Zlécaf : le Congo veut accélérer l’accès de ses entreprises au marché africain

À Brazzaville, un atelier national consacré aux défis et opportunités liés à la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlécaf) a réuni, le 17 août, pouvoirs publics, partenaires au développement et acteurs du secteur privé.

 

Faire du Congo un acteur compétitif de l’intégration économique africaine. C’est l’ambition affichée à l’ouverture de l’atelier national sur le thème « Les entreprises congolaises face aux marchés africains, défis, opportunités et perspectives ». Organisée conjointement par le ministère du Commerce, des Approvisionnements et de la Consommation, chargé de la Zlécaf, et le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud), la rencontre vise à renforcer la capacité des entreprises congolaises à tirer pleinement parti des possibilités offertes par le marché continental.

Ouvrant les travaux, la ministre Jacqueline Lydia Mikolo a insisté sur la nécessité de préparer davantage les opérateurs économiques congolais à la concurrence et aux exigences d’un marché africain appelé à devenir l’un des principaux espaces d’échanges commerciaux.

La cérémonie d’ouverture a également permis de faire le point sur l’état d’avancement de la mise en œuvre de la Zlécaf au Congo. Le pays avait signé l’accord fondateur le 21 mars 2018 à Kigali, au Rwanda, avant de ratifier les instruments en février 2019. Depuis, plusieurs étapes ont été franchies pour consolider le cadre national de participation à cette initiative d’intégration économique.

La stratégie nationale de mise en œuvre de la Zlécaf a notamment été validée en septembre 2020. De même, les listes de concessions tarifaires et d’engagements spécifiques dans le secteur des services, négociées dans le cadre de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cémac), ont été adoptées.

Un marché à conquérir

Au-delà des avancées institutionnelles, l’enjeu est désormais de passer à une phase davantage opérationnelle. Pour les entreprises congolaises, l’ouverture progressive des marchés africains représente à la fois une opportunité de conquérir de nouveaux débouchés et un défi en matière de compétitivité, de qualité, de production et de respect des normes.

L’atelier constitue ainsi un cadre d’échanges sur les moyens permettant au secteur privé de mieux comprendre les mécanismes de la Zlécaf et d’identifier les secteurs susceptibles de porter les exportations congolaises.

La dynamique engagée devra notamment favoriser une meilleure préparation des entreprises, afin qu’elles puissent transformer l’intégration commerciale africaine en opportunités concrètes d’investissement, de croissance et de création d’emplois.

CEMAC : le projet-manioc entre dans sa dernière étape

Un atelier national programmé dans les six pays de la Communauté économique et monétaire d’Afrique centrale (Cémac), s’est ouvert le 9 mars à Brazzaville.

 

Le 09 mars à Brazzaville, un atelier national de fin de projet manioc, programmé dans les six pays de la Communauté économique et monétaire d’Afrique centrale (Cémac), celui-ci et prendra fin le 11 mars 2022.

Le sixième atelier du projet-manioc se tient à Brazzaville, capitale de la République du Congo. C’est la dernière étape des ateliers nationaux de fin de projet « Production durable du manioc en Afrique centrale et intégration au marché ».

L’objectif global du projet est d’augmenter, de façon durable, la productivité des systèmes de culture à base de manioc, d’améliorer la qualité post-récolte, de diversifier les produits de transformation et d’en favoriser l’intégration aux marchés.

Notons en effet que, quatrième vivrier mondial en 2008, avec 250 millions de tonnes de production, le manioc nourrissait plus de 800 millions de personnes, d’après les statistiques de la FAO de 2012. Sa production en zone Cémac était alors estimée à 10 millions de tonnes de tubercules frais et il constituait la clé de l’équilibre alimentaire pour de nombreuses personnes.

Il est important de rappeler que, le projet-manioc a été soumis et accepté par l’Union européenne pour financement, mais il a fallu recourir à d’autres sources de financement telles que Fodec et la Cémac pour la poursuite de ses activités et sa clôture technique.

La mise en œuvre des activités du projet manioc a été prévue de 2010 à 2015 à la suite du retrait de l’Union européenne et poursuivie de 2016 à 2018. Ce projet est reparti en six modules dont quatre opérationnels, animés par les correspondants nationaux du Congo et supervisés par des animateurs régionaux.