Dolisie : deux trafiquants d’ivoire arrêtés et poursuivis en justice

Ces derniers sont accusés de détention, de circulation et de tentative de commercialisation de quatre pointes d’ivoire, provenant de deux éléphants.

 

Les forces de gendarmerie de Dolisie, en collaboration avec la Direction de l’économie forestière et le soutien technique du Projet d’appui à l’application de la loi sur la faune sauvage (Palf), ont interpellé ce mardi 7 octobre deux présumés trafiquants d’ivoire.

Âgés de 21 et 29 ans et de nationalité congolaise, les deux jeunes hommes ont reconnu les faits qui leur sont reprochés. Selon les sources proches du dossier, les pointes d’ivoire auraient été acheminées depuis le Gabon jusqu’à Dolisie, l’un des suspects les ayant récupérées auprès d’un partenaire gabonais au village Mabanda.

Les suspects seront présentés au procureur de la République près le Tribunal de grande instance de Dolisie. Ils encourent des peines de deux à cinq ans de prison ferme et une amende pouvant atteindre cinq millions FCFA, conformément à la loi congolaise sur la protection de la faune et des aires protégées.

Le commerce illégal de produits issus de la faune sauvage constitue une menace directe pour la survie des espèces. Conscient de cet enjeu, le Congo reste vigilant et sanctionne sévèrement toute atteinte à la législation environnementale.

Cette arrestation fait écho à un autre cas survenu le 25 août dernier à Impfondo, dans le département de la Likouala, où une femme avait été arrêtée avec des peaux de panthère, ainsi qu’une quantité importante d’écailles et de griffes de pangolin géant. La procédure judiciaire suit son cours devant le tribunal local.

La loi congolaise interdit strictement l’importation, l’exportation, la détention et le transit des espèces intégralement protégées et de leurs trophées, sauf dérogation spéciale pour la recherche scientifique ou la reproduction.

UBA célèbre la Semaine du Service Client 2025 avec pour thème : “Mission : Possible” – Redéfinir le service sans limites

La banque africaine d’envergure mondiale, United Bank for Africa (UBA) Plc a officiellement lancé l’édition 2025 de sa Semaine du Service Client, adoptant le thème mondial « Mission : Possible » afin de réaffirmer son engagement constant à rendre l’impossible possible pour ses clients en Afrique et au-delà.

 

Chaque année, la Semaine du Service Client célèbre l’importance du service d’excellence et de l’engagement client. UBA se joint au reste du monde pour marquer cet événement majeur, en accord avec sa philosophie « Customer 1st », qui place le client au cœur de toutes ses actions.

Le thème de cette année résonne profondément avec la vision de la banque : transformer les défis en opportunités, et aller constamment au-delà des attentes pour offrir des solutions innovantes aux particuliers, aux entreprises et aux communautés.

Prenant la parole lors du lancement, le Directeur Général du Groupe UBA, Oliver Alawuba, a déclaré que la banque est fière d’être centrée sur le client et fait tout son possible pour assurer la satisfaction de ses clients à tous les niveaux d’interaction.

« En tant que banque africaine d’envergure mondiale, nous comprenons les défis uniques auxquels nos clients sont confrontés sur différents marchés. C’est pourquoi nous investissons constamment dans la technologie, les talents et les processus afin de rendre la banque plus simple, plus rapide et plus gratifiante. Cette semaine ne consiste pas seulement à célébrer nos clients, mais aussi à renouveler notre engagement à rendre l’impossible possible pour eux. Chez UBA, nous ne nous contentons pas de répondre aux attentes : nous nous engageons à les dépasser. »

De son côté, Michelle Nwoga, Responsable Groupe de l’Expérience Client chez UBA, a souligné que la célébration de cette année marque un engagement renouvelé à approfondir l’orientation client de la banque et à faire encore plus pour offrir de la valeur à chaque point de contact.

« Chez UBA, notre mission est claire : rendre le supposé impossible possible pour nos clients. Qu’il s’agisse de permettre des transactions transfrontalières en temps réel, d’assurer un accès numérique fluide à la banque, ou d’accompagner les petites entreprises à se développer contre vents et marées, nous nous engageons à fournir un service qui transforme des vies. Cette semaine est la célébration de cette mission, et des clients qui nous inspirent à nous surpasser chaque jour. »

UBA a fait ses preuves en transformant des « missions impossibles » en histoires à succès. Elle a été la première banque panafricaine à mettre en place des centres de contact multilingues accessibles 24h/24 et 7j/7, à lancer des solutions innovantes de banque numérique comme Leo, le premier banquier virtuel alimenté par l’intelligence artificielle en Afrique, et à faciliter les transferts d’argent transcontinentaux pour des millions d’Africains de la diaspora. La banque ne cesse de repousser les limites du service client.

Dans le cadre de la célébration de cette année, UBA lance une série d’initiatives axées sur la mission, allant au-delà des services bancaires : des séminaires pour les entrepreneurs de petites et moyennes entreprises, des opportunités pour leurs enfants de participer au Concours National de Rédaction pour les lycéens, ainsi que des programmes d’éducation financière pour les aider à mieux faire face aux réalités économiques actuelles.

United Bank for Africa Plc est une institution financière panafricaine de premier plan, offrant ses services bancaires à plus de 45 millions de clients, à travers 1 000 agences et points de contact client dans 20 pays africains. Avec une présence à New York, Londres, Paris et Dubaï, UBA connecte les personnes et les entreprises à travers l’Afrique via ses services de banque de détail, banque commerciale, banque d’entreprise, paiements transfrontaliers innovants, transferts de fonds, financement du commerce et services bancaires complémentaires.

Khaled el-Enany prend les rênes de l’Unesco : un mandat semé de défis

L’égyptologue Khaled el-Enany a été désigné, lundi soir 6 octobre, à la tête de l’Unesco par le Conseil exécutif de l’organisation, avec 55 voix. Il devra relever plusieurs défis politiques, financiers et diplomatiques.

 

Candidat depuis plus de deux ans, Khaled el-Enany succède ainsi à la Française Audrey Azoulay, pour un mandat qui s’annonce stratégique face aux bouleversements mondiaux. Ancien ministre du Tourisme et des Antiquités d’Égypte, égyptologue reconnu, il bénéficie de l’appui officiel de la Ligue arabe ainsi que de plusieurs pays européens et latino-américains. Son slogan de campagne, « L’Unesco pour les peuples », incarne une vision axée sur une gouvernance inclusive, la protection du patrimoine mondial, la coopération Sud-Sud et la démocratisation de l’accès à l’éducation.

Face à lui, le Congolais Firmin Edouard Matoko a rassemblé 2 voix. Entré plus tardivement dans la course, ce fin connaisseur de l’institution, où il a gravi les échelons pendant plus de trente ans, a mené une campagne remarquée. Sa ténacité, sa maîtrise des rouages internes et ses qualités diplomatiques ont été saluées, laissant entrevoir le rôle important qu’il pourrait continuer à jouer au sein de l’organisation, malgré le faible score obtenu.

Né en 1971 à Gizeh, Khaled el-Enany, 54 ans, est diplômé de l’Université de Helwan, où il a enseigné pendant plus de vingt-cinq ans. Docteur en égyptologie de l’Université Paul-Valéry de Montpellier, il parle couramment l’arabe, le français et l’anglais.

En tant que ministre, il a piloté de vastes chantiers : ouverture de plus de vingt musées, restauration de sites historiques majeurs, et rapatriement de milliers d’objets culturels vers l’Égypte. Un parcours qui lui confère une légitimité internationale dans les domaines clés de l’Unesco.

Le plus grand défi qui attend Khaled el-Enany est sans doute la gestion des équilibres budgétaires. L’organisation se prépare à un nouveau retrait américain annoncé pour fin 2026 par l’administration Trump, qui priverait l’Unesco d’environ 8 % de son budget annuel – alors que les États-Unis contribuaient auparavant à hauteur de 22 %. Cette perte pourrait fragiliser les programmes phares dans l’éducation, la culture et la science.

Autre enjeu : convaincre Washington de rester dans le giron multilatéral. Le nouveau directeur général devra faire preuve de finesse diplomatique pour éviter une nouvelle crise de financement et préserver la stabilité de l’institution.

Au-delà des questions budgétaires, Khaled el-Enany hérite d’une organisation qui doit restaurer la confiance dans le multilatéralisme. Dans un contexte de fragmentation géopolitique, il promet de rendre l’Unesco « plus proche des citoyens » et plus efficace sur le terrain. Protection du patrimoine, fracture numérique, accès équitable à l’éducation et lutte contre le changement climatique figurent parmi ses priorités.

Perçu comme un candidat de consensus entre le Nord et le Sud, Khaled el-Enany devra désormais transformer son image en résultats concrets. Ses capacités à naviguer entre les grandes puissances, à mobiliser les États membres et à renforcer l’impact des programmes de l’Unesco seront déterminantes pour son mandat 2025-2029.

 

Le Congo fait face à un déficit de plus de 2100 milliards F pour ses engagements climatiques

La République du Congo peine à financer ses engagements climatiques pris dans le cadre de l’Accord de Paris.

 

Sur un besoin total estimé à 9,6 milliards de dollars, seuls 919 millions ont été mobilisés, soit 11 %. Le pays accuse ainsi un déficit de 3,6 milliards de dollars, principalement dans les secteurs de l’énergie et des transports.

Ces chiffres ont été présentés par la ministre de l’Environnement, Arlette Soudan-Nonault, lors d’un atelier consacré à l’évaluation de la CDN 2.0 (Contribution déterminée au niveau national) et à la préparation de la CDN 3.0. Selon elle, ce manque de financement compromet les objectifs de réduction de 40 % des émissions de gaz à effet de serre, dont 23 % dépendent d’aides extérieures.

Si le secteur forestier a enregistré des progrès grâce à l’interdiction du torchage, les autres domaines comme l’énergie, les transports ou les déchets accusent de sérieux retards. L’adaptation aux changements climatiques reste également limitée, notamment dans le secteur de l’habitat.

La ministre a pointé du doigt des faiblesses institutionnelles et un manque de données fiables, qui ont freiné la mise en œuvre des actions prévues. Elle a appelé l’ensemble des partenaires – États, secteur privé, société civile et bailleurs – à proposer des solutions innovantes pour rendre la future CDN 3.0 plus ambitieuse et réaliste.

Des kits scolaires offerts aux enfants de l’Arrondissement 3 Tié Tié par la Fondation UBA

La Fondation UBA a répondu vendredi 3 octobre 2025, à l’appel de la Fondation MIA, pour l’organisation d’une cérémonie de remise de kits scolaires aux familles de l’Arrondissement 3 Tié Tié, dans les locaux de l’agence UBA dudit quartier. L’événement s’est déroulé en présence de Monsieur Jean Romuald Tchikamboud, Administrateur Maire de l’Arrondissement 3 Tié Tié, de la cheffe de quartier, de Monsieur Johannes Bambi, Chef d’agence UBA, de Madame Noemie Batsinde, Présidente de la Fondation MIA, ainsi que de nombreux parents et enfants bénéficiaires.

Au cours de la cérémonie, le discours de la Fondation UBA a été lu par Monsieur Bambi, soulignant l’importance de l’éducation comme socle du développement et levier pour offrir aux enfants un avenir meilleur. Il a rappelé que la Fondation UBA, à travers son programme READ AFRICA, s’engage à promouvoir la lecture et faciliter l’accès à l’éducation pour tous les enfants du continent africain.

Monsieur l’Administrateur Maire de l’Arrondissement 3 Tié Tié, est aussi intervenu pour encourager les enfants à fréquenter l’école avec assiduité car ils sont « l’avenir de notre nation », a-t-il affirmé.

Lors de cette cérémonie, 50 kits scolaires ont été remis aux élèves. Chaque kit comprenait un roman offert par la Fondation, un sac, deux cahiers, deux protège-cahiers, un stylo et un calendrier 2026, afin de soutenir leur apprentissage et leur développement personnel.

La Fondation MIA a été chaleureusement remerciée pour son engagement en faveur des familles défavorisées et pour avoir choisi les locaux de l’agence UBA comme cadre de cette initiative. De son côté, le Chef d’agence Johannes Bambi a exprimé sa fierté de voir l’agence participer à des actions concrètes qui soutiennent l’éducation et le bien-être des enfants.

Cette initiative illustre parfaitement la volonté des partenaires locaux et des institutions financières de favoriser l’accès à l’éducation et de préparer les jeunes à devenir les bâtisseurs de demain.

 

 

Congo-Fécofoot : la justice congolaise bloque la tenue de l’Assemblée générale ordinaire

Prévue pour le 4 octobre, l’Assemblée générale ordinaire de la Fédération congolaise de football (Fécofoot) n’a finalement pas eu lieu. À la surprise générale, une nouvelle ordonnance de la justice congolaise, signée par la doyenne des juges d’instruction près du Tribunal de grande instance de Brazzaville, a suspendu la tenue de la réunion statutaire de l’instance dirigeante du football national.

 

Réunis dans la salle pour cette occasion importante, les délégués ainsi que le représentant de la Fédération internationale de football association (Fifa) n’ont eu droit qu’à une déclaration officielle de la Fécofoot.

« Nous sommes venus ici pour vous délivrer le message. Hier après-midi, nous avons tous été surpris de voir à travers les réseaux sociaux – parce qu’officiellement la Fédération congolaise de football n’a pas été notifiée – cette décision qui a annulé la tenue de notre assemblée de ce jour. Se faisant, la Fécofoot a préféré faire droit à cette décision en reportant cette assemblée », a expliqué Carle Boniface Malalou, deuxième vice-président de la Fécofoot.

Il a invité les délégués à faire preuve de patience, tout en annonçant que des démarches juridiques seront engagées pour trouver une issue. « On vous donnera la nouvelle date à laquelle notre assemblée générale va se tenir. Je pense que dans la semaine, on aura des nouvelles et on pourra donc fixer une nouvelle date », a-t-il ajouté.

Présente à Brazzaville pour l’occasion, la Fifa était représentée par Franciny Samba. Ce dernier n’a fait aucune déclaration publique, se réservant de transmettre un rapport à son instance pour évaluer la portée de la décision judiciaire.

La Fifa interdit toute ingérence extérieure dans la gestion des fédérations nationales. Selon ses statuts (art. 14 al. 1 lit. i et art. 19), « chaque association membre jouit d’une indépendance et d’une autonomie à préserver de toute ingérence extérieure, qu’elle soit étatique ou autre ». En annulant une assemblée générale statutaire, la justice congolaise s’expose ainsi à des sanctions de la part de la Fifa, qui pourrait considérer cette décision comme une ingérence.

Cette nouvelle suspension intervient alors que le Congo est déjà sous le regard attentif de la Fifa, qui exige des fédérations membres une gestion autonome et transparente des fonds qu’elle injecte. Le blocage des activités statutaires risque d’avoir de lourdes conséquences pour le développement du football national.

« Aujourd’hui, la jeunesse sportive est abandonnée. Personne ne lui vient au secours. Personne ne vient soutenir les dirigeants qui dépensent beaucoup. Les équipes ont déjà commencé à se préparer mais jusqu’alors, il n’y a pas de compétitions. C’est déplorable », a regretté Landry Louvenzo, de la Ligue de Brazzaville.

Congo : près de 2 milliards FCFA pour étendre le projet « Téléma »

Cette enveloppe permettra d’élargir le projet aux départements de la Cuvette (Oyo), du Niari (Dolisie) et de la Lékoumou (Mayéyé).

 

Le projet « Téléma » bénéficie d’un financement additionnel de 1,968 milliard FCFA, signé entre le ministre des Finances, Christian Yoka, et l’ambassadrice de France au Congo, Claire Bodonyi. Grâce à ce financement, les circonscriptions d’action sociale (CAS) de ces localités seront modernisées et mieux équipées pour accueillir le public. Il renforcera également les capacités de la direction générale des affaires sociales à Brazzaville, afin d’accompagner 600 nouvelles personnes vulnérables, dont la moitié sont des jeunes femmes.

L’investissement servira aussi à mettre en place des dispositifs pilotes pour l’insertion socio-économique des populations autochtones, à soutenir le système national d’information de l’action sociale et à déployer le Programme national des filets sociaux, notamment pour le suivi des bénéficiaires.

Le projet « Téléma », financé via le Contrat de désendettement et de développement (C2D) entre le Congo et la France depuis 2010, a déjà permis d’accompagner près de 1 000 bénéficiaires de microprojets, financés en moyenne à hauteur de 2 millions FCFA chacun. Les CAS de Brazzaville, Pointe-Noire et du Pool ont été réhabilités et équipés pour soutenir l’autonomisation sociale et économique des populations.

La cérémonie de signature a été rehaussée par la présence d’Antoine Chevalier, directeur de l’Agence française de développement, et d’Eugène Ikounga, directeur de cabinet de la ministre des Affaires sociales, de la Solidarité et de l’Action humanitaire.

Congo : plus d’un quart des jeunes filles concernées par les avortements clandestins

Avec un taux d’avortements illicites atteignant 31,3 % chez les jeunes femmes de 20 à 24 ans et 25,9 % chez les adolescentes de 15 à 19 ans, l’Association congolaise pour les droits et la santé (ACDS) tire la sonnette d’alarme sur une situation devenue un véritable problème de santé publique.

 

La pratique des avortements clandestins connaît une progression inquiétante au Congo, en particulier chez les adolescentes et les jeunes femmes. C’est ce que révèle l’Association congolaise pour les droits et la santé (ACDS), lors d’une causerie-débat organisée le 1er octobre à Brazzaville, à l’occasion de la Journée mondiale de la contraception.

Devant une cinquantaine de jeunes filles et adolescentes réunies au siège du Fonds des Nations unies pour la population (Fnuap), l’ACDS a présenté les résultats d’une étude du ministère de la Santé et de la Population, dressant un tableau préoccupant de la situation.

Des chiffres alarmants

25,9 % des adolescentes âgées de 15 à 19 ans ont recours à l’avortement clandestin. Ce taux grimpe à 31,3 % chez les jeunes femmes de 20 à 24 ans. Les avortements illicites sont aujourd’hui la principale cause de mortalité maternelle chez les jeunes filles, représentant 25 % des décès dans la tranche d’âge de 10 à 24 ans. Chez les adolescentes de 10 à 15 ans, ces pratiques sont responsables de 10 % des décès maternels. Le taux de mortalité maternelle et néonatale au Congo est estimé à 304 décès pour 100 000 naissances vivantes.

Selon la directrice exécutive de l’ACDS, la législation actuelle contribue indirectement à l’essor de ces pratiques dangereuses.

« L’avortement non sécurisé est une cause majeure, mais évitable, des décès maternels. Les interdictions strictes poussent les jeunes filles vers des solutions clandestines, souvent risquées », a-t-elle déclaré.

Au-delà de la sensibilisation des jeunes, l’ACDS appelle les pouvoirs publics à adapter les politiques de santé et le cadre juridique pour réduire les risques liés aux avortements clandestins. Créée en 2019, l’association œuvre pour le droit à la santé, le renforcement des compétences médicales et la mise en place d’un environnement favorable à la santé sexuelle et reproductive.

En mettant ces chiffres au centre du débat, l’ACDS espère provoquer une prise de conscience nationale sur un phénomène souvent passé sous silence, mais qui coûte chaque année la vie à de nombreuses jeunes Congolaises.

Congo : Brazzaville accueille JB Mpiana pour une célébration magistrale de la rumba

Le concert qui aura lieu le 08 octobre prochain, promet une soirée d’exception, mêlant mémoire musicale, communion culturelle et excellence artistique.

 

L’événement s’inscrit dans une démarche artistique ambitieuse. JB Mpiana souhaite offrir au public brazzavillois une célébration musicale à la hauteur de son parcours légendaire. En choisissant le prestigieux Radisson Blu, symbole d’élégance et de raffinement, l’artiste affirme sa volonté d’allier exigence scénique et proximité avec ses fans. Cette date marque également l’ouverture symbolique de la saison culturelle 2025-2026 dans la capitale congolaise, annonçant une programmation placée sous le signe de la perfection.

Le programme musical s’annonce riche, fédérateur et minutieusement orchestré. JB Mpiana revisitera les titres phares de son album Balle de match notamment Régis, Zebuka, Elga, Raisonner et Abed. Ces morceaux emblématiques seront interprétés avec la fougue et la rigueur scénique qui font la renommée de Wenge Musica BCBG. Grâce à des arrangements inédits et une mise en scène travaillée, le public revivra les grandes heures de la rumba moderne dans un écrin de qualité.

En marge du concert, plusieurs activités culturelles viendront enrichir l’expérience. Une exposition photographique retracera les moments forts de la carrière de JB Mpiana, offrant un regard rétrospectif sur son parcours. Des séances de dédicaces, une vente de produits dérivés et une réception VIP avec les partenaires culturels sont également prévues, renforçant ainsi le lien entre l’artiste et son public et valorisant son héritage musical avec authenticité et finesse.

Figure incontournable de la musique africaine, JB Mpiana a été couronné de nombreuses distinctions : Prix Kora du meilleur artiste d’Afrique centrale, disques d’or pour Feux de l’amour et Internet, ainsi qu’une médaille d’honneur pour sa contribution à la culture congolaise. Autant de récompenses qui témoignent d’une carrière exemplaire, marquée par l’innovation, la rigueur et une fidélité indéfectible à la rumba.

Né en République démocratique du Congo, JB Mpiana fonde Wenge Musica BCBG après la scission du mythique groupe Wenge Musica. Très vite, il impose un style raffiné, une écriture soignée et une vision artistique exigeante. Son surnom de « Souverain 1er » illustre son statut de leader incontesté, capable de fédérer autour de lui une génération entière d’artistes et de passionnés.

Festival tuSeo 2025 : le rire africain à l’honneur entre Brazzaville et Kinshasa

Du 23 au 25 octobre, la 18ᵉ édition du festival tuSeo promet trois soirées inoubliables à la salle Savorgnan-de-Brazza avant de traverser le fleuve pour conquérir Kinshasa.

 

Brazzaville s’apprête à vibrer au rythme du rire africain. Le festival tuSeo revient pour sa 18ᵉ édition avec une programmation encore plus ambitieuse et une ouverture inédite vers la capitale voisine, Kinshasa.

Créé pour célébrer l’humour sous toutes ses formes, tuSeo est aujourd’hui un carrefour d’échanges artistiques et un tremplin pour les talents venus de tout le continent. Pendant trois jours, la scène de la salle Savorgnan-de-Brazza réunira des humoristes venus du Congo, du Gabon, de la Guinée, du Mali, de la France-Guyane et de la RDC, offrant au public un panorama riche et diversifié des expressions comiques africaines.

Le 23 octobre, la soirée d’ouverture mettra en vedette Nenette (France-Guyane), Juste Parfait et Honorable Massengo (Congo), Bregéant (Gabon), Horty la Rossignol (RDC) et M. Satini (Guinée Conakry).

Le 24 octobre, place à Bruno Alves, Black Panda et Serge Crubijin (Congo), accompagnés de Irène Ziviriuka, Lidame et Rigostar (RDC).

Enfin, le 25 octobre, la clôture promet une apothéose avec Manitou (Gabon), Fama (Mali), Esther Bias (Congo), Kabdjo et Dieu Merci (RDC), ainsi que Jojo la Légende (Congo).

Cap sur Kinshasa pour une édition transfrontalière

Grande nouveauté cette année : le festival franchit une étape importante en s’étendant pour la première fois à Kinshasa. Cette ouverture symbolique renforce la dimension internationale et panafricaine de l’événement, tout en créant un pont culturel entre les deux capitales sœurs.

Avec son mélange unique de comédie, satire et improvisation, tuSeo 2025 s’annonce comme un moment de partage, de convivialité et de réflexion. Plus qu’un simple divertissement, ce festival rappelle que le rire est un langage universel capable de rassembler et de transmettre des messages profonds.