Congo : six armes et des centaines de munitions saisies chez un suspect

L’arsenal destiné aux activités de braconnage a été découvert le 13 août dernier, dans le domicile présenté comme le chef présumé d’un réseau de braconniers, dans le village de Yono, district d’Odziba dans le département du Djoué-Léfini.

 

La traque contre les réseaux de braconnage se poursuit dans le Djoué-Léfini. Une opération menée conjointement par la police et les éco-gardes de la réserve naturelle de Lésio-Luna a permis de mettre la main sur un impressionnant lot d’armes et de munitions au domicile d’un suspect, le 13 août dernier.

La perquisition a permis de découvrir six armes à feu, dont quatre fusils de calibre 12, un PMK et un pistolet. Les forces engagées dans l’opération ont également saisi seize chargeurs ainsi que 469 munitions, entreposées dans un sac.

Le principal suspect, qui avait réussi à prendre la fuite avant l’intervention des forces de l’ordre, serait le chef présumé d’une bande spécialisée dans le braconnage. Il serait également un militaire, selon les premiers éléments recueillis dans le cadre de l’enquête.

Des complices déjà interpellés

Les investigations ont été rendues possibles grâce aux informations fournies par deux présumés complices du fugitif. Ces derniers avaient été arrêtés le 3 juin par les éco-gardes dans la réserve naturelle de Lésio-Luna alors qu’ils transportaient une importante quantité de viande d’hippopotame, une espèce protégée.

Leur interpellation avait permis aux enquêteurs de remonter progressivement la piste du réseau et d’identifier le domicile du principal suspect. L’opération du 13 août constitue ainsi un nouveau coup porté à cette organisation présumée.

Les deux hommes interpellés en juin ont été présentés devant la justice. Ils ont été jugés et condamnés le 21 juillet par le tribunal de grande instance de Brazzaville pour les faits qui leur étaient reprochés.

Zlécaf : le Congo veut accélérer l’accès de ses entreprises au marché africain

À Brazzaville, un atelier national consacré aux défis et opportunités liés à la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlécaf) a réuni, le 17 août, pouvoirs publics, partenaires au développement et acteurs du secteur privé.

 

Faire du Congo un acteur compétitif de l’intégration économique africaine. C’est l’ambition affichée à l’ouverture de l’atelier national sur le thème « Les entreprises congolaises face aux marchés africains, défis, opportunités et perspectives ». Organisée conjointement par le ministère du Commerce, des Approvisionnements et de la Consommation, chargé de la Zlécaf, et le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud), la rencontre vise à renforcer la capacité des entreprises congolaises à tirer pleinement parti des possibilités offertes par le marché continental.

Ouvrant les travaux, la ministre Jacqueline Lydia Mikolo a insisté sur la nécessité de préparer davantage les opérateurs économiques congolais à la concurrence et aux exigences d’un marché africain appelé à devenir l’un des principaux espaces d’échanges commerciaux.

La cérémonie d’ouverture a également permis de faire le point sur l’état d’avancement de la mise en œuvre de la Zlécaf au Congo. Le pays avait signé l’accord fondateur le 21 mars 2018 à Kigali, au Rwanda, avant de ratifier les instruments en février 2019. Depuis, plusieurs étapes ont été franchies pour consolider le cadre national de participation à cette initiative d’intégration économique.

La stratégie nationale de mise en œuvre de la Zlécaf a notamment été validée en septembre 2020. De même, les listes de concessions tarifaires et d’engagements spécifiques dans le secteur des services, négociées dans le cadre de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cémac), ont été adoptées.

Un marché à conquérir

Au-delà des avancées institutionnelles, l’enjeu est désormais de passer à une phase davantage opérationnelle. Pour les entreprises congolaises, l’ouverture progressive des marchés africains représente à la fois une opportunité de conquérir de nouveaux débouchés et un défi en matière de compétitivité, de qualité, de production et de respect des normes.

L’atelier constitue ainsi un cadre d’échanges sur les moyens permettant au secteur privé de mieux comprendre les mécanismes de la Zlécaf et d’identifier les secteurs susceptibles de porter les exportations congolaises.

La dynamique engagée devra notamment favoriser une meilleure préparation des entreprises, afin qu’elles puissent transformer l’intégration commerciale africaine en opportunités concrètes d’investissement, de croissance et de création d’emplois.

Congo : le gouvernement engage des mesures pour apurer les arriérés de pensions

Le Premier ministre, chef du gouvernement, Anatole Collinet Makosso, a présidé une réunion interministérielle avec les associations de retraités.

 

Face aux préoccupations exprimées par les retraités, le gouvernement entend privilégier le dialogue et apporter des réponses durables à une situation qui perdure. La rencontre présidée par Anatole Collinet Makosso a permis d’examiner plusieurs revendications liées notamment au paiement des pensions, à l’apurement des arriérés et à l’harmonisation du point d’indice.

À l’issue des échanges, une avancée concrète a été annoncée, la mise en place d’un comité technique mixte chargé d’actualiser et d’harmoniser les données relatives aux arriérés de pensions. Cette instance travaillera avec les différents services concernés afin d’établir une situation fiable et partagée des montants dus aux retraités.

Autre annonce attendue : le paiement d’un mois d’arriérés dans les prochains jours. Une mesure qui devrait apporter un premier soulagement aux pensionnés, tout en s’inscrivant dans une démarche plus large d’apurement progressif des sommes restantes.

Au-delà de cette échéance immédiate, le gouvernement souhaite surtout s’attaquer aux causes structurelles des difficultés rencontrées par les retraités. L’harmonisation du point d’indice et la question du paiement concomitant des pensions et des salaires figurent ainsi parmi les dossiers appelés à faire l’objet d’un suivi.

Pour les autorités, cette approche doit permettre de dépasser les réponses ponctuelles et d’instaurer un mécanisme plus régulier et prévisible dans la prise en charge des pensions.

La mise en place du comité technique mixte constitue ainsi une nouvelle étape dans le dialogue entre le gouvernement et les associations de retraités. Elle traduit la volonté affichée de rechercher, dans la concertation, des solutions susceptibles d’améliorer progressivement et durablement la situation des anciens travailleurs.

Môle Est : Congo Terminal commande son parc d’équipements 100 % électriques

Congo Terminal, filiale d’Africa Global Logistics (AGL), poursuit son projet de construction d’une nouvelle plateforme au Môle Est.

 

L’entreprise, qui détient l’exclusivité de la manutention des conteneurs au port de Pointe-Noire, a commandé 5 portiques de quai (STS), 15 portiques de parc électriques (e-RTG), 30 tracteurs portuaires électriques ainsi que plusieurs engins de levage frontal destinés aux futures opérations du terminal.

Ce projet s’inscrit dans la stratégie de modernisation des infrastructures portuaires de Congo Terminal et dans une démarche d’amélioration de sa performance environnementale. Il a pour objectif d’accompagner la croissance du trafic conteneurisé au Port Autonome de Pointe-Noire tout en favorisant l’utilisation d’équipements de manutention à motorisation électrique.

« Les premières unités seront réceptionnées courant novembre 2026. Cette étape marquera le lancement du déploiement de ce nouveau parc d’équipements et l’introduction des premiers équipements de manutention 100% électriques dans le cadre d’un projet portuaire en République du Congo » explique Pierre-Louis SAPIN, Directeur Projet Môle Est. Le Môle Est marque une avancée majeure pour le Congo et la sous-région. A sa mise en service, le terminal deviendra la première plateforme portuaire de la République du Congo exploitée exclusivement avec des équipements de manutention électriques.

Ce choix technologique vise notamment à réduire les émissions directes associées aux opérations de manutention par rapport à des équipements thermiques équivalents. Il s’inscrit dans l’évolution des attentes des armateurs et des chargeurs engagés dans la réduction de
leur empreinte carbone. Il renforce l’attractivité de Pointe-Noire en offrant une manutention plus fiable, plus performante et plus respectueuse de l’environnement. Il positionne également le Congo comme précurseur de la transition énergétique portuaire en Afrique centrale. Cette avance technologique contribue à renforcer la compétitivité régionale et à sécuriser les chaînes d’approvisionnement des pays enclavés qui dépendent du port pour leurs échanges internationaux. Le projet devrait par ailleurs générer des emplois directs et indirects dans les activités d’exploitation, de maintenance et de logistique.

À propos de Congo Terminal:

Congo Terminal, filiale d’AGL (Africa Global Logistics), est l’opérateur exclusif des activités de manutention de navires porte-conteneurs et rouliers escalant au port de Pointe Noire. L’entreprise est engagée dans un partenariat public-privé qui lui permet de répondre aux exigences de ses clients armateurs, importateurs ou exportateurs. Grâce à ses nombreux investissements, Congo Terminal participe à l’amélioration du pouvoir d’achat et contribue activement à la lutte contre la vie chère. Certifiée ISO 9001/2015, ISO 14001/2015, ISPS (sûreté) et Pedestrian Free Yard (HSE) et Green Terminal, l’entreprise dispose d’équipements et de technologies de pointe dont le système d’exploitation Navis 4. Congo Terminal a dépassé le seuil de 1 000 000 EVP manutentionnés par an depuis 2022 et emploie près de 900 collaborateurs congolais. L’entreprise mène des actions solidaires en faveur de la jeunesse, de la protection de l’environnement et de l’éducation

Congo : Alexandra Célestin fait ses adieux après dix mois de mission

Lors d’une cérémonie d’adieu organisée le week-end dernier à Brazzaville, la représentante-résidente de la Banque mondiale a dressé le bilan d’une mission placée sous le signe de la collaboration en faveur du développement.

 

Arrivée au Congo en octobre 2025, Alexandra Célestin tourne désormais la page de sa mission. Entourée de trois membres du gouvernement et du personnel de la Banque mondiale, la représentante-résidente a livré un témoignage empreint de reconnaissance à l’endroit du pays qui l’a accueillie durant près d’une année.

Au moment de prendre congé, la responsable a particulièrement insisté sur la chaleur et l’hospitalité dont elle dit avoir bénéficié tout au long de son séjour. Elle repart ainsi avec « le souvenir d’un pays chaleureux », marqué par la qualité des relations nouées avec les autorités, les acteurs du développement et les différentes composantes de la société congolaise.

Sur le plan professionnel, Alexandra Célestin a également mis en avant la diversité des interlocuteurs avec lesquels elle a eu l’occasion de travailler. Au cours de ses dix mois d’exercice, elle affirme avoir collaboré avec de nombreux acteurs autour d’un objectif commun : renforcer l’impact des actions engagées en faveur du développement du Congo.

Cette cérémonie d’adieu aura ainsi constitué un moment à la fois institutionnel et humain, permettant à la représentante-résidente de revenir sur une expérience qu’elle présente comme riche en rencontres et en enseignements.

En quittant ses fonctions, Alexandra Célestin laisse derrière elle une mission marquée par la recherche de résultats concrets et le renforcement du dialogue entre la Banque mondiale et les acteurs congolais du développement. Elle emporte, de son côté, le souvenir d’une expérience placée sous le signe de la coopération et de l’hospitalité.

Congo-championnats de baskeball : plus de 40 équipes en lice pour le titre national

La 42e édition des Championnats nationaux seniors, juniors et cadets de basketball a officiellement démarré le 16 août à Brazzaville.

 

Le gymnase Maxime Matsima a retrouvé toute son effervescence. Sous les encouragements du public, les premières rencontres de cette compétition majeure du basketball congolais ont donné lieu à de belles démonstrations, aussi bien chez les filles que chez les garçons.

Le coup d’envoi officiel a été donné par le président de la Fédération congolaise de basketball (Fécoket), Fabrice Makaya Matève, en présence notamment du ministre délégué Michrist Kaba Mboko. Cette ouverture marque le début d’une semaine de compétition qui réunira les meilleurs jeunes et seniors du pays autour du ballon orange.

Réparties dans les catégories seniors, juniors et cadets, les formations venues des sept ligues départementales, ils vont tenter de s’imposer au fil des rencontres pour atteindre la phase décisive de la compétition. Les équipes de Brazzaville, engagées à domicile, ont d’ailleurs rapidement affiché leurs ambitions en donnant le ton dès les premières confrontations.

Au-delà de la quête du titre national, cette 42e édition constitue également une vitrine pour les talents du basketball congolais. Chez les cadets et les juniors notamment, la compétition devrait permettre de repérer de jeunes joueurs et joueuses susceptibles d’alimenter les sélections nationales dans les prochaines années.

Jusqu’au 23 août, le gymnase Maxime Matsima sera ainsi le théâtre de confrontations entre les différentes générations du basketball congolais. Une semaine durant laquelle chaque équipe cherchera à inscrire son nom au palmarès de l’une des compétitions phares de la discipline au Congo.

Congo : la diaspora veut mettre son expertise au service du pays

Réunis à Brazzaville le 17 août autour du président Denis Sassou-N’Guesso, plusieurs membres de la diaspora congolaise ont exprimé leur volonté de contribuer davantage au développement du pays.

 

Pour ces Congolais de l’extérieur, le moment est venu de franchir un nouveau cap. Leur ambition est de mettre à profit les savoir-faire acquis au cours de leurs parcours professionnels à l’étranger pour accompagner les projets et les priorités de développement du pays.

La délégation s’est ainsi organisée autour de plusieurs pôles d’intervention, avec l’objectif de favoriser l’investissement, le partage d’expériences et le transfert de compétences. Une démarche qui entend créer des passerelles plus solides entre la diaspora et le Congo.

Au-delà du retour au pays, l’initiative porte donc une ambition plus large : permettre aux Congolais établis à l’étranger de devenir des acteurs à part entière du développement national. Leurs réseaux et leur expertise pourraient notamment contribuer à faire émerger de nouvelles initiatives et à attirer davantage d’investissements.

Pour ses membres, il s’agit désormais de passer des intentions aux actions et de faire de leurs compétences un véritable levier au service du Congo.

Archives audiovisuelles : une cagnotte pour sauver la mémoire de Télé-Congo

Une cagnotte lancée le 15 août entend mobiliser 1,435 million de FCFA pour engager des travaux d’urgence sur la toiture des anciens locaux de Télé-Congo, où sont conservées les archives audiovisuelles.

 

À l’heure où le Congo célèbre son histoire et son patrimoine, une initiative entend préserver une partie de sa mémoire audiovisuelle. La Maison des archives a lancé, le 15 août, à l’occasion du 66ᵉ anniversaire de l’indépendance du Congo, une campagne de mobilisation de fonds destinée à contribuer à la sauvegarde des archives conservées dans les anciens locaux de Télé-Congo.

Prévue sur un mois, jusqu’au 15 septembre, cette cagnotte vise à réunir 1 435 000 FCFA, nécessaires au financement d’une première intervention d’urgence sur la toiture du bâtiment. La dégradation de celle-ci fait peser un risque sur les documents et supports audiovisuels qui y sont conservés, témoins de plusieurs décennies de l’histoire du pays.

Pour atteindre cet objectif, la Maison des archives mise sur une mobilisation citoyenne. Le dispositif repose sur 718 contributions de 2 000 FCFA, soit un montant total de 1 436 000 FCFA, légèrement supérieur à la somme recherchée.

Au-delà de la collecte de fonds, l’initiative pose la question de la préservation du patrimoine audiovisuel congolais. Reportages, émissions, images d’archives et autres documents produits au fil des années constituent autant de traces de la vie politique, sociale et culturelle du pays.

En lançant cette campagne à la date anniversaire de l’indépendance, la Maison des archives entend ainsi associer la célébration de l’histoire nationale à une action concrète en faveur de sa conservation. Chaque contribution, même modeste, est appelée à participer à la sauvegarde de cette mémoire collective.

La campagne se poursuit jusqu’au 15 septembre 2026, avec l’ambition de réunir les fonds nécessaires à cette première intervention et, au-delà, de contribuer à la préservation durable des archives audiovisuelles de Télé-Congo.

Congo : Denis Sassou Nguesso et Mahmoud Ali Youssouf au chevet des grands enjeux africains

Le président de la Commission de l’Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, a été reçu en audience à Brazzaville par le président Denis Sassou Nguesso.

 

En visite à Brazzaville, le président de la Commission de l’Union africaine (UA), Mahmoud Ali Youssouf, s’est entretenu avec le président de la République Denis Sassou Nguesso, autour des principaux défis auxquels le continent africain est confronté.

Au cœur des discussions figuraient notamment la situation sécuritaire et politique dans la région du Sahel ainsi que les développements dans la région des Grands Lacs. Les deux responsables ont également échangé sur la question du financement de l’Union africaine, un enjeu déterminant pour renforcer l’autonomie et la capacité d’action de l’organisation continentale.

La situation en Libye a également occupé une place importante dans les échanges. En sa qualité de président du Comité de haut niveau de l’Union africaine sur la Libye, Denis Sassou Nguesso a évoqué avec le président de la Commission les efforts engagés en faveur de la réconciliation et de la stabilité dans ce pays d’Afrique du Nord.

Cette rencontre intervient dans un contexte marqué par la persistance de plusieurs foyers de tension sur le continent et la nécessité, pour l’Union africaine, de renforcer ses mécanismes de prévention et de résolution des conflits.

À l’issue de l’audience, Mahmoud Ali Youssouf a exprimé sa gratitude au chef de l’État congolais pour l’accueil chaleureux qui lui a été réservé à l’occasion des célébrations de l’indépendance de la République du Congo.

Congo : après 66 ans d’indépendance, le pari d’accélérer le développement

La République du Congo a marqué, samedi 15 août à Brazzaville, ses 66 ans d’indépendance. Au-delà du faste du défilé militaire et civil, cette célébration a surtout mis en avant une ambition, celle d’accélérer la marche du pays vers le développement.

 

Soixante-six ans après son accession à la souveraineté nationale, le Congo a célébré son indépendance dans un contexte où les enjeux de développement occupent une place centrale dans les priorités nationales. Placées sous le thème « Objectif développement : accélérons la marche », les festivités ont ainsi porté un message qui dépasse le cadre commémoratif.

Présidée par le chef de l’État, Denis Sassou N’Guesso, la cérémonie organisée à Brazzaville a réuni plusieurs personnalités africaines, dont le président burundais et président en exercice de l’Union africaine, Évariste Ndayishimiye, ainsi que l’ancien président nigérien Mahamadou Issoufou.

Le choix du thème de cette 66e édition traduit la volonté des autorités congolaises d’inscrire la célébration de l’indépendance dans une dynamique davantage orientée vers l’action. L’enjeu est désormais de transformer les ambitions nationales en résultats concrets, notamment sur le plan économique et social.

Le défilé militaire et civil, qui a mobilisé les forces de défense et de sécurité ainsi que différentes composantes de la société, a symbolisé cette mobilisation collective autour des objectifs du pays.

Cette célébration a également permis de mettre en lumière des citoyens engagés dans le développement national. Avant le défilé, Denis Sassou N’Guesso, grand maître des ordres nationaux, a remis des distinctions honorifiques à plusieurs agriculteurs et Congolais vivant à l’étranger, récompensant leur contribution dans différents domaines.

Le développement comme nouvelle exigence

À travers ces distinctions, mais aussi par la place accordée aux différentes composantes de la nation durant la parade, le message était également celui d’une participation collective au développement du Congo.

Après 66 années d’indépendance, la question n’est donc plus seulement celle de la célébration de la souveraineté acquise en 1960. Elle est aussi celle de la capacité du pays à consolider ses acquis, à valoriser ses ressources humaines et économiques et à accélérer sa transformation.

Le thème « Objectif développement : accélérons la marche » apparaît ainsi comme une feuille de route autant qu’un slogan de circonstance, faire de l’indépendance non seulement un héritage à célébrer, mais surtout une dynamique à poursuivre.