Congo : Denis Sassou N’Guesso de retour dans son pays

Le président congolais est revenu dans son pays ce dimanche 14 novembre 2021 après un séjour de travail à Paris en France.

 

Le chef de l’Etat du Congo, Denis Sassou N’Guesso est de retour à Brazzaville après voir a séjourné à France.  Il a pris part au forum de Paris sur la paix et à la conférence internationale pour la Libye.

Cette rencontre avait pour objectif de d’apporter un soutien international à la Libye pour la poursuite de la transition politique engagée. Il s’est aussi agi de trouver des solutions pour la tenue des élections selon le calendrier prévu. La conférence visait également à soutenir la Libye dans sa demande de retrait des forces étrangères et des mercenaires.

Ce forum a permis de mettre en œuvre une répartition équitable et transparente des richesses du pays. Il a également permis de réaffirmer l’engagement collectif à renforcer le soutien de la communauté internationale pour répondre aux besoins urgents et lutter contre les trafics d’êtres humains.

Congo : Denis Malanda milite pour l’inscription de la rumba congolaise au patrimoine culturel immatériel de l’Unesco

Le dossier a été déposé l’année dernière auprès de l’Unesco et est défendu de part et d’autre du fleuve Congo par les deux pays qui en tirent leur nom.

 

Denis Malanda chroniqueurs de la musique congolaise milite pour l’inscription de la rumba congolaise, au patrimoine culturel immatériel de l’humanité par l’Unesco.

Après la musique polyphonique des Pygmées Aka de RCA et le Tambour du Burundi, l’Afrique centrale avance à grand pas vers l’inscription d’un troisième élément sur la liste représentative du patrimoine immatériel de l’humanité.

Issu de la rumba cubaine des années 1930, ce style musical qui a su résister à l’usure du temps, possède une grande notoriété en République démocratique du Congo (RDC) et en République du Congo.

Son inscription au patrimoine immatériel de l’Unesco devrait embarquer la rumba congolaise sur la voie de la professionnalisation et, à terme, donner un statut à ses nombreux adeptes. La décision devrait être connue avant la fin de cette année 2021.

Congo-autochtones : vers un programme de protection sociale

Ce programme dénommé « Joint SDG Fund », vise à améliorer la qualité de vie des populations autochtones du département de la Lékoumou.

 

Les agences des Nations Unies en République du Congo viennent de lancer un programme de protection sociale dans le département de la Lékoumou. Dénommé « Joint SDG Fund », il vise à améliorer la qualité de vie des populations autochtones du sud du pays.

« Joint SDG Fund » a été mis en œuvre conjointement par le ministère des Affaires sociales de la République du Congo, le Programme alimentaire mondial (PAM), l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et l’UNICEF. Ledit programme s’inscrit dans le cadre de la réalisation des Objectifs de développement durable.

« Cette population a un accès limité aux services sociaux de base et des possibilités limitées génératrices de revenus », a indiqué Chris Mburu, coordonnateur du système des agences des Nations Unies en République du Congo.

Moins de 0,7% des peuples autochtones du pays ont accès à l’eau potable. La plupart d’entre eux vivent dans des endroits difficiles d’accès et sont exposés aux intempéries. C’est du moins ce qu’a affirmé Chris Mburu.

Selon les données des agences du système des Nations Unies, le département de la Lékoumou, abrite de nombreuses communautés autochtones, soit 25% de la population autochtone du Congo.

Par ailleurs, 75% des femmes autochtones accouchent à domicile et plus de 50% des enfants autochtones n’ont pas de certificat de naissance, contre un peu plus de 19% au niveau national, rappellent des observateurs locaux.

Quant au taux de mortalité chez les moins de 5 ans, il est beaucoup plus élevé pour la population autochtone que pour la population générale. Les sources locales, indiquent que 40% des enfants autochtones souffrent de malnutrition chronique contre 21% pour la population générale, alors que 65% des enfants autochtones ne sont pas scolarisés, contre 39% au niveau national.

Congo-Komono : un homme s’en sort avec 30 points de suture suite à son agression par un gorille

C’est la deuxième fois que ce genre d’accident se produit en l’espace de deux ans dans le département de la Lékoumou.

 

Un jeune chasseur, Sévérin Mbani, 43 ans, a été grièvement blessé par un gorille. L’accident s’est produit lors d’une partie de chasse dans la forêt de Komono dans le département de la Lékoumou. La victime s’en tire avec 30 points de suture et plusieurs côtes cassées.

Sévérin Mbani, a été évacué d’urgence au Centre hospitalier de Sibiti. Notons que c’est la deuxième fois que ce genre d’accident se produit en l’espace de deux ans dans le département de la Lékoumou.

En novembre 2018, un quadragénaire, rentrant d’une partie de chasse, a été sauvagement agressé par un gorille très affolé par des blessures qui venaient de lui être infligées par un autre chasseur. L’infortuné s’est était tiré de l’agression avec une main broyée.

Congo : la 1ere édition du forum de recrutement des compétences en France

Cette initiative vise à permettre aux spécialistes de l’agence congolaise pour l’emploi, de disposer de candidats cibles dans des domaines de compétences spécifiés.

 

Ouvert le 9 novembre au Palais des congrès d’Issy-les-Moulineaux en France, ce forum, le tout premier organisé en la matière, vise à permettre aux spécialistes de l’agence congolaise pour l’emploi, de disposer de candidats cibles dans des domaines de compétences spécifiés, en fonction des besoins exprimés.

Rive gauche de la Seine, à Issy-les-Moulineaux, à quelques encablures de Paris, Hugues Ngouélondélé, ministre de la Jeunesse, des Sports, de l’Education civique, de la Formation qualifiante, et ses homologues Jacqueline Lydia Mikolo des Petites et moyennes entreprises et Edith Delphine Emmanuel, de l’Enseignement supérieur, ainsi que Rodolphe Adada, ambassadeur du Congo en France, ont ouvert mardi, la première édition du Forum de recrutement des compétences au sein de la diaspora congolaise en Europe.

Cette initiative, jamais réalisée en direction de la diaspora qui dispose en son sein des compétences qualifiées dans divers domaines, permet d’avoir à disposition des ressources humaines compétitives, une réelle valeur ajoutée, qui sied à l’impulsion qu’entend donner au Congo, le président Denis Sassou N’Guesso, à travers la marche vers le développement.

Des compétences que le ministre Hugues Ngouélondélé a reconnu à leur juste valeur. « Notre diaspora d’Europe, faut-il le rappeler, constitue un vivier indéniable de talents de haute qualité, dont le Congo et les entreprises installées dans notre pays ont grand besoin », a t-il déclaré.

À l’endroit de cette diaspora, souvent reservée sur sa volonté de retour au pays, Hugues Ngouélondélé s’est voulu rassurant. « Quelles que soient les motivations qui justifient votre présence en Europe, le temps est venu de porter un regard nouveau sur la terre de nos ancêtres. Comme le proclame notre devise « Unité-Travail-Progrès », qu’il me soit permis de vous rappeler que la mère-patrie a besoin de vous ; elle tend la main, saisissez-la ! ».

De nombreux pays, notamment d’Afrique de l’ouest qui ont misé sur leur diaspora, ont connu un réel progrès en matière de développement économique, grâce à l’apport de cette main d’oeuvre qualifiée et rodée à l’économie de marché.

Congo : 195 attaques de navires enregistrés au Golfe de Guinée en 2020

La ville de Pointe-Noire a abrité la troisième édition du symposium des chefs d’état-major des pays riverains du Golfe de Guinée.

 

Un symposium consacré à la lutte contre la piraterie maritime s’est tenu mercredi 10 novembre 2021, à Pointe-Noire. Il s’est agi du troisième édition du symposium des chefs d’état-major des pays riverains du Golfe de Guinée. L’information a été confirmée par un communiqué de presse du ministère congolais de la défense.

Organisé par le gouvernement congolais, en partenariat avec le commandement des forces françaises au Gabon, ce symposium a été présidé par le Premier ministre Anatole Collinet Makosso

Selon le chef du gouvernement congolais, le Golfe de Guinée qui s’étend du Sénégal à l’Angola, a enregistré pour la seule année 2020, 195 attaques de navires avec des moyens et des méthodes des pirates continuellement renforcés depuis quelque temps.

Au cours de la même année 2020, 130 des 135 enlèvements de marins recensés dans le monde, soit plus de 95%, ont eu lieu dans cette zone, selon un récent rapport du Bureau maritime international.

En 2013, les 19 pays qui composent le Golfe de Guinée avaient mis en place « l’architecture de Yaoundé » destinée à mener des actions communes et concertées contre la piraterie.

Les eaux du Golfe de Guinée, riches en hydrocarbures et en ressources halieutiques, sont de plus en plus exposées à la piraterie, ont affirmé des responsables sécuritaires de la région.

Le symposium a regroupé les Etats membres de cet espace maritime, à savoir : l’Angola, le Bénin, le Cameroun, le Cap-Vert, la Côte d’Ivoire, le Gabon, la Gambie, le Ghana, la Guinée-Bissau, la Guinée, le Nigeria, la RDCongp, le Sénégal, le Sierra Leone, le Togo et le Congo-Brazzaville.

Cette troisième édition s’est achevée avec l’organisation de l’exercice « Grand african Nemo », une démonstration dynamique des marines au large de Pointe-Noire.

Congo-Judo : les arbitres en stage d’imprégnation

Le stage des arbitres congolais  est animé par des experts internationaux et a pour base les nouvelles règles d’arbitrage.

 

Le président de la Fédération congolaise de judo et disciplines associées (Fécoju-Da), Me Francis Ata, a organisé, le 8 novembre à Brazzaville, un stage d’imprégnation. Il est auqqi question d’un échange d’expérience au profit des arbitres et encadreurs des clubs de ladite fédération.

En présence du représentant de la direction générale des Sports, Furet Likoué, et du Comité national olympique et sportif congolais, Fernand Ondono, Me Francis Ata a marqué, une fois de plus, sa volonté de remettre sur les rails le judo en mettant les arbitres à l’école du donner et du recevoir. « Nous sommes désormais une fédération. Nous devrons profiter du savoir-faire des autres pour booster nos connaissances. Aujourd’hui, nous commençons avec les arbitres alors, profitez de cette occasion pour se mettre à jour et apprendre des nouvelles règles. Je vous demande d’être assidus et toujours disponibles», a déclaré le président de la Fécoju-Da.

Ce stage est animé par deux experts internationaux de la Fédération internationale de judo. Il s’agit du président de la commission d’arbitrage de la République démocratique du Congo, Blaise Donat Zaki Zanga, et son premier vice-président, José Mbuyulu. Ils seront accompagnés du président de la Commission nationale d’arbitrage du Congo, Me Jean Henri Nzaou.

Selon Blaise Donat Zaki Zanga, l’accent sera mis sur la partie pratique puisque durant le stage, des combats seront organisés afin de juger le niveau des stagiaires.

Durant quatre jours, les nouveaux arbitres qui viennent de toutes les ligues vont apprendre les nouvelles règles utilisées au niveau international tandis que les anciens profiteront de ce stage qui se déroule au gymnase Etienne-Monga pour échanger avec leurs collègues.

Ce stage précède, en effet, les compétitions départementales qui débutent dans les prochains jours. Il a été annoncé lors du périple qui a conduit le bureau exécutif de la fédération dans tous les départements du pays pour mettre en place les ligues. C’est, d’ailleurs, ce qui a poussé les ligues à envoyer leurs représentants.

Notons que ce stage est le premier du genre après près de cinq ans de crise ayant  miné cette organisation sportive. Toutes les entités-clés de la Fécoju-Da bénéficieront des moments de recyclage, afin de replacer facilement ce sport sur l’échiquier national et international.

Congo : l’opposant Marcel Makomé en détention à Kinshasa

Celui qui se fait appeler « Premier ministre du Congo », serait gardé dans les locaux des services de renseignements, ANR.

 

L’opposant Marcel Makomé est arrêté en République démocratique du Congo. L’information relayée sur les réseaux sociaux a été confirmée par ses proches. Selon son entourage, celui qui se faisait appelé « Premier ministre » se rendait régulièrement à Kinshasa, à l’invitation du gouverneur de cette ville. Au terme de sa mission, l’homme aurait été enlevé et depuis une semaine, l’opposant au régime du Congo Brazzaville serait gardé dans les locaux des services de renseignements, ANR.

Selon des indices concordants, Marcel Makomé, opposant congolais exilé en France, aurait bel et bien été interpellé par les services de renseignements de la République Démocratique du Congo.

Pour l’instant, on ignore les raisons de cette interpellation, les services de renseignements de la RDC se gardant de communiquer, sauf avec l’ambassade de France qui a depuis, fait valoir de la protection diplomatique à l’égard de Marcel Makomé, l’opposant congolais disposant également de la nationalité française.

Notons que Marcel Makomé s’est construit une image d’opposant farouche, tout en faisant des appels de pied au pouvoir de Brazzaville. Il avait écrit au chef de l’État congolais, pour solliciter des aides sociales.

Congo : plus de 200 millions FCFA arnaqués aux centaines d’épargnants

Depuis août dernier, la microfinance Crédit mutuel d’Afrique qui a opéré pendant quatre mois n’est plus en mesure de rembourser à ces personnes.

 

En République du Congo, au moins 600 personnes ont déposé leurs économies au Crédit mutuel d’Afrique (Cremaf). C’est une société de microfinance qui leur promettait 200% de bénéfices en 78 jours aux épargnants. Depuis août dernier, cet établissement qui a opéré pendant quatre mois n’est plus en mesure de les rembourser. Les analystes accusent l’État de laxisme.

Une brochette d’épargnants arnaqués a campé devant le ministère des Finances, pendant que d’autres se concertaient dans le jardin du siège de la préfecture. Ils ont tous perdu d’importantes sommes d’argent. « Je réclame 1,5 million de francs CFA de capital investi. C’est d’un côté de l’argent personnel et de l’autre un prêt qu’on a pris quelque part pour essayer de nous donner un coup de pouce », affirmé un épargnant blousé.

« Personnellement, j’ai plus de 2,6 millions de francs CFA. Il y a mon mari, un retraité. Le pauvre, il prend sa pension et je lui suggère, au regard de la souffrance, d’aller épargner pour que ça nous fasse des bénéfices. Mais, au finish, nous n’avons rien eu. Nous regrettons notre argent », se lamente une autre épargnante.

L’État responsable ?

Un agrément brandi par les responsables de la microfinance Cremaf et la présence des agents de sécurité devant ses succursales, à Brazzaville et Pointe-Noire, sont les éléments de garantie qui ont poussé les épargnants à déposer leurs économies.

Pour l’analyste économique Alphonse Ndongo, l’État a bien sa part responsabilité dans cette affaire. « La direction des institutions financières (au ministère des Finances) qui est chargée de réguler le secteur de la microfinance dans notre pays n’a pas été vigilante. Ils ont accompagné ces gens dans cette mauvaise démarche. Et, je peux aussi m’interroger sur la vigilance de nos services de sécurité, notamment de la police et de la gendarmerie », dénonce Alphonse Ndongo.

Une accusation rejetée par Jean-Pierre Nonaulth, directeur général des institutions financières nationales, au ministère des Finances. « Concernant cette arnaque, il est bien clair de requalifier Cremaf Power, qui n’est pas une microfinance. Cremaf Power est un établissement fantôme qui s’est substitué à un établissement existant il y a plusieurs années et qui s’appelait Cremaf, mais qui a perdu son agrément depuis 2013 », explique-t-il.

Des poursuites judiciaires engagées

Jean-Pierre Nonaulth affirme que des poursuites judiciaires ont été engagées. Le principal gestionnaire du Cremaf est entre les mains de la police. Seule la justice saurait trancher l’affaire. « Je vous dis que si la justice est en route, c’est qu’il y aura forcément des indemnisations un jour. Mais, je ne peux pas vous situer quand », lâche-t-il.

Au Congo, au début des années 2000, une autre microfinance dénommée Salu Humerto Brada avait arnaqué d’au moins 40 milliards de francs CFA au moins 40 000 épargnants.

Congo : l’occupation des espaces protégés à Brazzaville au centre d’un échange

Le bureau du sénat et celui du conseil départemental et municipal de Brazzaville ont eu une séance de travail mardi 09 novembre 2021.

 

Les échanges entre les bureaux du Sénat et du conseil départemental et municipal de Brazzaville ont porté sur l’occupation des espaces publics protégés. Dans la capitale congolaise, on note l’absence d’un cimetière municipal ; la surcharge des bus municipaux et le problème de l’entrée de la morgue de l’hôpital mère-enfant et bien d’autres. Ces sujets ont faits l’objet des discussions de cette séance de travail le 9 novembre à Brazzaville.

La mairie vient d’engager une opération de déguerpissement des occupants de l’espace public. C’est du moins ce qu’a affirmé le président du Conseil départemental et municipal de Brazzaville, Dieudonné Bantsimba.

Les deux parties ont, par ailleurs, évoqué les difficultés auxquelles le Conseil départemental et municipal de Brazzaville est confronté.