Journée mondiale de la qualité : AGL Congo renforce sa culture Qualité auprès des jeunes apprentis

Le 11 novembre 2025, à l’occasion de la journée mondiale de la qualité, Africa Global Logistics (AGL) Congo a organisé une session de sensibilisation à la Qualité au profit des stagiaires et apprentis en poste dans l’entreprise. Cette initiative a permis de renforcer la promotion de la culture qualité au sein des équipes et d’encourager l’implication de chaque collaborateur.

Lors de cet atelier Sainthia Mboko, Responsable Qualité, a abordé les aspects essentiels de la démarche qualité notamment le respect des normes et procédures, la satisfaction client, la valorisation des bonnes pratiques et l’importance de l’appropriation de nos valeurs : humilité, passion, agilité et solidarité. Les stagiaires et apprentis ont ainsi pu mieux comprendre leur rôle dans la contribution à l’excellence opérationnelle du Groupe.

« La qualité n’est pas seulement un objectif, c’est un engagement quotidien. Chaque collaborateur, chaque stagiaire, chaque apprenti contribue à faire de notre entreprise un modèle d’excellence et de rigueur » Soutient Sainthia Mboko, Responsable Qualité Africa Global Logistics Congo

Cette rencontre a été marquée par des échanges constructifs, un partage d’expérience et l’appropriation des concepts abordés. Elle témoigne de l’importance accordée par AGL à la formation et à l’accompagnement des jeunes talents

Congo : lancement d’un atelier pour moderniser et digitaliser le secteur de l’artisanat

Ouvert lundi 17 novembre, les travaux qui doivent s’achever vendredi, sont organisés sous la houlette de Michel Ngakala, coordonnateur du Projet d’accélération de la transformation numérique au Congo (PATN).

 

L’atelier lancé dans la ville de Pointe-Noire, est consacré à la revue du cadre légal, réglementaire et institutionnel de l’artisanat, à la mise en place d’un portail des services dédiés et à l’instauration de la carte numérique de l’artisan.

L’objectif est de poser les bases d’un cadre rénové et digitalisé pour accompagner le développement durable de l’artisanat congolais. Les participants planchent notamment sur l’actualisation de l’environnement juridique et institutionnel du secteur, la formation des acteurs, ainsi que la conception d’outils numériques destinés à promouvoir et valoriser le savoir-faire artisanal national.

Parmi les objectifs majeurs figure également l’examen et l’actualisation des textes encadrant l’artisanat afin de les adapter aux mutations technologiques et économiques. Les travaux doivent permettre d’identifier, classifier et valider les métiers artisanaux, en vue de constituer un répertoire national reconnu par l’État. Les modalités de création d’un registre national des artisans, garant d’une meilleure visibilité et d’une meilleure organisation, seront également débattues.

En ouvrant les travaux, Michel Ngakala a rappelé le rôle essentiel que joue l’artisanat dans l’économie congolaise. « L’artisanat incarne plus qu’une simple activité économique. Il est le dépositaire du patrimoine culturel, un vecteur d’innovation locale et une source d’emploi particulièrement importante pour les jeunes et les femmes », a-t-il souligné.

Il a également relevé que le potentiel du secteur reste sous-exploité, en raison d’un cadre légal et réglementaire qui nécessite d’être modernisé. L’atelier doit ainsi permettre d’identifier les forces et les faiblesses des textes actuels pour proposer des réformes adaptées et bâtir un écosystème plus structuré, compétitif et résilient.

La modernisation du secteur reposera largement sur la digitalisation, a rappelé le coordonnateur du PATN.

« Nous devons accompagner nos artisans dans une transition numérique en concevant des outils accessibles et utiles », a-t-il déclaré.

Parmi ces outils figure la carte numérique de l’artisan et de l’entreprise artisanale, appelée à devenir un instrument majeur de reconnaissance officielle, de simplification des démarches et d’unification des données. De même, la création d’un portail dédié aux services de l’artisan offrira un guichet unique regroupant informations, formalités administratives et opportunités économiques.

A noter que l’atelier bénéficie du financement de la Banque mondiale, dans le cadre du projet PATN, qui accompagne le Congo dans sa transition numérique et la modernisation de secteurs clés de son économie.

Congo : signature d’un partenariat pour booster l’entrepreneuriat et l’inclusion financière

Le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud) au Congo et la Banque postale du Congo (BPC) ont signé, mardi 18 novembre 2025, un mémorandum d’entente marquant une nouvelle étape dans la promotion de l’entrepreneuriat, de l’emploi et de l’inclusion financière dans le pays.

 

Paraphé par Adama-Dian Barry, représentante résidente du Pnud, et Calixte Médard Tabangoli, directeur général de la BPC, l’accord s’est conclu en présence de la ministre des Petites et moyennes entreprises et de l’Artisanat, Lydia Jacqueline Mikolo.

L’entente couvre six domaines clés, dont l’entrepreneuriat et l’emploi des jeunes et des femmes. Dans ce cadre, la BPC s’engage à soutenir diverses initiatives, notamment à travers une subvention ciblant entre 5 000 et 10 000 entreprises et artisans sur la période 2025-2028.

Le mémorandum prévoit également l’inclusion financière, grâce à la mise en place de solutions adaptées aux populations vulnérables, avec l’appui éventuel de partenaires additionnels ; la promotion de la culture entrepreneuriale et de l’économie créative, via l’accompagnement des jeunes porteurs de projets et des artisans, notamment à travers des expositions, vernissages et ventes ; la communication et la visibilité, par l’organisation d’évènements communs et la valorisation de l’impact des actions menées ; l’appui à la valorisation des droits économiques des femmes, incluant la promotion de l’égalité des genres dans les milieux entrepreneurial et professionnel.

Ce partenariat stratégique ambitionne de renforcer le tissu économique congolais en offrant de nouvelles opportunités aux jeunes et aux femmes, tout en consolidant les efforts en matière d’inclusion financière et d’appui aux initiatives économiques locales.

Deux morts sous un train : un drame qui relance la question de la sécurité ferroviaire

Ce tragique accident s’est produit lundi 17 novembre 2025 à la gare de Tié-Tié, dans le troisième arrondissement de Pointe-Noire.

 

Deux personnes, dont l’identité n’a pas été révélée, ont été mortellement fauchées alors qu’elles tentaient de traverser les rails pour rejoindre un marché de fortune situé de l’autre côté de la voie. Selon des témoins, le drame a commencé lorsqu’une jeune femme a entrepris de franchir le chemin de fer, au moment même où un train venait de se mettre en marche. Surprise, elle n’a pas eu le temps de s’écarter. Un homme, témoin de la scène et entendant ses appels à l’aide, se serait alors précipité pour lui porter secours. Mais dans leur tentative d’échapper à la locomotive, les deux se sont retrouvés sous les wagons. La jeune femme a été décapitée tandis que l’homme a succombé à une hémorragie, après une amputation causée par l’impact.

Les locomotives du Chemin de fer Congo-Océan (CFCO), qui pèsent plusieurs dizaines de tonnes et transportent des marchandises lourdes, ne peuvent éviter de tels chocs. « Une personne ne fait pas le poids face à une rame en mouvement », rappelle un agent ferroviaire. Les conducteurs, souvent impuissants face à ces situations, vivent également ces accidents comme de véritables traumatismes. Même lorsqu’ils aperçoivent un individu sur la voie, l’inertie du train rend presque impossible un arrêt rapide.

Ce type d’événements n’est malheureusement pas isolé. En République du Congo, les accidents sur le chemin de fer sont en hausse depuis cinq ans. En 2021, le CFCO a enregistré deux collisions au niveau des passages à niveau. En 2022, 2023 et 2024, ce chiffre est passé à quatre accidents par an, selon le directeur général du CFCO, Ignace Nganga.

Face à cette recrudescence, la question de la sensibilisation des populations et de la sécurisation des traversées revient avec insistance. Les zones où s’installent des marchés de fortune, à proximité immédiate des rails, sont particulièrement exposées. Les autorités sont appelées à renforcer la signalisation et à délimiter clairement les espaces interdits afin de prévenir de nouveaux drames.

Congo : 25 millions de FCFA à payer par l’ancienne commission ad hoc de la Fécofoot

Le Tribunal arbitral du sport (TAS) a notifié, dans un courrier daté du 14 novembre, une nouvelle décision dans l’affaire opposant la Fédération congolaise de football (Fécofoot) aux membres de l’ancienne commission ad hoc déclarée illégale.

 

Les membres de l’ancienne commission ad hoc de la Fécofoot condamnés à verser 25 millions de francs CFA à la Fécofoot dans un délai de trente jours à compter de la réception de la correspondance.

Dans le même temps, le TAS s’engage à rembourser 9 millions de francs CFA à la Fécofoot, conformément aux dispositions administratives liées à la procédure arbitrale. Une décision qui s’inscrit dans la suite du verdict du 19 mai 2025, ayant déjà annulé les résolutions de l’assemblée générale extraordinaire du 25 septembre 2024.

Dans son courrier, signé par son directeur financier, Miguel Abelairas, le TAS rappelle la portée de l’article R64.4 du Code de l’arbitrage en matière de sport, qui définit la composition des frais d’arbitrage : droit de greffe, frais administratifs, honoraires des arbitres et participation aux débours de l’institution.

Selon la page 35, point 5, de la sentence initiale, les frais d’arbitrage sont entièrement mis à la charge des membres de l’ancienne commission ad hoc, cités nommément, et tenus solidairement responsables. Parmi eux figurent notamment Landry Loembet, Francky Loemba, Oumar Djim, Mandounou Tinio, Badiala Kemy, Menga Chancy, et plusieurs autres anciens responsables impliqués dans le processus contesté.

Pour rappel, dans sa décision du 19 mai, le TAS avait déclaré recevable l’appel introduit le 9 octobre 2024 par la Fécofoot, Jean Guy Blaise Mayolas et Badji Mombo Wantété, contre les résolutions prises lors de l’assemblée générale extraordinaire du 25 septembre 2024. L’institution arbitrale avait jugé que les décisions issues de cette assemblée étaient nulles et de nul effet, confirmant ainsi l’illégalité de la commission ad hoc et des actes qui en avaient découlé.

Cette nouvelle étape vient clore un long feuilleton judiciaire et confirme une fois de plus la position du TAS en faveur de la Fécofoot, tout en clarifiant les responsabilités financières liées à la procédure.

 

Congo-UPADS : 4 courants internes dénoncent leur exclusion du 2e congrès ordinaire

À quelques heures de l’ouverture du 2ᵉ congrès ordinaire de l’Union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS), prévu du 20 au 22 novembre 2025 à Brazzaville, la tension monte au sein du parti fondé par le professeur Pascal Lissouba.

 

L’Esprit UPADS, le CRU, la Génération Étoile et la Renaissance Panafricaine, quatre courants politiques internes de l’UPADS ont annoncé, dans une déclaration conjointe, avoir été « exclus de fait » du rendez-vous politique majeur du parti.

Selon ces sensibilités, toutes nées « spontanément » au cours du débat sur l’illégalité et l’illégitimité des instances dirigeantes depuis 2017, la direction politique sortante a ignoré leur lettre d’intention datée du 14 août 2025. Cette correspondance exprimait leur volonté de participer « exceptionnellement » au congrès en tant qu’entités internes informelles, dans un esprit « d’apaisement et de conciliation ».

Les courants contestataires estiment que la direction ne peut invoquer l’article 80 des statuts relatifs à la liste des participants au congrès pour justifier leur mise à l’écart. Ils soulignent que la démarche relève d’un « choix fondamentalement politique », d’autant que la direction sortante aurait elle-même déjà « outrepassé l’article 70 », en procédant à des nominations qualifiées d’exceptionnelles, « donc illégales et arbitraires », au sein du Conseil national.

Pour les signataires, ce refus de les intégrer annihile tout espoir d’un congrès unitaire ou inclusif. « À la grande déception des cadres, militants et sympathisants, ce congrès se réduit à un insipide congrès de l’exclusion, sans intérêts, ni perspectives exaltantes pour le parti », affirment-ils.

Ils accusent également la direction sortante de chercher à réunir « des affidés méticuleusement sélectionnés », afin de poursuivre « l’œuvre de démolition de la pensée politique du professeur Pascal Lissouba », amorcée, selon eux, lors du congrès de 2013.

Les conclusions de la commission préparatoire et les congrès départementaux organisés « au pas de charge » renforcent, selon eux, la thèse d’un processus verrouillé, sans véritable débat interne.

Les courants lissoubistes préviennent que si le congrès valide cette orientation, ils tireront « toutes les conséquences politiques, juridiques et administratives » de ce qu’ils qualifient « d’imposture ». Une menace à peine voilée, qui laisse présager un avenir encore plus fracturé pour le premier parti d’opposition historique du Congo.

Alors que l’UPADS s’apprête à tenir un congrès décisif, l’absence de ces courants internes pourrait fragiliser davantage un parti déjà traversé par de profondes divisions depuis près d’une décennie. Reste à savoir si la direction sortante choisira l’ouverture… ou assumera une ligne de rupture dont les effets pourraient se répercuter durablement sur l’avenir politique du mouvement.

Congo : un musée pour faire rayonner la mémoire africaine

Le président de la République, Denis Sassou N’Guesso, a procédé, mardi 18 novembre, au lancement officiel des travaux de cet infrastructure.

 

C’est sur l’ancien port d’embarquement des esclaves, à la baie de Loango que les travaux de construction du futur musée ont été lancés. Prévu pour s’achever fin 2026, l’édifice s’étendra sur plus de 3 000 m² et représente un investissement de près de 23 milliards FCFA. Selon le ministre de l’Aménagement du territoire et des Grands travaux, Jean-Jacques Bouya, le projet confié au groupement GCC-SCTB, avec un contrôle assuré par Géo-Consult, reposera sur une surface totale bâtie de 3 300 m².

Le musée comprendra quatre zones principales notamment un espace d’exposition dédié aux artistes ; un parcours permanent retraçant l’histoire du mémorial ; une cinémathèque ; une zone commerciale. À cela s’ajouteront un bloc administratif, des espaces paysagers et un amphithéâtre, offrant au site une ampleur culturelle et touristique sans précédent.

« Ce musée sera un espace de mémoire, de savoir, de conscience et de prise de conscience collective ; un lieu d’éducation, de recherche et de dialogue. Il racontera à l’éternité l’histoire, mais aussi la culture, la résistance et la dignité », a souligné Jean-Jacques Bouya.

« Aujourd’hui, en posant la première pierre du Mémorial de la Baie de Loango, vous transformez ce seuil en promesse. Vous faites de ce lieu de fracture un lieu de réconciliation. Vous rendez à ces âmes leur voix, à ce rivage sa dignité, et à notre mémoire sa verticalité. (…) C’est un acte de vision. » a exprimé au chef de l’Etat, Lydie Pongault, ministre de l’Industrie culturelle, touristique, artistique et des loisirs

Un devoir d’histoire

À partir du XVIIᵉ siècle, la baie de Loango fut l’un des points d’embarquement majeurs du commerce négrier. Des millions d’hommes, de femmes et d’enfants y furent déportés vers les Amériques, victimes d’un système de déshumanisation dont les séquelles marquent encore le monde contemporain.

Congo : une grève illimitée annoncée à l’université Marien-Ngouabi

Le Collège intersyndical de l’Université Marien-Ngouabi a annoncé l’entrée en grève illimitée à compter du 17 novembre 2025.

 

Le mouvement, qui touche l’ensemble des facultés et instituts, entraîne l’arrêt immédiat des processus d’inscription ainsi que la suspension de la proclamation des résultats des différents concours.

Dans une déclaration lue le 15 novembre dernier, par Patrick Gomez, secrétaire administratif et juridique du SYNESUP, les syndicats ont dénoncé « l’indifférence du gouvernement face aux énormes difficultés que vivent les travailleurs de l’Université Marien-Ngouabi ». Ils réclament notamment le paiement de cinq mois de salaires en retard, notamment août et septembre 2024, ainsi que août, septembre et octobre 2025.

Les syndicats exigent également le règlement de toutes les heures diverses cumulées depuis 2018, ainsi que le versement par le Trésor public de l’ensemble des cotisations sociales aux caisses de Sécurité sociale, restées impayées depuis plusieurs années.

Le Collège intersyndical regroupe trois organisations : le Syndicat du personnel non-enseignant du supérieur (SYPENES), le Syndicat national de l’université (SYNALU) et le Syndicat des enseignants du supérieur (SYNESUP). Malgré la paralysie générale annoncée, il a précisé que les épreuves écrites et pratiques du concours d’entrée à l’Institut supérieur d’éducation physique et sportive (ISEPS) pourront, elles, se dérouler normalement.

Les syndicats préviennent que la reprise des activités académiques reste conditionnée à la satisfaction complète de leurs revendications. En attendant une réaction du gouvernement, la plus grande université publique du pays risque de connaître une nouvelle période d’immobilisme, au détriment des étudiants et des travailleurs déjà éprouvés par plusieurs années de tensions sociales récurrentes.

Le Congo se dote d’un institut de pointe pour renforcer sa sécurité sanitaire

Le président de la République, Denis Sassou N’Guesso, a inauguré lundi 17 novembre, l’Institut national de biologie et de veille sanitaire (INBVS), dans le 1er arrondissement Emery Patrice Lumumba.

 

L’INBVS vient répondre à trois besoins essentiels à savoir le diagnostic biologique avancé, la recherche et l’innovation, ainsi que la surveillance épidémiologique et la veille sanitaire. C’est du moins ce qu’a expliqué le ministre de la Santé et de la Population, Jean Rosaire Ibara, lors de la cérémonie d’inauguration.

L’Institut s’appuie sur une architecture moderne, composée de cinq grands laboratoires complémentaires, interconnectés et spécialisés. Ils couvrent les domaines de la biologie moléculaire et de la génomique fonctionnelle, la microbiologie, la biochimie, l’immunologie et l’hématologie, la bromatologie et la toxicologie, sans oublier la biologie d’urgence. Un dispositif qui, selon le ministre, fait de l’INBVS un futur « pivot national de la recherche biomédicale appliquée ».

Au-delà de sa mission sanitaire, l’établissement prévoit de développer des partenariats avec les universités publiques et privées afin de renforcer la formation, l’innovation et la production scientifique au Congo.

Pour le gouvernement congolais, l’ambition est claire, faire de l’INBVS un modèle africain en matière de sécurité sanitaire, doté d’une veille biologique permanente et capable de déployer une réponse rapide en cas d’épidémie.

Le ministre de la Santé souhaite que l’Institut devienne « un phare de science, de souveraineté et de responsabilité au service du Congo et de l’Afrique tout entière ».

Congo : Denis Sassou N’Guesso inaugure une usine gazière

Le président de la République a procédé, lundi 17 novembre 2025, à l’inauguration de l’usine de valorisation du gaz associé du champ Banga-Kayo, à Tchamba Nzassi.

 

Le complexe gazier inauguré comprend un système complet : unités de traitement, de séparation, de compression, de liquéfaction, stockage, logistique et toutes les infrastructures nécessaires à la transformation du gaz associé en produits énergétiques et industriels. L’infrastructure a été réalisée par la société chinoise Wing Wah Exploration & Production (E&P) en partenariat avec la Société nationale des pétroles du Congo (SNPC)

Selon Wing Wah, l’usine prévoit la production de gaz sec, de propane, de butane et d’un volume important de GNL destiné à la fois au marché national et à l’exportation.

Le vice-président de Wing Wah E&P, Li Jin Qiang, a souligné que cette mise en service découle directement de la vision du chef de l’État.

« À pleine capacité, nous traiterons 5 millions de mètres cubes de gaz associé par jour, produisant plus de 219 000 tonnes de propane, 151 000 tonnes de butane, 88 000 tonnes et 250 000 tonnes de GNL, ainsi qu’un volume important de gaz sec. C’est un changement d’échelle majeur pour la République du Congo », a-t-il déclaré.

Ce programme industriel progressif, déployé en trois phases entre 2024 et 2026, augmentera à chaque étape les capacités de traitement et les bénéfices économiques pour le pays.

Filiale du groupe chinois Southernpec, Wing Wah ambitionne d’atteindre 500 000 barils équivalent pétrole par jour d’ici 2030. Li Jin Qiang s’est félicité du climat de confiance instauré par les réformes du gouvernement depuis 2021.

« Grâce à cette impulsion, notre production est passée en un temps record de 8 000 barils en 2021 à 58 000 barils aujourd’hui », a-t-il rappelé.

L’inauguration de l’usine s’inscrit dans un vaste projet intégré dont le déploiement complet est prévu pour décembre 2025. Ce programme reliera plusieurs permis pétroliers au moyen d’un réseau d’oléoducs, de gazoducs, d’infrastructures routières, de centres de traitement et de transfert.

À terme, il devrait permettre la production additionnelle d’environ 200 000 barils équivalent pétrole, ainsi que la création de plus de 7 000 emplois directs et indirects, une véritable opportunité pour les jeunes et les entreprises locales.

Le vice-président de Wing Wah a également salué le rôle crucial de la SNPC.

« La SNPC est un partenaire essentiel. Son implication constante a été déterminante dans chaque étape du projet », a-t-il insisté.

Le ministre des Hydrocarbures, Bruno Jean Richard Itoua, a souligné l’importance stratégique de ces investissements : réduction du torchage, montée en compétence, consolidation du tissu industriel et renforcement de la chaîne de valeur gazière.

Le projet global de Wing Wah prévoit à long terme 1 400 forages sur 20 ans, pour un investissement estimé à 23 milliards de dollars, en plus des 4 milliards déjà engagés dans le programme initial.

« Au total, ce sont près de 27 milliards de dollars qui seront investis dans notre pays », a rappelé le ministre.