76 ans de la Chine : Brazzaville et Pékin réaffirment leur partenariat stratégique

À l’occasion du 76e anniversaire de la République populaire de Chine, célébré à Brazzaville, l’ambassadeur An Qing a salué l’excellence des relations sino-congolaises et mis en avant les perspectives prometteuses de coopération économique et sociale.

 

La capitale congolaise a vibré, lundi 29 septembre, au rythme de la célébration du 76e anniversaire de la fondation de la République populaire de Chine. À cette occasion, l’ambassadeur de Chine au Congo, An Qing, a offert une réception officielle marquée par la présence de plusieurs membres du gouvernement congolais, conduits par le ministre des Affaires étrangères, de la Francophonie et des Congolais de l’étranger, Jean-Claude Gakosso.

Dans son allocution, l’ambassadeur An Qing a dressé un panorama des réalisations de la Chine moderne. Elle a rappelé que son pays contribue depuis plusieurs années à plus de 30 % de la croissance mondiale et que plus de 770 millions d’habitants des zones rurales ont été sortis de la pauvreté au cours des quatre dernières décennies, soit 70 % de la réduction mondiale enregistrée sur la même période. « Malgré un contexte international complexe et instable, l’économie chinoise poursuit son essor, avance avec détermination, brisant les vagues et ouvrant une nouvelle voie vers un développement innovant », a-t-elle déclaré.

Abordant les relations sino-congolaises, la diplomate a souligné les progrès réalisés dans les secteurs des infrastructures, de la formation et de la diplomatie, tout en réaffirmant la volonté partagée de bâtir une « communauté d’avenir commun ». Elle a rappelé l’importance de la récente visite du président Denis Sassou N’Guesso en Chine, qui a permis d’établir une vision ambitieuse pour l’avenir des relations bilatérales.

Sur le plan économique, la Chine demeure le premier partenaire commercial du Congo. Entre janvier et août 2025, le volume des échanges a atteint 4,22 milliards de dollars, en hausse de 5,8 % par rapport à l’année précédente. Les importations de la Chine en provenance du Congo se sont élevées à 3,21 milliards de dollars, soit une progression de 5,6 %. Selon An Qing, ces chiffres traduisent « la solidité des échanges et la confiance mutuelle entre les deux pays ».

L’ambassadeur a également salué le rôle actif des entreprises chinoises dans le développement des infrastructures congolaises et annoncé des avancées dans les négociations d’un accord de partenariat économique. Ce dernier devrait faciliter l’accès des produits congolais au marché chinois grâce à des tarifs douaniers nuls, ouvrant ainsi de nouvelles perspectives pour le commerce et l’investissement bilatéraux.

Parmi les personnalités présentes figuraient également Jean-Jacques Bouya, ministre d’État, ministre de l’Aménagement du territoire et des Grands travaux ; Gilbert Mokoki, ministre du Contrôle d’État, de la Qualité du service public et de la Lutte contre les antivaleurs ; Honoré Sayi, ministre de l’Économie fluviale et des Voies navigables ; ainsi que Jean Dominique Okemba, conseiller spécial du chef de l’État.

Congo : le barrage d’Imboulou est en attente de réfection

Une seule turbine sur les quatre fonctionne actuellement et nécessite des travaux d’urgence.

 

Le directeur de cabinet du ministre de l’Energie et de l’Hydraulique, Frédéric Manienze, a visité lundi 29 septembre dernier, le barrage hydroélectrique d’Imboulou. Accompagné d’une mission mixte, cette visite a permis d’évaluer le niveau de dégradation du complexe hydroélectrique d’Imboulou.

Selon les techniciens, le mal du barrage hydroélectrique est profond et exige les moyens techniques, humains, matériels et financiers. En effet, quinze ans après sa mise en service en 2010, le barrage hydroélectrique d’Imboulou est en attente de la révision générale. Dans la salle logeant les quatre turbines, la mission s’est rendu compte que la turbine n°2 de 120 tonnes et son alternateur ont été démontés depuis 2024 par le partenaire Fomico. La délégation a également constaté la présence des ouvriers et ingénieurs de la société AITPC qui luttent pour stabiliser le béton affaissé par l’infiltration des eaux après la détérioration des joints entre dalles.

Une seule turbine est opérationnelle, la deuxième démontée par Fomico attend l’expertise de Harbin Electric, le fabricant chinois qui déterminera les pièces à commander avant de réinstaller la turbine. La troisième et la quatrième turbines à l’arrêt attendent la révision et les réparations usuelles. Ainsi, sur une capacité de 120 mégawatts, seuls 30 sont produits, sans garantie de pérennité pour la turbine I.

Le directeur de la production et du transport d’E²C, Armel Itoua Ibara Mbimbi, a rassuré que la société va procéder à la remise en état des groupes n°4 et n°3, qui sont actuellement immobilisés par manque d’accessoires.

Congo-rentrée scolaire : plus 400 mille manuels disponibles pour les élèves en milieu rural

Ces supports pédagogiques vont permettre aux apprenants de l’arrière-pays d’avoir les mêmes chances de réussite que ceux des grandes métropoles.

 

Plus de 400 mille manuels scolaires sont mis à la disposition des élèves vivant en milieu rural pour cette année scolaire 2025-2026. Ils concernent les matières principales notamment les mathématiques, le français, la lecture. Le ministre de l’Enseignement préscolaire, primaire, secondaire et de l’Alphabétisation, Jean Luc Mouthou, les a remis aux préfets lors d’une rencontre qui a eu lieu à Brazzaville.

L’initiative vise à mettre les élèves de l’arrière-pays dans les mêmes conditions d’apprentissages que ceux des grandes métropoles. Elle est appuyée par des actions de formation des enseignants, d’un suivi de l’impact sur les apprentissages et d’un dispositif de retour d’expérience pour améliorer les productions pédagogiques. Selon le directeur général de l’Institut national de recherche et d’action pédagogiques, Augustin Mombo, il est question de garantir à chaque apprenant l’accès à des manuels scolaires conçus selon les programmes en vigueur et qui tiennent compte de la réalité de l’environnement socio-culturel.

Congo : une réunion pour évaluer les résolutions relatives à l’extension du PAPN

Les experts ont examiné entre autres le périmètre concédé pour le projet, la formalisation des modifications et des compensations, le démarrage des activités d’Al ports sur le remorquage.

 

Le projet d’extension du terminal à conteneurs du Port autonome de Pointe-Noire (PAPN) prévoit la construction d’un quai de 750 mètres, sur une superficie de 28 hectares, avec une profondeur de 17 mètres. L’objectif des travaux est de renforcer la compétitivité du PAPN et de lui permettre d’accueillir des navires de plus grande taille.

Le comité de suivi de la convention de concession du terminal à conteneurs du Port autonome de Pointe-Noire (PAPN) a tenu une réunion d’évaluation des résolutions relatives à l’extension et à la modernisation des installations portuaires. Au cours de celle-ci, les experts ont examiné le périmètre concédé pour le projet, la formalisation des modifications et des compensations, le démarrage des activités d’Al ports sur le remorquage, le pilotage et le dragage, ainsi que l’impact du projet d’extension du Môle Est. Aussi, redevances de concession et l’utilisation temporaire d’une zone destinée à l’installation du chantier.

Selon le directeur général du Port, Séraphin Bhalat, la réunion du comité avait pour but de suivre les engagements pris dans l’avenant n°3 du projet, signé en août 2023, et d’évaluer l’avancement des décisions arrêtées lors de la précédente rencontre, afin d’identifier les ajustements nécessaires à apporter.

Congo : Serge Mombouli élevé au rang de commandeur à titre posthume

L’ex-ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Congo aux Etats-Unis d’Amérique a été inhumé le 29 septembre au cimetière du centre-ville de Brazzaville.

 

Le Palais des congrès a servi lundi 29 septembre de cadre aux derniers hommages de nation à Serge Mombouli, ex l’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Congo aux Etats-Unis d’Amérique. Le président de la République, Denis Sassou N’Guesso, a décerné à sa dépouille à titre posthume le grade de commandeur dans l’ordre national de la paix. Une reconnaissance de la nation au défunt pour loyaux services.

« M. Serge Mombouli, au nom de la République, nous vous faisons commandeur dans l’ordre national de la paix », a déclaré le président Denis Sassou N’Guesso, avant de déposer la gerbe de fleurs au pied de la chapelle ardente érigée pour la circonstance.

Fils d’un diplomate, Serge Mombouli est né en 1959 à Pointe-Noire. Titulaire d’un diplôme en droit des affaires, obtenu au Conservatoire national des arts et métiers de Paris, il était un expert en négociation commerciale. Il a démarré sa carrière professionnelle dans la compagnie aérienne panafricaine Air Afrique avant de s’installer aux Etats-Unis à la fin des années 1990 et de devenir un businessman.

Avant sa nomination officielle, il a œuvré de 1997 à 2001 au renforcement des relations diplomatiques entre les Etats-Unis et le Congo, jouant un rôle central dans la promotion de la coopération en matière de gouvernance, de développement international et d’investissement étranger. Il fut pendant cette période vice-président du groupe AWE à Houston, et vice-président des opérations internationales et de développement de projets au sein de Transworld consortium corporation à Houston, au Texas.

Serge Mombouli est décédé le 5 septembre dernier aux Etats-Unis à l’âge de 66 ans.

Congo : une opération de traque des « bébés noirs » lancée à Brazzaville

Ces délinquants continuent de semer la terreur à Brazzaville et dans d’autres localités de la République du Congo.

 

Mettre fin aux actions des « bébés noirs » encore appelés « Kulunas », c’est l’objectif que s’est fixé les éléments de la Direction générale de la sécurité présidentielle (DGSP) et de la Garde républicaine (GR). Une opération de traque de ces délinquants a été lancée le week-end dans la capitale congolaise. Celle-ci vise la reprise en main des zones d’habitation contrôlées par les délinquants, la restauration de l’autorité de l’Etat, afin d’assurer la sécurité des personnes et des biens.

Une opération saluée par la population qui souhaite qu’elle tienne dans la durée pour mettre définitivement ces bandits hors d’état de nuire. Elle sera exécutée de manière plus globale afin de les traquer jusque dans leur dernier retranchement tout en évitant les dérapages. Dans cette lutte contre la délinquance urbaine, les services de la DGSP et de la GR ne sont pas seuls, la population est mise à contribution pour dénoncer les chefs de gangs et leurs acolytes.

Il convient de signaler que depuis le lancement de cette opération, ces délinquants quittent Brazzaville pour se réfugier dans d’autres localités de l’arrière-pays.

Congo : une formation pour renforcer les douaniers dans l’application des règles de la Zlecaf

Un atelier de formation avancée sur les règles d’origine de la Zlecaf se tient à Brazzaville du 29 septembre au 3 octobre, afin de renforcer les compétences des douaniers congolais et stimuler le commerce intra-africain.

 

L’Organisation mondiale des douanes (OMD) a lancé, le 29 septembre à Brazzaville, un atelier national de formation avancée consacré aux « Règles d’origine de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf) ». Cette rencontre, organisée dans le cadre du « Programme UE-OMD sur l’origine en Afrique », vise à doter les fonctionnaires congolais de nouvelles compétences techniques et opérationnelles pour une meilleure application des règles douanières.

Pendant cinq jours, jusqu’au 3 octobre, les participants prendront part à plusieurs panels et travaux pratiques. Ils seront formés sur l’interprétation et l’application harmonisée des règles d’origine, en vue de faciliter l’accès aux préférences tarifaires, d’éliminer les barrières commerciales et de favoriser la libre circulation des biens sur le continent.

Au terme de la session, les douaniers devraient être capables d’utiliser efficacement les outils du protocole de la Zlecaf sur le commerce des marchandises. Ils pourront ainsi aider les entreprises à obtenir plus facilement le statut de produit originaire, condition indispensable pour bénéficier des avantages tarifaires offerts par l’accord continental.

L’atelier est également un cadre d’échanges entre les douaniers, les institutions nationales et les acteurs économiques. Il permettra d’identifier les difficultés rencontrées dans la pratique, de partager des expériences et de proposer des solutions concrètes pour lever les obstacles liés à la mise en œuvre des règles d’origine.

À travers ce programme, l’UE et l’OMD entendent soutenir les États membres dans l’application efficace de la Zlecaf, considérée comme un levier essentiel pour stimuler le commerce régional et créer un marché continental unique.

Congo-insertion professionnelle : 165 jeunes formés certifiés dans des métiers porteurs

Après plusieurs mois d’apprentissage, 165 jeunes, dont 102 femmes et 63 hommes, ont reçu le 26 septembre, au mémorial Pierre-Savorgnan-de-Brazza, leurs certificats de fin de formation.

 

Ces lauréats, venus de différents quartiers de Brazzaville, ont acquis des compétences dans des domaines variés notamment mécanique, informatique, soudure électrique, hôtellerie, coiffure, couture, agroalimentaire, pâtisserie, entre autres.

Cette initiative a été rendue possible grâce à trois projets portés par l’ ONG Essor et ses partenaires : Relieef (Renforcer l’insertion par l’emploi et l’entrepreneuriat des femmes), lancé en 2023 et financé par l’Agence française de développement, qui vise à réduire les inégalités de genre dans l’accès à la formation professionnelle. Emateli, financé par l’Union européenne, qui encourage l’entrepreneuriat agricole et urbain tout en renforçant la société civile congolaise.

Nouvelle opportunité d’avenir, soutenu par l’ambassade de France au Congo, dans le cadre du dispositif « Kotonga », au bénéfice des jeunes du 8e arrondissement de Brazzaville.

« Ce succès n’aurait pas été possible sans l’engagement et le dévouement des équipes projets. Derrière ce nombre, il y a 165 parcours de vie transformés », a déclaré Dieudonné Badawé, coordonnateur pays d’Essor.

Il s’est félicité de voir certains jeunes déjà mettre en pratique leurs acquis, citant notamment l’exemple d’une jeune femme de 28 ans, formée en pâtisserie, qui a commencé à vendre des gâteaux pendant sa formation et ambitionne désormais d’ouvrir sa propre pâtisserie.

Encourageant les lauréats à persévérer, le coordonnateur d’Essor leur a rappelé que ce certificat représente « non seulement une fin, mais surtout un passeport pour l’avenir ».

Congo-disparition : décès à Paris du député Joseph Mbossa

Le député de la circonscription électorale unique d’Abala, dans le département de la Nkeni-Alima, Joseph Mbossa, est décédé le 28 septembre à Paris, en France.

 

Secrétaire permanent aux affaires électorales, à l’administration du territoire et à l’urbanisme du PCT, Joseph Mbossa occupait également le poste de président de la commission plan, aménagement du territoire, infrastructures et développement local de l’Assemblée nationale. Il était par ailleurs rapporteur général du comité préparatoire du 6ᵉ congrès ordinaire du parti, prévu en décembre prochain.

Docteur-ingénieur en planification et gestion des ressources hydroélectriques, l’homme politique siégeait au Parlement congolais depuis juillet 2017. Son parcours dans l’administration publique et les projets de développement lui ont valu une reconnaissance au-delà de son ancrage politique.

Avant son entrée à l’Assemblée nationale, Joseph Mbossa fut directeur de cabinet de la ministre de la Promotion de la femme et de l’Intégration de la femme au développement (2011-2012), puis coordonnateur du Projet d’appui à la diversification de l’économie (2013-2017). De 2001 à 2010, il avait également dirigé le Projet de désarmement, démobilisation et réinsertion des ex-combattants, une mission stratégique pour la consolidation de la paix en République du Congo.

Avec sa disparition, le PCT perd un cadre chevronné et un organisateur clé de son prochain congrès. Son départ intervient à un moment où le pays, et particulièrement sa famille politique, avait encore besoin de son expertise et de son engagement.

Forum DGIA : les entreprises congolaises appelées à renforcer leur rôle dans l’atteinte des ODD

À cinq ans de l’échéance fixée par l’ONU pour les Objectifs de développement durable, la deuxième édition du forum Doing Good in Africa (DGIA), tenue à Brazzaville, a mis en lumière la responsabilité sociale des entreprises congolaises et leur contribution attendue aux ODD.

 

Le cabinet Afrique RSE Congo, filiale du groupe panafricain Afrique RSE, en partenariat avec la plateforme Doing Good in Africa, le magazine Dirigeantes et avec le soutien de BL Technology, a organisé, le 26 septembre à Brazzaville, la deuxième édition du forum DGIA.

Placée sous le thème « Entreprises à impact : contribution des entreprises congolaises aux Objectifs de développement durable : focus sur les ODD 3, 7 et 13 », la rencontre a permis d’échanger sur les défis du développement économique et social au Congo.

Selon Bel Lauretta Tene née Pambou Dinana, associée et directrice générale d’Afrique RSE Congo, l’un des enjeux majeurs reste la sensibilisation et la formation des acteurs publics et privés afin d’assurer une meilleure intégration des ODD dans les stratégies d’entreprise. « Nous ne sommes pas bien placés sur le baromètre mondial. Il faut lever les freins et mettre en œuvre la loi qui existe déjà, mais sans décret d’application », a-t-elle souligné.

Avec une moyenne de 52,8/100, la République du Congo occupe le 154e rang sur 167 pays selon l’index des Nations unies, ce qui souligne l’urgence d’accélérer la dynamique.

Au-delà des débats, ce forum a également récompensé certaines entreprises pour leur engagement en matière de responsabilité sociétale, tout en appelant à renforcer les efforts collectifs, notamment sur les ODD 3 (santé et bien-être), 7 (énergie propre et abordable) et 13 (lutte contre le changement climatique).