Hydrocarbure : le Congo fixe les prix du brut pour le 3e trimestre 2025

Le gouvernement à travers le ministère des Hydrocarbures, a fixé les prix fiscaux des hydrocarbures bruts produits et commercialisés au troisième trimestre 2025.

 

C’était au cours d’une réunion stratégique, organisée du 8 au 10 octobre à Pointe-Noire, par la société Wing-Wah et présidée par le ministre Bruno Jean Richard Itoua. Au terme des travaux, les autorités ont annoncé une moyenne trimestrielle des prix fiscaux de 69,155 dollars par baril, assortie d’un différentiel moyen de +0,021 dollar par rapport aux références internationales.

Dans le détail, les prix moyens pondérés par qualité de brut sont les suivants : Djeno Mélange : 68,249 $/b, différentiel de -0,531 $/b par rapport au Brent daté ; Nkossa Blend : 68,815 $/b, différentiel de -0,235 $/b ; Yombo : 70,402 $/b, différentiel positif de +0,830 $/b ; Nkossa-Butane : 46,454 $/b, aligné sur les cargaisons de Butane NWE ; Nkossa-Propane : 26,847 $/b, avec un différentiel de -1,618 $/b par rapport au Propane Mont Belvieu.

Les cargaisons ont été négociées selon différents schémas de pricing period, notamment 5 jours après BL ou selon la moyenne mensuelle.

Clôturant la réunion, le ministre des Hydrocarbures a souligné que l’environnement mondial de l’industrie pétrolière reste instable, marqué par des bouleversements économiques et géopolitiques majeurs.

« Notre stratégie nationale s’articule autour de trois piliers fondamentaux : augmenter la production, moderniser les infrastructures et valoriser nos ressources de manière inclusive mais aussi suprême », a déclaré Bruno Jean Richard Itoua.

La prochaine réunion de fixation des prix fiscaux est d’ores et déjà prévue du 7 au 9 janvier 2026, sous l’organisation de la société Eni Congo.

RCA : 10 000 rebelles déposent les armes

Dans le cadre du programme de Désarmement, démobilisation, réintégration et rapatriement (DDRR), les autorités centrafricaines ont réussi à désarmer 10 000 rebelles et à récupérer 30 000 armes.

 

Lors de la onzième session du Comité stratégique du DDRR, tenue à Bangui vendredi 10 octobre dernier, le président centrafricain, Faustin-Archange Touadéra, a salué les avancées réalisées dans le processus de paix du pays. Selon le gouvernement centrafricain, la pacification progresse avec le désarmement des ex-combattants. Ce désarmement « massif » est le résultat de la mise en œuvre de l’accord de paix, renforcé par le partenariat de l’État avec la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique (Minusca) et la présence russe.

« Aujourd’hui, onze des quatorze groupes armés signataires de l’Accord politique pour la paix et la réconciliation nationale ont dissous leurs mouvements », a déclaré le président. Il a également mentionné que les deux groupes restants, l’Unité pour la paix en Centrafrique et les 3R (Retour, réclamation et réhabilitation) sont en voie de dissolution complète, conformément à l’Accord de N’Djamena. Le président a insisté sur l’importance de la consolidation de la paix, de la sécurité et de l’unité nationale pour le développement futur du pays. Faustin-Archange Touadéra a exprimé sa confiance dans une évolution positive de la situation et la détermination des Centrafricains à construire un avenir stable.

Cet état des lieux du DDRR et de la réconciliation intervient à quelques mois des élections générales, y compris la présidentielle, prévue pour décembre prochain. L’Autorité nationale des élections a enregistré dix dossiers de candidatures, parmi lesquels ceux du président sortant, Faustin-Archange Touadéra, et de la principale figure de l’opposition, Anicet Georges Dologuélé.

Congo-colère à la SOPECO : les agents menacent de paralyser le service postal

Face à plus de 50 mois d’arriérés de salaires et à une gestion jugée catastrophique, l’intersyndical de la Société des postes et de l’épargne du Congo (SOPECO) envisage un sit-in illimité.

 

Le climat social se dégrade au sein de la Société des postes et de l’épargne du Congo (SOPECO). À l’issue d’une assemblée générale tenue le 7 octobre, l’intersyndical regroupant les principales forces syndicales de l’entreprise a annoncé son intention de recourir à un mouvement de sit-in, en réponse à l’inaction persistante de la direction générale face aux revendications des agents.

Au cœur de la grogne, plus de 50 mois d’arriérés de salaires accumulés sur les sept dernières années, un symbole criant du malaise social qui gangrène cette société paraétatique. Les syndicats dénoncent le non-respect des engagements pris par la direction, notamment ceux relatifs au protocole d’accord signé en janvier 2023, aujourd’hui considéré comme « caduc ».

Les représentants syndicaux pointent du doigt la dilapidation des fonds issus du timbre électronique, le paiement tardif des salaires – les salaires de mars et avril n’ayant été versés qu’en août -, mais aussi la vétusté du parc automobile, la dégradation des bâtiments et du mobilier, et la mauvaise affectation du personnel à des fins partisanes.

Ils exigent également l’annulation sans condition des reclassements arbitraires opérés par la directrice générale, estimés contraires aux lois et règlements de la République. En outre, les syndicats appellent à la reprise immédiate des négociations sociales, laissées en suspens depuis des mois.

Parmi les exigences phares figure également la nomination d’un agent de la poste au poste de secrétaire général de la Banque postale du Congo, une structure dont la SOPECO détient 20 % des parts. Pour les syndicats, ce poste stratégique devrait revenir à un postier afin de mieux défendre les intérêts économiques et sociaux de l’entreprise.

Une menace de paralysie des activités

Dans une déclaration commune, le Syndicat général de la poste et la Fédération des travailleurs du secteur postal ont averti que la non-satisfaction des revendications pourrait conduire à une paralysie totale des services postaux. Une issue qui serait désastreuse pour une société déjà fragilisée, mais surtout pour les usagers et l’économie national

Le Congo et la Chine renforcent leur partenariat pour le développement

Un accord de don destiné à financer des projets de développement prioritaires a été signé entre le ministre congolais de la Coopération internationale, Denis Christel Sassou Nguesso, et l’ambassadrice de Chine au Congo, An Qing.

 

Ce nouveau don s’inscrit dans la droite ligne d’une relation diplomatique établie depuis plus de soixante ans, marquée par des projets structurants, un soutien mutuel constant et une vision commune du développement. « Ce geste traduit, une fois de plus, le soutien constant et solidaire de la Chine envers le Congo », a déclaré le ministre Denis Christel Sassou Nguesso, appelant les différents ministères à soumettre rapidement leurs projets afin de bénéficier de ce nouveau mécanisme de financement.

La diplomate chinoise,  An Qing, a pour sa part souligné que ce don s’inscrit dans le cadre du consensus établi entre les présidents Xi Jinping et Denis Sassou N’Guesso, illustrant la continuité d’une coopération fondée sur le respect mutuel et les intérêts partagés. Elle a rappelé que la Chine accompagne le Congo depuis 1961 à travers des financements sans intérêt et de nombreux projets dans les domaines des infrastructures et des équipements publics.

Dans une perspective d’approfondissement des relations économiques, An Qing a également annoncé la signature imminente d’un accord d’exonération totale des droits de douane sur les produits exportés du Congo vers la Chine. Cette mesure, prévue en marge de la 8ᵉ Exposition internationale d’importation de la Chine, vise à renforcer les échanges commerciaux et à soutenir l’exportation des produits congolais sur le marché chinois.

Érigée en partenariat stratégique global en 2016, la coopération sino-congolaise a connu une nouvelle impulsion en septembre 2025, avec son élévation au rang de « communauté d’avenir partagé de haut niveau ». Ce statut illustre la volonté des deux pays de faire de leur relation un véritable levier de développement durable, d’innovation et de solidarité au bénéfice des peuples.

L’ATIBT lance une campagne pour briser les clichés sur le bois tropical durable certifié

Baptisée « VRAI/FAUX », cette initiative vise à déconstruire les idées reçues et à rappeler que la foresterie tropicale durable n’est pas un problème, mais bien une partie de la solution face aux défis climatiques, sociaux et économiques du monde actuel.

 

Déployée d’octobre à novembre 2025, la campagne « VRAI/FAUX » repose sur une série de huit visuels pédagogiques abordant des thématiques clés notamment le changement climatique, la biodiversité, la certification, la lutte contre le commerce illégal, le cycle de vie du bois tropical, les labels, les qualités naturelles du matériau et l’impact sur les communautés locales.

L’objectif est de rétablir la vérité et démontrer que choisir un bois tropical certifié FSC ou PEFC, c’est soutenir la préservation des forêts, la protection de la biodiversité et le développement des populations locales.

La campagne s’adresse en priorité aux professionnels de l’architecture, de la construction et des marchés publics, tant en France qu’en Afrique centrale.

Pour toucher efficacement ces publics, l’Association Technique Internationale des Bois Tropicaux (ATIBT) mise sur une stratégie digitale plurielle : carrousels thématiques sur LinkedIn, stories interactives et collaborations avec micro-influenceurs sur Instagram, ainsi que des partenariats médias avec la presse spécialisée dans le développement durable.

« À travers cette campagne, que nous souhaitons ériger en un temps fort de communication, nous voulons rappeler que choisir le bois tropical certifié FSC ou PEFC, c’est à la fois agir pour la préservation des forêts et encourager une filière qui crée de la valeur pour les communautés locales », souligne Nathalie Bouville, responsable de la communication de l’ATIBT.

Cette campagne s’inscrit dans la continuité du programme Fair&Precious, marque collective lancée en 2016 par l’ATIBT pour promouvoir les bois tropicaux issus de forêts gérées durablement.

Portée par 10 engagements concrets de la lutte contre l’exploitation illégale à la préservation de la biodiversité, en passant par le soutien aux communautés locales, Fair&Precious démontre que le bois tropical certifié est un choix responsable et porteur d’avenir pour la construction durable.

Créée en 1951, l’ATIBT fédère aujourd’hui plus de 170 membres (entreprises, États, ONG, institutions et centres de recherche) œuvrant pour une gestion durable des forêts tropicales et un commerce du bois éthique et responsable.

Congo-sécurité civile : plus de 21 000 personnes secourues depuis le début de l’année

Les services de sécurité civile ont porté secours à 21 627 personnes depuis le début de l’année 2025, selon le rapport présenté le 9 octobre à Brazzaville, en présence du commandant de la sécurité civile, le général Albert Ngoto.

 

Comparée à l’année précédente, l’activité de la sécurité civile a connu une hausse de 12,25 %, soit 2 650 interventions supplémentaires. Cette progression témoigne, selon le rapport, d’une meilleure couverture territoriale et d’une réponse plus efficace aux besoins sanitaires, notamment durant les examens d’État et concours.

En 2025, 56 localités ont été desservies contre 45 en 2024, ce qui a permis d’atteindre un nombre accru de candidats, y compris dans des zones auparavant non couvertes.

Avec 7 905 cas enregistrés, Brazzaville demeure la ville la plus sollicitée, suivie par la Sangha (1 934 cas), Pointe-Noire/Kouilou (1 863 cas) et la Likouala (1 707 cas).

Les principales pathologies recensées au cours des interventions restent les céphalées (6 422 cas), le paludisme (2 307 cas), le syndrome grippal (2 126 cas) et la dysménorrhée (1 354 cas). Par ailleurs, 49 évacuations sanitaires ont été effectuées vers des structures hospitalières.

Chaque session d’examens ou concours a nécessité, en moyenne, la mobilisation de 425 agents et 37 véhicules (ambulances, véhicules de liaison, motos), pour un total de 148 déploiements à travers le pays. Globalement, 1 700 personnels de la sécurité civile ont été impliqués.

La logistique a également été marquée par une consommation de 15 000 litres de gasoil et 5 000 litres d’essence. Un effort rendu possible, selon le commandement, grâce à la détermination et au soutien financier des ministères en charge des enseignements général et technique.

Clôturant la présentation, le colonel-major Serge Pépin Itoua Poto, commandant en second de la sécurité civile, a salué l’engagement de l’ensemble du personnel et souligné la valeur stratégique de ce bilan.

« Ce rapport constitue désormais un outil d’analyse pour l’avenir. Notre engagement à poursuivre le maillage sécuritaire du territoire reste entier, avec la volonté de l’étendre aux zones les plus isolées, conformément à la vision de proximité impulsée par le ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation », a-t-il déclaré.

Le génie congolais célébré aux journées scientifiques de Brazzaville

Le ministre de la Recherche scientifique et de l’Innovation technologique, Rigobert Maboundou, a procédé, jeudi 9 octobre à Brazzaville, au lancement de la première édition des Journées scientifiques et technologiques.

 

Placées sous le thème « L’importance des sciences de l’ingénieur, de l’innovation et de la technologie dans la valorisation des ressources naturelles au Congo », ces journées ambitionnent de mettre en lumière le potentiel scientifique et technologique national, tout en suscitant chez les jeunes l’esprit d’innovation et de créativité.

« Le potentiel inestimable d’un peuple réside dans l’intelligence de ses citoyens, leur capacité à produire des connaissances, à inventer et à innover. Les jeunes doivent comprendre que la prospérité de notre pays dépend de leur engagement dans les domaines du savoir et de la recherche », a déclaré le ministre Rigobert Maboundou, à l’ouverture de la rencontre.

Durant plusieurs jours, chercheurs, enseignants, étudiants et acteurs du monde industriel vont débattre autour de thématiques clés telles que la sécurité sanitaire et alimentaire, le développement des procédés de transformation des denrées locales ou encore les défis posés par le changement climatique.

Selon Michel Elenga, directeur général de l’INRSIIT, ces journées traduisent la volonté ferme du gouvernement congolais de faire de la science et de l’innovation des moteurs essentiels du développement socio-économique. « C’est en valorisant notre savoir-faire et nos ressources que nous bâtirons une économie plus compétitive et durable », a-t-il souligné.

Au-delà des conférences et expositions prévues, cette première édition se veut un cadre d’échanges et de collaboration entre les chercheurs congolais et les partenaires internationaux, dans la perspective d’une meilleure exploitation des ressources nationales à travers la technologie.

CAF Trophy Hunt : Gagne un iPhone 17 Pro Max, un iPad Air 11, un Valve Steam Deck et d’autres prix avec la promotion 1xBet !

Le second semestre 2025 promet d’être intense pour tous les passionnés de football africain. Plusieurs tournois majeurs seront organisés sous l’égide de la CAF, partenaire officiel du bookmaker d’ordre mondial 1xBet : la Coupe d’Afrique des nations féminine (CAN 2024), le Championnat d’Afrique des nations (CHAN 2025), la Supercoupe de la CAF, la Coupe de la Confédération, la Ligue des champions et la Coupe d’Afrique des nations 2025 (CAN 2025).

Spécialement pour cette période chargée de la saison, 1xBet a lancé une grande promotion « CAF Trophy Hunt », où vous pourrez soutenir vos équipes africaines préférées et tenter d’empocher de précieux cadeaux : un iPhone 16 Pro Max, une PlayStation 5 Pro avec EA SPORTS FC 25, un MacBook Pro, un iPad Air 11 et bien plus encore.

Comment participer ?

1xBet souhaite que le football et des expériences palpitantes soient accessibles à tous les fans, c’est pourquoi les conditions de la promotion ont été simplifiées au maximum. Pour participer, vous devez :

  1. Vous connecter/vous inscrire sur la plateforme 1xBet ;
  2. Remplir les champs obligatoires de votre compte personnel ;
  3. Cliquer sur le bouton « Participer » sur la page de l’offre ;
  4. Parier sur les matchs des tournois organisés par la CAF.

Pour être éligible aux récompenses, placez des paris simples à une cote d’au moins 1,3, ainsi que des paris combinés à une cote d’au moins 1,3 pour chaque sélection. Au moins l’un des événements choisis doit être un match du tournoi de la CAF.

Pour chaque pari, vous recevrez des tickets promotionnels et participerez automatiquement au tirage au sort. Les débutants se verront accorder un bonus alléchant : pour leur premier pari, ils obtiendront 4 tickets supplémentaires.

Plus vous avez de tickets, plus vous avez de chances de rafler un prix de luxe. Pour augmenter vos chances de succès, participez aux « Matchs chanceux » et collectionnez des trophées qui vous donneront accès à des prix exceptionnels.

L’offre « CAF Trophy Hunt » se déroule en six étapes, chacune se terminant par un tirage au sort :

  • Étape 1 : tirage au sort – 29 juillet 2025
  • Étape 2 : tirage au sort – 2 septembre 2025
  • Étape 3 : tirage au sort – 21 octobre 2025
  • Étape 4 : tirage au sort – 1ᵉʳ décembre 2025
  • Étape 5 : tirage au sort – 20 janvier 2026
  • Étape finale : tirage au sort – 27 janvier 2026.

Tous les résultats seront publiés sur la page de la promotion.

Supercoupe de la CAF 2025 : La course aux prix a commencé !

La Supercoupe de la CAF approche à grands pas ! Le 18 octobre, les ténors du continent s’affronteront pour la gloire ultime. Dépêche-toi et récupère un maximum de billets.

Lors de la 3e étape, 1xBet tirera au sort les prix suivants :

  • Smartphones et tablettes : Apple iPhone 17 Pro Max, Xiaomi 13 Lite, Apple iPad Air 11
  • Accessoires gaming : Apple AirPods Pro, Samsung Galaxy Watch7, Apple AirPods Max
  • Gadgets intelligents : Valve Steam Deck, Oculus Quest 2
  • Autres gadgets : enceinte portable Apple HomePod mini, GoPro HERO13
  • Codes promo

Participez à la promotion 1xBet ! Ne manque pas ta chance de soutenir ton équipe préférée et d’emporter les gadgets dont tu rêvais !

Congo-Parlement : une session budgétaire stratégique en préparation

Finances, réformes électorales et nouvelles agences au menu des débats qui s’ouvre le 15 octobre prochain.

 

Le ton est donné pour la prochaine session budgétaire du Parlement congolais. Réunis à Brazzaville, les présidents des deux chambres ont dévoilé un programme législatif particulièrement dense, dominé par l’examen des projets de loi de finances et plusieurs réformes d’importance nationale. L’ouverture officielle de cette session ordinaire est prévue pour le 15 octobre.

La 7ᵉ conférence des présidents au Sénat a retenu douze affaires à inscrire à l’ordre du jour, dont onze nouvelles. Outre les traditionnels projets de loi financiers – budget 2026, collectif budgétaire 2025 et règlement du budget 2024 – les sénateurs auront à examiner : une révision de la loi électorale, texte clé dans le contexte politique actuel ; une modification de la loi sur l’Institut national de recherche forestière ; ainsi qu’une proposition de loi relative à la santé de la reproduction.

La réunion, présidée par Pierre Ngolo, s’est tenue en présence du Premier ministre, Anatole Collinet Makosso, traduisant l’importance accordée par l’exécutif à cette étape préparatoire.

À l’Assemblée nationale, la 10ᵉ conférence des présidents a, elle aussi, dévoilé un calendrier ambitieux. Outre l’examen des textes financiers et du budget propre de l’institution pour 2026, les députés se pencheront sur : le projet de loi modifiant la loi électorale ; la création de l’Agence congolaise de radioprotection et de sûreté nucléaire ; la proposition de loi sur la commémoration des victimes de la traite négrière transatlantique et le retour de leurs descendants ; la mise en place de l’Agence nationale d’appui à la décentralisation et au développement local ; ainsi que celle de l’Agence congolaise des affaires maritimes.

Présidant la conférence, Isidore Mvouba a insisté sur le rôle déterminant de cette étape dans la bonne tenue de la session budgétaire :

« Nous avons concocté quelques affaires d’importance que nous soumettons à votre examen et à votre approbation. Il y a des questions diverses qui vont et viennent ; j’espère que ce sera leur dernière pérégrination », a-t-il lancé devant ses pairs et le Premier ministre.

Le président de l’Assemblée nationale a également salué l’opération “salutaire” menée par la force publique contre les “kulunas” et “bébés noirs”, des bandes de jeunes délinquants. Une action largement soutenue par la population, a-t-il souligné.

Congo : une bourse pour encourager les filles à viser l’excellence scientifique

La bourse scolaire Francine-Ntoumi « spéciale Madibou », a été lancée mercredi 08 octobre, au lycée Sébastien-Mafouta, dans le 8e arrondissement.

 

L’initiative a pour objectif d’encourager les jeunes filles des lycées publics à croire en leurs capacités, à exceller dans leurs études et à envisager une carrière scientifique. Elle répond aussi à la baisse des résultats scolaires constatée au baccalauréat 2025, particulièrement dans le sud de Brazzaville.

Devant un auditoire attentif, Francine Ntoumi est revenue sur son parcours marqué par les difficultés et la persévérance. « Je n’ai pas réussi parce que j’ai épousé un politicien ou eu un copain riche. J’ai réussi par le travail », a-t-elle déclaré. Elle a souligné l’importance d’avoir davantage de femmes dans le domaine scientifique, estimant que leur regard complémentaire enrichit la recherche.

La bourse sera attribuée chaque trimestre à la meilleure élève des classes de première et terminale C et D du lycée Sébastien-Mafouta et à une élève de terminale des lycées techniques publics de l’arrondissement, toutes séries confondues.

Les bénéficiaires seront sélectionnées sur la base des résultats scolaires, proposés par les chefs d’établissement et validés par un comité mixte FCRM–lycées. Chaque lauréate recevra 50 000 FCFA par trimestre pour financer ses besoins scolaires (livres, cahiers, transport, répétiteurs…).

Résidant et travaillant à Madibou depuis plus de quinze ans, Francine Ntoumi a choisi de concentrer cette action sur son arrondissement pour en assurer la pérennité. Elle n’exclut pas d’étendre la bourse à d’autres quartiers si de nouveaux partenaires s’y associent.