Congo : la Grande foire agricole pour renforcer la souveraineté alimentaire

Réunissant plus de 650 exposants venus du Congo et de plusieurs pays partenaires, la deuxième édition de la Grande foire agricole du Congo entend faire de l’agriculture un levier de croissance, de sécurité alimentaire et de diversification économique.

 

Le président de la République, Denis Sassou N’Guesso, a officiellement lancé, le 5 août, la deuxième édition de la Grande foire agricole du Congo (GFAC), au Parc des expositions de Bambou-Mingali, dans le district d’Ignié (département du Djoué-Léfini). Placée sous le thème « Nourrir la Nation et honorer la patrie », cette rencontre nationale se veut un rendez-vous stratégique pour accélérer le développement du secteur agricole et renforcer la souveraineté alimentaire du pays.

Pendant seize jours, plus de 650 exposants, répartis dans seize pavillons et cinq pôles thématiques, présenteront le savoir-faire agricole des quinze départements du Congo, aux côtés de délégations venues notamment du Mali, de la République centrafricaine et de la Chine. Producteurs, transformateurs, chercheurs, investisseurs et institutions publiques y partageront leurs expériences, leurs innovations et leurs solutions pour moderniser les filières agricoles.

Au-delà de son caractère commercial, la Grande foire agricole nourrit de fortes attentes. Elle ambitionne de stimuler les investissements dans le secteur, de favoriser les partenariats entre les différents acteurs de la chaîne de valeur et d’encourager la transformation locale des produits agricoles afin de réduire la dépendance du pays aux importations alimentaires.

L’événement est également attendu comme un tremplin pour les jeunes et les femmes engagés dans l’entrepreneuriat agricole. En leur offrant une vitrine pour exposer leurs produits et nouer des contacts d’affaires, la foire entend contribuer à la création d’emplois et à l’émergence d’une agriculture plus compétitive, innovante et génératrice de revenus.

Cette édition devrait aussi permettre de promouvoir les technologies agricoles, les bonnes pratiques de production et les solutions adaptées aux défis du changement climatique. Les organisateurs espèrent ainsi renforcer les capacités des producteurs tout en améliorant la productivité et la qualité des productions nationales.

Congo-RDC : Brazzaville et Kinshasa renforcent leur coopération en faveur de la jeunesse

En visite de travail à Brazzaville, la ministre congolaise (RDC) de la Jeunesse et Éveil patriotique, Grace Emie Kutino, a échangé avec les responsables congolais en charge de la jeunesse.

 

La ministre de la Jeunesse et Éveil patriotique de la République démocratique du Congo, Grace Emie Kutino, a eu une séance de travail avec le ministre des Sports, de la Jeunesse et de l’Éducation civique de la République du Congo, Hugues Ngouélondélé, en présence du ministre délégué chargé de la Jeunesse et de l’Éducation civique, Michrist Kaba Mboko.

Cette rencontre s’inscrit dans une volonté commune de renforcer la coopération entre les deux pays en matière de politiques publiques dédiées à la jeunesse. Les échanges ont permis d’examiner les possibilités de mutualiser les expériences et les initiatives mises en œuvre de part et d’autre du fleuve Congo afin d’améliorer les dispositifs d’accompagnement des jeunes.

Au cours des discussions, Grace Emie Kutino a présenté le projet de Carte Avantage Jeune, un dispositif actuellement en préparation en République démocratique du Congo. Cette carte vise à faciliter l’identification des jeunes, à renforcer leur accompagnement et à leur offrir un meilleur accès à divers services, avantages et opportunités.

Les autorités congolaises ont, de leur côté, partagé leur expérience en matière d’insertion et de réinsertion sociale des jeunes, notamment à travers le dispositif d’Aubeville. Ce mécanisme associe encadrement, formation qualifiante et accompagnement personnalisé afin de favoriser une réintégration durable des bénéficiaires dans la société.

À l’issue de cette séance de travail, les deux parties ont convenu d’encourager un partage d’expertise entre les équipes techniques de leurs ministères respectifs. Cette coopération devrait permettre d’adapter les bonnes pratiques développées dans chaque pays et de renforcer les politiques publiques en faveur de la jeunesse.

Le Congo se dote d’un programme national pour valoriser les produits forestiers non ligneux

Le gouvernement congolais et le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud) ont signé, le 4 août à Pointe-Noire, le Programme national de développement du sous-secteur des produits forestiers non ligneux.

 

Mardi 4 août, à Pointe-Noire, le gouvernement et le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud) ont procédé à la signature du Programme national de développement du sous-secteur des produits forestiers non ligneux (PFNL). La cérémonie s’est déroulée sous le patronage de la ministre de l’Économie forestière, Rosalie Matondo, en présence de la représentante résidente du Pnud au Congo, Adama-Dian Barry.

À travers ce programme, les autorités congolaises entendent faire des produits forestiers non ligneux un véritable moteur de croissance économique durable. Il s’agit notamment de développer des filières compétitives, inclusives et résilientes, capables de générer des richesses, de créer des emplois et d’apporter une plus forte valeur ajoutée à l’économie nationale, tout en contribuant à la transition vers une économie verte.

Le document fixe plusieurs objectifs stratégiques. Il prévoit d’accroître la contribution des produits forestiers non ligneux au produit intérieur brut grâce à une gestion durable des ressources, à leur transformation locale et à une meilleure commercialisation. L’ambition est également de structurer les chaînes de valeur afin d’améliorer la compétitivité du secteur sur les marchés national et international.

Le programme accorde une place importante à l’inclusion sociale. Il ambitionne de favoriser la création d’emplois décents au profit des jeunes, des femmes et des personnes vulnérables, tout en renforçant les revenus des communautés locales et des peuples autochtones qui tirent une partie essentielle de leurs moyens de subsistance de l’exploitation de ces ressources forestières.

Congo-Électricité : la BAD renforce son appui pour accélérer les investissements

Reçu le 4 août à Brazzaville par le ministre de l’Énergie et de l’Hydraulique, Bruno Jean Richard Itoua, l’administrateur de la Banque africaine de développement (BAD) pour l’Afrique centrale, Régis Lakoue Derant, a réaffirmé l’engagement de l’institution à soutenir le Congo dans la préparation et le financement de nouveaux projets électriques.

 

Le partenariat entre le Congo et la Banque africaine de développement (BAD) dans le secteur de l’énergie poursuit son renforcement. À l’occasion d’une audience accordée le 4 août à Brazzaville, le ministre de l’Énergie et de l’Hydraulique, Bruno Jean Richard Itoua, a échangé avec une délégation conduite par l’administrateur de la BAD pour l’Afrique centrale, Régis Lakoue Derant.

Au cœur des discussions figurait la préparation de nouveaux projets de production et de développement des infrastructures électriques. La BAD a renouvelé sa disponibilité à accompagner le gouvernement congolais, en particulier dans la mobilisation des financements indispensables à la concrétisation de ces projets. L’institution entend également apporter son expertise technique afin de faciliter leur maturation et d’améliorer leur bancabilité auprès des partenaires financiers.

Les deux parties ont par ailleurs fait le point sur les études de faisabilité actuellement en cours. Ces travaux constituent une étape essentielle avant le lancement des futurs investissements, en permettant d’évaluer leur viabilité technique, économique et environnementale.

Les échanges ont aussi mis en évidence la nécessité de poursuivre les réformes du secteur de l’énergie. L’objectif est de créer un environnement plus favorable aux investissements publics et privés, en renforçant la gouvernance, la transparence et le cadre réglementaire. Ces évolutions devraient contribuer à attirer davantage d’investisseurs et à accélérer le développement des infrastructures électriques.

Cémac : la Commission présente à Denis Sassou N’Guesso sa feuille de route

Le président de la Commission de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cémac), Baltasar Engonga Edjo’o, a été reçu en audience, le 4 août à Brazzaville, par le président de la République et président en exercice de la Cémac, Denis Sassou N’Guesso.

 

Au cœur des échanges, la présentation de la feuille de route des actions prioritaires de la Commission, destinée à renforcer l’intégration sous-régionale et à apporter des réponses concrètes aux défis auxquels est confronté l’espace communautaire.

Cette rencontre s’inscrit dans la dynamique de relance des ambitions de la Cémac, alors que la sous-région fait face à des enjeux économiques, sanitaires et sécuritaires de plus en plus complexes. Le document présenté au président en exercice définit les principales priorités que la Commission entend mettre en œuvre dans les prochains mois afin d’améliorer le fonctionnement de l’organisation et de renforcer la coopération entre les États membres.

Parmi les axes retenus figurent l’accélération des réformes économiques, le renforcement de l’intégration des marchés, la consolidation des politiques communes, ainsi que l’amélioration de la libre circulation des personnes et des biens. La Commission entend également intensifier les initiatives visant à soutenir la résilience des économies de la sous-région face aux chocs extérieurs.

Les échanges ont aussi porté sur les défis sanitaires et sécuritaires qui continuent de peser sur les pays de la Cémac. Face à ces enjeux, la Commission souhaite promouvoir une meilleure coordination des réponses communautaires, estimant qu’une action concertée constitue un levier essentiel pour préserver la stabilité et favoriser un développement durable.

En sa qualité de président en exercice de la Cémac, Denis Sassou N’Guesso a réaffirmé son attachement à une intégration régionale plus forte et plus efficace. Il a encouragé la Commission à poursuivre les réformes engagées et à veiller à la mise en œuvre effective des actions prioritaires, dans l’intérêt des populations de l’Afrique centrale.

Assassinat de l’entrepreneur sportif Vally Amisi : le principal suspect arrêté à Brazzaville

Le principal suspect, qui avait pris la fuite après les faits, a été interpellé à Brazzaville, en, ouvrant la voie à son prochain transfèrement vers la République démocratique du Congo.

 

Le ministère congolais de la Justice a confirmé, dans un communiqué publié tard dans la soirée du dimanche 2 août, qu’un homme recherché dans le cadre de cette affaire a été arrêté par les autorités congolaises de Brazzaville. Les deux pays travaillent actuellement aux formalités administratives et judiciaires nécessaires pour son transfert à Kinshasa, où il devra répondre aux questions des enquêteurs.

Le ministère précise toutefois que, conformément aux principes de l’État de droit, le suspect bénéficie de la présomption d’innocence tant qu’aucune décision de justice définitive n’a été rendue.

L’affaire avait profondément ému l’opinion publique en avril dernier. Vally Amisi, entrepreneur sportif congolais installé en Afrique du Sud, se trouvait à Kinshasa dans le cadre d’un déplacement professionnel lorsqu’il a été retrouvé mort au petit matin dans une ruelle de la commune de la Gombe. Les circonstances de son décès avaient suscité une vive émotion et de nombreuses interrogations.

Les investigations menées par les autorités judiciaires avaient rapidement conduit à l’identification d’un suspect, qui avait toutefois réussi à échapper aux forces de l’ordre avant de quitter le territoire. Son arrestation à Brazzaville marque une étape importante dans la recherche de la vérité et pourrait permettre à la justice de faire toute la lumière sur les circonstances de ce meurtre.

Les autorités n’ont, pour l’heure, livré aucun détail supplémentaire sur les conditions de l’interpellation ni sur le calendrier précis du transfèrement. L’enquête se poursuit afin d’établir les responsabilités et les motivations entourant ce crime qui avait bouleversé le monde sportif et l’opinion publique congolaise.

Compétitions africaines : la CAF ferme la porte à l’AC Léopards et à l’AS Otohô

La Confédération africaine de football (CAF) a rejeté la demande de la Fédération congolaise de football (Fécofoot) visant à engager exceptionnellement l’Athletic Club Léopards de Dolisie et l’Association sportive Otohô d’Oyo dans les compétitions interclubs de la saison 2026-2027.

 

Cette décision intervient alors que le Congo n’a pas organisé son championnat national, une condition essentielle pour désigner les représentants appelés à défendre les couleurs du pays dans les compétitions africaines. Malgré la volonté du comité exécutif de la Fécofoot de réengager les deux formations, la CAF a choisi d’appliquer strictement les règlements qui encadrent ses compétitions.

Dans sa proposition, la fédération congolaise avait désigné l’AC Léopards de Dolisie pour participer à la Ligue des champions de la CAF et l’AS Otohô d’Oyo pour disputer la Coupe de la Confédération. Une initiative finalement rejetée par l’instance continentale, qui estime que les critères réglementaires de qualification n’ont pas été remplis en l’absence d’une compétition nationale ayant permis de départager les clubs.

Cette décision constitue un coup dur pour les deux équipes, privées d’une vitrine continentale qui aurait pu leur offrir davantage de visibilité, d’expérience et de retombées financières. Elle représente également un nouveau signal d’alarme pour le football congolais, confronté depuis plusieurs saisons à des difficultés d’organisation et à l’interruption de son championnat.

Pour le football congolais, ce refus met une nouvelle fois en lumière l’urgence de restaurer un championnat régulier, crédible et conforme aux exigences des instances africaines, afin de permettre aux clubs de retrouver leur place sur la scène continentale.

Congo : l’UDSN célèbre 393 nouveaux diplômés et mise sur l’excellence académique

Le 31 juillet, sur son campus de Kintélé, au nord de Brazzaville, l’établissement a proclamé les résultats de la quatrième promotion des licenciés et de la deuxième promotion des titulaires de master.

 

Au total, 393 étudiants ont obtenu leur diplôme, marquant une nouvelle étape dans le développement de cette jeune université. À travers cette cérémonie, l’UDSN réaffirme sa volonté de promouvoir l’excellence académique et de répondre aux exigences d’un marché de l’emploi de plus en plus compétitif.

Prenant la parole à cette occasion, le président de l’université, le Pr Ange Antoine Abéna, a dressé un bilan des principales avancées enregistrées depuis la création de l’établissement. Il a notamment mis en avant le renforcement des infrastructures scientifiques avec la mise en service de laboratoires modernes, l’ouverture des cycles de doctorat ainsi que le développement progressif de nouvelles offres de formation destinées à améliorer la qualité de l’enseignement et de la recherche.

Le responsable universitaire a également annoncé une mesure destinée à valoriser les meilleurs profils issus de cette promotion. Les étudiants les plus brillants pourront intégrer l’UDSN en qualité d’enseignants, une initiative qui vise à renforcer les capacités pédagogiques de l’université tout en offrant des perspectives professionnelles aux jeunes diplômés les plus méritants.

Cette stratégie s’inscrit dans la volonté de faire de l’UDSN un pôle d’excellence capable de produire des compétences adaptées aux besoins du développement du Congo et de la sous-région. En investissant dans la formation, la recherche et la valorisation des talents, l’université entend contribuer à la construction d’un enseignement supérieur plus performant et davantage tourné vers l’innovation.

Congo : deux nouveaux ambassadeurs présentent leurs lettres de créance

Le président de la République, Denis Sassou-N’Guesso, a reçu, le 3 août au Palais du Peuple à Brazzaville, les lettres de créance de deux nouveaux ambassadeurs.

 

Les diplomates reçus par le chef de l’État sont Son Excellence Hamzatou Abdoul Thiam, nouvel ambassadeur de la République islamique de Mauritanie, et Son Excellence Roger Bokwala Bompolonga, ambassadeur de la République démocratique du Congo.

Conformément aux usages diplomatiques, la remise des lettres de créance confère aux deux représentants le statut officiel leur permettant d’exercer pleinement leurs fonctions auprès des institutions congolaises. Ils auront notamment pour mission de promouvoir la coopération bilatérale, de renforcer les échanges politiques, économiques, commerciaux et culturels, ainsi que de consolider les liens d’amitié entre leurs États et la République du Congo.

Cette double accréditation intervient dans un contexte où le Congo poursuit le renforcement de ses relations avec les pays africains, en privilégiant le dialogue politique, l’intégration régionale et le développement de partenariats mutuellement bénéfiques.

Congo : 45 cas d’hypertension et 33 d’hyperglycémie détectés à Pointe-Noire

Plus de 240 personnes ont bénéficié d’une campagne de dépistage médical gratuit dans la ville de Pointe-Noire.

 

La campagne de dépistage médical gratuit organisée à Pointe-Noire par Burotec, en partenariat avec SOS Santé 242 et le Centre national de transfusion sanguine, s’est achevée sur un bilan riche en enseignements. Au total, plus de 240 personnes ont été examinées à travers plusieurs tests de dépistage destinés à évaluer leur état de santé.

Les résultats révèlent une présence importante de maladies non transmissibles. Les équipes médicales ont détecté 45 cas d’hypertension artérielle, 33 cas d’hyperglycémie et 8 suspicions de diabète, des pathologies qui nécessitent une prise en charge précoce afin de limiter les risques de complications.

En ce qui concerne les maladies infectieuses, 24 personnes ont été diagnostiquées positives au paludisme. Par ailleurs, 89 tests de dépistage du VIH ont été réalisés au cours de la campagne, avec un seul résultat positif, témoignant d’une faible prévalence parmi les personnes dépistées.

Au-delà des chiffres, les spécialistes tirent la sonnette d’alarme face à la montée des maladies chroniques. Selon eux, ces affections touchent de plus en plus de jeunes, une évolution qu’ils associent notamment aux changements des habitudes alimentaires, marqués par une consommation croissante de produits transformés, riches en sucre, en sel et en matières grasses, ainsi qu’à la sédentarité.

Les organisateurs estiment que ces résultats confirment l’importance de multiplier les campagnes de dépistage et de sensibilisation. En favorisant un diagnostic précoce et en encourageant l’adoption de modes de vie plus sains, ces initiatives contribuent à prévenir les complications et à améliorer durablement la santé des populations.