Congo : le visa d’entrée bientôt supprimé pour les ressortissants africains

Le Conseil des ministres a approuvé un projet de loi visant à intégrer cette mesure dans la législation nationale, tout en renforçant les dispositifs de lutte contre l’immigration irrégulière et la criminalité transfrontalière.

 

Réuni en Conseil des ministres, le gouvernement a approuvé un projet de loi modifiant et complétant les dispositions relatives aux conditions d’entrée, de séjour et de sortie des étrangers sur le territoire national. Cette réforme prévoit notamment la suppression de l’obligation de visa d’entrée pour les ressortissants des États africains à compter du 1er janvier 2027.

Présenté par Raymond Zéphirin Mboulou, ministre de la Défense nationale, intervenant au nom de Jean Olessongo Ondaye, ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation, actuellement en mission, le texte vise à traduire dans la législation congolaise l’engagement annoncé par le président de la République, Denis Sassou N’Guesso.

Le chef de l’État avait en effet annoncé cette mesure le 25 mai 2026, à l’occasion de la célébration de la Journée de l’Afrique. Elle s’inscrit dans une dynamique de renforcement de l’intégration africaine et de facilitation de la mobilité des ressortissants du continent.

Pour concrétiser cette orientation, le projet de loi modifie la loi du 6 juin 1996 fixant les conditions d’entrée, de séjour et de sortie des étrangers en République du Congo, telle que modifiée par la loi du 7 août 2017.

La réforme entend renforcer les mécanismes de contrôle des flux migratoires et prévenir les risques liés à l’immigration irrégulière. Elle vise également à lutter contre la criminalité transfrontalière, la traite des personnes, le trafic de migrants et les autres formes de criminalité organisée.

Après examen et discussion, les membres du Conseil des ministres ont approuvé le projet de loi, qui sera désormais transmis au Parlement pour examen et adoption. Si le texte est adopté, la mesure entrera en vigueur à la date annoncée du 1er janvier 2027.

Congo : compte rendu du conseil des ministres du 14 octobre

Le Conseil des Ministres s’est réuni ce Mercredi 14 octobre 2026 au Palais du Peuple, sous la très haute autorité de Son Excellence, Monsieur Denis SASSOU N’GUESSO, Président de la République, Chef de l’Etat.

 

Les affaires suivantes étaient inscrites à son ordre du jour, soit :

– Un (1) projet de loi au titre du Ministère de l’intérieur et de la décentralisation ;

– Un (1) projet de loi et un (1) projet de décret au titre du Ministère de l’économie forestière ;

– Un (1) projet de décret au titre du Ministère de la fonction publique, du travail et du dialogue social ;

– Deux (2) projets de décret au titre du Ministère de la santé et de la population.

MINISTÈRE DE L’INTÉRIEUR ET DE LA DÉCENTRALISATION

Invité par le Président de la République à prendre la parole en lieu et place de Monsieur Jean OLESSONGO ONDAYE, Ministre de l’intérieur et de la décentralisation en mission, Monsieur Raymond Zéphirin MBOULOU,

Ministre de la défense nationale, a soumis à l’examen des Membres du Conseil des Ministres un projet de loi modifiant et complétant la loi n°23-96 du 6 juin 1996 fixant les conditions d’entrée, de séjour et de sortie des étrangers en République du Congo, modifiée par la loi n°29-2017 du 7 août 2017.

A l’occasion de la célébration de la Journée de l’Afrique le 25 mai 2026, SEM. Denis SASSOU N’GUESSO, Président de la République, Chef de l’Etat, avait annoncé la suppression de l’obligation de visa d’entrée en République du Congo pour les ressortissants des Etats africains à compter du 1er janvier 2027. Le projet de loi soumis à l’examen des membres du Conseil vise donc à insérer cette exemption dans nos textes ; Les membres du Conseil ont réitéré à cette occasion l’hommage dû au Président Denis SASSOU N’GUESSO, homme d’Etat reconnu pour son panafricanisme.

Le texte en examen a également pour objet de prévenir les risques liés à l’immigration irrégulière, à la criminalité transfrontalière, à la traite des personnes, au trafic de migrants ainsi qu’aux autres formes de criminalité organisée et à la gestion des flux migratoires.

Après examen et discussion, le Conseil des ministres a approuvé le projet de loi modifiant et complétant la loi n°23-96 du 6 juin 1996 fixant les conditions d’entrée, de séjour et de sortie des étrangers en République du Congo, modifiée par la loi n°29-2017 du 7 août 2017. Il sera transmis au Parlement pour examen et adoption.

MINISTÈRE DE L’ÉCONOMIE FORESTIÈRE

Prenant la parole après y avoir été invitée par le Président de la République, Madame Rosalie MATONDO, ministre de l’économie forestière a soumis à l’examen du Conseil un (1) projet de loi et un (1) projet de décret.

Le projet de loi présenté porte création de l’agence de contrôle des produits forestiers à l’exportation et à l’importation. Institué par la loi n°16-2000 du 20 novembre 2000 portant code forestier et organisé par un décret de 2002, le service de contrôle des produits forestiers à l’exportation (SCPFE), a montré quelques faiblesses et doit être réformé, du fait de l’entrée en vigueur du nouveau code forestier.

Il s’agit de prendre notamment en compte : l’intégration des exigences découlant de l’Accord de partenariat volontaire (APV) relatif à l’application des réglementations forestières, à la gouvernance et aux échanges commerciaux ; l’interdiction des exportations de bois sous forme de grumes ; l’incitation à l’exploitation forestière responsable et durable par l’application des normes d’exploitation forestière à impact réduit, etc.

C’est dans ce contexte, accentué par l’entrée en vigueur de la loi du 17 décembre 2024 relative au régime général des établissements publics à caractère administratif, qu’a été rendue nécessaire la création d’une agence de contrôle des produits forestiers à l’exportation et à l’importation (ACPFEI) plus adaptée aux défis indiqués ici, en lieu et place du service antérieur.

Après examen et discussion, le Conseil des ministres a approuvé le projet de loi portant création de l’agence de contrôle des produits forestiers à l’exportation et à l’importation. Il sera transmis au Parlement pour examen et adoption.

Poursuivant son propos, la Ministre MATONDO a présenté aux membres du Conseil un projet de décret déterminant le contenu du cahier des charges général des conventions et permis forestiers, leurs conditions d’attribution, de conclusion et les conditions d’exercice des activités forestières.

Le nouveau code forestier adopté en 2020 a institué des exigences à la charge des opérateurs, dans le cadre de la mise en œuvre des titres d’exploitation du domaine forestier de l’Etat, notamment l’obligation de la conclusion d’un cahier des charges général. Il s’agit pour les pouvoirs publics de consolider les fondements juridiques de la gouvernance forestière basés notamment sur la transparence et l’exigence environnementale.

Le décret encadre les modalités de négociation du cahier des charges général, les conditions d’attribution des conventions d’aménagement et de transformation, les conventions de valorisation des bois de plantation, ainsi que les conditions de délivrance des permis d’exploitation domestique, permis de coupe des bois de plantation et des permis spéciaux.

La procédure s’enclenche par appel d’offres lancé par arrêté du Ministre en charge des forêts, acte publié au journal officiel ; le document précise les conditions de soumission et la description des caractéristiques des unités forestières d’aménagement ouvertes à l’exploitation, avec le volume moyen des arbres exploitables annuellement, etc. Les dossiers de candidatures, soumis dans un délai de 3 mois, sont examinés par une commission forestière présidée par le ministre en charge des forêts.

Le décret soumis à l’examen du Conseil consacre ainsi les principes de mise en concurrence, de publicité, d’objectivité de l’examen des dossiers, et d’analyse des capacités techniques, financières et environnementales des soumissionnaires.

Le cahier des charges consigne, outre l’obligation d’élaborer le plan d’aménagement et les engagements de l’Etat en matière d’appui institutionnel, les obligations du titulaire de la convention en matière de préservation des écosystèmes, des normes environnementales, de contribution au développement local.

Il s’agit d’assurer le respect des principes de durabilité, de sécurité et de gestion des risques. Après examen et discussion, le Conseil des ministres a adopté le projet de décret déterminant le contenu du cahier des charges général des conventions et permis forestiers, leurs conditions d’attribution, de conclusion et les conditions d’exercice des activités forestières.

MINISTÈRE DE LA FONCTION PUBLIQUE, DU TRAVAIL ET DU DIALOGUE SOCIAL

Prenant la parole après y avoir été invité par le Président de la République, Monsieur Pierre MABIALA, Ministre d’Etat,

Ministre de la fonction publique, du travail et du dialogue social, a soumis à la sagacité des membres du Conseil un projet de décret fixant la durée du temps de travail journalier et les horaires de travail dans les administrations publiques, les établissements publics à caractère administratif, les services publics des institutions constitutionnelles et des collectivités locales.

Il s’agit de réaménager les horaires de travail des administrations publiques concernées, conformément à l’article 121 de la loi n°68-2022 du 16 août 2022 portant statut général de la fonction publique. Il s’agit de rationaliser la prise en compte de l’organisation du temps de travail dans le cadre d’une gouvernance qui tienne mieux compte des contraintes liées notamment aux réalités socioéconomiques des agents civils de l’Etat.

L’objectif est de lutter contre les retards et l’absentéisme des agents civils de l’Etat, de favoriser le respect des obligations professionnelles et de renforcer la discipline dans les administrations, établissements et services publics concernés.

Ainsi, le décret fixe un temps de travail journalier de sept (7) heures, soit une durée hebdomadaire du temps de travail de trente-cinq (35) heures établies sur cinq (5) jours dans la semaine, soit du lundi au vendredi.

Les innovations introduites par le décret sont les suivantes :

– Une journée de travail continue, pour les administrations publiques et établissements publics à caractère administratif, les services publics des institutions constitutionnelles et des collectivités locales, fonctionneront désormais de huit (8) heures à quinze (15) heures, au lieu de sept (7) heures à quatorze (14) heures actuellement, avec une pause de trente (30) minutes, de douze (12) heures à douze heures trente (12h30).

– Une journée de travail en deux temps pour les administrations publiques et établissements publics à caractère administratif qui fonctionnent en deux temps, le matin de huit (8) heures à douze (12) heures et l’après-midi de treize heures trente (13h30) à seize heures trente (16h30) ;

Une journée de travail par roulement ou par rotation, commençant à sept heures trente (7h30) dans certains secteurs d’activité, notamment l’éducation nationale.

Le projet a reçu l’avis favorable et préalable de conformité de la commission nationale consultative du travail dans sa session des 14 et 15. Juillet 2026 ;

Enfin, le décret s’accompagne d’un tableau précisant les spécificités des horaires de travail en tenant compte de la nature du travail ou du caractère de l’activité du service public concerné.

Les responsables des administrations concernées seront donc invités à prendre connaissance de ce tableau et à le répercuter à leurs agents. Plus globalement, ces chefs hiérarchiques sont tenus de faire respecter ces horaires, par exemple en tenant des registres de présence en attendant la digitalisation.

Après examen et discussion, le Conseil des ministres a adopté le projet de décret fixant la durée du temps de travail journalier et les horaires de travail dans les administrations publiques, les établissements publics à caractère administratif, les services publics des institutions constitutionnelles et des collectivités locales.

MINISTÈRE DE LA SANTÉ ET DE LA POPULATION

Invité par le Président de la République à prendre la parole, le Professeur Jean Rosaire IBARA, Ministre de la santé et de la population, a soumis deux textes à l’examen du Conseil. Le premier est un projet de décret portant approbation des statuts du centre hospitalier et universitaire de Brazzaville.

Créé par la loi n°008/87 du 7 février 1987, le CHU de Brazzaville est le principal établissement de référence nationale dans le domaine des soins et services de santé, de l’enseignement médical et de la recherche biomédicale.

La loi n°45-2024 du 17 décembre 2024 portant régime général des établissements publics à caractère administratif et l’évolution du temps ont rendu son statut et ses textes obsolètes. Le décret en examen a pour objet de conformer les statuts du CHU de Brazzaville au cadre juridique actualisé et d’améliorer sa

Après examen et discussion, le Conseil des ministres a adopté le projet de décret portant approbation des statuts du centre hospitalier et universitaire de Brazzaville.

Poursuivant son propos, le Ministre IBARA a soumis au Conseil un projet de décret portant approbation des statuts du laboratoire national de santé publique. Créé par l’ordonnance n°9/69 du 28 mars 1969, le laboratoire national constitue un pilier essentiel du système national de santé. Il joue un rôle déterminant dans la surveillance épidémiologique, le contrôle de la qualité des produits alimentaires, pharmaceutiques et biologiques.

Son fonctionnement est entravé par un cadre juridique trop ancien, désormais inadapté aux exigences contemporaines de gouvernance, de transparence et d’efficacité. Le contexte sanitaire actuel, est par ailleurs marqué par la multiplication des menaces épidémiques, la mondialisation des échanges et la nécessité d’un contrôle renforcé de la qualité des produits de consommation.

Enfin, l’adaptation de ses statuts aux exigences de la loi du 17 décembre 2024 sur le fonctionnement des établissements publics administratifs doit permettre au laboratoire national de santé publique d’exercer pleinement ses missions.

Après examen et discussion, le Conseil des ministres a adopté le projet de décret portant approbation des statuts du centre hospitalier et universitaire de Brazzaville.

Enfin, le Conseil des ministres a été informé des graves inondations consécutives à de fortes pluies, qui affectent depuis quelques jours le département de la LIKOUALA et notamment la sous-préfecture d’EPENA.

Les informations reçues du Ministère des affaires sociales et de l’action humanitaire indiquent que : 16.739 personnes sont sinistrées et/ou déplacées, soit 2.738 ménages touchés ; Onze (11) villages de la sous-préfecture sur 22 sont inondés, soit : MOKENGUI, MABONGO-KOTO,

BOKATOLA, MAKENGO, MATOKO, IBANGA, IYAKOU, ITANGA, MOHOUNDA, BOHA IMPONGUI et Face à cette situation préoccupante sur le plan humanitaire et compte tenu du début de la saison des pluies et des risques sanitaires, le Conseil des ministres, sur instruction du Président de la République, enjoint les départements ministériels concernés à agir sans délai.

Ainsi, le Ministère de la défense nationale a été instruit de mobiliser des hélicoptères de transport au profit des équipes des ministères en charge de l’action humanitaire et de la santé.

La riposte ainsi lancée est placée sous l’autorité du Premier ministre, chef du Gouvernement et sera coordonnée par une Task force constituée des ministères compétents. Le Gouvernement est ainsi tenu de rendre régulièrement compte au chef de l’Etat de l’évolution de la situation.

Le conseil des ministres exprime sa désolation aux Congolaises et Congolais ainsi frappés par le sort et les assure d’une solidarité nationale pleine et entière. Plus rien n’étant inscrit à l’ordre du jour, le Président de la République a clos la réunion et levé la séance.

Fait à Brazzaville, le 14 octobre 2026

MINISTÈRE DE LA COMMUNICATION ET DES MÉDIAS

Porte-parole du Gouvernement, Thierry Lézin MOUNGALLA/-

Congo : Brazzaville lance Force 36

Brazzaville va abriter les 13 et 14 novembre prochains, la première édition du sommet Force 36, couplée au premier Gala de la responsabilité sociétale des entreprises (RSE) d’Afrique centrale.

 

La République du Congo s’apprête à accueillir un rendez-vous consacré à la mobilisation collective en faveur du développement durable en Afrique centrale. Les 13 et 14 novembre prochains, Brazzaville sera le cadre de la première édition du sommet Force 36, qui se tiendra en parallèle du premier Gala de la responsabilité sociétale des entreprises (RSE) d’Afrique centrale. L’événement a été officiellement annoncé le 13 octobre, lors d’une conférence de presse organisée dans la capitale congolaise.

Portée par la Fédération des Organisations pour la résilience et le changement émergent et coordonnée par l’association Communautés et peuples solidaires, cette initiative est née de la société civile, en partenariat avec le secteur privé et les pouvoirs publics. Elle rassemble plus de cinquante organisations de la société civile autour d’une ambition commune, renforcer les synergies entre les différents acteurs afin de favoriser des actions durables à l’échelle de la

Au-delà de cette première édition, le sommet Force 36 entend impulser une nouvelle dynamique de coopération en Afrique centrale. L’objectif est de dépasser les initiatives ponctuelles et dispersées pour construire une démarche collective, cohérente et structurée, capable de produire des résultats concrets à l’échelle macro-régionale.

Cette ambition devrait se traduire par l’élaboration d’une feuille de route décennale couvrant la période jusqu’en 2036. Celle-ci vise à donner une orientation commune aux engagements des organisations participantes et à inscrire leurs actions dans une perspective de long terme.

Le Gala de la RSE viendra compléter cette démarche en mettant en avant la contribution du secteur privé aux enjeux de développement et de responsabilité sociétale. Il s’inscrit dans une volonté de renforcer les passerelles entre les entreprises, les organisations de la société civile et les pouvoirs publics, afin de favoriser une mobilisation plus large autour des priorités de développement de l’Afrique centrale.

Congo : une campagne de quatre jours contre les cancers lancée à Brazzaville

L’initiative vise à encourager les femmes et les jeunes filles à se faire dépister pour favoriser une prise en charge précoce.

 

Le ministère de la Promotion de la femme et du Pacte social, en collaboration avec l’association « Pour Elles », a lancé, le 13 octobre, une campagne de sensibilisation consacrée aux cancers du sein et du col de l’utérus. Prévue pour durer quatre jours, cette initiative entend mobiliser un maximum de femmes et de jeunes filles autour de la prévention et du dépistage précoce.

Les organisateurs souhaitent à travers cette campagne, informer davantage les femmes sur ces maladies, renforcer leur prise de conscience et les encourager à connaître leur état de santé grâce au dépistage. L’objectif est de favoriser la détection précoce des cancers féminins, un enjeu majeur pour améliorer les chances de prise en charge et limiter les complications liées à un diagnostic tardif.

Pour atteindre le public ciblé, plusieurs activités sont inscrites au programme. Il est notamment prévu une marche sanitaire à travers la ville de Brazzaville, des séances de dépistage gratuit ainsi que des conférences-débats. Ces différentes actions permettront de sensibiliser les participantes aux facteurs de risque, à l’importance du suivi médical et aux moyens de prévention.

Au-delà de la sensibilisation, cette campagne constitue une occasion de rapprocher les services de dépistage des femmes et des jeunes filles, tout en contribuant à lever certaines réticences liées aux examens médicaux.

Pendant ces quatre jours, le ministère de la Promotion de la femme et du Pacte social et l’association « Pour Elles » entendent ainsi promouvoir une culture de prévention et rappeler l’importance du dépistage régulier dans la lutte contre les cancers du sein et du col de l’utérus.

Hôpital général de Loandjili : le Codir formule des recommandations pour améliorer la gestion

Réuni le 10 octobre à Pointe-Noire, le comité de direction de l’hôpital général de Loandjili a formulé plusieurs recommandations visant à renforcer la gouvernance de l’établissement, sécuriser ses recettes et évaluer sa dette.

 

La 7ᵉ session ordinaire du comité de direction (Codir) de l’hôpital général de Loandjili s’est tenue le 10 octobre, dans la salle de conférences de l’hôtel Elaïs, sous la présidence de la professeure agrégée Yolande Voumbo Matoumona, assistée du directeur général de l’établissement. Les travaux, qui ont duré plus de six heures, ont été consacrés à l’examen des questions liées au fonctionnement de cette structure sanitaire et à l’amélioration de son efficacité opérationnelle.

Cette rencontre s’est déroulée quelques semaines après une grève ayant plongé l’hôpital dans un régime de service minimum. Elle a réuni plusieurs cadres et représentants des administrations publiques, des organismes partenaires, du personnel hospitalier et de la société civile.

Parmi les structures représentées figuraient notamment les ministères chargés de la Fonction publique, du Travail et du Dialogue social ; des Finances, du Budget et du Portefeuille public ; de la Santé et de la Population ; de la Recherche scientifique et de l’Innovation technologique ; ainsi que des Affaires sociales et de l’Action humanitaire. Des représentants du Centre national d’informations économiques et de conseil en gestion, de l’Organisation de la protection de la santé, de la mairie de Loandjili et du Conseil consultatif de la jeunesse ont également pris part aux échanges.

Au terme des discussions, le comité de direction a formulé plusieurs recommandations à l’endroit de la direction générale, avec pour objectif de renforcer la gouvernance administrative et financière de l’hôpital.

Parmi les principales mesures préconisées figure l’élaboration d’un projet d’établissement couvrant la période 2027-2031, destiné à définir les orientations stratégiques et les priorités de développement de la structure sanitaire.

Sur le plan financier, les participants ont recommandé la mise en place de mécanismes permettant de sécuriser les recettes de l’hôpital, conformément à la réglementation en vigueur. Ils ont également appelé à engager les démarches nécessaires pour accélérer la validation des comptes par les autorités compétentes.

La situation de la dette de l’établissement a, par ailleurs, retenu l’attention du Codir. À cet effet, la mise en place d’une équipe chargée d’évaluer le montant de cette dette a été recommandée. Cette équipe devra présenter les résultats de ses travaux lors de la prochaine session du comité de direction, afin de permettre aux responsables de disposer d’une meilleure visibilité sur la situation financière de l’hôpital.

Les recommandations issues de cette session portent également sur la gestion des ressources humaines et des prestations de service. Les participants ont notamment préconisé l’arrêt du contrat de prestations de service du médecin anesthésiste-réanimateur Thomas Loukoussou, ainsi que celui de Darcy Nimi Milandou, directeur sortant de la logistique et du patrimoine.

Congo-Fonds koweïtien : de nouvelles perspectives de financement en discussion

En déplacement à Bangkok, le ministre des Finances, Christian Yoka, a échangé avec le Fonds koweïtien pour le développement économique arabe sur le financement des projets de développement du Congo.

 

Le 12 octobre 2026, à Bangkok, en Thaïlande, le ministre des Finances, du Budget et du Portefeuille public, Christian Yoka, s’est entretenu avec une délégation de cette institution autour du bilan des projets déjà financés et des nouvelles perspectives de partenariat.

Cette rencontre a permis aux deux parties de faire le point sur une coopération ancienne, dont les premiers engagements financiers remontent à 1966. Le premier financement accordé par le FKAED au Congo avait alors porté sur la réhabilitation du Chemin de fer Congo-Océan (CFCO). À cette occasion, le fonds koweïtien a présenté ses offres d’accompagnement en vue de soutenir de nouveaux projets.

Au cours des échanges, Christian Yoka a présenté les secteurs stratégiques dans lesquels le Congo souhaite attirer des partenaires financiers et des investisseurs. L’objectif est de mobiliser les ressources nécessaires pour soutenir la croissance économique et accélérer la réalisation des ambitions de développement du pays.

Le ministre a toutefois insisté sur la nécessité de bénéficier de financements concessionnels, c’est-à-dire accordés à des conditions plus avantageuses que celles du marché, notamment en matière de taux d’intérêt et de remboursement. Cette orientation s’inscrit dans la volonté des autorités congolaises de poursuivre leurs efforts en matière de gestion de la dette publique.

De son côté, la délégation du Fonds koweïtien s’est montrée disposée à accompagner le Congo dans la recherche et la mise en place de ces financements. Elle a également exprimé sa disponibilité à effectuer une mission à Brazzaville afin de poursuivre les discussions et d’examiner les possibilités de concrétisation de cette coopération.

CEMAC : Denis Sassou-N’Guesso et le gouverneur de la BEAC échangent sur les défis économiques

Le président a reçu, le 9 octobre à Brazzaville, Yvon Sana Bangui. Les échanges ont porté sur la conjoncture économique et les mesures nécessaires à la préservation de la stabilité financière de la sous-région.

 

Denis Sassou-N’Guesso, a reçu en audience, le vendredi 9 octobre 2026, à sa résidence du Plateau, à Brazzaville, le gouverneur de la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC), Yvon Sana Bangui.

Cette rencontre a permis d’aborder la situation économique et financière de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), dans un contexte marqué par les incertitudes économiques internationales et les risques susceptibles de fragiliser les équilibres budgétaires des États membres.

Au cœur des échanges figurait la nécessité de renforcer la résilience des économies de la sous-région face aux chocs extérieurs. Malgré une croissance économique régionale estimée à 3 %, le gouverneur de la BEAC a souligné l’importance de poursuivre les efforts engagés pour préserver la stabilité macroéconomique et financière.

La diversification des économies constitue également un enjeu majeur pour les pays de la CEMAC. Elle doit notamment contribuer à réduire leur dépendance aux importations et à renforcer les réserves de change de la sous-région.

Les discussions ont ainsi mis en lumière les défis auxquels la CEMAC reste confrontée pour consolider ses équilibres économiques et préserver les conditions d’une croissance durable.

Ecobank et CIPS renforcent les paiements entre la Chine et l’Afrique

Le groupe Ecobank a signé un accord avec le système chinois CIPS pour faciliter les transactions en renminbi et soutenir les échanges commerciaux sino-africains.

 

L’institution bancaire panafricaine a conclu un protocole d’accord avec le Cross-Border Interbank Payment System (CIPS), une infrastructure chinoise dédiée aux paiements transfrontaliers en renminbi, la monnaie nationale chinoise.

La signature de cet accord s’est déroulée en marge de la visite officielle en Chine du président du Conseil de la République togolaise, en présence du ministre togolais de l’Économie et des Finances ainsi que d’un représentant de la Banque populaire de Chine.

Les deux partenaires entendent élargir les possibilités de paiement et de compensation en renminbi entre la Chine et le continent africain. L’objectif est notamment de faciliter les règlements en monnaie chinoise, de réduire la complexité des opérations de compensation et d’améliorer l’accès aux circuits de paiement transfrontaliers.

L’accord ambitionne également de consolider les infrastructures financières nécessaires au développement du commerce sino-africain. Une meilleure connectivité des systèmes de paiement pourrait contribuer à fluidifier les échanges, tout en diversifiant les mécanismes de règlement utilisés par les opérateurs économiques.

Ce rapprochement intervient dans un contexte marqué par l’intensification des échanges commerciaux entre la Chine et les économies africaines. En facilitant les transactions en RMB, le partenariat pourrait offrir aux entreprises et aux acteurs économiques de nouvelles possibilités pour régler leurs opérations commerciales avec leurs partenaires chinois.

Pour Ecobank, présente dans plusieurs pays africains, cette initiative s’inscrit dans une dynamique de renforcement des connexions financières entre le continent et les grands pôles économiques mondiaux. Pour les entreprises africaines engagées dans des échanges avec la Chine, le développement des paiements en renminbi pourrait, à terme, faciliter la gestion des transactions commerciales.

Toutefois, les retombées concrètes de cet accord dépendront notamment de sa mise en œuvre, de l’accessibilité des nouveaux mécanismes de paiement et de leur adoption par les acteurs économiques concernés.

Congo : Gavi plaide pour un budget conséquent consacré à l’achat des vaccins en 2027

Le 9 octobre, le responsable pays de Gavi, Martin Morand, a sollicité auprès du président du Sénat, Pierre Ngolo, un renforcement des crédits budgétaires destinés à l’achat des vaccins dans le cadre de la loi de finances 2027.

 

Le financement de la vaccination au Congo était au cœur des échanges entre le président du Sénat, Pierre Ngolo, et le responsable pays du département de la mise en œuvre des programmes de l’Alliance mondiale pour les vaccins et l’immunisation (Gavi), Martin Morand, le 9 octobre à Brazzaville.

Au cours de cette rencontre, Martin Morand a plaidé pour l’inscription d’une ligne budgétaire suffisamment conséquente dans la loi de finances 2027 afin de garantir les ressources nécessaires à l’achat des vaccins. Cette démarche vise à renforcer l’engagement financier de l’État congolais en faveur de la vaccination et à soutenir les efforts déployés pour améliorer la couverture vaccinale dans le pays.

Le responsable pays de Gavi était accompagné de représentants du Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) et du ministère de la Santé et de la Population. La délégation séjourne au Congo dans le cadre d’une mission annuelle destinée à accompagner les autorités nationales dans leurs efforts de vaccination et dans la mise en œuvre du programme d’achat des vaccins.

Gavi entend encourager la mobilisation des ressources nationales pour assurer la disponibilité des vaccins et contribuer à la continuité des programmes de vaccination. L’inscription de crédits suffisants dans le budget de l’État constitue, à cet égard, un enjeu important pour soutenir les actions de prévention des maladies évitables par la vaccination.

Le plaidoyer adressé au président du Sénat intervient donc dans la perspective de l’examen de la loi de finances 2027, avec pour objectif de faire de la vaccination une priorité budgétaire et de renforcer la participation de l’État à son financement.

RDC-Congo : les travaux du pont route-rail Kinshasa-Brazzaville annoncés pour juin 2027

La République démocratique du Congo (RDC) et la République du Congo prévoient de lancer en juin 2027 les travaux de construction du pont route-rail reliant Kinshasa à Brazzaville.

 

Les deux pays ont convenu du calendrier prévisionnel de lancement des travaux, fixé à juin 2027. Cette échéance ressort des échanges tenus le vendredi 9 octobre 2026 à la Cité de l’Union africaine, à Kinshasa, entre le président congolais Félix Tshisekedi et une délégation du gouvernement de la République du Congo.

Conduite par Jean-Jacques Bouya, vice-Premier ministre chargé de la Coordination des infrastructures de développement et de l’Aménagement du territoire, la délégation congolaise a échangé avec le chef de l’État congolais sur l’évolution de ce projet stratégique, destiné à améliorer les liaisons entre les deux pays voisins.

Situées de part et d’autre du fleuve Congo, Kinshasa et Brazzaville comptent parmi les capitales les plus proches du monde. Malgré cette proximité géographique, les déplacements entre les deux villes restent tributaires des moyens de transport fluvial et aérien.

La construction d’un pont route-rail devrait contribuer à surmonter ces contraintes en offrant une liaison terrestre et ferroviaire directe entre les deux capitales. L’infrastructure ambitionne ainsi de fluidifier le transport des personnes et des marchandises, de faciliter les activités commerciales et de réduire les difficultés liées aux déplacements transfrontaliers.