Pointe-Noire : le Fima revient pour une 12e édition festive en septembre

Le Festival international de musique et des arts (Fima) reprend ses couleurs à Pointe-Noire. Organisé par Médard Mbongo, président de l’ONG Mb Production, l’événement se tiendra du 12 au 14 septembre au quartier 418 Makayabou, dans le cinquième arrondissement de Mongo-Mpoukou.

 

Pour cette 12e édition, le Fima promet trois soirées de concerts gratuits, ponctuées de rencontres et de débats autour d’un thème d’actualité : « La musique à l’heure du numérique ».

Véritable rendez-vous populaire, le festival entend faire battre le cœur de la capitale économique congolaise au rythme de la rumba, du coupé-décalé, de la musique tradi-moderne et bien d’autres sonorités venues du Congo et d’ailleurs. Entre têtes d’affiche et artistes émergents, la programmation s’annonce riche et diversifiée, mêlant générations et styles musicaux.

« Le Fima est un espace de découverte et de partage, où le public peut vibrer au contact de grands noms tout en rencontrant les talents de demain », souligne l’organisation.

Comme chaque année, le festival mettra à l’honneur la scène nationale et accueillera aussi des invités étrangers. Les jeunes artistes en pleine ascension auront une place de choix, certains y livreront leur première performance solo. Un tremplin idéal pour se faire connaître et séduire le public ponténégrin.

Avec cette douzième édition, le Fima confirme son rôle de plateforme culturelle et festive, mais aussi de lieu de réflexion sur les enjeux actuels qui traversent l’industrie musicale. Pour les organisateurs, l’objectif reste clair : offrir au plus grand nombre un moment de convivialité et de célébration autour de la musique, dans toutes ses expressions.

Du 12 au 14 septembre, le quartier 418 Makayabou vibrera donc au rythme d’une fête populaire et éclectique, où se croisent passion, découverte et partage.

Congo : la colère des étudiants face à la hausse des frais universitaires

À un mois de la rentrée, la décision de l’université Marien-Ngouabi de Brazzaville d’augmenter significativement les frais d’inscription provoque la contestation des étudiants, qui dénoncent une mesure injuste dans un contexte social déjà tendu.

 

Les étudiants de l’université publique Marien-Ngouabi montent au créneau contre la révision à la hausse des frais d’inscription. Ceux-ci passent de 10 500 à 21 000 francs CFA au niveau licence, de 31 000 à 50 000 francs CFA au niveau master et de 50 000 à 100 000 francs CFA au niveau doctorat. Une augmentation qui suscite de vives réactions dans un pays où le paiement des bourses demeure aléatoire.

Dans la cour de l’École normale supérieure, rattachée à l’université, le calme des vacances a laissé place à la colère de quelques étudiants rassemblés pour exprimer leur mécontentement. « À l’université Marien-Ngouabi, la direction ne fait rien pour améliorer la situation. Elle se contente d’augmenter les frais sans nous consulter », déplore l’un d’eux, sous couvert d’anonymat.

Un autre étudiant appelle le président de l’université à revoir sa copie : « Nous sommes en désaccord avec cette mesure. Elle pénalise davantage des jeunes déjà confrontés à des bourses impayées et à des conditions de vie inacceptables. »

Face à la contestation, la direction de l’université justifie sa décision. Selon elle, la réforme consiste à regrouper différents frais déjà supportés par les quelque 45 000 étudiants, incluant notamment la délivrance des diplômes et des cartes d’étudiant.

Mais à l’approche de la rentrée, l’incompréhension demeure. Si les syndicats étudiants n’ont pas encore pris position, une partie des étudiants exige le retrait pur et simple de la mesure. L’an dernier, les cours avaient déjà été fortement perturbés par trois mois de grève des enseignants, rappelant la fragilité du climat universitaire à Brazzaville.

Coopération : le Congo et la Chine font le point sur leur relation

Le chef de l’État, Denis Sassou N’Guessoa reçu mardi 25 août à Brazzaville, la nouvelle ambassadrice de Chine au Congo, An Qing.

 

Les échanges entre le président Denis Sassou N’Guesso et l’ambassadrice An Qing ont porté sur les acquis du Forum sur la coopération sino-africaine (Focac) ainsi que la coopération bilatérale qui existe entre les deux pays.

La diplomate a également au cours de cette audience exprimé l’engagement de son pays à approfondir les relations bilatérales, à la suite des résultats encourageants. En tant que co-présidente du Focac, An Qing a souligné l’importance des acquis obtenus depuis la tenue du dernier Focac en septembre 2024.

Selon adiac-congo, An Qing a aussi noté l’évolution positive des relations, caractérisée par un engagement réciproque pour le développement. Au-delà des réalisations, l’ambassadrice a évoqué les « fruits de la coopération pragmatique », reflétant les initiatives menées dans divers domaines tels que l’infrastructure, la santé, l’éducation et l’énergie. Des projets notables, notamment la construction de routes et d’hôpitaux, ainsi que la mise en place de programmes de formation professionnelle, illustrent les efforts conjoints pour améliorer le bien-être de la population congolaise tout en stimulant l’économie locale.

La Chine entend renforcer sa collaboration avec le Congo, c’est du moins ce qu’a précisé la nouvelle ambassadrice de Chine au Congo, An Qing.

Congo : le comité de pilotage de YouthConnekt fait le point et trace la voie

Le comité de pilotage du Projet d’appui à l’intégration de la jeunesse au développement national, YouthConnekt Congo, a tenu sa session mandataire le 22 août à Brazzaville. Cette rencontre a permis d’évaluer les résultats déjà obtenus et de planifier les actions prioritaires pour les quatre prochains mois.

 

Plateforme panafricaine d’innovation, d’entrepreneuriat et de leadership, YouthConnekt est présent dans plus de 33 pays africains et même en Amérique latine. Lancé au Congo en juin 2022, le programme s’articule autour du projet gouvernemental « Projeunes », conçu comme un cadre de convergence entre les aspirations des jeunes, les politiques publiques et l’appui des agences du système des Nations unies.

La représentante résidente du Pnud, Adama Dian Barry, a salué les progrès réalisés : « Les actions menées dans le cadre de ce projet sont significatives et témoignent de l’impact concret et positif sur les bénéficiaires. Elles illustrent la pertinence des choix stratégiques et l’efficacité de l’approche collaborative », a-t-elle déclaré.

Parmi les réalisations phares figurent : l’élaboration et la remise du document de politique nationale de la jeunesse ; la formation de 1 200 jeunes filles aux métiers du numérique ; le lancement de la plateforme U-Report, déjà forte de plus de 36 000 jeunes inscrits et plus de 20 communautés créées ; la sensibilisation de 5 000 adolescents et jeunes sur la santé sexuelle et reproductive via l’application Hello ADO et le site Tictacados ; la création de la plateforme numérique « Priorité jeunesse », outil de pilotage du PND Projeunes ;

la mise en œuvre, avec le patronat congolais (Unoc et UniCongo), d’une stratégie nationale pragmatique d’insertion professionnelle, visant 10 000 jeunes diplômés dont 5 000 filles. Déjà, plus de 2 400 jeunes ont été encadrés en trois mois, et 115 placés en stage.

Les prochaines étapes consisteront à consolider ces acquis et à élargir l’impact du programme, afin de renforcer l’intégration des jeunes dans la vie socio-économique du pays.

Congo : un plan de redressement pour mettre fin aux délestages à Brazzaville d’ici 2026

Le ministre de l’Énergie et de l’Hydraulique, Émile Ouosso, a présenté le 18 août dernier, devant les investisseurs du secteur cimentier, un plan de redressement de la desserte électrique.

 

Le ministre Émile Ouosso a reconnu devant les opérateurs économique, la complexité du problème énergétique au Congo. Si le pays dispose d’une capacité de production estimée à 751 mégawatts pour une consommation de 600 mégawatts, plus de la moitié de cette énergie se perd dans un réseau vétuste. « Le déficit d’électricité à Brazzaville est dû à la vétusté du réseau de transport entre Pointe-Noire et Brazzaville, vieux de 43 ans », a expliqué Émile Ouosso.

La capitale, alimentée en partie par une centrale électrique à gaz installée à Pointe-Noire, subit ainsi d’importantes pertes : sur les 300 mégawatts injectés, 200 se dissipent en route, à cause de transformateurs et d’équipements de compensation hors service depuis de nombreuses années.

Pour inverser la tendance, le gouvernement a mobilisé d’importants financements, dont un apport de la Banque mondiale, destiné à la réhabilitation de la ligne de transport reliant Pointe-Noire à Brazzaville. Selon le ministre, la société adjudicatrice du projet est déjà à pied d’œuvre.

Parallèlement, le groupe Eni-Congo mène depuis un mois des travaux de réhabilitation sur plusieurs transformateurs stratégiques, notamment à Loudima (Bouenza), avant de poursuivre à Djiri et Tsiélampo (Brazzaville) ainsi qu’à Ngoyo et Côte Matève (Pointe-Noire). Le groupe a également commandé de nouveaux transformateurs de grande puissance pour remplacer les équipements obsolètes.

Autre chantier annoncé : la rénovation du barrage hydroélectrique de Moukoukoulou, construit pour alimenter les cimenteries et industries des départements de la Bouenza et du Niari.

Le gouvernement se veut optimiste quant au calendrier. « Selon le programme établi avec Eni-Congo, fin 2025, on devrait connaître une amélioration significative dans la desserte en électricité à Brazzaville, après avoir libéré les 200 mégawatts qui se perdaient le long de la ligne. Et, en septembre 2026, les délestages ne seront plus qu’un vieux souvenir », a assuré le ministre de l’Énergie.

Pour les Brazzavillois, longtemps confrontés aux coupures quotidiennes, cette annonce sonne comme une promesse de retour à la stabilité électrique, condition essentielle au développement industriel et à l’amélioration du cadre de vie.

Distinction : Africa Global Logistics reçoit le prix de meilleur partenaire de l’année 2025

Le 17 août 2025, à l’occasion de la célébration de la 6ème édition du Ponton Awards, Africa Global Logistics (AGL) a reçu le prix de meilleur partenaire de l’année 2025. Ce prix traduit l’engagement d’AGL à soutenir les actions RSE et mécénat au profit de la jeunesse.

 

“Les trois filiales congolaises du Groupe Africa Global Logistics mènent une politique RSE mécénat ambitieuse au profit des jeunes. Africa Global Logistics Congo soutient les forums d’orientation scolaires, les journées de métiers, les initiatives de formation et de transfert de compétences. L’entreprise offre aux écoles des ordinateurs recyclés et des salles multimédias. Avec sa filiale Congo Terminal, le Groupe mène actuellement un projet de construction d’une nouvelle plateforme portuaire au port de Pointe-Noire qui va générer plus de 900 emplois directs et indirects. L’entreprise organise régulièrement les visites guidées du terminal à conteneurs au profit des élèves, étudiants et influenceurs pour faciliter l’appropriation des métiers portuaires. Elle accompagne les sensibilisations contre les MST dans les écoles et soutient les émissions TV qui promeuvent la préservation de l’eau et de l’environnement. Les Terminaux du Bassin du Congo (TBC) ont soutenu récemment un projet de sensibilisation contre les cancers. Il y a beaucoup de choses qui font localement et qui traduisent une volonté à favoriser l’émancipation des jeunes par la formation, l’entreprenariat et l’éducation ” explique Gildas BAKALA, Président du comité d’organisation Ponton Awards.

“Chez AGL, nous avons un principe simple qui caractérise notre engagement : savoir donner aux autres, ce que nous avons eu la chance d’avoir. Nous sommes fiers de ce prix qui met en lumière notre engagement pour la jeunesse” soutient Cyril MARQUES, Directeur d’exploitation Africa Global Logistics Congo.

Tous les ans, l’agence Prescom médias organise le Ponton Awards. L’évènement vise à promouvoir l’excellence en distinguant une entreprise de la place et les jeunes de Pointe-Noire qui mettent en exergue de grandes actions RSE mécénat ou des idées novatrices dans l’entrepreneuriat, la culture, l’implication des jeunes au développement et le sport.

Chan 2024 : le Congo échoue encore au premier tour

Battus par le Nigeria (0-2) lors de la dernière journée de la phase de groupes, les Diables rouges terminent derniers de la poule D et manquent pour la deuxième fois consécutive une qualification pour les quarts de finale du Championnat d’Afrique des nations (Chan).

 

La phase de groupes du Chan 2024 s’est close le 19 août avec une nouvelle désillusion pour le Congo. Opposés aux Super Eagles locaux du Nigeria, les Diables rouges se sont inclinés (0-2) et voient leurs espoirs de qualification s’envoler. Les Congolais terminent derniers du groupe D avec deux points, derrière le Soudan et le Sénégal (5 points chacun, qualifiés) et le Nigeria (3 points).

C’est la deuxième élimination consécutive au premier tour pour le Congo après celle subie en 2022 en Algérie. Pourtant, tout restait possible avant le dernier match : après deux nuls, seule une victoire par au moins deux buts d’écart pouvait assurer le billet des quarts. Mais Anas Yusuf (56e) et Alimi (93e) ont anéanti les espoirs congolais.

Le manque de compétition et de préparation est pointé comme la principale cause de cette élimination. « La plus belle femme du monde ne peut donner que ce qu’elle a », résume un observateur : sans rythme, les joueurs ont fini par céder physiquement et mentalement.

Le Congo nourrira aussi des regrets : un but refusé contre le Soudan, une victoire qui lui échappe à la 85e minute face au Sénégal, et une gestion critiquée des primes qui n’a pas contribué à maintenir la concentration.

Malgré tout, les Diables rouges sortent du Chan 2024 sans avoir été ridicules. Héroïques par moments, ils ont entretenu le suspense jusqu’au bout. Les observateurs appellent désormais à capitaliser sur ces points positifs pour préparer les prochaines échéances. Car à ce niveau, la moindre erreur se paie au prix fort, et les Congolais en ont fait l’amère expérience.

Môle Est : Congo Terminal franchit une nouvelle étape dans l’extension du Quai Môle

Le 20 août 2025 une avancée majeure vient d’être réalisée dans le cadre du projet d’extension du Quai Môle Est.

 

La société CRBC (China Road and Bridge Corporation), en charge des travaux, a procédé avec succès à la mise à l’eau d’une drague de type CSD (Cutter Suction Dredger), marquant une étape clé dans la réalisation de la protection en enrochements du terre-plein.

Cette opération stratégique vise à garantir la stabilité des nouvelles infrastructures portuaires en cours d’aménagement, tout en respectant les plus hauts standards internationaux en matière de qualité, de sécurité et de performance environnementale.

« Cette mise à l’eau symbolise une avancée significative dans la construction d’une nouvelle plateforme portuaire au Môle Est. Elle reflète notre engagement à accroître les performances logistiques du port de Pointe-Noire, véritable hub de transbordement dans la sous-région », a déclaré Aziz ANGUILET, Ingénieur Projet Môle Est.

Avec ce projet ambitieux, Congo Terminal confirme son rôle de moteur du développement économique et logistique de la République du Congo, en s’appuyant sur des technologies de pointe et des partenariats stratégiques.

Clôture de la 9ᵉ session : Isidore Mvouba appelle à un meilleur contrôle du gouvernement

Lors de la clôture des travaux de la neuvième session ordinaire, le président de la chambre basse du Parlement, a insisté sur la nécessité pour l’Assemblée nationale de jouer pleinement son rôle de contrôle, tout en saluant l’efficacité des députés dans l’examen des textes de loi.

 

L’Assemblée nationale se doit de « marquer le gouvernement à la ceinture », a déclaré le président de l’institution, Isidore Mvouba, en clôturant la neuvième session ordinaire. Il a rappelé que les élus de la Nation ont la responsabilité d’accompagner l’exécutif dans l’amélioration du climat des affaires, la viabilisation de la dette publique et la poursuite des réformes économiques et financières dictées par la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC).

Au cours de cette session, les députés ont examiné trente-deux affaires, dont vingt-sept ont été adoptées. Le président de la chambre basse a salué la diligence avec laquelle ces textes ont été traités, adressant une mention particulière aux parlementaires ayant pris l’initiative de propositions de lois. Parmi les textes votés figurent ceux relatifs à la création des hôpitaux généraux de Sibiti, dans la Lékoumou, et de Ouesso, dans la Sangha, dont l’inauguration par le chef de l’État est annoncée pour bientôt.

En matière de coopération internationale, l’Assemblée a également autorisé la ratification de la convention fiscale entre la République du Congo et la République de Türkiye, signée le 14 novembre 2024 à Ankara. Cet accord vise à éviter la double imposition en matière d’impôts sur le revenu, afin de protéger les contribuables des deux pays contre une charge fiscale excessive. Il prévoit des procédures communes, un échange de renseignements, une assistance en matière de recouvrement des impôts ainsi que la non-discrimination.

Ainsi, au terme de cette neuvième session ordinaire, l’Assemblée nationale entend affirmer son rôle central dans le suivi des politiques publiques et le contrôle de l’action gouvernementale, dans un contexte économique marqué par des impératifs de réformes et d’assainissement des finances publiques.

Congo : huit trafiquants fauniques condamnés entre janvier et juillet 2025

C’est qui ressort du rapport à mi-parcours du Projet d’appui à l’application de la loi sur la faune sauvage (Palf), publié le 20 août à Brazzaville.

 

Huit personnes ont été placées derrière les barreaux dont cinq condamnés à la prison ferme entre janvier et juillet 2025. A cela, s’ajoute des réseaux de trafiquants d’animaux sauvages protégés ont été démantelés. Ces informations sont contenues dans le rapport à mi-parcours du PALF, rendu public mercredi 20 juillet 2025.

Les produits fauniques saisis en grande quantité pendant ces arrestations sont entre autres des peaux de panthère, des écailles de pangolin géant et des ivoires d’éléphant. Selon le même rapport, ces malfrats fauniques avaient été interpellés au cours de quatre opérations dans plusieurs localités du pays, à savoir Dolisie dans le département du Niari, Owando dans la Cuvette et Impfondo dans la Likouala. La plupart de ces trafiquants ont été interpellés en flagrant délit de détention, circulation et tentative de commercialisation des trophées d’espèces animales intégralement protégées.

Les opérations ont été menées conjointement par les éléments de la gendarmerie nationale et les agents du ministère de l’Économie forestière, précisément par les services des Eaux et Forêts. A côté de ces deux entités administratives de l’État, on note l’assistance technique du Projet d’appui à l’application de la loi sur la faune sauvage (Palf).