Libre circulation : le Congo va supprimer les visas pour les ressortissants africains dès 2027

L’annonce a été faite le 25 mai à Brazzaville par le président Denis Sassou-Nguesso, à l’occasion de la célébration de la 63e Journée de l’Afrique, organisée en prélude aux Assemblées annuelles de la Banque africaine de développement (BAD).

 

À partir du 1er janvier 2027, les ressortissants africains pourront entrer en République du Congo sans visa. C’est ce qui ressort du discours du président Dénis Sassou N’Guesso, à l’occasion de la 63e Journée de l’Afrique. Le chef de l’État congolais a plaidé pour une accélération de la libre circulation des personnes et des biens sur le continent. Il a également appelé au renforcement de l’intégration régionale ainsi qu’à la promotion d’un passeport africain unique, symbole d’une Afrique davantage unie et ouverte.

Cette décision marque un tournant majeur dans la politique migratoire congolaise et s’inscrit dans la dynamique continentale portée par l’Union africaine, qui encourage les États membres à lever progressivement les barrières administratives freinant les échanges intra-africains.

Pour de nombreux observateurs, cette mesure pourrait favoriser les échanges économiques, le tourisme, les investissements ainsi que les opportunités culturelles et universitaires entre les pays africains. Elle devrait également renforcer l’attractivité du Congo à l’échelle régionale, au moment où plusieurs États du continent multiplient les initiatives en faveur de la mobilité africaine.

La déclaration du président Denis Sassou-Nguesso intervient dans un contexte marqué par la tenue prochaine des Assemblées annuelles de la BAD à Brazzaville, un rendez-vous continental majeur qui réunit décideurs politiques, financiers et acteurs du développement autour des défis économiques de l’Afrique.

À travers cette réforme, le Congo entend ainsi réaffirmer son engagement en faveur du panafricanisme et de la construction d’un espace africain plus intégré, où les citoyens pourront circuler plus librement au-delà des frontières héritées de la colonisation.

CEMAC-libre circulation : le Conseil des ministres de l’UEAC exhorte à la levée des entraves

Entérinée lors du sommet de la communauté économique et monétaire d’Afrique centrale (CEMAC) en octobre 2017, à N’djamena au Tchad, la question de l’application de la libre circulation des personnes dans cette sous-région était l’un des points abordés lors de la 35ème session ordinaire du Conseil des ministres de l’Union économique d’Afrique centrale (UEAC) qui s’est tenu par visioconférence ce lundi 10 août 2020. Occasion pour le Conseil d’exhorter les Etats membres de la CEMAC à lever les « entraves » sur « les corridors régionaux », pour rendre effective cette mesure.

Si cette séance du Conseil des ministres de l’Union Economique de l’Afrique Centrale présidée par  le ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement Territoire de la République du Cameroun Alamine Ousmane Mey, avait comme principal sujet l’impact de la crise sanitaire liée à la Covid-19 sur les économies de la sous-région, la question de la libre circulation des personnes et des biens a été au menu des discussions.

Véritable enjeux majeur de l’intégration sous régionale, la Libre circulation des biens et des personnes constitue l’un des objectifs des États membres de la CEMAC. Aujourd’hui, les six pays de la CEMAC en l’occurrence le Cameroun, la Centrafrique, le Congo-Brazzaville, le Gabon, la Guinée Equatoriale et le Tchad, semblent tous prêts à franchir le cap. Ils ont en commun le franc CFA, et le marché visé concerne 30 millions de consommateurs.

C’est donc à cette occurrence que le Conseil a demandé que toutes les entraves existant actuellement « soient levées sur les corridors régionaux ». Dans le même élan le Conseil des ministres de l’Union économique d’Afrique centrale a invité la Commission de la CEMAC à « approfondir la réflexion sur les domaines y afférents, se rapportant aux deux projets de textes soumis au Conseil ».