Congo : le CSLC tient sa deuxième session ordinaire à Brazzaville

Le Conseil supérieur de la liberté de communication (CSLC) tient, du 31 août au 1er septembre 2026 à Brazzaville, sa deuxième session ordinaire de l’année. Les travaux, ouverts lundi, portent sur plusieurs questions liées à la régulation du secteur de la communication.

 

La salle des conférences du ministère de la Justice a servi de cadre, le 31 août, à l’ouverture officielle de la deuxième session ordinaire du Conseil supérieur de la liberté de communication. La cérémonie a été présidée par le président du CSLC, Médard Milandou, en présence de plusieurs acteurs institutionnels et professionnels du secteur.

Responsables des institutions constitutionnelles, dirigeants d’organes de presse, représentants des associations œuvrant dans les domaines de l’information et de la communication, professionnels des médias, hauts conseillers et collaborateurs du CSLC ont pris part à cette cérémonie.

Cette session intervient dans un contexte où les mutations du paysage médiatique, notamment avec l’essor du numérique, imposent de renforcer les mécanismes d’encadrement, tout en veillant au respect de la liberté de communication.

Durant deux jours, les membres du CSLC sont appelés à examiner les différents dossiers inscrits à l’ordre du jour et à dégager des orientations en faveur d’un secteur de la communication davantage organisé et responsable.

Le Conseil entend ainsi poursuivre son action en faveur d’un environnement médiatique où la liberté d’expression et le droit à l’information s’exercent dans le respect des lois et des principes qui régissent la profession.

Congo-BEPC 2026 : près de 68 % de réussite

Sur les 128 860 candidats ayant effectivement pris part aux épreuves du BEPC 2026, 87 556 ont décroché leur diplôme, soit un taux de réussite national de 67,95 %.

 

Les candidats au Brevet d’études du premier cycle (BEPC) session 2026 sont désormais fixés sur leur sort. Publiés cette semaine, les résultats font état de 87 556 admis sur 128 860 candidats présents, soit un taux de réussite de 67,95 %.

Un peu plus de deux candidats sur trois ont ainsi franchi avec succès cette étape de leur parcours scolaire. Pour les admis, l’heure est désormais à la préparation de la prochaine rentrée et à la poursuite des études secondaires.

Ces résultats viennent mettre un terme à plusieurs semaines d’attente et de suspense pour les candidats et leurs familles. Dans les établissements scolaires, la publication des listes d’admis devrait donner lieu à des scènes de joie, mais aussi à quelques déceptions chez ceux qui n’ont pas obtenu le précieux sésame.

Au-delà des chiffres, cette session du BEPC aura une nouvelle fois mobilisé élèves, enseignants, encadreurs et familles autour de cet examen qui constitue un passage déterminant dans le parcours éducatif.

Avec 67,95 % de réussite, le BEPC 2026 livre donc un bilan marqué par une majorité de candidats admis, avant une nouvelle étape, celle de la poursuite du cursus scolaire pour les heureux lauréats.

Congo : À Lumumba, le maire mise sur la proximité avec les commerçants

Le nouvel administrateur-maire du premier arrondissement de Pointe-Noire, Lumumba, est allé à la rencontre des commerçants du marché Ndji-Ndji et des zones environnantes.

 

Pour sa première prise de contact avec les acteurs du commerce de proximité, le nouvel administrateur-maire de Lumumba a choisi le terrain. Accompagné de ses équipes, il s’est rendu au marché Ndji-Ndji ainsi que dans plusieurs espaces commerciaux environnants, où il a échangé directement avec les vendeurs.

Cette démarche de proximité avait notamment pour objectif d’écouter les préoccupations des commerçants et de clarifier certaines questions liées à l’exercice de leurs activités. Au cœur des échanges, le paiement et le respect des taxes réglementaires ont occupé une place importante.

Face aux vendeurs, l’administrateur-maire a voulu rassurer. Il a rappelé que les taxes exigées doivent s’inscrire dans le cadre réglementaire en vigueur, invitant ainsi les commerçants à s’acquitter des obligations qui leur incombent, tout en restant attentif aux difficultés auxquelles ils peuvent être confrontés.

La visite a également permis d’aborder la question du nouveau marché central de Pointe-Noire, dont l’ouverture est particulièrement attendue. Pour les commerçants comme pour les populations, la mise en service de cette infrastructure devrait contribuer à améliorer les conditions de vente et d’achat, tout en favorisant une meilleure organisation des activités commerciales.

Sur le terrain, l’impatience demeure palpable. Les commerçants souhaitent notamment connaître les prochaines étapes avant l’ouverture effective du marché et les modalités qui encadreront leur installation.

 

Congo-Marchés publics : un manuel pour harmoniser les pratiques de contrôle

Les experts se sont réunis le 29 août pour examiner et valider un Manuel destiné à servir de référence aux acteurs du contrôle des marchés publics. L’outil doit contribuer à uniformiser les pratiques et à renforcer l’efficacité du contrôle.

 

Harmoniser les pratiques et renforcer la qualité du contrôle des marchés publics. C’est l’objectif poursuivi à travers l’élaboration d’un nouveau Manuel de référence destiné aux différents acteurs intervenant dans ce domaine.

Réunis le 29 août, les experts ont procédé à l’examen du document en vue de sa validation et de sa mise en application. Cette rencontre constitue une étape importante dans le processus d’amélioration des mécanismes de contrôle des marchés publics.

Le Manuel vise notamment à fournir aux acteurs concernés un cadre commun de travail, en précisant les pratiques et les procédures à suivre dans l’exercice du contrôle. Son élaboration répond ainsi à la nécessité de disposer d’un outil harmonisé, capable de favoriser une meilleure compréhension des exigences liées à la commande publique.

Au-delà de sa validation, les travaux ont également permis aux experts d’échanger sur les modalités de mise en œuvre du document. L’enjeu est désormais de faire de ce Manuel un véritable instrument de référence, utilisable au quotidien par les professionnels chargés de veiller à la régularité et à la conformité des opérations de marchés publics.

Congo : six hommes jugés pour exploitation illicite de minerais

Ils ont comparu, le 28 août, devant le tribunal de grande instance de Pointe-Noire, pour des faits présumés d’exploitation illicite de minerais dans le parc national de Conkouati-Douli, dans le département du Kouilou.

 

L’affaire met une nouvelle fois en lumière les menaces qui pèsent sur les espaces naturels protégés du Congo. Le 28 août, six prévenus, détenus provisoirement, ont été présentés devant le tribunal de grande instance de Pointe-Noire pour répondre d’accusations liées à l’exploitation illégale de minerais au sein du parc national de Conkouati-Douli.

Selon les éléments présentés à l’audience, les mis en cause auraient mené des activités d’extraction de minerais dans cette aire protégée, en dehors de tout cadre légal. De telles pratiques sont susceptibles de contribuer à la dégradation des écosystèmes, notamment à travers la destruction des habitats naturels et la perturbation de la biodiversité.

Situé dans le département du Kouilou, le parc national de Conkouati-Douli constitue l’une des principales aires protégées du Congo. Il abrite une importante diversité d’espèces animales et végétales et joue un rôle majeur dans la préservation des écosystèmes de la façade atlantique.

La comparution de ces six hommes intervient dans un contexte de renforcement de la lutte contre les activités illégales au sein des espaces protégés. Pour les autorités chargées de la protection de l’environnement et de la faune, la préservation de ces territoires passe notamment par le contrôle des activités économiques qui y sont menées et l’application des sanctions prévues par la législation.

Incident près de Makotipoko : Brazzaville et Kinshasa appellent à la retenue

Un incident impliquant des éléments des forces navales et de la gendarmerie des deux Congo a été signalé près de Makotipoko, dans le département de la Nkéni-Alima. Les autorités des deux pays cherchent à établir les circonstances exactes des faits.

 

La situation demeure confuse près de Makotipoko, dans le département de la Nkéni-Alima, où un incident a opposé des éléments de la marine et de la gendarmerie nationales congolaises à des membres de la marine de la République démocratique du Congo (RDC). L’affaire intervient alors que la ministre congolaise des Affaires étrangères de la RDC, Thérèse Kayikwamba Wagner, effectue une visite de travail à Brazzaville.

Présente dans la capitale congolaise, la cheffe de la diplomatie rd-congolaise a assuré que des échanges étaient en cours entre les autorités des deux pays afin de déterminer précisément les circonstances de l’incident.

« Je suis à Brazzaville en contact avec mon homologue. Les ministres de la Défense de nos deux pays sont en échange permanent. Nous sommes en train de finaliser la triangulation de l’information », a-t-elle déclaré, aux côtés de son homologue congolais, Constant-Serge Bounda.

Dans l’attente de conclusions précises, la ministre des Affaires étrangères de la RDC a appelé les différentes parties à la retenue. Pour Kinshasa, cet incident ne saurait remettre en cause les relations entre les deux pays, qui partagent une longue frontière et entretiennent des liens étroits.

« Cet incident ne reflète pas à l’image des relations que nous avons et des relations que nous voulons continuer à entretenir », a souligné Thérèse Kayikwamba Wagner.

La priorité est désormais de clarifier les faits et d’éviter toute escalade. La cheffe de la diplomatie rd-congolaise estime notamment nécessaire de renforcer les mécanismes de dialogue et de coordination déjà existants entre les deux États.

« Le souci pour nous est de voir comment les mécanismes déjà en place entre nos deux pays doivent être renforcés pour une meilleure anticipation et prévention de tels incidents », a-t-elle ajouté.

Alors que les autorités des deux rives du fleuve Congo poursuivent leurs échanges, l’objectif affiché est de faire toute la lumière sur cet incident et de rétablir rapidement le calme dans la zone de Makotipoko.

Diables rouges : le sélectionneur dévoile les contours de la préparation des prochaines échéances

À l’approche des deux premières journées des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations (CAN), le sélectionneur des Diables rouges a fait le point sur la préparation de son équipe.

 

Le sélectionneur des Diables rouges, Claude le Roy a animé, le 26 août, une conférence de presse au siège de la Fédération congolaise de football (Fécofoot), en marge du premier stage consacré aux joueurs locaux. Face aux journalistes, il a détaillé les différents aspects de la préparation de la sélection congolaise avant ses deux premières rencontres des éliminatoires de la CAN, prévues fin septembre et début octobre.

Ce premier regroupement constitue une étape importante dans la constitution du groupe appelé à défendre les couleurs nationales. Il doit notamment permettre au staff technique d’évaluer les joueurs évoluant dans le championnat local et d’identifier ceux susceptibles d’intégrer la sélection pour les prochaines échéances internationales.

Le technicien a également évoqué les enjeux liés aux deux premières journées des éliminatoires. Les Diables rouges seront successivement opposés à la Namibie puis au Cameroun. Deux rendez-vous qui s’annoncent déterminants pour lancer la campagne sur de bonnes bases et engranger les premiers points dans la course à la qualification.

Au-delà de l’aspect purement sportif, le sélectionneur entend mettre à profit cette période de préparation pour travailler sur la cohésion du groupe, les automatismes et les options tactiques à mettre en place. Le stage des locaux constitue ainsi un premier laboratoire avant la constitution du groupe définitif appelé à disputer les rencontres internationales.

Avec ces deux premières sorties en ligne de mire, le staff technique dispose désormais de quelques semaines pour affiner ses choix et préparer une équipe compétitive.

Congo-hydrocarbures : le Sénat adopte quatre avenants aux contrats pétroliers

Réunis en séance plénière ce mercredi 26 août à Brazzaville, les sénateurs ont approuvé quatre projets de loi relatifs à des avenants aux contrats de partage de production pétrolière.

 

La troisième session extraordinaire du Sénat a franchi une nouvelle étape ce mercredi 26 août 2026. Sous la conduite de son président, Pierre Ngolo, la chambre haute du Parlement a examiné puis adopté quatre projets de loi portant approbation d’avenants à des contrats pétroliers.

Les textes approuvés concernent les permis Nanga II bis, Nanga IV, Nanga V et Marine XXIX-A. Les deux premiers avenants, relatifs à Nanga II bis et Nanga IV, ont été signés le 23 novembre 2023 entre la République du Congo, la Société nationale des pétroles du Congo (SNPC) et la société chinoise Dingheng Mining Co. Ltd. Le troisième porte sur le permis Nanga V, tandis que le quatrième concerne le permis Marine XXIX-A, dans le cadre d’un contrat signé le 25 avril 2025 entre l’État congolais, la SNPC et Oriental Energy SAU.

Ces quatre textes ont un point commun à savoir, ils portent sur l’aménagement des mécanismes techniques liés au « prix haut » dans les contrats pétroliers. Cette évolution vise à adapter certaines dispositions contractuelles afin de tenir compte des réalités du secteur et de favoriser la poursuite des investissements.

L’enjeu dépasse ainsi le seul cadre juridique. Lors de l’ouverture de la session extraordinaire, les parlementaires avaient été appelés à mesurer les conséquences économiques, financières, industrielles, budgétaires et sociales de ces aménagements. L’objectif affiché est notamment d’offrir davantage de visibilité aux opérateurs et de créer des conditions favorables à la continuité des activités d’exploration, d’exploitation et de production pétrolières.

Belgique-Congo : Bruxelles veut partager son expertise dans la gestion des déchets

La Belgique entend renforcer sa coopération avec le Congo dans les domaines de l’assainissement et du développement urbain.

 

La coopération entre la Belgique et le Congo pourrait prendre une nouvelle dimension dans le secteur de l’assainissement. Reçue en audience le 25 août à Brazzaville par le ministre de l’Assainissement urbain, du Développement local et de l’Entretien routier, Juste Désiré Mondelé, l’ambassadrice du Royaume de Belgique au Congo, Emmanuelle Plissart De Foy, a fait part de la disponibilité de son pays à mettre son expertise au service du Congo.

Les deux personnalités ont échangé sur les perspectives de coopération entre les deux pays, avec un accent particulier sur l’assainissement, l’aménagement du territoire et le développement des villes.

Au cœur des discussions, la gestion et la valorisation des déchets ont occupé une place importante. « Nous avons parlé des choses qu’on pourrait faire aujourd’hui entre la Belgique et le Congo, dans les domaines de l’assainissement et de l’aménagement du territoire », a expliqué l’ambassadrice à la presse à l’issue de la rencontre.

L’économie circulaire figure notamment parmi les pistes évoquées. Il s’agit de favoriser une meilleure récupération et une valorisation des déchets afin de leur donner une seconde vie, tout en limitant leur impact sur l’environnement. Les échanges ont également porté sur la récupération des déchets présents aussi bien sur les terres que dans les milieux aquatiques, notamment les fleuves et la mer.

Pour la diplomate belge, les discussions ont principalement consisté à identifier les domaines dans lesquels son pays pourrait apporter un appui technique au Congo. À ce stade, aucun projet précis n’a toutefois été arrêté.

Les deux parties ont néanmoins identifié plusieurs secteurs susceptibles de faire l’objet d’une coopération renforcée. Une collaboration qui pourrait contribuer à améliorer les pratiques de gestion des déchets et à accompagner les efforts engagés par les autorités congolaises en faveur de villes plus propres et mieux aménagées.

Congo-Mine : LMC accélère le développement de son projet de Mboukoumassi

Le ministre des Industries minières et de la Géologie, Urbain Fiacre Opo, a effectué récemment une visite de terrain sur le site de la société Luyuan des Mines Congo (LMC), à Mpili, dans le département du Kouilou. Cette descente visait notamment à apprécier l’état d’avancement des travaux liés au permis d’exploitation de Mboukoumassi.

 

Situé à environ 35 km de Pointe-Noire, le chantier de LMC constitue l’un des sites miniers en développement dans le département du Kouilou. La société chinoise mène ses activités sur une superficie de 242 km², dans le cadre du permis d’exploitation de Mboukoumassi qui lui a été attribué.

Au cours de sa visite, le ministre Urbain Fiacre Opo a pu s’enquérir de l’évolution des travaux et des différentes opérations engagées par l’entreprise. Cette descente sur le terrain s’inscrit dans le cadre du suivi des activités minières et du respect des engagements liés à l’exploitation du permis.

Pour le gouvernement, l’enjeu est de veiller à ce que la mise en valeur des ressources minières du pays s’effectue dans le respect de la réglementation en vigueur, tout en favorisant les retombées économiques et sociales pour les populations locales.

Le développement du projet de Mboukoumassi intervient alors que le Congo entend renforcer la contribution du secteur minier à la diversification de son économie. Le suivi régulier des projets en cours apparaît ainsi comme un levier pour accompagner les investisseurs, mais aussi pour s’assurer de la conformité des opérations aux exigences du secteur.