Congo-classement 2026 : trois écoles tirent leur épingle du jeu

École Les Minimoy, lycée International Français Saint-Exupéry de Brazzaville et The Challenge School sont les trois meilleures écoles privées de la République du Congo selon Schoolbell.net

 

Schoolbell.net, vient de rendre public son classement 2026 des trois meilleures écoles privées en République du Congo. Selon la plateforme internationale School spécialisée dans la découverte et le classement des établissements scolaires, l’École Les Minimoy, le lycée International Français Saint-Exupéry de Brazzaville et The Challenge School se sont distinguées.

Une sélection basée sur l’analyse de la réputation numérique des établissements, destinée à guider les familles dans leurs choix éducatifs. Ce classement annuel repose sur un score de réputation contextuelle, un indicateur numérique qui évalue la crédibilité, la visibilité en ligne et le niveau de confiance accordé aux écoles par les parents, les éducateurs et la communauté éducative au sens large.

L’objectif de ce classement est d’offrir une lecture comparative claire dans un environnement éducatif de plus en plus concurrentiel. Ces établissements concernés sont des écoles privées indépendantes proposant des cursus variés et une formation à vocation holistique, accueillant aussi bien des élèves locaux qu’internationaux.

« Nous voulons rendre la recherche d’une école plus transparente et plus lisible pour les familles. Ce classement met en avant des établissements dont la réputation numérique constitue un repère de confiance », a expliqué un porte-parole de la plateforme.

Ces établissements se démarquent par une présence numérique solide et une image positive auprès des usagers, des critères désormais essentiels dans l’évaluation de l’offre éducative privée.

Le classement 2026 des écoles privées en République du Congo est accessible en ligne sur le site de Schoolbell.net, offrant aux parents un outil supplémentaire pour orienter leurs décisions d’inscription dans un contexte où la qualité de l’enseignement demeure un enjeu majeur.

Congo : le BCBTP adopte un budget 2026 excédentaire de 200 millions FCFA

Il est arrêté en recettes à 3 milliards de FCFA et en dépenses à 2,8 milliards de FCFA.

 

Le budget exercice 2026 du Bureau de contrôle du bâtiment et des travaux publics (BCBTP) a été adopté le week-end dernier à Brazzaville, à l’issue des travaux du comité de direction. Il est arrêté en recettes à 3 milliards de FCFA et en dépenses à 2,8 milliards de FCFA, dégageant ainsi un excédent budgétaire de 200 millions de FCFA.

L’ensemble des quatre points inscrits à l’ordre du jour a été validé par les administrateurs. Outre l’adoption du budget 2026, le comité a approuvé le rapport financier de l’exercice 2025, le rapport d’exécution budgétaire de la même année, ainsi que le programme d’activités pour l’année à venir.

Selon le directeur général du BCBTP, Marius Boris Miéré-Onka, l’excédent budgétaire enregistré sera prioritairement orienté vers l’investissement.

« Cet excédent sera consacré essentiellement à l’investissement, notamment à l’achat de pièces de rechange pour les machines et à l’acquisition de nouveaux équipements techniques, en vue de renforcer efficacement le parc automobile et les capacités opérationnelles du bureau », a-t-il précisé.

L’adoption de ces différents dossiers vise à permettre au BCBTP d’améliorer ses performances techniques et institutionnelles, afin de remplir pleinement ses missions régaliennes de régulation et de contrôle dans le secteur du bâtiment et des travaux publics sur l’ensemble du territoire national.

Une mission au cœur du développement des infrastructures

Créé le 19 mars 1986, le Bureau de contrôle du bâtiment et des travaux publics est un établissement public à caractère scientifique et technique, doté de la personnalité morale et de l’autonomie financière.

Le BCBTP a pour missions principales d’assurer le contrôle technique des chantiers à travers la vérification de la conformité des travaux (bâtiments, routes, ponts et réseaux), le respect des normes de construction et des cahiers des charges, ainsi que le suivi rigoureux de l’exécution des ouvrages.

Il intervient également dans les études de faisabilité, les reconnaissances géotechniques, les essais de matériaux en laboratoire, la garantie de la qualité des ouvrages, la sécurité des constructions, la maîtrise d’œuvre et d’ouvrage, la gestion des projets, sans oublier la promotion de l’innovation technologique et de la formation dans le secteur.

CEMAC : les chefs d’Etas attendus à Brazzaville pour un sommet d’urgence

Ils se réuniront le 22 janvier 2026, pour un sommet extraordinaire, convoqué à l’initiative du président congolais Denis Sassou Nguesso, président en exercice de la Conférence des chefs d’État.

 

Les chefs d’État de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) vont se réunir le 22 janvier 2026 prochain, à Brazzaville. Cette rencontre intervient dans un contexte régional particulièrement sensible, à peine quatre mois après la dernière session ordinaire, signe de l’urgence et de la gravité des enjeux à venir.

Selon plusieurs sources concordantes, ce sommet vise à anticiper un choc économique, financier et monétaire majeur susceptible de frapper la sous-région dès le premier trimestre 2026. La rapidité de la convocation traduit les inquiétudes croissantes des autorités face à une conjoncture internationale défavorable et à des fragilités structurelles persistantes au sein des économies de la CEMAC.

La CEMAC, qui regroupe le Cameroun, le Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale, la République centrafricaine et le Tchad, fait face à une combinaison de risques notamment le ralentissement économique mondial, les tensions géopolitiques, la vulnérabilité des finances publiques, la dépendance aux matières premières et les pressions sur les réserves de change.

À cela s’ajoutent des défis internes liés à la stabilité monétaire, à l’endettement et à la soutenabilité des politiques budgétaires. Dans ce contexte, les chefs d’État devront examiner des mesures concertées afin de préserver la stabilité macroéconomique et financière de la zone, tout en renforçant la résilience des économies nationales.

Le sommet de Brazzaville devrait accorder une place centrale aux questions monétaires, notamment le rôle de la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC), la gestion des réserves de change et les mécanismes de prévention des crises.

Des décisions fortes pourraient être envisagées pour rassurer les marchés, les partenaires internationaux et les populations, dans un climat marqué par l’incertitude.

Au-delà des aspects techniques, cette rencontre sera également un test de solidarité régionale, alors que les États membres sont appelés à dépasser les réponses nationales pour privilégier une approche communautaire.

Les conclusions de Brazzaville seront donc scrutées de près, tant par les acteurs économiques que par les populations de la sous-région, pour qui les décisions prises pourraient avoir des répercussions directes sur le pouvoir d’achat, l’emploi et la stabilité sociale.

Win Together : la direction RH de Congo Terminal renforce la culture d’entreprise

Début janvier, la direction des Ressources Humaines de Congo Terminal a organisé une journée de team building sous le slogan « Win Together » marquant le début d’une année placée sous le signe de la cohésion et l’engagement continu.

 

Cette initiative vise à renforcer la culture d’excellence, le lien social et l’esprit d’équipe. Elle reflète également l’engagement de l’entreprise à oeuvrer pour le bien-être des collaborateurs, le développement de leurs compétences et la création d’un environnement de travail harmonieux et motivant.

Animé par Precy Dongui, coach certifié RNSP et IRC, ce team building a permis de réaliser plusieurs ateliers de réflexion, des activités ludiques et interactives de cohésion qui ont mis l’accent sur la cohésion, la collaboration et la créativité des équipes.

« Le team building n’est pas seulement un moment de détente, c’est un véritable levier pour développer l’esprit d’équipe, la communication et la confiance entre collègues. Chaque activité est pensée pour valoriser le potentiel de chacun et créer un environnement de travail inclusif et collaboratif. » a expliqué Precy Dongui, coach certifié RNSP et IRC.

« Cette journée est une occasion unique de renforcer notre cohésion et de partager ensemble notre vision pour 2026 notamment les axes d’intervention, les attentes d’amélioration et nos objectifs chiffrés. Ensemble, nous pouvons dépasser nos limites » a expliqué M. Aristide NDJAWE, Directeur des Ressources Humaines

La journée s’est clôturée par une photo de famille, sous les cris enthousiastes de « Win Together !», symbole d’unité, de motivation collective et de l’engagement des collaborateurs à poursuivre ensemble les projets du Groupe.

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CAN 2025 : le Sénégal sacré au bout d’une finale électrique face au Maroc

Le Sénégal s’impose au terme d’une finale aussi tendue qu’historique et conserve son titre continental, confirmant sa place au sommet du football africain.

 

Les Lions de la Teranga, portés par Sadio Mané pour son dernier match de CAN, se montrent les premiers dangereux. Mais le gardien marocain Yacine Bounou se dresse en rempart dès les 5ᵉ et 38ᵉ minutes, maintenant les siens dans la partie.

Il faut attendre l’heure de jeu pour voir la première véritable occasion marocaine : parfaitement servi par El Khannouss, Youssef En-Nesyri manque l’immanquable. Le rythme s’intensifie, le Sénégal continue de piquer, mais Bounou repousse encore une tentative d’Ibrahim Mbaye à la 89ᵉ minute.

La fin du temps réglementaire bascule dans la controverse. À la 90ᵉ+3, Ismaïla Sarr croit donner l’avantage au Sénégal sur corner, mais le but est annulé pour une faute jugée légère de Seck sur Hakimi. Quelques minutes plus tard, l’arbitre congolais Jean-Jacques Ndala accorde un penalty au Maroc pour une faute de Malick Diouf sur Brahim Diaz. Deux décisions qui provoquent la colère des Sénégalais, allant jusqu’à quitter brièvement la pelouse.

De retour sur le terrain, les Lions de la Teranga assistent à l’échec de Brahim Diaz, dont la panenka est repoussée par Edouard Mendy. Le Maroc laisse passer sa chance.

En prolongation, le destin choisit son camp. À la 94ᵉ minute, Pape Gueye libère le Sénégal d’une frappe somptueuse du gauche, qui heurte la barre avant de finir en lucarne. Malgré une dernière occasion marocaine, avec une tête d’Aguerd repoussée par la transversale (108ᵉ), le score ne bougera plus.

Devant près de 70 000 spectateurs réunis au stade Prince Moulay Abdallah de Rabat, la finale de la 35ᵉ Coupe d’Afrique des nations a tenu toutes ses promesses, mêlant intensité, suspense et polémique. Elle opposait deux nations en quête d’un nouveau sacre continental : le Maroc, champion d’Afrique en 1976 seulement, et le Sénégal, tenant du titre depuis 2021.

Réunions et manifestations publiques : le préfet de Brazzaville rappelle la procédure à suivre

Dans un communiqué publié le 16 janvier 2026, le préfet du département de Brazzaville, Gilbert Mouanda-Mouanda, rappelle aux partis politiques et aux organisations de la société civile l’obligation de déclarer à l’avance toute réunion ou manifestation publique, au moins sept jours avant sa tenue.

 

Gilbert Mouanda-Mouanda a tenu à rappeler aux responsables des partis et groupements politiques ainsi qu’aux organisations de la société civile les règles encadrant l’organisation des réunions publiques et des manifestations sur la voie publique.

Selon la note préfectorale, toute demande d’autorisation doit être introduite au moins sept jours avant la tenue de l’activité. Ce délai, précise le document, est indispensable pour permettre à l’autorité administrative de mettre en place les dispositions nécessaires, tant sur le plan administratif que sécuritaire, afin d’assurer le bon déroulement de l’événement et d’éviter toute déconvenue.

Le préfet souligne par ailleurs que les réunions publiques, les manifestations sur la voie publique, ainsi que toute autre activité de quelque nature que ce soit, sont soumises à une déclaration préalable obligatoire auprès de ses services. Après examen du dossier, l’autorité préfectorale se réserve le droit d’apprécier l’opportunité de délivrer ou non l’autorisation sollicitée.

ZLECAF : le CESE s’interroge sur la préparation du Congo à l’horizon 2030

À l’occasion de la cérémonie d’échange de vœux du nouvel an, le 16 janvier, la présidente du Conseil économique, social et environnemental (CESE), Emilienne Raoul, a réaffirmé la volonté de l’institution d’accompagner le pays dans la mise en œuvre du traité de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF), dont l’application effective est attendue d’ici à 2030.

 

Face aux enjeux de cette intégration économique continentale, Emilienne Raoul a annoncé la poursuite du travail engagé avec les représentants des ministères et les chefs d’entreprises afin d’anticiper les impacts de la ZLECAF sur l’économie nationale. Se projetant dans l’avenir, la présidente du CESE a également mis l’accent sur la prise en compte des réalités territoriales dans les projets à venir, en étroite collaboration avec les collectivités locales. L’objectif, a-t-elle précisé, est d’identifier un modèle de développement local adapté aux spécificités du pays.

Sur le plan interne, Emilienne Raoul entend renforcer le rôle du secrétariat général, pilier de l’administration permanente du CESE. « Il est l’élément moteur du bon fonctionnement de notre institution. Aussi, avons-nous prévu dans le plan d’action de le réformer pour améliorer son fonctionnement et garantir les résultats attendus », a-t-elle déclaré.

Abordant la question des ressources humaines, la présidente du CESE a rappelé que 36 agents décisionnaires ont été intégrés à la fonction publique au titre des quotas des années 2021, 2022 et 2023. Par ailleurs, 52 personnes n’ayant pas rempli les critères requis ont été immatriculées à la Caisse nationale de sécurité sociale.

Revenant sur les actions menées en 2025, Emilienne Raoul a souligné le rôle stratégique du CESE, tel que défini par la loi organique. L’institution est notamment chargée d’analyser les évolutions économiques, sociales et environnementales et de formuler des avis et recommandations à l’attention des pouvoirs publics. « Nos avis doivent être éclairés par les travaux des chercheurs, des scientifiques, des spécialistes et des acteurs de terrain », a-t-elle insisté.

Dans cette dynamique, le CESE a innové en lançant des rencontres citoyennes, espaces de dialogue entre la société civile et les pouvoirs publics autour de thématiques d’actualité impactant la vie quotidienne des citoyens, telles que les nouvelles formes de délinquance et de criminalité juvénile.

À la suite de ces échanges, le CESE a proposé la création d’un observatoire de la délinquance juvénile, afin de disposer de données fiables et actualisées. L’institution envisage également de conduire une étude sur la santé mentale des jeunes congolais, en collaboration avec des spécialistes, et a déjà produit une étude sur les stratégies de gestion efficace des déchets solides, dont les recommandations ont été transmises au ministère en charge de l’Assainissement.

Présentant les grandes orientations du Plan d’action 2026-2029, le vice-président du CESE, Jean de Dieu Goma, a mis en avant plusieurs priorités : la formation du personnel, la restructuration du secrétariat général, le renforcement de la coopération avec les institutions de l’État, la société civile ainsi que les partenaires techniques et financiers, sans oublier l’amélioration du cadre de travail du personnel.

Congo-projet BaCaSi : le départ de TotalEnergies laisse des agriculteurs sans compensation claire

Avec seulement 12% des plantations réalisés, le retrait de TotalEnergies du projet BaCaSi fragilise des agriculteurs congolais privés de leurs moyens de subsistance.

 

Le désengagement de TotalEnergies du projet de crédits-carbone BaCaSi, dans le département des Plateaux, suscite une vive inquiétude parmi les communautés locales. Lancé en 2021 à Ngo, ce projet de reboisement devait symboliser l’engagement climatique de la multinationale, avec l’ambition de restaurer 40.000 hectares de savanes et de capter jusqu’à 500.000 tonnes de CO₂ par an sur une période de vingt ans.

Quatre ans plus tard, le constat est amer. À peine 12 % des plantations prévues ont été réalisées, soit environ 5.000 hectares. Pire encore, TotalEnergies a annoncé son retrait du projet, invoquant des performances agronomiques jugées insuffisantes et un coût des crédits-carbone devenu non rentable. Une décision qui laisse de nombreux agriculteurs sans terres et sans perspectives claires.

Dès le lancement du projet, les terres ciblées pour le reboisement étaient pourtant déjà exploitées par des paysans locaux. Progressivement, ces derniers ont été privés de leurs champs, dans l’espoir de compensations promises par les contrats signés en 2024. Ceux-ci prévoyaient notamment l’attribution de nouvelles terres agricoles. Mais dans les faits, les parcelles proposées se situent à plus de 35 kilomètres des villages, sans moyens de transport adéquats, et présentent de faibles rendements agricoles.

« Les résultats obtenus au niveau agronomique sont en-deçà des attentes et le coût des crédits-carbone qui pourrait en résulter ne répond plus aux critères d’investissement de TotalEnergies », a expliqué le service de communication du groupe.

Sur le terrain, la colère monte. « On ne connaît que TotalEnergies. Ils doivent régler ce problème avant de partir. Qu’ils honorent les contrats de sept ans, qu’ils nous donnent l’argent et nous pourrons acheter des terres ailleurs pour continuer nos activités agricoles », témoigne un agriculteur affecté par le projet.

Face à cette situation tendue, la Commission Justice et Paix, une ONG proche de l’Église catholique, tente de jouer un rôle de médiation. Elle appelle à un dialogue constructif entre l’entreprise, les autorités et les communautés concernées, afin de trouver une solution durable et respectueuse des droits des populations locales.

Avec seulement 5.000 hectares plantés sur les 40.000 initialement annoncés, le projet BaCaSi met en lumière les limites des grands engagements climatiques lorsqu’ils ne tiennent pas suffisamment compte des réalités sociales et économiques locales. Pour les paysans congolais, l’avenir demeure incertain, suspendu à des promesses de compensation qui tardent encore à se concrétiser.

Congo-présidentielle de mars : des ONG dénoncent des menaces contre les libertés publiques

À l’approche de l’élection présidentielle prévue le 22 mars, des déclarations du directeur général de la sécurité présidentielle, le général Serge Oboa, suscitent une vive inquiétude au sein de la société civile.

 

Il y a quelques jours, le haut-gradé a tenu des propos fermes à l’encontre de toute personne qui envisagerait de manifester dans le cadre du contentieux électoral. « Ceux qui veulent organiser des manifestations le fassent chez eux, dans leur parcelle ou leur maison. Dehors, dans la rue, ils croiseront les forces de l’ordre. Ils seront punis sans état d’âme », a-t-il déclaré.

Ces propos ont provoqué une levée de boucliers de la part de cinq organisations non gouvernementales, qui ont dénoncé ce qu’elles considèrent comme des menaces graves contre les libertés civiles et politiques. Lors d’un point de presse tenu au siège de l’Observatoire congolais des droits de l’homme, les ONG ont exprimé leur préoccupation face à ce qu’elles qualifient de dérive sécuritaire en période électorale.

« Nous sommes inquiets par les propos tenus par le directeur général de la sécurité présidentielle, qui a proféré des menaces à l’encontre de citoyens susceptibles de manifester pacifiquement. Il est avant tout le garde du corps de l’un des candidats en lice. À ce titre, il est très mal placé pour intervenir dans la régulation du jeu électoral, surtout dans une période aussi sensible de l’histoire de notre pays », a déclaré Maixent Fortunin Agnimbat Emeka, coordonnateur du Forum pour la gouvernance et les droits de l’homme (FGDH).

Les ONG appellent le chef de l’État à intervenir afin de mettre un terme à ces prises de position qu’elles estiment incompatibles avec les principes démocratiques. « Nous demandons au président de la République de rappeler à l’ordre les responsables de sa sécurité et de leur rappeler qu’ils ne peuvent s’ingérer dans les questions électorales, pour lesquelles ils ne disposent ni de mandat ni de compétence », a ajouté Agnimbat Emeka.

Contactée, une source gouvernementale n’a pas souhaité commenter ni les propos du général Serge Oboa, ni les dénonciations formulées par les organisations de défense des droits de l’homme.

Pour rappel, les électeurs congolais sont appelés aux urnes le 22 mars 2026 pour élire leur président. Denis Sassou Nguesso, âgé de 82 ans et cumulant plus de quarante années au pouvoir, a été désigné à l’unanimité candidat de son parti, le Parti congolais du travail (PCT), lors d’un congrès tenu le 30 décembre 2025.

Congo-Énergie et eau potable : Emile Ouosso appelle à des réformes urgentes

Invité de l’émission « 30 jours pour convaincre en toute transparence », le ministre de l’Énergie et de l’Hydraulique, Emile Ouosso, a dressé un état des lieux du secteur de l’eau potable et de l’électricité au Congo.

 

Selon le ministre Emile Ouasso, la situation de l’électricité connaît une amélioration notable, notamment grâce à l’acheminement vers Brazzaville du courant produit à Pointe-Noire par la Centrale électrique du Congo. « Pour la consommation quotidienne, l’électricité produite au Congo est suffisante. Le véritable défi reste le transport et la distribution », a-t-il souligné, précisant que des investissements supplémentaires sont nécessaires pour répondre aux besoins des industries, notamment minières.

L’amélioration observée est en grande partie liée à la réhabilitation en cours de la ligne Pointe-Noire–Brazzaville, conduite par la société italienne Eni Congo. Longtemps pénalisée par la vétusté des installations, notamment aux postes de Mindouli (Pool) et Loudima (Bouenza), cette ligne limitait l’acheminement de l’électricité vers la capitale.

Aujourd’hui, la production nationale atteint 770 mégawatts pour des besoins estimés à 600 mégawatts. Le taux d’accès à l’électricité est ainsi passé de 49 % à 59 % en l’espace d’un an. « Près de 80 % de la population congolaise vit à Brazzaville et à Pointe-Noire », a rappelé Emile Ouosso.

Le ministre a également salué les performances de la centrale à gaz de Côte Matève, qui produit 484 mégawatts. Toutefois, sur les 300 mégawatts destinés à Brazzaville, moins de 100 mégawatts parviennent effectivement à destination, les pertes étant dues à un réseau de transport datant de 1982. Des financements de la Banque mondiale et d’Eni, estimés chacun à environ 62 milliards FCFA, ont été mobilisés pour moderniser ces infrastructures.

Abordant la situation du barrage hydroélectrique d’Imboulou, le ministre a reconnu l’état de dégradation avancée de cette infrastructure de 170 milliards FCFA, concédée à un opérateur suisse. Une turbine est à l’arrêt depuis 2018 et certaines installations présentent des risques structurels sérieux. Selon lui, ce déclin est principalement dû à un manque de maintenance, exposant le pays à des poursuites internationales.

Dans le secteur de l’eau potable, Emile Ouosso a rappelé que certaines installations de Brazzaville datent de 1951, notamment dans le centre-ville. Pour pallier les pénuries, le gouvernement a lancé la construction de cinq forages, dont deux déjà opérationnels à la Patte d’Oie et Nkombo. Ceux de Mfilou, Mpissa et Talangaï seront mis en service prochainement.

À Pointe-Noire, de nouveaux forages en cours de construction devraient être opérationnels dès février. Le ministre a toutefois insisté sur l’interdépendance entre l’eau et l’électricité : « Sans courant, les usines d’eau de Djoué et de Djiri s’arrêtent. C’est pourquoi nous livrons la bataille de l’électricité ».

Face aux contraintes budgétaires de l’État, le gouvernement mise désormais sur des partenariats public-privé. Des accords ont été signés avec des partenaires tels que le PNUD et la BAD, sous condition de la poursuite des réformes visant à améliorer la gouvernance et la performance d’E²C et de la LCDE.

Le ministre a également évoqué le Pacte national énergétique, signé à New York, représentant 9 616 milliards FCFA d’investissements. Si les financements existent, l’État congolais doit encore renforcer ses garanties commerciales. « Entre 2000 et 2018, l’État a investi près de 1 500 milliards FCFA dans l’électricité, sans résultats probants. Aujourd’hui, il faut faire appel au capital privé », a conclu Emile Ouosso.