Coopération énergétique : un accord entre Brazzaville et Kinshasa

L’accord vise à concrétiser le projet dénommé « Boucle de l’amitié énergétique » entre le Congo-Brazzaville et la République démocratique du Congo.

 

Les villes de Brazzaville et de Kinshasa rencontrent de sérieux problèmes d’approvisionnement en électricité. C’est pour tenter d’y remédier que ces deux capitales ont signé lundi 06 décembre 2021, un accord de coopération énergétique.

L’accord vise à concrétiser le projet dénommé « Boucle de l’amitié énergétique » entre le Congo-Brazzaville et la République démocratique du Congo.

« Une première phase consistera à renforcer les capacités de transport des lignes entre la Centrale électrique du Congo de Pointe-Noire et la Centrale hydroélectrique d’Inga en RDC via Brazzaville », précise l’accord.

Un de ses signataires, Bruno Jean-Richard Itoua, ministre des hydrocarbures du Congo-Brazzaville, définit son importance : « La boucle de l’amitié énergétique, au cœur d’une nouvelle architecture énergétique intégrée en Afrique centrale, alimentera plusieurs lignes à haute et très haute tension destinées à fournir de l’énergie notamment aux industrie minières en République démocratique du Congo ».

Malgré les investissements et l’augmentation de la puissance installée qui est passée de 89 à plus de 800 mégawatts ces vingt dernières années, les populations de Brazzaville et Pointe-Noire sont victimes de coupures et autres délestages. Même constat en RDC.

L’accord a été conclu pour une durée indéterminée et devra faire l’objet d’une évaluation tous les cinq ans. Mais aucune indication n’a été donnée sur le coût ou le financement du projet.

Dans une déclaration conjointe, les présidents Denis Sassou-Nguesso et Félix Tshisekedi ont invité les autres pays de la sous-région à se joindre à ce « projet intégrateur ».

Congo : coupures intempestives et des délestages à Brazzaville et Pointe-Noire

Les habitants des deux villes principales du Congo, subissent de coupures intempestives et des délestages de courant qui perturbent les petites activités.

 

Quand ils n’ont pas dormi dans le noir, ils sont privés d’électricité pendant une bonne partie de la journée : les habitants de Brazzaville et Pointe-Noire, les deux villes principales du Congo, subissent ces derniers jours de longues coupures intempestives et des délestages de courant qui perturbent les petites activités. La compagnie qui fournit l’électricité affirme que le secteur connaît de sérieux problèmes.

Près de la place dite « papa Gaz’ », dans le célèbre quartier Batignolles, Grace tient depuis trois ans un salon de coiffure. Cet après-midi, elle dort à même le sol dans son établissement où la chaleur domine. Faute d’électricité son ventilateur et tous les appareils qu’elle utilise sont à l’arrêt.

« On peut passer toute la journée sans courant et c’est le soir qu’il arrive. Sans courant rien ne peut fonctionner. Là même, si une cliente arrive pour se faire tresser ou se faire juste nettoyer sa tête, on ne peut pas la satisfaire. On est pénalisés, parce qu’on n’a pas de courant », se lamente la coiffeuse.

Difficultés pour les commerces

Grace n’a pas les moyens d’avoir un générateur et son commerce tourne à vide. « C’est un manque à gagner parce que nous payons le loyer et même le courant aussi. Souvent on n’a pas assez de recettes. On est obligés de mettre la main encore dans notre propre poche », affirme-t-elle.

À Brazzaville comme à Pointe-Noire, aucune zone n’est épargnée par les coupures. Selon la direction commerciale de la Société énergie électrique du Congo (E2C), elles sont causées, entre autres, par la surcharge des transformateurs. « Le secteur électrique connaît de sérieux problèmes. Il faudrait des milliards de CFA pour y remédier », indique cette direction. Mais pour l’heure, aucun plan d’investissement n’est posé sur la table.

 

Congo : un plaidoyer pour la réduction des importations des produits carnés

Il a été fait par la concertation nationale des organisations paysannes et des producteurs agricoles du Congo (Cnop-Congo).

 

Les membres de la Cnop-Congo se réunis lors d’une déjeuner de presse à Brazzaville. C’était une occasion de faire un plaidoyer pour la réduction des importations des produits carnés. Le but ici est de promouvoir et de valoriser la production de la République du Congo.

Notons que ledit plaidoyer s’adresse aux décideurs publics et de développement a été élaboré dans le souci d’améliorer la compétitivité des petits éleveurs, de réduire à hauteur de 70% les produits carnés importés et enfin, d’accroître la contribution de l’offre locale des filières d’élevage en produits carnés.

« Cette rencontre fait suite à plusieurs activités que nous avons menées. Les importations des denrées alimentaires au Congo posent problème aux éleveurs. C’est pourquoi, nous avons pensé qu’il fallait faire une évaluation sommaire de cette problématique et un plaidoyer est en train d’être fait pour que ces importations soient réduites au profit des éleveurs, des producteurs du Congo », a indiqué Seraphin Médard Ntady, président de la Cnop-Congo.

Selon la Cnop-Congo, la consommation alimentaire du pays est dépendante des importations des produits carnés. Ces produits sont la viande, le poulet, le porc et les abats. L’accentuation continuelle des importations alimentaires qui sont passées de 120 milliards en 2009 à 600 milliards en 2017, couplée au recul constant de l’offre agricole dont la contribution au produit intérieur brut national est passée de 30% dans les années 1970 à environ 3,6% actuellement. La persistance des contre-performances du secteur agricole, en général, et des filières d’élevage en particulier, rend le Congo fortement dépendant des importations alimentaires et vulnérables aux moindres chocs économiques.

Pour faire face à cette situation, la Cnop-Congo mise sur l’augmentation de la productivité des petits élevages, en assurant un approvisionnement d’aliments de bétail, de poussins et de matrices de qualité à moindre coût. Il est également question d’accroître la productivité locale en culture de maïs et de soja ainsi que la mise en place d’un système de sécurité sanitaire des aliments opérationnel.

Outre le point sur les importations des produits carnés, les membres de la Cnop-Congo et des organisations de la société civile ont évoqué la question sur la validation de la Feuille de route pour l’élaboration du Plan d’action national.

Congo : une semaine pour valoriser la gastronomie

Le Ministère du Tourisme et des Loisirs organise la 1ère édition de la semaine de la gastronomie congolaise du 21 au 28 décembre 2021 à Brazzaville.

 

Les mets congolais seront mis en valeur à Brazzaville pendant une semaine. Ce sera au cours de la 1ère édition de la semaine de la gastronomie congolaise. L’évènement se tiendra à Brazzaville du 21 au 28 décembre 2021. L’initiative est du

Le Ministère du Tourisme et des Loisirs organise la 1ère édition de la semaine de la gastronomie congolaise du 21 au 28 décembre 2021 à Brazzaville.

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Cette semaine de la gastronomie congolaise rassemblera les restaurateurs, les hôteliers, les chefs cuisiniers et traiteurs de la capitale congolaise et ses environs. Il sera question de sensibiliser les consommateurs congolais au choix des produits, de la diversité des terroirs, des spécialités régionales. Et aussi de leur présenter la richesse et la diversité gastronomie congolaise.

Cette semaine de la gastronomie congolaise permettra également au public de découvrir différentes facettes de la gastronomie.

Congo : une conférence sur la transformation industrielle se tient à Brazzaville

Les hauts fonctionnaires et experts du Comité intergouvernemental pour l’Afrique centrale seront en conclave, du 6 au 10 décembre dans la capitale congolaise.

 

La 37e session du Comité intergouvernemental pour l’Afrique centrale, s’ouvre ce lundi 06 décembre 2021. L’évènement est organisé par le gouvernement congolais et la Commission économique pour l’Afrique des Nations unies. Il va tout d’abord s’agir de passer en revue l’engagement des pays dans la transformation industrielle, d’identifier les lacunes. Il sera aussi question de formuler les recommandations à l’endroit des gouvernements et instances communautaires sur les moyens pratiques de renforcer la compréhension et d’accélérer la diversification des économies dans la sous-région.

Dépendantes des matières premières (pétrole et mines), les économies de l’Afrique centrale sont moins résilientes face au choc extérieur. Toutes les économies de la sous-région battent de l’aile devant la double crise de la baisse des prix du baril du pétrole et de la pandémie de covid-19, en dépit des progrès qu’elles ont enregistrés durant ces dernières années.

Congo : un marché de noël pour booster l’esprit managérial des femmes

La capitale congolaise, Brazzaville abrite depuis jeudi 02 décembre 2021, le premier marché de noël. C’est une cinquantaine d’artisans qui expose.

 

La première édition du marché de Noël s’est ouverte à Brazzaville jeudi 02 décembre 2021. C’est une initiative de l’ambassade des Etats-Unis en République du Congo, en partenariat avec le ministère des Petites, moyennes entreprises et de l’artisanat (PMEA).

Situé dans le parking de l’ambassade américaine, le marché de Noël est ouvert du 2 au 5 décembre 2021. Cet évènement est une occasion pour cette représentation diplomatique de favoriser l’éclosion de l’artisanat féminin, de soutenir les actions des femmes entrepreneures et de booster leur esprit managérial.

« Ce marché de Noël entre dans le cadre des objectifs de l’ambassade des Etats-Unis de soutenir la diversification de l’économie au Congo. Il a aussi la particularité d’avoir au centre les femmes entrepreneures », a indiqué le chargé d’Affaires à l’ambassade, Daniel Travis. « Ce marché de Noël est une activité supplémentaire sur la longue liste des initiatives qui marquent la bonne santé de la coopération entre le Congo et les Etats-Unis », a-t-il poursuivi.

Les femmes entrepreneures qui prennent part à cet évènement sont venues des deux principales villes du pays, Brazzaville et Pointe-Noire. Elles proposent des produits cosmétiques, vestimentaires, agro-alimentaires ainsi que des accessoires (colliers, bracelets, boucles d’oreilles, sacs, sandales…) made in Congo. Abordée, Babingui, responsable Blessing international group, a confié : « Ce marché représente une opportunité pour nous, entrepreneures congolaises, de faire connaître les produits du terroir à l’extérieur. Je propose des huiles essentielles et des infusions produites à base du gingimbre, du moringa, du bulukutu ainsi que du beurre fait à base du cacao de Ouesso. Merci à l’ambassade des Etats-Unis pour l’initiative. »

Mireille, entrepreneure, venue de Pointe-Noire, fabrique quant à elle de la confiture en se servant des fruits saisonniers locaux. Cette dernière a invité les Congolais à consommer les produits locaux avant de solliciter l’appui constant des autorités compétentes en vue de promouvoir l’artisanat dans le pays.

Congo-Festival Bilili BD : la 6ème édition tire à sa fin

 L’évènement qui a ouvert ses portes le 30 novembre dernier à l’Institut français du Congo, se déroule autour du thème « Expansion ».

 

La sixième édition du festival Bilili BD met la clé sur le paillasson le 04 décembre 2021. L se tient depuis le 30 novembre autour du thème « Expansion ». Cette année, la rencontre réunit des artistes locaux et internationaux du monde de la bande dessinée (BD).

Le Bilili BD festival s’articulera autour des masters class, rencontres littéraires, conférences-débats, ventes-dédicaces, concours et une exposition. En présentiel et en digital, les participants à cette sixième édition viennent notamment du Congo, du Cameroun, du Mali, du Gabon, du Sénégal, du Burkina Faso, de la République démocratique du Congo, de la République centrafricaine, de France, de Belgique et de l’Ouganda.

Depuis 2016 ce rendez-vous, réunit les auteurs de BD, scénaristes, coloristes, encreurs, réalisateurs de BD, concepteurs de jeux vidéo, éditeurs et bien d’autres. C’est une occasion pour eux  de s’exprimer et de promouvoir leur passion et dénicher de nouveaux talents.

De la BD aux jeux vidéo, en passant par la réalité virtuelle, les auteurs vont à la conquête des territoires à travers le thème de cette année « Expansion ».

Congo : l’Union européenne préoccupée par la mise en œuvre du projet « Villes résilientes »

Destiné aux communes de Nkayi, dans le département de la Bouenza, et d’Owando, dans la Cuvette,  le projet « Villes résilientes » ambitionne de permettre un développement territorial équilibré et d’améliorer les conditions de vie de plus de cent mille personnes.

 

La mise en œuvre du projet « Villes résilientes » a été au cœur des entretiens que le ministre de l’Intérieur, de la Décentralisation et du Développement local, Guy Georges Mbacka, a eus le 1er décembre à Brazzaville, avec l’ambassadeur de l’Union européenne (UE) en République du Congo,  Giacomo Durazzo. « Nous avons parlé de la coopération entre l’Union européenne et le Congo, notamment de la mise en œuvre du projet  Villes résilientes. C’est un projet important avec un montant de 32 millions d’euros qui a été  mobilisé. Donc là, nous avons fait le point sur la mise en œuvre du programme, des différentes activités. Ce projet concerne deux villes : Nkayi et Owando »,  a expliqué le chef de la délégation de l’UE à sa sortie d’audience.

D’une durée de quarante-quatre mois, soit de décembre 2020 à décembre 2024, ce projet vise à améliorer les conditions de vie de la population de Nkayi et d’Owando en matière d’assainissement, à travers une gouvernance locale inclusive et sensible au genre ; améliorer les pratiques d’hygiène et d’assainissement des habitants via la mise en place des services d’assainissement durables. Il s’agira également de renforcer les capacités et la participation de la société civile, en particulier les organisations des femmes et des jeunes, à la gouvernance locale.

Outre la mise en œuvre du projet Villes résilientes, les deux personnalités ont évoqué la question des prochaines élections législatives et locales, prévues en 2022. « Nous avons aussi parlé des élections qui arrivent l’année prochaine, ce que l’Union européenne pourrait apporter au Congo. Il y a des défis logistiques évidents, le ministre a été très clair, mais pour l’instant, ce n’est pas quelque chose que nous avons envisagé… C’est aussi au niveau des Nations unies que nous voulons un peu vérifier puisque souvent, ce sont elles qui coordonnent les appuis aux élections. Donc, j’échangerai avec les Nations unies à ce sujet aussi », a laissé entendre le diplomate européen.

Qualifiant cette rencontre de très riche et très positive, Giacomo Durazzo entend poursuivre ce genre d’échanges avec le gouvernement congolais. « Nous en sommes absolument sortis satisfaits, c’est une coopération que nous avons avec le ministère de l’Intérieur, de la Décentralisation et du Développement local. C’est, d’ailleurs, important de noter  l’importance du dossier de la décentralisation, le fait qu’un nouveau ministère à part entière a été créé. Ce qui souligne évidemment l’importance politique que les autorités donnent à ce sujet », a conclu l’ambassadeur de l’UE au Congo.

Congo : un homme se jette du 10ème étage de la Tour Mayombe

Christian Ndzihou, 60 ans, entrepreneur dans le bâtiment, s’est donné lui-même la mort en sautant du 10eme étage de l’immeuble Tour Mayombe.

 

Les faits se sont déroulés dans la ville de Pointe-Noire. Christian Ndzihou s’est jeté du 10ème étage de la Tour Mayombe. Selon les témoins trouvés sur les lieux, son acte était prémédité.

« Christian Ndzihou,  ne travaillait pas dans cet immeuble, et était venu seulement pour commettre son suicide. Il avait même préalablement informé au téléphone l’un des membres de sa famille avant de passer à l’acte », laisse entendre un témoin.

Qu’est ce qui l’aurait poussé à se suicider ? La question reste encore sans réponse. Une enquête est ouverte pour déterminer les causes de cet acte.

Notons que Christian Ndzihou était marié à deux et il laisse cinq enfants.

Congo-passe sanitaire : l’entrée en vigueur pose problème

Les congolais sont divisés quant à l’entrée en vigueur du passe sanitaire. La date du 1er décembre marque le premier jour de l’application de cette mesure.

 

En République du Congo, la date du mercredi 1er décembre marquait l’entrée en vigueur du passe sanitaire. Cette mesure il est désormais exigé, notamment dans les administrations publiques. Au premier jour de son application, les banques se sont plutôt montrées clémentes en cette période de versement des salaires. Mais, les Congolais restent totalement divisés quant à l’obligation de se faire vacciner.

Ce 1er décembre, sur l’avenue qui relie le Trésor public et l’hôtel de ville. De part et d’autre se trouvent les succursales de différentes banques comme celle où évolue le vigile Ricardo qui a laissé passer les clients sans leur demander le passe sanitaire. Mais, ce jeudi 2 décembre, il sera très intransigeant. « Effectivement, ce jeudi nous allons appliquer le passe sanitaire. L’appel que nous lançons à nos clients est que l’entrée est désormais subordonnée à la présentation de ce passe. Nous allons vérifier chaque client si cela est appliqué. Sinon, ce n’est pas le cas, nous allons les faire repartir », prévient Ricardo.

L’obligation ne passe pas

Le caractère obligatoire du passe sanitaire ne passe pas aux yeux d’Auguste, un fonctionnaire : « C’est une façon de terroriser la population. Pour moi, le vaccin doit être facultatif parce qu’il y a certaines personnes qui ont pris toutes les doses de vaccins, mais ont contracté la maladie après et en sont morts », raconte-t-il.

Pas une mesure facile

Jeune homme d’affaires, Rudy s’est fait vacciner certes, mais il pense que le passe sanitaire obligatoire n’est pas une mesure facile : « Je n’ai vraiment pas un avis sur cette affaire. Mais, je dirais que c’est un peu difficile à avaler quand on ne comprend vraiment pas le bien-fondé de la chose », dit-il. Dans le cadre de l’opération coup de poing, lancée en octobre 2021, le gouvernement veut vacciner au moins 750 000 personnes d’ici fin décembre 2021.