Bolloré Transport & Logistics Congo s’engage pour la sécurité routière

À l’occasion de la 10e Journée Africaine de la Sécurité Routière, Bolloré Transport & Logistics Congo a mené du 15 au 19 novembre 2021 plusieurs actions de sensibilisation et de prévention auprès de ses collaborateurs, l’objectif étant de leur rappeler les règles de sécurité routière et les dispositifs mis en place au sein de l’entreprise pour prévenir et réduire les risques d’accident.

Les initiatives mises en place par l’entreprise et ses filiales comprennent, outre le déploiement de campagnes pour sensibiliser les chauffeurs sur les risques liés à la consommation d’alcool et les comportements dangereux au volant, des visites médicales réglementaires tout au long de l’année afin de s’assurer de leur pleine aptitude au travail et le permis à points. Un système de bonus – malus qui invite les chauffeurs à plus de responsabilité dans leur conduite puis qu’ils peuvent gagner ou perdre des points en appliquant ou non chacune des 14 règles d’Or de transport du Groupe Bolloré.

« Bolloré Transport & Logistics et ses filiales emploient près de 200 chauffeurs au Congo. À ce titre, nous nous devons de prendre toutes les mesures nécessaires pour préserver leur sécurité et celle des Congolais. Les dispositifs que nous avons mis en place depuis plusieurs années portent leurs fruits et aujourd’hui nous continuons à travailler pour renforcer nos actions de sensibilisation et de prévention auprès de nos salariés. » a indiqué Christophe PUJALTE, Directeur Régional Bolloré Transport & Logistics Congo & RD Congo. L’ensemble de ces mesures a permis à Bolloré Transport & Logistics de réduire de plus de 21 % les accidents routiers entre 2019 et 2021 malgré l’accroissement de son parc automobile. L’entreprise, avec l’implication de ses filiales Congo Terminal et Terminaux du Bassin du Congo, poursuit ses actions de prévention des risques routiers avec l’objectif d’atteindre zéro accident sur l’année.

À propos de Bolloré Transport & Logistics au Congo

Présent au Congo dans le transport et la logistique, Bolloré Transport & Logistics compte 1500 collaborateurs congolais à travers ses agences et ses filiales portuaires et logistiques. Implanté à Pointe Noire, Brazzaville et Dolisie, l’entreprise déploie des systèmes de management QHSE reposant sur des référentiels reconnus tels que l’ISO 4500. Bolloré Transport & Logistics s’investit dans l’amélioration des compétences de ses collaborateurs et participe activement au développement socio-économique du pays au moyen d’actions de responsabilité sociétale dans les secteurs de l’éducation, la réinsertion sociale, la préservation de l’environnement et l’accompagnement humanitaire.

Congo : grève au budget

Les grévistes ont barricadé les entrées des bureaux jeudi 09 décembre, pour exiger le départ des responsables qui ont atteint l’âge de la retraite.

 

« Au revoir au directeurs retraités, les DGB exigent le départ immédiat des directeurs retraités. ». Ce sont des phrases inscrites sur des bouts de cartons que scandaient les grévistes. Ils ont tenté de barricader jeudi 09 décembre 2021,  les bureaux de certains responsables qui ont déjà atteint l’âge de la retraite.

En février dernier, le secrétaire général de la confédération syndicale des travailleurs du Congo (CSTC), Justin Oyenga avait demandé, à travers une note circulaire, à tous les directeurs centraux et chefs de services admis à la retraite au Trésor Public de continuer leurs activités.

Le ministre congolais des Finances et du Budget, Calixte Nganongo, a demandé, pour sa part à travers la circulaire N° 0182/MFB-CAB du 15 novembre 2018, à tous les directeurs généraux d’établir des attestations de cessation de service à tous les fonctionnaires admis à faire valoir leur droits à la retraite.

Mondial féminin de handball : les Diables rouges ont été battues par les allemandes

Pour leur première rencontre dans le tour principal du Mondial féminin de handball, les congolaises ont été battues par les allemandes 29-18.

 

Les Diables rouges se sont inclinés face aux allemandes sur un score de 29-18. Ce sont les congolaises qui donnent le coup d’envoi mais leur première action échoue dans les mains de la gardienne allemande. Les allemandes qui trois fois de suite, manquent également de scorer, freinées par Kodia la gardienne congolaise, bien décidée à faire un grand match.

Il faudra attendre la 4ème minute pour que les allemandes marquent leur premier but. Elles sont aussitôt imitées par des congolaises qui jouent sans complexe.

À six minutes de jeu, les deux équipes en sont à 2 buts partout. Mais soudain, les allemandes rehaussent le niveau de jeu et marquent coup sur coup. 13ème minute, elles mènent 7 à 2, tandis que les congolaises multiplient les maladresses.

Les possessions congolaises sont stériles. Younes Tatby pose un temps mort pour réorganiser l’équipe qui est loin de respecter les consignes de jeu. Le réajustement semble donner car les congolaises marquent d’emblée, même si derrière, elles concèdent un jet de 7 mètres. Puis, ce sont les allemandes qui prennent leurs aises, au point qu’à la mi-temps, elles mènent 15 à 7.

De retour des vestiaires, les congolaises tentent de se réorganiser, même si elles ont perdu Yimga, une de leur pièce maitresse, sortie sur blessure.

À 17 – 10 Younes Tatby pose à nouveau un temps mort. Les filles tentent de stopper l’hémorragie. 45ème minute, une autre congolaise sort sur blessure. Une mauvaise réception, après le but qu’elle vient de marquer.

48ème minute, les congolaises doivent revoir leur organisation de jeu, car blessée, Hemdo quitte ses partenaires. Entretemps, les congolaises sont parvenues à mieux se coordonner. 50ème minute, elles ont réduit l’écart et sont menées 22 à 16.

Les allemandes rehaussent le niveau de jeu et se trouvent mieux avec moins de déchets techniques. Elles marquent à quasiment toutes les montées. L’Allemagne s’impose 29 à 18.

Le Congo se console avec sa Fanta Diagouraga élue meilleure joueuse de la rencontre. Outre son implication dans le jeu congolais, ses buts tout en finesse et surtout son jet de 7 mètres marqué d’un pas de twist en pivotant sur elle-même au point de donner le tournis à la gardienne allemande, auront sans doute marqué les esprits.

Les Diables Rouges ont été battues, pourtant elles n’ont pas été ridicules, face à une équipe allemande mieux outillée et plus expérimentée. Les Congolaises auront l’occasion de rebondir vendredi pour leur 2ème match dans ce tour principal. Ce sera face à la Hongrie.

RDC : signature d’un accord entre l’armée et la Monusco

Les deux parties ont signé un accord à Kinshasa, pour mener des opérations conjointes contre la centaine de groupes armés actifs dans l’est du pays.

 

L’armée congolaise et la force de l’ONU en RDC (Monusco) se sont dotées mardi 07 décembre d’un cadre pour mener des opérations conjointes contre la centaine de groupes armés actifs dans l’est du pays depuis près de trois décennies. Les deux parties ont signé un accord à Kinshasa.

Le document intitulé « Directives des opérations conjointes » a été signé au siège de l’armée congolaise. Une occasion pour l’ensemble des contingents des casques bleus en RDC de s’engager pour « l’application stricte de la force » contre les groupes armés, selon le général Célestin Mbala Munsense, chef d’état-major général des Forces armées de la RDC. « Jusque-là, le chapitre 7 réservait que la FIB (la brigade d’intervention de la Monusco) et le reste de la force avait l’attitude de suivre le chapitre 4, qui est la mission d’observation », rajoute le chef d’état-major.

Pour le général Affonso Da Costa, commandant en chef de la force de la Monusco, l’engagement des casques bleus sur le théâtre des combats ne se fera qu’aux côtés des FARDC : « Nous sommes là en soutien des opérations conjointes : renforts, intelligence, logistique, protection des civils aux alentours avec la FARDC. »

Ce document vient combler un vide « parce qu’il n’y avait pas un mécanisme de coordination au niveau opérationnel », a déploré le général Da Costa, ajoutant que désormais, avec ce manuel de procédure, la force de l’ONU en RDC va davantage être mobilisée.

Les responsables militaires ont rappelé que les casques bleus de la Monusco ne participeraient pas aux opérations en cours menées conjointement par les FARDC et l’armée ougandaise dans l’est de la RDC. Mais pour « éviter des dégâts entre amis », les trois forces partagent les renseignements.

Congo : un baobab tombe et cause la mort d’une personne et des blessés

Un mort, des blessés et des sinistrés enregistrés après qu’un baobab soit tombé dans la nuit du 7 au 8 décembre dans le sixième arrondissement de Talangaï à Mpila.

 

Dans le sixième arrondissement de Talangaï, à Mpila, un baobab est tombé dans la nuit du 7 au 8 décembre 2021. Le bilan fait état de d’un mort, des blessés et des sinistrés. Les services du ministère des Affaires sociales et de l’Action humanitaire ont été à pied d’œuvre pour la prise en charge d’urgence.

Sur les lieux du sinistre, près du port de Yoro dans la matinée du 8 décembre, l’atmosphère est lourde. On peut entendre des pleurs des victimes ayant perdu leurs habitations ou ayant eu des parents blessés admis à l’hôpital. Le décès annoncé d’une des victimes a amplifié la consternation de la population inconsolable.

La délégation du ministère des Affaires sociales et de l’Action humanitaire, conduite par le directeur de cabinet, Eugène Ikounga, est arrivée sur place pour faire le constat et déterminer les solutions d’urgence. Comme solution d’urgence, on cite la prise en charge des blessés admis au Centre hospitalier et universitaire de Brazzaville, ainsi qu’à l’hôpital militaire Pierre-Mobengo.

La nuit même du sinistre, les services de la sécurité civile (sapeurs-pompiers) sont intervenus pour sortir les victimes des décombres, transporter les blessés dans les hôpitaux. En fonction du constat fait sur le terrain, un plan élargi va définir les modalités de prise en charge des sinistrés.

Congo : les enseignants suspendent leur grève

La décision fait suite à l’échange entre le ministre de l’Enseignement préscolaire, primaire, secondaire et de l’Alphabétisation, Jean Luc Mouthou, et les directeurs de cabinets des autres ministères avec la plate-forme syndicale.

 

Dans une déclaration rendue publique le 6 décembre à Brazzaville par le co-président des Forces unies des syndicats de l’enseignement du Congo (Fesynec), Daniel Ngami, les enseignants ont décidé de continuer à vaquer à leurs occupations pédagogiques.

La décision fait suite à l’échange entre le ministre de l’Enseignement préscolaire, primaire, secondaire et de l’Alphabétisation, Jean Luc Mouthou, et les directeurs de cabinets des autres ministères avec la plate-forme syndicale. C’est pour éviter de l’arrêt brusque des cours.

Les enseignants avaient promis d’aller en grève en cette date dans leur déclaration du 16 novembre dernier. Un cahier des charges mentionnant dix points relatifs à leur profession avait été soumis au gouvernement.

Ils exigeaient la diligence du processus de traitement de leurs dossiers. Ils condamnent, en effet, le faible quota de 1500 places attribuées aux enseignants au titre de l’année 2020-2021; le refus du recrutement d’un enseignant âgé de 45 ans à la Fonction publique. Ils exigent le recrutement des enseignants communautaires et le rappel de soldes d’activités et bien d’autres.

A l’issue des discussions, précise la déclaration, un guichet unique a été mis en place pour démarrer le processus de traitement des textes d’application contenus dans le protocole d’accord signé entre les deux parties. Les pédagogues ont accordé une marge de manœuvre jusqu’à la fin du mois de décembre pour la matérialisation de toutes les décisions contenues dans ce protocole d’accord signé le 4 décembre, afin d’organiser une évaluation du niveau d’application.

Par ailleurs, la déclaration assure les enseignants sur l’assouplissement de la mesure excluant ceux de plus de 45 ans lors du recrutement à la Fonction publique, sur la vulgarisation du statut particulier des agents et cadres de l’éducation nationale, l’examen et l’adoption des rappels de solde des activités dûs aux enseignants, la publication immédiate des notes de maintien au poste aux enseignants communautaires et enseignants des douze départements de Congo, l’affectation au titre de l’année 2020-2021 des enseignants finalistes des écoles de formation professionnelle en remplacement des ex-volontaires, etc.

Ils ont émis le souhait de voir leur quota de recrutement augmenté au titre de l’année 2021-2022, afin de combler le déficit du personnel enseignant sur l’ensemble du pays. La question d’intégration des enseignants à la Fonction publique n’a pas laissé en marge le Comité national des enseignants prestataires du Congo. Cette catégorie qui ne s’accorde pas avec la Fesynec a également échangé  avec le gouvernement dans l’espoir de trouver satisfaction à leurs doléances.

Congo-coronavirus : la police arrête un présumé faussaire de pass sanitaire

Destin Bockolet, fabriquant de fausses attestations de vaccination a été interpellé dans la matinée du lundi 06 décembre 2021 à Brazzaville.

 

Un présumé fabriquant de fausses attestations de vaccination a été interpellé lundi à Brazzaville. Depuis quelques temps, les services de polices menaient une enquête coordonnée, sur la base des indices fiables.

Ayant mis à contribution les services de l’État impliqués dans la vaccination, la police pouvaient dès lors distinguer la vraie attestation de la fausse, sur la base des codes d’authentification dont la subtilité échappe aux faussaires. Il faut tout de même relever que  les fausses attestions sont également pourvues d’un QR-code.

Chez Destin Bockolet, la police a saisi des dizaines d’attestations déjà prêtes, une commande en cours. Sur ces fausses attestations, figurent les coordonnées des demandeurs qui dans le cas d’espèce, sont passibles de poursuites au même titre que le faussaire, pour « complicité de faux et usage de faux aux fins de contourner une disposition visant à empêcher la mise en danger de la vie d’autrui ».

Alors que les autorités encouragent les congolais à se faire vacciner, et ont de fait imposé le pass sanitaire à travers l’attestation de vaccination, afin de freiner la propagation du coronavirus. Ils sont nombreux ces congolais réfractaires à la vaccination qui contournent la disposition, avec la complicité des opérateurs informaticiens véreux en se procurant de fausses attestations de vaccination, moyennant finances.

La pandémie de Covid-19 repart à la hausse à travers le monde.

Coopération Congo-RDC : tête à tête entre Anatole Colinet et Sama Lukonde

Les Premiers ministres respectifs de la République du Congo et de la République démocratique du Congo ont eu un échange lundi 6 décembre 2021 à Brazzaville.

 

Anatole Colinet Makosso, Premier ministre de la République du Congo a accueilli son homologue Jean-Michel Sama Lukonde lors de son arrivée à Brazzaville. C’était lundi 06 décembre 2021,

Les deux hommes d’État ont échangé sur plusieurs domaines de la vie socio-économique de leur deux pays. À l’issue de ce tête-à-tête, les deux Premiers ministres ont apposé leurs signatures sur les documents de l’accord signés précédemment officiellement par les deux Chefs d’État de leur pays respectif. Cette séance de travail entre Sama Lukonde et Anatole Colinet a eu lieu à la Primature de la République du Congo.

« Nous avons d’abord parlé de ce besoin de coopération accrue entre nos deux pays. Nous faisons face aux mêmes problèmes. Ce n’est que normal que nous puissions échanger sur les problèmes socio-économiques qui nous concernent tous. C’était de bons échanges. Nous sommes convaincus qu’aujourd’hui, c’est une première rencontre, du moins entre ma personne et le Premier Ministre du Congo Brazzaville. Mais, il y aura certainement d’autres rencontres, qui vont suivre », a laissé entendre Sama Lukonde.

Congo : la police disperse une marche des sinistrés des explosions de Mpila

Plusieurs dizaines de victimes des explosions d’un dépôt de munitions de l’armée en 2012, ont été empêchées de manifester mardi 7 décembre par la police.

 

La police a dispersé mardi 7 décembre à coups de gaz lacrymogènes, une marche des sinistrés des explosions de Mpila. Ils étaient plusieurs dizaines de victimes qui sont descendues dans les rues.

Leur marche pacifique devait partir de l’hôpital de base de Talangaï  et se terminer au rond-point dit Ebina environ 500 mètres plus loin. Mais, cette zone a été quadrillée par plusieurs unités de police qui ont tiré des gaz lacrymogènes.

A leur tour, les sinistrés ont brûlé les pneus et répondu par des jets de pierres. La plupart des sinistrés, qui dorment essentiellement dans les baraques depuis les explosions de mars 2012, réclament la reconstruction de leurs maisons détruites. « Nous sommes descendus dans la rue dans le seul but de marcher et réclamer nos droits, s’indigne une femme en colère. Nous demandons à l’Etat de reconstruire nos maisons ou de nous donner de l’argent pour qu’on le fasse nous-mêmes ! ».

Venu habiter Mpila il y a quelque temps, Arnaud Nzamba soutient les sinistrés. « C’est normal qu’ils réclament ! Ça fait longtemps qu’ils attendent qu’on leur (rembourse) leur maison… Ils ont le droit de manifester ! »

Les explosions du dépôt d’armes et de munitions de l’armée à Mpila le 4 mars 2012 avaient fait officiellement près de 300 morts, plus de 2.300 blessés et plus de 17.000 sans-abris.Régulièrement les rescapés manifestent pour réclamer des indemnités.

Interpellé récemment par le Parlement sur ce sinistre, le Premier ministre Anatole Collinet Makosso a déclaré que 5 à 10 milliards de FCFA pouvaient inscrits au budget,  tout en reconnaissant que ce montant n’était pas suffisant pour régler le problème, estimé à quelque 100 milliards de francs CFA.

Congo : plus de 600 corps abandonnés dans les morgues de Brazzaville

L’information a été donnée par le ministre de la santé et de la population, Gilbert Mokoki, le 03 décembre dernier face aux sénateurs.

 

Ce sont plus de 600 cadavres qui sont abandonnés depuis deux mois dans les morgues de Brazzaville. Il s’agit de la morgue municipale, de la morgue de Makélékélé et de la morgue de Talangai. Elles sont toutes gérées par la mairie de Brazzaville, donc relevant du service public.

Sur les 600 corps, s’ajoute chaque jour des dizaines d’autres des personnes mortes de maladie, de faim, de sévices ou de stress, dans les hôpitaux, dans les maisons ou sur les routes et même dans les commissariats de police.

Si pour la plupart des cas, les parents manquent d’argent pour inhumer leurs proches, mais il y a aussi des corps non identifiés, exécutés sommairement, selon les ONG des droits humains.

Les obsèques coûtent cher à Brazzaville. Trop cher même pour le Congolais lambda qui ne peut par exemple s’offrir un cercueil à 250.000 francs CFA pour l’enterrement d’un proche.

Les pompes funèbres restent malheureusement une source importante des recettes municipales. Les agents sont obligés de serrer les dents, quel que soit le statut social de la famille éplorée. C’est pourquoi, certains parents disparaissent dès qu’ils sont renseignés sur le plus modeste des devis.

Les familles, ruinées par la crise et la misère endémique, n’en peuvent plus. À chaque décès, enterrer un parent devient un challenge à Brazzaville. Deux semaines après, le budget n’est pas bouclé, les membres de la famille n’atteignant pas la ligne de cotisations, même la plus basse, fixée à 5.000 francs CFA.

Il faut se mettre à plusieurs pour y arriver, vendre les biens du défunt s’il le faut, s’endetter ou bénéficier des services de mutuelles !

Alors, les morgues sont en surpeuplement. L’hygiene y est peu tenue, les odeurs y sont invivables, objet même de l’interpellation du ministre Mokoki au Sénat.

Combien de cadavres les députés, les sénateurs, les ministres ou les dirigeants de partis politiques, considérés comme les plus riches du pays, ont enterré sans les avoir connus ? Le déséquilibre social est tel que les désespérés de la société frappent à n’importe quelle porte, même celle d’un diable pourtant connu.

Très souvent pour nettoyer les morgues, la mairie s’occupe des enterrements au bout d’une période. En 2020, quelque 200 corps ont été enterrés à la va-vite, parfois sans parent, par la mairie de Brazzaville.