Congo : trois projets de loi examinés à l’Assemblée nationale

Les députés ont examiné, le 23 juillet, trois projets de loi portant sur le développement des infrastructures, le financement de l’économie et le renforcement de la coopération internationale.

 

 

Le premier texte vise à autoriser la ratification de l’accord de prêt signé entre le gouvernement congolais et la Badea. Ce financement est destiné à soutenir le projet de prolongement de la route de la corniche de Brazzaville, une infrastructure jugée stratégique pour améliorer la mobilité urbaine, renforcer la fluidité du trafic et accompagner le développement de la capitale.

En plus de contribuer au désengorgement de certains axes routiers, ce projet devrait faciliter les échanges économiques et améliorer les conditions de circulation des populations, tout en valorisant les espaces riverains du fleuve Congo.

Les parlementaires ont également examiné le projet de loi autorisant la ratification de l’accord sur la promotion et la protection réciproques des investissements entre la République du Congo et la Fédération de Russie. Ce texte établit un cadre juridique destiné à sécuriser les investissements réalisés par les opérateurs économiques des deux pays.

À travers cet accord, les deux États entendent offrir davantage de garanties aux investisseurs, favoriser les flux de capitaux et créer un climat propice au développement de partenariats économiques dans des secteurs d’intérêt commun.

Le troisième projet de loi, également inscrit à l’ordre du jour de la séance, s’inscrit dans la dynamique de modernisation du cadre législatif et de consolidation des relations de coopération du Congo avec ses partenaires.

Congo : l’encours de la dette publique atteint plus de 9 400 milliards FCFA à fin mai 2026

Ces chiffres ont été présentés le 23 juillet lors de la séance plénière consacrée à l’adoption de la loi de finances rectificative pour l’exercice 2026.

 

La Commission économie, finances et contrôle de l’exécution du budget (Ecofin) de l’Assemblée nationale a révélé que l’encours total de la dette publique du Congo s’établissait à 9 483,04 milliards de FCFA à la fin du mois de mai 2026, soit 98,03 % du produit intérieur brut (PIB).

Selon le rapport de la Commission Ecofin, la dette publique congolaise se répartit entre une dette intérieure de 5 531,53 milliards de FCFA, représentant 58,33 % de l’encours global, et une dette extérieure de 3 951,50 milliards de FCFA, soit 41,67 %.

L’analyse de la dette intérieure montre une forte prédominance des financements mobilisés sur le marché sous-régional des titres publics. Les Obligations du Trésor assimilables (OTA) et les Bons du Trésor assimilables (BTA) représentent à eux seuls 2 957,80 milliards de FCFA, constituant ainsi la principale composante de l’endettement intérieur.

La Commission relève également que la dette non conventionnée s’élève à 1 324,46 milliards de FCFA, tandis que la dette conventionnée atteint 1 249,27 milliards de FCFA.

Ces données mettent en évidence le niveau élevé de l’endettement public du Congo, dans un contexte où les autorités poursuivent leurs efforts de consolidation budgétaire et de maîtrise des finances publiques. Elles traduisent également le recours important de l’État aux instruments de financement du marché régional pour couvrir ses besoins de trésorerie et financer ses engagements.

Môle Est : Congo Terminal prévoit la création de 900 emplois supplémentaires

Depuis le démarrage de ses activités en 2009, Congo Terminal, filiale d’Africa Global Logistics (AGL), accompagne le développement du port de Pointe-Noire tout en renforçant progressivement ses équipes. L’entreprise compte aujourd’hui près de 1 000 collaborateurs, 150 apprentis et accueille chaque mois une centaine de stagiaires. Avec le projet du Môle Est, cette dynamique franchira une nouvelle étape.

La nouvelle plateforme portuaire devrait permettre la création de 900 emplois supplémentaires, principalement au bénéfice des jeunes congolais. Ces recrutements concerneront notamment les métiers de l’exploitation, de la maintenance et les fonctions supports, tout en offrant de nouvelles perspectives d’évolution aux collaborateurs déjà engagés au sein de l’entreprise.

Au-delà des recrutements, Congo Terminal place la formation au cœur de son engagement. À travers ses programmes d’apprentissage, ses partenariats avec les établissements d’enseignement supérieur et l’accueil régulier de stagiaires, l’entreprise contribue à transmettre des compétences techniques exigeantes adaptées aux besoins du secteur portuaire et logistique.

« Avec le Môle Est, nous voulons créer des opportunités concrètes pour la jeunesse congolaise et accompagner la montée en compétences de nos équipes. Ce projet illustre notre volonté de contribuer durablement au développement économique du Congo, en investissant dans l’emploi local et la formation des talents », déclare Aristide NDJAWE, Directeur des Ressources Humaines Congo Terminal.

Le Môle Est associera performance opérationnelle et impact social. En renforçant les capacités portuaires, le projet contribuera à soutenir l’activité économique nationale tout en favorisant l’insertion professionnelle et le développement de compétences locales dans des
métiers essentiels à la chaîne logistique. À travers cette extension, Congo Terminal confirme son rôle de partenaire de long terme du
développement portuaire congolais et son engagement en faveur d’une croissance porteuse d’emplois, de compétences et d’opportunités pour le pays.

À propos de Congo Terminal:

Congo Terminal, filiale d’AGL (Africa Global Logistics), est l’opérateur exclusif des activités de manutention de navires porte-conteneurs et rouliers escalant au port de Pointe Noire. L’entreprise est engagée dans un partenariat public-privé qui lui permet de répondre aux
exigences de ses clients armateurs, importateurs ou exportateurs. Grâce à ses nombreux investissements, Congo Terminal participe à l’amélioration du pouvoir d’achat et contribue activement à la lutte contre la vie chère. Certifiée ISO 9001/2015, ISO 14001/2015, ISPS
(sûreté) et Pedestrian Free Yard (HSE) et Green Terminal, l’entreprise dispose d’équipements et de technologies de pointe dont le système d’exploitation Navis 4. Congo Terminal a dépassé le seuil de 1 000 000 EVP manutentionnés par an depuis 2022 et emploie près de 900
collaborateurs congolais. L’entreprise mène des actions solidaires en faveur de la jeunesse, de la protection de l’environnement et de l’éducation.

Libreville : Denis Sassou-N’Guesso visite les chantiers structurants

Au terme de sa visite de travail en République gabonaise, le président de la République du Congo a effectué, dimanche 26 juillet 2026, une visite de plusieurs grands chantiers en cours de réalisation à Libreville.

 

Accompagné des autorités gabonaises, le chef de l’État congolais s’est rendu sur différents sites d’infrastructures majeures destinés à moderniser la capitale gabonaise et à améliorer les conditions de vie des populations. Cette visite lui a permis de constater l’état d’avancement des travaux et de s’informer sur les ambitions portées par ces projets structurants.

Ces investissements s’inscrivent dans la dynamique de développement engagée par les autorités gabonaises, avec un accent particulier sur la modernisation des infrastructures urbaines, le renforcement des équipements publics et l’amélioration de la mobilité.

La visite des chantiers a également illustré la qualité des relations de coopération entre le Congo et le Gabon. Les deux pays entretiennent des liens historiques et poursuivent leur volonté de renforcer leur partenariat à travers des échanges réguliers entre leurs plus hautes autorités.

Après cette séquence consacrée aux infrastructures, le président Denis Sassou-N’Guesso a regagné Brazzaville, mettant ainsi un terme à sa visite de travail en République gabonaise, marquée par des échanges visant à consolider les relations d’amitié et de coopération entre les deux États.

Congo-loi de finances rectificative 2026 : le Parlement adopte à l’unanimité le budget révisé

Réunis en séances plénières le jeudi 23 juillet, les députés et les sénateurs ont adopté à l’unanimité et sans amendements le projet de loi de finances rectificative pour l’exercice 2026.

 

Défendu devant les deux chambres du Parlement par le ministre des Finances, du Budget et du Portefeuille public, Christian Yoka, le texte fixe un budget révisé marqué par un excédent budgétaire prévisionnel destiné à couvrir le déficit de trésorerie.

Présenté successivement devant l’Assemblée nationale et le Sénat, sous la présidence respective de Léon Alfred Opimba, premier vice-président de l’Assemblée nationale, et de Pierre Ngolo, président du Sénat, le projet de loi a reçu l’approbation des parlementaires après l’examen des rapports des commissions Économie et Finances des deux chambres.

La loi de finances rectificative arrête les recettes de l’État à 2 778,016 milliards de FCFA et les dépenses à 2 561,069 milliards de FCFA. Cette configuration fait ressortir un excédent budgétaire prévisionnel de 216,947 milliards de FCFA.

Selon le gouvernement, cet excédent permettra de résorber un déficit de trésorerie estimé au même montant, renforçant ainsi l’équilibre des finances publiques dans un contexte de gestion budgétaire ajustée.

Pour garantir l’équilibre global de cette loi de finances rectificative, l’État prévoit également de mobiliser des ressources à travers différents instruments financiers. Il est notamment prévu un recours aux Bons du Trésor Assimilables (BTA) et aux Obligations du Trésor Assimilables (OTA), pour un montant total de 1 041,574 milliards de FCFA.

L’adoption sans amendements de ce texte traduit le consensus des deux chambres du Parlement autour des orientations budgétaires proposées par le gouvernement pour la seconde partie de l’exercice 2026. Cette révision budgétaire vise à adapter les prévisions financières de l’État aux réalités économiques tout en assurant le financement des priorités publiques et le maintien des équilibres macroéconomiques.

Congo-UDSN : 15 milliards FCFA pour accélérer la recherche et les formations

L’Université Denis-Sassou-N’Guesso (UDSN) disposera d’un budget de 15 milliards FCFA pour l’année académique 2026-2027.

 

L’enveloppe aété adoptée le 22 juillet lors du comité de direction présidé par le Pr Théophile Obenga à Kintélé. Le budget connaît une hausse de 3 milliards FCFA par rapport à l’exercice 2025-2026, où il s’élevait à 12 milliards FCFA. Cette augmentation répond aux nouveaux défis que s’est fixés l’université, notamment le déploiement des cycles de master et de doctorat, l’intensification des activités scientifiques et la création de dix laboratoires de recherche.

À travers cet investissement, l’UDSN entend consolider son positionnement comme pôle d’excellence de l’enseignement supérieur et de la recherche au Congo. Le développement des formations de troisième cycle devrait contribuer à la formation d’une nouvelle génération de chercheurs et d’enseignants-chercheurs, tout en favorisant la production de connaissances au service du développement national.

L’installation de nouveaux laboratoires permettra également de renforcer les capacités de recherche de l’université et d’offrir un cadre plus adapté aux travaux scientifiques, dans un contexte où l’innovation et la recherche constituent des leviers essentiels pour relever les défis économiques et sociaux.

Congo-Gabon : Denis Sassou-N’Guesso à Libreville pour une visite de travail

Le président de la République est arrivé jeudi 23 juillet dans la capitale gabonaise.

 

À son arrivée dans la capitale gabonaise, le chef de l’État congolais a été accueilli par les autorités gabonaises dans un cérémonial officiel, témoignant de la qualité des liens d’amitié et de coopération qui unissent Brazzaville et Libreville.

Cette visite s’inscrit dans la dynamique de concertation régulière entre les dirigeants des deux États, engagés à consolider leur partenariat dans plusieurs domaines d’intérêt commun. Les échanges devraient notamment porter sur le renforcement de la coopération bilatérale, ainsi que sur les principaux enjeux sous-régionaux et africains.

Partageant une frontière commune et des intérêts stratégiques convergents, le Congo et le Gabon entretiennent des relations historiques marquées par un dialogue politique constant et une volonté commune de promouvoir la paix, la stabilité et le développement au sein de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC).

Congo-Baccalauréat général 2026 : le taux de réussite progresse à plus de 49 %

Une évolution encourageante qui témoigne d’une amélioration des performances des candidats à l’échelle nationale.

 

La session 2026 du baccalauréat marque une embellie des résultats. Le taux national de réussite atteint 49,77 %, contre 46,97 % l’an dernier, soit une progression de 2,8 points. Sur les 99 821 candidats ayant pris part aux épreuves, 59 679 ont décroché leur diplôme.

La grande majorité des admis, soit 40 037 candidats, obtiennent le baccalauréat avec la mention Passable. Ils sont 9 084 à recevoir la mention Assez bien, tandis que 542 candidats décrochent la mention Bien. Seuls 16 candidats se distinguent avec la prestigieuse mention Très bien, illustrant le niveau d’excellence atteint par une poignée de lauréats.

Au classement des établissements, le Lycée d’Excellence d’Oyo (LEO) s’impose comme la référence nationale. L’établissement réalise un parcours parfait avec un taux de réussite de 100 %, les 39 candidats présentés ayant tous été admis. Les lauréats se répartissent entre 16 élèves de la série A, 8 de la série C et 15 de la série D.

Congo : le gouvernement proroge le permis d’exploitation du champ pétrolier M’Boundi

Cette décision vise à assurer la continuité des activités d’exploitation et à préserver les investissements dans ce gisement stratégique du bassin côtier.

 

Le Conseil des ministres a approuvé la prorogation du permis d’exploitation d’hydrocarbures liquides et gazeux du champ pétrolier M’Boundi, l’un des principaux sites de production onshore du Congo.

Situé à une cinquantaine de kilomètres de Pointe-Noire, dans la partie terrestre du bassin côtier congolais, le permis M’Boundi est issu de l’ancien permis de recherche de Kouilou. Attribué en juillet 2002 à la société Zetah Maurel & Prom, il a connu plusieurs évolutions juridiques et capitalistiques au fil des années, avec notamment son transfert à Zetah Kouilou Limited en 2003, puis l’extension de sa durée de validité à vingt ans en 2005.

L’histoire du permis est également marquée par plusieurs opérations de restructuration entre les partenaires du contrat de partage de production. Les participations des différentes sociétés ont évolué à la faveur de cessions d’actifs et d’accords successifs, notamment l’entrée renforcée de la Société nationale des pétroles du Congo (SNPC), l’acquisition des actifs de Maurel & Prom par Eni Congo en 2007 et le retrait de Tullow Congo Limited en 2017.

Opéré pendant plusieurs années par Eni Congo, le permis M’Boundi est arrivé à échéance le 14 juillet 2022. Anticipant cette échéance, l’opérateur avait déposé, dès le 16 octobre 2021, une demande officielle de prorogation auprès des autorités congolaises.

En adoptant ce décret, le gouvernement garantit la poursuite de l’exploitation de ce champ pétrolier majeur, dont la production contribue de manière significative aux revenus du secteur des hydrocarbures.

Congo : le Centre national d’inventaire forestier doté de nouveaux statuts

Le gouvernement a adopté les statuts du Centre national d’inventaire et d’aménagement des ressources forestières et fauniques.

 

Les ministres viennent d’adopter le projet de décret portant approbation des statuts du Centre national d’inventaire et d’aménagement des ressources forestières et fauniques (CNIARFF). Présenté par la ministre de l’Économie forestière, Rosalie Matondo, le texte s’inscrit dans la mise en œuvre de la loi portant code forestier. Celui-ci confie à une structure relevant de l’administration forestière la réalisation des inventaires des ressources forestières et fauniques ainsi que l’élaboration des plans d’aménagement des forêts.

Créé par la loi du 15 septembre 2023, le Centre national d’inventaire et d’aménagement des ressources forestières et fauniques est un établissement public à caractère administratif doté de la personnalité morale et de l’autonomie financière. Sa mission consiste notamment à conduire les programmes nationaux d’inventaire des ressources forestières, fauniques et de la biodiversité, en collaboration avec les administrations concernées.

Le Centre sera également chargé de collecter, traiter, conserver et actualiser les données relatives aux forêts, à la faune et aux aires protégées. Il aura en outre la responsabilité d’élaborer et de mettre à jour la cartographie forestière nationale, ainsi que les plans d’aménagement du domaine forestier national.

Les statuts adoptés précisent l’organisation, les attributions et le fonctionnement des organes d’administration et de gestion de l’établissement, conformément aux dispositions de la loi de décembre 2024 portant régime général des établissements publics.