Congo : le gouvernement adopte la Politique nationale de l’assainissement 2026-2035

Réuni en Conseil des ministres, le gouvernement a adopté le projet de décret portant approbation de la Politique nationale de l’assainissement 2026-2035.

 

Présenté par le ministre de l’Assainissement urbain, du Développement local et de l’Entretien routier, Juste Désiré Mondelé, le document ambitionne de transformer le secteur de l’assainissement afin de répondre aux défis croissants liés à l’urbanisation, à la croissance démographique et à la gestion des déchets.

Face aux insuffisances observées dans la collecte et le traitement des déchets solides et liquides ainsi qu’au manque de coordination entre les différents acteurs du secteur, le gouvernement entend mettre en place un cadre cohérent, moderne et efficace pour améliorer durablement les conditions de vie des populations.

Fruit d’un processus inclusif et participatif, cette politique nationale s’appuie sur les recommandations issues de la Conférence sur l’assainissement urbain tenue en février 2025 ainsi que de l’atelier national organisé le 14 octobre 2025. Elle s’inscrit également dans le respect des principes consacrés par la loi d’orientation du 16 août 2022 sur le développement durable et la loi du 17 novembre 2023 relative à la gestion durable de l’environnement en République du Congo.

Conçue comme un levier stratégique du développement national, la Politique nationale de l’assainissement 2026-2035 vise à contribuer à l’atteinte des Objectifs de développement durable, notamment dans les domaines de la santé publique, de l’accès à l’eau potable et de la préservation de l’environnement.

Prenant en compte les réalités du terrain ainsi que les attentes exprimées par les populations, cette politique poursuit un objectif central : garantir à tous un accès durable, inclusif, universel et équitable aux services d’assainissement, tout en intégrant les impératifs de résilience climatique et de lutte contre les effets du changement climatique.

Parmi ses axes prioritaires figurent le développement de la recherche et de l’économie circulaire, le renforcement de l’information, de l’éducation et de la communication autour des bonnes pratiques d’hygiène, ainsi que la mise en place de mécanismes pérennes de financement des services et des investissements.

À l’issue des échanges, les membres du Conseil des ministres ont adopté le projet de décret, ouvrant ainsi la voie à une nouvelle dynamique de gouvernance environnementale et urbaine au service du bien-être des populations et du développement durable du Congo.

Congo : Dangote Fertilizer obtient un permis d’exploitation du gisement de potasse de Mengo

Les ministres adoptent le projet de décret attribuant à la société Dangote Fertilizer Limited Congo un permis d’exploitation du gisement de sels de potasse de Mengo.

 

Le projet a été présenté jeudi 18 juin 2026, devant les membres du Conseil par le ministre des Industries minières et de la Géologie, Urbain Fiacre Opo. Il marque l’arrivée d’un investissement structurant destiné à renforcer la présence industrielle du groupe Dangote au Congo et à consolider le rôle du pays dans la chaîne de valeur des engrais en Afrique.

La demande de permis, introduite le 2 avril 2026, intervient après le retour du site dans le domaine public, consécutivement au non-respect des engagements pris par l’ancien détenteur du titre minier.

Selon les données présentées au Conseil, le gisement de Mengo dispose de réserves prouvées estimées à près de 325 millions de tonnes de sels de potasse, avec une durée d’exploitation projetée sur 25 ans. Le plan de développement prévoit une montée progressive des capacités de production : un million de tonnes par an pour la phase initiale, puis deux millions de tonnes en phase 2 et trois millions de tonnes en phase 3.

Au-delà de l’exploitation minière, Dangote Fertilizer ambitionne de développer au Congo une plateforme industrielle à travers la construction d’une usine de production d’engrais NPK, destinée à soutenir la transformation locale des matières premières et à contribuer au renforcement de la sécurité alimentaire.

Le groupe, déjà engagé dans une dynamique d’expansion continentale dans le secteur des fertilisants, prévoit un investissement évalué à 3 milliards de dollars américains. Ce projet devrait générer près de 800 emplois, tout en favorisant le transfert de compétences et le développement des activités connexes.

Dans son intervention, le président de la République, Denis Sassou N’Guesso, a également attiré l’attention du gouvernement sur la question de l’exploitation illégale des ressources minières. Le chef de l’État a dénoncé l’exploitation anarchique de l’or observée dans plusieurs localités des départements de la Cuvette-Ouest, de la Sangha ainsi que dans la zone du Bas-Kouilou.

Afin de restaurer l’ordre et de garantir une exploitation responsable des ressources naturelles, il a instruit le Premier ministre de mettre en place, sans délai, une task force interministérielle regroupant les administrations concernées.

À l’issue des échanges, le Conseil des ministres a adopté le décret portant attribution du permis d’exploitation du gisement de potasse de Mengo à Dangote Fertilizer Limited Congo, ouvrant ainsi une nouvelle perspective pour l’industrialisation du secteur minier congolais.

Congo : compte rendu du Conseil des ministres du jeudi 18 juin 2026

Le Conseil des ministres s’est réuni ce jeudi 18 juin 2026 au Palais du peuple, sous la très haute autorité de son excellence, M. Denis Sassou N’Guesso, président de la République, chef de l’Etat.

 

Les affaires suivantes étaient inscrites à son ordre du jour, soit :

  • Deux projets de décret au titre du ministère de l’Enseignement supérieur ;
  • Un projet de décret au titre du ministère des Industries minières et de la Géologie ;
  • Un projet de décret au titre du ministère de l’Assainissement urbain, du Développement local et de l’entretien routier ;
  • Deux communications aux titres respectifs des ministères des Sports, de la Jeunesse et de l’Education civique, et de l’Economie, du Plan, de la Statistique et de la Prospective ;
  • Des nominations au titre des ministères de la Recherche scientifique et de l’Innovation technologique, et des Hydrocarbures.

Dans un propos liminaire, son excellence M. Denis Sassou N’Guesso, président de la République, chef de l’Etat, a souligné sa volonté ferme de respecter les engagements pris devant le peuple congolais. A cet égard, il a rappelé aux membres du Conseil des ministres que la mise en œuvre de son projet de société ne devait souffrir d’aucun atermoiement et d’aucune lenteur. Complétant les directives données lors de la première réunion du Conseil des ministres du présent gouvernement, il a instruit les ministres de poursuivre avec force et vigueur l’exécution des projets engagés.

Le chef de l’Etat a ainsi mis en exergue quelques projets d’importance nationale : la poursuite de la réhabilitation des voiries urbaines de Pointe-Noire ; celle de la route lourde conduisant à la frontière Congo-Cabinda ; l’accélération des travaux d’amélioration de la ligne à Très haute tension Pointe-Noire-Brazzaville ; la finalisation des travaux de l’université de Loango; l’implantation des entreprises attendues au sein de la zone industrielle de Maloukou, etc.

Enfin, le président de la République s’est félicité de l’arrivée de l’électricité dans plusieurs localités de l’intérieur, à savoir Boko, Louingui, Mossaka et Allembé. Il a invité le gouvernement à organiser la remise officielle de ces infrastructures, afin de communier avec la population concernée.

I/- Ministère de l’Enseignement supérieur

Abordant les points inscrits à l’ordre du jour du Conseil, le président de la République a donné la parole à madame le Pr Delphine Edith Emmanuel, née Adouki, ministre de l’Enseignement supérieur, qui a soumis à l’examen des membres du Conseil des ministres deux projets de textes ; le premier est un projet de décret portant approbation des statuts de l’université de Loango.

L’université de Loango a été créée par la loi n°06-2022 du 30 décembre 2022. Comme de coutume, il s’agissait présentement d’adopter en Conseil des ministres les statuts permettant de fixer les attributions et de préciser les conditions du fonctionnement de ses organes d’administration et de gestion.

Le comité de direction et le conseil universitaire sont les organes délibérants de l’université, tandis que l’organe exécutif est composé du président de l’université, du vice-président et du secrétaire général. Enfin, les organes consultatifs sont : le conseil scientifique, le conseil pédagogique, le comité de déontologie, d’éthique et de bioéthique ainsi que le conseil des études et de la vie universitaire.

Après examen et discussion, le Conseil des ministres a adopté le projet de décret portant approbation des statuts de l’université de Loango.

Poursuivant son propos, la ministre Emmanuel a soumis à la sagacité des membres du Conseil un second texte, à savoir un projet de décret modifiant certaines dispositions du décret n°2012-698 du 6 juin 2012 portant statut particulier du personnel de l’Université Marien-Ngouabi.

Ce texte est consécutif à une décision prise lors de la session du comité de direction de l’Université Marien-Ngouabi tenue le 24 janvier 2024 entérinant la modification de l’âge de départ à la retraite des agents de l’université Marien-Ngouabi. Après un recours engagé contre le décret initialement adopté, le président du comité de direction de l’Université Marien-Ngouabi, suite à une session extraordinaire dudit comité, a invité le gouvernement, par le truchement de la ministre de tutelle, à soumettre de nouveau au Conseil des ministres le projet de décret issu de la décision du 24 janvier 2024.

Ainsi, la limite d’âge d’admission à la retraite des agents relevant du statut particulier du personnel de l’Université Marien-Ngouabi, dispositions qui prennent effet à compter du 1er septembre 2022, se présente ainsi qu’il suit :

  • Personnel administratif, technique, ouvrier et de service :
  • Soixante-cinq ans pour les cadres de la catégorie I ;
  • Soixante-trois ans pour les cadres de la catégorie II ;
  • Soixante ans pour les agents de la catégorie III.
  • Personnel enseignant :
  • Soixante-dix ans pour les maîtres-assistants, maîtres de conférence et les professeurs titulaires ;
  • Soixante-cinq ans pour les assistants.

Après examen et discussion, le Conseil des ministres a adopté le projet de décret modifiant certaines dispositions du décret n°2012-698 du 6 juin 2012 portant statut particulier du personnel de l’Université Marien-Ngouabi.

      II/- Ministère des Industries minières et de la Géologie

Invité à son tour par le président de la République à prendre la parole, M. Urbain Fiacre Opo, ministre des Industries minières et de la Géologie, a présenté aux membres du Conseil un projet de décret portant attribution à la société Dangote Fertilizer Limited Congo d’un permis d’exploitation pour les sels de potasse, dit « Mengo », dans le département du Kouilou.

La société demanderesse souhaite renforcer son ancrage au Congo grâce à ce projet d’envergure. Ce permis, sollicité par Dangote Fertilizer, le 2 avril 2026, avait été ramené quelques semaines auparavant dans le domaine public suite à l’inexécution de ses obligations par une autre société.

Les réserves prouvées du gisement de Mengo, d’une durée de vie de 25 ans, s’élèvent à environ 325 millions de tonnes de sels de potasse.  Les prévisions de production annuelle sont de : un million de tonnes pour la phase initiale ; deux millions de tonnes pour la phase 2 et 3 millions de tonnes pour la phase 3.

La société Dangute, en passe de devenir la première unité mondiale de production d’urée grâce à ses sites du Nigeria et d’Ethiopie, prévoit la construction au Congo d’une usine de production d’engrais NPK. Elle s’engage, bien entendu, à réaliser les études d’impact environnemental et social ainsi que les études de faisabilité relatives au projet de MengoE. Sur la base d’un investissement estimé à 3 milliards de dollars américains, la société Dangote s’engage également à transformer localement sa production et à participer au renforcement de la sécurité alimentaire de notre pays ; à cet effet, elle va créer environ 800 emplois.

Prenant la parole à ce stade des débats, son excellence M. Denis Sassou N’Guesso, président de la République, chef de l’Etat, abordant un autre volet de l’exploitation minière, a stigmatisé l’exploitation sauvage de l’or qui prévaut dans les départements de la Cuvette-Ouest, la Sangha et dans la zone du Bas-Kouilou, dans le département du Kouilou. Il a instruit le Premier ministre, chef du gouvernement, de mettre en place, sous son autorité et sans délai, une « task force » composée du vice-Premier ministre et des ministres en charge de l’Intérieur, des Affaires foncières, de l’Environnement, de l’Economie forestière, du Développement local et des Industries minières, afin de faire cesser ces désordres.

Après examen et discussion, le Conseil des ministres a adopté le projet de décret portant attribution à la société Dangote Fertilizer Limited Congo d’un permis d’exploitation pour les sels de potasse, dit « Mengo », dans le département du Kouilou.

      III/- Ministère de l’Assainissement urbain, du Développement local et de l’Entretien routier

Invité par le chef de l’Etat à prendre la parole, M. Juste Désiré Mondelé, ministre de l’Assainissement urbain, du Développement local et de l’Entretien routier, a soumis au Conseil un projet de décret portant approbation de la politique nationale de l’assainissement 2026-2035.

L’urbanisation rapide, la forte croissance démographique, l’insuffisante gestion des déchets solides et liquides et la faible coordination entre les acteurs du secteur sont les principaux défis à relever. Il s’agit, sur la base du projet de société de son excellence monsieur le président de la République plébiscité par les Congolaises et Congolais, de structurer durablement le secteur de l’assainissement et de doter le pays d’un cadre stratégique cohérent, moderne et efficace.

Fruit d’un processus inclusif et participatif, ainsi que des réflexions issues des travaux de la conférence sur l’assainissement urbain tenue en février 2025 et de l’atelier national du 14 octobre 2025, la politique nationale d’assainissement proposée prend en compte les principes fondamentaux relatifs à la protection de l’environnement contenus dans la loi d’orientation du 16 août 2022 sur le développement durable ainsi que ceux de la loi du 17 novembre 2023 portant gestion durable de l’environnement en République du Congo.

La politique nationale de l’assainissement est un outil stratégique majeur pour le développement durable de notre pays et doit contribuer à l’atteinte des objectifs de développement durable, notamment en matière de santé, d’eau potable,

Elle a pris en compte les réalités de terrain ainsi que les souhaits de la population. Enfin, cette politique a pour objectif général de garantir un accès durable, inclusif, universel et équitable aux services d’assainissement pour toute la population, tout en intégrant les enjeux de résilience climatique et de lutte contre les effets du changement climatique.

La politique nationale d’assainissement a pour objectifs spécifiques la recherche, le développement et l’économie circulaire ; l’information, l’éducation et la communication et la promotion de l’hygiène ; le financement durable des services et des investissements.

Après examen et discussion, les membres du Conseil des ministres ont adopté le projet de décret portant approbation de la politique nationale de l’assainissement 2026-2035.

      IV/- Communications

Le Conseil des ministres a ensuite suivi deux communications.

La première, relative à un état des lieux du sport en République du Congo, a été présentée par M. Hugues Ngouélondélé, Ministre des Sports, de la Jeunesse et de l’Education civique. Le ministre Ngouélondélé a identifié cinq défis principaux. Le premier concerne la gouvernance des fédérations sportives. Investies d’une délégation de pouvoir de la part de l’Etat pour développer leur discipline sportive, la défaillance de certaines d’entre elles, et pas des moindres, est un des stigmates les plus patents du déclin que connaît le sport congolais. Ainsi, les membres du Conseil ont déploré, avec le ministre, les perturbations qui ont affecté la Fédération congolaise de football et les désordres qui perdurent en marge de la Fédération congolaise de handball, du fait de quelques comportements dissidents.

Le deuxième défi est celui de la formation des sportifs. Notre histoire sportive récente montre, de la victoire lors de la Coupe d’Afrique des nations juniors de 2007 à la moisson de médailles congolaises lors des jeux africains de 2015, que la performance ne s’improvise pas et est le fruit d’un travail patient et opiniâtre.  A cet égard, de grands espoirs existent depuis la création de l’académie de football Alima d’Oyo, les jeunes apprenants montrant d’ores et déjà des prédispositions prometteuses.

Le troisième défi est celui de la participation de nos équipes nationales aux compétitions sportives internationales. Il s’agit de rendre optimales, par la mise à disposition des ressources logistiques idoines, la préparation et la participation de nos athlètes, en vue de performances qui doivent faire la fierté nationale.

La quatrième préoccupation se rapporte à l’état de nos infrastructures sportives. Leur dégradation souvent avancée, hormis la récente réhabilitation du stade de la Concorde de Kintélé, empêche une pratique cohérente du sport de haut niveau ou de proximité.

Le cinquième enjeu est celui du financement du développement du sport. Les membres du Conseil ont opiné sur le fait qu’il était opportun d’impliquer et de mobiliser le secteur privé pour ce faire.

Le président de la République a instruit le Premier ministre, chef du gouvernement, d’impliquer les ministres concernés dans la définition d’un véritable programme de redressement du sport à soumettre, dans les meilleurs délais, à la délibération du Conseil des ministres, et ce sur la base des cinq priorités ainsi définies.

Abordant la seconde communication, relative à la tenue des assemblées annuelles de la Banque africaine de développement (BAD) tenues du 25 au 29 mai 2026 à Brazzaville, M. Ludovic Ngatsé, ministre de l’Economie, du Plan, de la Statistique et de la Prospective, a édifié les membres du Conseil sur le déroulement et sur la moisson récoltée au cours de cet événement.  Le ministre Ngatsé est revenu sur la Journée de l’Afrique, célébrée le 25 mai sous le haut patronage du président de la République, qui a délivré un important message à cette occasion, en présence de chefs d’Etat africains, cérémonie également ponctuée par une intervention du président en exercice de l’Union africaine, son excellence M. Evariste Ndayishimiye, président du Burundi. A cet égard, le Conseil des ministres a rendu un hommage vibrant au président de la République, qui a annoncé à cette occasion, la suppression de l’obligation du visa d’entrée au Congo pour les ressortissants de tous les pays africains, à compter du 1er janvier 2027.

Les Assemblées annuelles se sont poursuives avec les réunions statutaires prévues à leur agenda. On peut citer les nombreux événements parallèles qui ont ponctué ces travaux, dont, notamment : un dialogue présidentiel de haut niveau qui a réuni le président de la République et deux de ses pairs, en présence du président de la BAD ; la première table ronde de haut niveau du Fonds bleu pour le bassin du Congo, dont 63 des projets présentés ont permis la mobilisation historique attendue de 3,5 milliards de dollars US ; une journée du Congo, qui a permis des échanges fructueux entre des décideurs congolais et des investisseurs désireux de connaître les domaines et perspectives de développement de notre pays.

Après cet exposé exhaustif, le Conseil des ministres a opiné sur la nécessité pour notre pays de tirer les profits attendus, sur tous les plans, de l’organisation réussie de ces assises.

      V/- Nominations

Enfin, et au titre des mesures individuelles, le Conseil des ministres a procédé à des nominations au ministère de la Recherche scientifique et de l’Innovation technologique et au ministère des Hydrocarbures.

  • Ministère de la Recherche scientifique et de l’Innovation technologique.

Sont nommés :

  • Directrice générale de l’institut national de recherche agronomique : Mme Otabo Françoise Romaine, docteure ;
  • Directrice générale de l’Institut national de la documentation, de l’information scientifique et technique : Mme Odjola Régina Véronique, maître de conférences ;
  • Directeur de l’Institut géographique national : M. Paka Etienne, maître-assistant CAMES ;
  • Directeur général de l’Institut national en sciences exactes et naturelles : M. Mamonekene Victor, maitre de conférences CAMES ;
  • Directeur général de l’agence nationale de valorisation des résultats de la recherche : M. Okieli Patrick Obel, ingénieur agronome ;
  • Directeur général de l’innovation technologique : M. Madiele Mabika Aimé Bertrand, maitre-assistant ;
  • Directeur général de l’institut de recherche forestière : M. Kimpouni Victor, maître de conférences.

 

  • Ministère des Hydrocarbures

Est nommé :

  • Directeur général de l’Amont pétrolier : M. Mouzabakani Kiesse Franc, ingénieur en électrotechnique.

Plus rien n’étant inscrit à l’ordre du jour, le président de la République a clos la réunion et levé la séance.

Commencée à 10h00, la réunion du Conseil des ministres a pris fin à 13h 30.

 

Fait à Brazzaville, le 18 juin 2026

Pour le Conseil des ministres,

Le ministre de la Communication et des Médias, Porte-parole du gouvernement,

Thierry Lézin Moungalla/-

Lutte contre Ebola : le Congo débloque un million de dollars pour soutenir la RDC

Cette annonce a été faite le 16 juin au cours d’une rencontre continentale dédiée à la mobilisation politique et financière contre la propagation de la maladie dans la région.

 

La République du Congo renforce son engagement en faveur de la solidarité africaine face aux urgences sanitaires. Représentant le président de la République au sommet de haut niveau des chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine (UA), consacré à la résurgence de l’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo (RDC), le Premier ministre, Anatole Collinet Makosso, a annoncé une contribution immédiate d’un million de dollars américains au profit des efforts de riposte.

Une annonce faite le 16 juin au cours de cette rencontre continentale dédiée à la mobilisation politique et financière contre la propagation de la maladie dans la région.

Par ce geste, le gouvernement congolais entend traduire concrètement son soutien au peuple frère de la RDC, confronté à une nouvelle flambée épidémique, mais également saluer le courage du personnel soignant engagé quotidiennement sur le terrain dans des conditions souvent difficiles.

Dans son intervention, le chef du gouvernement congolais a rappelé que les crises sanitaires dépassent les frontières nationales et nécessitent une réponse collective, coordonnée et solidaire entre les États africains.

Cette contribution financière s’inscrit dans la dynamique de coopération régionale promue par l’Union africaine pour renforcer les capacités de prévention, de surveillance et de prise en charge des populations affectées.

Congo-BEPC 2026 : les acteurs de l’examen renforcent leurs capacités

À quelques jours du lancement des épreuves écrites du Brevet d’Études du Premier Cycle (BEPC), session de juin 2026, les membres du jury ont pris part à un séminaire de renforcement des capacités organisé à l’Amphithéâtre Bouya de l’Université Marien Ngouabi de Brazzaville.

 

La cérémonie d’ouverture ainsi que celle de clôture ont été présidées par le ministre de l’Enseignement préscolaire, primaire, secondaire et de l’alphabétisation, Jean-Luc Mouthou, en présence de plusieurs responsables du système éducatif et administratif. Parmi eux figuraient notamment l’inspecteur général de l’enseignement, David Boké, le président général du jury et chef de service du BEPC, Mongo Ondziala Christophe, le directeur départemental de Brazzaville, Alain Claude Dangouama, ainsi que les représentants des forces de police, de la cellule de lutte contre la fraude, des équipes pédagogiques, des directions générales et centrales, sans oublier les chefs de centres et leurs adjoints.

Après l’organisation du Baccalauréat et du Certificat d’études primaires élémentaires (CEPE), le sous-secteur de l’enseignement préscolaire, primaire, secondaire et de l’alphabétisation aborde ainsi sa dernière grande étape de l’année académique avec les épreuves écrites du BEPC prévues à partir du mardi 23 juin prochain.

Placée sous le thème : « La gouvernance stratégique du BEPC à l’ère de la transformation numérique et des nouveaux défis technologiques : renforcer les capacités des acteurs pour une gestion efficace, une sécurisation renforcée et une crédibilité durable des examens d’État en République du Congo », cette rencontre a permis aux participants de réfléchir aux nouvelles exigences liées à l’organisation des examens dans un contexte de modernisation du système éducatif.

Au cœur des échanges, la sécurisation des sujets, le renforcement des mécanismes de lutte contre la fraude, l’amélioration de la gouvernance des examens ainsi que l’intégration progressive des outils numériques dans le processus organisationnel.

Commerce transfrontalier : le Congo accélère sa transition numérique avec le Guichet unique

En visite de travail au Guichet unique des opérations transfrontalières (Guot), la ministre du Commerce, des Approvisionnements et de la Consommation, chargée de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlécaf), Jacqueline Lydia Mikolo, a réaffirmé la volonté de l’exécutif d’accélérer la dématérialisation des procédures administratives liées au commerce.

 

Accompagnée du ministre en charge de l’Économie numérique, Frédéric Nzé, la membre du gouvernement s’est rendue à Pointe-Noire pour évaluer les avancées enregistrées dans la transformation digitale des opérations transfrontalières. Cette démarche s’inscrit dans une vision plus large de modernisation de l’administration publique et de renforcement de la compétitivité économique du Congo.

Au cours de cette séance de travail tenue dans les installations du Guot, les deux ministres ont pu constater les innovations mises en place pour simplifier et fluidifier les procédures administratives relatives au commerce extérieur. À travers la dématérialisation, les autorités ambitionnent de réduire significativement les délais de traitement des dossiers, diminuer les coûts opérationnels pour les opérateurs économiques et renforcer la sécurisation des échanges commerciaux.

Le Guichet unique des opérations transfrontalières apparaît aujourd’hui comme un levier stratégique dans la facilitation du commerce et l’amélioration du climat des affaires. En centralisant plusieurs démarches sur une plateforme numérique intégrée, il contribue à limiter les lourdeurs administratives tout en favorisant davantage de transparence dans les transactions.

Cette visite traduit également la volonté du gouvernement de faire du numérique un moteur de développement économique, en cohérence avec les objectifs de la Zlécaf qui encourage une meilleure intégration des marchés africains et une circulation plus efficace des biens et services.

Violences xénophobes en Afrique du Sud : le Congo organise le rapatriement volontaire de ses ressortissants

Face à l’aggravation de la situation sécuritaire que traversent de nombreux ressortissants congolais vivant en Afrique du Sud, le gouvernement Congolais a décidé de mettre en place une opération de rapatriement volontaire afin de porter assistance à ses citoyens en situation de détresse.

 

Trois vols spéciaux seront affrétés entre le 22 et le 24 juin prochains au départ du Cap et de Johannesburg, dans le cadre d’un dispositif d’urgence coordonné par les autorités congolaises à travers les représentations diplomatiques sur place. Les compatriotes concernés sont invités à se faire enregistrer auprès des services consulaires afin de bénéficier de cette opération.

Cette décision intervient dans un contexte marqué par une recrudescence des agressions à caractère xénophobe visant plusieurs communautés étrangères installées en Afrique du Sud. Depuis plusieurs semaines, des actes de violence, des intimidations et des déplacements forcés ont été signalés dans plusieurs localités, poussant plusieurs pays africains à engager des mesures de protection et de retour volontaire pour leurs ressortissants.

Pour Brazzaville, cette opération traduit avant tout une volonté de préserver la sécurité et la dignité des citoyens congolais confrontés à un climat d’insécurité grandissant. Les autorités entendent également accompagner les personnes concernées dans leur retour et faciliter leur réintégration sur le territoire national.

Le gouvernement réaffirme son devoir de protection envers ses ressortissants où qu’ils se trouvent et lance un appel au calme, tout en encourageant les Congolais établis en Afrique du Sud à rester en contact avec les services diplomatiques pour toute assistance nécessaire.

Ce pont aérien humanitaire constitue ainsi une réponse concrète à une crise qui rappelle l’urgence d’un engagement collectif contre toutes les formes de violences et de rejet de l’autre sur le continent africain.

Congo-Pnud : un partenariat renforcé pour l’électricité rurale et l’accès à l’eau potable

Le ministre de l’Énergie et de l’Hydraulique, Bruno Jean Richard Itoua a eu une rencontre mardi 16 juin à Brazzaville avec la représentante résidente du Pnud au Congo, Adama-Dian Barry.

 

Accompagnée d’une délégation d’experts spécialisés dans les secteurs de l’énergie et de l’hydraulique, la responsable du Pnud est venue faire le point sur l’état d’avancement des projets conduits en partenariat avec le gouvernement congolais.

Au cœur des échanges figurait le programme d’électrification rurale, considéré comme l’un des chantiers prioritaires pour le développement du pays. Ce vaste projet ambitionne d’améliorer l’accès à l’électricité pour près de deux millions d’habitants vivant dans les zones rurales. Au-delà de l’éclairage des ménages, l’initiative vise également à stimuler l’activité économique locale grâce au recours aux énergies renouvelables, notamment au bénéfice des industries implantées dans le Nord du pays ainsi que dans les zones économiques spéciales.

Les deux parties ont examiné les mécanismes permettant d’accélérer la mise en œuvre de la feuille de route de ce programme, conformément à la stratégie gouvernementale en faveur de l’accès universel à l’énergie.

Autre dossier majeur abordé au cours de cette rencontre : la réhabilitation de la desserte en eau potable de Brazzaville à travers la station de traitement de Djoué 2. Intégré au « Plan Mattei » et porté par le Pnud dans sa phase de réhabilitation, ce projet est considéré comme un levier essentiel pour renforcer l’approvisionnement en eau potable dans la capitale.

À cette occasion, le ministre Bruno Jean Richard Itoua a formulé plusieurs orientations stratégiques visant à renforcer l’efficacité des interventions et à améliorer la coordination des opérations sur le terrain.

Congo : l’ARPCE démantèle un vaste réseau de fraude à la SimBox

Une opération, révélée au siège de l’institution à Brazzaville, met en lumière un système sophistiqué de détournement du trafic international entrant ayant causé un préjudice estimé à 136 millions de francs CFA.

 

L’Agence de régulation des postes et des communications électroniques (ARPCE) a annoncé avoir mis au jour et démantelé un important réseau de fraude aux télécommunications utilisant la technologie dite « SimBox ».

L’affaire trouve son origine en mars dernier, lorsque les services techniques de l’ARPCE ont détecté une anomalie inhabituelle dans le volume des communications internationales entrant sur le territoire congolais. Les analyses ont notamment révélé une présence anormale de numéros affiliés à MTN Ouganda, suscitant rapidement des soupçons.

Face à cette situation, le régulateur congolais a sollicité l’appui de l’opérateur concerné afin d’approfondir les investigations. Les vérifications menées au niveau du groupe MTN ont permis de confirmer l’existence d’un mécanisme frauduleux bien organisé.

Selon les premières conclusions, les fraudeurs utilisaient un dispositif de type SimBox, une technique consistant à détourner les appels internationaux en les transformant artificiellement en appels locaux grâce à l’utilisation massive de cartes SIM étrangères. Cette manipulation permet aux auteurs d’échapper aux coûts réglementaires liés au transit international tout en générant des gains illicites.

Au total, plus de 800 000 minutes d’appels auraient été illégalement acheminées à travers ce réseau parallèle.

Pour l’ARPCE, cette opération constitue une avancée majeure dans la lutte contre la fraude numérique et la protection des recettes du secteur des télécommunications. L’agence a réaffirmé sa détermination à renforcer ses mécanismes de surveillance afin d’anticiper toute tentative similaire à l’avenir.

Les étudiants de l’UCAC-ICAM en immersion au cœur des activités de Congo Terminal

Le 11 juin 2026, Congo Terminal a accueilli une délégation d’étudiants d’UCAC-ICAM dans le cadre du partenariat qui lie l’entreprise à cet établissement d’enseignement supérieur. Cette visite pédagogique avait pour objectif de permettre aux futurs ingénieurs de découvrir les métiers portuaires et de mieux comprendre le fonctionnement d’un terminal à conteneurs de référence en Afrique centrale.

 

La rencontre a débuté par un échange animé par Serge BATCHI BOUITY, Chef de Département Planning Opérations, au cours de laquelle il a présenté les différentes activités de l’entreprise, les métiers exercés sur le terminal ainsi que les compétences clés requises pour évoluer dans l’environnement portuaire.

« Cette visite est une occasion pour les étudiants de confronter leurs connaissances théoriques aux réalités du terrain. Découvrir les métiers du port, comprendre les interactions entre les différentes équipes et appréhender les enjeux opérationnels d’un terminal moderne constitue une expérience enrichissante pour leur future carrière professionnelle », a déclaré Serge BATCHI BOUITY, Chef de Département Planning Opérations.

Les participants ont ensuite effectué une visite terrain des installations portuaires observant directement les opérations de manutention et de logistique en cours. Un arrêt particulier a été marqué au niveau de l’aire d’entretien des RTG, où les étudiants ont pu découvrir les activités de maintenance et les dispositifs mis en œuvre pour garantir la disponibilité des équipements. La visite s’est achevée à la Direction Technique, offrant aux étudiants l’opportunité d’échanger avec les équipes et d’approfondir leur compréhension des métiers techniques indispensables au bon fonctionnement du terminal.

Pour les étudiants, cette expérience a constitué un contact concret avec les réalités d’un secteur en pleine dynamique, leur ouvrant de nouvelles perspectives sur les débouchés professionnels qu’il offre.

« Cette visite nous a permis de découvrir en action les métiers que nous étudions en cours et de mesurer concrètement les exigences du monde professionnel. Les échanges avec les équipes et la découverte des installations ont été particulièrement stimulants et motivants pour la suite de notre parcours », a témoigné un étudiant de l’UCAC-ICAM.

À travers cette initiative, Congo Terminal réaffirme son engagement en faveur du développement des compétences des jeunes et du rapprochement entre le monde académique et l’entreprise, afin de contribuer à la formation des talents qui feront le port de demain.