Congo : les USA promettent 1,2 million de dollars pour le Pool

Cette nouvelle aide américaine est destinée à aider à la réinstallation des populations de cette région qui avaient fui lors du conflit en 2016.

 

Les Etats-Unis entendent apporter une nouvelle aide à la République du Congo. C’est du moins ce qu’a annoncé la chargée d’affaires de l’ambassade des Etats-Unis au Congo, Ellen Thorburn, mardi 29 juin 2021 à Kingoyi. Une enveloppe de 1,2 million de dollars pour aider à la réinstallation des populations du Pool qui avaient fui la région lors du conflit de 2016.

Il faut dire qu’avec le retour de la paix dans le Pool, les autorités de Mayama, un des plus vieux districts de la région, appellent la population à revenir pour entreprendre leurs activités agropastorales.

Le sous-préfet Mayama, Jean Michel Aleba continue de lancer un appel au retour aux habitants.

« Les jeunes sont partis. On ne sent pas encore le retour, parce qu’il y a hésitation, les gens n’y croient pas encore. Il y a certes un petit changement parce que les gens sont en train de revenir tant bien que cela soit de façon timide », constate l’autorité administrative locale.

Il y en a  qui sont déjà de retour et ils s’activent à l’agriculture et à la pisciculture. Le chef de groupement agricole, Malanda Ntsieté Le Saint, organise les paysans de Mayama autour des plantations de manioc.

Du côté de Kingoyi, les agriculteurs ont réalisé une bonne récolte de maïs, grâce aux semences données par l’ONG française ACTED. Les greniers sont pleins et les cultivateurs sont à la recherche des acheteurs.

Notons qu’une partie des financements qui permettent à la population du Pool de se relever ou provient des Etats-Unis. Ce qui explique justement la visite sur le terrain de Ellen Thorburn, la chargée d’affaires de l’ambassade des Etats-Unis.

« On vient encore d’annoncer un autre projet, une somme d’argent de 1,2 million de dollars pour la région du Pool pour continuer ces activités. C’est une région qui est dans le besoin. Les populations ont de difficultés énormes, il faudra les aider », souligne la diplomate américaine.

Congo-COP 26 : des opportunités pour le Fonds bleu au centre d’une table ronde

Le sujet a réuni les ministres des pays membres de la Commission climat du bassin du Congo le royaume du Maroc, la Grande-Bretagne et autres.

 

La rencontre de haut niveau organisée par visio-conférence, le 29 juin, sous l’initiative de la Fondation Brazzaville que préside l’ambassadeur de bonne volonté du Fonds bleu pour le bassin du Congo, Jean-Yves Ollivier, a réuni les ministres des pays membres de la Commission climat du bassin du Congo (CCBC), le royaume du Maroc, la Grande-Bretagne, ainsi que les partenaires au développement.

Cette table ronde, en prélude à la COP 26 de Glasgow prévue en novembre prochain, s’est tenue sur le thème : « De la COP 22 à la COP 26 : Le fonds bleu pour le bassin du Congo, un enjeu planétaire ». Il a été question de parler également des opportunités pour le Fonds bleu. A propos, la ministre de l’Environnement, du Développement durable et du bassin du Congo, coordonnatrice technique de la CCBC, Arlette Soudan-Nonault, a indiqué que le bassin du Congo a maintenant un véhicule financier dont l’étude de préfiguration est arrivée à son terme. C’est un outil porté par seize États plus le Maroc. Elle a parlé également des avancées significatives de cette commission, sans oublier sa participation au dernier Comité des chefs d’État et de gouvernement africains sur le changement climatique dont la présidence est portée par le président de l’Afrique du Sud, Cyril Ramaphosa.

« Nous avons aujourd’hui dans notre Pipe-Line de projets un portefeuille d’investissement de pas moins de dix milliards de dollars issus des contributions déterminées des États… Nous avons parallèlement monté un pipe-line des projets qui nous permettent d’aller vers le financement de la finance verte et de la finance bleue », a-t-elle fait savoir.

Pour la coordonnatrice technique de la CCBC, le ministre anglais de l’Environnement a indiqué que la région du bassin du Congo ne peut être que le principal gagnant de ces projets. « Il est certain que nous allons investir de nombreux millions dans cette région au cours des années à venir. Nous devons absolument permettre à l’économie de transiter vers une économie verte qui permettra de produire des emplois verts et qui seront durables vers le long terme. Nous voulons soutenir la croissance économique, la prospérité avec le développement durable. Nous voulons offrir aux prochaines générations des opportunités économiques qui permettront une transition verte, empreinte de nouvelles opportunités de création d’emplois, deux millions d’emplois locaux d’ici à 2030 », a déclaré le ministre anglais, tout en louant le formidable travail qu’effectue la Fondation Brazzaville.

L’économiste et directeur de l’Institut de la Terre à l’université Columbia, le Pr Jeffrey Sachs, a signifié que les populations du bassin du Congo sont dans une large mesure des populations assez pauvres qui veulent que cette région se développe. « … il faut que les financements internationaux soient bien plus importants. Cela ne vient pas seulement du secteur privé, mais également des institutions. L’un de mes rôles au sein des institutions internationales consistent à mobiliser ce type de fonds. Je pense que le fait que les pays se rassemblent autour du Fonds bleu pour le bassin du Congo est une initiative de plus pertinente », a-t-il déclaré.

Pour sa part, le président de la Fondation Brazzaville, ambassadeur de bonne volonté du Fonds bleu pour le bassin du Congo, Jean-Yves Ollivier, a fait savoir que sa structure sera toujours aux côtés de la CCBC. Pareil pour le secrétaire général au ministère de l’Energie, des Mines et de l’Environnement du Maroc, qui a renouvelé l’engagement de son pays aux côtés de la CCBC. Ces différents points de vue ont été soutenus par les ministres de l’Environnement de la République du Rwanda, le Dr Jeanne d’Arc Mujawamariya ; de l’Environnement du Gabon, Lee White …

De son côté, le représentant résident du programme des Nations unies pour le développement (PNUD), Maleye Diop, a précisé que l’engagement du PNUD dans le Fonds bleu date de depuis. « Au Congo nous sommes sur le point de remettre officiellement au gouvernement congolais à travers le ministère de l’Environnement, du Développement durable et du bassin du Congo, la Contribution déterminée nationale (CDN) révisée qui nous a pris plus d’un an de travail… Ce document répond aux ambitions que le Congo lui-même en tant que pays souverain s’est fixé, mais aussi la position du Congo par rapport à la commission climat du bassin du Congo… Sur la CDN du Congo qui est l’élément essentiel, le PNUD est très fier d’avoir été un des partenaires accompagnateurs dans cet exercice. »

Congo-Retraite : Pascal Tsaty Mabiala demande la réforme du système

C’était au cours d’une conférence de presse que le premier secrétaire de l’Union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS) s’est exprimé.

 

On ne l’avait pas entendu depuis le présidentielle de mars dernier, qu’il a d’ailleurs boycotté. Le chef de file de l’opposition congolaise et premier secrétaire de l’Union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS), Pascal Tsaty Mabiala, s’est exprimé mercredi 30 juin 2021. Il  demande au gouvernement de reformer le système des retraites.

Ce mercredi au cours d’une conférence de presse, le premier secrétaire de l’UPADS a estimé que le système des retraites est défaillant, basé sur un vieux mécanisme.

« Le gouvernement a tort de croire que ce problème n’est que budgétaire, déplore Pascal Tsaty Mabiala. En vérité, il faut réformer notre système de retraite qui ne s’appuie que sur le vieux mécanisme fondé sur la solidarité et qui ne fonctionne normalement qu’en temps de plein emploi ou lorsque l’Etat providence assure la couverture des déficits par le biais des subventions », a-t-il dit.

« De surcroit, pourquoi cette aberration d’avoir créé et maintenu, voilà 32 ans, un établissement public dénommé la Caisse nationale de retraite des fonctionnaires (CRF) pour gérer les pensions de retraite ? interroge le chef de file de l’opposition. Ce qui n’était qu’une direction au sein du ministère des finances est devenu un mammouth avec de lourdes charges de fonctionnement qui creusent le déficit de la CRF. Une réforme est nécessaire pour relancer cet établissement et lui garantir une pérennité fonctionnelle », a-t-il poursuivi.

Congo Terminal soutient la réinsertion sociale des jeunes garçons en situation de rue

Un certificat leur sera délivré à l’issue de leur formation pour valoriser les acquis et faciliter leur insertion dans les entreprises locales.

 

Depuis le 8 juin 2021, Congo Terminal, en partenariat avec le Samusocial Pointe-Noire, a relancé au sein de la direction technique son programme d’apprentissage au profit de trois jeunes hommes en situation de rue pour une durée de 6 mois. Les candidats sélectionnés seront formés lors d’un atelier aux techniques de soudure, tôlerie et mécanique. Un certificat leur sera délivré à l’issue de leur formation pour valoriser les acquis et faciliter leur insertion dans les entreprises locales.

« Je rêvais d’une vie meilleure. Aujourd’hui Congo Terminal réalise mon rêve. Grâce au partenariat avec le Samusocial Pointe-Noire, je vais bientôt pouvoir obtenir une qualification, un métier en même temps qu’un statut valorisant au sein de la société. » a indiqué un bénéficiaire qui a requis l’anonymat.

« Depuis plusieurs années, Congo Terminal œuvre pour la réinsertion sociale des jeunes en situation de rue. Nous avons mis en place dans ce but un projet d’accompagnement professionnel pour leur permettre d’accéder à une meilleure qualité de vie. À ce jour, plus d’une vingtaine de bénéficiaires ont été concernés par cette initiative. » a déclaré Laurent Palayer, Directeur général de Congo Terminal.

Créé en 2006, le Samu social Pointe-Noire est une association à but non lucratif qui œuvre pour la réinsertion sociale des jeunes garçons en situation de rue.

À propos de Congo Terminal Congo Terminal est l’opérateur du terminal à conteneurs de Pointe Noire. Certifiée ISO 9001/2015; ISPS (sûreté) et Pedestrian Free Yard (HSE), l’entreprise dispose d’équipements et de technologies de pointe. En ligne avec la démarche Green Terminal de Bolloré Ports – opérateur de référence de terminaux portuaires en Afrique, en Asie et en Amériques – Congo

Terminal accompagne les initiatives toujours plus respectueuses de l’environnement et la préservation de la biodiversité. Grâce à une politique axée sur l’humain, Congo Terminal emploie plus de 900 collaborateurs congolais, mène des actions solidaires en faveur des populations vulnérables et a conclu un partenariat avec le Samusocial depuis 2015 pour accompagner la réinsertion sociale des jeunes garçons en situation de rue.

Congo-Voungou : campagne de dépistage gratuit du diabète

La campagne de dépistage du diabète organisée dans le 3ème arrondissement Tié-Tié est une initiative de l’association Club XXI.

 

L’association Club XXI dont Derick Préfet Moukiama est le président, en partenariat avec la Brigade médicale congolaise dirigée par le Dr Sambila Olessongo Glady Ernest, a organisé le 27 juin au quartier Voungou, dans le troisième arrondissement Tié-Tié, une campagne de dépistage gratuite du diabète et de l’hypertension.

Les retrouvailles ont débuté par une sensibilisation basée sur la nature du diabète et de l’hypertension, les facteurs de risques, les conséquences et les moyens de prévention suivis par la prise de la tension artérielle et le prélèvement du taux  de  glycémie aux participants.

Dégageant  l’intérêt de cette rencontre, Derick Prefet Moukiama a expliqué que son association pense accompagner les pouvoirs publics en vue de participer à l’épanouissement du quartier Voungou. Il a rappelé que 80% des personnes qui souffrent du diabète en Afrique en général et au Congo en particulier  ne sont pas diagnostiquées et vivent avec la maladie.

Dans ce contexte,  selon ce dernier, le risque est  parfois grand surtout quand les malades prennent des traitements qui ne sont parfois pas  adaptés. Cela conduit souvent aux décès. Sur l’hypertension artérielle, l’orateur croit que de nos jours,  le risque des accidents vasculaires cérébraux (AVC) est très élevé  dans les villes africaines. «La prévention coûte moins cher que le traitement. Ainsi, après ce diagnostic, l’association Club XXI et la Brigade médicale congolaise  orienteront les cas les plus urgents dans des structures sanitaires appropriées en vue de l’admission des soins. Les données et les statistiques de la campagne  seront compilées dans un fichier et donner aux structures publiques concernées pour savoir exactement le nombre de personnes souffrant de ces  pathologies dans la ville et dans les quartiers », a-t-il signifié. Et de poursuivre que ces retrouvailles obéissent à une démarche proactive pour l’avenir du Congo,  Tous les jeunes  congolais ont un devoir d’exemplarité. Au lieu de tout attendre des pouvoirs publics  et se plaindre chaque jour, les jeunes congolais devraient se questionner tout d’abord sur leurs contributions pour le pays afin de changer les choses.

Pour sa part, le Dr Sambila Olessongo Glady Ernest a rappelé que la Brigade médicale congolaise est une organisation créée, le 2 octobre 2019, à la Havane à Cuba par les étudiants congolais en formation dans le cadre de la santé pour appuyer les efforts du gouvernement en matière de santé. « C’est une brigade efficace et efficiente dans les domaines sanitaire et éducatif, dont le but est de donner à la population congolaise  des connaissances intégrales dans l’éducation pour la santé ; des moyens nécessaires pour améliorer sa qualité de vie, exercer un majeur contrôle  sur elle-même et les mesures essentielles en vue de prévenir de différentes maladies », a-t-il dit. La cérémonie a été rehaussée par la présence du représentant du maire de cet arrondissement, Moutouari Roch  Zoser.

 

 

Congo : le Venezuela entend offrir des formations en énergie et du pétrole

C’est ce qui ressort de l’échange entre l’ambassadeur du Venezuela au Congo, Anibal José Manquez Munoz et le ministre de la Coopération internationale Denis Christel Sassou Ngueso.

 

Le Venezuela entend ouvrir les portes de ses universités aux étudiants congolais et offrir des formations dans les domaines de l’énergie et du pétrole, à travers la création d’une faculté spécialisée, au sein de l’université Denis Sassou-N ’Guesso.

L’ambition de renforcer la coopération entre les deux pays, dans les domaines de l’éduction et de la culture a été exprimée au cours d’un échange, tenu le 29 juin, entre l’ambassadeur du Venezuela au Congo, Anibal José Manquez Munoz et le ministre de la Coopération internationale et de la Promotion du partenariat public-privé Denis Christel Sassou Ngueso.

Le programme de bourses d’études couvre principalement le domaine de la médecine. Cependant, l’on s’attend à ce que les cursus prennent aussi en compte d’autres filières d’études en matière d’économie, des mines et de la culture.

Par ailleurs, l’ambassadeur vénézuélien a émis le vœu de travailler davantage pour raffermir les liens entre le Venezuela et le Congo sur le plan culturel, notamment en apportant son appui au projet de création de la cinémathèque du Congo.

Selon le diplomate, le fait qu’une bonne partie de la population de son pays soit afro-vénézuélienne montre le rattachement du Venezuela à l’Afrique en général et au Congo en particulier. Par conséquent, le Venezuela veut donc consolider sa coopération avec le Congo par l’entremise de la réalisation des projets communs dans le cadre de la coopération sud-sud.

Congo : l’appui aux PME au centre d’une conférence-débat

La problématique de l’appui aux entreprises agricoles a été centre d’une conférence-débat organisée par la plateforme « Kô sala », le 26 juin à Brazzaville.

 

Les Petites et moyennes entreprises (PME) du secteur agricole ont un rôle clé dans la réduction de la pauvreté au Congo. Mais celles-ci font face à de nombreuses contraintes comme la difficulté d’accès au financement et à l’encadrement.

La problématique de l’appui aux entreprises agricoles a été centre d’une conférence-débat organisée par la plateforme « Kô sala », le 26 juin à Brazzaville, dans le cadre de la Journée internationale de micro, petites et moyennes entreprises. Les acteurs du secteur privé et jeunes entrepreneurs ont échangé directement sur le sujet avec les ministres concernés, Léon Juste Ibombo, de l’Économie numérique et Antoine Nicéphore Thomas Fylla Saint-Eudes, du Développement industriel et de la Promotion du secteur privé.

Il ressort de cette rencontre interactive que le secteur rural représente un pilier stratégique pour la réduction de la pauvreté, l’accélération de la croissance et la création d’emplois. Le secteur agricole joue, au plan social, un grand rôle dans la stabilité sociale et du cadre de vie. Au plan économique, si les activités sont harmonisées, les productions agricoles, de l’élevage des pêches et de l’exploitation forestière contribuent au Produit intérieur brut.

Ces PME agricoles et agroalimentaires apparaissent, d’après le président de la chambre de commerce de Brazzaville, Paul Obambi, comme un important vivier pour la croissance encore largement sous-exploité du fait de nombreuses contraintes. Il a insisté sur l’accompagnement des entrepreneurs locaux, la formation des producteurs à la culture entrepreneuriale et à l’utilisation des outils numériques. L’enjeu de l’appui aux PME, a-t- il ajouté, est de mettre en place des outils pérennes qui constitueront un environnement de services, financiers et non financiers, viable et persistant.

Répondant aux inquiétudes des jeunes et entrepreneurs du secteur agricole, le ministre Léon Juste Ibombo a fait savoir que des initiatives sont en cours en vue de renforcer le cadre juridique pour permettre aux PME agricoles de profiter des avantages qu’offre le numérique. Il soutient donc qu’avec les projets en cours, l’Etat veut cibler les jeunes. C’est une façon selon lui, de s’engager dans un domaine en fonction de leur savoir-faire.

Un avis partagé par l’intervenant Antoine Nicéphore Thomas Fylla Saint-Eudes. Celui-ci a évoqué l’apport attendu du Fonds d’impulsion, de garantie et d’accompagnement (Figa) et la réforme du marché du travail à travers le volet formation et encadrement des porteurs de projets. Il s’agit, entre autres, du renforcement des capacités techniques des promotrices, la formation sur des métiers porteurs et l’esprit d’entreprise, le financement des activités, les dons d’équipements ainsi que la réhabilitation ou la réalisation d’infrastructures marchandes.

Congo-Hôpital général de Dolisie : grève suspendue

La suspension fait suite à la reprise des négociations entre le collectif des agents grévistes et le directoire de cet établissement sanitaire.

 

L’hôpital général de Dolisie, a repris le 28 juin, son fonctionnement normal avec la suspension, pour une durée d’un mois, à compter de ce 30 juin 2021. C’est la fin de la grève des prestataires entamée depuis plusieurs semaines.

Cette suspension de la grève fait suite à la reprise des négociations entre le collectif des agents grévistes et le directoire de cet établissement sanitaire.

« Nous avons accepté de reprendre le travail pendant un mois, en attendant que la direction générale examine notre cahier des charges afin de résoudre les points qui y sont inscrits dans la mesure du possible. Nous sommes conscients, plusieurs hôpitaux du pays vivent la même situation », a déclaré Jules Oboyo, représentant de la Fédération nationale des agents de la santé et des affaires sociales (Fenasas).

S’agissant des négociations en cours, l’assemblée générale attend d’obtenir du ministère de la Santé des engagements fermes pour une sortie rapide de cette crise sociale.

Notons qu’après avoir perçu deux mois de salaire, cinq points sur dix feront l’objet des discussions entre le collectif et la tutelle. Il s’agit notamment de l’adoption et l’application de l’accord d’établissement et l’immatriculation du personnel à la CNSS ; le payement d’au moins six mois d’arriérés de salaire ; la fixation de l’échéancier d’apurement des douze mois d’arriérés ; la concomitance de payement des salaires avec les fonctionnaires et le plaidoyer à la Caisse congolaise d’amortissement pour le payement sans conditions des deux mois d’arriérés de salaire à une partie du personnel, les fonds seraient disponibles à la banque postale.

L’assemblée générale décide de la suspension du mouvement de grève pour un mois à compter du 30 juin, sous réserve de la reprendre en cas de non aboutissement des revendications.

 

 

Congo : Jean-Rosaire Ibara engage une lutte contre la corruption

Le ministre en charge du contrôle d’Etat, Jean-Rosaire Ibara a fixé mardi 29 juin 2021, les grands axes des actions pour le quinquennat.

 

La lutter contre les anti-valeurs, dont la fraude fiscale, la concussion et la corruption, sont entre les axes d’actions du ministre en charge du contrôle d’Etat, Jean-Rosaire Ibara. Il les a fixé mardi 29 juin 2021 lors d’une rencontre avec les agents et cadres de son administration à Brazzaville.

Pour lui, le premier axe prioritaire de son ministère consistera en la création des plateformes de dialogue et de réflexion destinées à améliorer le climat des affaires et l’indice de perception de la corruption au Congo.

Ces plateformes, a-t-il précisé réuniront les opérateurs économiques, les partenaires sociaux, les organes institutionnels nationaux et internationaux, afin d’améliorer les bonnes pratiques dans la gestion publique.

Pour ce qui est du deuxième axe, le ministre se propose de mettre en œuvre des actions visant à arrimer la gouvernance du pays aux instruments internationaux, notamment les conventions, les chartes et les accords formellement signés par le Congo.

« Le troisième axe de notre action consiste en la promotion et la vulgarisation des bonnes pratiques dans la gestion des administrations et services publics, tandis que le quatrième vise la création des instruments pédagogiques et des mécanismes coercitifs. Le but étant de lutter contre la mauvaise gouvernance », a-t-il lancé.

Nouveauté de l’actuel gouvernement dirigé par le Premier ministre Anatole Collinet Makosso, le ministère a en charge de l’élaboration de la stratégie nationale pour lutter contre les comportements déviants à travers la politique de « tolérance zéro » prônée par le président Denis Sassou N’Guesso dans son discours d’investiture, le 16 avril dernier.

Grands lacs-Coopération : la RDC et le Rwanda concluent trois accords

C’est la raison de la rencontre entre le président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo et son homologue Paul Kagame.

 

Après la première réunion  bilatérale tenue à  Gisenyi  la veille  le  26 juin,  c’était au tour du président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo d’accueillir en territoire congolais son homologue rwandais Paul Kagame, rapporte la cellule de communication de la Présidence RD-congolaise.

Les deux chefs d’État ont fait jonction à la grande  barrière  de Gisenyi d’où  ils sont allés visiter Kibati, le quartier de Goma le plus touché  par l’éruption volcanique du 22 mai dernier. Au pied du volcan Nyiragongo et à une dizaine de kilomètres du centre-ville, les présidents Tshisekedi  et Kagame ont vu de près les dégâts causés par le volcan. Ils ont eu droit aux explications techniques  du préposé  de l’observatoire volcanologique de  Goma.

Pour cet expert, « le lac de laves qui  culmine à  trois mille cinq cents mètres  d’altitude reste un danger permanent  pour les villes de Goma et Gisenyi  situées plus bas ». Après avoir évalué l’impact du volcan de part et d’autre, les deux chefs d’État ont convenu sur place de renforcer les mécanismes conjoints de prévention  et gestion des catastrophes naturelles.

Sur le chemin  de retour de Kibati, les présidents Tshisekedi et Kagame,  embarqués dans un même véhicule,  ont été  vivement  ovationnés par la population de Goma qui voit par ce geste une volonté  manifeste des deux chefs d’État d’ouvrir une nouvelle page de relations pacifiques entre les deux peuples. À l’hôtel Serena de Goma, les deux présidents ont eu un nouveau tête-à-tête après celui de la veille à Rubavu. Par la suite, ils ont assisté à la signature  de trois accords bilatéraux.

Le premier accord gouvernemental porte sur la promotion  et la protection des investissements, il a été signé par  les ministres du Commerce extérieur des deux pays. Le deuxième accord est une convention  entre les deux pays en vue d’éviter la double imposition et prévenir l’évasion fiscale en matière d’impôts sur le revenu signé par les ministres des Finances  du Rwanda et de la RDC. Le dernier contrat est un protocole d’accord  de coopération  entre la société  aurifère  du Kivu-Maniema (Sakima SA) et Dither LTD signé  par les directeurs  généraux  des deux entreprises.

Au cours du point de presse  conjoint  ayant sanctionné  cette bilatérale, les deux chefs d’Etat ont  réitéré leurs engagements à  poursuivre leur collaboration pour la consolidation des relations entre les deux pays pour le bénéfice de leurs populations respectives. «  Nous  avons perdu beaucoup  d’années  en se regardant en chiens de faïence, le moment est venu de partager la paix, l’amour et des échanges fraternels et économiques entre les deux pays », a déclaré  le président Felix Tshisekedi. De son côté, le président Paul Kagame a affirmé  que son pays est engagé  à aider la RDC dans sa lutte contre l’insécurité dans la région. « L’insécurité empêche le développement économique des deux états » , a-t=il dit.