RDC-manifestation à Goma : arrestations de « responsables militaires »

Leur arrestation survient quelques jours après la manifestation qui a fait une quarantaine de morts, le 30 août dernier à Goma.

 

Le gouvernement congolais a annoncé ce 4 septembre 2023, à l’arrestation de « responsables militaires ». Cela fait suite à la répression d’une manifestation qui a fait une quarantaine de morts, le 30 août dernier à Goma, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC).

Ces sanctions sont les résultats d’une enquête menée par une délégation interministérielle venue enquêter à Goma, après la répression violente contre les manifestants dans la capitale de la province du Nord-Kivu.

Le chef de la brigade de la garde républicaine, et le commandant du régiment à Goma, ont ainsi été arrêtés et mis en détention le 3 septembre au soir. Un procès devrait se tenir dans la journée.

Pour rappel, le 30 août dernier, une opération militaire avait été lancée à Goma pour empêcher la tenue d’une manifestation. Les protestataires, des membres de la secte Foi naturelle judaïque et messianique vers les nations, s’étaient réunis pour demander le départ de la mission de l’ONU dans le pays (Monusco), et de la force régionale, taxées d’inaction face aux groupes armés. Une quarantaine de personnes sont mortes lorsque les forces de l’ordre sont intervenues.

Congo-braquage de mère Alice : arrestation du capitaine Manounou Romuald

Il a été placé à la Maison d’arrêt de Brazzaville le vendredi 9 septembre 2022, après audition par le 11ème cabinet d’instruction près le Tribunal de Grande Instance.

 

Le capitaine Manounou Romuald dit Morgan a été placé à la Maison d’arrêt de Brazzaville le vendredi 9 septembre 2022. Inculpé d’association de malfaiteurs, abus de fonction, arrestation arbitraire et d’extorsion de fonds. Il a été arrêté juste après son audition par le juge d’instruction vendredi dernier.

Même s’il était établi qu’il n’était pas lié à l’affaire du « braquage de mère Alice », le nom du capitaine Manounou Romuald a été abondamment cité par les mis en cause dans cette affaire, comme se rapportant à d’autres méfaits tout aussi graves, voire criminels, auxquels il serait mêlé.

Plusieurs plaintes ayant été enregistrées à l’encontre du capitaine de police Romuald Manounou alias Morgan, sur instruction de la hiérarchie, la CID, Centrale d’intelligence et de la documentation ex DGST avait décidé de l’entendre afin de déterminer sa responsabilité face à ces accusations.

À l’issue des interrogatoires et autres confrontations, il a été clairement établi l’implication active du capitaine Manounou Romuald dit Morgan dans certains faits délictueux, ayant eu cours à Brazzaville. Une version que maintenaient certains policiers mis aux arrêts.

Arrestation de quatre jeunes militaires : l’OCDH proteste contre leur maintien en détention

Parfait Mabiala, Meldry Rolph Dissivoulou, Franck Donald Saboukoulou et Miangue Ossebi sont poursuivis pour « atteinte à la sécurité intérieure de l’État ».

Au Congo, plus de six mois après leur arrestation, quatre jeunes militants sont toujours en détention alors que le 30 mars dernier, le juge avait ordonné leur remise en liberté provisoire. Le 11 juin, le procureur de la République a fait appel de cette décision. L’Observatoire congolais des droits de l’Homme proteste contre leur maintien en détention.

Parfait Mabiala, Meldry Rolph Dissivoulou, Franck Donald Saboukoulou et Miangue Ossebi, les quatre jeunes détenus, sont tous membres du mouvement politique Incarner l’Espoir. Arrêtés en fin d’année dernière après avoir critiqué le pouvoir, ils sont poursuivis pour « atteinte à la sécurité intérieure de l’État ».

Trois associations de défense des droits humains congolaises et internationales, dont l’OCDH, protestent contre leur maintien en détention. « La loi est claire : le procureur de la République à 24 h pour s’opposer à une ordonnance de mise en liberté provisoire », nous explique Trésor Nzila, directeur exécutif de l’OCDH.

Il rappelle la chronologie des faits : l’ordonnance de remise en liberté a été rendue le 30 mars, et le procureur de la République s’y est opposé le 11 juin. « L’acte du procureur de la République est illégal, voilà pourquoi je dis qu’il est, comme d’habitude, dans sa stratégie de manipuler négativement la loi à des fins punitives. Rien ne justifie aujourd’hui le maintien en détention de ces quatre activistes ! »

La loi congolaise dit que la détention préventive est « une mesure exceptionnelle » rappelle encore Trésor Nzila. « Elle ne peut excéder quatre mois et interdit qu’elle soit prolongée plus de deux mois or il s’avère que ces jeunes sont en prison depuis plus de six mois. »

Depuis quelques années, « les autorités congolaises harcèlent et poursuivent en justice les voix dissidentes pour les réduire au silence, ce qui est inadmissible », conclut Trésor Nzila.