Congo : la Fécofoot autorisé à reprendre ses activités

Le ministère des Sports a autorisé la Fédération congolaise de football (Fécofoot) à utiliser les infrastructures sportives du pays pour l’organisation des compétitions de la saison 2025-2026.

 

L’instance dirigeante du football en République du Congo peut désormais reprendre officiellement ses activités. Dans une autorisation signée ce lundi 8 juin 2026 à Brazzaville, le ministre des Sports, de la Jeunesse et de l’Éducation civique, Hugues Ngouélondélé, a donné son accord. La Fécofoot peut occuper les complexes sportifs sur toute l’étendue du territoire national.

Cette mesure permettra à la fédération d’organiser les compétitions nationales et internationales dans le cadre de la saison sportive 2025-2026. Toutefois, cette autorisation est soumise à plusieurs conditions, notamment le respect des textes réglementaires en vigueur, la souscription d’une assurance couvrant les risques liés aux compétitions, la garantie de la crédibilité des rencontres ainsi que la sécurisation des sites sportifs.

Le ministère précise que tout manquement à ces exigences pourrait entraîner l’annulation de cette autorisation. Le Directeur général des Sports et les responsables des infrastructures sportives sont chargés de veiller à l’application stricte de ces dispositions.

Cette décision ouvre la voie à la reprise effective des compétitions et suscite l’espoir d’un retour progressif à la normale pour le football congolais.

Congo : l’avenue des Blindés en pleine métamorphose

Jadis transformée en dépotoir à ciel ouvert par certains riverains, cette voie connaîtra bientôt un nouveau visage grâce aux travaux de pavage lancés par les autorités.

 

Longtemps considérée comme un point noir en matière d’assainissement urbain, l’avenue des Blindés, située entre l’avenue des Trois Martyrs et la rue Bangangoulou, s’apprête à tourner définitivement la page de l’insalubrité.

Prévu pour une durée de trois mois, le chantier vise à améliorer durablement les conditions de circulation tout en offrant aux habitants un cadre de vie plus sain et plus agréable. Les travaux portent sur l’aménagement de deux voies de circulation de 4,50 mètres de largeur chacune. Ils comprennent notamment les opérations de terrassement, la mise en place d’une couche de fondation en matériaux concassés ainsi que la pose de pavés autobloquants sur l’ensemble du tracé.

Au-delà de la réhabilitation de la chaussée, le projet accorde une place importante à la mobilité piétonne. Des trottoirs d’une largeur comprise entre 2,50 et 3 mètres seront aménagés de part et d’autre de la voie. Des espaces piétonniers sécurisés et conviviaux viendront également renforcer l’attractivité de ce secteur urbain, offrant ainsi aux populations des lieux propices à la promenade et à la détente.

Procédant au lancement officiel des travaux, Juste Désiré Mondelé a souligné que cette initiative s’inscrit pleinement dans la politique gouvernementale d’assainissement urbain et de modernisation des infrastructures de proximité. Selon lui, l’aménagement de ce tronçon revêt une triple dimension sociale, économique et environnementale.

« Ce projet contribuera à améliorer le cadre de vie des citoyens, à fluidifier la circulation et à renforcer l’attractivité de cette zone », a-t-il indiqué, mettant en avant les retombées positives attendues pour les populations riveraines.

Congo : Bruno Jean Richard Itoua veut améliorer l’accès aux services essentiels

Le ministre de l’Énergie et de l’Hydraulique a eu une rencontré le 5 juin à Brazzaville avec les cadres, agents ainsi que les responsables des structures placées sous la tutelle de son département ministériel.

 

Cette première prise de contact a permis au membre du gouvernement de présenter les grandes orientations de son action et de mobiliser l’ensemble des acteurs autour des défis prioritaires du secteur. La feuille de route du membre du gouvernement est centrée sur l’amélioration rapide de la desserte en eau potable et en électricité à travers le pays. Face aux attentes croissantes des populations, il a insisté sur la nécessité d’apporter des réponses concrètes et durables aux difficultés d’approvisionnement observées dans plusieurs localités.

Bruno Jean Richard Itoua a également mis l’accent sur le renforcement de la coordination des nombreux projets en cours dans les domaines énergétique et hydraulique. Selon lui, une meilleure synergie entre les différentes structures sous tutelle est indispensable pour accélérer l’exécution des programmes, optimiser l’utilisation des ressources disponibles et garantir des résultats tangibles au bénéfice des citoyens.

La modernisation de la gouvernance du secteur figure également parmi les priorités du ministère. À cet effet, le ministre a appelé à davantage de rigueur, de transparence et de responsabilité dans la gestion des services publics relevant de son département. Il a encouragé les responsables à adopter une culture de performance axée sur l’efficacité, la redevabilité et la satisfaction des usagers.

Cette rencontre a aussi été l’occasion pour le ministre d’échanger avec ses collaborateurs sur les principaux défis à relever et les perspectives de développement du secteur. Les participants ont salué cette démarche qui vise à instaurer un dialogue permanent et à renforcer la cohésion entre les différentes entités chargées de mettre en œuvre la politique gouvernementale en matière d’énergie et d’hydraulique.

Le ministre Bruno Jean Richard Itoua entend insuffler une nouvelle dynamique au secteur, avec pour objectif d’améliorer durablement l’accès des populations à l’eau potable et à l’électricité, deux leviers essentiels du développement économique et social du Congo.

Congo-Sénat : douze affaires majeures au cœur de la 9e session ordinaire

Les sénateurs congolais ont entamé les travaux de la 9e session ordinaire avec un agenda particulièrement chargé. Douze affaires figurent à l’ordre du jour, couvrant des domaines aussi variés que la cohésion sociale, la santé publique, l’éducation, l’aviation civile et la coopération internationale.

 

Parmi les textes les plus attendus figurent trois propositions de loi déjà adoptées en première lecture par l’Assemblée nationale. La première porte sur la lutte contre le tribalisme et les autres faits assimilés, une initiative qui vise à renforcer l’unité nationale et à promouvoir le vivre-ensemble. La deuxième concerne la santé de la reproduction au Congo, tandis que la troisième est relative à la reconnaissance historique de la traite négrière transatlantique ainsi qu’à l’accès exceptionnel à la nationalité congolaise pour les Afro-descendants.

Les deux dernières propositions de loi ont été initiées respectivement par les députés Bersol Exaucé Ngambili Ibam et Ferréol Constant Patrick Gassackys. Leur examen par la chambre haute devrait susciter d’importants débats sur des questions à la fois historiques, sociales et identitaires.

Au-delà de ces propositions, les sénateurs se pencheront également sur plusieurs projets de loi stratégiques pour le développement du pays. Il s’agit notamment du texte portant création de l’Autorité nationale des enquêtes et d’analyse pour la prévention des accidents et incidents de l’aviation civile, ainsi que du projet de loi fixant l’organisation du système éducatif en République du Congo.

La coopération internationale occupe également une place importante dans les travaux de cette session. Les parlementaires examineront en effet les projets de loi autorisant la ratification de l’accord entre le gouvernement de la République du Congo et celui de la Fédération de Russie sur la promotion et la protection réciproque des investissements. Un autre texte concerne la ratification de l’accord-cadre de coopération entre le Congo et la République de Cuba.

Kazakhstan-Congo : le nouvel ambassadeur Jean Galiev présente ses lettres de créance

Le nouvel ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Kazakhstan au Congo, Jean Galiev, a officiellement pris ses fonctions le 3 juin, après avoir présenté ses lettres de créance au président de la République, Denis Sassou N’Guesso, lors d’une cérémonie solennelle tenue au palais présidentiel de Brazzaville.

 

Reçu dans la salle des ambassadeurs, le diplomate kazakh a été accueilli par le chef de l’État congolais en présence du ministre des Affaires étrangères, de la Francophonie et des Congolais de l’étranger, Constant-Serge Bounda, du secrétaire général du ministère, Guy Nestor Itoua, ainsi que de la directrice du protocole et des affaires consulaires.

Cette audience marque le début officiel de la mission diplomatique de Jean Galiev au Congo. Diplomate expérimenté, il a précédemment représenté son pays en France, à Monaco et au Portugal, où il a contribué au développement des relations bilatérales entre le Kazakhstan et ses partenaires européens.

À l’issue de la cérémonie, le nouvel ambassadeur a réaffirmé sa volonté de renforcer davantage les liens d’amitié et de coopération entre Brazzaville et Astana. Il a souligné son engagement à œuvrer pour l’élargissement des échanges dans le cadre de la coopération bilatérale et multilatérale, en mettant l’accent sur les secteurs porteurs de croissance et de développement.

Les relations entre le Congo et le Kazakhstan reposent sur une coopération ancienne et diversifiée. Elles couvrent notamment les domaines politique, économique, énergétique, agricole, des transports ainsi que des technologies de l’information et de la communication. Des secteurs considérés comme stratégiques par les deux pays, qui entendent consolider leurs partenariats dans un contexte international marqué par la recherche de nouvelles opportunités de collaboration.

L’arrivée de Jean Galiev à Brazzaville traduit ainsi la volonté commune des autorités kazakhes et congolaises d’insuffler une nouvelle dynamique à leurs relations diplomatiques et économiques, avec pour objectif de favoriser des échanges plus soutenus et mutuellement bénéfiques.

Passation des marchés publics : une nouvelle cohorte de jeunes formée à Brazzaville

Les jeunes retenus pour la deuxième cohorte du Programme de stage en passation des marchés publics ont officiellement intégré leur formation le 3 juin 2026 à Brazzaville.

 

Conçu pour répondre aux exigences croissantes de transparence, d’efficacité et de bonne gouvernance dans la gestion des ressources publiques, ce programme offre aux bénéficiaires une formation pratique et théorique axée sur les principes fondamentaux de la passation des marchés. L’initiative est soutenue par la Banque mondiale et le gouvernement congolais. Les stagiaires seront ainsi outillés pour maîtriser les procédures réglementaires, les mécanismes de contrôle ainsi que les exigences éthiques qui encadrent le secteur.

À travers cette formation, les organisateurs entendent favoriser l’émergence d’une relève compétente capable d’accompagner les administrations publiques et les projets de développement dans la conduite des procédures d’acquisition conformes aux normes nationales et internationales.

Lors de la cérémonie d’intégration, les responsables du programme ont rappelé l’importance stratégique de la passation des marchés publics dans le développement économique du pays. Ils ont souligné que la qualité des infrastructures, des services publics et des investissements dépend largement de la rigueur avec laquelle les ressources publiques sont gérées.

Au-delà de l’acquisition de compétences techniques, le programme met un accent particulier sur les valeurs d’intégrité, de responsabilité et de redevabilité. Des qualités jugées essentielles pour contribuer à la lutte contre la corruption et à l’amélioration de la gouvernance publique.

Cette deuxième cohorte témoigne de la volonté des autorités congolaises et de leurs partenaires de poursuivre les efforts de professionnalisation du secteur. En investissant dans la formation des jeunes, le Congo se dote progressivement d’un vivier d’experts capables de relever les défis liés à la modernisation de l’administration publique et à la gestion efficace des fonds destinés au développement.

À l’issue de leur parcours, les stagiaires auront l’opportunité de mettre en pratique leurs acquis au sein de différentes structures publiques, contribuant ainsi à renforcer durablement les compétences nationales dans un domaine clé pour la performance de l’État.

Osiane 2026 : le recyclage des déchets électroniques au cœur d’une nouvelle ambition industrielle

À l’occasion de la 10e édition du Salon international de la tech et de l’innovation de l’Afrique centrale (Osiane), les acteurs du numérique, de l’environnement et de l’entrepreneuriat se sont réunis au Grand Hôtel de Kintélé.

 

Organisé dans le cadre des activités du salon Osiane, cet atelier thématique a rassemblé des experts, des représentants gouvernementaux, des délégués venus de plusieurs pays d’Afrique centrale ainsi que de nombreux entrepreneurs et startuppers engagés dans l’innovation verte.

Face à l’augmentation constante de la consommation d’appareils électroniques et numériques, la question du traitement des équipements en fin de vie devient un défi environnemental de premier ordre. Téléphones, ordinateurs, batteries et autres composants électroniques s’accumulent chaque année, générant des milliers de tonnes de déchets souvent mal gérés.

Les participants ont souligné la nécessité de mettre en place une véritable filière industrielle de collecte, de tri, de recyclage et de valorisation des déchets électroniques. Une telle démarche permettrait non seulement de réduire l’impact environnemental de ces déchets, mais également de créer de nouvelles chaînes de valeur capables de stimuler l’économie circulaire.

« Les déchets électroniques ne doivent plus être considérés comme un problème, mais comme une ressource stratégique », a estimé l’un des experts présents à l’atelier. Les métaux rares et matériaux récupérables contenus dans ces équipements représentent en effet un potentiel économique important encore largement sous-exploité dans la sous-région.

Au-delà des enjeux environnementaux, les échanges ont mis en avant les perspectives de création d’emplois pour les jeunes. La mise en place d’une industrie du recyclage électronique pourrait générer des centaines d’emplois directs et indirects dans les domaines de la collecte, de la réparation, du démantèlement, du traitement et de la valorisation des matériaux.

Les start-ups présentes ont également présenté plusieurs solutions innovantes visant à améliorer la traçabilité des déchets, optimiser leur collecte et favoriser leur réutilisation. Ces initiatives témoignent du dynamisme de l’écosystème numérique africain et de sa capacité à répondre aux défis du développement durable.

 

Congo : vers l’amélioration du climat des affaires

La ministre du Commerce, de l’Approvisionnement et de la Consommation, Jacqueline Lydia Mikolo, a tenu mardi 2 juin 2026, une séance de travail avec les représentants du secteur privé.

 

Plusieurs sujets ont été abordé au cours de la rencontre entre la ministre Jacqueline Lydia Mikolo et les représentants du secteur privé. Entre autres sujets, le retour de la mercuriale nationale, un mécanisme destiné à mieux encadrer les prix des produits sur le marché et à lutter contre les pratiques spéculatives.

Les participants ont également discuté de la mise en place d’un guichet unique dédié aux commerçants. Cette réforme vise à simplifier les démarches administratives, réduire les délais de traitement des dossiers et améliorer l’accompagnement des opérateurs économiques dans l’exercice de leurs activités.

Pour les acteurs du secteur privé, ces mesures pourraient contribuer à renforcer la transparence des échanges commerciaux et à favoriser un environnement plus attractif pour l’investissement. Ils ont, par ailleurs, plaidé pour la poursuite des réformes destinées à lever les contraintes qui freinent encore le développement des entreprises locales.

La préparation des entreprises congolaises aux opportunités offertes par la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlécaf) a également figuré parmi les priorités évoquées. Face à l’ouverture progressive des marchés africains, les participants ont souligné la nécessité d’accroître la compétitivité des produits nationaux, de moderniser les outils de production et de renforcer les capacités des opérateurs économiques. La ministre Jacqueline Lydia Mikolo a assuré que les préoccupations exprimées seront prises en compte dans la mise en œuvre des politiques publiques.

Congo-Assemblée nationale : huit dossiers sur la table des députés

La 12e session ordinaire de l’Assemblée nationale s’est ouverte le 2 juin 2026, à Brazzaville.

 

Les députés ont fait leur rentrée du mois de juin. Une session marquée par l’examen de huit dossiers arrêtés lors de la conférence des présidents tenue le 26 mai dernier. Parmi les principaux points à examiner figure le débat d’orientation budgétaire, un exercice essentiel qui permettra aux députés d’apprécier les grandes lignes de la politique économique et financière en prélude à l’élaboration du budget de l’État. Les parlementaires suivront également la présentation du programme d’actions du gouvernement, occasion pour l’exécutif de décliner ses priorités et ses perspectives de développement.

Sur le plan de la coopération internationale, les élus sont appelés à se prononcer sur le projet de loi autorisant la ratification de l’accord conclu entre la République du Congo et la Fédération de Russie relatif à la promotion et à la protection réciproque des investissements. Ce texte vise à renforcer les échanges économiques et à offrir un cadre juridique sécurisé aux investisseurs des deux pays.

La session sera également marquée par l’examen du projet de loi portant création de la Caisse des dépôts et consignations, une institution financière appelée à jouer un rôle déterminant dans la mobilisation de l’épargne publique et le financement des projets d’intérêt général.

Autre réforme attendue, le projet de loi fixant l’organisation du système éducatif en République du Congo, qui devrait contribuer à moderniser le cadre législatif de l’enseignement et à mieux répondre aux défis de la formation des jeunes générations.

La représentation nationale entend apporter sa contribution aux efforts de modernisation de l’État, d’amélioration de la gouvernance et de consolidation des partenariats internationaux. Les travaux de cette session s’annoncent ainsi déterminants pour l’adoption de réformes susceptibles d’avoir un impact significatif sur le développement économique et social du pays.

Congo-Baccalauréat général : 17 détenus dont une fille affrontent les épreuves

Le coup d’envoi des examens a été donné par le directeur de la Réinsertion sociale et de l’Action sociale judiciaire près la Direction générale de l’administration pénitentiaire, Jean-Joël Komo.

 

Dix-sept détenus, dont une jeune fille, ont entamé les épreuves écrites du baccalauréat général à la Maison d’arrêt et de correction de Brazzaville (MACB). Le coup d’envoi des examens a été donné par le directeur de la Réinsertion sociale et de l’Action sociale judiciaire près la Direction générale de l’administration pénitentiaire, Jean-Joël Komo, lors du lancement de l’épreuve d’anglais. La cérémonie s’est déroulée en présence du chef de centre de la MACB, Kevin Wilfrid Makosso.

Les dix-sept candidats, tous inscrits en série A, se répartissent entre onze candidats libres et six candidats officiels. Selon les responsables du centre, les premières épreuves se sont déroulées dans un climat de sérénité, comparable à celui observé dans les autres centres d’examen du pays.

Afin de garantir le bon déroulement de cette session, toutes les dispositions organisationnelles et sécuritaires ont été prises conformément aux exigences des examens d’État. Pour Jean-Joël Komo, cette participation traduit la volonté des autorités pénitentiaires de faire de l’éducation un véritable levier de réinsertion.

« La Direction générale de l’administration pénitentiaire œuvre chaque année pour permettre aux détenus qui remplissent les conditions requises de prendre part aux examens d’État », a-t-il indiqué.

Cette dynamique n’est pas nouvelle. Depuis 2017, la Maison d’arrêt et de correction de Brazzaville présente régulièrement des candidats aux différents examens nationaux, offrant ainsi à de nombreux détenus l’opportunité de poursuivre leur parcours scolaire malgré leur situation carcérale.