Éliminatoires CAN 2024 : le Congo a encore une chance

Les Diables rouges n’ont pas réussi à obtenir leur passe pour la CAN 2024 en Côte d’Ivoire après leur défaite ce dimanche 18 juin lors de la 5e journée des éliminatoires.

 

Le Congo tombe face au Mali sur un score de 2-0, ce dimanche 18 juin 2023. La rencontre comptait pour la 5e journée des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations 2024.

Dominateurs pendant la majeure partie du match, les Maliens ont trouvé la faille en seconde période, d’abord par l’intermédiaire de l’attaquant lorientais Ibrahima Koné (62ème) puis grâce au nouvel entrant Nene Dorgeles (72ème). Le match était plié.

De leur côté, les Congolais peuvent encore tenter de d’accrocher la 2ème place du groupe G, synonyme de qualification pour la prochaine CAN. Pour cela, l’équipe dirigée par Paul Put devront s’imposer nettement contre la Gambie, leur concurrent direct, lors de la sixième et dernière journée de la phase de poules.

Congo : plus de 160 000 personnes recevront une assistance alimentaire

La Chine à travers le Programme alimentaire mondial (PAM), a accordé au Congo une assistance alimentaire en faveur des personnes vulnérables.

 

Ce sont 167.828 personnes soit 100.697 à Brazzaville et 67.131 à Pointe-Noire qui seront assistées grâce au don de riz offert par la Chine. Cette nouvelle contribution chinoise s’inscrit dans la lignée du Plan de résilience sur la crise alimentaire 2022-2023 du gouvernement congolais.

 

Dans un extrait tiré de Xinhua, pour l’ambassadeur de Chine à Brazzaville, Ma Fulin « Ce projet est issu d’un protocole d’accord signé entre le gouvernement chinois et le PAM en juillet 2021 et porte sur la mise en œuvre d’un don alimentaire en faveur des populations vulnérables en zones urbaines du Congo en utilisant un financement du Fonds pour la coopération Sud-Sud de Chine avec la participation du gouvernement congolais ». Il l’a rappelé lors de la cérémonie de remise de don, organisée au bureau du PAM au Congo.

 

La distribution se fera conformément aux résultats de l’exercice de ciblage effectué en février par le PAM et les agents du ministère des Affaires sociales dans les deux principales villes du Congo.

Le Congo rejette la vente de la filiale Société Générale au Groupe Vista

Dans un communiqué datant du 12 juin, le ministère des finances dit être surpris de l’annonce de l’établissement bancaire.

 

La Société Générale a déclaré le 8 juin qu’elle avait conclu un accord pour vendre ses filiales au Congo Brazzaville et en Guinée équatoriale à Vista Group pour un montant non divulgué. La banque détenait 93,5 % de la Société Générale du Congo.

Une annonce qui a surpris le gouvernement congolais qui ne reconnait pas la vente par la Société Générale de sa filiale nationale à Vista Group. Brazzaville affirme que la banque ne lui a pas accordé de droit de préemption. C’est du moins ce qui ressort d’un communiqué du ministère des finances publié le 12 juin dernier.

« L’État congolais dénonce fermement cette démarche et considère comme nul l’accord du groupe Société Générale de vendre sa participation au groupe Vista », indique le communiqué du ministère des finances, ajoutant qu’il n’exclut pas l’utilisation d’un recours juridique contre la Société Générale.

Le gouvernement aurait été informé du projet de vente mais avait demandé à la Société Générale de surseoir à toute décision parce qu’elle souhaitait exercer son droit de préemption.

Coopération : la Chine et le Congo renforcent leurs liens sur le développement durable

La ministre de l’Environnement, du Développement durable et du Bassin du Congo de la République du Congo, Arlette Soudan-Nonault, a reçu mardi l’ambassadeur de Chine à Brazzaville, Ma Fulin.

 

Selon un communiqué publié mercredi 14 juin, par le ministère de l’environnement, la discussion a porté sur l’appui technique et financier de la Chine dans la mise en œuvre de divers projets de préservation des écosystèmes de biodiversité au Congo. Notamment les tourbières en raison du rôle majeur qu’elles jouent dans la lutte contre le réchauffement climatique.

L’ambassadeur a réaffirmé l’engagement de son pays à accompagner les efforts du gouvernement congolais dans la protection de l’environnement.

A cette occasion, le diplomate a procédé à la remise symbolique à la ministre congolaise de matériel informatique destiné à améliorer les conditions de travail des agents relevant de son administration.

Congo : début du projet de professionnalisation de la police

Le projet dénommé « Police » va durer trois ans et est financé par l’Union européenne à hauteur de cinq millions d’euros.

 

La police congolaise va bénéficier pendant trois ans d’un programme d’appui à sa professionnalisation. Le projet a officiellement débuté mardi 13 juin 2023. Pour Trésor Nzila, leader du Centre d’actions pour le développement, une ONG qui dénonce notamment les bavures policières, le chemin est long. Il s’est exprimé dans une interview accordée à dw.com

C’est une bonne initiative parce que la police congolaise est très malade et a besoin de projets qui vont contribuer à sa professionnalisation. Seulement, il y a quelques inquiétudes parce que cette police ne montre pas de signes allant dans le sens d’une volonté de changer les pratiques.

 Qu’est ce qui alimente exactement vos craintes ?

Il est établi que la police congolaise n’est pas une police professionnelle. C’est une arme au service du système en place pour réprimer la population. Et donc, il y a un risque de financer une police qui excelle dans la violence, dans la barbarie. C’est ça la crainte en fait.

Le projet européen, son objectif, c’est d’appuyer cette professionnalisation. Mais vous pensez de prime abord que le projet va échouer ?

En tout cas, la probabilité est forte que ce projet échoue. Voilà. Mais si l’Union européenne peut adopter une démarche transparente, entrer dans une discussion franche avec les autorités congolaises pour exiger plus de garanties, ça pourrait avoir un effet positif sur ce projet. Mais si l’Union européenne met la diplomatie devant, sacrifie les droits humains, je pense que ce financement va être un échec. Il ne s’agit pas d’un premier financement. Les avancées n’ont pas été significatives.

Est-ce que par ailleurs, l’enveloppe – 3,2 milliards de francs CFA – est-ce que ça vous paraît suffisant, au moins pour couvrir les premiers besoins de la police congolaise ? Et quels sont les besoins les plus urgents, selon vous ?

Du fait de la corruption, nous avons une police corrompue, des commissariats qui ne répondent pas aux standards internationaux. Les détenus sont dans des situations extrêmement difficiles, les policiers ne sont pas formés. Trois milliards de francs, c’est déjà quelque chose. L’Union européenne doit se focaliser sur la pratique, sur la lutte contre l’impunité. Ce financement, à lui seul, ne suffit pas à améliorer vraiment les pratiques au sein de la force publique. Mais c’est un début. Le gouvernement congolais doit être dans une logique de continuité.

Congo : lancement du projet de professionnalisation de la police

La police congolaise va bénéficier pendant trois ans d’un programme d’appui à sa professionnalisation.

 

Brazzaville a officiellement lancé le 13 juin, un projet destiné à professionnaliser la police. Ledit projet est financé à hauteur de cinq millions d’euros – soit environ 3,2 milliards de francs CFA – par l’Union européenne. C’est une solution prise à cause des accusations de torture et mauvais traitements par les organisations non gouvernementales portées à l’endroit de ces hommes en tenue.

A l’origine de ce programme : une affaire qui remonte à 2018. Cette année-là, au moins 13 jeunes avaient été retrouvés morts des suites de tortures dans le commissariat de police du quartier Mpila à Brazzaville. En 2020, ce sont six autres personnes qui ont trouvé la mort au commissariat central de la capitale, dans des conditions similaires.

Le projet « Police+  » prévoit notamment d’accompagner l’Etat congolais dans la promotion du respect des droits humains au sein des forces de police.

la police congolaise va bénéficier pendant trois ans d’un programme d’appui à sa professionnalisation, financé à hauteur de cinq millions d’euros par l’Union européenne (UE). Dénommé « police + », il a débuté officiellement mardi 13 juin.

Le ministre de l’Intérieur Raymond Zéphyrin Mboulou a lancé ce programme en présence de quelques hauts gradés de la police congolaise : « Le programme « Police + » a pour objectifs, entre autres, de prévenir toute forme de torture, de traitements dégradants ou inhumains. C’est un excellent projet qui va permettre d’aider structurellement les forces de police à mieux gérer les personnes gardées à vue pour une meilleure prise en charge », a-t-il déclaré.

Congo : l’Université catholique du Congo Brazzaville ouvre ses le 06 octobre

Une journée « Portes ouvertes » a été organisée, le 10 juin dernier, au Centre culturel Jean-Baptiste-Tati-Loutard, à l’intention des futurs étudiants et leurs parents.

 

L’Université catholique du Congo Brazzaville est prête à accueillir les apprenants. L’institution ouvre officiellement ses portes en octobre prochain, pour le compte de l’année académique 2023-2024.

Les responsables de l’Eglise catholique, les universitaires et partenaires impliqués dans le projet ont initié une journée « portes ouverte », le 10 juin dernier, quatre mois avant le lancement effectif des activités. Il s’est agi de donner des informations utiles et nécessaires aux futurs étudiants désireux de s’inscrire à la Faculté des sciences et technologies, le premier département ouvert en attendant la création des autres filières.

Première université catholique du Congo Brazzaville desservant Pointe-Noire et le Kouilou, l’UCCB a pour ambition d’offrir des possibilités aux étudiants de se préparer dans des meilleures conditions à l’insertion professionnelle dans le pays, grâce aux nombreux stages qui seront réalisés dans les entreprises partenaires telles Total Energies, Chevron, la Société nationale des pétroles du Congo. La formation managériale qui y sera dispensée permettra aussi aux étudiants d’être eux-mêmes des créateurs d’entreprise.

Pour sa première année, l’UCCB offre trois portails, à savoir biologie-géosciences, chimie-physique, chimie-géosciences-mathématiques-informatique-physique.

CAN Côte d’Ivoire 2024 : les Diables rouges reprennent les entraînements

L’équipe nationale du Congo a repris les entraînements lundi 12 juin, au Stade de Kintélé, pour la préparation du match contre le Mali.

 

Les Diables rouges seront face aux Aigles du Mali dimanche 18 juin, au stade Alphonse Massamba-Débat, à Brazzaville. La rencontre qui débutera à 16h comptera pour la 5ème journée de la phase de groupes des éliminatoires de la Can Côte d’Ivoire 2024.

Après le faux bond du mardi 6 juin 2023, provoqué par le mécontentement des joueurs qui réclament toujours leurs primes. La reprise des entraînements a été rendue possible grâce à l’entraîneur, Paul Put, qui a dû négocier avec les joueurs, par l’entremise du capitaine Thiévy Bifouma, qui est arrivé samedi 10 juin.

Ce sont les locaux, rejoints par quelques professionnels, qui ont repris les entraînements, à la demande de l’entraîneur, pour tenter de sauver les meubles. Sur sa page Facebook, la Fécofoot (Fédération congolaise de football) cite notamment Mons Bassouamina, Guy Mbenza, Chandrel Massanga, William Hondermarck, Simon Nsana, Raddy Ovouka et Yhoan Andzouana, qui ont commencé les entraînements.

Antoine Makoumbou est attendu à Brazzaville le jeudi 15 juin, précise la Fécofoot. Par contre, le défenseur Charpentier, buteur au dernier match des Diables-Rouges, aurait décliné l’invitation.

Même si les entraînements ont repris, le climat n’est pas à la ferveur et dans ce contexte, le Congo a fort à faire, pour tenir devant le Mali, qui l’avait humilié par un carton (4-0), au match aller à Bamako.

Cameroun : l’opposant camerounais Ni John Fru Ndi

Après plus de 30 ans d’opposition politique au Cameroun, Ni John Fru Ndi, le principal adversaire du président camerounais Paul Biya, meurt des suites d’une longue maladie, le 12 juin 2023.

 

Il quitte la scène à l’âge de 82 ans. Le leader et président fondateur du Social democratic front (Sdf), tire sa révérence à l’approche du Congrès de son parti. L’opposant historique de Paul Biya a préalablement annoncé son retrait officiel de la tête du parti qu’il a créé le 26 mai 1990, à l’issue d’une assise.

Avec pour slogan politique « Power », « Suffer don finish », le geste d’un poing levé vers le ciel, le SDF de Ni John Fru Ndi demeure principal parti d’opposition jusqu’à l’élection présidentielle de 2018, où il présente un autre candidat. Il accumule 36% des suffrages à sa première participation à l’élection présidentielle de 1992. Malgré que son parti soit déjà la première force de l’opposition, Le Chairman boycotte l’élection de 1997. Celui qui se revendique « candidat du changement », dénonçait une fraude dans l’élection précédente. D’où la politique de la chaise vide. De retour en 2004, il obtient 17,40% des votes. Et en 2011, 10,71%. C’était sa dernière participation.

En 2018 Ni John Fru Ndi et son parti connaissent une descente aux enfers. Le candidat du parti à ce scrutin, Joshua Osih, n’obtient que 3,36% et vient en quatrième position. Après le RDPC ((71,28%) de Paul Biya ; le MRC de Maurice Kamto (14,23%) ; et le PCRN de Cabral Libi (6,28%).

Le communiqué annonçant : « le passage à la gloire éternelle », de l’opposant camerounais porte la signature de son potentiel successeur, Joshua Osih.

Congo : reprise de service de la ligne ferroviaire Brazzaville-Pointe-Noire

Après six années d’interruption, le chemin de fer Congo-Océan (CFCO) reprend du service.

 

Le trafic sur la ligne ferroviaire reliant Brazzaville à Pointe-Noire reprend après six ans d’interruption. Il avait été interrompu en 2016 à cause du sabotage de ponts et d’autres ouvrages d’art sur cette voie. La région du Pool était la plus toujours à cause des s’affrontaient l’armée congolaise et les ex-combattants ninjas.

Notons que cette ligne du train ne semble pas répondre aux normes mais le gouvernement promet de faire le nécessaire.

Rappelons que le Chemin de fer Congo-Océan (CFCO) est un hhéritage de la colonisation française. Ladite voie ferrée a longtemps été présentée comme l’épine dorsale de l’économie congolaise.