Congo : cambriolage dans deux ONG des droits de l’homme

L’Observatoire congolais des droits de l’homme (OCDH) et le Forum pour la gouvernance et les droits de l’homme (FGDH) ont été victimes d’un cambriolage dans la nuit du 11 au 12 septembre 2022.

 

L’OCDH et le FGDH ont été des victimes d’un cambriolage dans la nuit du 11 au 12 septembre 2022. Les associations de la société civile membre du Consortium des Association pour la promotion de la gouvernance démocratique et l’état de droit (CAPGED) ont condamné ce cambriolage dont ont été victime ces deux Ong.

« Ce lundi 12 septembre 2022 les agents du FGDH et ceux de l’OCDH ont été désagréablement surpris en reprenant le service après le week-end de constater le cambriolage avec effraction de leur bureaux », rapporte le communiqué du CAPGED.

Dans leur forfait, les cambrioleurs ont emporté avec eux trois ordinateurs portatifs et de nombreux documents pour le cas du FGDH ainsi qu’un ordinateur et d’autres matériels de bureau pour le cas de l’OCDH.

Suite à cet acte de vandalisme, les membres du CAPGED ont formulé des recommandations à l’endroit des autorités publiques « afin mettre fin au harcèlement dont les organisations de la société civile sont les cibles ».

« À l’égard des autorités des forces de police et de la gendarmerie, nous recommandons d’assurer effectivement la sécurité des biens des personnes. À l’endroit du gouvernement et du Parlement nous recommandons de diligenter le processus d’adoption de la loi portant protection des défenseurs des droits de l’homme et des lanceurs d’alerte en République du Congo », indique le communiqué.

Une enquête a été ouverte lundi 12 septembre 2022 après constat fait par les agents de police. Un huissier de justice a également été saisi, pour dresser un procès-verbal de constat.

Congo : promotion des produits bios locaux à une foire à Brazzaville

L’évènement organisé par l’ONG internationale, s’est déroulé dans la cour de la mairie du 5e arrondissement en début du mois de septembre.

 

 

La foire alimentaire aux produits bios avait pour objectif de promouvoir la production locale dans un pays qui souhaite diversifier son économie pour réduire ses importations.

Dans la cour de la mairie du 5e arrondissement, les tentes qui abritent les différents stands forment un carré. Devant le stand tenu par Jemena Koye, les clients et les membres d’une famille venus assister à un mariage semblent se disputer le passage. Cette étudiante en technologie agroalimentaire de l’Institut de management de Brazzaville (IMB) propose une variété de produits de la société Falaise industrie.

« Nous avons des jus 100% voire 1 000% bio (sic). Nous avons également de la macédoine made in Congo faite localement ici. Nous avons en plus des thés, du confit de gingembre. Là, nous avons une bouillie infantile faite à base de riz, de maïs et de niébé, communément appelé cao. C’est riche en minéraux, en protéines, en vitamines A, K et toute la gamme de vitamines B », décrit Jemena Koye, qui arbore une blouse blanche.

Maraîcher agroécologique de 44 ans, Daly Tambeka fait partie des exposants. « Je suis venu proposer des produits agroécologiques tels les légumes, la tomate, la menthe et la laitue. Apparemment, nous avons les mêmes prix avec les produits conventionnels ; ceux qui sont fabriqués à base des produits chimiques. Donc, rien ne change », affirme-t-il.

Accompagner la transformation agroécologique

Les produits naturels exposés à la foire ont attiré de nombreux consommateurs. Ursel Ondongo est passé par là. « J’ai pris un sirop antiviral fait à base du moringa qui soigne la toux du nourrisson jusqu’à l’adulte. Il revient à 3 000 francs CFA. Ce genre d’antibiotique en pharmacie coûte au moins 5 000 francs CFA. Ici, c’est à moitié prix. C’est bien », se félicite-t-il.

Cette foire a été initiée par l’ONG internationale Essor qui déplore le fait que malgré le potentiel agricole du pays, celui-ci dépende toujours des importations pour nourrir sa population. Dieudonné Badawé est son représentant au Congo.

« Nous avons un projet en cours : celui d’accompagnement et de la consolidation de la transformation agroécologique. C’est dans ce cadre que nous avons organisé cette foire alimentaire. C’est pour promouvoir (également) la consommation locale, la transformation locale des produits, ainsi que l’agroécologie », informe Dieudonné Badawé.

Tous les maraîchers ou presque rencontrés à la foire sont formés à fabriquer des biopesticides ou des biofertilisants à base des plantes locales ou des produits organiques locaux, selon l’ONG Essor.

Congo : ouverture des états généraux de l’éducation

Les acteurs de l’éducation, les partenaires techniques et financiers sont réunis depuis mardi 13 septembre, autour d’une table pour débattre des problèmes de ce secteur.

 

A moins d’un mois de la rentrée scolaire, les états généraux de l’éducation se sont ouverts à Brazzaville. Présidées par le Premier ministre, Anatole Collinet Makosso, les assises ont été lancées mardi 13 septembre 2022. Cette rencontre va permettre aux acteurs de l’éducation de faire le point sur les nombreux maux qui minent ledit secteur.

Face aux acteurs de l’éducation, les partenaires techniques et financiers, notamment l’Unicef, l’Unesco et la Banque mondiale, le Premier ministre Anatole Collinet Makosso a peint un tableau sombre de ce secteur.

« Notre système éducatif – du préscolaire à l’université – présente des défis importants dans les domaines de l’accès à l’équité, l’égalité du genre, l’amélioration de la pertinence et de la qualité des apprentissages, l’adéquation de la formation qualifiante aux besoins de l’économie nationale et du marché de l’emploi, le nombre et la qualité des enseignants pour la plupart bénévoles et sans formation, l’intensification de la violence en milieu scolaire et universitaire. »

Au-delà de ces faiblesses soulevées par le chef du gouvernement, les difficultés majeures restent, entre autres, le recrutement et le paiement des enseignants vacataires, la surcharge dans les salles de classes. De l’avis des experts, le système éducatif congolais s’est beaucoup dégradé à cause des guerres civiles à répétition que le pays a connues pendant la décennie 1990.

Et il faut changer la donne, selon Hellot Matson Mampouya, haut-commissaire chargé de l’organisation de ces états généraux. « Construire un pacte social à la fois participatif et inclusif sur l’école pour les cinq ou dix prochaines années. De telles sortes que les anciens ne regrettent plus la belle époque de leur école et que la jeunesse d’aujourd’hui ait confiance en son avenir au regard de la qualité de son environnement scolaire. »

Au terme de ces assises, un rapport sera remis au chef de l’État.

Congo : un braqueur tire sur des personnes au quartier Mayité

Ce malfaiteur en opération en plein jour avec une arme, a semé la panique et fait des blessés lundi 12 septembre 2022.

 

Des coups de feu ont mis en émoi les habitants de Mfilou au quartier Mayité, le lundi 12 septembre vers 13 heures. Un braqueur a semé la panique et fait des blessés. L’homme a été interpellé par la police.

Selon « Le Troubadour de Brazzaville », le braqueur a pris pour cible un agent commercial d’une téléphonie mobile, le nommé Kala Herman. Celui-ci venait de terminer son recouvrement.

Alors que Kala Herman monte sur sa moto, surgit un homme qui sort de son sac un fusil calibre 12. Le bandit exige au jeune homme de lui remettre son sac. La victime résiste. C’est alors que l’homme tire sur lui à bout portant. L’agent de la téléphonie mobile s’est écroulé. Le braqueur s’empare du sac et prend la fuite.

Sur son chemin, le braqueur rencontre Nguimbi Janvier, qui compte son argent dans sa voiture RV4. Le braqueur arrache son sac qui contenait la somme de 300 000 FCFA sous la menace de

Alertée, la police est aussitôt arrivée sur les lieux. Après un échange de tirs, l’homme a été maîtrisé et interpellé. Outre son fusil calibre 12, il avait un couteau.

On déplore quatre blessés graves dont deux admis au CHU de Brazzaville et deux autres à l’Hôpital militaire.

Congo : Denis Sassou N’Guesso à Kenya pour l’investiture de William Ruto

Le Président de la République, est arrivé à Nairobi lundi 12 septembre 2022, pour l’investiture du Président kenyan, William Ruton qui se déroulera ce mardi.

 

Denis Sassou N’Guesso est l’un des présidents invités à prendre part à l’investiture du président kenyan, William Ruto. Le chef de l’Etat congolais est arrivé dans la capitale du Kenya lundi 12 septembre 2022. La cérémonie d’investiture aura lieu ce mardi 13 Septembre 2022, en présence des plusieurs chefs d’Etat.

William Ruto, Vice-président pendant les deux mandatures du Président sortant Uhuru Kenyatta, a été déclaré vainqueur le 5 septembre par la Cour Suprême de la justice du Kenya. Il devient alors le 5e président de la République kényane depuis Jomo Kenyatta, Daniel Arap Moi, Mwai Kibaki et Uhuru Kenyatta.

Né le 21 Décembre 1966 d’une famille modeste, William Ruto est devenu l’un des hommes les plus riches du Kenya. Il s’est présenté à la présidentielle comme candidat des pauvres.

 

Congo : Dieudonné Bantsimba invité en Allemagne

Le maire de Brazzaville doit participer à la conférence sur la digitalisation municipale et l’économie numérique, qui se tiendra du 18 au 22 septembre dans la ville de Dresde.

 

Le maire de la ville de Brazzaville, Dieudonné Bantsimba est attendu en Allemagne. Il prendra part à la conférence sur la digitalisation municipale et l’économie numérique, qui se tiendra du 18 au 22 septembre dans la ville de Dresde. Le chef de la capitale congolaise a reçu son invitation de l’ambassadeur d’Allemagne au Congo, Wolgang Klapper.

Ladite conférence s’inscrit dans le cadre du partenariat avec les communautés des grandes villes africaines. C’est du moins ce qu’a dit le diplomate allemand à l’issue de son entretien avec Dieudonné Bantsimba. C’était aussi l’occasion pour les deux personnalités de d’aborder d’autres sujets tels que le jumelage qui lie depuis près de 45 ans les villes de Dresde et de Brazzaville.

Congo-braquage de mère Alice : arrestation du capitaine Manounou Romuald

Il a été placé à la Maison d’arrêt de Brazzaville le vendredi 9 septembre 2022, après audition par le 11ème cabinet d’instruction près le Tribunal de Grande Instance.

 

Le capitaine Manounou Romuald dit Morgan a été placé à la Maison d’arrêt de Brazzaville le vendredi 9 septembre 2022. Inculpé d’association de malfaiteurs, abus de fonction, arrestation arbitraire et d’extorsion de fonds. Il a été arrêté juste après son audition par le juge d’instruction vendredi dernier.

Même s’il était établi qu’il n’était pas lié à l’affaire du « braquage de mère Alice », le nom du capitaine Manounou Romuald a été abondamment cité par les mis en cause dans cette affaire, comme se rapportant à d’autres méfaits tout aussi graves, voire criminels, auxquels il serait mêlé.

Plusieurs plaintes ayant été enregistrées à l’encontre du capitaine de police Romuald Manounou alias Morgan, sur instruction de la hiérarchie, la CID, Centrale d’intelligence et de la documentation ex DGST avait décidé de l’entendre afin de déterminer sa responsabilité face à ces accusations.

À l’issue des interrogatoires et autres confrontations, il a été clairement établi l’implication active du capitaine Manounou Romuald dit Morgan dans certains faits délictueux, ayant eu cours à Brazzaville. Une version que maintenaient certains policiers mis aux arrêts.

Congo : l’hôtel attribué à Denis Christel Sassou-Nguesso saisi en France

Situé à Neuilly-sur-Seine et attribué, l’immeuble, a été saisi dans une enquête sur des soupçons de « biens mal acquis » en France.

 

« Un hôtel particulier acquis par M. Denis Christel Sassou-Nguesso a été saisi dans ce dossier au mois de juin », a confirmé le PNF après une information de Mediapart. « Denis Christel Sassou-Nguesso n’est pas mis en examen à ce jour », a précisé le parquet national financier (PNF).

L’immeuble, acheté en 2009 pour 5,2 millions d’euros et rénové pour 5,4 millions d’euros, est « sans conteste » habité par Denis Christel Sassou-Nguesso et sa famille, selon une ordonnance pénale datée du 20 juin, citée par Mediapart. L’un des détenteurs de la société civile immobilière (SCI) propriétaire de l’immeuble est le chef du protocole et « l’un des paravents » du ministre congolais, a découvert l’Office central de répression de la grande délinquance financière (OCRGDF), chargé des investigations, détaille Mediapart.

« Un dossier politique »

« Je suis scandalisé que la France, avec son passé de grande puissance esclavagiste et coloniale, vienne aujourd’hui chercher des responsabilités aux dirigeants africains », a réagi auprès de l’AFP Jean-Jacques Neuer, l’avocat de M. Sassou-Nguesso. « Beaucoup de biens très mal acquis sont entre les mains de la France et appartiennent aux Africains », a-t-il ajouté. L’enquête sur les « biens mal acquis », que Me Neuer n’a pas voulu commenter, est « un dossier politique et non judiciaire », selon lui.

A la suite d’une plainte d’ONG en 2007, des juges anticorruptions parisiens se penchent sur des soupçons de détournements de fonds publics ayant permis notamment à la famille Sassou-Nguesso et à la famille Bongo, qui dirige le Gabon, d’acquérir un patrimoine considérable en France. Le nom de Denis Christel, dit « Kiki le pétrolier », est cité à plusieurs reprises dans ce dossier, notamment pour son « train de vie hors norme », selon un document du PNF en 2019.

« Le montant des avoirs saisis, certes, n’est que la face très modeste d’un océan de détournements, mais Denis Christel Sassou-Nguesso en est un acteur de premier plan, considère William Bourdon, avocat de Transparency International. Face aux preuves accumulées, ses démentis sont pathétiques et insultants pour les juges et la France. » Au moins cinq membres de la famille Sassou-Nguesso sont poursuivis depuis 2017 dans ce dossier.

Congo : l’opposition n’a toujours pas de chef de file

L’Union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS) et l’Union des démocrates humanistes (l’UDH-YUKI), les deux principales formations d’opposition revendiquent se poste.

 

Qui sera le nouveau chef de file de l’opposition ? De quel parti sortira-t-il ? L’UPADS et l’UDH-Yuki revendiquent se poste. Après les élections législatives et la composition du nouveau bureau de l’Assemblée nationale, le nouveau chef de file de l’opposition n’a toujours pas été désigné.

Notons que l’UPADS et l’UDH-YUKI, ont obtenu le même nombre de députés, 7 chacun aux dernières élections législatives.

L’article 11 portant statut de chef de file de l’opposition stipule qu’en cas d’égalité entre deux partis d’opposition, on doit se référer aux anciens résultats des dernières législatives de 2017 où l’UPADS avait eu huit députés.

Congo : deux laboratoires équipés en matériel d’analyses

Ce sont l’Institut national de recherche en sciences de l’ingénieur, innovation et technologie (INRSIIT) et La Congolaise des eaux (LCDE).

 

Le Programme de renforcement des capacités commerciales et entrepreneuriales II (PRCCE II) a conclu des accords pour la fourniture de matériels de laboratoire. L’accord a été signé mardi 06 septembre 2022, à Brazzaville.

Le projet est financé par l’Union européenne, pour permettre aux laboratoires de l’INRSIIT et de LCDE de mener des analyses physicochimiques et analyses microbiologiques. Le donateur a prévu un volet installation de nouveaux matériels et un autre volet formation des techniciens locaux à l’utilisation de ces outils.

La modernisation de ces laboratoires vise à répondre aux normes sanitaires et phytosanitaires imposées par l’Organisation mondiale du commerce, qui restreignent l’accès aux marchés internationaux des produits agricoles et agroalimentaires des pays en développement comme la République du Congo. Le renforcement des capacités des techniciens locaux s’inscrit dans cet objectif, y compris celui de la diversification économique du pays.

Au total, trois cent quatre-vingts très petites entreprises et Petites et moyennes entreprises des vingt-quatre clusters d’entreprises, structurées dans le cadre du projet PRCCE II, vont bénéficier de cette initiative. Celles-ci pourront valoriser et commercialiser leurs produits autour de trois chaînes de valeur, à savoir : maïs/aviculture, fruits/légumes/produits forestiers non ligneux et bois/menuiserie.

Il faut ajouter que la signature des protocoles d’accords avec les deux labos a été effective grâce à une forte implication de l’Agence congolaise de normalisation et de la qualité. C’est ce partenariat qui a abouti à l’élaboration de la stratégie nationale de normalisation, des besoins pour les deux laboratoires, ainsi que du cahier des charges pour la demande de certification des productions par les entreprises.

Donateur des équipements de laboratoire (dont le coût n’a pas été dévoilé), le PRCCE II vise principalement à contribuer au renforcement de l’économie congolaise et à la création d’emplois de manière à promouvoir le développement socioéconomique harmonieux du Congo. Il est financé par l’UE à hauteur de 13,9 millions d’euros, soit environ 9,118 milliards de FCFA, au titre du 11e Fonds européen de développement.

Le programme est réparti en trois composantes complémentaires : la première composante est focalisée sur l’amélioration de la compétitivité de chaînes de valeur prioritaires via la création et la dynamisation de clusters d’entreprises, en s’appuyant sur l’interaction et la mutualisation entre grandes, moyennes et petites structures au sein d’une même chaîne de valeur ; la deuxième priorise le dialogue public-privé et l’amélioration du climat des affaires ; et la troisième apporte l’appui aux négociations commerciales et au renforcement de la compétitivité de l’économie, en lien avec le Plan national de développement 2022-2026.