Congo : un club économique des journalistes voit le jour

Cette plateforme regroupe une dizaine de journalistes qui vont traiter des informations économiques de la République du Congo.

 

Le « Club économique »  a été lancé samedi 23 octobre 2021 dans la capitale congolaise, Brazzaville. Cette plateforme qui regroupe une dizaine de journalistes a pour objectif : le traitement des informations économiques du pays.

« Le Club économique est un groupe de journalistes congolais qui, ayant constaté une absence de cadre de réflexion, de débats et d’échanges, a décidé de monter cette plateforme qui leur permettra désormais de débattre, en toute objectivité, des questions d’actualité liées à l’économie congolaise, africaine », a expliqué son coordonnateur, Laudes Martial Mbon.

Selon lui, « malgré l’important potentiel économique du Congo, l’économie n’occupe pas vraiment une place de choix dans les journaux, les plateaux de télévision et les studios de radios ».

Congo-Répression de 2015 : le Centre d’actions pour le développement réclame une action en justice

Quatre morts et une dizaine de blessés par balles dont trois agents de la force publique, c’est le bilan officiel des manifestations contre le référendum de 2015.

 

En République du Congo, quatre morts et une dizaine de blessés par balles dont trois agents de la force publique, c’est le bilan officiel des manifestations contre le référendum de 2015 qui a permis au président Denis Sassou-Nguesso de changer la Constitution et de briguer un troisième mandat. Un bilan sous-estimé, selon le Centre d’actions pour le développement (CAD) qui parle d’une trentaine de morts.

Le Centre d’actions pour le développement (CAD) réclame une Commission d’enquête indépendante sur ces événements, pour enclencher une action en justice et faire la lumière sur la répression des manifestations de 2015.

« La contradiction des chiffres fait à ce qu’il y ait une Commission d’enquête indépendante qui sera en mesure de faire la lumière sur ces évènements. La guerre des chiffres, nous n’allons pas la trancher aujourd’hui. C’est cette Commission d’enquête indépendante qui a pour vocation de trancher sur la guerre des chiffres », a déclaré, Trésor Nzila, directeur exécutif du Centre d’actions pour le développement.

« Quoi qu’il en soit, un gramme de preuves vaut mieux qu’une tonne de théories. Si le gouvernement parle de quatre morts et de dix blessés, il faut faire la justice pour les quatre morts et dix blessés. Mais nous savons que ce bilan est largement sous-estimé d’où la nécessité d’une commission d’enquête qui sera chargée de faire la lumière sur ces événements », a insisté Trésor Nzila.

« Il faut que cette commission d’enquête soit mise en place. Elle doit déjà commencer à travailler et produire ses résultats parce qu’elle permettra à ce que le mécanisme de la justice s’enclenche », a-t-il conclu.

Congo : le budget de l’Etat 2022 évalué à 1935,3 milliards FCFA

Le ministre délégué au Budget, Ludovic Ngatsé, l’a présenté ce 22 octobre 2021, devant les deux chambres du Parlement.

 

Le projet de loi de finances exercice 2022, présenté par le ministre délégué au Budget, Ludovic Ngatsé, le 22 octobre devant les deux chambres du Parlement, s’établit en recettes à 1935, 3 milliards FCFA et en dépenses à 1735 milliards, avec un solde global excédentaire de 200,3 milliards FCFA.

Dans son explosé, le ministre délégué auprès du ministre des Finances, du Budget et du Portefeuille public a, entre autres, présenté l’orientation générale suivie pour l’élaboration du projet de loi de finances 2022 ; les hypothèses de son élaboration ; les principaux agrégats et les mesures à engager ; la politique budgétaire et les principaux soldes budgétaires ainsi que le financement.

S’agissant des principaux agrégats en matière de recettes, le ministre a annoncé que les ressources budgétaires de l’Etat de l’exercice 2022 s’élèvent à la somme de 1935,3 milliards FCFA contre 1 671,6 milliards FCFA en 2021, soit une augmentation de 263,7 milliards FCFA (plus de 15,8%). Les recettes fiscales sont fixées en 2022 à 701 milliards FCFA contre 580,5 milliards FCFA en 2021, soit une augmentation de 20,8 %.

Selon le ministre, les mesures préconisées pour les recettes se rapportent à l’élargissement de l’assiette fiscale, au renforcement des capacités des services de recouvrement des recettes, à l’amélioration de l’environnement fiscal des affaires, à la sécurisation des recettes des domaines et à la réduction de la dépense fiscale.

Quant aux agrégats en matière de dépenses, ils s’établissent à la somme de 1735 milliards FCFA contre 1 522,5 milliards FCFA en 2021, soit une augmentation de 212,5 milliards FCFA (plus 13,95%). Les dépenses de personnel sont fixées à 379 milliards FCFA contre 370 milliards FCFA en 2021, soit une augmentation de 2,43%; les biens et services prévus à 187 milliards FCFA contre 143,1 milliards FCFA en 2021, soit une hausse de 30,68%. Les transferts et interventions de l’Etat sont évalués à 487,1 milliards FCFA contre 432,1 milliards FCFA en 2021, soit une augmentation de 12,74%.

Congo : deux présumés trafiquants de mandrill devant la justice

Les deux présumés délinquants fauniques, interpellés le 19 mars dernier à Dolisie, détenaient de manière illégale un jeune mandrill, animal intégralement protégé par la loi au Congo.

 

Le tribunal de grande instance de la ville de Dolisie aura à la barre, ce 22 octobre, deux présumés trafiquants d’un bébé mandrill vivant, interpellés par les services de lutte contre le trafic illicite d’espèces protégées.

Les deux présumés délinquants fauniques, interpellés le 19 mars dernier à Dolisie, chef-lieu du département du Niari, détenaient de manière illégale un jeune mandrill, animal intégralement protégé par la loi au Congo. Ils l’avaient transporté de la ville de Mossendjo à Dolisie dans des conditions inadéquates, dans le but de le vendre.

Conformément à la loi, les deux présumés trafiquants sont passibles de peines allant jusqu’à cinq ans d’emprisonnement ferme et d’une amende dont le montant peut s’élever jusqu’à cinq millions de FCFA.

Le mandrill est classé parmi les espèces animaliers vulnérables par l’Union internationale de la conservation de la nature et figure dans l’annexe I de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction, c’est-à-dire dans la catégorie la plus menacée de disparition.

Plus rare dans les massifs forestiers de la République du Congo, le mandrill est une espèce de primates que l’on trouve dans le sud du Cameroun, au Gabon et en Guinée équatoriale. Après sa saisie, le jeune mandrill avait été confié à une équipe de l’Institut Jane Goodall pour recevoir les soins appropriés avant d’être relâché dans son habitat naturel.

Signalons que l’interpellation de ces deux contrevenants avait été faite par les agents de la direction départementale de l’Economie forestière, en collaboration avec ceux de la gendarmerie, avec le concours technique de ceux du Projet d’appui à l’application de la loi sur la faune sauvage.

Bolloré transport & Logistics Congo participe au forum de l’orientation et des études en France et au Congo

Cet événement qui a rassemblé plus 115 000 étudiants s’est tenu en présentiel à Brazzaville et à Pointe-Noire en direct sur la page Facebook de Campus France.

 

Les filiales Bolloré Transport & Logistics Congo et Congo Terminal ont participé à la 6ème édition du forum de l’orientation et des études en France et au Congo organisé par Campus France du 28 septembre au 2 octobre 2021. Cet événement qui a rassemblé plus 115 000 étudiants s’est tenu en présentiel à Brazzaville et à Pointe-Noire et a été également retransmis en direct sur la page Facebook de Campus France au Congo et sur les radios locales.

Le Forum de l’orientation et des études a pour but d’aider les étudiants dans leur choix d’orientation post-baccalauréat en leur faisant découvrir les métiers de demain et les débouchés professionnels au Congo. Des conférences animées par des intervenants extérieurs issus de divers secteurs d’activité ont ainsi été organisés tout le long de l’événement pour mieux les accompagner dans cette démarche.

À cette occasion, les équipes de Bolloré Transport & Logistics Congo ont présenté leurs métiers au cours d’un atelier axé sur la logistique industrielle et portuaire et ont échangé avec les étudiants présents pour répondre à leurs questions sur les filières et les débouchés possibles dans ce secteur d’activités.

« Aujourd’hui de plus en plus d’établissements d’enseignements supérieurs incluent les métiers du transport et de la logistique dans leurs programmes pour former une main d’œuvre qualifiée à même de répondre aux problématiques que rencontre le secteur. C’est pourquoi nous devons d’accompagner ces étudiants en leur facilitant l’accès à l’emploi et contribuer à favoriser leur autonomie. » a déclaré Christophe PUJALTE, Directeur Régional Bolloré Transport & Logistics Congo & RD Congo.

À propos de Bolloré Transport & Logistics au Congo

Présent au Congo dans le transport et la logistique, Bolloré Transport & Logistics compte 1500 collaborateurs congolais à travers ses agences et ses filiales portuaires et logistiques. Implanté à Pointe Noire, Brazzaville et Dolisie, l’entreprise déploie des systèmes de management QHSE reposant sur des référentiels reconnus tels que l’ISO 4500. Bolloré Transport & Logistics s’investit dans l’amélioration des compétences de ses collaborateurs et participe activement au développement socio-économique du pays au moyen d’actions de responsabilité sociétale dans les secteurs de l’éducation, la réinsertion sociale, la préservation de l’environnement et l’accompagnement humanitaire.

Congo : un atelier pour renforcer le processus d’homologation des pesticides

Des acteurs de la filière phytosanitaire se sont réunis, le 20 octobre à Brazzaville, en atelier pour renforcer les procédures de contrôle, de suivi et d’approbation des pesticides en République du Congo.

 

Les participants à l’atelier vont renforcer le processus par lequel les autorités compétentes vont approuver la vente et l’utilisation des pesticides en République du Congo, après examen des données scientifiques complètes montrant que le produit est efficace pour les usages prévus et ne présente pas de risques excessifs pour la santé humaine et animale ou pour l’environnement.

Au Congo, la plupart des chaînes d’approvisionnement et de distribution des pesticides ne sont pas suffisamment sécurisées et homologuées par les organismes appropriés. L’usage des pesticides, produits de protection des plantes alimentaires, permet d’assurer la qualité des produits et de limiter les pertes de rendement, plus importantes en l’absence de traitement.

« Le pesticide, peu importe sa nature, doit d’abord être reconnu par les organismes appropriés avant sa vente. L’agriculture est l’un des piliers de la diversification de l’économie congolaise et le besoin d’homologation devient une urgence car, selon l’OMS, en moyenne cinq cents personnes meurent par année à cause de l’intoxication dûe aux pesticides. Nous tendons vers l’interdiction des pesticides non homologués par le Comité des pesticides d’Afrique centrale », a expliqué Alphonsine Louhouari, directrice de la Protection des végétaux au ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche.

Le processus d’homologation des pesticides se compose d’un certain nombre d’étapes qui se font généralement en quatre phases : pré-homologation, homologation, post-homologation et examen des homologations existantes. Il engage aussi souvent de nombreuses étapes et mesures, aussi bien pour le demandeur de l’homologation que pour l’autorité d’homologation. Cela va de la présentation initiale de la demande par le demandeur jusqu’à la décision finale d’homologation par le registraire et les activités ultérieures de suivi par les deux entités.

Toutefois, un nombre minimum d’étapes devra généralement être suivi pour s’assurer que la demande d’homologation est gérée efficacement et correctement, que l’évaluation est menée de façon normale et que les décisions sont prises de façon transparente.

« L’importance des pesticides dans le monde n’est plus à démontrer. Mais, il est important de rappeler qu’ils sont dangereux et possèdent tous, à de degrés différents, un potentiel de toxicité qui peut affecter les animaux, les végétaux, les humains et l’environnement. Dorénavant, les acteurs doivent soumettre leurs produits à l’homologation avant leur mise sur le marché », a indiqué Paul Raphaël Ongouala, directeur général de l’Agriculture.

Signalons que les pesticides regroupent les substances chimiques destinées à repousser, détruire ou combattre les ravageurs et les espèces indésirables de plantes ou d’animaux causant des dommages aux denrées alimentaires, aux produits agricoles, aux bois et aux produits ligneux, ou des aliments pour animaux.

Congo-coronavirus : le gouvernement oblige un pass sanitaire à partir du 30 novembre

Les congolais devront à compter du 30 novembre présenter un pass sanitaire pour se déplacer entre les grandes agglomérations du pays.

 

C’est officiel, le pass sanitaire entre en vigueur à partir du 30 novembre en République du Congo. L’annonce a été faite mercredi 20 octobre par la coordination nationale de gestion de la pandémie.

La présentation de ce document servira de preuve pour toute personne vaccinée, concernera tous les déplacements entre les grandes agglomérations du Congo. Sont aussi concernés les agents et les usagers de l’administration publique ou encore pour tout accès dans certaines administrations publiques et privées.

L’on se souvient que lundi dernier, lors du lancement de l’opération « Coup de Poing », le Premier ministre Anatole Collinet Makosso avait indiqué que les modalités de mise en œuvre du pass sanitaire seront notifiées dans un document intitulé « Codification et réglementation ».

Rappelons que la mise en œuvre du pass sanitaire s’inscrit dans le cadre des nouvelles mesures récemment prises par le gouvernement. Ces mesures ont pour objectif de renforcer la vaccination en cette période de recrudescence de la pandémie en vue d’atteindre le chiffre hebdomadaire d’environ 60.000 nouvelles injections de doses de vaccin.

Congo : la Banque mondiale entend débloquer 100 millions de dollars pour l’économie numérique

Cette action s’inscrit dans le cadre de son appui à la digitalisation et à la transformation de l’économie numérique en République du Congo.

 

La Banque mondiale s’est engagée à débloquer une enveloppe de 100 millions de dollars au profit du secteur privé et les entreprises congolaises. C’est ce qui est indiqué dans un communiqué du ministère des Postes et des Télécommunications rendu public mercredi 20 octobre 2021.

Cette enveloppe s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du projet de modernisation de l’administration publique, notamment du système éducatif pour permettre aux étudiants de s’inscrire et de déposer leurs dossiers en ligne.

« C’est un projet qui va propulser l’économie numérique au Congo, réformer le cadre légal et réglementaire qui puisse se transformer dans le numérique et investir dans les infrastructures pour une inclusion numérique », a indiqué la responsable en chef chargée du numérique de la Banque mondiale, Samia Melhem, à l’occasion d’une rencontre avec le ministre en charge de l’Economie numérique, Léon Jules Ibombo.

En République du Congo, la Banque mondiale a également financé le projet Central Africa Backbone (CAB) destiné à interconnecter en fibre optique le Congo au Cameroun, à la Centrafrique et au Gabon.

Congo-coronavirus : plus de morts enregistrés chez les non vaccinés (officiel)

Sur les quarante décès enregistrés au Congo dans la période du 1er au 18 octobre, trente-sept concernent les personnes non vaccinées.

 

« Le nombre des cas positifs et des décès enregistrés dans la période du 1er au 18 octobre 2021 dépasse le nombre total des trois derniers mois. Ces décès surviennent fréquemment chez les hommes non vaccinés avec des comorbidités », a déclaré le Dr Gilbert Ndziessi, coordonnateur technique du Comité national de riposte à la covid-19, faisant le point de la situation épidémiologique. Pour la seule période du 11 au 18 octobre en cours, 974 nouveaux cas et 17 décès ont été enregistrés.

Par ailleurs, entre le 1er et le 18 du même mois 14 892 personnes ont été testées; 1 845 positifs, soit un taux de positivité de 12, 4%. Selon les dernières statistiques, 248 689 personnes sont complètement vaccinées, soit 4,30%. « Ce chiffre montre que la proportion des personnes vaccinées demeure très faible », selon le Dr Gilbert Ndziessi.

Les cas par département

Dans la période du 1er au 18 octobre, Pointe-Noire : 490 cas, 9 décès ; Brazzaville : 465, 7 décès ; Kouilou : 10 cas, 0 décès ; Sangha 5 cas, 1 décès ; Likouala 2 cas, 0 décès, Niari et Bouenza respectivement 1 cas chacun des départements sans décès.

Pour faire face à la montée des contaminations et des décès, le ministère en charge de la Santé appelle la population à se faire dépister, à adhérer massivement à la vaccination, à respecter les mesures barrières, à se présenter au centre de santé le plus proche dès l’apparition des premiers signes de la maladie.

Etoile du Congo : Barthélémy Ngatsono est le nouvel entraîneur du club l’Étoile

L’ancien entraîneur des Diables Rouges Barthélémy Ngatsono prend ses nouvelles fonctions à l’Étoile du Congo mardi 19 octobre 2021.

 

Le club l’Etoile du Congo a son nouvel entraîneur. Barthélémy Ngatsono a officiellement pris fonction le 15 octobre dernier. C’était au cours du regroupement de toute l’équipe que l’entraîneur a reçu un maillot symbolique du club

« Que ce que tu as été sur le terrain, que tu le fasses répercuter sur les jeunes, tes enfants que tu vas encadrer. L’Étoile du Congo doit revenir à sa place. Nous te mettons en prison pour la première place et que nous regagnons les compétitions africaines », a déclaré le président de l’Étoile du Congo.

Barthélémy Ngatsono a pris la mesure de la tâche à lui confiée. Il s’engage à relancer le club. « C’est un challenge pour moi aussi et le public sportif congolais m’attend avec ce qui s’est passé avec l’équipe nationale. Nous trouverons la bonne formule pour bien commencer la saison », a déclaré le nouveau coach.