Congo : la CIB aspire à une nouvelle technologie

La Congolaise industrielle des bois (CIB), entend développer ses activités à travers un partenariat public-privé avec le gouvernement.

 

La CIB, principale société spécialisée dans l’exploitation forestière au Congo, entend apporter une nouvelle technologie pour le développement de ses activités à travers un partenariat public-privé avec le gouvernement congolais.

Dans le cadre de cette ouverture, le vice-président de la CIB, Ashish Malik, en compagnie de la ministre de l’Économie forestière, Rosalie Matondo, a rencontré le 2 août le Premier ministre, Anatole Collinet Makosso, à qui il a présenté la vision future de son entreprise. Malgré la crise engendrée par la Covid-19, la CIB œuvre pour le développement économique dans le secteur du bois.

La rencontre avec le chef du gouvernement a été l’occasion, pour le vice-président de la CIB, de faire un état des lieux de sa structure et de présenter également les différents projets qu’elle compte réaliser dans le domaine de la transformation et le développement industriel. Ceci dans le cadre de la nouvelle loi forestière.

Considérée comme la plaque tournante de l’activité forestière au Congo, la CIB basée à Pokola, dans le département de la Sangha, compte plus de 1 000 travailleurs permanents à ce jour. Cette société est attributaire de 4 unités forestières d’aménagement situées à Pokola, Kabo, Loundoungou-Toukoulaka et Mimbeli Ibeng. Les trois premières UFA sont certifiées FSC à 100%.

La CIB possède également 4 unités industrielles de production (scieries), 41 séchoirs, une unité de moulurage, un atelier de menuiserie et un atelier de fabrication de maisons ossature bois.

En République du Congo, la CIB exploite des concessions d’aménagement forestier et de transformation couvrant environ 2,1 millions d’hectares. La société a obtenu la certification FSC pour environ 1,3 million d’hectares, le reste étant en cours de certification, l’une des plus grandes concessions contiguës de bois feuillus tropicaux certifiés FSC au monde. Environ 92 500 hectares sont préservés en tant que forêts sur pied dans le cadre de REDD+.

Congo : début des épreuves écrites des examens des écoles professionnelles

Quelque 3618 candidats des différentes écoles de formation de l’enseignement technique ont entamé, le 3 août, la phase écrite des examens.

 

Les épreuves écrites des examens des écoles professionnelles ont démarrées en République du Congo, mardi 03 août 2021. Ce sont quelque 3618 candidats des différentes écoles qui composent  sur l’ensemble du territoire national. Ces candidats sont répartis dans 20 centres en vue de l’obtention des certificats de fin d’études. Ils viennent des écoles paramédicales, des instituteurs, des beaux-arts, des carrières administratives et bien d’autres.

A Brazzaville, les épreuves ont été lancées par le directeur de cabinet du ministre de l’Enseignement technique et professionnel, Jean Ngakosso, au lycée commercial 1er mai.

La capitale congolaise compte à elle seule 2 656 candidats contre 962 des autres départements du pays. Les localités abritant les centres d’examen sont notamment Brazzaville, Pointe-Noire, Dolisie (département du Niari), Owando (département de la Cuvette) et Kinkala (département du Pool).

Notons que l’examen se déroule en deux étapes : la phase théorique qui se déroule pendant cinq jours et celle de la pratique au niveau des différents établissements.

La Fifa suspend Issa Hayatou

L’ancien président de la Confédération africaine (CAF) a suspendu de toute activité relative au football pendant un an.

 

La nouvelle est tombée mardi 03 août 2021. La chambre de jugement de la Commission d’éthique de la Fifa a condamné l’ancien président de la CAF à une suspension d’un an de toute activité relative au football. Il doit également régler une amende de 30.000 francs suisses (près de 28.000 euros).Cette suspension fait suite au contrat avec Lagardère Sports contraire aux principes concurrentiels.

Celui qui a été à la tête de la CAF entre 1988 et 2017, a été reconnu coupable d’avoir violé son devoir de loyauté envers l’instance qu’il a dirigée, pour son action dans la signature d’un contrat avec Lagardère Sports, en septembre 2016.

Issa Hayatou garantissait à l’entreprise française la gestion des droits TV et marketing des compétitions organisées par la CAF jusqu’en 2028. La chambre d’instruction de la Commission d’éthique de la Fifa a été saisie en mars 2017 par Presentation Sport, également intéressé par ces droits.

L’enquête a conclu qu’aucun appel d’offres n’a été mené avant le renouvellement du contrat avec Lagardère Sports, partenaire de la CAF depuis 1993. Elle a aussi souligné qu’Issa Hayatou a abusé de sa position, en n’impliquant pas plusieurs membres du comité exécutif de la CAF dans les discussions.

Il n’a pas tenu compte non plus du refus de certains d’entre eux de renouveler le contrat avec Lagardère Sports, d’autant que celui-ci (1 milliard de dollars pour 2017-2028, soit environ 900 M EUR au cours en vigueur au moment de la signature) était inférieur à l’offre de Presentation Sport (1,2 milliard de dollars).

Issa Hayatou a quitté la présidence de la CAF en mars 2017, après avoir perdu les élections face au Malgache Ahmad Ahmad.

Il a également occupé la fonction de président par intérim de la Fifa entre octobre 2015 et février 2016, après la suspension de Sepp Blatter, et jusqu’à l’élection de Gianni Infantino. En janvier dernier, Issa Hayatou est devenu président d’honneur de la CAF.

Congo : Djoson Philosophe en concert à Pointe-Noire

L’annonce du concert a été faite par l’artiste-musicien congolais et son orchestre Super nkolo mboka, lors de la présentation officielle, de l’album « Multicolor ».

 

C’est un spectacle haut en couleur que réservent Djoson Philosophe et son orchestre Super nkolo mboka. Portant le nom éponyme de son dernier album « Multicolor », ce concert se veut un véritable cocktail de bonne humeur. « Comme son nom l’indique, Multicolor sera un concert qui mettra en association différentes sortes de styles musicaux tels que: le folklore; le Ndombolo; la rumba congolaise; la samba brésilienne et la salsa cubaine », a précisé l’artiste.

Prévu en début septembre à l’Institut français du Congo de Pointe-Noire, ce concert est aussi une manière pour Djoson Philosophe de renouer avec le public ponténégrin qui s’est toujours plaint de l’absence des artistes brazzavillois sur ses terres. « La conférence de presse m’a permis d’écouter les doléances des mélomanes et autres acteurs du monde musical qui nous accompagnent. J’ai pris note et je ferai de mon mieux pour être de plus en plus présent à Pointe-Noire, en vue de promouvoir mon travail et le faire profiter au public qui s’y trouve », a-t-il confié.

Par ailleurs, l’artiste a profité de son séjour à Pointe-Noire pour y présenter officiellement son album « Multicolor », sorti l’an dernier à Brazzaville. La cérémonie a eu lieu en présence des chroniqueurs culturels, médias, mécènes et quelques mélomanes qui avaient réservé à Djoson Philosophe et toute son équipe un accueil chaleureux. « Je dis tout simplement « grand merci » à la presse ponténégrine pour son accompagnement et sa mobilisation, lors de mon séjour à Pointe-Noire. A mes collègues artistes, merci de votre présence pour cette cause qui nous est tous commune. Et aux mécènes, continuez de soutenir la musique congolaise car le talent y est. Le rendez-vous est pris pour septembre, avec le spectacle Multicolor ! », a-t-il déclaré.

Fruit du métissage musical et culturel du Congo et d’ailleurs, « Multicolor » est un agencement de différentes sonorités autour d’une suite de thématiques tant pour le plaisir que pour l’éducation du public. Il puise en partie sa beauté dans l’immense patrimoine musical des deux Congo, afin de se démarquer de ce qui se fait déjà dans cet univers, et également se rendre accessible à d’autres cultures. L’album compte douze titres, au nombre desquels : Hola hola; To bina; envoûtement; Rumba na piste; Efandza nteke; salsa del Congo; pêcheur mundele…

Congo : Georges Mavouba Sokate reçoit un hommage des écrivains

Un an après la disparition du poète, les écrivains, hommes de culture, les parents et amis ont organisé au musée Cercle africain une journée d’hommage en sa mémoire.

 

C’est pour perpétuer son œuvre que la famille de l’écrivain a initiée l’activité qui a bénéficié du soutien de la direction départementale du Livre et de la Lecture publique de Pointe-Noire, du Salon littéraire Jean-Baptiste-Tati-Loutard, du musée Cercle africain et des Editions LMI.

L’évocation de sa mémoire, son œuvre, sans oublier les faits anecdotiques ayant marqué sa vie sociale ont été au centre des retrouvailles. Un vœu testamentaire gravé dans son avant-dernier ouvrage « Que les ténèbres soient » paru en 2016 dont le poème « Le jour où j’embarquerai » est plus qu’une prémonition.

En parlant de son écriture et son œuvre, l’écrivain Chardin Alphonse N’Kala a dit que Georges Mavouba Sokate s’est singularisé par son abondante œuvre abordant presque tous les genres de la poésie, du roman en passant par l’essai, la légende ou le conte. Pointe-Noire, sa ville d’adoption, Brazzaville, sa ville natale, la mer, le fleuve, le wharf, Poto Poto, revenaient souvent dans ses écritures, a t-il ajouté.

Au nom de la veuve et des enfants Mavouba Sokate, B. Mavouba, l’une des filles du disparu, a évoqué la passion et l’amour qu’avait leur père pour la lecture et l’écriture. Pendant qu’il se battait contre la maladie, il a continué d’écrire pour apporter sa contribution aux écrivains qui préparaient une anthologie sur la pandémie du coronavirus. « C’est l’héritage que je vous laisserai, avait-il répondu.

Humble, discret et modeste, Georges Mavouba Sokate l’a été dans la vie comme l’ont reconnu les amis et connaissances en témoignant sur sa personne et ses vertus qui ont fait sa marque de fabrique tout au long de sa vie : la sincérité, l’authenticité, l’humanisme, la droiture. Son écriture était une imbrication si bien réussie de la verdure du style et la drôlerie des sujets abordés à travers la joie de vivre que transmettent ses personnages. De sa plume acérée, il faisait rire les lecteurs sur des sujets graves de la vie. Plusieurs extraits de ses ouvrages lus par Laure Bandoki Nzoumba, comédienne, Hugues Eta, écrivain…  lors de la cérémonie en témoignent.

Sorti à titre posthume, le roman « Dans la tourmente d’un déluge » aux Editions Le Lys Bleu a été présenté par Alphonse Chardin N’kala avant sa dédicace. Ce roman de 240 pages comprend deux parties. La première partie « Dans la tourmente d’un déluge ». La deuxième partie « Le bal des vacances ».  C’est l’histoire d’un homme ordinaire, Yawé Ley, pleurant sous une pluie de grêlons qui s’abattait sur les toits. Un homme dont la femme lui a été soufflée par un autre, tel un ouragan dévastateur, d’une violence inédite, et qui a laissé derrière lui tristesse et désolation.

De nationalité congolaise, Georges Mavouba Sokate est né en 1949 à Brazzaville. Professeur d’anglais, il a successivement  enseigné au CEG Gampo Olilou ex CEG Père Pierre Peyre de Brazzaville, au lycée Engels de Gamboma, au lycée de la Révolution de Brazzaville, au lycée Karl Marx de Pointe-Noire. Il est auteur de treize ouvrages : cinq recueils de poèmes, deux recueils de contes, un récit, un essai, deux romans. Il a aussi participé à plusieurs œuvres collectives.

Congo-Jeux olympiques : les congolais hors de course

Les trois sportifs qui ont représenté le Congo en athlétisme et à la natation se sont arrêtés à l’étape des préliminaires.

 

Aucune médaille glanée par les athlètes congolais aux jeux olympique de Tokyo. Les trois sportifs qui ont représenté ce pays d’Afrique centrale n’ont rien remporté après leur prestation au cours de cette compétition.

En athlétisme, Natacha Ngoye Akamabi qui a couru le 100m et le sprinter Gilles Anthony Afoumba le 400m puis la nageuse Stefan Bellor Sangala n’ont pas pu obtenir une qualification pour les demi-finales.

En tête lors des deux premières séries du 100m féminin, le 30 juillet à Tokyo, avec un chrono de 11,47 puis 11,42, Natache Ngoye s’est vu son rêve et son dynamisme s’arrêter lors de la 3e série où elle a occupé la sixième place avec 11 secondes 52. « C’est ma première fois de participer à une telle compétition.  Au début,  j’ai donné le meilleur de moi-même, mais au fil des étapes le corps commençait à lâcher. La cause, c’est le manque des compétitions. On ne peut pas venir aux Jeux olympiques sans compétitions, même si tu es Usain Bolt, tu ne feras pas de miracles. J’étais vraiment fatiguée. Je demande au ministère des Sports de toujours faciliter la préparation des athlètes quelques temps avant la compétition. Je suis quand même contente car j’ai battu mon record », a signifié Natacha, après son élimination.

Son compatriote, Gilles Afoumba, n’a pas réussi de faire l’exploit, imitant ainsi Natacha en terminant 6e au terme de la course du 400m hommes lors de la 3e série avec un chrono de 46,03. L’échec était également au rendez-vous à Tokyo aquatics center où Stefan Bellor Sangala a terminé 7e (37,92) dans la catégorie de nage libre 50m féminin. Comme lors des précédentes éditions, le Congo sort bredouille des Jeux olympiques qui réunissent plus de 11.000 sportifs d’environ 206 pays du 23 juillet au 8 août à Tokyo, au Japon.

Congo-télécommunication : une formation ouverte aux jeunes sans emploi

Cette formation vise à sortir les jeunes de l’oisiveté et à les inciter à abandonner le vandalisme qui prend de l’ampleur en République du Congo.

 

Regroupés au sein de la structure « Glaymann Immobilier », des jeunes diplômés sans emploi recevront une formation en bureautique et télécommunication. Ladite formation qui a officiellement été lancée lundi 02 août 2021 dans la ville de Brazzaville, est axée sur la connexion des ordinateurs et le câblage informatique

L’objectif de cette formation est d’occuper les jeunes afin qu’ils sortent de l’oisiveté et de les inciter à abandonner les actes de vandalisme. Elle vise également à donner des connaissances en vue d’une qualification professionnelle.

Les apprenants seront formés pendant trois mois pour ceux qui opteront pour la bureautique et pendant six mois pour ceux de la télécommunication. C’est du moins ce qu’a expliqué le manager de la structure, Ulrich Fabrice Malolo.

Il faut noter que l’inscription est gratuite pour toutes formations confondues. Toutefois, les frais mensuels s’élèvent respectivement à 5000 francs CFA pour les apprenants en bureautique et à 10.000 pour ceux en télécommunication.

La formation concerne les étudiants, jeunes désœuvrés et toutes personnes exprimant le désir d’apprendre.

Par ailleurs, Ulrich Fabrice Malolo a annoncé une formation gratuite pour les jeunes ayant le niveau 3e après une enquête de la structure auprès des familles démunies dans les prochains jours.

« La formation sera sanctionnée par un certificat de fin d’apprentissage. L’ouverture des agences des villes de Pointe-Noire, Nkayi, Dolisie et bien d’autres localités permettra de faire le suivi des apprenants qui pourront bénéficier d’un recrutement dans ces agences », a-t-il indiqué.

Le manager de Glaymann Immobilier annonce par la même occasion que sa structure évolue également dans le domaine du tourisme, de l’immobilier et de l’agence de voyages.

Congo : le nouveau budget de l’Etat exercice 2021 au Parlement

Le budget de l’Etat 2021 réajusté a été présenté au Sénat et à l’Assemblée nationale le 2 août par le ministre en charge des Finances, Rigobert Roger Andély.

 

Le budget de l’Etat exercice 2021 a été réajusté. Celui-ci est révisé à la somme de 1665,5 milliards FCFA et accuse un déficit de 208,4 milliards FCFA par rapport aux prévisions initiales. Les dépenses budgétaires sont estimées à 1500,6 milliards FCFA, en dégradation de 144,0 milliards FCFA soit 8,7%.

Notons que la loi de finances rectifiée accuse un solde budgétaire de 164,9 milliards FCFA. Présentant le texte, Rigobert Roger Andely a souligné que la loi de finances réajustée prévoit en financement et en trésorerie la somme de 131 milliards FCFA et des charges de 685,3 milliards FCFA.

Elle entrevoit un gap de trésorerie de 554,3 milliards FCFA, relativement dénoué par un excédent budgétaire de 164,9 milliards de FCFA, causant ainsi un décalage de financement de -389,4 milliards FCFA. Le financement dudit gap dépendra aussi bien de la stratégie d’apurement de la dette intérieure, d’un retournement favorable de la conjoncture économique que de l’issue des négociations en cours avec les partenaires au développement.

Dans le budget rectifié, les charges financières de la dette sont réévaluées à la somme de 129,5 milliards FCFA contre une prévision initiale de 105,8 milliards FCFA, soit un accroissement de 23,7 milliards FCFA estimé à 22,4%. Les salaires ainsi que leur traitement vont passer de 382 milliards FCFA dans la loi de finances initiale à 370 milliards de FCFA au budget réajusté, soit une baisse de 12 milliards de FCFA (3,1%).

Les dépenses de transfert sont passées de 430,2 milliards FCFA, soit une régression de 52,1 milliards de FCFA (10,8%) par rapport au premier budget. Quant aux dépenses d’investissement, celles-ci sont réajustées à 249,5 milliards FCFA, contre 318,1 milliards FCFA initialement prévu, soit une baisse de 85,1 milliards FCFA.

Congo-hépatites virales : la population appelée à se faire dépister

C’était à l’occasion de la célébration de la journée internationale de la lutte contre les hépatites virales en fin de semaine dernière.

 

Cette année, la journée internationale des hépatites virales s’est tenue sous le thème « l’Hépatite ne peut pas attendre ». A cette occasion, le Dr Arnaud Mongo Onkouo a exhorté le personnel soignant à prendre en charge les femmes enceintes.

En République du Congo, le thème qui a été choisi est « un avenir sans hépatite ». « Le vrai combat contre les hépatites doit commencer dès la naissance en vaccinant tout le monde et en procédant au dépistage des femmes enceintes afin de réduire plus de la moitié d’incidence du cancer de foie dû aux hépatites B », a déclaré le Dr Arnaud Mongo Onkouo,

Cette journée a été couplée à la commémoration de la date de naissance du chercheur qui a découvert le virus de l’hépatite B, le Dr Baruch Blemberg qui a également mis au point le vaccin contre cette maladie.

Les hépatites B et C se transmettent par la voie sexuelle, de la mère à l’enfant, et par les objets souillés. La différence entre l’hépatite B et le VIH est que l’hépatite B est évitable par la vaccination.

« Le patient de l’hépatite B peut se faire contrôler une fois dépisté positif et suivre son traitement afin de réduire sa charge virale. Toutefois, l’hépatite C est curable avec un traitement de trois mois de plus de quatre cent-cinquante mille francs CFA », a indiqué le Dr Arnaud Mongo Onkouo.

Il a souligné l’existence de deux groupes des hépatites virales : alphabétique et non alphabétique, ajoutant que les hépatites qui les préoccupent sont les hépatites B, C et D dont les infections conduisent à la chronicité qui occasionne la cirrhose de foie et le cancer.

Il a en outre souhaité que les autorités mettent en place une politique nationale permettant de mener une enquête en vue d’avoir les statistiques réelles sur les infections des hépatites virales au Congo.

Notons que le taux de couverture vaccinale globale contre l’hépatite virale B des enfants à Brazzaville était de 96 %. Le vaccin pentavalent à deux mois était administré dans 97,7% des 85 %.

Les traditions magiques : la sorcellerie au Congo !

Meurtres, rejets et humiliations sont quelques traitements réservés aux personnes accusées de sorcellerie au Congo Brazza.

 

En Afrique, il existe de nombreux cultes et rites traditionnels relatifs aux sciences occultes, dont la sorcellerie. Au Congo-Brazzaville, cela est d’autant plus réel et commun. Les suspicions de sorcelleries sont courantes et suscitent de vives tensions au sein des familles et ethnies. Traditions magiques et sorcellerie au Congo, que retenir ?

La sorcellerie au Congo-Brazzaville : un phénomène hautement social

Meurtres, rejets et humiliations sont quelques traitements réservés aux personnes accusées de sorcellerie au Congo Brazza. La plupart du temps, l’appellation « sorcier » est utilisée pour les personnes qui font montre de certaines capacités peu communes ou qui ont été surprises dans des postures ou situations suspectes.

En dehors des supposés sacrifices humains et rituels sataniques exécutés par les sorciers, certains vouent une admiration particulière au culte du vaudou. Les poupées vaudous sont l’aspect le plus connu de ce type de magie. Elles représentent spirituellement une personne et peuvent servir à nuire à distance à celle-ci. C’est un domaine assez vaste et les suspicions portent plus sur les poupées vaudous.

Parfois, ces accusations ne sont point fondées sur des faits concrets, mais plutôt sur des supputations. La quasi-totalité de la population croit en la sorcellerie alors lorsqu’une personne est suspectée d’en exercer, elle devient automatiquement une cible. Il existe plusieurs faits divers qui en témoignent. Des pères de famille sont assassinés par leurs proches, de jeunes enfants expulsés de chez eux et livrés à eux même, condamnés à errer dans les rues.

Les «enfants sorciers» quel est l’état des lieux?

À Brazzaville, il est courant de trouver des enfants abandonnés par leurs parents et vivants dans la rue. Dans la majorité des cas (25 000 de ces enfants sur 30 000) ont été accusés de sorcellerie et ont été renvoyés de chez eux par leurs propres parents. Le phénomène est d’autant plus dramatique que ces enfants sorciers deviennent un potentiel danger pour la société.

Ayant été livrés à eux-mêmes dès leur plus jeune âge et n’ayant pas encore assez de force ou de connaissances pour travailler, ils se retrouvent à errer dans les rues, à quémander de l’argent, à voler et même à se prostituer. Certains parents se cachent derrière ce prétexte fallacieux de sorcellerie pour mettre à la rue les enfants, dont ils ne peuvent plus supporter la charge.

Les fillettes qui se retrouvent dans cette situation sont exposées à tous les vices nourris par les pédophiles. Ce sont des proies faciles. Elles peuvent contracter des maladies sexuellement transmissibles et même mourir du SIDA. Heureusement, une bonne partie de la population congolaise prend la mesure du problème et mène des actions afin de venir en aide à ces enfants dits « sorciers ».

Le Congo-Brazzaville : un tableau pas si noir que ça…

En dépit de la crainte occasionnée par la peur panique des sorciers chez les autochtones, le Congo-Brazzaville reste un très beau pays. Il ne faut pas oublier que ces « histoires » ne sont rien de plus que des croyances, des superstitions qui ne reposent sur aucun fondement scientifique. Le Congo possède de nombreux lieux qui valent le détour et qui seront parfaits pour vos vacances en Afrique. Le pays possède de nombreuses richesses et paysages pittoresques. Il serait dommage de rater l’occasion d’en savoir plus sur ce pays à cause de quelques rumeurs et suspicions.