Congo : la mission de la CEEAC valide le processus électoral

Reçue en audience par le Président Denis Sassou N’Guesso, la mission d’observation électorale de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC) a présenté les conclusions préliminaires de son rapport sur l’élection présidentielle des 12 et 15 mars 2026.

 

La mission d’observation électorale déployée par la CEEAC à l’occasion de l’élection présidentielle en République du Congo a fait le point, au terme du processus, avec le chef de l’État réélu. Conduite par son chef de mission, la délégation a été reçue au palais présidentiel pour un échange portant sur le déroulement du scrutin et les principales conclusions issues de ses observations sur le terrain.

Au cours de cette audience, les observateurs ont indiqué que le vote s’est globalement déroulé dans le calme et la sérénité sur l’ensemble du territoire national. Ils ont relevé l’engagement des institutions nationales impliquées dans l’organisation du scrutin, ainsi que la mobilisation des électeurs dans les différents bureaux de vote visités.

La mission a également souligné l’esprit de responsabilité manifesté par les parties prenantes, notamment les candidats et leurs représentants, appelant à préserver cet élan démocratique pour les échéances futures. Dans cette dynamique, elle a formulé quelques recommandations visant à renforcer davantage la transparence et l’inclusivité du processus électoral.

S’adressant au Président de la République, les membres de la délégation ont salué ce qu’ils ont qualifié de « victoire nette », tout en félicitant Denis Sassou N’Guesso pour la confiance renouvelée du peuple congolais à son endroit.

En retour, le chef de l’État a exprimé sa gratitude à la CEEAC pour son accompagnement constant des processus démocratiques dans la sous-région. Il a réaffirmé son engagement à poursuivre les réformes institutionnelles et à œuvrer pour la paix, la stabilité et le développement du pays, dans un esprit d’unité nationale.

La visite de la mission d’observation de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale s’inscrit dans le cadre du soutien des organisations régionales aux processus électoraux en Afrique centrale, avec pour objectif de consolider la démocratie et de promouvoir la gouvernance apaisée au sein des États membres.

Congo-Présidentielle : l’UA constate un scrutin bien organisé

La mission internationale d’observation électorale de l’Union africaine (UA) a livré ses premières conclusions sur le déroulement de l’élection présidentielle en République du Congo.

 

Ils étaient 34 observateurs sélectionnés par la mission de l’Union africaine et repartis en 16 équipes mobiles sur l’ensemble du territoire national. Ce dispositif a permis de couvrir 13 des 15 zones identifiées à travers les 15 départements du pays.

Selon le chef de mission, l’ancien président ghanéen Nana Akufo-Addo, les conditions logistiques mises en place ont favorisé un suivi efficace et structuré des opérations électorales. La présence des équipes dans la quasi-totalité des zones ciblées a permis d’avoir une vision d’ensemble du processus et d’évaluer, dans des contextes variés, la régularité des opérations de vote.

La mission a souligné que ce maillage territorial a été déterminant pour apprécier la transparence et la conformité du scrutin aux standards internationaux d’observation électorale. Les observateurs ont notamment suivi l’ouverture des bureaux de vote, le déroulement des opérations ainsi que les premières étapes du dépouillement.

En attendant le rapport final qui formulera des recommandations plus détaillées, l’Union africaine estime que le processus électoral s’est déroulé dans des conditions globalement satisfaisantes.

Présidentielle au Congo : le vote par anticipation s’achève dans le calme

Le personnel militaire de l’État a exercé son droit de vote dans la journée du jeudi 12 mars 2026 sans heurt.

Les militaires, policiers et gendarmes ont accompli dans la discipline et en toute liberté leur droit de vote hier jeudi, à trois jours de la tenue de l’élection présidentielle générale. Dans la capitale Brazzaville, les 20 bureaux de vote logés dans les deux centres de vote de la ville ont accueilli les hommes et des femmes en tenue enthousiastes d’exercer comme tout citoyen, leurs droits.

Dans l’ensemble des bureaux de vote, la présence du matériel électoral ainsi que de la ressource humaine en nombre suffisant ne laisse pas place au débat à propos de la bonne organisation. Dès les premières heures de la matinée, les électeurs en tenue militaire ont été reçus en grand nombre dans les bureaux de vote sans plainte ni récrimination. Les opérations qui n’ont pas pris toute la journée avant de s’achever n’ont connu ni des bousculades ni d’autres incidents. Le manquement constaté dans la plupart des bureaux de vote est l’absence des mandataires des partis politiques de l’opposition.

Les opérations qui se sont déroulées sous l’observation du président de la Cour constitutionnelle, Auguste Iloki, se sont terminées dans la paix. Avec l’assurance que le scrutin n’est pas entache d’irrégularité. Le président de la Cour a parcouru des bureaux de vote pour superviser les opérations, en l’occurrence les bureaux de vote du lycée technique 5-evrier ou encore de l’école 31-juillet à Mpila. En dehors du président, cette Cour garante de la régularité et de la transparence du scrutin déploie ses coordonnateurs et ses délégués.

Après leur participation effective au vote le 12 mars 2026, les militaires, policiers et gendarmes vont se consacrer le 15 mars prochain aux opérations de sécurisation de l’élection des civiles sur l’ensemble du territoire.

Congo : jour de vote pour les militaires et agents de sécurité

Les militaires et agents de sécurité vont aux urnes depuis la matinée du jeudi 12 mars pour élire par anticipation le prochain chef de l’État.

Qui sera le prochain président de la République du Congo ? Les opérations de vote qui commencent ce mercredi à la faveur de l’élection par anticipation pour les militaires vont aboutir, une fois complétées dimanche prochain, à la réponse à cette interrogation. Ce jour, les militaires et agents de sécurité accomplissent leur devoir citoyen en allant dans les bureaux de vote ouverts à leur intention. Dimanche prochain, alors que la population civile accomplira le même acte, ils seront appelés à assurer la sécurité des personnes et des biens ainsi que la défense du territoire et des institutions.

Ils participent aujourd’hui, par leur vote, à départager les sept candidats retenus pour cette élection présidentielle. Lesquels ont battu campagne depuis le 28 février 2026 pour convaincre les électeurs encore indécis d’adhérer à leurs projets de société et à leurs programmes d’actions pour les cinq prochaines années. Au sein de l’opinion, certaines langues tiennent un discours de méfiance envers le vote par anticipation, qui pourrait, ‘’favoriser la fraude dimanche prochain dans la mesure où des militaires pourraient retourner voter pour la 2nde fois, mais en civil’’, lance un citoyen sur les médias sociaux.

Dans l’ensemble, 2,64 millions d’électeurs inscrits sont attendus aux urnes en vue de l’élection du président de la République. Pour le vote anticipé de ce 12 mars, entre 55 000 et 60 000 militaires et agents de sécurité étaient attendus aux urnes. Sur les sept candidats en lice, le président sortant, Denis Sassou N’Guesso 82 ans dont 40 cumulés au pouvoir, est présenté comme le candidat favori. Face à lui, des figures bien ou peu connues de la scène politique congolaise convoitent le fauteuil présidentiel.

Présidentielle 2026 : le MCDDI bat campagne pour Sassou N’Guesso à Makélékélé

Le Mouvement congolais pour la démocratie et le développement intégral (MCDDI) a entretenu les sages et notables des quartiers du premier arrondissement de Brazzaville sous l’impulsion d’Euloge Landry Kolélas.

Le camp de la majorité présidentielle ne laisse aucune opportunité de convaincre les populations congolaises d’adhérer au président sortant durant ce processus électoral. Le 05 mars 2026, environ 300 sages et notables des comités des quartiers Mayoula, Niania, Centre sportif ou encore Ngassa du premier arrondissement de la ville de Brazzaville se sont rassemblés pour suivre le message de campagne d’Euloge Landry Kolélas, responsable de l’équipe de campagne de la majorité présidentielle dans ledit arrondissement.

Au cours du meeting, il leur a présenté le bien-fondé de manifester leur adhésion au candidat de la majorité présidentielle, le président Denis Sassou N’Guesso. Pour lui, il est question de donner à leur « champion » toutes les chances dans le but de poursuivre toutes les réalisations amorcées dans le cadre des précédents mandats, en particulier au cours du mandat qui se termine. A cet effet, il a appelé les sages et notables à porter ce message à leurs populations et à amener ces dernières à aller voter en masse et à voter pour le président sortant.

D’après Euloge Landry Kolélas, la campagne en faveur du candidat de la majorité présidentielle dont le MCDDI fait partie ne s’arrête pas à la rencontre avec les sages et les notables. Pour faciliter la diffusion du message et susciter le plus d’adhésion, il annonce l’emploi d’autres techniques dont le porte-à-porte ainsi que la tenue d’autres rencontres élargies à l’ensemble de la population.

Election au Congo : MTN dément l’interruption des communications entre le 10 et le 15 mars

L’opérateur de télécommunication rassure les Congolais quant au fonctionnement normal et continu de ses services et appelle à la responsabilité et à la vigilance.

Non, déclare MTN, « aucune autorité de la République du Congo ne nous a demandé d’interrompre les services, et nous confirmons que nos infrastructures fonctionnent normalement » peut-on lire dans un communiqué rendu public ce 05 mars. Dans le même document, l’opérateur rappelle que sa mission est de garantir à ses clients un accès continu, fiable et sécurisé à l’ensemble de ses services. Il assure que ses équipes demeurent mobilisés dans ce sens.

La communication de MTN vient mettre un terme à la rumeur qui circulait sur les réseaux sociaux annonçant que le ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation a demandé à l’entreprise de procéder à la suspension des communications du 10 au 15 mars 2025. Or, cette période correspond aux derniers jours de campagne électorale, à la journée de silence incluant le vote par les militaires du 12 mars ainsi que le jour du vote le 15 mars. La nouvelle est donc « infondée », rassure MTN qui appelle chacun à faire preuve de responsabilité en vérifiant ses sources et en s’abstenant de relayer des informations non vérifiées.

Si la rumeur circule sur la suspension des communications, c’est en partie en souvenir de la rupture des communications, y compris les SMS les 20 et 21 mars 2016 dans un contexte d’élection présidentielle. La suspension effective avait alors été faite par les opérateurs de télécommunication à la demande du ministère de l’Intérieur. Les autorités avaient justifié la suspension de 48 heures par des raisons de « sécurité et de sûreté nationale ». L’opinion aujourd’hui craignait plutôt qu’une décision semblable soit prise à l’occasion du scrutin présidentiel du 15 mars prochain.

Campagne électorale : voici les grandes lignes du projet de société de Mabio Mavoungou-Zinga

Le candidat à la présidentielle du 15 mars, président du Parti Alliance a donné une conférence de presse le 04 mars 2026 à Brazzaville pour présenter son projet de société intitulé « Cap pour demain ».

 

Au cours de sa première sortie dans la capitale dans le cadre de la campagne électorale en vue de la présidentielle du 15 mars Mabio Mavoungou-Zinga a d’emblée exprimé son engagement à rompre avec « les pratiques du passé ». Le candidat envisage de bâtir un autre Congo, des cendres du Congo passé miné par le « crime financier économique », « l’unité nationale en lambeau », « une division sociale croissante », « un taux de chômage massif » atteignant 39%, « une perte de repères collective », etc. La vision du Congo nouveau est portée par le projet « Cap pour demain ».

Demain commençant dès le soir du 15 mars, jour de l’élection au cas où le candidat est élu. Il mettra ainsi en œuvre un projet ambitieux reposant sur sept piliers pour transformer le pays. Le candidat dans ce projet qu’il présente aux électeurs insiste entre autres sur la révolution des transports pour améliorer la mobilité des personnes et des biens.

Il entend en effet remettre le chemin de fer Congo-Océan au centre de la vie économique nationale. De ce fait, il s’engage à réhabiliter et à moderniser la ligne Pointe-Noire-Bétou avec intersection vers Enyellé ainsi que la ligne Mbinda en prolongeant vers la frontière de la RDC sur l’axe Komongo ou Londéla-Kayes et Boko-Songho.

Dans le même sens et gardant son ambition pour un secteur de transport moderne, le candidat s’engage aussi à construire une autoroute côtière reliant Pointe-Noire à Mayumba au Gabon.

Par ailleurs, conscient que le développement économique rime avec la souveraineté énergétique, l’homme politique compte autonomiser le secteur énergétique au Congo en construisant un barrage à Sounda.

Au plan social, le candidat veut mettre un accent particulier sur l’amélioration du capital humain en instituant une cotisation solidaire. Par mois, chaque personne va contribuer à hauteur de 1000 FCFA, soit une somme de 25 000 FCFA par famille chaque année. Les fonds collectés seront destinés à la couverture sanitaire. Cette couverture pourrait être profitable à 95% de la population congolaise facilitant l’accès aux soins de santé.

Congo Brazzaville : Sassou N’Guesso en meetings de campagne dans les départements

Le président de la République, candidat sortant à l’élection présidentielle des 12 et 15 mars prochains se déploie sur le terrain depuis le lancement officiel de la campagne le 28 février dernier.

Candidat favori lors du prochain scrutin présidentiel au Congo, Denis Sassou N’Guesso bat campane dans les villes et localités du pays. Ces dernières 48 heures, le président sortant, en compagnie de son équipe de campagne, parcourt les départements de Bouenza et de Niari pour parler aux populations et aux potentiels électeurs en particulier. A Dolisie, chef-lieu du département de Niari, une marée humaine a été mobilisée pour accueillir le candidat. Selon les organisateurs, des centaines de milliers de personnes ont répondu présent au meeting, dont les militants et sympathisants du PCT et des partis alliés.

A l’occasion de ce rassemblement, les notabilités et sages du département du Niari ont assuré qu’ils ont encore besoin du président Denis Sassou N’Guesso à la tête de l’Etat. Ce faisant, ils lui promettent d’effectuer une mobilisation électorale favorisant une participation massive jamais égalée ainsi que la victoire à l’élection présidentielle dès le premier tour. Le candidat quant à lui, promet de poursuivre les chantiers de développement, de consolider la paix, de renforcer les acquis sociaux. Dans le Niari, le candidat, conscient que c’est une zone agricole, promet aussi la mécanisation de l’agriculture en vue d’une plus grande production. Ce qui, selon lui, contribuera à créer des milliers d’emplois pour la jeunesse. Dans le pipe, il rassure quant aux travaux de modernisation du chemin de fer Congo-Océan.

En dehors de Dolisie, la caravane du président Sassou séjourne aussi à Madingou, chef-lieu du département de Bouenza ou encore à Sibiti, chef-lieu du département de la Lékoumou. A chaque arrêt, des populations venues par centaine de milliers des différents districts expriment leur adhésion au candidat sortant, lequel a organisé sa campagne pour pouvoir couvrir l’ensemble du territoire national. La stratégie est basée sur la proximité et différents moyens sont mis à contribution pour toucher la plus grande majorité d’électeurs. L’équipe de campagne emploie le porte-à-porte, des descentes sur le terrain, les causeries citoyennes, la mobilisation communautaire, entre autres.

Election au Congo Brazzaville : le CSLC donne des directives de couverture médiatique aux journalistes

Le président du Conseil supérieur de la liberté de communication (CSLC), Médard Millandou Nsonga a rappelé aux journalistes et aux médias leurs devoirs au cours de la campagne électorale et lors du vote.

La République du Congo amorce un tournant décisif de sa vie politique avec l’ouverture dans quelques jours de la campagne électorale en vue de l’élection des 12 et 15 mars 2026. Durant cette période de 15 jours qui s’ouvre le 28 février prochain et face à l’effervescence sur le terrain, les journalistes et médias sont soumis aux lois qui encadrent la couverture médiatique. A cet effet, ils sont face à leurs responsabilités que le président du CSLC, leur a rappelé le 24 février.

En effet, durant la campagne, les journalistes et médias sont tenus de respecter le pluralisme politique, l’égalité des partis, des candidats, des électeurs ; l’impartialité dans le traitement de l’actualité relative à l’élection. Dans le but de respecter ces principes, le CSLC a édicté des mesures à respecter. Pendant la campagne électorale, les médias ont le devoir d’informer le public de manière complète, honnête et responsable sur les forces en présence, les enjeux du scrutin, l’organisation et les modalités du vote.

En vue du respect du principe d’égalité, les médias ont l’obligation de couvrir les activités des candidats et de leurs soutiens de manière égale. Ils doivent ainsi leur accorder le même temps d’antenne en radio comme télévision, un espace rédactionnel équilibré, les conditions de diffusion et des formats comparables. Ils doivent aussi veiller à l’impartialité des commentaires, analyses et traitements éditoriaux en évitant de déformer le sens des propos rapportés, de dénaturer le message initial.

Par ailleurs, durant la campagne et pendant le vote, les médias doivent aussi éviter de mettre à la disposition du public des informations de nature à porter atteinte à la paix, à l’unité nationale ou à la cohésion sociale.

Congo : l’opposition remet en cause les recommandations issues du dialogue politique

Le rapporteur des travaux, le directeur du cabinet du ministre de l’Intérieur, Séraphin Ondélé, a procédé à la lecture des recommandations issues des concertations.

Les concertations tenues au Congo en prélude de l’élection présidentielle du 15 mars 2026 portent essentiellement sur des mesures à prendre ainsi que sur celles à respecter pendant et après le scrutin. En substance, il s’agit de renforcer « la transparence électorale par la prescription de la présence des délégués des candidats dans toutes les instances de compilation des résultats, à commencer par le bureau de vote, et ce pour parvenir toujours à des élections apaisées et crédibles », a déclaré le rapporteur. Dans le même sens, il est aussi prévu de supprimer le vote par anticipation. S’il est maintenu, les concertations ont débouché sur la recommandation qu’il faut en publier « le même jour, le résultat ».

Débuté le 16 février dernier, le dialogue politique a pris fin un jour avant la date prévue. Les travaux devaient durer quatre jours. Mais, ils ont été ramenés à trois jours, « sans explication », ont déploré les acteurs de l’opposition qui y prenaient part. Selon des délégués de l’opposition, des recommandations issues de ces travaux ainsi que des pratiques traditionnelles consistant à mettre à l’écart l’opposition lors des opérations de comptage des votes ne contribuent pas à apaiser le climat politique.

Ces derniers déplorent par conséquent des entraves souvent portées à la démocratie lors des consultations électorales. Destin Gavet, candidat déclaré à l’élection présidentielle et qui demandait déjà dès l’entame des concertations que les résolutions soient appliquées plus tôt, fait remarquer le retard de la classe politique congolaise concernant la démocratie. « En toute honnêteté, nous sommes très loin de la démocratie. Et c’est dommage », a lancé l’homme politique qui semble remettre en cause la pertinence des recommandations arrêtées à l’issue des travaux.

Tout compte fait, le processus électoral avance et le pays attend la publication de la liste définitive des candidats par la Cour constitutionnelle, liste qui va confirmer ou non les sept candidats qui ont soumis leurs dossiers.

Présidentielle au Congo : Sassou Nguesso face à six autres candidats, les principaux partis d’opposition absents

La direction générale des affaires électorales a bouclé la réception des dossiers de candidatures comme prévoit la loi. Pour l’élection présidentielle du 15 mars 2026, sept candidats ont déposé leurs dossiers.

Le processus électoral entame la phase décisive en République du Congo. Au terme de la période consacrée à la déclaration des candidatures, sept personnalités ont manifesté leur engagement de participer au scrutin en tant que candidats. La compétition commence déjà avec l’examen de leurs dossiers, lequel aboutira, par décision de la Cour constitutionnelle, à la rétention des candidats définitifs.

En attendant cette décision, Denis Sassous Nguesso président sortant, 82 ans dont 40 au pouvoir, brigue un nouveau mandat. Il vient de passer avec succès l’épreuve du contrôle sanitaire à la Cour constitutionnelle. Épreuve à l’issue de laquelle il a été déclaré mercredi dernier apte à exercer les fonctions présidentielles. Le résultat médical valide ainsi le premier niveau de sélection qui n’engage pas encore les performances électorales, lesquelles exigent une compétition à la base, selon les principes démocratiques. Et à laquelle l’homme d’État s’apprête à participer face à six adversaires tant bien que mal connus, qui s’avancent en tant qu’opposants mais en rang dispersé.

Parmi eux, certaines figures sont bien connues de la scène politique congolaise pour avoir déjà à plusieurs reprises, challengé le président sortant au cours d’une élection. Joseph Kignoumbi Kia Mboungou est à sa cinquième tentative. Après 2002, 2009, 2016 et 2021, le moment est arrivé pour lui, de capitaliser sur la base de son expérience et de sa connaissance du Congo et des habitudes des Congolais. Tout comme lui, Anguios Nganguia Engambé va prendre part au scrutin pour la quatrième fois consécutive. Opposant du régime durant ces dernières décennies, il s’engage à offrir aux fidèles du changement la victoire à travers les urnes. Dave Mafoula revient aussi après l’expédition de 2021 tout comme l’universitaire spécialiste des questions de droit Vivien Manangou. L’ancien député Zinga Mabio Mavoungou aussi en lice lorgne le fauteuil présidentiel.

La surprise de cette liste de candidats à la candidature est le jeune Melaine Destin Gavet Eléngo. Âgé de 35 ans, il est ingénieur géologue pétrolier, investi à l’élection par le Mouvement républicain (MR). Il incarne la jeunesse qui ose prendre la gouvernance du pays en main.

Ces sept candidats, au cas où ils sont retenus par la Cour constitutionnelle, vont animer la scène politique, leurs états-majors avec, jusqu’au 15 mars 2026.

Cependant, l’absence des deux partis politiques considérés comme les principaux de l’opposition, l’UPADS et Ludh-Yuki, interroge sur le véritable enjeu de cette élection. Cette absence révèle déjà un certain déséquilibre des forces en présence amenant les observateurs à ranger le prochain scrutin dans la liste des élections qui se succèdent selon la démocratie à l’africaine qui consiste pour le camp sortant à organiser l’élection pour ne pas la perdre. Les derniers scrutins au Cameroun, en Côte d’Ivoire, au Gabon, en RCA et celui qui aura lieu au Bénin le 12 avril prochain, en sont quelques illustrations déplorables.

Congo : naissance d’une nouvelle coalition de l’opposition

Le « Rassemblement des forces du changement » (RFC), cette plateforme regroupe une dizaine de formations politiques de l’opposition.

 

Le 31 mai à Brazzaville, une nouvelle coalition de l’opposition congolaise a vu le jour. Nommée « Rassemblement des forces du changement » (RFC), cette plateforme regroupe une dizaine de formations politiques de l’opposition. Le RFC a été présenté à la presse par le collège des présidents du cartel, avec à sa tête Clément Miérassa, président du Parti social-démocrate congolais, en tant que coordonnateur.

Le RFC a pour objectif de conquérir le pouvoir de manière démocratique lors de l’élection présidentielle de mars 2026. La coalition prône l’unité dans la diversité, le dialogue et la complémentarité, et considère la division comme son principal ennemi. Les valeurs politiques du RFC incluent la démocratie réelle, le respect des libertés et des droits fondamentaux, la souveraineté du peuple congolais, l’État de droit, les élections libres et honnêtes, la liberté d’expression, la liberté de la presse et l’indépendance de la justice.

Le RFC a précisé que sa démarche est pacifique et qu’il ne cherche pas à inciter le peuple à la révolte et à la violence. Selon Jean-Jacques Serge Yhombi Opango, président du Rassemblement pour la démocratie et le développement, « notre challenge est de nous unir pour bâtir des stratégies plus efficientes afin de virer le PCT du pouvoir ».

Le RFC a choisi pour devise « Tongo Etani », un terme lingala qui signifie « Levée du soleil », symbolisant un nouveau départ politique vers des grands changements. Les membres de la coalition se sont engagés à renverser la vapeur dans les urnes en 2026 et ont exhorté les Congolais à les soutenir dans leur combat. Clément Miérassa a également présenté des excuses sincères pour des fautes commises et engagements non tenus dans leur combat politique passé.

Diaspora parisienne : L’hommage des membres et sympathisants de l’UDH-Yuki à Guy Brice Parfait Kolelas

Le président-fondateur de l’Union des démocrates humanistes (UDH-Yuki) est décédé le 21 mars 2021, alors qu’il était candidat à l’élection présidentielle.

 

21 mars 2021 – 21 mars 2025 ! Quatre ans déjà depuis que le président-fondateur de l’UDH-Yuki (Union des démocrates humanistes), Guy-Brice Parfait Kolelas, s’est muré dans le silence éternel, qui plus est le jour de l’élection présidentielle à laquelle il était candidat ! Mais son message politique, voire philosophique, reste d’actualité et à jamais dans le cœur de ses partisans et sympathisants, comme un tube indémodable et/ou intemporel. Parmi eux, Gelaire Mboya-Loubassou.

« J’ai perdu des êtres qui étaient pour moi, sources de soleil. Ce soleil a été mis en terre. Apparemment mis en terre. Moi je continue à en recevoir les rayons », écrivait Christian Bobin.

En ce début de l’avant-dernier week-end de mars 2025, le soleil a pris possession du ciel du Bourget, dans le département de la Seine-Saint-Denis. Les mains jointes au niveau du ventre, Gelaire Mboya-Loubassou se recueille sur la tombe de Guy Brice Parfait Kolelas, après qu’il y a déposé une gerbe.

C’est presque un rituel, tant, de temps à autre, il y vient comme pour se ressourcer ou pour s’enivrer du soleil de celui en qui il continue de croire.

« Son ombre est partout présente, sans le moindre soupçon que chacun est fait d’une matière moins durable que le temps », dit-il à mi-voix comme s’il craignait de déranger le sommeil éternel de l’ancien ministre et candidat à l’élection présidentielle. Et d’ajouter, un brin philosophe, d’une voix grave, presque solennelle : « La vie sur Terre ne se définit pas à l’aune de sa longévité mais à sa résonnance. »

D’aucuns se souviennent de cette dernière image de Guy Brice Parfait Kolelas sur son lit d’hôpital, masque à la bouche, invitant les Congolais à « se battre comme un seul homme ».

Un testament qui résonne en écho à la phrase d’Héraclite, lequel invite à la lutte et à sa permanence. Pour que la lutte ait un sens, elle doit être menée sans cesse. Car oui, arrêter de se battre c’est comme arrêter de pédaler. Et donc, de s’écrouler. « Je ne viens pas que pour me souvenir non des jours de Pako comme on l’avait surnommé, mais pour ses moments. J’entends par « moments », l’une de ses réflexions ou idées pour notre cher Congo, et ce n’est que de cette façon-là que je m’éloigne des attitudes politiquement toxiques », avance-t-il une fois au-dehors du cimetière.

Gabon : des acteurs politiques saisissent la Cour constitutionnelle pour le report du scrutin

Ils estiment que le fichier électoral n’est pas crédible pour la tenue de l’élection présidentielle du 12 avril 2025. Ils introduisent leur requête à deux jours de la clôture du dépôt des candidatures.

Un groupe d’au moins quatre acteurs politiques gabonais a saisi la Cour constitutionnelle d’une requête le 06 mars 2025. Il est constitué autour de « l’initiative des élections post-Transition pacifiques, démocratiques, inclusives, libres et transparentes ». Comme annoncé le 1er mars dernier par ses partisans, il demande en substance l’annulation du fichier électoral sur la base duquel le corps électoral est convoqué.

Les membres du groupe ont une autre prétention face à la Cour. C’est celle de reporter le scrutin du 12 avril. Ils font valoir l’argument d’un fichier électoral invalide pouvant favoriser les fraudes électorales. Et pour la constitution d’un fichier électoral consensuel, ces acteurs trouvent nécessaire le report de l’élection présidentielle.

Mais, leur initiative ne suspend pas l’évolution du processus électoral. Le dépôt de candidatures ouvert le 27 février dernier se poursuit. Au moins 30 candidats ont déjà déposé leurs dossiers de candidature dont trois femmes et 27 hommes. Le calendrier du processus électoral prévoit la clôture de la réception des dossiers le 08 mars 2025. Tandis que l’opération se poursuit, plusieurs candidats ont effectué des visites médicales et des tests de langue le 06 mars.

Ils sont contraints de présenter un document justifiant un état de santé compatible avec les fonctions de président de la République. De même, les candidats doivent démontrer qu’ils maîtrisent au moins l’une des langues nationales. C’est ainsi que devant la commission chargée de l’évaluation de cet aspect, Brice Clotaire Oligui Nguema et plusieurs autres candidats ont présenté des grandes lignes de leurs projets en langues nationales.

Congo-présidentielle 2021 : le vol de Guy-Brice Parfait Kolélas annulé

L’opposant et candidat à l’élection présidentielle devait se rendre, samedi 6 mars, à Ouesso dans l’extrême nord du pays pour démarrer sa campagne présidentielle.

Guy-Brice Parfait Kolélas opposant et candidat à l’élection présidentielle devait se rendre, samedi 6 mars, à Ouesso dans l’extrême nord du pays pour démarrer sa campagne présidentielle. Mais arrivé à l’aéroport, Kolélas a appris que son vol, de la compagnie Trans Air Congo (TAG), avait tout simplement été annulé, sans explications.

Cyr Rodrigue Mayanda, directeur de campagne de Guy-Brice Parfait Kolélas, dénonce une violation de la liberté d’aller et de venir du candidat : « On leur a demandé pourquoi le vol avait été annulé. Il n’y a pas eu une explication convaincante. Ils nous ont juste dit que le vol ne pourrait pas s’arrêter à Ouesso et il ne continuerait qu’à Impfondo. Donc, tout de suite on a compris qu’il y avait anguille sous roche, sachant que dans le vol, dans le manifeste, figuraient monsieur Kolélas et Jean-Jacques Yhombi Opango, le président du RDD. On n’a pas eu d’autres explications. Ils nous ont juste dit : si vous voulez, on vous rembourse le billet ; vous prendrez le prochain vol samedi prochain. À ce moment-là, on a compris qu’il y avait quelque chose qui n’allait pas. »

« Assurément, dit encore Cyr Rodrigue Mayanda, ce sont encore des obstacles qu’on nous met pour que nous ne puissions pas exécuter notre plan de campagne. Nous allons réorienter notre stratégie et nous sommes déterminés à continuer à faire campagne. On a un plan B. C’est celui-là que nous allons dérouler. Nous sommes déterminés à aller jusqu’au bout nous et à montrer que nous allons vaincre monsieur Sassou-Nguesso. Je crois qu’ils sont pris de panique. Ils sont pris de peur. Ils savent que la victoire va leur échapper, cela je peux vous le garantir ».

Le candidat de l’Union des démocrates humanistes voyageait notamment avec Jean-Jacques Yhomby-Opango, président du Rassemblement pour la démocratie et le développement, le RDD. Les deux hommes ont récemment signé un accord pour faire barrage au président Denis Sassou-Nguesso lors de la présidentielle du 21 mars prochain.

Congo : la majorité rejette le report de la présidentielle réclamé par l’opposition

Le porte-parole du Parti congolais du travail (PCT, au pouvoir), Parfait Romuald Iloki, a qualifié lors d’une conférence de presse, samedi à Brazzaville, la demande de l’opposition de reporter la présidentielle de 2021 à 2023, comme une violation flagrante de la Constitution.

En effet, selon Iloki, ce report nécessitera une prolongation du mandat du président de la République au-delà de cinq ans, sans consultation du peuple.

«C’est un grand piège tendu contre la République et contre la Constitution, a-t-il déclaré. Ce serait simplement une violation de la Constitution. Faisons attention à quelqu’un qui vous propose une chemise alors qu’il est lui-même torse nu ».

«En clair, parler d’un éventuel report de l’élection présidentielle à quelques mois de cette échéance, serait simplement une absurdité de trop», a-t-il soutenu, affirmant que le scrutin aura bien lieu en 2021, et que son pays «connaît bien des avancées en matière de gouvernance électorale».

Le porte-parole  du PCT a par ailleurs, tente de rassurer la population en déclarant que «l’approche d’une échéance électorale ne devrait pas constituer un mobile de peur ou de panique pour la population au motif que les élections sont synonymes de violence. Non ! Le Congo a trop connu des moments douloureux».

La sortie médiatique d’Iloki était pour répondre aux revendications de l’opposition qui revendique non seulement un report de la présidentielle, sans l’actuel président Denis Sassou-Nguesso, mais aussi un dialogue politique.

Au sujet du dialogue, le porte-parole a indiqué que le PTC reste ouvert, rappelant que le dialogue au Congo « est encadré par la Constitution du 25 octobre 2015 et par la loi organique n° 30-2017 du 7 août 2017 instituant un Conseil national du dialogue».

Il a cependant, déploré le fait le fait que «ceux qui le demandent à leur manière, qui colorent un dialogue avec leurs pinceaux, sont les mêmes qui nous font de mauvais procès de ne pas bien interpréter la loi», et les acteurs politiques qui réclament ce rendez-vous, sont ceux qui s’absentent au moment de la tenue des assises.