Le Congo et la Serbie signent un mémorandum d’entente sur les consultations politiques

Le ministre des Affaires étrangères, de la Francophonie et des Congolais de l’étranger, Jean-Claude Gakosso a eu une séance de travail avec son homologue serbe, Marko Duric.

 

Le Congo et la Serbie ont signé, le 22 avril à Belgrade, un mémorandum d’entente sur les consultations politiques et un accord sur l’exemption des visas pour les détenteurs des passeports diplomatiques et de service. Les documents ont été paraphés par le ministre des Affaires étrangères, de la Francophonie et des Congolais de l’étranger, Jean-Claude Gakosso, et son homologue serbe, Marko Duric.

La visite de Jean-Claude Gakosso, la toute première en Serbie, s’inscrit dans le cadre du renforcement des relations bilatérales. Elle constitue une occasion pour les deux hautes personnalités d’amorcer un processus de relance des liens d’amitié et de coopération entre les deux pays.

Pour le Congo, le rapprochement avec la Serbie permet un repositionnement au cœur de l’autre Europe, celle des Balkans, plus de trente ans après la chute du bloc socialiste. En effet, l’un des postulats de la politique étrangère du pays est de « S’ouvrir au monde à travers de nouveaux partenaires ».

Congo : les inhumations interdites au cimetière de Vindoulou

Une interdiction formulée mardi 22 avril 2025, par le maire de la ville de Pointe-Noire, Evelyne Tchitchelle.

 

« Le cimetière municipal de Vindoulou a été officiellement fermé depuis le 31 mars dernier, et ceux qui continuent d’inhumer dans ce cimetière seront sanctionnés conformément à la loi », a indiqué Evelyne Tchitchelle. C’était au cours d’une réunion qu’elle présidait le 22 avril 2025.

La réunion entre le maire et l’ensemble des autorités civiles et militaires des six arrondissements de sa commune s’inscrivait dans le cadre de la restitution des conclusions de la septième session ordinaire dite budgétaire du Conseil départemental et municipal de Pointe-Noire.

Selon Evelyne Tchitchelle, les textes règlementaires d’application, pris à l’occasion des travaux de cette session, sont diversement interprétés mettant ainsi en mal la bonne compréhension et même la quiétude de la population tant sur le plan social que sociétal.

Le maire a expliqué, concernant l’arrêté n°12 portant fermeture et protection des cimetières de quartiers dans le périmètre urbain de la ville, que « Tout comme le cimetière municipal de Vindoulou, tous les cimetières familiaux, privés et commerciaux érigés dans le périmètre urbain de la ville de Pointe-Noire, sont fermés définitivement à compter du 31 mars dernier. La raison de cette fermeture trouve sa justification par le fait que nous devons respecter les normes environnementales d’hygiène et de sécurité sanitaire. Exception faite sur le cimetière de Nanga qui dispose encore d’espaces pour les inhumations ».

Congo : Averda cède la place à Albayrak

La société turque Albayrak va se charger de débarrasser les villes de Brazzaville et Pointe-Noire des ordures.

 

Ce mercredi 23 avril 2025, le gouvernement congolais et la société Albayrak vont signer un contrat de délégation de service public pour la collecte des déchets solides et l’exploitation des services de propreté à Brazzaville et Pointe-Noire.

Le ministre de l’Assainissement urbain, du Développement local et de l’Entretien routier, Juste Désiré Mondelé, et les responsables du consortium spécialisé Albayral Waste Management et Albayrak Turizm Seyahat Insaat Ticaret A.S. ont eu une réunion le 22 avril,  à Brazzaville. Il était question de peaufiner ledit contrat. Les deux parties  ont convenu que les maires de Brazzaville et de Pointe-Noire représenteront les citoyens.

« Nous avons hâte de commencer, cela fait 40 ans que nous travaillons dans ce secteur. Partout nous avons un taux de réussite de 90%, au Congo nous espérons faire un peu plus. La réussite ne dépend pas seulement d’Albayrak, tout le monde doit s’impliquer pour atteindre le but commun. Nous sommes prêts à travailler ensemble, d’accomplir avec responsabilité notre tâche, en espérant que vous en ferez autant pour la réussite du partenariat », a dit le chef de la délégation d’Albayrak.

Ce contrat de délégation de service public sera soumis aux contreseings des ministres de l’Intérieur et de la Décentralisation, des Finances, du Budget et du Portefeuille public

Congo-fonction publique : les personnes vivant avec handicap revendiquent leur intégration

Ils envisagent un sit-in très bientôt à la primature afin d’alerter les pouvoirs publics sur leur situation.

 

Dans une déclaration publiée le week-end, la Fédération congolaise des organisations des personnes vivant avec handicap (Fcopha) a annoncé un sit-in à la primature. Cette manifestation aura pour objectif d’attirer l’attention des pouvoirs publics afin qu’ils garantissent leur intégration à la fonction publique.

La Fcopha regrette la non-application des textes en vigueur à l’égard des personnes vivant avec handicap. « Le recrutement des personnes handicapées au Congo est un casse-tête chinois. Toute déclaration au sujet de la fonction publique des personnes vivant avec handicap est un bruit stérile aux oreilles des autorités de différentes institutions du pays, dont le gouvernement, le Sénat et l’Assemblée nationale. Les multiples sit-in organisés dans l’enceinte du ministère de la Fonction publique n’ont pas attiré l’attention des autorités », indique la déclaration.

« La Fédération congolaise des organisations des personnes vivant avec handicap informe qu’il va se dérouler dans l’enceinte de la primature un sit-in illimité pour réclamer la rétrocession des postes budgétaires à la fonction publique. A l’orée de l’élection présidentielle de l’année prochaine, nous lançons un cri de cœur au chef de l’Etat et son gouvernement pour la prise en compte des problèmes nous concernant. Il s’agit notamment de l’emploi et de notre représentativité dans les instances de prise de décision », indique la même source.

Mort du pape François : « Je m’incline devant la mémoire de l’illustre disparu »

Le président de la République Denis Sassou-N’Guessoa adressé ses condoléances aux catholiques du monde entier.

 

A 88 ans, le pape François est mort. La nouvelle a fait l’effet d’une bombe. Il faut dire que son état de santé a été très fragile ces derniers temps. Le chef de l’Etat Denis Sassou N’Guesso a rendu hommage au souverain pontife.

« C’est avec une grande consternation et une vive émotion que J’ai appris le décès du Pape François survenu le lundi 21 avril 2025, à l’âge de 88 ans. La disparition du Très Saint-Père, le lendemain de Pâques, confère une valeur symbolique indéniable à cet événement fort regrettable.

Souverain emblématique et engagé, le Pape François a su placer les défis les plus cruciaux de l’humanité au cœur de son Pontificat, à l’instar de la lutte contre les changements climatiques, des questions migratoires, de la Paix dans le monde, de la pauvreté.
En s’inscrivant résolument dans la modernisation de l’Eglise catholique, par ses valeurs de progrès, ses prises de positions d’avant-garde sur les préoccupations sensibles, telles la place des jeunes et des femmes dans la société, la contraception et l’avortement, l’accès de tous au numérique, le Très Saint-Père François lègue au monde entier, pour l’avenir, des images fortes et des formules indélébiles en phase avec les exigences du nouvel ordre contemporain.

Je garderai impérissable le souvenir de ma récente rencontre avec cette personnalité hors pair, le 25 novembre 2024 au Vatican, au cours de laquelle la relation de fraternité, d’amitié et de coopération, qui unit le Saint-Siège et la République du Congo, était au centre de notre entretien. Son sens de la mesure et sa lucidité nous manqueront longtemps.

En cette circonstance particulièrement douloureuse, Je m’incline devant la mémoire de l’illustre disparu et vous adresse, au nom du Peuple et du gouvernement congolais ainsi qu’au mien propre, mes condoléances les plus attristées à vous-même et à toute la famille catholique endeuillée.

Je vous prie d’agréer, Eminence, l’expression de ma Très Profonde Compassion », peut-on lire dans le message de condoléances du Président de la République

Le pape François meurt ce lundi matin à l’âge de 88 ans

Le pape François meurt le 21 avril 2025 dans sa résidence Sainte-Marthe à 7h35 minutes.

 

Selon une annonce du Vatican, le pape François est mort ce lundi 21 avril 2025 au lendemain de la célébration de la résurrection du Seigneur Jésus-Christ. « Ce matin à 7h35, l’évêque de Rome, François, est revenu à la maison du père », a annoncé le cardinal Kevin Farrel dans un communiqué publié par le Vatican sur sa chaîne télégram.

Dimanche, l’évêque de Rome a fait une apparition publique à l’occasion de la fête de Pâques. Il a profité d’un bain de foule, le dernier de sa vie terrestre, malgré son état affaibli. Le 14 février dernier, le pape est admis à l’hôpital Gemelli de Rome. Il souffrait alors d’une bronchite. Plus tard, le Vatican a communiqué sur son état de santé, précisant qu’il souffrait d’une infection polymicrobienne des voix respiratoires. La prise en charge du souverain pontife a conduit à la découverte d’une pneumonie affectant les deux poumons. Le 22 février, il est atteint d’une crise asthmatique prolongée nécessitant l’assistance respiratoire.

Élu pape par 115 cardinaux réunis en conclave au Vatican en 2013 après la démission de Benoît XVI, il devient le 266e souverain pontife de l’Eglise catholique. Après son élection, il refuse d’habiter le palais pontifical et décide de vivre à la résidence Sainte-Marthe, une maison qui accueille les évêques en visite à Rome. L’ancien archevêque de Buenos Aires se voulait comme « le pape des pauvres ».

Douze ans après son élection, le pape tire sa révérence. Son départ annonce l’ouverture de la vacance à la tête de l’Eglise. Dans les prochains jours, les fidèles catholiques en recueillement en ce moment seront dans l’attente de l’élection d’un nouveau pape.

Congo: plus de 1500 emplois pourront bientôt être créés à Dolisie

La société FERPLAN va mettre sur pied un projet agro industriel moderne, à Dolisie et dans le district de Louvakou dans le département du Niari.

 

Une ferme bovine, un pivot d’irrigation, un abattoir et une boucherie, ce sont les quatres principaux secteurs d’activités qui vont constituer le projet agro industriel qui sera implanté à Dolisie. Cette initiative de la société FERPLAN pourrait créer plus de 1500 emplois. C’est du moins ce qu’a indiqué le ministre des Affaires foncières et du domaine public Pierre Mabiala lors du Conseil des Ministres qui s’est réuni vendredi 18 avril 2025 au Palais du Peuple à Brazzaville.

Pendant le Conseil des ministres, Pierre Mabiala, ministre d’Etat, ministre des affaires foncières et du domaine public, chargé des relations avec le Parlement a soumis au membres du Conseil quatre projets de décret.

Les deux premiers textes sont le déclassement et la cession à titre onéreux de la propriété non bâtie du domaine public de l’Etat, cadastrée : section H, bloc/, parcelle 102, centre-ville, arrondissement n°2 commune de Dolisie, d’une superficie de deux mille quatorze virgule zéro sept (2014,07) mètres carrés, en vue de la construction d’une boucherie moderne ; les deux textes suivants sont le déclassement et la cession à titre onéreux de la propriété non bâtie du domaine de l’Etat située au lieudit « ancien village Ndoumou à Tao-tao », district de Louvakou, département du Niari, d’une superficie de six hectares vingt-deux ares soixante-quatre centiares (6ha 22a 64ca), destinée à la construction d’un abattoir moderne bien structuré.

Ledit projet nécessite d’acquérir des espaces fonciers appropriés. Ainsi, deux réserves foncières de l’Etat ont déjà été mises à disposition sous forme d’autorisations provisoires d’occuper. Le Conseil des ministres a adopté les quatre (4) projets de décret soumis à son examen.

Election à la tête de l’UNESCO : un Congolais en lice

Firmin Edouard Matoko fait partie des trois candidats à l’élection du nouveau directeur général de l’UNESCO. Le gouvernement congolais apporte son soutien à son compatriote.

 

Le congolais Firmin Edouard Matoko est candidat à la tête de l’UNESCO. Ce cadre rompu de cette institution onusienne bénéficie du soutien du gouvernement de son pays. Le ministre de la communication et des médias, porte-parole du gouvernement, Thierry Lézin Moungalla l’a réitéré lors de la quinzaine du gouvernement qui s’est tenu le 15 avril 2025.

« Le gouvernement met tout en œuvre les canaux diplomatiques utilisés par le gouvernement sont exploités pour que, nous mettons toutes les chances de notre côté pour que notre candidat soit élu. Il a tous les atouts pour être candidat. D’abord, il a fait l’essentiel de sa carrière au sein de l’UNESCO, il faut quand même le dire ! C’est un produit de la maison Unesco. Je ne rappelle pas son parcours élogieux, du moins, je me dois de rappeler un ou deux éléments du parcours de Monsieur Matoko. Dans sa jeunesse, il a bénéficié des facilités par un pays européen, l’Italie en l’occurrence, qui lui a permis d’obtenir des facilités à intégrer, dans le cadre des mécanismes d’aide à la jeunesse, l’UNESCO. Ensuite, il a gravi tous les échelons, il a fait toute sa carrière pour arriver à un niveau de management à l’UNESCO, donc, c’est quelqu’un qui connait la maison, c’est quelqu’un qui a l’expérience et l’expertise de la maison. Et nous, gouvernement congolais, pensons que notre compatriote Firmin Edouard Matoko possède toutes les qualités, à tous les atouts pour assurer la succession de Mme Azoulay Audrey », a-t-il fait savoir.

Firmin Edouard Matoko est né à Brazzaville, le 17 février 1956, au Moyen-Congo, où il fait ses études primaires. Il y obtient son Baccalauréat série littéraire (Bac A4) en 1974, au Lycée Chaminade, avant de s’envoler en Europe pour poursuivre ses études supérieures, à
l’Université  ’’La Sapienza » de Rome en Italie, où il décroche son doctorat en économie et commerce en 1981.

Actuellement Sous-directeur de l’Unesco, chargé de la priorité Afrique et des relations extérieures, Firmin Edouard Matoko est considéré comme le candidat pour le compte du groupe Afrique.

L’élection du nouveau directeur général de l’UNESCO se tiendra à Samarcande en Ouzbékistan au mois de novembre 2025, lors de la 43e session de la Conférence générale.

Congo : le Figa apporte son soutien à 81 artisans et commerçants

Des appuis financiers allant de 100 000 à 500 000 Fcfa ont été octroyés aux artisans et commerçants des marchés domaniaux de Dolisie.

 

A Dolisie dans le département du Niari, 81 artisans ont bénéficié d’un soutien financier allant de 100 000 à 500 000 Fcfa, de la part du Fonds d’impulsion, de garantie et d’accompagnement (Figa). Cette première vague d’artisans était constituée de commerçants des marchés domaniaux, des maraîchers, des restaurateurs, des informaticiens bureautiques, des menuisiers, des transformateurs agricoles, des coiffeurs.

Le directeur interdépartemental du Figa, NGoma Mfoutou a expliqué qu’« Ils sont accompagnés le long du processus de financement par la microfinance Fidélité qui est le point d’investissement, de développement, d’épargne et du crédit. Elle a été choisie pour faciliter l’accès au financement garanti par le Figa aux promoteurs de notre zone de compétence. Une façon pour le Figa de soutenir l’activité de microfinance au niveau local ».

Pour Félicien Dieudonné Nzahou, vice-maire de Dolisie, le gouvernement et ses partenaires financiers voudraient impulser le secteur informel souvent laissé pour compte et créateur en sourdine de nombreux emplois et de richesses.

« L’Etat providence n’existe plus. L’Etat est devenu facilitateur. Ces crédits sont à rembourser pour permettre aux autres d’en bénéficier. Ceux qui vont agir négativement répondront de leur mauvais comportement », a prévenu NGoma Mfoutou.

Selon le programme, après le paiement de cet échantillon pendant, une seconde vague de 755 dossiers validés prendra la relève.

Congo : 500 millions de dollars à investir dans les nouveaux puits

TotalEnergies a décidé de relancer cette année l’exploration sur un nouveau permis offshore actuellement en cours de négociation avec l’État congolais.

 

Le pétrolier français veut faire un investissement estimé à 500 millions de dollars (soit près de 300 milliards FCFA). L’objet est de garantir la production de l’important champ de Moho Nord. Le président de TotalEnergies, Patrick Pouyanné a été reçu mardi 15 avril à Oyo, dans la Cuvette, par le chef de l’Etat, Denis Sassou Nguesso.

La rencontre a permis aux deux hommes de discuter sur les activités de cette compagnie française présente au Congo depuis plus de cinquante ans. Il a également été question de parler projet d’exploration pour la recherche de pétrole en offshore, pour lequel l’entreprise entend investir.

« Nous avons évoqué le pétrole avec le président Denis Sassou N’Guesso, notamment concernant la production actuelle où nous investissons 500 millions de dollars dans de nouveaux puits afin de garantir la production du champ de Moho. Les perspectives sont encourageantes ! Nous serons en mesure de maintenir cette production à un niveau satisfaisant pour longtemps », a déclaré Patrick Pouyanné.

Le le ministre des Hydrocarbures, Bruno Jean Richard Itoua a laissé entendre que le projet d’attribution de ce nouveau permis a des chances d’être approuvé en Conseil des ministres. « Nous avons bon espoir de conclure rapidement les discussions. TotalEnergies s’engage à débuter les travaux sur ce permis dans les meilleurs délais. Nous sommes ravis de constater que des compagnies pétrolières continuent d’accorder leur confiance au Congo et d’investir dans le pays », a souligné le ministre des Hydrocarbures, Bruno Jean Richard Itoua.

Il faut noter que TotalEnergies opère actuellement dans plusieurs champs offshore au Congo, notamment Moho Nord, Moho-Bilondo, Nkossa, Nsoko II, Yanga et Sendji, ainsi que le terminal pétrolier de Djéno, dont la solarisation est à l’étude.