BDEAC : une nouvelle ligne de crédit de 30 millions d’euros pour Afrique centrale

Réuni en session extraordinaire le 12 juin par visioconférence, le Conseil d’administration de la Banque de développement des États de l’Afrique centrale (BDEAC) a approuvé une nouvelle ligne de crédit de 30 millions pour soutenir le financement des économies de la sous-région.

 

La Banque de développement des États de l’Afrique centrale (BDEAC) poursuit sa dynamique de consolidation de ses capacités d’intervention. À l’issue d’une session extraordinaire tenue le 12 juin en visioconférence, le Conseil d’administration de l’institution a validé la mise en place d’une nouvelle ligne de crédit d’un montant de 30 millions d’euros, soit près de 20 milliards de francs CFA.

Ce financement est accordé par la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA) dans le cadre des initiatives engagées par la BDEAC pour diversifier ses ressources et renforcer durablement sa capacité à accompagner le développement des États membres de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC).

Cette nouvelle enveloppe financière permettra à la banque sous-régionale de poursuivre sa mission de soutien aux projets structurants, au développement des infrastructures ainsi qu’au financement des secteurs productifs dans l’espace communautaire.

Au-delà de l’apport financier, cette opération illustre la qualité des relations de coopération entre la BDEAC et la BADEA. Elle témoigne également de la confiance renouvelée accordée par l’institution arabe à la stratégie de développement mise en œuvre par la banque sous-régionale.

Dans un contexte marqué par des besoins croissants en investissements et par la nécessité d’accélérer la transformation économique des pays d’Afrique centrale, ce nouvel appui constitue un levier supplémentaire pour renforcer les capacités d’action de la BDEAC et soutenir une croissance plus inclusive et durable dans la sous-région.

Congo : la Badéa finance la suite des travaux de la corniche Sud et la cité gouvernementale

Un accord de financement destiné à soutenir ces deux projets structurants a été signé entre la BADEA et le gouvernement congolais.

 

En marge des 61es Assemblées annuelles de la Banque africaine de développement (BAD), le gouvernement congolais a conclu un accord de financement avec la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (Badéa). La signature est intervenue à Kintélé entre le ministre de l’Économie, des Finances et du Portefeuille public, Christian Yoka, et le président de la Badéa, Abdullah KH Almusaibeeh, sous la supervision du vice-Premier ministre chargé de la Coordination des infrastructures de développement et de l’Aménagement du territoire, Jean Jacques Bouya.

Cet accord porte sur la réalisation de deux projets majeurs destinés à renforcer les infrastructures de la capitale congolaise. Le premier concerne la poursuite des travaux de la corniche Sud de Brazzaville, sur le tronçon reliant le rond-point Matour, dans l’arrondissement de Makélékélé, à Madibou.

Doté d’un financement de 47 milliards de FCFA, ce projet comprend plusieurs ouvrages d’envergure, notamment la construction d’un viaduc le long du fleuve Congo, d’un nouveau pont sur la rivière Djoué ainsi que la réhabilitation du pont existant. Il prévoit également l’aménagement d’un giratoire, la construction d’un mini-échangeur, des bretelles d’accès, des espaces paysagers et une promenade équipée de mobilier urbain et d’éclairage public.

La rénovation de la passerelle piétonne sur le Djoué figure également parmi les travaux programmés. À terme, ces infrastructures devraient fluidifier la circulation, améliorer la mobilité des habitants et faciliter les échanges économiques entre les différents quartiers de la ville.

Le second projet concerne la construction de la future cité gouvernementale au centre-ville de Brazzaville. Le complexe sera érigé sur le site des anciens ministères de la Santé et de la Fonction publique, à proximité du ministère de la Justice, des Droits humains et de la Promotion des peuples autochtones.

Congo : près de 288 milliards FCFA de la BADEA pour accélérer les infrastructures

Deux conventions de financement d’un montant global de 500 millions de dollars américains, soit environ 287,5 milliards FCFA, ont été signées à Brazzaville pour soutenir des projets structurants destinés à moderniser les infrastructures et à renforcer le développement économique du pays.

 

Le gouvernement congolais et la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA) ont consolidé leur partenariat à travers la signature de deux conventions de financement représentant près de 500 millions de dollars américains, soit environ 287,5 milliards FCFA. La cérémonie de signature s’est tenue à Brazzaville en présence du vice-Premier ministre chargé de la Coordination des infrastructures de développement et de l’Aménagement du territoire, Jean-Jacques Bouya, du ministre des Finances, du Budget et du Portefeuille public, Christian Yoka, ainsi que du président de la BADEA, Abdullah Almusaibeeh.

Cette importante enveloppe financière est destinée à accompagner deux projets majeurs considérés comme essentiels pour la transformation économique du Congo. Le premier concerne le prolongement de la Route de la Corniche de Brazzaville, une infrastructure stratégique visant à fluidifier la circulation dans la capitale, améliorer la mobilité urbaine et faciliter l’acheminement des produits agricoles vers les centres de consommation.

Ce projet s’inscrit également dans la dynamique de modernisation du réseau routier national et du renforcement des corridors de transport reliant Brazzaville aux autres pôles économiques du pays. À terme, il devrait contribuer à réduire les coûts logistiques et à renforcer l’attractivité économique de la capitale.

Le second volet du financement porte sur l’augmentation de la participation du Congo au capital du Fonds de solidarité africain (FSA). Cette opération permettra au pays de disposer de nouveaux leviers pour mobiliser des financements en faveur des investissements publics et privés, tout en renforçant son intégration dans les mécanismes financiers africains.

Pour les autorités congolaises, ces accords traduisent la confiance renouvelée de la BADEA dans les perspectives économiques du Congo. Ils témoignent également de la volonté commune de faire des infrastructures un moteur de croissance, de création d’emplois et d’amélioration des conditions de vie des populations.

Partenaire historique du Congo, la BADEA a déjà accompagné plusieurs projets structurants dans les domaines des transports, du développement urbain et des infrastructures publiques. Avec ce nouveau financement de près de 288 milliards FCFA, l’institution confirme son engagement à soutenir les ambitions de développement du pays.

Congo : la BADEA va soutenir le PND

Le directeur général de la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA), le Dr Sidi Ould Tah, l’a annoncé mardi 15 février à Brazzaville.

 

« Au cours des cinq prochaines années, nous allons mobiliser des partenaires financiers arabes pour contribuer au développement du Congo », a-t-il déclaré au terme d’un entretien avec le président congolais Denis Sassou Nguesso. Selon lui, la stratégie décennale de la BADEA va porter sur quatre principaux axes à savoir les infrastructures, l’agriculture, l’entrepreneuriat juvénile et féminin, le commerce et le partenariat public-privé.

Sidi Ould Tah a également affirmé que son institution mettrait sur pied des lignes budgétaires dans les banques congolaises afin de contribuer au financement des projets de partenariat public-privé, en particulier ceux qui s’inscrivent dans le secteur productif.

L’annonce de l’appui financier de la BADEA est une bonne nouvelle pour le gouvernement congolais étant donné que le PND 2022-2026, chiffré à près de 900 milliards de francs CFA, présente un fossé de plus de 600 milliards de francs CFA à combler avec le soutien des partenaires.

Adopté en janvier dernier par le Parlement congolais, le PND fait la part belle aux activités destinées à la diversification de l’économie congolaise qui dépend actuellement de la production pétrolière. Il porte essentiellement sur le développement de l’agriculture, de l’industrie, du tourisme et des zones économiques spéciales.