiale de pétrole au deuxième trimestre 2021 s’est établie à 94,87 millions de barils par jour contre 93,31 millions de barils par jour au premier trimestre 2021, soit une hausse de 1,56 million de barils par jour et de 11, 96 millions de barils par jour en glissement annuel.

L’offre mondiale de pétrole, quant à elle, est passée de 92,43 millions de barils par jour au premier trimestre 2021 à 94,23 millions de barils par jour au deuxième trimestre, soit une hausse de 1,80 million de barils par jour et de 2,22 millions de barils par jour en glissement annuel.

L’équilibre entre l’offre et la demande, au deuxième trimestre 2021, est resté déficitaire de 0,65 million de barils par jour alors qu’il l’était de 0,88 million de barils par jour au premier trimestre 2021, soit une amélioration de 0,23 million de barils par jour.

Congo-hydrocarbure : les experts examinent les prix fiscaux pour le 2ème trimestre 2021

Les acteurs d’industries pétrolières basées au Congo et ceux du ministère des hydrocarbures se retrouvent pour examiner les tendances du marché.

 

La ville de Brazzaville accueille depuis hier mercredi 14 juillet, la rencontre des experts d’industries pétrolières basées au Congo et ceux du ministère des hydrocarbures. Ceux-ci examinent, les tendances du marché et les prix fiscaux pour le deuxième trimestre 2021.

« La pandémie de Covid-19 est toujours en cours. Elle a un impact sur les économies mondiales. Nous avons besoin de sources d’énergies modernes… De nouvelles énergies afin de satisfaire une demande sans cesse en augmentation et de soutenir la croissance économique pour minimiser les impacts des changements climatiques », a indiqué Ralph Eccleston, directeur général de la société Chevron au Congo.

La ville de Pointe-Noire avait accueilli du 14 au 15 avril 2021, la première réunion de fixation des prix des hydrocarbures. Au premier trimestre 2021, la moyenne des prix fixés des hydrocarbures était de 61 dollars par baril, pour un différentiel moyen de 0,1 dollar par baril. Durant la même période, le pays avait donc franchi le premier trimestre 2021 avec une tendance haussière des cours de pétrole, malgré les fluctuations dues à l’évolution mondiale de la pandémie de Covid-19.

Le cours du baril de pétrole a progressé depuis le début de l’année 2021. Il est passé de 50 à environ 65 dollars fin mars avec un pic proche de 70 dollars, soit une augmentation de près de 35 % selon l’analyse du marché. Les statistiques officielles précisent que la production industrielle a progressé de près de 35 % en janvier-février 2021 par rapport à la même période de l’année dernière.

« Au mois de juin 2021, il y a eu une cotation de 71.78 dollars le baril soit une hausse 4,44% par rapport à la moyenne 68.66 dollars le baril à mi-juillet 2021 », a indiqué le ministre des Hydrocarbures, Bruno-Jean Richard Itoua.  S’appuyant sur les données de l’OPEP+, le ministre des Hydrocarbures espère l’amélioration des prix des cours de pétrole. Il souhaite un partenariat « gagnant-gagnant et l’amélioration du cadre juridique et fiscal ».

Les fluctuations du prix de pétrole à court terme, ainsi que sa tendance d’évolution à moyen-long terme continuent de revêtir une importance particulière. Au Congo comme dans les autres pays du monde, la détermination du prix du pétrole repose en partie sur des mécanismes de marché ainsi que l’interaction d’acteurs offreurs et demandeurs suffisamment nombreux pour que prévale un mode concurrentiel contrôlé de fixation du prix.

Congo-Hydrocarbures : des prix fiscaux des bruts sont connus

Les moyennes trimestrielles des prix fixés des hydrocarbures produits au Congo, ont été arrêtées au cours de la réunion des prix du troisième trimestre 2020.

Organisée par la société Total E&P Congo, la réunion de fixation des prix fiscaux des bruts commercialisés en République du Congo, au titre du troisième trimestre de l’année 2020, a eu lieu dans la ville côtière  sous la houlette du ministre des Hydrocarbures, Jean Marc Thystere Tchicaya, accompagné des représentants des sociétés pétrolières basés au Congo, des experts et des invités.

Les moyennes trimestrielles des prix fixés des hydrocarbures produits au Congo, arrêtées au cours de la réunion des prix du troisième trimestre 2020, en dollars par baril, se présentent comme suit :

-Djéno Mélange : 43,5

-Nkossa Blend: 42,7

-Yombo:           44,9

-Nkossa Butane: 31

-Nkossa Propane : 21

Ces prix sont en nette amélioration comparés à ceux du deuxième trimestre 2020.

Les moyennes des différentiels des prix des bruts congolais, en dollars par baril, sont les suivantes :

. Djéno Mélange : 0,3 par rapport au Brent daté ;

. Nkossa Blend : 0,2 par rapport au Brent daté ;

.Yombo : 1,9 par rapport au Brent daté ;

. Nkossa Butane : -0,1 par rapport au butane North West Europe ;

. Nkossa Propane : 0 par rapport au Propane Mont Belvieu.

Au troisième trimestre 2020, la moyenne des prix fixés des hydrocarbures est de 43,2 dollars par baril pour un différentiel moyen de 0,3 dollar par baril.

Pétrole : Sassou reçoit le drapeau symbolisant l’adhésion du Congo à l’OPEP

Le ministre des Affaires étrangères, Jean Claude Gakosso et son collègue des hydrocarbures, Jean Marc Thystere Tchicaya, ont présenté hier jeudi 11 avril le drapeau de cette adhésion.

« Le président de la République nous a instruit mon collègue des Affaires étrangères et moi-même, pour sillonner un certain nombre d’États. Aujourd’hui, nous lui avons apporté les symboles des armoiries de cette organisation, puisque nous faisons maintenant partie intégrante de l’OPEP », a indiqué Jean Marc Thystère Tchicaya qui a annoncé, à cette occasion, les préparatifs de la visite du Secrétaire général de l’organisation à Brazzaville.

Evoquant par ailleurs les avantages de l’adhésion du Congo à cette organisation, le ministre des hydrocarbures a cité quelques-uns. Il s’agit notamment de la formation gratuite des jeunes congolais au niveau de l’OPEP, les rencontres bilatérales et multinationales et l’accès au fonds de l’OPEP.

Jean Marc Thystère Tchicaya s’est également réjoui de ce que le Congo pourra désormais peser sur les questions liées aux hydrocarbures.

Pour sa part, le ministre Jean Clause Gakosso, a précisé que le succès de cette adhésion du Congo à l’OPEP, résulte des actions fructueuses de la diplomatie congolaise menée par le président de la République.

« C’est une victoire que notre pays fasse partie du cartel très fermé des pays producteurs réunis au sein de l’OPEP. Ce n’était pas gagné d’avance, car il fallut usée de tous les arguments dont celui du rayonnement diplomatique du chef de l’Etat », a-t-il précisé, soulignant que partout il fallait faire le plaidoyer, son collègue et lui ont bénéficié d’oreilles attentives.

L’OPEP est une organisation intergouvernementale, un cartel de pays visant à négocier avec les sociétés pétrolières pour tout ce qui touche, entre autres, à la production de pétrole et à son prix sur le marché

Elle compte comme pays membres l’Algérie, l’Angola, l’Arabie Saoudite, l’Émirats arabes unis, l’Équateur, l’Irak, Iran, le Koweït, la Libye, le Nigeria, le Qatar, le Venezuela et la République du Congo, depuis 2018.