Trafic des passeports : le grand ménage du ministre Jean Olessongo Ondaye prend forme

Plusieurs rabatteurs opérant autour des services des migrations ont été interpellés.

 

Six rabatteurs ont été arrêtés en flagrant délit dans l’enceinte de la préfecture de Brazzaville. Ces intermédiaires approchaient les usagers venus effectuer des démarches administratives, leur promettant l’obtention rapide de passeports en échange de sommes d’argent pouvant dépasser 250 000 FCFA.

Les individus interpellés opéraient sans discrétion dans les couloirs et la cour de la préfecture, ciblant particulièrement les demandeurs désireux d’accélérer le traitement de leurs dossiers. Leur arrestation est le résultat d’une opération minutieusement préparée par les services de sécurité. Des enquêteurs, se faisant passer pour de simples usagers, ont observé pendant plusieurs jours les activités des suspects avant de procéder à leur interpellation.

Au moment de leur arrestation, les rabatteurs étaient en possession d’importantes sommes d’argent ainsi que de plusieurs dossiers administratifs liés à leurs transactions avec les usagers. Les auditions menées par les enquêteurs ont permis de mettre au jour l’existence d’un réseau plus vaste impliquant certains agents de la force publique.

D’après plusieurs sources concordantes, pas moins de 56 policiers seraient actuellement soupçonnés d’entretenir des liens avec ce système frauduleux. Parmi eux figureraient des officiers ainsi que des hauts gradés. Dans le cadre des mesures conservatoires engagées par la hiérarchie, plusieurs de ces agents ont déjà été réaffectés dans différentes localités de l’intérieur du pays.

Parallèlement, des procédures administratives, disciplinaires et judiciaires ont été enclenchées afin d’établir les responsabilités individuelles et de sanctionner les auteurs conformément aux dispositions légales en vigueur.

Cette opération marque une nouvelle étape dans la volonté affichée du ministre Jean Olessongo Ondaye d’assainir les services relevant de son département et de restaurer la crédibilité de l’administration publique.

Congo : le gouvernement reçoit un don de médicaments d’une valeur de 160 millions FCFA

La cérémonie de remise officielle de cette dotation a eu lieu mardi 02 juin 2026, au bureau de l’OMS à Brazzaville.

 

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a remis au gouvernement congolais un lot de médicaments évalué à 280 000 dollars américains, soit environ 160 millions de francs CFA. La donation comprend 27 tonnes de produits pharmaceutiques destinés à renforcer la prise en charge des patients dans les structures sanitaires du pays.

La cérémonie de remise officielle s’est tenue au bureau de l’OMS à Brazzaville sous la présidence du représentant résident de l’OMS au Congo, le Dr Vincent Dossou Sodjinou, et du ministre de la Santé et de la Population, le Pr Jean-Rosaire Ibara.

La remise du lot a été précédée par la signature d’un protocole d’accord entre l’OMS et le gouvernement congolais. À travers cette initiative, l’institution onusienne réaffirme son engagement aux côtés du Congo pour améliorer l’accès aux soins et soutenir les efforts nationaux de renforcement du système de santé.

Pour le ministre de la Santé et de la Population, cette dotation de 160 millions de francs CFA constitue une réponse concrète à plusieurs besoins exprimés par les structures sanitaires du pays. Elle permettra d’améliorer la disponibilité des médicaments et de renforcer la qualité de la prise en charge des patients.

Cette contribution, intervient dans un contexte où les besoins en médicaments essentiels demeurent élevés. Avec ses 27 tonnes de médicaments, ce don représente un appui considérable pour les établissements de santé et les populations bénéficiaires.

Congo-transferts de fonds : l’ARTF intensifie la lutte contre les opérateurs clandestins

Le directeur général de l’Agence de régulation des transferts de fonds (ARTF), Jean Claude Bazebi, a réitéré, le 1er juin à Brazzaville, son appel à la régularisation des opérateurs économiques exerçant dans les secteurs du transfert de fonds et du change sans autorisation légale.

 

Face à la prolifération des activités financières informelles, le responsable de l’ARTF a exhorté les acteurs concernés à déclarer sans délai leurs structures auprès des autorités compétentes. Selon lui, cette démarche est indispensable pour garantir la transparence des transactions financières, lutter contre les circuits illicites et assurer une meilleure protection des usagers.

Jean Claude Bazebi a souligné que les opérateurs qui continueraient à exercer dans la clandestinité s’exposeraient à de lourdes sanctions administratives et disciplinaires prévues par la réglementation en vigueur. Il a insisté sur la nécessité de respecter le cadre légal afin de contribuer à l’assainissement du secteur et au renforcement de la confiance dans les services financiers.

La rencontre avec les représentants diplomatiques visait également à sensibiliser les communautés étrangères concernées par ces activités et à favoriser une meilleure collaboration avec les autorités de régulation. L’ARTF entend ainsi mobiliser l’ensemble des parties prenantes pour mettre fin aux pratiques illégales qui fragilisent le système financier national.

Congo : vers une prochaine note conceptuelle pour le Fonds mondiale

Les acteurs nationaux engagés dans la lutte contre le VIH, la tuberculose et le paludisme se sont réunis à Brazzaville à l’occasion du dialogue pays organisé par le Comité de coordination nationale (CCN).

 

Présidés par la présidente du CCN, Valérie Maba, les travaux ont rassemblé les représentants des institutions publiques, des partenaires techniques et financiers, de la société civile ainsi que des organisations communautaires impliquées dans la réponse aux principales maladies transmissibles du pays.

Ce cadre de concertation vise à garantir une approche participative dans la définition des interventions qui seront soumises au Fonds mondial pour le prochain cycle de financement. Les échanges ont notamment porté sur l’amélioration de la prévention, du dépistage et de la prise en charge du VIH, de la tuberculose et du paludisme, ainsi que sur les mécanismes susceptibles de renforcer durablement le système national de santé.

Les participants ont souligné la nécessité d’investir davantage dans les infrastructures sanitaires, la disponibilité des médicaments, le renforcement des ressources humaines et l’amélioration de la gouvernance du secteur de la santé. Ces actions sont considérées comme essentielles pour assurer la pérennité des acquis obtenus au cours des dernières années.

Dans son intervention, Valérie Maba a rappelé l’importance du dialogue pays dans le processus de préparation de la note conceptuelle. Selon elle, cette démarche permet de recueillir les besoins réels des populations et de construire des réponses adaptées aux défis sanitaires du pays.

Pour sa part, le ministre de la Santé et de la Population qui supervisait les travaux, une collaboration renforcée est nécessaire afin de maximiser l’impact des financements attendus. Il a réaffirmé l’engagement du gouvernement à poursuivre les efforts en faveur d’un système de santé plus résilient, capable de répondre efficacement aux besoins des populations.

À l’issue des travaux, plusieurs orientations stratégiques ont été retenues pour alimenter la future note conceptuelle. Celle-ci devra refléter les priorités nationales en matière de santé publique et contribuer à accélérer les progrès vers l’élimination des grandes maladies tout en consolidant les bases d’un système de santé durable et performant.

Congo-Bourses d’études : l’Uleeco et le Meec appellent les étudiants à la vigilance

Dans une déclaration conjointe publiée le 31 mai à Brazzaville, les deux organisations invitent les étudiants à faire preuve de discernement et à ne pas céder aux informations relayées sur les réseaux sociaux.

 

Face à la circulation d’un tract appelant à une mobilisation estudiantine dès le 2 juin pour réclamer le paiement des bourses, l’Union libre des élèves et étudiants du Congo (Uleeco) et le Mouvement des élèves et étudiants du Congo (Meec) ont tenu à rétablir les faits.

Selon les responsables de ces structures, le document qui circule actuellement vise à semer la confusion au sein de la communauté estudiantine. Ils exhortent les étudiants à privilégier les canaux officiels pour toute information relative aux bourses, notamment l’intersyndicale des étudiants et les services compétents du ministère de l’Enseignement supérieur.

« Nous invitons chacun à faire preuve de discernement face aux fausses informations diffusées sur les réseaux sociaux, à ne pas se laisser instrumentaliser par des forces obscures et à privilégier les canaux officiels », souligne la déclaration.

L’Uleeco et le Meec rappellent par ailleurs que le paiement des bourses s’effectue de manière régulière depuis octobre 2024. « À ce jour, les paiements se poursuivent conformément aux dispositions en vigueur. Le dernier virement du mois est déjà effectif », précisent-elles.

À travers cette mise au point, les deux organisations estudiantines entendent rassurer les bénéficiaires et préserver un climat serein dans les établissements d’enseignement supérieur. Elles appellent les étudiants à poursuivre normalement leurs activités académiques tout en restant vigilants face aux tentatives de manipulation et de désinformation.

Cette sortie intervient dans un contexte où les réseaux sociaux deviennent de plus en plus un vecteur de diffusion de rumeurs susceptibles de perturber la vie universitaire et de créer des tensions inutiles au sein du milieu estudiantin.

Congo-Hôpital général Adolphe-Sicé : le budget adopté à plus de 4,000 milliards F pour 2026

Il a été arrêté au cours de la huitième session ordinaire du comité de direction de l’Hôpital général Adolphe-Sicé (HGAS), qui s’est tenue du 29 au 30 mai dernier.

 

L’Hôpital général Adolphe-Sicé (HGAS) de Pointe-Noire dispose désormais de son budget pour l’exercice 2026. Il a été arrêté à hauteur de 4 666 milliards de FCFA équilibré en recettes et en dépenses, au cours de la huitième session ordinaire du comité de direction de l’institution.

Les travaux, dirigés par le professeur Alexis Elira Dokekias, président du comité de direction de l’établissement, ont permis d’examiner plusieurs dossiers relatifs à la gestion et au développement de cette structure sanitaire de référence. Au cœur des échanges figuraient notamment l’amélioration de la qualité des soins, le renforcement de l’offre de services de santé et les perspectives de fonctionnement pour l’année à venir.

Au cours de la session, les membres du comité ont analysé différents documents, parmi lesquels le procès-verbal de la septième session ordinaire, le niveau d’exécution des recommandations antérieures, le rapport d’activités 2025, le rapport technique, les comptes administratifs et de gestion, le projet annuel 2026 ainsi que le plan de travail annuel budgétisé.

À l’issue des discussions, les différents rapports soumis à l’examen des administrateurs ont été adoptés après amendements. Les délibérations approuvées concernent notamment le rapport d’activités 2025, le plan de travail annuel budgétisé et le budget de l’exercice 2026.

S’agissant des comptes administratifs et de gestion, le comité de direction en a pris acte tout en recommandant à l’hôpital de se conformer aux textes réglementaires en vigueur ainsi qu’aux observations formulées par la Direction générale des comptes publics et du patrimoine avant leur transmission à la Cour des comptes et de discipline budgétaire.

Les administrateurs ont également formulé plusieurs recommandations stratégiques à l’endroit de la direction générale. Celles-ci portent notamment sur l’harmonisation d’une convention collective commune à l’ensemble des hôpitaux généraux du Congo, la transmission à la tutelle des besoins en ressources humaines en vue du recrutement de cent agents au titre de l’année 2026, ainsi que l’élaboration d’un projet de décret relatif à la réorganisation et au fonctionnement de l’établissement.

Par ailleurs, face aux défis infrastructurels persistants, le comité a recommandé un plaidoyer auprès du gouvernement et des partenaires techniques et financiers afin de relancer plusieurs projets de réhabilitation non réalisés, notamment ceux de l’unité de psychiatrie et du centre de diabétologie. La question de l’alimentation régulière et continue de l’hôpital en énergie électrique a également été évoquée parmi les priorités à prendre en compte.

À travers ces orientations, le comité de direction entend doter l’Hôpital général Adolphe-Sicé des moyens nécessaires pour répondre efficacement aux besoins sanitaires croissants des populations et consolider son rôle de structure hospitalière de référence dans le département de Pointe-Noire.

Congo-action humanitaire : la Chine au chevet des orphelins

Les orphelins des centres d’accueil Béthanie et Yamba Ngaï ont bénéficié d’un élan de solidarité à l’occasion d’une cérémonie de remise de dons organisée à Brazzaville.

 

Des produits pharmaceutiques, des vivres, des articles non alimentaires ainsi que des kits scolaires constituent le don de la République populaire de Chine aux orphelins de Béthanie et Yamba Ngaï. C’est la ministre des Affaires sociales et de l’Action humanitaire, Lydie Pongault, qui a réceptionné ce don des mains de An Qing.

Au-delà de cette assistance matérielle, la mission médicale chinoise présente au Congo a apporté une contribution sanitaire. Ses médecins ont procédé à des consultations médicales gratuites au profit des pensionnaires des deux centres d’accueil, permettant d’évaluer leur état de santé et de leur offrir les soins nécessaires.

Pour la ministre des Affaires sociales et de l’Action humanitaire, ce geste témoigne de l’excellence des relations de coopération entre le Congo et la Chine, tout en répondant aux besoins essentiels des enfants privés de soutien familial. Les vivres, médicaments et fournitures scolaires remis contribueront à améliorer leurs conditions de vie et à favoriser leur épanouissement.

De son côté, l’ambassadrice de Chine a réaffirmé l’engagement de son pays à accompagner les efforts du gouvernement congolais dans les domaines sociaux, humanitaire et sanitaire. Elle a souligné l’importance de la solidarité envers les couches les plus fragiles de la population, notamment les enfants.

Congo : Denis Sassou-N’Guesso reçoit Koffi Olomidé

Le chef de l’État a accordé une audience à l’artiste musicien congolais Koffi Olomidé, venu échanger avec lui sur des questions liées à la culture et au rayonnement de l’Afrique.

 

Le président Denis Sassou-N’Guesso a accordé une audience à l’artiste musicien Koffi Olomidé, figure emblématique de la musique africaine. Les échanges ont porté sur la promotion de la culture africaine, le rôle des artistes dans le rapprochement des peuples ainsi que les perspectives de valorisation du patrimoine culturel du continent.

À l’issue de la rencontre, Koffi Olomidé a exprimé sa gratitude au chef de l’État pour son accueil chaleureux et son attachement aux valeurs culturelles africaines. L’artiste a également salué les efforts du Congo en faveur de la promotion des arts et de la culture.

Congo : Denis Sassou-N’Guesso honoré du Prix Babacar Ndiaye

Le président de la République a été distingué en reconnaissance de son engagement en faveur du développement des infrastructures et de l’intégration africaine.

 

Le président de la République, Denis Sassou-N’Guesso, a reçu le Prix Babacar Ndiaye. Cette distinction récompense les personnalités africaines ayant contribué de manière significative au développement économique, social et infrastructurel du continent.

Cette reconnaissance témoigne des efforts entrepris par le Congo sous son leadership en matière de modernisation des infrastructures, de promotion de la coopération régionale et de renforcement de l’intégration africaine.

Portant le nom de l’ancien président de la Banque africaine de développement (BAD), Babacar Ndiaye, ce prix met en lumière les initiatives qui favorisent la transformation durable des économies africaines et l’amélioration des conditions de vie des populations.

Lors de la cérémonie, plusieurs intervenants ont salué la vision du chef de l’État congolais ainsi que son implication constante dans les grands projets structurants visant à renforcer la connectivité et le développement du continent.

Congo : la Badéa finance la suite des travaux de la corniche Sud et la cité gouvernementale

Un accord de financement destiné à soutenir ces deux projets structurants a été signé entre la BADEA et le gouvernement congolais.

 

En marge des 61es Assemblées annuelles de la Banque africaine de développement (BAD), le gouvernement congolais a conclu un accord de financement avec la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (Badéa). La signature est intervenue à Kintélé entre le ministre de l’Économie, des Finances et du Portefeuille public, Christian Yoka, et le président de la Badéa, Abdullah KH Almusaibeeh, sous la supervision du vice-Premier ministre chargé de la Coordination des infrastructures de développement et de l’Aménagement du territoire, Jean Jacques Bouya.

Cet accord porte sur la réalisation de deux projets majeurs destinés à renforcer les infrastructures de la capitale congolaise. Le premier concerne la poursuite des travaux de la corniche Sud de Brazzaville, sur le tronçon reliant le rond-point Matour, dans l’arrondissement de Makélékélé, à Madibou.

Doté d’un financement de 47 milliards de FCFA, ce projet comprend plusieurs ouvrages d’envergure, notamment la construction d’un viaduc le long du fleuve Congo, d’un nouveau pont sur la rivière Djoué ainsi que la réhabilitation du pont existant. Il prévoit également l’aménagement d’un giratoire, la construction d’un mini-échangeur, des bretelles d’accès, des espaces paysagers et une promenade équipée de mobilier urbain et d’éclairage public.

La rénovation de la passerelle piétonne sur le Djoué figure également parmi les travaux programmés. À terme, ces infrastructures devraient fluidifier la circulation, améliorer la mobilité des habitants et faciliter les échanges économiques entre les différents quartiers de la ville.

Le second projet concerne la construction de la future cité gouvernementale au centre-ville de Brazzaville. Le complexe sera érigé sur le site des anciens ministères de la Santé et de la Fonction publique, à proximité du ministère de la Justice, des Droits humains et de la Promotion des peuples autochtones.