Congo : service minimum aux Dépêches de Brazzaville

Les employés de cette agence d’information d’Afrique centrale réclament le paiement de leur salaire.

 

C’est une grille fermée où est accroché un message écrit sur un bout de carton « Grève aux Dépêches de BZV. 4 mois sans salaire ». C’est un message des agents de cette agence d’information pour décrire la situation dans laquelle ils se trouvent en ce moment.

La direction de l’entreprise n’aurait apparemment pas rompu le dialogue avec le personnel. Elle dit s’atteler à régulariser la situation et demande à l’ensemble des travailleurs de préserver le climat de quiétude et de ne pas avoir recours à toute forme de violence préjudiciable à la survie de l’agence. Un service minimum assurera la permanence pour maintenir l’activité.

La Belgique condamnée pour crimes contre l’humanité

La cour d’appel de Bruxelles a reconnu l’État belge coupable de « crimes contre l’humanité » envers des enfants métis nés au Congo pendant la période coloniale.

 

La décision a été rendue lundi 2 décembre dernier. La Belgique est condamnée pour crimes contre l’humanité envers les enfants métis nés au Congo période coloniale. Cinq femmes, nées entre 1946 et 1950 d’un père belge et d’une mère congolaise, avaient porté plainte, dénonçant leur enlèvement forcé et leur placement dans des orphelinats, loin de leurs familles. Ces enfants métis étaient considérés comme une « honte » et étaient systématiquement séparés de leurs mères pour être élevés dans des institutions religieuses.

La cour d’appel a reconnu que ces pratiques constituaient des crimes contre l’humanité et a souligné le caractère systématique et institutionnel de ces violations des droits fondamentaux. L’avocat des plaignantes, Me Angelet, s’est réjoui de ce jugement. Pour lui c’est une « victoire de l’État de droit ». Il a souligné que cette décision oblige la Belgique à regarder en face son passé colonial et à assumer ses responsabilités.

Notons que la Belgique est engagée dans un processus de réconciliation avec les anciennes colonies et cherche à établir la vérité sur les atrocités commises.

Congo : la CEMEC signale un effondrement du sol en béton devant la centrale d’Imboulou

Un rapport technique de la société China Machinery Enginering Corporation Congo (CEMEC) relève une dégradation de la centrale hydroélectrique d’Imboulou.

 

La centrale hydroélectrique d’Imboulou pourrait s’écrouler à tout moment. C’est du moins ce que préciserait un rapport technique du directeur de la société CEMEC. Selon le site d’information « lesechos-congobrazza », le directeur de cette entreprise aurait envoyé mercredi 4 décembre son rapport technique sur les dégradations de l’ouvrage au directeur général de E2C.

On pourrait lire dans ce rapport « Nous avons observé un effondrement localisé du sol en béton devant la centrale, qui ne constitue pas un incident isolé. Au-delà de cette zone, des problèmes similaires ont été identifiés près de la station de commutation, sur la section aval du canal de fuite, et à plusieurs autres emplacements stratégiques. Ces dégradations semblent principalement causées par des infiltrations d’eau provenant du réservoir. Il est important de préciser que pour les barrages en terre comme celui d’Imboulou, ce type de problème est en réalité l’un des désordres les plus fréquemment rencontrés et ne présente pas, en soi, de complexité majeure à résoudre ».

La même source poursuit que « Dans le cadre de notre contrat initial d’assistance technique, nous avions initialement affecté un ingénieur civil sur site, chargé du suivi quotidien des bâtiments et structures du barrage. Son rôle était de prévenir, détecter et résoudre rapidement les problèmes potentiels. Durant cette période de supervision continue, aucun incident significatif n’a été enregistré. Malheureusement, pour des considérations budgétaires, vous avez décidé de supprimer ce poste d’ingénieur civil lors du nouveau contrat, laissant votre société entièrement responsable des travaux techniques. Force est de constater que ces responsabilités n’ont pas été assumées de manière satisfaisante, ce qui est particulièrement préoccupant »

« Suite à votre demande d’assistance informelle fin octobre, nous avons proactivement dépêché un expert en traitement des fondations depuis la Chine. Le 10 novembre, une inspection approfondie a été réalisée sur site. Le diagnostic préliminaire révèle que la simple restauration du sol ou la protection des pentes, bien que relativement simple, ne constituerait pas une solution durable », souligne la même source.

Comme recommandations, la société CEMEC propose au directeur général de E2C qu’« Il est impératif de réaliser une étude complète impliquant des forages et l’utilisation d’équipements professionnels pour détecter les fuites non visibles. A cette fin, nous avons rassemblé l’ensemble des informations pertinentes : données originales, dessins techniques, documents de construction. Nos experts et institutions spécialisées ont été consultés pour définir un plan d’enquête et de renforcement des structures. Nous souhaitons réaffirmer avec force qu’une simple réparation du sol endommagé ne résoudra pas le problème fondamental. Il existe un risque réel de reproduction de tels incidents, particulièrement concernant les fondations des pylônes de transmission et de la sous-station sur la berge. Ces structures doivent impérativement être sécurisées pour éviter un impact négatif majeur sur la production énergétique de la centrale d’Imboulou », explique le rapport.

« Par ailleurs, nous devons attirer votre attention sur la situation critique des unités de production. Malgré notre courrier du 14 février dernier, vous invitant à réparer l’unité 2 endommagée et à réviser les autres unités, aucune action n’a été entreprise. Le système de la centrale est désormais gravement surchargé, et près de 10 mois se sont écoulés sans amélioration substantielle », indique le rapport.

« Une centrale hydroélectrique constitue un système d’ingénierie complexe. Sa pérennité requiert un investissement constant en ressources humaines, matérielles, financières et technologiques. Or, nous constatons un manque manifeste d’engagement de votre part, tant sur le plan technique que financier. A ce jour, près de six mois d’assistance technique reste impayés, situation qui soulève de profondes interrogations et génère des inquiétudes légitimes. Nous restons disponibles pour vous accompagner dans la résolution de ces problèmes et sommes prêts à organiser une réunion technique spécifique afin de trouver des solutions rapides et efficaces », conclu le rapport signé par le DG de la société CEMEC Congo, Zhang Pingheng.

CAN seniors dames de handball : fin de partie pour le Congo

Les handballeuses congolaises ont été éliminé hier mercredi 04 décembre, par leurs adversaires tunisiennes, dans le cadre des quarts de finale.

 

28-24 en faveur de la Tunisie, c’est le score qui a sanctionné la rencontre entre les deux équipes au gymnase du stade de Martyrs à Kinshasa. Les Diables rouges du handball ne participeront pas à leur troisième phase finale de la Coupe du monde d’affilée après 2021 et 2023.

Les Congolais ne vont pas disputer les demi-finales mais elles vont se contenter des matches de classement pour les 5e et 8e places.  Les Diables rouges ne seront non plus présentes à la phase finale de la Coupe du monde 2025 co-organisée par l’Allemagne et les Pays-Bas.

Congo : près de 400 employés de la STP réclament 29 mois d’arriérés de salaires

Devant le ministère des Finances, ils poursuivent le mouvement de sit-in entamé depuis le mois d’octobre dernier.

 

C’est muni des sifflets, gourdins, barres de fer ou couvercles que les employés de la Société des Transports Publics Urbains (STP) poursuivent le sit-in devant le ministère des Finances. Ils sont près de 400 agents à réclamer 29 mois d’arriérés de salaires.

« Nous réclamons ce qui est de nos droits parce que tout travailleur mérite son salaire. Nous sommes les travailleurs de la seule et unique société de transports urbains. Depuis janvier 2024, nous n’avons pas perçu un seul mois de salaire. Nous comptabilisons 29 mois d’arriérés de salaires. » a résumé le syndicaliste Romaric Loubota.

Non loin des sons de leur colère, la station de bus est paralysée, une situation qui désole ces employés. Rappelons que, la STP qui a été créée en 2015, dispose d’un parc d’environ 200 bus opérant à Brazzaville et Pointe-Noire. Les chauffeurs, au nombre de 180, perçoivent en moyenne un salaire mensuel de 180 000 FCFA. Avec les arriérés, la facture s’élève désormais à plus de 5 millions de FCFA.

Terminaux du Bassin du Congo (TBC) luttent contre le cancer des testicules à l’occasion de Movember

Le 29 novembre 2024, environ 50 collaborateurs évoluant à Terminaux du Bassin du Congo (TBC) et AGL Brazzaville ont participé à un webinaire d’information et de prévention des cancers masculins et de la santé mentale. Notamment sur l’un des cancers les plus réputés chez les hommes, le cancer des testicules.

“Comment prévenir, dépister, traiter le cancer des testicules sont des questions que les hommes se posent fréquemment. L’initiative mondiale « Movember” offre un cadre approprié pour aborder ces différents sujets” soutient Celeste Eléazar Massamba, médecin conseil de l’entreprise.

Le 30 novembre 2024, au lendemain de cette sensibilisation, une activité sportive a été organisée pour encourager les collaborateurs masculins à la pratique du sport, un des éléments essentiels dans la prévention du cancer. Constitués de deux équipes, les agents de TBC et AGL Brazzaville se sont mesurés au paintball. Sport, cohésion, entraide, espace de confidence, tous les ingrédients étaient réunis pour faire de cette activité une réussite.

“Chez TBC, nous brisons le silence et abordons clairement toutes les questions liées à la santé pour freiner l’expansion des maladies. En ce mois de novembre bleu, nous avons estimé qu’il est indispensable de parler du cancer des testicules. Une maladie rare chez les jeunes mais fréquente chez les hommes plus mûrs” explique Dzema Ayessa-Ndinga, Directeur Général Adjoint de TBC

CAN Féminine handball 2024 : le Congo termine en tête de poule

Les deux équipes ont bouclé leur phase de groupes par une opposition avec pour enjeu la place de leader du groupe A.

 

Les Diables rouges terminent en tête du groupe A. Elles ont affronté les Lionnes de Téranga du Sénégal mardi 03 décembre 2024. La rencontre a été sanctionnée par un score de 25-17 en faveur des Congolaises. Un succès qui leur permet de doubler les Sénégalaises au classement et de finir en tête de la poule. Pour les quarts de finale, le Congo sera face à la Tunisie qui a terminée à la 4ème place du groupe B.

Congo : fin de mandat pour Chris Mburu

Le coordonnateur résident des agences du système des Nations unies au Congo, Chris Mburu, a fait ses adieux le 2 décembre au ministre délégué de la Décentralisation et du Développement local, Juste Désiré Mondelé.

 

Après 5 ans passés en République du Congo, Chris Mburu allé faire ses adieux au ministre délégué chargé de la Décentralisation et du Développement local. Lors de leur échange, coordonnateur résident des agences du système des Nations unies au Congo a rassuré son interlocuteur que le nouveau coordonnateur connaît déjà les priorités et en accéléra le rythme.

« Quand on parle des objectifs de développement durable (ODD), nous avons la décentralisation au cœur. Tout le système des Nations unies a apprécié le travail du ministre et va continuer de soutenir ses efforts », a déclaré Chris Mburu

Chris Mburu quitte le Congo avec beaucoup de bons souvenir. « Je me suis fait des amis, j’ai trouvé des officiels que je quitte avec le souvenir d’amis. J’ai pu traverser tout le pays…J’ai été inspiré par sa beauté et par l’accueil chaleureux que j’ai bénéficié de tous les Congolais. Je vais garder de très bons souvenirs du Congo. Si j’ai l’opportunité d’y revenir, je la prendrai très vite parce que ce pays m’a beaucoup attiré…J’ai passé de bons moments au Congo » a déclaré le diplomate onusien.

Movember : AGL et Congo Terminal aux côtés de leurs collaborateurs contre le cancer de la prostate

Le 27 novembre 2024, plus de 500 collaborateurs de Congo Terminal et AGL Congo ont participé à une sensibilisation animée par un spécialiste en cancérologie, le docteur Eliezer MASSAMBA sous le thème “cancer de la prostate, comment le prévenir ?”

 

Découverte de comportements à risques, de symptômes du cancer de la prostate et de traitements disponibles, les agents ont été encouragés à suivre de près les mesures de prévention et à réaliser un dépistage précoce.

“Le cancer de la prostate est le plus fréquent chez l’homme. On encourage un dépistage systématique à partir de 45 ans” explique docteur Massamba. La pratique d’une activité sportive régulière est un point clé des mesures de prévention au même titre que les choix de style de vie. A cet effet, en prélude à la sensibilisation, le 23 novembre 2024, les employés masculins de Congo Terminal tous services confondus ont constitué une équipe type de football « FC Conteneurs » et affronté en match amical l’équipe type de AGL Congo Pointe-Noire « FC Navire ».

“Chez AGL, le mois de novembre est l’occasion de mettre en lumière les sujets de santé masculine. Nous sensibilisons nos collaborateurs aux enjeux de santé qui touchent les hommes, et cette année plus particulièrement sur le cancer de la prostate. Nous mettons également tout en œuvre pour accroitre la cohésion entre les équipes car celle-ci est un véritable relais d’information ” explique Christophe PUJALTE, Directeur Régional AGL Congo/RDC et Angola.

Depuis plusieurs années AGL Congo et Congo Terminal organisent des séances de dépistages volontaires adressés au personnel âgé de 45 ans et plus. Ils sont invités à adopter une bonne hygiène de vie et à briser le silence en encourageant les conversations ouvertes, l’entraide et l’écoute.

Congo : plus de 48 millions de FCFA pour lutter contre le diabète

Cette cagnotte a été collecté au cours de la première édition de la soirée caritative « Elombé » organisée le 28 novembre par l’association Marcher courir pour la cause (MCPLC).

 

L’association MCPLC peaufine ses stratégies pour lutter contre le diabète. Jeudi 28 novembre dernier, elle a défendu auprès de ses partenaires son projet qui consiste à faire reculer cette maladie. MCPLC ambitionne de mettre sur pied un cabinet médical mobile où se feront des dépistages, d’acheter des médicaments et de financer une application digitale. Autre projet, mettre sur pied une salle de sport pour prévenir les risques de maladie.

L’association a organisé soirée caritative dénommé « Elombé », au cours de laquelle elle a collecté 48 588 000 FCFA. « Nous savons que le manque de ressources constitue pour de nombreuses personnes atteintes du diabète l’un des obstacles aux soins de qualité et, notamment, aux médicaments essentiels dont l’insuline. Il empêche l’atteinte de l’objectif lié à la couverture sanitaire universelle et de l’ODD 3 relatif à un meilleur état de santé et la promotion du bien–être. C’est pour cela que nous félicitons l’engagement et la détermination de l’association MCPLC pour cette initiative de mobilisation des ressources », a commenté Vincent Dossou Sodjinou, représentant de l’OMS.

La soirée caritative « Elombé » organisée par l’association MCPLC s’inscrivait dans la continuité de la commémoration le 14 novembre de la Journée mondiale de la lutte contre la maladie, qui avait pour thème cette année « Diabète et bien-être ».