Congo : le gouvernement ajuste les périmètres des permis pétroliers LIDONGO et MARINE XXIV

Le Conseil des ministres a adopté plusieurs projets de décret visant à optimiser l’exploitation des ressources hydrocarburées et à harmoniser les périmètres des permis pétroliers avec les zones protégées.

 

Le ministre des Hydrocarbures, Stev Simplice Onanga, a soumis au Conseil des ministres trois projets de décret relatifs à l’ajustement des périmètres des permis pétroliers LIDONGO, MARINE XXIX-A et MARINE XXIV.

Les deux premiers projets concernent respectivement le permis d’exploitation LIDONGO, attribué à la Société nationale des pétroles du Congo (SNPC), et le permis d’exploration MARINE XXIX-A. Les deux périmètres étant contigus, leur délimitation doit être réajustée à la suite d’un protocole d’accord conclu le 26 février 2026 entre les sociétés MERCURIA Energy et ORIENTAL Energy.

Cette réorganisation vise notamment à améliorer l’efficacité du développement des ressources identifiées, optimiser le taux de récupération des hydrocarbures et accélérer la mise en production des ressources découvertes. Elle doit également contribuer à renforcer la rentabilité du permis LIDONGO.

Dans cette perspective, le gouvernement a également approuvé la prorogation exceptionnelle de dix ans de la durée de validité du permis LIDONGO, qui est ainsi prolongée jusqu’au 25 septembre 2046. Cette extension doit notamment permettre de favoriser les investissements nécessaires au développement du permis.

Le troisième projet de décret porte sur la modification du périmètre du permis d’exploitation MARINE XXIV, dont l’opérateur est ENI Congo.

Cette modification intervient après l’extension du périmètre du parc national de Conkouati-Douli, entérinée par un décret du 30 décembre 2023. Cette évolution avait entraîné une superposition partielle entre l’aire maritime protégée du parc et la partie nord du permis MARINE XXIV.

Pour mettre fin à ce chevauchement et assurer la compatibilité entre la protection de la biodiversité et les activités pétrolières, la SNPC et ENI Congo ont proposé une redéfinition du périmètre du permis.

Les travaux d’harmonisation des coordonnées géographiques ont ainsi permis de déterminer un nouveau périmètre prenant en compte les limites du parc national ainsi que celles des permis voisins.

À l’issue de l’examen et des discussions, le Conseil des ministres a adopté les trois projets de décret, consacrant à la fois le réajustement des périmètres de LIDONGO et MARINE XXIX-A, la prolongation du permis LIDONGO et la redéfinition du périmètre de MARINE XXIV.

Congo : un budget de plus de 3 000 milliards de FCFA projeté pour 2027

Le Conseil des ministres a approuvé le projet de loi de finances 2027, qui prévoit 3 120,8 milliards de FCFA de ressources pour 2 638,4 milliards de dépenses.

 

Réuni en Conseil des ministres, le gouvernement a approuvé le projet de loi de finances pour 2027, présenté par le ministre des Finances, du Budget et du Portefeuille public, Christin Yoka. Le projet de budget prévoit 3 120,8 milliards de FCFA de ressources budgétaires, pour 2 638,4 milliards de FCFA de dépenses. Il fait ainsi ressortir un excédent budgétaire global de 432,4 milliards de FCFA.

Pour 2027, le gouvernement table sur une croissance économique de 6,9 %, contre 5,6 % en 2026 et 4,3 % en 2025. Cette progression devrait être soutenue à la fois par les activités pétrolières et non pétrolières.

La production pétrolière est notamment projetée à 112 millions de barils, contre 105 millions en 2026. Le développement des activités liées au gaz naturel devrait également contribuer à cette dynamique, avec une croissance attendue de 6,8 %.

Hors pétrole, l’activité économique devrait progresser de 5,1 %, portée notamment par la poursuite des investissements publics et les efforts de diversification de l’économie.

Le gouvernement prévoit par ailleurs de maintenir l’inflation autour de 3 %, seuil correspondant au critère communautaire de convergence de la CEMAC.

Le projet de budget prévoit une enveloppe de 680 milliards de FCFA pour l’investissement public à caractère structurant, dont 327,7 milliards sur ressources internes.

Ces financements devraient principalement être orientés vers les infrastructures économiques et sociales, l’énergie, les transports et le développement agricole. Le gouvernement entend également renforcer l’accès aux services sociaux de base, notamment dans l’éducation, la santé, l’eau potable, l’électricité et la protection sociale.

Cette orientation s’inscrit dans la mise en œuvre du projet de société du président de la République pour le mandat 2026-2031 et dans la préparation du Plan national de développement (PND) 2027-2031.

Autre priorité affichée par le gouvernement, la poursuite de la réduction de l’endettement public. Le ratio de la dette publique rapportée au PIB devrait passer de 88,6 % en 2026 à 80,9 % en 2027, selon les projections présentées au Conseil des ministres.

Pour y parvenir, le gouvernement prévoit notamment de renforcer la mobilisation des recettes intérieures, d’élargir l’assiette fiscale, de poursuivre la digitalisation des administrations fiscale et douanière et de rationaliser les dépenses fiscales.

L’apurement progressif de la dette intérieure, notamment commerciale, devrait également se poursuivre. L’objectif affiché est d’améliorer la trésorerie des entreprises et de soutenir l’activité économique.

Un financement encore dépendant des ressources extérieures

Le budget 2027 repose notamment sur une production pétrolière estimée à 112 millions de barils et un prix moyen du brut congolais fixé à 71 dollars le baril. Le taux de change retenu est de 565 FCFA pour un dollar.

Sur le plan de la trésorerie, les ressources sont projetées à 1 324,6 milliards de FCFA, contre des charges estimées à 1 757 milliards. Le besoin net de financement qui en découle, soit 432,4 milliards de FCFA, doit être couvert par l’excédent budgétaire prévu.

Le gouvernement souligne toutefois que la réalisation de ses ambitions nécessitera également la mobilisation de ressources extérieures, notamment sous forme d’appui budgétaire ou d’emprunts. Cette mobilisation reste notamment liée à la conclusion d’un programme avec le Fonds monétaire international (FMI).

Après examen et discussion, le Conseil des ministres a approuvé le projet de loi de finances 2027. Le texte sera transmis au Parlement pour examen et adoption.

Congo : compte rendu du conseil des ministres du 07 octobre 2026

Le Conseil des Ministres s’est réuni mercredi 7 octobre 2026 au Palais du Peuple, sous l’autorité de Son Excellence, Monsieur Denis SASSOU N’GUESSO, Président de la République, Chef de l’Etat.

 

Les affaires suivantes étaient inscrites à son ordre du jour, soit :

– Un (1) projet de loi de règlement pour l’année 2025 et le projet de loi de finances pour l’année 2027 au titre du Ministère des finances, du budget et du portefeuille public ;

– Trois (3) projets de décret au titre du Ministère des hydrocarbures ;

– Des nominations au titre des Ministères suivants : Ministère de la construction, de l’urbanisme et de l’habitat ; Ministère du contrôle d’Etat, de la qualité du service public et de la lutte contre les antivaleurs ; Ministère de la pêche, de l’économie fluviale et des voies navigables ; Ministère de la recherche scientifique et de l’innovation technologique.

I/- Ministère des finances, du budget et du portefeuille public.

Invité par le Président de la République à prendre la parole, Monsieur Christin YOKA, Ministre des finances, du budget et du portefeuille public, a soumis à l’examen des Membres du Conseil des Ministres deux textes importants, à savoir, tout d’abord, le projet de loi de loi de règlement de l’exercice 2025 et, ensuite, le projet de loi de finances de l’année 2027.

Pour ce qui concerne le projet de loi de règlement soumis à l’examen des membres du Conseil, le Ministre YOKA a rappelé qu’il a été élaboré en application des dispositions de la loi n° 2017-36 du 30 octobre 2017 portant loi organique relative aux lois de finances, précisément son article 60 qui dispose que : « la loi de règlement est la loi qui constate l’exécution de la loi de finances de l’année ».

Ainsi, l’exécution de la loi n°47-2024 du 30 décembre 2024 portant loi de finances pour l’année 2025, modifiée par la loi n°41-2025 du 31 décembre 2025 se présente ainsi qu’il suit :

 Recettes budgétaires effectives : 2 276 milliards 544 millions de FCFA, contre une prévision de 2 327 milliards de FCFA, soit un taux d’exécution de 89,3% ;

Les recettes internes hors pétrole ont été réalisées à hauteur de 1 182 milliards 950 millions de FCFA, soit 94,8% des prévisions ;

Les recettes pétrolières ont quant à elles été réalisées à 1.031 milliards 612 millions de FCFA, soit un taux d’exécution de 83,9% des prévisions ;

Les recettes externes (dons reçus) ont été mobilisées à hauteur de 61 milliards 981 millions de FCFA, soit 84,9% des prévisions.

 Pour ce qui concerne les dépenses budgétaires décaissées, on relève une exécution effective de : 2 012 milliards 335 millions de FCFA, contre 1 671 milliards de FCFA en 2024, soit un taux d’exécution de 91,5% ;

Les charges financières de la dette ont été de 311 milliards 568 millions de FCFA, soit un taux d’exécution de 94,1% ;

Les dépenses courantes ont été exécutées à hauteur de 104%, représentant la somme de 1.139 milliards 804 millions de FCFA ;

Les dépenses d’investissement ont atteint la somme de 224 milliards 958 millions de FCFA, soit 53,9% des prévisions ;

Les dépenses des budgets annexes ont quant à elles été réalisées à hauteur de 14 milliards 611 millions de FCFA, soit 166% ;

Enfin, les réalisations des comptes spéciaux du trésor se sont élevées à 91 milliards 395 millions de FCFA, soit 69,8%.

 Ainsi, le solde budgétaire global dégagé est de : 264 milliards 209 millions de FCFA contre 655 milliards 988 millions de FCFA, soit 75,1% des prévisions.

La situation de la trésorerie, se présente ainsi qu’il suit :

 Ressources de trésorerie : 2 552 milliards 224 millions de FCFA, soit un taux de réalisation de 513,5% ;

Les produits d’emprunts à moyen et long terme se sont élevés à 707 milliards 652 millions de FCFA ;

Les tirages auprès du FMI ont été de 23 milliards de FCFA ;

Les tirages sur le marché sous régional des titres publics ont été de 1 818 milliards 559 millions de FCFA ;

Les autres ressources de trésorerie n’ont pu être mobilisées.

 Charges de trésorerie : elles se sont élevées à 2 513 milliards 398 millions de FCFA, soit un taux de réalisation de 322,9% ;

Les remboursements d’emprunts extérieurs ont effectué à hauteur de 473 milliards 339 millions de FCFA, soit 144,8% des prévisions ;

Les remboursements sur le marché sous-régional ont été de 1 735 milliards 040 millions de FCFA, soit un taux d’exécution de 1 112,2% ;

Le remboursement de la dette intérieure sociale a été effectué à hauteur de 71 milliards 340 millions de FCFA, soit un taux d’exécution de 68,6% ;

Le remboursement de la dette intérieure commerciale s’est effectué à hauteur de 14 milliards 172 millions de FCFA, soit un taux d’exécution de 27,8% ;

Les autres charges de trésorerie ont été exécutées à hauteur de 447 milliards 843 millions de FCFA, soit 212,2%.

 Le déficit de trésorerie constaté à hauteur de 189 milliards 509 millions de FCFA a été entièrement couvert par un solde budgétaire global de 264 milliards 209 millions de FCFA.

 En définitive, il s’est dégagé un écart global de financement de 74 milliards 700 millions de FCFA.

Le Conseil des ministres a approuvé le projet de loi de règlement pour l’année 2025, qui sera transmis au Parlement pour examen et adoption ; le Conseil a en outre félicité le Gouvernement pour le strict respect des principes de redevabilité et de transparence, essentiels pour un suivi optimal de l’évolution des finances publiques de notre pays.

Poursuivant son propos, le Ministre YOKA a soumis aux membres du Conseil le projet de loi de finances pour l’année 2027.

D’emblée, il a relevé que ce texte a été élaboré dans le contexte particulier de la mise en œuvre du projet de société de SEM. le Président de la République, qui constitue la base et la référence stratégiques de l’action gouvernementale pour le mandat qui va couvrir la période 2026-2031 ; d’autre part, la loi de finances 2027 s’inscrit dans le cadre de la préparation du Plan National de Développement (PND 2027-2031), sur la base des orientations du projet de société déclinées dans le Programme d’Action du Gouvernement ;

Enfin, le Ministre YOKA a relevé que la réalisation des ambitions de notre pays ne pouvant se faire sur la base des seules ressources internes, la mobilisation de ressources externes, sous forme d’appui budgétaire ou d’emprunt, est impérative et dépend de la conclusion d’un programme avec le FMI.

Le projet de loi de finances de l’année 2027 s’inscrit dans un environnement international caractérisé par des perspectives globalement favorables, malgré les risques liés aux tensions géopolitiques, aux conditions financières internationales et à la volatilité des cours de l’énergie. Selon les projections du Fonds monétaire international, la croissance mondiale devrait être de 3,2 % en 2027, contre 3,1 % en 2026, tandis que l’inflation devrait poursuivre sa décélération, à 3,7 % en 2027 contre 4,4 % en 2026.

Au niveau de la CEMAC, l’activité économique devrait s’améliorer progressivement, sous l’effet de la poursuite des réformes communautaires et des efforts de diversification des économies nationales. La croissance sous-régionale est projetée à 3,1 % en 2027, contre 2,9 % en 2026, tandis que l’inflation serait contenue à 2,5 %, en dessous du critère communautaire de convergence fixé à 3,0 %.

Au niveau national, les perspectives macroéconomiques demeurent favorables. Les estimations du Comité de Cadrage Macroéconomique et Budgétaire tablent sur une croissance du produit intérieur brut réel de 6,9% en 2027, contre 5,6 % en 2026 et 4,3 % en 2025. Cette évolution sera portée par la progression des activités pétrolières et non pétrolières, l’augmentation de la production d’hydrocarbures, la montée en puissance des projets gaziers et la poursuite des réformes destinées à renforcer la diversification de l’économie nationale.

La croissance du secteur pétrolier sera soutenue par une production nationale estimée à 112 millions de barils en 2027, contre 105 millions de barils en 2026 et par le développement des activités de valorisation du gaz naturel dont la croissance devrait s’établir à 6,8% contre 6,1% en 2026.

Les activités hors pétrole poursuivront leur progression, notamment grâce à la poursuite des investissements publics. La croissance de l’activité économique ressortirait à 5,1% contre 4,1% en 2026.

L’inflation intérieure devrait être contenue à 3%, permettant le maintien d’un cadre macroéconomique globalement stable.

Plus globalement, le projet de budget 2027 oriente les ressources publiques vers l’accélération de la transformation économique, la diversification de l’appareil productif, le développement des infrastructures structurantes, la promotion de l’emploi et le renforcement de la compétitivité nationale. Il soutient également l’amélioration de l’accès aux services sociaux de base, notamment l’éducation, la santé, la protection sociale, l’eau potable et l’électricité.

Il s’agit de concilier ces objectifs majeurs avec les impératifs de soutenabilité des finances publiques et de préservation des équilibres macroéconomiques. À cet effet, le projet de loi de finances de l’année 2027 repose sur des orientations majeures, dont notamment :

 la poursuite de l’amélioration de la soutenabilité de la dette publique, avec un ratio dette publique/PIB qui reculerait de 88,6 % en 2026 à 80,9 % en 2027 ;

 le renforcement de l’investissement public à caractère structurant, à travers une enveloppe de 680 milliards de FCFA, dont 327,7 milliards de FCFA sur ressources internes, principalement orientée vers les infrastructures économiques et sociales, l’énergie, les transports et le développement agricole ;

Pour soutenir ces orientations, le Gouvernement poursuivra les réformes visant la rationalisation des dépenses fiscales, l’élargissement de l’assiette fiscale, la digitalisation de l’administration fiscale et douanière, le renforcement de la mobilisation des recettes non fiscales, l’amélioration de la gestion du portefeuille public et la modernisation de la gestion des ressources publiques.

Le projet de loi de finances de l’année 2027 a été élaboré sur la base d’hypothèses macroéconomiques, budgétaires et de trésorerie en cohérence avec les perspectives de l’économie nationale et les objectifs du Cadre Budgétaire à Moyen Terme. Ces hypothèses constituent le socle technique des prévisions de recettes, de dépenses et de financement retenues pour l’exercice 2027.

Ces hypothèses sont les suivantes :

 production pétrolière : 112 millions de barils ;

 prix moyen du brut congolais : 71 dollars US le baril ;

 taux de change : 565 FCFA pour 1 dollar US ;

 taux de partage de production revenant à l’État : 28 % ;

 poursuite de la montée en puissance de la production et de la valorisation du gaz naturel.

Elles traduisent une approche prudente, tenant compte des incertitudes liées à l’évolution des marchés internationaux, notamment ceux des hydrocarbures.

Les hypothèses budgétaires du projet de loi de finances s’appuient sur quelques critères déterminants. Ces hypothèses traduisent la poursuite des efforts de mobilisation des ressources intérieures, de maîtrise des dépenses publiques et de consolidation budgétaire. La prévision des recettes, aussi bien fiscales que pétrolières, gazières et minières, a tenu compte des principes de réalisme et de sincérité, après leur évaluation élément par élément.

Ainsi, le projet de budget de l’Etat, exercice 2027 se présente, en grandes masses, de la manière suivante :

  • ressources budgétaires totales : 3 120,8 milliards de FCFA ;
  • dépenses budgétaires totales : 2 638,4 milliards de FCFA ;
  • solde budgétaire global : excédent de 432,4 milliards de FCFA.

Les hypothèses de trésorerie et de financement s’inscrivent dans la stratégie de consolidation budgétaire et de gestion prudente des finances publiques. Elles visent à assurer la couverture des besoins de financement de l’État tout en préservant la soutenabilité de la dette publique et la stabilité des équilibres financiers.

Au titre de l’exercice 2027, les ressources de trésorerie sont projetées à 1 324,6 milliards de FCFA, tandis que les charges de trésorerie s’établiraient à 1 757 milliards de FCFA. Il en résultera un besoin net de financement de 432,4 milliards de FCFA, couvert par l’excédent budgétaire dégagé dans le cadre du présent projet de loi de finances.

La stratégie de financement retenue privilégie une mobilisation maîtrisée des ressources compatible avec l’objectif de réduction progressive du niveau d’endettement public.

Parallèlement, les efforts d’apurement progressif de la dette intérieure, notamment commerciale, seront poursuivis afin de renforcer la crédibilité financière de l’État, d’améliorer la situation de trésorerie des opérateurs économiques et de soutenir l’activité économique.

Ainsi, les hypothèses de trésorerie et de financement retenues pour 2027 traduisent la volonté de concilier le financement des priorités du Programme d’Action du Gouvernement avec les exigences de soutenabilité budgétaire, de stabilité macroéconomique et de réduction de la dette publique.

Après examen et discussion, le Conseil des ministres a approuvé le projet de loi portant loi de finances pour l’année 2027. Il sera transmis au Parlement pour examen et adoption.

II/- Ministère des hydrocarbures.

Prenant la parole après y avoir été invité par le Président de la République, Monsieur Stev Simplice ONANGA, Ministre des hydrocarbures a soumis à l’examen du Conseil trois (3) projets de décret. Les deux premiers projets portent, pour l’un modification des articles 1er, 2 et 3 du décret n°2016-270 du 26 septembre 2016, portant attribution à la société nationale des pétroles du Congo d’un permis d’exploitation d’hydrocarbures liquides et gazeux, dit permis LIDONGO et, pour l’autre, modification de l’article 3 du décret n° 2024-59 du 8 février 2024 portant attribution à la société nationale des pétroles du Congo d’un permis d’exploration d’hydrocarbures liquides ou gazeux, dit « permis MARINE XXIX-A » .

Ces deux permis contigus doivent faire l’objet d’un ajustement concerté de la limite séparant les deux périmètres, et ce suite à un protocole d’accord conclu entre les sociétés MERCURIA Energy et ORIENTAL Energy le 26 février 2026.

Il s’agit notamment : d’améliorer l’efficacité du développement des ressources identifiées ; d’optimiser le taux de récupération des hydrocarbures ; d’accélérer la mise en production des ressources découvertes ; renforcer la rentabilité du permis LIDONGO.

Pour atteindre ces objectifs, et favoriser la réalisation des investissements nécessaires, il est en outre sollicité du Conseil des ministres la prorogation, à titre exceptionnel, de la durée de validité du permis d’exploitation LIDONGO de dix années, soit jusqu’au 25 septembre 2046.

Après examen et discussion, le Conseil des Ministres a adopté ensemble les projets de décret modifiant, pour l’un, les articles 1er, 2 et 3 du décret n°2016-270 du 26 septembre 2016, portant attribution à la société nationale des pétroles du Congo d’un permis d’exploitation d’hydrocarbures liquides et gazeux, dit permis LIDONGO et pour l’autre, modification de l’article 3 du décret n° 2024-59 du 8 février 2024 portant attribution à la société nationale des pétroles du Congo d’un permis d’exploration d’hydrocarbures liquides ou gazeux, dit « permis MARINE XXIX-A ».

Poursuivant son propos, le Ministre ONANGA a soumis à la sagacité du Conseil un projet de décret modifiant l’article 2 du décret n°2024-54 du 8 février 2024 portant attribution à la société nationale des pétroles du Congo d’un permis d’exploitation d’hydrocarbures liquides ou gazeux, dit « permis MARINE XXIV ». Ce permis a pour opérateur la société ENI Congo.

La modification du périmètre du parc national de CONKOUATI-DOULI entérinée par un décret du 30 décembre 2023 a entrainé une superposition partielle entre l’aire maritime protégée du parc et la partie nord du permis MARINE XXIV.

Afin de supprimer cette superposition et d’assurer la compatibilité entre la conservation de la biodiversité et les activités d’exploration pétrolière, la SNPC et ENI Congo ont sollicité une redéfinition du périmètre dudit permis.

Les travaux d’harmonisation des coordonnées géographiques ont permis de définir un nouveau périmètre tenant compte des limites du parc et des permis voisins. Le projet de décret soumis au Conseil a pour objet d’approuver les nouvelles coordonnées géographiques du permis MARINE XXIV.

Après examen et discussion, le Conseil des Ministres a adopté le projet de décret modifiant l’article 2 du décret n°2024-54 du 8 février 2024 portant attribution à la société nationale des pétroles du Congo d’un permis d’exploitation d’hydrocarbures liquides ou gazeux, dit « permis MARINE XXIV ».

III/- Nominations.

Enfin, au titre des mesures individuelles, le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes :

 Ministère de la construction, de l’urbanisme et de l’habitat.

– Directeur général de la société de promotion immobilière (SOPRIM) : Monsieur Benedy Hermann KIPAMOU MASSAMBA, juriste et expert immobilier.

 Ministère du contrôle d’Etat, de la qualité du service public et de la lutte contre les antivaleurs.

– Directeur général du contrôle d’Etat : colonel-major Aurélien MBOUBI-KOULOUBI ;

– Directeur général de la lutte contre les antivaleurs : colonel-major Alphonse LOUEMBE.

 Ministère de la pêche, de l’économie fluviale et des voies navigables.

– Directeur général de l’économie fluviale et des travaux d’entretien des voies navigables : Monsieur Pitsou LEBELA ISSENDET ABONDO.

 Ministère de la recherche scientifique et de l’innovation technologique.

– Directrice générale de l’institut national de recherche en sciences sociales et humaines : Madame Virginie KOUYIMOUSSOU, Maitre de conférence

Plus rien n’étant inscrit à l’ordre du jour, le Président de la République a clos la réunion et levé la séance. Commencée à 10h00, la réunion du Conseil des Ministres a pris fin à 14h15.

Fait à Brazzaville, le 07 octobre 2026.

Pour le Conseil des Ministres,

Le Ministre de la Communication et des Médias, Porte-parole du Gouvernement,

Thierry Lézin MOUNGALLA/-

Congo : Yémèyi dévoile son premier EP « La Femme-Homme »

La poétesse et slameuse s’apprête à franchir une nouvelle étape dans son parcours artistique avec la sortie, le 9 octobre, de son premier EP.

 

Composé de six titres, ce projet musical marque une nouvelle exploration de l’univers de l’artiste congolaise. À travers les différents morceaux, Yémèyi aborde des thèmes profondément personnels et universels, notamment la liberté d’être soi, la maternité, les blessures intimes et la possibilité de se reconstruire pour aimer à nouveau.

Pour donner vie à cet EP, la slameuse a collaboré avec le pianiste, compositeur et beatmaker français Marc Bizzini, connu sous le nom de Tarko. Cette collaboration mêle poésie, musique et sonorités contemporaines, offrant un écrin musical aux textes de l’artiste.

Avec « La Femme-Homme », Yémèyi poursuit ainsi son chemin entre poésie et musique, tout en affirmant une parole artistique centrée sur l’identité, l’émotion et la résilience. Ce premier EP constitue une nouvelle étape dans le parcours de celle qui s’est progressivement imposée dans l’univers du slam.

Môle Est : un quai de 750 mètres, une ambition portuaire qui se concrétise

Les travaux de bétonnage du nouveau quai de 750 mètres construit au Môle Est se sont achevés, marquant une étape déterminante dans la réalisation de ce projet d’extension portuaire.

 

Point de contact entre le navire et la terre, le quai est l’infrastructure clé de toute performance portuaire : c’est lui qui accueille l’accostage, structure les opérations de chargement et de déchargement et conditionne, par sa longueur et son tirant d’eau, la taille des navires qu’un port peut recevoir.

Cette étape de gros œuvre franchie, Congo Terminal engage désormais la pose des équipements du quai : rails de roulement, bollards d’amarrage, défenses d’accostage, réseaux électriques et bornes incendie, tous indispensables à la mise en exploitation du site. « Nous avançons avec détermination dans le strict respect du calendrier annoncé. Le Môle Est n’est pas seulement une infrastructure : c’est un levier de développement pour la population, pour le pays et pour toute la sous-région » explique Anthony SAMZUN, Directeur Général Congo Terminal.

La nouvelle plateforme portuaire disposera de 26 hectares de stockage, 17 mètres de profondeur à quai et deux postes à quai capables d’accueillir les plus grands porte-conteneurs du marché, longs de 400 mètres et d’une capacité de 24 000 EVP. Elle est dimensionnée pour les mastodontes des mers qui incarnent l’avenir du transport maritime mondial, positionnant Pointe-Noire comme hub maritime de référence en Afrique centrale et occidentale. Ce nouveau quai s’inscrit dans la continuité des investissements engagés sur la plateforme du Môle Est, pensés pour accompagner, sur la durée, la croissance du trafic maritime dans la sous-région.

À propos de Congo Terminal:

Congo Terminal, filiale d’AGL (Africa Global Logistics), est l’opérateur exclusif des activités de manutention de navires porte-conteneurs et rouliers escalant au port de Pointe Noire. L’entreprise est engagée dans un partenariat public-privé qui lui permet de répondre aux exigences de ses clients armateurs, importateurs ou exportateurs. Grâce à ses nombreux investissements, Congo Terminal participe à l’amélioration du pouvoir d’achat et contribue activement à la lutte contre la vie chère. Certifiée ISO 9001/2015, ISO 14001/2015, ISPS (sûreté) et Pedestrian Free Yard (HSE) et Green Terminal, l’entreprise dispose d’équipements et de technologies de pointe dont le système d’exploitation Navis 4. Congo Terminal a dépassé le seuil de 1.000.000 EVP manutentionnés par an depuis 2022 et emploie près de 900 collaborateurs congolais. L’entreprise mène des actions solidaires en faveur de la jeunesse, de la protection de l’environnement et de l’éducation.

Congo-Italie : les zones économiques spéciales au cœur d’un séminaire à Brazzaville

Un séminaire consacré aux zones économiques spéciales (ZES) s’est ouvert le 6 octobre à Brazzaville, avec pour ambition de rapprocher les expériences congolaise et italienne.

 

Les zones économiques spéciales sont au cœur des échanges entre le Congo et l’Italie. Ouverte le 6 octobre à Brazzaville, la rencontre réunit des représentants des institutions publiques, du secteur privé et du monde des entreprises des deux pays autour des opportunités offertes par ces espaces dédiés au développement des activités économiques.

Les participants vont se partager les expériences italienne et congolaise en matière de création, de gestion et de développement des ZES. L’objectif est de mieux identifier les mécanismes susceptibles de favoriser l’implantation d’entreprises, la transformation locale des ressources et la création d’emplois.

Les échanges devraient également permettre de dégager de nouvelles pistes de coopération entre les acteurs économiques des deux pays. L’Italie, forte de son expérience dans le développement de pôles industriels, apporte ainsi son expertise au débat sur la consolidation des ZES congolaises et leur capacité à attirer davantage d’investissements.

Pour le Congo, ces espaces constituent un levier important de diversification de l’économie et d’accélération de l’industrialisation. Ils doivent notamment contribuer à favoriser la transformation des matières premières sur place, à stimuler le développement du secteur privé et à renforcer l’attractivité du pays auprès des investisseurs.

La rencontre de Brazzaville apparaît ainsi comme une occasion de rapprocher les acteurs publics et privés congolais et italiens autour de projets concrets.

Congo : l’Acospa renforce les compétences des professionnels de santé en soins palliatifs

L’Association congolaise des soins palliatifs (Acospa) a lancé, le 5 octobre à Brazzaville, une session de formation consacrée aux soins palliatifs.

 

La prise en charge des patients confrontés à des maladies graves ou évolutives nécessite des compétences spécifiques, notamment pour améliorer leur confort et leur qualité de vie. C’est dans cette perspective que l’Association congolaise des soins palliatifs (Acospa) organise cette session de formation à Brazzaville.

La rencontre réunit des professionnels de santé appelés à approfondir leurs connaissances et leurs pratiques en matière de soins palliatifs. Au-delà du renforcement des capacités, la formation entend favoriser l’émergence de formateurs capables, à leur tour, de transmettre les connaissances acquises à leurs collègues dans les différentes structures sanitaires.

L’Acospa entend contribuer à une meilleure intégration des soins palliatifs dans le système de santé congolais. L’objectif est notamment de permettre aux professionnels d’apporter une prise en charge plus adaptée aux patients, en tenant compte non seulement de leurs besoins médicaux, mais aussi de leur confort et de leur accompagnement.

La formation constitue ainsi une étape dans le développement des soins palliatifs au Congo. En renforçant les compétences des acteurs de santé et en misant sur la formation de relais, l’association souhaite favoriser une diffusion plus large de ces pratiques dans les établissements sanitaires du pays.

Congo-UMN : un préavis de grève de 72 heures lancé à l’Université Marien-Ngouabi

Le collège intersyndical de l’établissement a annoncé, lundi 5 octobre 2026, le lancement d’un préavis de grève de 72 heures, dénonçant l’accumulation des salaires impayés et le non-respect de plusieurs engagements pris par le gouvernement.

 

Réuni au siège du Syndicat national des enseignants du supérieur (Synesup), au Complexe universitaire Bayardelle, le collège intersyndical a examiné la situation sociale des travailleurs de l’Université Marien-Ngouabi et arrêté une série de revendications.

Au cœur du mécontentement figure le retard dans le paiement des salaires. Selon les syndicats, les agents de l’université cumulent actuellement sept mois de salaires impayés, correspondant notamment aux mois d’août et septembre 2024, ainsi qu’aux mois de mai à septembre 2026.

Le collège intersyndical déplore également l’absence de concomitance entre le paiement des salaires des agents de l’Université Marien-Ngouabi et celui des autres agents de la Fonction publique. Une situation qui, selon les représentants des travailleurs, contribue à fragiliser davantage les conditions sociales du personnel.

Face à cette situation, les syndicats exigent le paiement de l’ensemble des salaires dus, la régularité du versement des rémunérations en même temps que celles des agents de la Fonction publique, ainsi que le règlement de toutes les heures diverses impayées.

Pour les organisations syndicales, le salaire constitue un droit fondamental et un élément essentiel à la stabilité sociale et à la dignité des travailleurs. Elles regrettent par ailleurs le non-respect de certains engagements pris par le gouvernement.

Faute de réponse satisfaisante à leurs revendications, le collège intersyndical a donc décidé de passer à l’action en lançant un préavis de grève de 72 heures à compter du 5 octobre. À l’issue de ce délai, une grève pourrait ainsi être déclenchée au sein de l’Université Marien-Ngouabi.

Congo : la Relico donne rendez-vous en septembre 2027

La dixième édition de la Rentrée littéraire du Congo (Relico) se tiendra les 16, 17 et 18 septembre 2027. L’annonce a été faite à l’issue de la cérémonie de clôture de la neuvième édition.

 

La Rentrée littéraire du Congo prépare déjà sa prochaine édition. À l’occasion de la cérémonie de clôture de sa neuvième édition, les organisateurs ont annoncé la tenue de la dixième édition de la Relico les 16, 17 et 18 septembre 2027.

Cette annonce marque une nouvelle étape pour ce rendez-vous consacré à la littérature et à la promotion du livre au Congo. Elle intervient au terme de trois journées d’échanges et d’activités ayant réuni autour du livre différents acteurs du monde littéraire et culturel.

La cérémonie de clôture s’est déroulée à Brazzaville, sous les auspices du directeur général du Livre et de la Lecture publique, le Pr Bellarmin Etienne Iloki. Il représentait, à cette occasion, le ministre de la Culture, des Arts, du Patrimoine national et de l’Industrie touristique, Jean-Claude Gakosso.

Avec cette annonce, la Relico donne ainsi rendez-vous aux écrivains, éditeurs, lecteurs et autres passionnés du livre en septembre 2027 pour une dixième édition.

CAN 2027 : les U20 congolais fixés sur leur parcours

Le Congo affrontera le Gabon et la République démocratique du Congo dans le groupe B du tournoi qualificatif de l’Uniffac, prévu du 12 au 24 octobre.

 

Les juniors congolais connaissent désormais leur feuille de route. À l’issue du tirage au sort effectué le 5 octobre par l’Union des fédérations de football d’Afrique centrale (Uniffac), le Congo a été placé dans le groupe B aux côtés du Gabon et de la République démocratique du Congo (RDC).

Pour les jeunes Diables rouges, le premier rendez-vous est fixé au 15 octobre face au Gabon. Ils enchaîneront ensuite avec la RDC, le 18 octobre, pour leur deuxième et dernier match de la phase de groupes. Deux rencontres qui devront permettre aux Congolais de décrocher l’une des deux places qualificatives pour les demi-finales.

Dans le groupe A, le Cameroun évoluera avec la République centrafricaine (RCA) et le Tchad. Le tournoi s’ouvrira le 12 octobre avec une confrontation entre le Cameroun et le Tchad, avant le match entre la RDC et le Gabon.

La deuxième journée verra la RCA affronter le Tchad le 15 octobre, tandis que le Cameroun sera opposé à la RCA le 18 octobre.

À l’issue de cette phase de groupes, les deux premières équipes de chaque poule accéderont aux demi-finales, programmées le 21 octobre. La finale, prévue le 24 octobre, revêtira un enjeu majeur : les deux équipes qui atteindront la dernière étape du tournoi décrocheront leur qualification pour la Coupe d’Afrique des nations U20 2027.

Avec seulement deux matches à disputer en phase de groupes, le Congo devra donc prendre ses marques dans une poule où chaque résultat comptera. Le rendez-vous est pris le 15 octobre pour l’entrée en lice des jeunes Diables rouges, qui tenteront de poursuivre leur parcours jusqu’à la finale et, par la même occasion, de valider leur ticket pour la CAN U20 2027.