Congo : près de 288 milliards FCFA de la BADEA pour accélérer les infrastructures

Deux conventions de financement d’un montant global de 500 millions de dollars américains, soit environ 287,5 milliards FCFA, ont été signées à Brazzaville pour soutenir des projets structurants destinés à moderniser les infrastructures et à renforcer le développement économique du pays.

 

Le gouvernement congolais et la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA) ont consolidé leur partenariat à travers la signature de deux conventions de financement représentant près de 500 millions de dollars américains, soit environ 287,5 milliards FCFA. La cérémonie de signature s’est tenue à Brazzaville en présence du vice-Premier ministre chargé de la Coordination des infrastructures de développement et de l’Aménagement du territoire, Jean-Jacques Bouya, du ministre des Finances, du Budget et du Portefeuille public, Christian Yoka, ainsi que du président de la BADEA, Abdullah Almusaibeeh.

Cette importante enveloppe financière est destinée à accompagner deux projets majeurs considérés comme essentiels pour la transformation économique du Congo. Le premier concerne le prolongement de la Route de la Corniche de Brazzaville, une infrastructure stratégique visant à fluidifier la circulation dans la capitale, améliorer la mobilité urbaine et faciliter l’acheminement des produits agricoles vers les centres de consommation.

Ce projet s’inscrit également dans la dynamique de modernisation du réseau routier national et du renforcement des corridors de transport reliant Brazzaville aux autres pôles économiques du pays. À terme, il devrait contribuer à réduire les coûts logistiques et à renforcer l’attractivité économique de la capitale.

Le second volet du financement porte sur l’augmentation de la participation du Congo au capital du Fonds de solidarité africain (FSA). Cette opération permettra au pays de disposer de nouveaux leviers pour mobiliser des financements en faveur des investissements publics et privés, tout en renforçant son intégration dans les mécanismes financiers africains.

Pour les autorités congolaises, ces accords traduisent la confiance renouvelée de la BADEA dans les perspectives économiques du Congo. Ils témoignent également de la volonté commune de faire des infrastructures un moteur de croissance, de création d’emplois et d’amélioration des conditions de vie des populations.

Partenaire historique du Congo, la BADEA a déjà accompagné plusieurs projets structurants dans les domaines des transports, du développement urbain et des infrastructures publiques. Avec ce nouveau financement de près de 288 milliards FCFA, l’institution confirme son engagement à soutenir les ambitions de développement du pays.

Congo : une ligne de garantie de 14 milliards FCFA en faveur des PME

Les conventions ont été signés mercredi 22 janvier à Brazzaville, lors du lancement des journées portes ouvertes du Fonds d’impulsion, de garantie et d’accompagnement (Figa).

 

« A travers la signature des conventions avec les banques et les microfinances pour le financement des PME, des artisans et des commerçants, nous accordons une ligne de garantie de 14 milliards à ces derniers pour des financements à conditions souples », a expliqué le directeur général du Figa, Branam Kitombo.

Les journées portes ouvertes visent à présenter les programmes du Figa et les opportunités pour les très petites et moyennes entreprises, les artisans ainsi que les porteurs de projets. Il est également question de faire découvrir au grand public le programme « Omega », une initiative que le Figa a développée en partenariat avec l’Unoc afin d’assurer la transition des micro-entreprises vers les modèles économiques plus durables et compétitifs.

La Banque congolaise de l’habitat ; la Banque sino-congolaise pour l’Afrique et la Banque postale font partie des banques signataires en plus des partenaires non financiers comme le Fonds national d’appui à l’employabilité et à l’apprentissage ; l’Union nationale des opérateurs économiques du Congo (Unoc) et la direction générale des transports terrestres.

Au menu de ces journées portes ouvertes des conférences et panels axés sur le financement, la garantie, l’accompagnement, l’accès aux marchés régionaux et internationaux.

Congo : le sénat ratifie la convention sur les accidents du travail

Le Sénat a ratifié, le 21 décembre, à Brazzaville, sous l’autorité de son président, Pierre Ngolo, trois conventions de l’Organisation internationale du travail (OIT) portant sur les droits d’un travailleur victime d’un accident de travail et/ou des maladies professionnelles.

 

Adoptée le 8 juillet 1964 à Genève, en Suisse, par l’OIT, la convention portant les prestations liées aux accidents et/ou maladies professionnelles s’applique à toutes les branches d’activités économiques, les services sociaux et les personnels. Elle donne la possibilité aux Etats membres d’exclure les gens de mer, les marins pêcheurs et les fonctionnaires lorsqu’ils sont protégés par des régimes spéciaux qui leur assurent des prestations équivalentes.

La convention entérinée fait obligation à chaque Etat membre de mentionner, dans sa législation nationale, les différentes prestations. Il s’agit de l’état morbide, l’incapacité de travail due à l’état morbide entraînant la suspension du gain ; la perte totale ou partielle de la capacité de gain, la perte des moyens d’existence du fait du décès ou du soutien de la famille. « En cas de décès du salarié, causé par un accident du travail ou par une maladie professionnelle, les prestations de service sont : les frais funéraires ainsi que les prestations en espèces au profit de la veuve, des enfants et d’autres membres de la famille à charge, conformément à la législation nationale », précise le rapport de la commission Santé, Affaires sociales, Famille, Genre et Développement durable.

Les sénateurs ont aussi approuvé une autre convention de l’OIT, sur les conditions de travail dans les hôtels et restaurants, adoptée le 25 juin 1991 à Genève. Celle-ci, quant à elle, s’applique aux travailleurs occupés dans les hôtels et établissements similaires qui offrent des repas et boissons ainsi qu’un hébergement. Les travailleurs, précise le texte, doivent bénéficier d’une durée de travail normale, disposer des périodes raisonnables de repos journalier et hebdomadaire et d’un congé annuel payé dont la durée sera déterminée par la négociation collective.

Les parlementaires de la chambre haute ont, en dernier ressort, entériné la convention de l’OIT sur la sécurité et la santé dans l’agriculture, adoptée le 21 juin 2001 à Genève. Celle-ci vise la couverture des accidents du travail et des maladies professionnelles des travailleurs relevant du secteur de l’agriculture, à l’instar des travailleurs relevant d’autres secteurs d’activités.