Congo-BEPC 2026 : les acteurs de l’examen renforcent leurs capacités

À quelques jours du lancement des épreuves écrites du Brevet d’Études du Premier Cycle (BEPC), session de juin 2026, les membres du jury ont pris part à un séminaire de renforcement des capacités organisé à l’Amphithéâtre Bouya de l’Université Marien Ngouabi de Brazzaville.

 

La cérémonie d’ouverture ainsi que celle de clôture ont été présidées par le ministre de l’Enseignement préscolaire, primaire, secondaire et de l’alphabétisation, Jean-Luc Mouthou, en présence de plusieurs responsables du système éducatif et administratif. Parmi eux figuraient notamment l’inspecteur général de l’enseignement, David Boké, le président général du jury et chef de service du BEPC, Mongo Ondziala Christophe, le directeur départemental de Brazzaville, Alain Claude Dangouama, ainsi que les représentants des forces de police, de la cellule de lutte contre la fraude, des équipes pédagogiques, des directions générales et centrales, sans oublier les chefs de centres et leurs adjoints.

Après l’organisation du Baccalauréat et du Certificat d’études primaires élémentaires (CEPE), le sous-secteur de l’enseignement préscolaire, primaire, secondaire et de l’alphabétisation aborde ainsi sa dernière grande étape de l’année académique avec les épreuves écrites du BEPC prévues à partir du mardi 23 juin prochain.

Placée sous le thème : « La gouvernance stratégique du BEPC à l’ère de la transformation numérique et des nouveaux défis technologiques : renforcer les capacités des acteurs pour une gestion efficace, une sécurisation renforcée et une crédibilité durable des examens d’État en République du Congo », cette rencontre a permis aux participants de réfléchir aux nouvelles exigences liées à l’organisation des examens dans un contexte de modernisation du système éducatif.

Au cœur des échanges, la sécurisation des sujets, le renforcement des mécanismes de lutte contre la fraude, l’amélioration de la gouvernance des examens ainsi que l’intégration progressive des outils numériques dans le processus organisationnel.

Commerce transfrontalier : le Congo accélère sa transition numérique avec le Guichet unique

En visite de travail au Guichet unique des opérations transfrontalières (Guot), la ministre du Commerce, des Approvisionnements et de la Consommation, chargée de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlécaf), Jacqueline Lydia Mikolo, a réaffirmé la volonté de l’exécutif d’accélérer la dématérialisation des procédures administratives liées au commerce.

 

Accompagnée du ministre en charge de l’Économie numérique, Frédéric Nzé, la membre du gouvernement s’est rendue à Pointe-Noire pour évaluer les avancées enregistrées dans la transformation digitale des opérations transfrontalières. Cette démarche s’inscrit dans une vision plus large de modernisation de l’administration publique et de renforcement de la compétitivité économique du Congo.

Au cours de cette séance de travail tenue dans les installations du Guot, les deux ministres ont pu constater les innovations mises en place pour simplifier et fluidifier les procédures administratives relatives au commerce extérieur. À travers la dématérialisation, les autorités ambitionnent de réduire significativement les délais de traitement des dossiers, diminuer les coûts opérationnels pour les opérateurs économiques et renforcer la sécurisation des échanges commerciaux.

Le Guichet unique des opérations transfrontalières apparaît aujourd’hui comme un levier stratégique dans la facilitation du commerce et l’amélioration du climat des affaires. En centralisant plusieurs démarches sur une plateforme numérique intégrée, il contribue à limiter les lourdeurs administratives tout en favorisant davantage de transparence dans les transactions.

Cette visite traduit également la volonté du gouvernement de faire du numérique un moteur de développement économique, en cohérence avec les objectifs de la Zlécaf qui encourage une meilleure intégration des marchés africains et une circulation plus efficace des biens et services.

Violences xénophobes en Afrique du Sud : le Congo organise le rapatriement volontaire de ses ressortissants

Face à l’aggravation de la situation sécuritaire que traversent de nombreux ressortissants congolais vivant en Afrique du Sud, le gouvernement Congolais a décidé de mettre en place une opération de rapatriement volontaire afin de porter assistance à ses citoyens en situation de détresse.

 

Trois vols spéciaux seront affrétés entre le 22 et le 24 juin prochains au départ du Cap et de Johannesburg, dans le cadre d’un dispositif d’urgence coordonné par les autorités congolaises à travers les représentations diplomatiques sur place. Les compatriotes concernés sont invités à se faire enregistrer auprès des services consulaires afin de bénéficier de cette opération.

Cette décision intervient dans un contexte marqué par une recrudescence des agressions à caractère xénophobe visant plusieurs communautés étrangères installées en Afrique du Sud. Depuis plusieurs semaines, des actes de violence, des intimidations et des déplacements forcés ont été signalés dans plusieurs localités, poussant plusieurs pays africains à engager des mesures de protection et de retour volontaire pour leurs ressortissants.

Pour Brazzaville, cette opération traduit avant tout une volonté de préserver la sécurité et la dignité des citoyens congolais confrontés à un climat d’insécurité grandissant. Les autorités entendent également accompagner les personnes concernées dans leur retour et faciliter leur réintégration sur le territoire national.

Le gouvernement réaffirme son devoir de protection envers ses ressortissants où qu’ils se trouvent et lance un appel au calme, tout en encourageant les Congolais établis en Afrique du Sud à rester en contact avec les services diplomatiques pour toute assistance nécessaire.

Ce pont aérien humanitaire constitue ainsi une réponse concrète à une crise qui rappelle l’urgence d’un engagement collectif contre toutes les formes de violences et de rejet de l’autre sur le continent africain.

Congo-Pnud : un partenariat renforcé pour l’électricité rurale et l’accès à l’eau potable

Le ministre de l’Énergie et de l’Hydraulique, Bruno Jean Richard Itoua a eu une rencontre mardi 16 juin à Brazzaville avec la représentante résidente du Pnud au Congo, Adama-Dian Barry.

 

Accompagnée d’une délégation d’experts spécialisés dans les secteurs de l’énergie et de l’hydraulique, la responsable du Pnud est venue faire le point sur l’état d’avancement des projets conduits en partenariat avec le gouvernement congolais.

Au cœur des échanges figurait le programme d’électrification rurale, considéré comme l’un des chantiers prioritaires pour le développement du pays. Ce vaste projet ambitionne d’améliorer l’accès à l’électricité pour près de deux millions d’habitants vivant dans les zones rurales. Au-delà de l’éclairage des ménages, l’initiative vise également à stimuler l’activité économique locale grâce au recours aux énergies renouvelables, notamment au bénéfice des industries implantées dans le Nord du pays ainsi que dans les zones économiques spéciales.

Les deux parties ont examiné les mécanismes permettant d’accélérer la mise en œuvre de la feuille de route de ce programme, conformément à la stratégie gouvernementale en faveur de l’accès universel à l’énergie.

Autre dossier majeur abordé au cours de cette rencontre : la réhabilitation de la desserte en eau potable de Brazzaville à travers la station de traitement de Djoué 2. Intégré au « Plan Mattei » et porté par le Pnud dans sa phase de réhabilitation, ce projet est considéré comme un levier essentiel pour renforcer l’approvisionnement en eau potable dans la capitale.

À cette occasion, le ministre Bruno Jean Richard Itoua a formulé plusieurs orientations stratégiques visant à renforcer l’efficacité des interventions et à améliorer la coordination des opérations sur le terrain.

Congo : l’ARPCE démantèle un vaste réseau de fraude à la SimBox

Une opération, révélée au siège de l’institution à Brazzaville, met en lumière un système sophistiqué de détournement du trafic international entrant ayant causé un préjudice estimé à 136 millions de francs CFA.

 

L’Agence de régulation des postes et des communications électroniques (ARPCE) a annoncé avoir mis au jour et démantelé un important réseau de fraude aux télécommunications utilisant la technologie dite « SimBox ».

L’affaire trouve son origine en mars dernier, lorsque les services techniques de l’ARPCE ont détecté une anomalie inhabituelle dans le volume des communications internationales entrant sur le territoire congolais. Les analyses ont notamment révélé une présence anormale de numéros affiliés à MTN Ouganda, suscitant rapidement des soupçons.

Face à cette situation, le régulateur congolais a sollicité l’appui de l’opérateur concerné afin d’approfondir les investigations. Les vérifications menées au niveau du groupe MTN ont permis de confirmer l’existence d’un mécanisme frauduleux bien organisé.

Selon les premières conclusions, les fraudeurs utilisaient un dispositif de type SimBox, une technique consistant à détourner les appels internationaux en les transformant artificiellement en appels locaux grâce à l’utilisation massive de cartes SIM étrangères. Cette manipulation permet aux auteurs d’échapper aux coûts réglementaires liés au transit international tout en générant des gains illicites.

Au total, plus de 800 000 minutes d’appels auraient été illégalement acheminées à travers ce réseau parallèle.

Pour l’ARPCE, cette opération constitue une avancée majeure dans la lutte contre la fraude numérique et la protection des recettes du secteur des télécommunications. L’agence a réaffirmé sa détermination à renforcer ses mécanismes de surveillance afin d’anticiper toute tentative similaire à l’avenir.

Les étudiants de l’UCAC-ICAM en immersion au cœur des activités de Congo Terminal

Le 11 juin 2026, Congo Terminal a accueilli une délégation d’étudiants d’UCAC-ICAM dans le cadre du partenariat qui lie l’entreprise à cet établissement d’enseignement supérieur. Cette visite pédagogique avait pour objectif de permettre aux futurs ingénieurs de découvrir les métiers portuaires et de mieux comprendre le fonctionnement d’un terminal à conteneurs de référence en Afrique centrale.

 

La rencontre a débuté par un échange animé par Serge BATCHI BOUITY, Chef de Département Planning Opérations, au cours de laquelle il a présenté les différentes activités de l’entreprise, les métiers exercés sur le terminal ainsi que les compétences clés requises pour évoluer dans l’environnement portuaire.

« Cette visite est une occasion pour les étudiants de confronter leurs connaissances théoriques aux réalités du terrain. Découvrir les métiers du port, comprendre les interactions entre les différentes équipes et appréhender les enjeux opérationnels d’un terminal moderne constitue une expérience enrichissante pour leur future carrière professionnelle », a déclaré Serge BATCHI BOUITY, Chef de Département Planning Opérations.

Les participants ont ensuite effectué une visite terrain des installations portuaires observant directement les opérations de manutention et de logistique en cours. Un arrêt particulier a été marqué au niveau de l’aire d’entretien des RTG, où les étudiants ont pu découvrir les activités de maintenance et les dispositifs mis en œuvre pour garantir la disponibilité des équipements. La visite s’est achevée à la Direction Technique, offrant aux étudiants l’opportunité d’échanger avec les équipes et d’approfondir leur compréhension des métiers techniques indispensables au bon fonctionnement du terminal.

Pour les étudiants, cette expérience a constitué un contact concret avec les réalités d’un secteur en pleine dynamique, leur ouvrant de nouvelles perspectives sur les débouchés professionnels qu’il offre.

« Cette visite nous a permis de découvrir en action les métiers que nous étudions en cours et de mesurer concrètement les exigences du monde professionnel. Les échanges avec les équipes et la découverte des installations ont été particulièrement stimulants et motivants pour la suite de notre parcours », a témoigné un étudiant de l’UCAC-ICAM.

À travers cette initiative, Congo Terminal réaffirme son engagement en faveur du développement des compétences des jeunes et du rapprochement entre le monde académique et l’entreprise, afin de contribuer à la formation des talents qui feront le port de demain.

Journée mondiale des océans : les collaborateurs du Groupe AGL au Congo sensibilisés à la préservation de la biodiversité marine

À l’occasion de la Journée mondiale des océans, AGL Congo et ses filiales ont organisé un webinaire à destination des collaborateurs (Congo Terminal, Terminaux du Bassin du Congo et SAGA) autour du thème : « La biodiversité marine et les activités de conservation menées au Congo ».

 

Animée avec l’appui de Renatura Congo, partenaire engagé du Groupe AGL au Congo dans la protection des écosystèmes côtiers, cette session a permis aux participants de mieux appréhender la richesse des milieux marins congolais, les menaces qui pèsent sur la biodiversité ainsi que les programmes de conservation déployés pour protéger espèces et habitats du littoral.

« La préservation des océans est une responsabilité collective. Sensibiliser nos collaborateurs à ces enjeux, avec l’appui d’experts engagés comme Renatura Congo, participe à la construction d’une culture environnementale durable au sein de nos entreprises », a souligné Raïssa DEKAMBI Chef de service Qualité Compliance et RSE Africa Global Logistics Congo.

Par cette initiative, AGL Congo confirme sa volonté de faire de la responsabilité environnementale un pilier de sa culture d’entreprise, et réaffirme son soutien aux initiatives contribuant à la préservation durable des océans, ressources vitales pour l’équilibre de notre planète et l’avenir des générations futures.

Congo : cap sur le nouveau cadre de coopération pour le développement durable 2027–2031

Le gouvernement et le Système des Nations unies ont officiellement lancé, lundi 16 juin à Brazzaville, un atelier de priorisation marquant le début des travaux d’élaboration du prochain Cadre de coopération des Nations unies pour le développement durable (UNSDCF) 2027-2031.

 

Réunissant quatre-vingts experts issus de l’administration publique, des agences onusiennes, de la société civile, du secteur privé ainsi que des partenaires techniques et financiers, cet atelier se tient jusqu’au 18 juin avec pour ambition de définir les fondements stratégiques de la coopération entre le Congo et les Nations unies pour les cinq prochaines années.

Ce futur document stratégique constituera la feuille de route qui orientera l’action collective du Système des Nations unies au Congo durant le prochain quinquennat, en cohérence avec les priorités nationales de développement durable.

Au cours des travaux, les participants seront appelés à identifier les principaux défis structurels auxquels le pays est confronté, tout en mettant en lumière les opportunités susceptibles d’accélérer sa transformation économique et sociale.

Plusieurs thématiques majeures figurent au programme, notamment le cadrage stratégique et les diagnostics de développement, la présentation de l’Analyse commune de pays (ACP) 2025, ainsi que l’évaluation des acquis et enseignements tirés de la mise en œuvre du précédent cadre de coopération, l’UNDAF 2020-2026.

L’atelier devra également permettre de définir entre deux et quatre axes prioritaires du futur cadre, d’élaborer les théories du changement et d’identifier les résultats collectifs attendus à l’échelle nationale.

À l’issue des échanges, les participants devront arrêter une feuille de route claire menant à la finalisation et à la signature officielle du nouvel UNSDCF avant la fin de l’année 2026.

Congo-Journée de l’enfant africain : une mobilisation en faveur des enfants vulnérables

En prélude à la célébration de la Journée de l’enfant africain, commémorée chaque 16 juin, la ministre des Affaires sociales et de l’Action humanitaire, Marie-France Lydie Hélène Pongault, a conduit une opération d’assainissement et de sensibilisation au profit des enfants vulnérables dans plusieurs structures d’accueil de Brazzaville.

 

Réalisée avec la participation des députés juniors et des enfants bénéficiaires, cette initiative citoyenne s’est déroulée simultanément dans plusieurs centres, notamment à l’Institut des aveugles du Congo, au Centre d’inspection et de réinsertion des enfants vulnérables, au Centre national de prévention et de traitement des traumatismes psychiques ainsi qu’aux orphelinats Joseph-de-Gaston Céleste et La Paix du Christ.

Au-delà de l’opération d’assainissement, cette descente sur le terrain a permis aux autorités d’échanger directement avec les responsables des différentes structures afin de mieux cerner leurs besoins et leurs préoccupations en matière d’encadrement, de protection et d’accompagnement des enfants.

À cette occasion, la ministre Marie-France Lydie Hélène Pongault a apporté un appui financier aux structures visitées, traduisant ainsi la volonté du gouvernement de soutenir durablement les initiatives en faveur du bien-être des enfants.

Cette action s’inscrit dans la dynamique nationale de promotion des droits de l’enfant et témoigne de l’engagement des pouvoirs publics à renforcer les efforts dans les domaines de l’éducation, de la protection sociale, de l’hygiène et du développement harmonieux des plus jeunes.

Congo : deux présumés trafiquants de viande d’hippopotame placés à la maison d’arrêt

Âgés de plus de cinquante ans, ils ont été interpellés le 3 juin 2026 dans la réserve naturelle de Lesio-Luna, située dans le département du Djoué-Léfini, alors qu’ils étaient en possession de soixante morceaux de viande boucanée d’hippopotame.

 

Les deux présumés délinquants fauniques, présentés comme étant originaires de la République démocratique du Congo, ont été appréhendés par les éco-gardes de la réserve au cours d’une opération de surveillance menée dans cette aire protégée. Après leur arrestation, ils ont été remis aux agents des Eaux et Forêts pour la poursuite de la procédure judiciaire.

Le 9 juin dernier, les suspects ont été déférés devant le Procureur de la République près le Tribunal de grande instance de Brazzaville. À l’issue de leur présentation, ils ont été placés à la maison d’arrêt dans l’attente de l’ouverture de leur procès.

Cette affaire bénéficie également de l’appui technique du Projet d’appui à l’application de la loi sur la faune sauvage (PALF), qui accompagne les autorités compétentes dans le traitement des infractions liées à la criminalité environnementale.

Cette interpellation intervient dans un contexte de renforcement des actions de protection de la biodiversité au Congo, où les autorités multiplient les opérations de surveillance et de répression contre le commerce illégal des espèces protégées. L’hippopotame, espèce essentielle à l’équilibre des écosystèmes aquatiques, demeure exposé à diverses menaces liées aux activités humaines, notamment le braconnage.