Congo-CNFSDP : un budget de 2 milliards F adopté pour accélérer digitalisation en 2026

Le Centre national de formation en statistique, démographie et planification (CNFSDP) a tenu, le 5 janvier à Brazzaville, la deuxième session de son comité de direction.

 

Le budget de l’exercice 2026, arrêté en recettes et en dépenses par le CNFSDP est de 2 milliards de FCFA. Cette somme a été adopté à l’issue des travaux la deuxième session de son comité de direction. La session s’est déroulée sous la présidence de Gabriel Batsanga, président du comité de direction, et a permis d’examiner une dizaine de points inscrits à l’ordre du jour.

Le budget adopté, cofinancé par le gouvernement congolais et la Banque mondiale à travers le projet HISWACA (Harmonizing and Improving Statistics in West and Central Africa), sera principalement consacré à la construction de nouvelles infrastructures, à l’installation d’équipements modernes et à la digitalisation des services et des parcours de formation.

Une part importante de cette enveloppe servira également à la mise en place d’une plateforme numérique de formation en ligne de type MOOC, destinée à élargir l’accès à l’enseignement, ainsi qu’à la création d’une bibliothèque numérique.

« Nous avons reçu la bénédiction du comité de direction qui a validé le budget exercice 2026. Celui-ci va servir à la digitalisation de nos services et de l’ensemble des parcours de formation, mais aussi à la construction de nouvelles infrastructures. Pour cela, nous comptons sur l’appui constant du gouvernement et de la Banque mondiale à travers le projet HISWACA », a déclaré Johs Stephen Yoka Ikombo, directeur général du CNFSDP.

Le comité de direction a également au cours de cette session, approuvé le programme d’activités 2026, qui prévoit une série d’actions visant à améliorer le fonctionnement du centre et à renforcer son positionnement stratégique. L’ambition affichée est de faire du CNFSDP un centre de référence en statistiques, démographie et planification, au-delà de la sous-région d’Afrique centrale.

Par ailleurs, les membres du comité ont validé le rapport d’activités et financier 2025, ainsi que les états financiers de l’exercice 2024, saluant la rigueur dans la gestion administrative et financière de l’établissement.

Établissement public à caractère administratif, le CNFSDP a pour mission d’assurer la formation initiale et continue de cadres de haut niveau issus des administrations publiques et privées, œuvrant au sein du Système statistique national (SSN).

Congo : échange de vœux entre le président et le corps diplomatique

Le président Denis Sassou-N’Guesso, accompagné de Madame Antoinette Sassou-N’Guesso, a reçu ce mardi 06 janvier 2026, au Palais du Peuple, les membres du Corps diplomatique accrédité en République du Congo, à l’occasion de la traditionnelle cérémonie d’échange de vœux du Nouvel An.

 

Cette rencontre solennelle, devenue un moment fort du calendrier diplomatique, a permis aux représentants des missions diplomatiques et consulaires ainsi qu’aux responsables des organisations internationales de présenter leurs vœux de paix, de prospérité et de réussite au Chef de l’État et au peuple congolais pour l’année 2026.

S’exprimant au nom du Corps diplomatique, le doyen a salué la qualité des relations de coopération qui unissent le Congo à leurs pays respectifs, tout en réaffirmant leur engagement à œuvrer au renforcement du dialogue politique, de la coopération économique et des échanges culturels. Il a également rendu hommage aux efforts déployés par les autorités congolaises en faveur de la paix, de la stabilité et du développement durable.

En réponse, le Président Denis Sassou-N’Guesso a exprimé sa gratitude pour les vœux formulés et a réitéré la volonté du Congo de poursuivre une diplomatie fondée sur le respect mutuel, la solidarité et la coopération gagnant-gagnant. Le Chef de l’État a souligné l’importance du multilatéralisme et de la concertation internationale face aux défis mondiaux, notamment ceux liés à la paix, au climat et au développement.

La cérémonie s’est déroulée dans une atmosphère empreinte de convivialité et de courtoisie diplomatique, illustrant la solidité des liens entre la République du Congo et la communauté internationale. Elle s’est achevée par des échanges informels entre le couple présidentiel et les membres du Corps diplomatique, marquant ainsi le début d’une nouvelle année placée sous le signe du dialogue et du partenariat.

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Grève à l’Université Marien-Ngouabi : le dialogue se poursuit pour une sortie de crise

La ministre de l’Enseignement supérieur, le Pr Delphine Edith Emmanuel, a engagé, le 5 janvier à Brazzaville, des échanges avec les représentants des plateformes syndicales du secteur ainsi qu’avec les autorités académiques de l’Université Marien-Ngouabi.

 

Déclenchée le 17 novembre 2025 par l’intersyndicale de l’Université Marien-Ngouabi, la grève illimitée trouve son origine dans plusieurs revendications sociales, notamment le paiement d’arriérés de salaires. Une première avancée a toutefois été enregistrée le 23 décembre dernier, à l’issue d’une réunion entre la ministre et les différents acteurs concernés, avec le règlement de trois des cinq mois d’arriérés exigés par les syndicats.

Malgré ce pas jugé significatif, certaines revendications demeurent en suspens, justifiant la poursuite du mouvement de grève. C’est dans ce contexte que la ministre de l’Enseignement supérieur a souhaité harmoniser les points de vue avec les partenaires sociaux et la présidence de l’université, afin d’identifier des solutions durables et consensuelles.

Si aucune annonce officielle de levée de la grève n’a été faite à l’issue de la rencontre, les discussions se poursuivent dans un climat qualifié de constructif par les parties prenantes. L’objectif affiché reste la restauration d’un climat social apaisé, favorable à la reprise effective des activités académiques.

Dans l’attente d’un dénouement, enseignants et étudiants espèrent une issue rapide à cette crise qui affecte le déroulement de l’année universitaire.

Congo : le Collectif Lamuka officiellement présenté aux organisations de la société civile

La cérémonie s’est déroulée en présence des responsables du district ainsi que des services des affaires sociales.

 

Le bureau de la coordination du Collectif Lamuka, antenne de Pointe-Noire-Kouilou, a été officiellement présenté le 30 décembre 2025 à la coordination départementale des organisations de la société civile. Organisation de la société civile engagée dans la promotion et la défense des droits des femmes, le Collectif Lamuka concentre plus particulièrement son action en faveur des femmes vivant avec handicap, encore trop souvent victimes de violences basées sur le genre, d’exclusion sociale et économique, de stigmatisation et d’un accès limité à l’information sur leurs droits fondamentaux.

Prenant la parole, Pouliguen Maya, coordonnatrice départementale du collectif, a rappelé l’essence même de Lamuka. « Le Collectif Lamuka est né d’un constat douloureux mais réel. Trop de femmes en situation de handicap subissent encore aujourd’hui des violences, le silence forcé et l’exclusion. Lamuka agit également pour l’éducation, la sensibilisation et l’accès inclusif à la santé sexuelle et reproductive. Notre devise – Solidarité, Justice, Développement – n’est pas un slogan, mais un engagement quotidien. Le handicap n’annule ni la dignité, ni la capacité d’agir. », a-t-elle affirmé

Elle a également souligné que l’accompagnement recherché par le collectif vise l’autonomisation.

« L’assistance que nous sollicitons n’est pas une dépendance, mais un levier pour permettre aux femmes vivant avec handicap de vivre dignement, de produire, de décider et de contribuer pleinement au développement de notre société. »

Le bureau du Collectif Lamuka est composé de Pouliguen Maya, coordonnatrice, assistée de Léopold Ngoulou, secrétaire général. Uldevert Massanga occupe le poste de secrétaire chargé de la communication, Djaf Biboka celui de secrétaire chargée des finances, et Chérubin Miemo est secrétaire chargé du suivi et de l’évaluation.

Dans la foulée, Lamuka a présenté son programme 2025-2026, intitulé « Tchicol Ti Buzimbu » (L’école des oubliés). Ce programme met l’accent sur l’inclusion sociale, l’accès équitable à l’éducation et l’accompagnement des populations vulnérables et marginalisées. À travers ce cadre d’action, le collectif entend renforcer l’autonomisation économique des femmes et jeunes filles en situation de handicap, prévenir et accompagner les victimes de violences basées sur le genre, garantir un accès inclusif à la santé sexuelle et reproductive, et amplifier la voix des femmes handicapées dans les médias et les espaces publics.

Congo-Présidentielle de mars 2026 : la force publique mobilisée pour une sécurité optimale

La sécurisation de l’élection présidentielle prévue en mars 2026 constitue la priorité majeure de l’action de la Force publique pour l’année en cours.

 

Selon le CEMG, une conférence initiale de planification a déjà permis de définir le cadre opérationnel et le dispositif de soutien aux organes en charge du processus électoral. Dans l’attente des orientations du président de la République, chef suprême des armées, la Force publique se prépare activement afin de garantir un scrutin apaisé, sécurisé et conforme aux normes républicaines.

Dressent le bilan des activités menées en 2025, le général Guy Blanchard Okoï a indiqué que les opérations de recrutement et d’incorporation du contingent 2023 se sont déroulées dans le strict respect des textes réglementaires en vigueur. Il a précisé que les jeunes recrues issues de la vague A ont déjà été affectées au sein des corps de troupes pour y poursuivre leur formation de spécialité, tandis que celles de la vague B suivent actuellement une formation complémentaire. Les recrues de la dernière vague, quant à elles, sont engagées dans la formation commune de base.

Concernant la police et la gendarmerie, les jeunes incorporés ont été présentés au drapeau à l’issue de leur formation initiale et entameront prochainement une formation professionnelle d’une durée de douze mois. Par ailleurs, l’opérationnalisation de la première compagnie du génie travaux se poursuit, tandis que le processus d’acquisition d’équipements et de matériels est déjà engagé.

Dans le cadre du renforcement du lien armée-nation, la Force publique continue d’apporter un appui notable aux actions d’assainissement dans les villes de Brazzaville et de Pointe-Noire, contribuant ainsi à l’amélioration du cadre de vie des populations.

L’année 2025 a également été marquée par la célébration du 50ᵉ anniversaire de l’intégration des femmes au sein de la Force publique. À cette occasion, le Cemg a salué l’engagement et le professionnalisme des femmes en uniforme qui, a-t-il souligné, œuvrent sans relâche au service de la nation.

Sur le plan sécuritaire, les forces de sécurité intérieure ont renforcé les contrôles aux frontières grâce à la modernisation des infrastructures techniques et à l’interconnexion des postes frontaliers. Cette dynamique a permis une meilleure régulation des flux migratoires ainsi que la saisie et la destruction de quantités importantes de produits illicites.

Le général Guy Blanchard Okoï est également revenu sur le lancement, le 3 novembre 2025 à Oyo, du projet de création d’une académie internationale de lutte contre la criminalité environnementale. Cette initiative, a-t-il souligné, constitue un outil stratégique pour le renforcement des capacités nationales et africaines en matière de prévention et de répression des crimes environnementaux.

Enfin, le chef d’état-major général a salué l’excellence de la coopération en matière de défense et de sécurité entre le Congo et ses partenaires internationaux, rappelant l’engagement du pays dans la sécurité collective au-delà de ses frontières.

Clôturant son discours, le général Guy Blanchard Okoï a réaffirmé l’engagement indéfectible de la Force publique à défendre l’intégrité territoriale et à protéger les populations dans le respect des institutions républicaines et de son serment.

Congo : le Conseil des ministres valide le cadre statutaire des hôpitaux de Ouesso et Sibiti

Ces projets de statuts viennent consolider le cadre juridique et administratif des hôpitaux généraux de ces hôpitaux, créés par des lois promulguées le 6 octobre 2025.

 

Le Conseil des ministres a examiné et adopté deux projets de décret présentés par Jean Rosaire Ibara, ministre de la Santé et de la Population, portant approbation des statuts des hôpitaux généraux de Ouesso et de Sibiti. Le ministre a soumis à l’examen des membres du Conseil des textes définissant les missions, l’organisation, le fonctionnement ainsi que les modalités de gestion de ces deux établissements hospitaliers.

Inaugurés en novembre 2025, ces établissements ont pour vocation de renforcer l’offre de soins, à améliorer la prise en charge des urgences médicales et à répondre efficacement aux pathologies complexes et spécialisées, notamment dans les zones de l’intérieur du pays.

Établissements publics à caractère administratif, dotés de la personnalité morale et de l’autonomie financière, les hôpitaux généraux de Ouesso et de Sibiti sont placés sous la tutelle technique et administrative du ministère en charge de la Santé.

Après examen et discussion, le Conseil des ministres a adopté les deux projets de décret portant respectivement approbation des statuts de l’hôpital général de Ouesso et de l’hôpital général de Sibiti.

Par ailleurs, au titre des nominations au sein du ministère de la Santé et de la Population, le Conseil des ministres a procédé à la désignation du Directeur général de l’hôpital général de Djiri. Il s’agit de Monsieur Ekouele Mbaki Hugues Brueux, professeur titulaire en neurochirurgie, enseignant-chercheur et rapporteur du Conseil scientifique de la Faculté des sciences de la santé et des affaires sociales (FSSA) de l’Université Marien Ngouabi.

Congo-Conseil des ministres : feu vert à de nouveaux projets miniers

Le Conseil des ministres a examiné et adopté quatre projets de décret présentés par le ministre d’État, ministre des Industries minières et de la Géologie, Pierre Oba.

 

 

Les ministres viennent d’accorder quatre permis aux entreprises BAO, SHI et OMINIS SARLU. Ces décisions s’inscrivent dans la stratégie nationale de valorisation du potentiel minier et de diversification de l’économie.

Invité à prendre la parole, le ministre d’État Pierre OBA a d’abord soumis à l’examen du Conseil deux projets de décret portant attribution de permis d’exploitation de polymétaux à la société BAO SHI SARLU, dans les zones de Mindouli et de Mpassa-Moubiri, situées dans le département du Pool.

Ces deux périmètres miniers, anciennement détenus par la société Lulu de Mine, avaient été réintégrés dans le domaine public par décrets du 8 octobre 2024, à la suite d’une absence prolongée de travaux de développement et du non-respect de la convention d’exploitation minière signée le 21 février 2014. Conformément aux dispositions du Code minier, une nouvelle attribution était donc engagée.

Les réserves cumulées de polymétaux sont estimées à près de 30 millions de tonnes, avec une production annuelle projetée de 250 000 tonnes sur une durée de vie de la mine évaluée à 25 ans. La société BAO SHI SARLU ambitionne de valoriser ces ressources à travers leur transformation locale, notamment pour la production de câbles électriques, contribuant ainsi à la réduction de la dépendance du pays aux importations d’équipements électriques.

Le projet prévoit la réalisation d’études de faisabilité ainsi que d’impact environnemental et social. Il devrait générer environ 350 emplois, dont 250 au profit de la main-d’œuvre locale, pour un investissement global estimé à 350 millions de dollars américains, incluant les infrastructures spécifiques nécessaires.

Après examen, le Conseil des ministres a adopté les deux décrets attribuant à BAO SHI SARLU les permis d’exploitation dits Mindouli et Mpassa-Moubiri.

Poursuivant son exposé, le ministre d’État a présenté deux autres projets de décret relatifs à l’attribution de permis de recherches minières à la société OMINIS SARLU, dans le département du Kouilou. Il s’agit des permis dits Monza et Mboubissi, ciblant les sels de potasse.

La société avait précédemment bénéficié de trois autorisations de prospection dans les zones de Bellolo, Mboubissi et Monza. Les travaux réalisés ont permis d’identifier des prospects prometteurs, justifiant la conduite de recherches plus approfondies dans les zones de Mboubissi et Monza.

Ces campagnes de recherche, dont le coût prévisionnel est évalué à 5 milliards de francs CFA, s’inscrivent dans le cadre de la mise en œuvre des accords conclus entre la République du Congo et la Chine, dans le contexte du Forum sur la coopération sino-africaine (FOCAC), coprésidé par les deux pays.

À l’issue des échanges, le Conseil des ministres a adopté les deux projets de décret attribuant à OMINIS SARLU les permis de recherches minières dits Monza et Mboubissi.

Congo : compte rendu du Conseil des ministres du 31 décembre 2025

Le Conseil des Ministres s’est réuni mercredi 31 décembre 2025 à Brazzaville, sous l’autorité du président de la République Denis SASSOU N’GUESSO.

 

Neuf (9) affaires étaient inscrites à son ordre du jour, soit :

– Quatre (4) projets de décret au titre du Ministère des industries minières et de la géologie ;

– Deux (2) projet de décret au titre du Ministère des hydrocarbures ;

– Deux (2) projets de décret au titre du Ministère de la santé et de la population ;

– Une (1) nomination au titre du Ministère de la santé et de la population.

I/- Ministère des industries minières et de la géologie.

Invité par le Président de la République à prendre la parole, M. Pierre OBA, Ministre d’Etat, Ministre des industries minières et de la géologie, a soumis à l’examen des Membres du Conseil des Ministres quatre (4) projets de décret.

La société BAO SHI SARLU a introduit, en novembre 2025, une demande d’obtention de permis d’exploitation de gisements de polymétaux dans les zones de MPASSA-MOUBIRI et Mindouli dans le département du Pool.

Conformément aux dispositions du code minier, ces deux permis, anciennement détenus par la société LULU DE MINE, ont été abrogés et retournés au domaine public, en vue d’une nouvelle attribution, par deux décrets du 8 octobre 2024, pour cause d’absence prolongée de travaux de développement et de non-respect de la convention d’exploitation minière conclue le 21 février 2014.

Leur réserve cumulée et estimée de polymétaux est d’environ 30 millions de tonnes, avec des prévisions de production annuelle de 250 mille tonnes par an, pour une durée de vie de la mine estimée à 25 ans. C’est dans ce contexte que la société BAO SHI a manifesté son intérêt pour valoriser les minerais de polymétaux, avec comme obligation de les transformer localement et comme objectif la production de câbles électriques, afin de réduire la dépendance de notre pays en matière d’équipements électriques.

La société candidate à l’exploitation des deux sites s’engage à mener les études de faisabilité et d’impact environnemental et social nécessaires. Le nombre prévisionnel d’emplois est évalué à 350, dont 250 employés locaux, avec un investissement global incluant les infrastructures spécifiques nécessaires estimé à 350 millions de dollars américains.

Les membres du Conseil des Ministres, ayant constaté que ces deux projets d’exploitation s’inscrivaient dans la volonté des pouvoirs publics de diversifier notre économie, ont adopté les deux projets de décret soumis à leur examen, portant attribution à la société BAO SHI, d’une part, d’un permis d’exploitation pour les polymétaux, dit permis MINDOULI et, d’autre part, d’un permis d’exploitation pour les polymétaux dit MPASSA-MOUBIRI.

Poursuivant son propos, le Ministre d’Etat Pierre OBA a soumis au Conseil deux projets de décret attribuant à la société OMINIS SARLU deux permis de recherches minières, situés dans le département du Kouilou, le premier dit permis MONZA et le second permis MBOUBISSI.

Cette société avait obtenu trois autorisations de prospection pour les sels de potasse dans les zones de Bellolo, Mboubissi et Monza dans le Kouilou. Elle a pu mettre en évidence des prospects intéressants qui nécessitent des investigations plus approfondies pour les sels de potasse dans les zones de Mboubissi et Monza.

Ces campagnes de recherches ont un coût prévisionnel de 5 milliards de frs CFA. Ce projet s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des accords conclus avec la Chine dans le cadre du FOCAC, coprésidé par nos deux pays.

Après examen et discussion, le conseil des ministres a adopté les deux projets de décret portant attribution à la société OMINIS SARLU d’un permis de recherches minières pour les sels de potasse dit, pour le premier, permis Monza et, pour le second, permis Mboubissi dans le département du Kouilou.

II/- Ministère des hydrocarbures.

Invité par le Président de la République à prendre la parole, M. Jean Richard Bruno ITOUA, Ministre des hydrocarbures, a soumis à l’examen des membres du conseil des ministres deux projets de texte. Le premier est un projet de décret portant prorogation du permis d’exploitation d’hydrocarbures liquides ou gazeux dit « AWA PALOUKOU ». Le permis d’exploitation éponyme est issu de l’ancien permis de recherches dit MARINE X, octroyé à l’époque par décret de juillet 2005 pour une durée de 15 ans renouvelable, durée portée ensuite à 20 ans. Le permis MARINE X était lui-même issu d’un contrat de partage de production de 1995.

Après différentes évolutions, la société ENI Congo SAU a transféré l’exercice des intérêts participatifs à la société PERENCO Congo SA pour le permis d’exploitation AWA PALOUKOU.

Ainsi le contracteur est composé ainsi qu’il suit : SNPC 10% (opérateur) ; PERENCO Congo 90% (titulaire). Le 4 juin 2025, PERENCO Congo SA, se fondant sur les réserves résiduelles de ce permis et en application du décret de 2006 portant attribution à la SNPC du permis d’exploitation AWA PALOUKOU, a sollicité la prorogation de ce permis pour 5 ans. Conformément aux dispositions de l’article 9 du code des hydrocarbures, cette prorogation doit se faire au profit de la SNPC, comme société titulaire, avec un intérêt participatif qui passe de 10 à 15%. Le contracteur du permis AWA PALOUKOU prorogé sera désormais le suivant : SNPC 15% (titulaire) ; PERENCO Congo (opérateur) 85%.

En contrepartie de la prorogation sollicitée, un bonus non récupérable sera versé à l’Etat par la société PERENCO SA comme associée de la SNPC pour la mise en valeur dudit permis. Après examen et discussion, le Conseil des Ministres a adopté le projet de décret portant prorogation du permis d’exploitation d’hydrocarbures liquides ou gazeux dit « AWA PALOUKOU ».

Poursuivant son propos, le Ministre Bruno Jean Richard ITOUA a présenté aux membres du Conseil un projet de décret portant attribution à la société nationale des pétroles du Congo d’un permis d’exploitation d’hydrocarbures liquides et gazeux, dit MADINGO KAYES.

Ce permis est en réalité lié au permis NANGA 1 Bis attribué en 2023 à la SNPC. Cette situation a permis la mise en évidence d’hydrocarbures liquides et gazeux potentiellement commerciale. C’est ainsi qu’un permis d’exploitation d’hydrocarbures liquides et gazeux dit permis MADINGO KAYES a été sollicité. Il est à noter que la configuration géologique permettra un développement par étapes de ce gisement.

Dans le cadre de la mise en exploitation, la société DINGHENG Mining Co.Ltd est désignée opérateur dudit permis dans le cadre d’un groupe contracteur composé ainsi qu’il suit : DING§HENG Mining Co.Ltd (opérateur) 85% ; SNPC (titulaire)

15%. Enfin, il faut relever que le périmètre faisant déjà l’objet de travaux d’évaluation, les modalités relatives aux obligations financières seront déterminées conformément aux dispositions légales et réglementaires en vigueur, telles que précisées dans le décret d’attribution.

Après examen et discussion, le Conseil des ministres a adopté le projet de décret portant attribution à la société nationale des pétroles du Congo d’un permis d’exploitation d’hydrocarbures liquides et gazeux, dit MADINGO KAYES.

III/- Ministère de la santé et de la population.

Après y avoir été invité par le Président de la République, M. Jean Rosaire IBARA, Ministre de la santé et de population, a soumis à l’examen des Membres du Conseil deux projets de décret portant respectivement approbation des statuts des hôpitaux généraux de OUESSO et de SIBITI.

Les projets de statuts soumis à l’examen du Conseil définissent les missions, l’organisation le fonctionnement et les modalités de gestion des deux établissements.

Créés par deux lois promulguées le 6 octobre 2025, les hôpitaux généraux de OUESSO et de SIBITI ont été entretemps inaugurés, courant novembre 2025, sous le haut patronage du Président de la République. Leur érection s’inscrit dans la vision du Chef de l’Etat qui consiste à doter le Congo d’un système de santé performant, accessible à tous et apte à répondre efficacement aux urgences médicales ainsi qu’aux pathologies complexes et spécialisées.

Etablissements publics à caractère administratif dotés de la personnalité morale et de l’autonomie financière, les hôpitaux généraux de OUESSO et SIBITI sont placés sous la tutelle technique et administrative du ministère chargé de la santé.

Après examen et discussion, le Conseil des Ministres a adopté les projets de décret portant respectivement approbation des statuts de l’hôpital général de OUESSO et de l’hôpital général de SIBITI.

IV/- Nomination.

Enfin, et au titre des mesures individuelles, le Conseil des Ministres a procédé à la nomination suivante pour le Ministère de la santé et de la population.

– Directeur général de l’Hôpital général de DJIRI : Monsieur EKOUELE MBAKI Hugues Brueux, professeur titulaire en neurochirurgie, enseignant- chercheur, rapporteur du conseil scientifique FSSA-Université Marien N’GOUABI.

Prenant la parole à ce moment de l’ordre du jour du Conseil, SEM. Denis SASSOU N’GUESSO, Président de la République, Chef de l’Etat, a dressé le bilan de l’année 2025 qui s’achève ce jour. Il a rappelé que cette année a été difficile sur les plans macroéconomique et financier. Tout en félicitant et rendant hommage au peuple congolais pour sa résilience dans l’épreuve, le chef de l’Etat a estimé que les indicateurs principaux permettent d’espérer une meilleure année 2026.

Afin de renforcer cette tendance positive, il a exhorté le gouvernement à mettre en œuvre sans délai les mesures qui devraient permettre de garantir, sécuriser et augmenter les ressources de l’Etat.

Pour ce faire, le Président de la République a instruit le gouvernement de procéder sans délai à la digitalisation des régies financières ainsi que des services du port autonome de Pointe-Noire. Il a également invit le gouvernement à maximiser un certain nombre de recettes potentielles prévues dans la loi de finances. Il en est ainsi des taxes foncières, véritable niche de ressources additionnelles pour l’Etat.

D’autre part, le Chef de l’Etat a invité le gouvernement, en concertation avec les collectivités concernées, à mettre en place, aux côtés du financement par l’Etat de l’assainissement urbain, une contribution citoyenne au ramassage des ordures, afin que l’ensemble de la société congolaise contribue à l’amélioration de notre cadre de vie commun.

Enfin, et avant de souhaiter ses meilleurs vœux de santé et de prospérité aux membres du gouvernement et, au-delà d’eux, à l’ensemble des congolaises et des congolais, le Président de la République a appelé le gouvernement à prendre toutes les dispositions qui doivent permettre l’organisation optimale de l’élection présidentielle dont la tenue est prévue dans quelques mois.

Répondant à l’exhortation du Chef de l’Etat, le Premier ministre, chef du gouvernement, tout en lui présentant, au nom du gouvernement, pour lui-même et ses proches, les vœux les meilleurs de santé, de bonheur et de prospérité, a réitéré l’engagement des membres du gouvernement à l’accompagner avec énergie et motivation, pour que le terme de son mandat permette d’atteindre les objectifs qu’il vient ainsi de fixer.

Plus rien n’étant inscrit à l’ordre du jour, le Président de la République a clos la réunion et levé la séance.

Commencée à 10h00, la réunion du Conseil des Ministres a pris fin à 13h00.

Fait à Brazzaville, le 31 décembre 2025

Pour le Conseil des Ministres,

Le Ministre de la Communication et des Médias, Porte-parole du Gouvernement,

Thierry Lézin MOUNGALLA/-

Vide-greniers solidaire : AGL mobilisé pour l’orphelinat Sainte-Catherine

Le 23 décembre 2026, AGL et l’ensemble de ses filiales congolaises (Congo Terminal, Saga et TBC) ont mené une action solidaire au profit de l’orphelinat Sainte-Catherine, à l’issue d’un vide-greniers organisé sur plusieurs jours. Cette initiative a permis de collecter de nombreux dons, parmi lesquels des jouets, des vivres, des vêtements, des chaussures et divers articles de première nécessité.

Une forte mobilisation des employés s’est effectuée sur l’ensemble des sites des filiales, bureaux, opérationnels, garage, etc. Elle témoigne de l’engagement et de la solidarité des collaborateurs autour d’un objectif commun. Grâce à l’implication de chacun, cette opération a contribué à apporter un soutien concret aux enfants de l’orphelinat, en cette période de fin d’année.

« Nous sommes profondément reconnaissants envers AGL et l’ensemble de ses collaborateurs pour ce geste de solidarité. Ces dons représentent bien plus qu’une aide matérielle : ils apportent du réconfort, de la joie et de l’espoir aux enfants de l’orphelinat. Ce soutien est précieux et témoigne d’un véritable engagement humain en faveur des plus vulnérables » déclare Opfointsi Catherine, promotrice de l’orphelinat.

« À travers cette initiative solidaire, AGL réaffirme son engagement en matière de Responsabilité Sociétale des Entreprises. La mobilisation des collaborateurs illustre parfaitement nos valeurs AGL : la solidarité, la passion, l’excellence et l’esprit d’entreprendre sont nos moteurs. Ce type d’action renforce non seulement notre impact social, mais aussi le sentiment d’appartenance et de fierté au sein des équipes » explique Raissa Dekambi, Responsable Qualité, Compliance et RSE.

À propos de l’orphelinat Sainte-Catherine

Fondé en 2019, l’orphelinat Sainte-Catherine accueille 40 enfants, dont 20 filles et 20 garçons, âgés de 18 mois à 15 ans. Situé à Loandjili, il joue un rôle essentiel dans la protection et l’accompagnement des enfants en situation de vulnérabilité, en leur offrant un environnement stable, un accès à l’éducation et un soutien favorisant leur épanouissement et leur insertion future.

Congo-présidentielle mars 2026 : le PCT investit Denis Sassou N’Guesso candidat

Réuni à Brazzaville à l’occasion de son sixième congrès ordinaire, le Parti congolais du travail (PCT), au pouvoir, a officiellement investi le président Denis Sassou-N’Guesso comme son candidat à l’élection présidentielle prévue en mars 2026.

 

Les 3 000 délégués et participants au sixième congrès ordinaire du PCT ont tranché, le 30 décembre au soir, en investissant à l’unanimité Denis Sassou-N’Guesso, 82 ans, à la magistrature suprême. Fort de plus de quarante années cumulées à la tête de l’État, le président sortant est présenté par son parti comme l’homme de la stabilité et de la continuité.

Pour les militants du PCT, ce choix s’imposait. Christ Dufort Mambiki Bakissi, congressiste, estime que le chef de l’État est « le garant de la paix au Congo ». « En dehors de Sassou-Nguesso, nous ne voyons personne d’autre capable de diriger le pays. Depuis qu’il est là, il a instauré un climat de stabilité et de paix », a-t-il déclaré, résumant un sentiment largement partagé au sein du congrès.

Dès l’ouverture des travaux, le secrétaire général du PCT, Pierre Moussa, avait donné le ton. Le samedi 27 décembre, devant un parterre de militants, de sympathisants, de partis alliés de la majorité présidentielle et d’invités venus de l’étranger, il avait appelé solennellement Denis Sassou-N’Guesso à briguer un nouveau mandat. « La candidature de notre champion de tous les temps est la seule susceptible d’assurer au PCT et à la majorité présidentielle la stabilité du pays », avait-il affirmé, exhortant les militants à une « mobilisation totale », à la discipline et à une fidélité « à toute épreuve ».

Selon Pierre Moussa, le Congo a encore besoin de l’expérience du président sortant « dans un monde plein d’incertitudes ». Il a également insisté sur le rôle du chef de l’État comme « garant de l’unité nationale et de la paix ».

Mais cette investiture est loin de faire l’unanimité sur la scène politique nationale. Du côté de l’opposition, les critiques sont virulentes. Clément Mierassa, figure de l’opposition congolaise, dénonce « le maintien coûte que coûte du PCT au pouvoir ». Il estime que « les conditions d’une élection libre et transparente en 2026 ne sont pas réunies » et parle d’« un moment triste pour le Congo », évoquant un « reniement de la Constitution ».

Par ailleurs, le congrès du PCT s’est achevé sans consensus sur des questions internes majeures. Les délégués n’ont pas réussi à s’accorder sur la désignation d’un nouveau secrétaire général du parti, ni sur la composition du bureau politique et du comité central. Les travaux prennent définitivement fin ce mercredi 31 décembre, laissant ces dossiers en suspens.

Prévue pour mars 2026, la prochaine élection présidentielle s’annonce déjà comme un rendez-vous politique majeur et clivant. Conformément à la Constitution en vigueur, Denis Sassou-N’Guesso est éligible à un cinquième mandat. Tandis que la majorité présidentielle se range derrière sa candidature, l’opposition promet de poursuivre le combat politique, dans un contexte où les enjeux démocratiques, institutionnels et sociaux restent au cœur du débat national.