Hommage national à André Georges Mouyabi : le dernier voyage d’un serviteur de l’État

La République du Congo a rendu un hommage national à l’ancien président de l’Assemblée nationale, André Georges Mouyabi, décédé à Paris le 18 septembre dernier à l’âge de 90 ans.

 

Le Palais des congrès de Brazzaville a été le théâtre d’un dernier adieu à cet homme d’État discret mais déterminé, en présence du président de la République, Denis Sassou N’Guesso, venu saluer la mémoire de l’illustre disparu. Dans un geste symbolique fort, le chef de l’État a déposé une gerbe de fleurs sur le cercueil avant de s’incliner devant la dépouille installée dans le catafalque.

Né en 1935 à Ditadi, dans le district de Loudima (département de la Bouenza), André Georges Mouyabi fut un acteur politique de premier plan durant les décennies charnières de l’histoire du Congo. Député de Madingou, Loutété et Mfouati, il fut également préfet de Dolisie de 1965 à 1966, avant d’être porté à la tête de l’Assemblée nationale en mai 1966. Il quittera cette fonction deux ans plus tard, en août 1968, à la suite de la dissolution de l’institution par le président Alphonse Massamba-Débat dans un contexte de crise politique.

La voix chargée d’émotion, le premier secrétaire de l’Assemblée nationale, Fernand Sabaye, a salué la mémoire d’un homme « laborieux et discret, un homme de conviction empreint d’humilité », rappelant les nombreuses responsabilités exercées par André Georges Mouyabi : ministre de l’Industrie et des Mines, ministre de l’Urbanisme et de l’Habitat, ministre de la Fonction publique, et conseiller spécial du président Pascal Lissouba entre 1996 et 1997.

André Georges Mouyabi, ancien élève du collège moderne de Dolisie, laisse derrière lui dix enfants et de nombreux petits-enfants. Il sera inhumé dans son village natal, à Ditadi, dans le département de la Bouenza, où la terre de ses ancêtres accueillera pour l’éternité celui qui fut, toute sa vie durant, au service de la nation.

« Va, va en paix président André Georges Mouyabi pour ton repos éternel », a conclu Fernand Sabaye dans une oraison funèbre poignante.

Coupe du Monde 2026 : le Congo veut conclure sur une note positive face au Maroc

L’objectif de l’équipe nationale est de repartir de Rabat avec les honneurs, resserrer les liens au sein du groupe, et montrer qu’une nouvelle dynamique est possible.

 

Ce mardi soir à 20h au Stade Prince Moulay Abdellah (Rabat), la République du Congo s’apprête à relever de défi en affrontant le Maroc, invaincu et déjà qualifié pour la Coupe du Monde 2026. Si les Diables Rouges ne peuvent plus prétendre au voyage nord-américain, ce dernier match n’a rien d’anodin. Il est une opportunité de poser les fondations d’un futur plus ambitieux.

Avec 7 victoires en 7 matchs, 21 buts marqués et seulement 2 encaissés, les Lions de l’Atlas survolent leur groupe. Pourtant, pour le Congo-Brazzaville, ce duel face à une des meilleures sélections africaines n’est pas un obstacle à redouter, mais un test grandeur nature pour mesurer les progrès d’un groupe en reconstruction.

Sous la houlette du sélectionneur belge Paul Put, les Congolais veulent afficher une image combative, disciplinée, et surtout tournée vers l’avenir. « Face au Maroc, il faut jouer avec courage, intelligence et fierté. C’est le genre de match qui peut forger une nouvelle génération », confiait l’entraîneur en conférence de presse.

Éliminé prématurément de la course au Mondial, le Congo-Brazzaville a connu une campagne difficile, marquée par l’instabilité, les blessures et un manque d’efficacité offensive. Pourtant, plusieurs jeunes talents ont commencé à se révéler. Des joueurs comme Bersyl Obassi, Prince Ibara ou encore le prometteur Juvhel Tsoumou veulent utiliser cette confrontation comme tremplin.

Au-delà du résultat, cette rencontre symbolise une volonté : celle de ne pas céder face à l’adversité. Le Congo-Brazzaville veut prouver qu’il peut rivaliser, qu’il n’est pas condamné à rester en marge du football africain qui monte.

Congo-Belgique : une table ronde pour bâtir des ponts économiques durables

Une vingtaine d’entreprises belges en mission économique au Congo ont échangé avec des investisseurs congolais autour des opportunités d’affaires, dans le cadre d’une table ronde organisée à Brazzaville.

 

Organisée ce lundi 13 octobre, cette rencontre entre entreprises belges et acteurs économiques congolais marque une nouvelle étape dans le renforcement de la coopération entre la Belgique et la République du Congo. Au total, dix-huit entreprises belges sont présentes au Congo jusqu’au 17 octobre, avec des rencontres prévues à Brazzaville et à Pointe-Noire.

Trois grandes thématiques ont été développées au cours de la table ronde pour aider les entreprises belges à mieux cerner les secteurs clés de l’économie congolaise.

Le premier thème abordé était « République du Congo et opportunités d’affaires » : Présentée par des experts tels que Michel Djombo, président de l’Union patronale et interprofessionnelle du Congo, et Henry René Diouf, représentant adjoint du PNUD, cette session a mis en avant les nombreuses richesses du pays – de l’agriculture à l’énergie en passant par les travaux publics.

« Le développement du secteur de la construction » est le deuxième sujet abordé au cours de cette table ronde : Federica Petrucci, cheffe adjointe de la coopération de l’Union européenne au Congo, a souligné la croissance rapide des infrastructures congolaises, offrant ainsi des opportunités concrètes pour les entreprises étrangères.

Pour ce qui est du 3e thème intitulé « Infrastructures : quelle place pour le secteur privé ? », les intervenants ont insisté sur le rôle central que peut jouer le secteur privé dans la réalisation des projets d’envergure. L’appel a été lancé aux entreprises belges à s’y engager activement.

Au-delà des présentations, cette journée a permis des rencontres B2B entre chefs d’entreprises congolais et belges. Ces échanges ont abouti à plusieurs partenariats prometteurs, posant les bases d’une coopération économique durable.

Cette mission économique est co-organisée par les ambassades de Belgique et du Congo, en partenariat avec les chambres de commerce de Brazzaville et de Pointe-Noire, ainsi que l’Union patronale et interprofessionnelle du Congo.

Hydrocarbure : le Congo fixe les prix du brut pour le 3e trimestre 2025

Le gouvernement à travers le ministère des Hydrocarbures, a fixé les prix fiscaux des hydrocarbures bruts produits et commercialisés au troisième trimestre 2025.

 

C’était au cours d’une réunion stratégique, organisée du 8 au 10 octobre à Pointe-Noire, par la société Wing-Wah et présidée par le ministre Bruno Jean Richard Itoua. Au terme des travaux, les autorités ont annoncé une moyenne trimestrielle des prix fiscaux de 69,155 dollars par baril, assortie d’un différentiel moyen de +0,021 dollar par rapport aux références internationales.

Dans le détail, les prix moyens pondérés par qualité de brut sont les suivants : Djeno Mélange : 68,249 $/b, différentiel de -0,531 $/b par rapport au Brent daté ; Nkossa Blend : 68,815 $/b, différentiel de -0,235 $/b ; Yombo : 70,402 $/b, différentiel positif de +0,830 $/b ; Nkossa-Butane : 46,454 $/b, aligné sur les cargaisons de Butane NWE ; Nkossa-Propane : 26,847 $/b, avec un différentiel de -1,618 $/b par rapport au Propane Mont Belvieu.

Les cargaisons ont été négociées selon différents schémas de pricing period, notamment 5 jours après BL ou selon la moyenne mensuelle.

Clôturant la réunion, le ministre des Hydrocarbures a souligné que l’environnement mondial de l’industrie pétrolière reste instable, marqué par des bouleversements économiques et géopolitiques majeurs.

« Notre stratégie nationale s’articule autour de trois piliers fondamentaux : augmenter la production, moderniser les infrastructures et valoriser nos ressources de manière inclusive mais aussi suprême », a déclaré Bruno Jean Richard Itoua.

La prochaine réunion de fixation des prix fiscaux est d’ores et déjà prévue du 7 au 9 janvier 2026, sous l’organisation de la société Eni Congo.

RCA : 10 000 rebelles déposent les armes

Dans le cadre du programme de Désarmement, démobilisation, réintégration et rapatriement (DDRR), les autorités centrafricaines ont réussi à désarmer 10 000 rebelles et à récupérer 30 000 armes.

 

Lors de la onzième session du Comité stratégique du DDRR, tenue à Bangui vendredi 10 octobre dernier, le président centrafricain, Faustin-Archange Touadéra, a salué les avancées réalisées dans le processus de paix du pays. Selon le gouvernement centrafricain, la pacification progresse avec le désarmement des ex-combattants. Ce désarmement « massif » est le résultat de la mise en œuvre de l’accord de paix, renforcé par le partenariat de l’État avec la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique (Minusca) et la présence russe.

« Aujourd’hui, onze des quatorze groupes armés signataires de l’Accord politique pour la paix et la réconciliation nationale ont dissous leurs mouvements », a déclaré le président. Il a également mentionné que les deux groupes restants, l’Unité pour la paix en Centrafrique et les 3R (Retour, réclamation et réhabilitation) sont en voie de dissolution complète, conformément à l’Accord de N’Djamena. Le président a insisté sur l’importance de la consolidation de la paix, de la sécurité et de l’unité nationale pour le développement futur du pays. Faustin-Archange Touadéra a exprimé sa confiance dans une évolution positive de la situation et la détermination des Centrafricains à construire un avenir stable.

Cet état des lieux du DDRR et de la réconciliation intervient à quelques mois des élections générales, y compris la présidentielle, prévue pour décembre prochain. L’Autorité nationale des élections a enregistré dix dossiers de candidatures, parmi lesquels ceux du président sortant, Faustin-Archange Touadéra, et de la principale figure de l’opposition, Anicet Georges Dologuélé.

Congo-colère à la SOPECO : les agents menacent de paralyser le service postal

Face à plus de 50 mois d’arriérés de salaires et à une gestion jugée catastrophique, l’intersyndical de la Société des postes et de l’épargne du Congo (SOPECO) envisage un sit-in illimité.

 

Le climat social se dégrade au sein de la Société des postes et de l’épargne du Congo (SOPECO). À l’issue d’une assemblée générale tenue le 7 octobre, l’intersyndical regroupant les principales forces syndicales de l’entreprise a annoncé son intention de recourir à un mouvement de sit-in, en réponse à l’inaction persistante de la direction générale face aux revendications des agents.

Au cœur de la grogne, plus de 50 mois d’arriérés de salaires accumulés sur les sept dernières années, un symbole criant du malaise social qui gangrène cette société paraétatique. Les syndicats dénoncent le non-respect des engagements pris par la direction, notamment ceux relatifs au protocole d’accord signé en janvier 2023, aujourd’hui considéré comme « caduc ».

Les représentants syndicaux pointent du doigt la dilapidation des fonds issus du timbre électronique, le paiement tardif des salaires – les salaires de mars et avril n’ayant été versés qu’en août -, mais aussi la vétusté du parc automobile, la dégradation des bâtiments et du mobilier, et la mauvaise affectation du personnel à des fins partisanes.

Ils exigent également l’annulation sans condition des reclassements arbitraires opérés par la directrice générale, estimés contraires aux lois et règlements de la République. En outre, les syndicats appellent à la reprise immédiate des négociations sociales, laissées en suspens depuis des mois.

Parmi les exigences phares figure également la nomination d’un agent de la poste au poste de secrétaire général de la Banque postale du Congo, une structure dont la SOPECO détient 20 % des parts. Pour les syndicats, ce poste stratégique devrait revenir à un postier afin de mieux défendre les intérêts économiques et sociaux de l’entreprise.

Une menace de paralysie des activités

Dans une déclaration commune, le Syndicat général de la poste et la Fédération des travailleurs du secteur postal ont averti que la non-satisfaction des revendications pourrait conduire à une paralysie totale des services postaux. Une issue qui serait désastreuse pour une société déjà fragilisée, mais surtout pour les usagers et l’économie national

Le Congo et la Chine renforcent leur partenariat pour le développement

Un accord de don destiné à financer des projets de développement prioritaires a été signé entre le ministre congolais de la Coopération internationale, Denis Christel Sassou Nguesso, et l’ambassadrice de Chine au Congo, An Qing.

 

Ce nouveau don s’inscrit dans la droite ligne d’une relation diplomatique établie depuis plus de soixante ans, marquée par des projets structurants, un soutien mutuel constant et une vision commune du développement. « Ce geste traduit, une fois de plus, le soutien constant et solidaire de la Chine envers le Congo », a déclaré le ministre Denis Christel Sassou Nguesso, appelant les différents ministères à soumettre rapidement leurs projets afin de bénéficier de ce nouveau mécanisme de financement.

La diplomate chinoise,  An Qing, a pour sa part souligné que ce don s’inscrit dans le cadre du consensus établi entre les présidents Xi Jinping et Denis Sassou N’Guesso, illustrant la continuité d’une coopération fondée sur le respect mutuel et les intérêts partagés. Elle a rappelé que la Chine accompagne le Congo depuis 1961 à travers des financements sans intérêt et de nombreux projets dans les domaines des infrastructures et des équipements publics.

Dans une perspective d’approfondissement des relations économiques, An Qing a également annoncé la signature imminente d’un accord d’exonération totale des droits de douane sur les produits exportés du Congo vers la Chine. Cette mesure, prévue en marge de la 8ᵉ Exposition internationale d’importation de la Chine, vise à renforcer les échanges commerciaux et à soutenir l’exportation des produits congolais sur le marché chinois.

Érigée en partenariat stratégique global en 2016, la coopération sino-congolaise a connu une nouvelle impulsion en septembre 2025, avec son élévation au rang de « communauté d’avenir partagé de haut niveau ». Ce statut illustre la volonté des deux pays de faire de leur relation un véritable levier de développement durable, d’innovation et de solidarité au bénéfice des peuples.

L’ATIBT lance une campagne pour briser les clichés sur le bois tropical durable certifié

Baptisée « VRAI/FAUX », cette initiative vise à déconstruire les idées reçues et à rappeler que la foresterie tropicale durable n’est pas un problème, mais bien une partie de la solution face aux défis climatiques, sociaux et économiques du monde actuel.

 

Déployée d’octobre à novembre 2025, la campagne « VRAI/FAUX » repose sur une série de huit visuels pédagogiques abordant des thématiques clés notamment le changement climatique, la biodiversité, la certification, la lutte contre le commerce illégal, le cycle de vie du bois tropical, les labels, les qualités naturelles du matériau et l’impact sur les communautés locales.

L’objectif est de rétablir la vérité et démontrer que choisir un bois tropical certifié FSC ou PEFC, c’est soutenir la préservation des forêts, la protection de la biodiversité et le développement des populations locales.

La campagne s’adresse en priorité aux professionnels de l’architecture, de la construction et des marchés publics, tant en France qu’en Afrique centrale.

Pour toucher efficacement ces publics, l’Association Technique Internationale des Bois Tropicaux (ATIBT) mise sur une stratégie digitale plurielle : carrousels thématiques sur LinkedIn, stories interactives et collaborations avec micro-influenceurs sur Instagram, ainsi que des partenariats médias avec la presse spécialisée dans le développement durable.

« À travers cette campagne, que nous souhaitons ériger en un temps fort de communication, nous voulons rappeler que choisir le bois tropical certifié FSC ou PEFC, c’est à la fois agir pour la préservation des forêts et encourager une filière qui crée de la valeur pour les communautés locales », souligne Nathalie Bouville, responsable de la communication de l’ATIBT.

Cette campagne s’inscrit dans la continuité du programme Fair&Precious, marque collective lancée en 2016 par l’ATIBT pour promouvoir les bois tropicaux issus de forêts gérées durablement.

Portée par 10 engagements concrets de la lutte contre l’exploitation illégale à la préservation de la biodiversité, en passant par le soutien aux communautés locales, Fair&Precious démontre que le bois tropical certifié est un choix responsable et porteur d’avenir pour la construction durable.

Créée en 1951, l’ATIBT fédère aujourd’hui plus de 170 membres (entreprises, États, ONG, institutions et centres de recherche) œuvrant pour une gestion durable des forêts tropicales et un commerce du bois éthique et responsable.

Congo-sécurité civile : plus de 21 000 personnes secourues depuis le début de l’année

Les services de sécurité civile ont porté secours à 21 627 personnes depuis le début de l’année 2025, selon le rapport présenté le 9 octobre à Brazzaville, en présence du commandant de la sécurité civile, le général Albert Ngoto.

 

Comparée à l’année précédente, l’activité de la sécurité civile a connu une hausse de 12,25 %, soit 2 650 interventions supplémentaires. Cette progression témoigne, selon le rapport, d’une meilleure couverture territoriale et d’une réponse plus efficace aux besoins sanitaires, notamment durant les examens d’État et concours.

En 2025, 56 localités ont été desservies contre 45 en 2024, ce qui a permis d’atteindre un nombre accru de candidats, y compris dans des zones auparavant non couvertes.

Avec 7 905 cas enregistrés, Brazzaville demeure la ville la plus sollicitée, suivie par la Sangha (1 934 cas), Pointe-Noire/Kouilou (1 863 cas) et la Likouala (1 707 cas).

Les principales pathologies recensées au cours des interventions restent les céphalées (6 422 cas), le paludisme (2 307 cas), le syndrome grippal (2 126 cas) et la dysménorrhée (1 354 cas). Par ailleurs, 49 évacuations sanitaires ont été effectuées vers des structures hospitalières.

Chaque session d’examens ou concours a nécessité, en moyenne, la mobilisation de 425 agents et 37 véhicules (ambulances, véhicules de liaison, motos), pour un total de 148 déploiements à travers le pays. Globalement, 1 700 personnels de la sécurité civile ont été impliqués.

La logistique a également été marquée par une consommation de 15 000 litres de gasoil et 5 000 litres d’essence. Un effort rendu possible, selon le commandement, grâce à la détermination et au soutien financier des ministères en charge des enseignements général et technique.

Clôturant la présentation, le colonel-major Serge Pépin Itoua Poto, commandant en second de la sécurité civile, a salué l’engagement de l’ensemble du personnel et souligné la valeur stratégique de ce bilan.

« Ce rapport constitue désormais un outil d’analyse pour l’avenir. Notre engagement à poursuivre le maillage sécuritaire du territoire reste entier, avec la volonté de l’étendre aux zones les plus isolées, conformément à la vision de proximité impulsée par le ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation », a-t-il déclaré.

Le génie congolais célébré aux journées scientifiques de Brazzaville

Le ministre de la Recherche scientifique et de l’Innovation technologique, Rigobert Maboundou, a procédé, jeudi 9 octobre à Brazzaville, au lancement de la première édition des Journées scientifiques et technologiques.

 

Placées sous le thème « L’importance des sciences de l’ingénieur, de l’innovation et de la technologie dans la valorisation des ressources naturelles au Congo », ces journées ambitionnent de mettre en lumière le potentiel scientifique et technologique national, tout en suscitant chez les jeunes l’esprit d’innovation et de créativité.

« Le potentiel inestimable d’un peuple réside dans l’intelligence de ses citoyens, leur capacité à produire des connaissances, à inventer et à innover. Les jeunes doivent comprendre que la prospérité de notre pays dépend de leur engagement dans les domaines du savoir et de la recherche », a déclaré le ministre Rigobert Maboundou, à l’ouverture de la rencontre.

Durant plusieurs jours, chercheurs, enseignants, étudiants et acteurs du monde industriel vont débattre autour de thématiques clés telles que la sécurité sanitaire et alimentaire, le développement des procédés de transformation des denrées locales ou encore les défis posés par le changement climatique.

Selon Michel Elenga, directeur général de l’INRSIIT, ces journées traduisent la volonté ferme du gouvernement congolais de faire de la science et de l’innovation des moteurs essentiels du développement socio-économique. « C’est en valorisant notre savoir-faire et nos ressources que nous bâtirons une économie plus compétitive et durable », a-t-il souligné.

Au-delà des conférences et expositions prévues, cette première édition se veut un cadre d’échanges et de collaboration entre les chercheurs congolais et les partenaires internationaux, dans la perspective d’une meilleure exploitation des ressources nationales à travers la technologie.