Réouverture de l’école dans le Grand Abidjan à partir du 25 mai après deux mois de fermeture

Les établissements d’enseignement primaire, secondaire et supérieur du Grand Abidjan ( Abidjan et banlieue) seront rouverts à partir du lundi 25 mai 2020 après plus de deux mois de fermeture, a annoncé jeudi le Conseil national de sécurité (CNS) après une réunion présidée par le président ivoirien Alassane Ouattara.«Après examen de l’évolution de la pandémie, d’importantes décisions ont été prises pour le Grande Abidjan: la réouverture des établissements d’enseignement préscolaire, primaire, secondaire et supérieur à compter du lundi 25 mai 2020», rapporte le compte-rendu de cette réunion.  

Plusieurs autres décisions dont le maintien de l’isolement du Grand Abidjan jusqu’au 31 mai prochain,  ont été prises par le CNS. La semaine dernière, la ministre ivoirien de l’éducation nationale, de l’enseignement technique et de la formation professionnelle, Kandia Camara a annoncé la reprise progressive de l’école à l’intérieur du pays à partir du 18 mai prochain. 

Elle a annoncé aussi à cette occasion la mise en vacances des élèves de la maternelle dont « le programme était presqu’ achevé » lorsque la fermeture de l’école est intervenue. 

C’est depuis le 16 mars dernier que les autorités ivoiriennes ont décidé de fermer les établissements préscolaires, primaires, secondaires et supérieurs pour lutter contre la propagation de la  Covid-19 dans le pays. La Côte d’Ivoire enregistre à ce jour 1912 cas de maladie à Covid-19 dont 902 guéris et 24 décès.

Maroc/Covid-19 : Les études supérieures en présentiel reprendront en septembre

Les études supérieures en présentiel au niveau des universités et des instituts de formation professionnelle au Maroc, reprendront à compter de septembre prochain, a annoncé mercredi le ministre de l’éducation nationale, Said Amzazi.Le ministre, qui intervenait dans le cadre de la commission parlementaire de l’enseignement, a précisé que ces dates s’inscriront dans le cadre des scénarios prévus pour faire face à la propagation du virus du Covid-19.

Selon le ministre, les cours en présentiel au titre de 2019/2020 sont terminés, alors que les dates des examens pour l’enseignement supérieur seront annoncées ultérieurement.

Il a expliqué, à cet égard, que les décisions doivent être prises en coordination avec les ministères de la santé et de l’intérieur, car, pour le ministre, « le problème se pose par rapport à la mobilité des étudiants qui ont quitté les cités universitaires pour rejoindre leurs familles, en raison de la fermeture de ces structures à l’exception de celles internationales ».

Mardi,  le ministre de l’éducation nationale a annoncé que les examens du baccalauréat au Maroc pour l’année scolaire 2019/2020 auront lieu en juillet et septembre prochains et concerneront uniquement les programmes dispensés avant la suspension des cours en présentiel.

Enseignement privé ivoirien : des enseignants d’un groupe perçoivent leur paie en dépit de l’impact de la Covid-19

Malgré la suspension des cours dans les universités et grandes écoles du fait de la Covid-19, impactant la situation économique de ce secteur d’activité, le Groupe Etic, a assuré mardi le paiement des salaires des enseignants et de l’ensemble de son personnel administratif.Les enseignants et l’ensemble du personnel administratif ont également reçu des kits sanitaires et alimentaires, sous les auspices du fondateur du Groupe Dao Abroulaye, qui a exprimé toute sa compassion aux enseignants en cette période difficile de crise sanitaire liée à la Covid-19.  

« Je tenais aussi à vous traduire publiquement mes remerciements pour le travail que vous avez eu à faire à Etic. Nous vous en serons toujours reconnaissants tout le temps que Dieu nous donnera de vivre », a dit M. Dao Abdoulaye, lors d’une sobre cérémonie. 

M. Dao s’est en outre appesanti sur les solutions innovantes entreprises par ses établissements durant l’arrêt des cours pour maintenir le niveau des étudiants et les raffermir en vue des examens à venir.  

De ce fait, les informaticiens et les développeurs d’applications du groupe ont mis en place une solution informatique innovante pour donner des cours à distance aux étudiants. Une initiative visant à poursuivre la formation des étudiants durant cette période d’arrêt  de cours.

Cet acte « marque aussi la contribution et l’engagement de notre administration auprès du gouvernement ivoirien pour lutter contre la propagation de la maladie à Covid-19 dans le pays », a poursuivi M. Dao Abroulaye.

Sangaré Souleymane, enseignant en communication visuelle, a salué cette action. Pour lui,  ce geste à l’endroit des enseignants, alors que plusieurs de leurs collègues n’ont plus de nouvelle de leurs employeurs depuis le déclenchement de cette pandémie est « salutaire et plein de symbole ».

« C’est le symbole de la loyauté envers le corps enseignant (…) Mais, il faut aussi ajouter que le paiement de ces salaires, qui aurait pu ne pas se faire au regard des difficultés que traverse l’ensemble des établissements privés, est une action citoyenne », a-t-il dit.  

Créé en janvier 2012, ce groupe d’enseignement privé est composé de sept établissements implantés à Abidjan et à l’intérieur du pays.

Covid-19: le Cames lance le Prix Macky Sall, doté de 60 millions FCFA

Le Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (Cames) a lancé un appel à projets dont le but est de « fédérer », par le Prix Macky SALL, financé à hauteur de 60 millions FCFA, « les nombreuses initiatives liées à la pandémie » de Covid-19 dans son espace.Cette décoration, comprise dans le Fonds Macky Sall pour la Recherche (FMSR), vivra ainsi sa première édition. Face à la pandémie de Covid-19, le Secrétariat général du Cames dit avoir « anticipé » son lancement aux fins de mobiliser sa communauté scientifique pour accélérer la réflexion, tout en mettant en œuvre des « actions multiformes concrètes » dans la riposte.

Le concours cible les enseignants-chercheurs, les chercheurs et les doctorants des Institutions d’Enseignement Supérieur et de Recherche (IESR) de l’espace Cames, affiliés à un des Programmes Thématiques de Recherche (PTRC), renseigne un communiqué reçu mercredi à APA.

Ouvert depuis lundi 11 mai, le dépôt des candidatures sera clôturé le 31 mai prochain et les résultats connus cinq jours plus tard, soit le 5 juin.

Concrètement, un « financement exceptionnel » de 60 millions FCFA est disponible pour accompagner un « projet fédérateur », qui aura satisfait toutes les exigences du présent appel, souligne le document. Le versement de ce montant sera « étalé sur 18 mois », durée du projet.

Les candidats doivent joindre dans leurs dossiers une vidéo de présentation du projet, son résumé exécutif et sa description détaillée.

L’idée de création du FMSR, Cames Horizon 2015-2019, a été lancée à l’issue des deuxièmes Journées Scientifiques du Cames (JSDC2), organisées à Dakar, au Sénégal, en novembre 2015. Le Fonds est compétitif et correspond au don de 500 millions FCFA que son parrain, le président de la République du Sénégal, a octroyé en soutien au Plan Stratégique de Développement (PSDC), selon un document explicatif.

Par ailleurs, l’appel à projets veut « amener les enseignants-chercheurs et chercheurs de l’Espace Cames à travailler en réseaux multi-pays, mutualisant les moyens locaux et internationaux, pour trouver une façon innovante d’aborder sous tous les angles, la problématique (de la) Covid-19 et faire en sorte que l’expertise des promus du Cames plaide par les faits, en sa faveur ».

Le Conseil note également que l’essentiel de la subvention apportée ne concerne que le financement des missions, les frais de terrain et le traitement de quelques données importantes et fondatrices, sous réserve de l’accord préalable du Cames, si aucune solution de mutualisation endogène de moyens n’est envisageable.

Il ajoute qu’aucun équipement informatique autre que du petit matériel, à titre de consommable, ne peut être financé par la subvention.

Maroc : Les écoles resteront fermées, les examens du bac fixés pour juillet et septembre

Le ministre marocains de l’Education nationale, Said Amzazi a fait savoir que les écoles resteront fermés jusqu’en septembre prochain et seuls les examens des 1ères et 2e années du baccalauréat seront organisés, le national du baccalauréat sera en juillet, et le régional (1ère année) en septembre.Pour respecter le principe de l’égalité des chances, les sujets d’examen ne porteront que sur les programmes qui ont fait l’objet de cours présentiels jusqu’au 14 mars 2020, a précisé le ministre qui intervenait, ce mardi 12 mai, à la Chambre des conseillers.

Concernant le retour aux écoles, Amzazi a fait savoir qu’il ne sera pas fait avant le mois de septembre 2020.

Au sujet des autres niveaux scolaires, le ministre a précisé que les notes des contrôles continus, réalisés en présentiel, seront prises en considération, alors que sera assurée la continuité pédagogique, jusqu’à la fin de l’année scolaire au profit de ces niveaux.

Le but, a-t-il mis en avant, est de compléter les programmes éducatifs et de fournir le soutien pédagogique nécessaire, en assurant la continuité du processus « d’enseignement à distance » à travers diverses plateformes numériques, chaînes de télévision et brochures, qui seront distribuées aux élèves du primaire dans les zones reculées des zones rurales.

Au retour des classes en septembre, des cours de rattrapage et de soutien éducatif présentiel seront assurés dans le but de renforcer les acquis des élèves en vue de la prochaine année scolaire, a-t-il assuré.

Maroc/.Covid-19 : Le sort de l’année scolaire discuté mardi au parlement

La chambre des représentants au Maroc tiendra demain mardi une réunion qui sera consacrée, entre autres, à la discussion du sort de l’année scolaire en cours, en ce temps de confinement.Ainsi, le ministre de l’éducation nationale, Said Amzazi, devra présenter le plan et l’agenda de son département concernant les examens de fin d’année scolaire à la lumière de l’état d’urgence sanitaire, décrété au Maroc depuis le 20 mars dernier et prorogé jusqu’au 20 mai courant.

D’autres questions seront également au menu de la réunion, notamment le bilan de l’enseignement et la formation à distance pendant le confinement et les mesures proactives et préventives prises pour prévenir la propagation de l’épidémie dans les établissements d’enseignement et universitaires.

Pour rappel, dans le cadre des mesures préventives contre la pandémie du Covdi-19, le ministère de l’éducation nationale avait lancé l’opération de l’enseignement à distance, via le portail électronique TelmidTice et sur les chaines de télévision nationales.

Côte d’Ivoire: reprise progressive de l’école à l’intérieur du pays à partir du 18 mai prochain (Ministre)

Les cours reprendront progressivement dans les établissements primaires et secondaires de l’enseignement général et technique de l’intérieur de la Côte d’Ivoire à partir du 18 mai prochain avec un réaménagement du calendrier scolaire jusqu’au 14 août prochain, a annoncé samedi Kandia Camara, la ministre ivoirienne de l’éducation nationale, de l’enseignement technique et de la formation professionnelle. Cette décision intervient après les mesures d’allègement des restrictions liées à la maladie à Coronavirus à l’intérieur du pays annoncées jeudi dernier par le président ivoirien Alassane Ouattara.

« Au niveau de l’enseignement primaire, le démarrage effectif des cours dans les écoles primaires publiques et privées sur toute l’étendue du territoire national à partir du lundi du 18 mai 2020 à l’exception des directions régionales d’Abidjan, de Dabou, d’Aboisso et de Grand-Bassam.  Au titre de l’enseignement général et technique, dans les établissements à faibles effectifs, les cours reprennent normalement dès le 18 mai 2020», a fait savoir Mme Camara à la conférence de presse du gouvernement sur la situation du Covid-19.

Dans les établissements secondaires à gros effectif,  a cependant précisé la ministre, l’option d’une rentrée progressive est prise en commençant par les classes d’examen.

Il s’agit notamment de «la répartition spatiale des élèves dans les salles de classe en tenant compte des mesures et gestes barrières. L’observation méthodique de cette option sur une période de deux semaines avant d’envisager la rentrée des classes intermédiaires».

 S’agissant de l’enseignement préscolaire, la première responsable de l’éducation nationale en Côte d’Ivoire, a annoncé la mise en vacances des élèves de la maternelle « dont le programme était presque achevé» lorsque la fermeture des écoles est intervenue.

Au nombre des mesures prises par son département ministériel, Mme Camara a également annoncé l’organisation du concours d’entrée dans les Centres d’animation et de formation pédagogique (CAFOP) « dans les meilleurs délais » et l’ouverture de ces institutions de formation des enseignants sauf celles d’Abidjan, de Dabou, de Bassam et d’Aboisso.

« Le calendrier général des examens à grand tirage et les opérations d’affectation en sixième et d’orientation en seconde fera l’objet d’un aménagement dès la semaine prochaine », a-t-elle en outre, souligné précisant que le calendrier scolaire est lui-aussi réaménagé du 18 mai au 14 août 2020.

 Jeudi dernier, le président ivoirien Alassane Ouattara a annoncé l’allègement des restrictions liées à la maladie à Covid-19 à l’intérieur du pays dont la réouverture des écoles. C’est depuis le 16 mars dernier  que les autorités ivoiriennes ont décidé de fermer les établissements préscolaires, primaires, secondaires et supérieurs pour lutter contre la propagation du Covid-19 dans le pays. A la date du 08 mai 2020, la Côte d’Ivoire a enregistré 1602 cas de maladie à Covid-19 dont 754 guéris et 20  décès.

OSUI/Maroc-Covid-19 : Les parents d’élèves plaident ardemment pour une réduction de moitié des frais de scolarité

Par Hicham Alaoui – Les parents d’élèves inscrits à l’Office Scolaire et Universitaire International (OSUI), qui fait partie intégrante du réseau réseau de l’enseignement français au Maroc, ont appelé à une réduction de moitié (50%) des frais de scolarité au titre du 3ème trimestre 2020. Et pour cause, les difficultés rencontrées par les familles dont les sources de revenus ont été subitement pénalisées par la pandémie du Coronavirus.Dans un courrier adressé vendredi au Directeur général de l’OSUI,  Jean-Christophe Deberre, dont copie est parvenue à APA, les parents d’élèves scolarisés au sein des établissements de l’OSUI à Rabat, Casablanca, Tanger, Agadir, El Jadida, Marrakech, Dakhla, Laayoune et Essaouira, demandent également la suppression des augmentations des frais de scolarité pour les cinq prochaines années, du fait que, selon eux, « les parents et familles ne seront pas en mesure d’honorer des engagements supplémentaires, au vu de la crise économique annoncée ».

Côté pédagogique, ils appellent à l’acquisition d’une solution de travail collaboratif et d’un enseignement à distance en parfaite adéquation avec les attentes des parents et l’établissement d’un avenant au contrat initial qui cadre « l’enseignement à distance », précisant les engagements des établissements OSUI en termes de continuité pédagogique et de contrepartie financière.

« En attendant cet accord, nous nous trouvons dans l’obligation de surseoir provisoirement au paiement des frais du troisième trimestre de l’année scolaire 2019/2020 », mettent-ils en garde.

Pour eux, le maintien des conditions de frais de scolarité en l’état, en ces temps inédits, ne fera que « créer une fracture de la relation de confiance entre l’établissement et les parents d’élèves, alors même que ces derniers ont toujours fait preuve d’une grande solidarité envers l’établissement, en assumant ces dernières années de larges augmentations de frais de scolarité pour financer entre autres les investissements du réseau OSUI ».

Cette lettre fait suite à une correspondance du DG de l’OSUI dans laquelle il a annoncé trois leviers d’actions en guise de soutien aux parents d’élèves en cette crise sanitaire liée au Covid-19. Ces actions portent sur un différé de paiement pour ceux des parents qui le souhaitent et la perception des droits de scolarité jusqu’au 15 juin prochain.

Aussi, il a été décidé de geler à leur niveau actuel les droits de scolarité pour l’année 2020-2021 et enfin, un accompagnement, avec la meilleure attention, les cas les plus critiques, dans un esprit de compréhension et de justice qui évite une déscolarisation au motif de situations provisoirement inextricables.

Ces mesures avancées par la direction générale de l’OSUI ne semblent pas être du goût des parents d’élèves qui appellent à des mesures économiques courageuses, encore plus fortes, à la hauteur de la crise actuelle.

Le réseau des établissements français au Maroc est sans conteste le plus dense au monde. Il scolarise plus de 39.500 élèves, dont plus de 64 % sont marocains et 15% franco-marocains.

Crée en 1996 sous forme d’une association sans but lucratif par la Mission laïque française dont il est l’émanation directe, l’OSUI s’est donné pour objectif de répondre à la demande croissante adressée par les familles marocaines à l’enseignement français à l’étranger, demande que le réseau géré par l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE) ne pouvait plus satisfaire à lui seul.

L’OSUI possède un périmètre financier autonome, dans la mesure où ses seules sources de recettes sont les frais de scolarité payés par les parents d’élèves. Il ne bénéficie d’aucune subvention ni de l’Etat français ni de l’Etat marocain. Il agit dans le cadre des conventions culturelles liant la France et le Maroc.

Aujourd’hui, les dix établissements de l’OSUI scolarisent plus de 10.000 élèves dont 88% sont de nationalité marocaine. Ils sont homologués par le ministère français de l’Éducation nationale.

Sénégal: des zones d’ombre avant la reprise des cours

Les écoles et universités sénégalaises s’apprêtent à rouvrir en juin après près de trois mois de vacances involontaires causées par le Covid-19, mais parents d’élèves, enseignants et Etat ne sont pas sur la même longueur d’onde quant aux modalités de la reprise.Inquiétées par la progression de la pandémie vers l’Afrique, les autorités ont décidé de fermer les écoles le 16 mars 2020 après avoir annoncé deux semaines auparavant la découverte du premier cas de Covid-19. Deux mois plus tard, les patients ont presque décuplé avec 1551 cas positifs recensés à la date du 8 mai, dont 926 sous traitement.

Ce tableau inquiète les acteurs de l’éducation, au premier chef les enseignants et les élèves en classes d’examen appelés à retourner à l’école le 2 juin prochain. Pour la plupart, il n’en est pas question tant que l’Etat, soucieux de sauver l’année scolaire et universitaire, ne garantisse pas leur sécurité sanitaire.

Ancien dirigeant d’un mouvement de l’enseignement moyen et secondaire, le syndicaliste Mamadou Lamine Dianté qualifie d’« équation à N inconnues » la réouverture à cette date. La mesure ne remplit pas tous les préalables, déplore-t-il dans une longue tribune. « Par conséquent, attendre que la situation du Covid-19 le permette est la décision la plus sage. Nul ne doit être sacrifié sous l’autel des pré-inscriptions ou des voyages d’études de quelques privilégiés ».

Pour sa part, le Syndicat autonome de l’enseignement supérieur (Saes) se veut prudent. Selon son Secrétaire général, Malick Fall, le retour de ses collègues dans les amphithéâtres « doit passer inéluctablement par les instances pédagogiques qui sont seules habilitées à prendre des décisions pédagogiques ».

Il rejoint ainsi le gouvernement qui, lors du Conseil des ministres du 29 avril, avait recommandé aux académies de réfléchir sur les modalités de reprise globale des enseignements dans la période du 2 au 14 juin 2020. Même si la balle est dans leur camp, cela n’empêche pas outre mesure à M. Fall de souligner dans Le Quotidien que le plus important est « d’abord d’endiguer la maladie ».

Dépistage et dispositions

En revanche, le directeur de la Formation et de la Communication du ministère de l’Education, Mohamadou Moustapha Diagne, donne déjà une piste qui n’exposerait pas les parties prenantes. Vu qu’on « ne sait pas quand la maladie va disparaître », « il faut identifier les enseignants qui doivent reprendre les cours pour faire des tests », a-t-il dit sur Seneweb.

« Nous allons aussi prendre des dispositions pour leur déplacement. Nous allons tout faire pour que les enfants et les enseignants ne soient pas contaminés », a assuré M. Diagne.

Par ailleurs un sondage du Bureau de prospectives économiques (BPE), dirigé par l’économiste Moubarak Lô, rapporte que 58,3% des personnes pensent qu’il faut redémarrer les cours à la disparition du virus là où 12,1% sont pour une ouverture générale des classes en juin. L’enquête est réalisée par téléphone auprès d’un échantillon de 828 individus âgés de 18 ans ou plus, et s’est focalisée sur les régions de Dakar et de Diourbel, selon le site IGFM.

Elle renseigne en outre que 16,6% des personnes veulent que la réouverture soit limitée aux classes d’examens, tout en scellant le sort des autres élèves jusqu’à la rentrée 2020-2021. A l’inverse, 11,46% proposent l’année blanche pour tout le monde.

Mais l’Etat qui semble s’inscrire dans une démarche progressive, opte en partie pour la troisième proposition. D’ailleurs le président Macky Sall rassure en ce sens, dans un tweet : « Chers parents, chers enseignants, chers étudiants, chers élèves, j’imagine votre inquiétude face à la situation inédite que traverse l’école liée au #COVID19. Je voudrais partager ici, avec vous, l’espoir d’une reprise progressive et maîtrisée dans le respect des mesures édictées ».

Au dernier Conseil des ministres également, il a réitéré la question de la préparation de la réouverture, invitant ses ministres de l’Education, de l’Enseignement supérieur et de la Formation professionnelle, « à finaliser avec l’implication de l’ensemble des acteurs de la communauté scolaire et universitaire, les modalités pratiques de reprise progressive des enseignements dans le respect strict des règles sanitaires fixées ».

Épreuve du virus

Toutefois, ces dernières n’apportent pas de « certitudes » selon Sud Quotidien, dépeignant dans son édition du jour une école dans « l’impasse » et mise « l’épreuve du virus ». Selon le journal, les conditions de reprise se heurtent à plusieurs anomalies, en dehors de la circulation du virus, dont l’hivernage qui approche à grands pas et l’existence d’abris provisoires dans certaines régions.

Le ministère de l’Education nationale a affirmé mardi dernier avoir tenu plusieurs rencontres en visio-conférence avec l’ensemble des Inspections d’académie (IA), les secrétaires généraux des syndicats du G7, les associations de parents d’élèves et la société civile entre autres, pour avoir « leurs avis et leurs conseils » pour la matérialisation de la décision de reprise des cours.

Au cours de ces « très bonnes réunions », le ministre Mamadou Talla et son équipe ont tenu compte de leurs suggestions et partagé leurs « craintes et préoccupations », tout en assurant qu’ils vont « étudier les modalités et préalables » devant faciliter le retour à l’école.

Covid-19: la reprise dans les écoles au Sénégal (Tribune)

Un ancien Inspecteur général de l’éducation nationale partage une opinion éclairée sur le redémarrage imminent des enseignements qui fait couler beaucoup d’encre au Sénégal.Depuis près de deux mois, les établissements scolaires et universitaires sont fermés à cause de la pandémie du coronavirus. Leur réouverture prévue à partir du 2 juin prochain (re)met à pied d’œuvre les ministères de l’Éducation nationale, de l’Enseignement technique et de la formation professionnelle et celui de l’Enseignement supérieur. D’après le communiqué du Conseil des ministres du 6 mai courant, ils vont incessamment ouvrir des consultations avec les acteurs de leurs secteurs respectifs pour définir le protocole de la reprise dans les conditions qui respectent les consignes sanitaires imposées par la crise.

La question fait apparaître au sein de l’opinion un clivage entre les partisans de la réouverture d’une part et de l’autre les sceptiques. Car en réalité il n’existe pas d’esprits opposés à la décision gouvernementale dans la mesure où l’année académique a été interrompue juste après le premier semestre. Il en reste un autre qu’il faut bien remplir pour la validation du tout.

Les raisons et le schéma de la reprise

Quel que soit le retard accusé, un redémarrage vaut mieux qu’une année invalidée ou une année blanche. De tels accidents laissent sur la scolarité des élèves et des étudiants une empreinte indésirable comme une peine sur un casier judiciaire.

Le blocage du système éducatif présente l’inconvénient soit d’empêcher le recrutement de nouveaux élèves – qui se verraient ainsi privés d’un droit – et les transitions entre les cycles, soit de créer une surpopulation dans les établissements à la rentrée suivant l’année blanche ou invalidée. Dans un tel cas de figure, les élèves et surtout les étudiants devant se rendre à l’étranger pourraient repousser leur projet de mobilité d’un an.

Les incidences budgétaires et financières d’une annulation ne sont pas des moindres. Déjà un malaise se ressent dans l’enseignement privé où des retards de paiement de salaires et des manques à gagner par les établissements sont portés à l’attention de l’opinion. Les enseignants fonctionnaires qui y trouvaient un moyen d’améliorer leurs fins de mois assistent impuissants au gel de leurs vacations. Si la fermeture persistait plus longuement ne pourraient-ils pas eux également percevoir que les 70% de leurs rémunérations mensuelles du fait d’une éventuelle baisse dans les recettes de l’État consécutive à une prolongation de la crise ?

En raison du risque sanitaire, le déconfinement du système éducatif implique la prudence. Elle apparaît dans le scénario de la reprise qui doit être selon le gouvernement non immédiate et graduelle à l’échéance. Les classes d’examen démarreront le processus. Elles seront suivies des autres ; une autonomie étant reconnue aux universités pour convenir du remodelage de leur calendrier au titre du second semestre de l’année encore en cours.

Les craintes et les incertitudes

Si l’on compare le plan de retour dans les classes au Sénégal et dans d’autres pays francophones ayant été contraints par le Covid-19 de fermer leurs écoles en mars dernier, des points communs mais aussi des différences notables peuvent être repérés.

Partout on procède ou on envisage de le faire avec prudence d’autant que de la maladie et de son évolution on ne sait au fond que très peu de choses. Y compris le dessin des courbes d’évolution : un pic ou deux ? Aplatissement après le pic ou suite en dents de scie ? La seule certitude est l’incertitude des prévisions qui oblige les gouvernements à naviguer à vue.

Au Canada, la reprise est annoncée pour cette semaine. En France, elle aura lieu le 11 mai prochain. Dans les deux cas, la mesure touche en premier lieu les plus petits, à savoir les crèches et les écoles élémentaires. Il en a été ainsi convenu à partir du postulat selon lequel le coronavirus affecte de manière bénigne les enfants. Il n’en demeure pas moins que les jeunes sujets asymptomatiques sont des vecteurs potentiels de transmission. Et déjà à Montréal, dans certaines crèches, sont observés des cas inquiétants de contagion entre les enfants. D’où le choix laissé aux parents soit de retourner leurs enfants en classe soit de les retenir à la maison pour y poursuivre les apprentissages. Mais ils ne sont pas mis en vacances. Il faut attendre les retours d’expérience pour juger de la viabilité d’un tel palliatif.

De l’interprétation des décisions et déclarations rendues publiques au Sénégal, il ressort que la reprise a pour finalité d’empêcher l’invalidation de l’année académique entamée. C’est le sens de la priorité accordée aux classes d’examen (CM2, troisièmes, terminales). Par rapport à la pandémie, cette option est probablement sous-tendue par une hypothèse optimiste voulant que les catégories d’âge concernées soient aptes à se conformer aux gestes barrières et aux critères de distance que les enfants moins âgés. Quoiqu’il en soit, il sera indispensable de recomposer les effectifs des classes en petits groupes ; ce qui occasionnera au moins des dépassements de charges horaires pour les enseignants.

C’est à ce genre d’équation à plusieurs inconnues que les acteurs de l’enseignement supérieur vont se confronter. On sait que les résidences universitaires dépassent largement leurs capacités d’accueil autant du point de vue du logement que de la restauration. En outre, les niveaux de formation correspondant à la licence sont presque partout en situation de sureffectif. Les autorités et les personnels enseignants ne diront pas le contraire.

La gestion de cette situation exceptionnelle due aux incertitudes qui pèsent sur le court terme et obstruent l’horizon ne peut consister en la reprise à l’identique de recettes vues dans le passé. Il va falloir innover et l’aborder dans un esprit d’ouverture à la hauteur des défis à adresser par la Nation. Pour le moins, il faudra faire montre de patriotisme – si le mot n’est pas galvaudé – afin non seulement de trouver les consensus nécessaires, mais aussi d’accepter ex-ante que les plans élaborés de manière inclusive soient susceptibles de réajustements tout aussi indispensables. L’ennemi insaisissable auquel a été déclarée la guerre y contraint.

Lat Soucabé Mbow, Professeur des universités.

Bénin : reprise partielle des cours lundi prochain

Après plus d’un mois d’arrêt des cours au Bénin, le gouvernement a approuvé mercredi en Conseil des ministres les modalités de leur reprise à partir du lundi 11 mai, pour les étudiants et certains élèves.La date avait déjà été annoncée la semaine dernière par le ministre de l’Economie et des Finances. L’école et l’université sont à l’arrêt depuis le 30 mars, une mesure prise par les autorités du pays pour freiner la circulation du Covid-19.

Ainsi les élèves de CM2, les collégiens et les lycéens sont les principaux concernés par la reprise du 11 mai.

Les étudiants suivront, eux, les cours en ligne via une plateforme, parce que les amphithéâtres resteront fermés. Une plateforme dont l’accès est gratuit aux étudiants a été mise en place pour que les enseignants y publient leurs cours, précise le Conseil, cité par des sites locaux.

Pour les écoliers du CI au CM1, leur retour en classe est prévu du 10 août au 4 septembre et leurs évaluations se feront du 7 au 11 septembre. Les maternelles et garderies resteront, elles, fermées jusqu’à la rentrée du 28 septembre.

Par ailleurs, le port obligatoire de masque pour tous les usagers et le dépistage systématique et progressif des enseignants, du personnel administratif et de service, sont parmi les mesures à observer avant la reprise.

En outre, le Conseil a décidé de lever le cordon sanitaire qui isole certaines villes à risque pour empêcher la propagation du virus sur le territoire national. Ainsi à compter du 11 mai, tous les check-points autour des 16 villes isolées depuis le 30 mars vont sauter.

Les Béninois pourront dès lors aller partout sans avoir besoin de la dérogation des préfets, bien que les mesures barrières resteront en vigueur.

Le Bénin a déclaré jusque-là 96 cas positifs à la pandémie du Covid-19, dont 50 guéris et deux décès.

Education : l’Italie entend apporter son soutien au Congo

C’est ce qui explique la rencontre entre l’ambassadeur italien à Brazzaville, Stefano De Leo et le ministre de l’Enseignement primaire, secondaire et de l’alphabétisation, Anatole Collinet Makosso.

Vendredi 05 avril, Collinet Makosso et Stefano De Leo ont eu un échange où le diplomate italien, a réaffirmé l’engagement de son pays d’accompagner les autorités congolaises dans le secteur éducatif

L’entretien entre les deux personnalités a, en effet, tourné autour des domaines clés de la mission du diplomate italien en République du Congo. Il s’est agi au cours de cette rencontre pour les deux personnalités de parler du renforcement des capacités avec un accent particulier sur l’éducation de base.

« Pour l’Italie, l’éducation est un moyen très important. Nous avons partagé notre vision avec Monsieur le ministre de continuer à travailler, d’avoir la capacité d’offrir l’éducation non seulement à l’élite congolaise mais aussi à l’éducation de base avec tous les moyens que l’Italie peut mettre en place », a expliqué Stefano De Leo à sa sortie d’audience.

« Nous avons aussi parlé de la culture de la langue italienne. Dans ce domaine, j’ai pris mon engagement de collaborer avec le ministre et son cabinet pour soutenir des initiatives prioritaires en cours, favorables aux nouvelles générations. Nous avons décidé de nous rencontrer très bientôt pour définir ces initiatives ensemble. Je suis très content parce que Monsieur le ministre m’a donné beaucoup d’idées et une particulière indication pour ma mission que nous devons utiliser pour le futur du pays et les générations qui dirigeront le pays », a conclu le diplomate.

Phénomène de transe : ce qui s’est vraiment passé au lycée technique du 1er mai de Brazzaville

L’affaire fait pratiquement la Une de tous les journaux du Congo Brazzaville, 39 élèves du lycée technique de Brazzaville sont entrés en transe sur les regards inquiets de leurs camarades. Retour sur le film d’une journée agitée qui continue à susciter l’émoi dans le tout le pays.

La scène se déroule dans l’enceinte du lycée technique du 1 er mai de Brazzaville, une trentaine d’élèves a manifesté les symptômes de transe. Selon les témoins présents sur les lieux, ces enfants qui étaient en cours ont commencé à étouffer et sentir des malaises avant de s’évanouir.

Les victimes ont rapidement été pris en charge par les secours et transportés dans la foulée au CHU de Brazzaville. Pris de panique, les autres élèves ont quitté le lycée en courant dans tous les sens. L’administration du lycée a immédiatement suspendu les cours pour la journée afin de voir un peu plus clair.

La question de l’origine de ce phénomène est le principal sujet d’actualité sur toutes les lèvres à Brazzaville. Certains évoquent la thèse d’un envoûtement collectif, d’autres parles du fétichisme et de la sorcellerie. D’autres vont plus loin en parlant de substance neurotoxique ou de l’agoraphobie. Pour l’instant, rien n’est sûr, le ministère de l’Education mène des investigations, nous a confirmé une source bien introduite.

Rappelons que le même phénomène s’est produit au lycée Ganga Edouard la veille.

Rentrée scolaire : quarante-neuf établissements privés à fermer en 2019

La décision a été prise lors de la première session ordinaire de la commission nationale d’agrément de l’enseignement primaire, secondaire et de l’alphabétisation.

Anatole Collinet Makosso a tenu les 19 et 20 septembre à Brazzaville une session ordinaire en vue d’attribuer les agréments aux établissements primaire et secondaire. Selon les premières résolutions de la commission nationale d’agrément, sur les 813 écoles ayant sollicité l’agrément provisoire, 49 sont à fermer, tandis que 342 ont été provisoirement agréées et 333 sont ajournées.

Dans la ville de Pointe Noire, sur 461 écoles postulantes, 221 ont reçu l’agrément provisoire pour tous les cycles ; 165 sont ajournées et 32 sont à fermer pour tous les cycles ; 44 ont des cycles soit agréés provisoirement, soit ajournés, soit fermés. A Brazzaville, sur 260 établissements qui ont sollicité l’agrément, 74 l’ont reçu provisoirement pour tous les cycles, 130 ont été déclarés ajournés pour tous les cycles ; 12 sont à fermés ; 44 ont des cycles soit agréés provisoirement, soit ajournés, soit à fermer.

« Les établissements à fermer, quant à eux, sont tenus d’étudier la possibilité avec les parents d’élèves de réorienter leurs élèves vers d’autres écoles publiques ou privées de leur choix, en fonction de la carte scolaire. Toutefois, pour ne pas perturber la scolarité des élèves inscrits au titre de l’année scolaire 2018-2019, les établissements sont exceptionnellement autorisés à dispenser les enseignements jusqu’au 30 juin 2019, date de fermeture définitive et sans appel », indique le communiqué final de la session.

Congo : le BTS bientôt un diplôme d’Etat

L’annonce a été faite le 11 septembre dernier par le ministre de l’enseignement technique et professionnel.

Thomas Fylla Saint Etudes, s’est exprimé devant ses paires à propos du futur statut qu’aura le BTS dans le système éducatif  congolais. Pour le ministre de l’enseignement technique et professionnel, le BTS sera bientôt érigé en diplôme d’Etat au même titre que le Baccalauréat ou la Licence.

Cette déclaration a été faite lors de la cérémonie de clôture de  et . qui a fait l’annonce lors de la clôture de la 21 e session ordinaire du conseil national de l’enseignement technique et professionnel, de la formation qualifiante et de l’emploi.

Thomas Fylla a aussi profité de ce moment pour annoncer l’élaboration d’un projet de loi sur la loi d’orientation dans son département ministériel. Il a aussi insisté sur le renforcement de la fonction de  » mise en stage dans l’ensemble des établissements.  »  Pour les participants, le ministère doit revaloriser le métier d’enseignant, rouvrir certaine  filières fermées dans les établissements de formation industrielle et commerciale.

 

Congo : gréve illimitée à l’université Marien Ngouabi

Les syndicalistes ont appelé à une gréve générale illimitée depuis le vendredi 07 septembre dernier. Ils réclament l’amélioration des conditions de vie des employés et le paiement des salaires.

Le personnel de l’université Marien Ngouabi est entré en gréve illimitée depuis le début du weekend passé. A en croire une source bien introduite, les syndicalistes se plaignent du manque de volonté du gouvernement à négocier et trouver les solutions aux problèmes posés par les travailleurs depuis une année.

Concrètement, les employés réclament six (06) mois de salaires impayés,  50% des heures dues au titre de l’année 2015-2016, l’injustice des autorités dans le traitement des personnels de l’université par rapport à ceux de la fonction publique. La grève doit permettre de « délivrer un message fort pour que l’éducation soit au cœur des priorités de notre pays » témoigne un syndicaliste sous anonymat.

Les syndicalistes ont aussi lancé l’appel à l’arrêt des inscriptions jusqu’a la prise en compte de leurs réclamations.

Congo : GRC lance officiellement son application Pro-école

L’entreprise GRC, jeune pousse congolaise  des TIC a présenté au Congo sa nouvelle application conçue pour les parents d’enfant, les encadreurs et les institutions qui œuvrent dans le milieu éducatif.

C’est le nouveau bébé du système éducatif au Congo, GRC vient de présenter au public Pro-école, une application qui donnera un coup de main aux parents. A en croire l’entreprise conceptrice qui s’est exprimée devant le public de Pointe Noire, cette application mobile est au service du monde de l’ école. Pro-école offre une visibilité sur la scolarité des enfants( emplois du temps, devoirs, cours)  et le paiement des frais d’écolage.

Concrètement, l’application permettra non seulement aux parents de contrôler le comportement de l’enfant à l’école, mais aussi contribuera à l’amélioration de ces résultats.  Pour rappel, l’entreprise GRC  n’est pas à son premier coup; elle est à l’origine de l’application mobile de la chambre consulaire de Pointe-Noire. Cette nouvelle application dans un contexte encore plus favorable, car l’ensemble des familles congolaises préparent la prochaine rentrée scolaire.

 

 

Congo : 21.442 candidats déclarés admis au Baccalauréat général 2018

Sur les 76.677 candidats présentés sur toute l’étendue du territoire national, 21.442 seulement ont décroché leurs diplômes.

La direction des examens et concours du Congo Brazzaville a enfin délivré les résultats du baccalauréat Général de l’enseignement secondaire. 21.442 congolais ont été déclaré admis pour cette session 2018 sur les 76.677 candidats présentés. Un nombre en nette augmentation au regard de la dernière session dont le taux de pourcentage de réussite était de 27,73 %.

M’boungou Helder Précieux du lycée Inter Ouesso (département de la Sangha) est le major national du baccalauréat  de la session 2018, il a obtenu une moyenne de 16,01. La deuxième place est revenue à Iliho Manz Alain Thierry du lycée Chaminade de Brazzaville qui a obtenu 15,40.

Le département de la Cuvette a réalisé le plus grand pourcentage des admis, avec 49,72%. Il est secondé par le département de la Lékoumou qui a pu obtenir 46,51%. Le département de la Cuvette Ouest vient en troisième position avec 43,22%. La dernière place cette année revient au département de la Likouala qui n’a obtenu que 16, 62% de taux de réussite.

Bac technique 2018 : les résultats du premier tour disponible, 1416 admis

La direction des examens, des concours techniques et professionnels a publié ce 10 juillet les résultats du premier tour du baccalauréat technique 2018. Les statistiques présentent une nette amélioration par rapport à ceux de l’année dernière.

Les résultats du premier tour du baccalauréat technique 2018 sont disponibles depuis ce mardi 10 juillet sur tout le territoire congolais. Considérant les statistiques de la direction des examens, des concours techniques et professionnels, les candidats ce sont mieux comportés par rapport à l’année dernière.

Sur 13 808 candidats présentés, 1416 sont déclarés admis, soit 10,25% contre 6,14% en 2017 et 4524 admissibles, soit 33% contre 30,34%, en 2017. Une marge de progression de 4,11%.

« Nous constatons qu’il y a une évolution positive du pourcentage comparativement à l’année passée. Nous avions 6,14% admis du coup en 2017 et 10, 25% en 2018. Au niveau des admissibles, l’an passé nous avions eu 30,34% et cette année 33% des admissibles.  Une progression en termes d’admissibilité de 4,11%»,a déclaré Joseph Moukila, directeur des examens, des concours techniques et professionnels.

Il a par ailleurs attiré l’attention des candidats admis afin qu’ils se préparent dès maintenant pour le second tour qui sera décisif.

Formation qualifiante : Antoine Thomas Nicéphore Fylla rencontre la ministre française du Travail

Le ministre congolais de l’enseignement technique, professionnel, de la formation qualifiante et de l’emploi a  rencontré la ministre française du Travail pour la signature d’une déclaration d’intention.

Muriel Penicaud, la ministre française du travail à accorder une audience à son homologue congolais pour la signature d’une déclaration d’intention. Le texte précise que la France et le Congo ont déclaré leur intention de promouvoir la coopération entre les deux pays dans les domaines de l’emploi et de la formation qualifiante.

Le premier volet de cet accord concernait spécifiquement la coopération entre les deux états pour l’organisation et l’amélioration du fonctionnement du marché du travail. Quant à la formation qualifiante, les axes de coopération vont porter sur le développement de la formation professionnelle et l’amélioration de l’employabilité des demandeurs d’emploi.

A en croire Antoinne Fylla qui s’est exprimé au terme de l’audience, le Congo est engagé dans la réforme du système public de l’emploi, pour le rendre plus efficace et efficient afin qu’il puisse répondre simultanément aux besoins des entreprises, d’une part, et des demandeurs, d’autre part. « Nous nous réjouissons que cette préoccupation ait reçu votre adhésion et nous pouvons donc travailler suivant les axes de coopération définis dans la présente déclaration », a-t-il indiqué, avant d’ajouter que dans la perspective d’étendre la collaboration entre les deux grandes écoles numériques de France et du Congo, « vous venez de suggérer qu’elles puissent travailler ensemble».

 

 

Education : Collinet Makosso galvanise les 3761 candidats du Pool

Alors qu’ont débuté les épreuves écrites du BEPC 2018 ce 27 juin au Congo, le ministre de tutelle a tenu à encourager particulièrement les 3761 candidats du département du Pool.

C’est en compagnie des conseillers des questions d’éducation du chef de l’Etat que Collinet Makosso a rencontré les candidats au BEPC dans le Pool. À Kinkala, il a encouragé les 655 candidats qui passent leur examen au lycée 5-février 1979 et au CEG Moundongo de la localité avant de poursuivre dans les sous-préfectures de Boko.

Il faut dire que Kinkala, chef-lieu du département du Pool, accueille également les candidats de Massembo-Loubaki, Matoumbou, Kibouendé, Kibossi et Madzia. Des élèves qui sont hébergés par le ministère de l’éducation compte tenu du fait qu’ils ne composent pas dans leur localité. Une initiative dont se satisfait le ministre de de l’Enseignement primaire, secondaire et de l’alphabétisation.

« Nous venons de montrer que l’Etat est toujours présent pour accompagner les élèves, surtout ceux qui sont dans des conditions difficiles. Nous pouvons nous satisfaire de ce que, une fois encore, le pari de l’organisation des examens dans le Pool a été gagné pour couper court à toutes les spéculations qui font penser que l’école n’a pas fonctionné dans ce département », s’est réjoui Anatole Collinet Makosso.

A en croire le ministre, le seul district du Pool dans lequel l’école n’a pas fonctionné est celui de Vinza, où les élèves avaient été déplacés pour aller faire leurs études dans des établissements identifiés en fonction de leur préférence et leurs localités respectives.

 

Education : 43 détenus congolais composent le BEPC à la maison d’arrêt

Comme le reste des candidats sur l’étendue du territoire congolais, les détenus de la maison d’arrêt de Brazzaville ont affronté les épreuves du BEPC.

Le directeur générale de l’administration pénitentielle du Congo a lancé les épreuves du BEPC dans le centre spécial de la maison d’arrêt de Brazzaville. Au total, 43 prisonniers étaient présents pour affronter les premières matières du brevet d’études du premier cycle.

Pour la première journée d’examen ce 27 juin, les candidats détenus ont composé en mathématiques et en histoire et géographie. Des épreuves que plusieurs candidats interrogés abordables dans l’ensemble.  » Je suis ici pour vous porter un message important du ministre de la justice du Congo  » a indiqué le directeur générale de l’administration pénitentielle avant de poursuivre.

 » Vous n’êtes pas différent des autres candidats qui composent dans d’autres centres, vous êtes juste de passage ici pour un acte que vous avez commis et vous êtes là pour être redressé et réinséré dans la société. Donnez-vous à fond pour l’obtention de votre diplôme, car après votre passage à la maison d’arrêt, la vie continue  » a-t-il conclut.

Rappelons que lors des récentes épreuves du baccalauréat, les détenus candidats avaient aussi composé en toute sérénité. L’objectif du ministère dans cette initiative est de préparer les détenus à une nouvelle vie après la période carcérale.

Education : début de l’examen de BEPC au Congo Brazzaville

Après neuf mois de cours, les élèves affrontent les épreuves écrites du BEPC sur tout le territoire du Congo Brazzaville.

C’est jour d’examen au Congo Brazzaville, les élèves de la classe de troisième composent ce 27 juin le brevet d’études de premier cycle. Cette année 2018, plus de 110 000 candidats sont repatis dans 78 centres dont 46 à Brazzaville. Le ministre de l’Enseignement primaire, secondaire et de l’alphabétisation a rencontré quelques candidats ce début de semaine pour leur prodiguer quelques conseils.

 » Ne vous livrez pas à des actes de tricherie au risque de vous voir exclu du centre d’examen, restez concentré et donnez le meilleur de vous-même. Vous avez eu tout le temps pour réviser vos leçons, c’est le moment de mettre en pratique tout ce que vous avez retenu » a déclaré Collinet Makosso.

Les surveillants ont aussi été sensibilisés à la vigilance et à la conscience professionnel afin de garantir un bon déroulement de l’examen. Déjà en avril dernier, le ministre avait instruit les enseignants de former des têtes bien faites et non des têtes bien pleines. « Si nous devons former des têtes bien faites, il nous faut prendre beaucoup de temps pour faire passer des enseignements, des notions aux enfants. Je sais que cela demande beaucoup de temps et beaucoup de patience », avait rappelé Anatole Collinet Makosso.

 

Education : 20 congolais de l’institut Confucius reçoivent les parchemins

Ils ont reçu leurs parchemins lors d’une cérémonie au siège de l’institut Confucius du Congo Brazzaville.

Ils sont vingt, les congolais ayant terminé leur formation à l’institut Confucius ont été principalement à l’honneur ce 25 juin. Ces congolais déclarés aptes à mieux s’exprimer en langue chinoise ont reçu leurs parchemins de fin de formation au cours d’une cérémonie dans l’enceinte de l’établissement chinois.

A en croire madame Lina, représentante de l’institut au Congo, ces étudiants se sont notamment démarqués par leur travail et leur aptitude à mieux communiquer et écrire la langue de Confucius.  » Ce n’était pas facile, mais lorsqu’on aime ce qu’on fait, on ne peut que s’accrocher pour atteindre le but finale » explique un récipiendaire visiblement très ému.

Parmi ces 20 diplômés, seuls deux ont obtenu le visa pour la chine. Ils s’envoleront dans les prochain jours au pays du soleil levant afin de représenter le Congo Brazzaville au concours de langue organisé par l’institut en terre chinoise. Pour rappel, l’institut Confucius offre une formation de langue et culture chinoises à tous ceux qui sont intéressés. C’est une formation ouverte à tous sans discrimination sociale. L’institut Confucius a déjà formé plus de 3 000 apprenants, parmi lesquels les étudiants, élèves, fonctionnaires et hommes d’affaires.

Des kits scolaires pour l’école primaire de l’amitié Congo-Chine

Le don a été remis le 24 janvier à Brazzaville au ministre de l’Enseignement primaire, secondaire et de l’alphabétisation, Anatole Collinet Makosso, par l’ambassadeur de la République populaire de Chine au Congo, Xia Huang.

L’aide apportée par le diplomate chinois est composée, entre autres, des ordinateurs de bureau, des imprimantes, des tableaux blancs ainsi que des kits scolaires pour élèves. Pour faciliter la pratique des activités sportives au sein de l’école de l’amitié Congo-Chine, l’ambassade de Chine l’a dotée également des ballons de football et basketball et des cordes à sauter. Mis en service en octobre 2009, cet établissement, situé dans le 9e arrondissement de Brazzaville, Djiri, est un don du gouvernement chinois. Il compte actuellement 2009 élèves dont 812 filles pour 30 enseignants parmi lesquels 16 bénévoles.

Ce don vient tant soit peu soulager certaines difficultés auxquelles l’administration faisait face surtout en cette période de crise financière et économique. « Le quartier qui l’abrite porte aujourd’hui le même nom de Congo-Chine. Grâce à cette école, tous les élèves de ce quartier sont scolarisés », a expliqué la directrice de la vague A, Reine Olga Solange Mougnaléa.

Remettant un échantillon du don au ministre, l’ambassadeur de Chine au Congo a salué l’excellence des relations entre les deux pays. Selon Xia Huang, l’éducation est l’une des composantes importantes de la coopération qui lie son pays au Congo depuis plus de cinquante ans. « J’ai tout fait pendant mon séjour au Congo pour que ce secteur soit retenu comme domaine prioritaire. Je pense que ce choix rejoint les grandes orientations de la politique chinoise en matière de coopération avec l’Afrique et je suis sûr que le gouvernement chinois et l’ambassade de Chine à Brazzaville feront toujours davantage pour que ce secteur soit mieux pris en compte dans notre coopération ultérieure », a-t-il laissé entendre, ajoutant que la construction de cette école dans cette partie de la ville a permis à ce quartier de Brazzaville de trouver plus de dynamisme et de vigueur.

Faire le bilan des dix ans d’existence de cette école en 2019

Le ministre de l’Enseignement primaire, secondaire et de l’alphabétisation a salué la collaboration et la coopération agissante et stratégique entre le Congo et la Chine, surtout dans le domaine de l’éducation. D’après Anatole Collinet Makosso, l’école de l’amitié Congo-Chine a facilité la scolarisation de tous les enfants de cette zone à l’époque très reculée, éloignée du savoir. Revenant sur les effectifs communiqués par les responsables de l’école, il a indiqué qu’il s’agissait d’une population scolaire importante allant même au-delà des normes applicables à l’école. « Pour une école primaire, cela doit être quelque chose d’important qui permet de recueillir autant d’élèves d’abord par la qualité des infrastructures. Vous pouvez donc imaginer l’importance de l’acte que vous avez posé en 2009 », a-t-il souligné, suggérant de faire le bilan des dix ans d’existence de cette structure scolaire depuis 2009 afin d’évaluer son impact dans le développement du système éducatif congolais. Après la réception du don, Anatole Collinet Makosso l’a transmis aux ayant-droits.

Lancement des activités du corps des volontaires et bénévoles chinois

Profitant de cette occasion, l’ambassadeur de Chine au Congo a lancé les activités du corps des volontaires et bénévoles chinois, composés surtout des jeunes travaillant dans des entreprises chinoises basées au Congo. D’après Xia Huang, il s’agit d’une action concertée de l’Etat et de tous les acteurs de la société chinoise. « Soyez rassurés que tous ces acteurs publics et privés travailleront dans le même sens, notamment le renforcement sans discontinuer des relations d’amitié et de coopération entre nos deux pays. Soyez également rassurés de notre disponibilité et de notre bonne volonté dans cette direction», a conclu le diplomate chinois.