Congo : un homme se jette du 10ème étage de la Tour Mayombe

Christian Ndzihou, 60 ans, entrepreneur dans le bâtiment, s’est donné lui-même la mort en sautant du 10eme étage de l’immeuble Tour Mayombe.

 

Les faits se sont déroulés dans la ville de Pointe-Noire. Christian Ndzihou s’est jeté du 10ème étage de la Tour Mayombe. Selon les témoins trouvés sur les lieux, son acte était prémédité.

« Christian Ndzihou,  ne travaillait pas dans cet immeuble, et était venu seulement pour commettre son suicide. Il avait même préalablement informé au téléphone l’un des membres de sa famille avant de passer à l’acte », laisse entendre un témoin.

Qu’est ce qui l’aurait poussé à se suicider ? La question reste encore sans réponse. Une enquête est ouverte pour déterminer les causes de cet acte.

Notons que Christian Ndzihou était marié à deux et il laisse cinq enfants.

Congo-passe sanitaire : l’entrée en vigueur pose problème

Les congolais sont divisés quant à l’entrée en vigueur du passe sanitaire. La date du 1er décembre marque le premier jour de l’application de cette mesure.

 

En République du Congo, la date du mercredi 1er décembre marquait l’entrée en vigueur du passe sanitaire. Cette mesure il est désormais exigé, notamment dans les administrations publiques. Au premier jour de son application, les banques se sont plutôt montrées clémentes en cette période de versement des salaires. Mais, les Congolais restent totalement divisés quant à l’obligation de se faire vacciner.

Ce 1er décembre, sur l’avenue qui relie le Trésor public et l’hôtel de ville. De part et d’autre se trouvent les succursales de différentes banques comme celle où évolue le vigile Ricardo qui a laissé passer les clients sans leur demander le passe sanitaire. Mais, ce jeudi 2 décembre, il sera très intransigeant. « Effectivement, ce jeudi nous allons appliquer le passe sanitaire. L’appel que nous lançons à nos clients est que l’entrée est désormais subordonnée à la présentation de ce passe. Nous allons vérifier chaque client si cela est appliqué. Sinon, ce n’est pas le cas, nous allons les faire repartir », prévient Ricardo.

L’obligation ne passe pas

Le caractère obligatoire du passe sanitaire ne passe pas aux yeux d’Auguste, un fonctionnaire : « C’est une façon de terroriser la population. Pour moi, le vaccin doit être facultatif parce qu’il y a certaines personnes qui ont pris toutes les doses de vaccins, mais ont contracté la maladie après et en sont morts », raconte-t-il.

Pas une mesure facile

Jeune homme d’affaires, Rudy s’est fait vacciner certes, mais il pense que le passe sanitaire obligatoire n’est pas une mesure facile : « Je n’ai vraiment pas un avis sur cette affaire. Mais, je dirais que c’est un peu difficile à avaler quand on ne comprend vraiment pas le bien-fondé de la chose », dit-il. Dans le cadre de l’opération coup de poing, lancée en octobre 2021, le gouvernement veut vacciner au moins 750 000 personnes d’ici fin décembre 2021.

Congo : nouvel accord de suspension de la dette

La République du Congo vient de bénéficier d’un troisième accord bilatéral de suspension du service de la sa dette à l’égard de la France.

 

Le ministre des Finances, du Budget et du Portefeuille public, Rigobert Roger Andely, et l’ambassadeur de France au Congo, François Barateau, ont signé le 29 novembre à Brazzaville, un nouvel accord. Celui-ci concerne la suspension du service de la dette du Congo à l’égard de la France.

S’inscrivant dans le cadre de l’Initiative de suspension du service de la dette (ISSD) décidée par le G20 en 2020.  Les ressources libérées par ce troisième accord seront octroyées en priorité au financement des dépenses visant à atténuer l’impact sanitaire et social de la pandémie de covid-19 et contribuer à la relance de l’économie nationale.

« Avec la signature, le 24 août dernier, d’un amendement au protocole d’accord du 9 juin 2020, le Club de Paris a reconnu que la République du Congo était éligible à bénéficier de l’extension finale de l’Initiative. L’accord que nous signons aujourd’hui permet au Congo de bénéficier de la mise en œuvre effective de cet amendement », a indiqué François Barateau.

« En cette période difficile, cette initiative démontre, une fois de plus, l’entière solidarité de la France à l’égard du Congo et de sa population. Elle traduit l’excellence des relations diplomatiques et d’amitié qui lient la France et le Congo », s’est réjoui le diplomate français.

Initialement prévue entre le 1er mai et le 31 décembre 2020, la suspension du service de la dette du Congo à l’égard de la France a été prolongée la première fois au 30 juin 2021 et la deuxième fois au 31 décembre de cette même année.

Lancée le 15 avril 2020 par les Etats membres du G20 et coordonnée par le Club de Paris pour faire face à la crise du covid-19, l’ISSD est un outil de solidarité qui vient en aide aux pays en situation de vulnérabilité face aux impacts de la crise mondiale, ainsi qu’à ses conséquences économiques.

Le soutien apporté par la France à la République du Congo via l’ISSD a permis à ce pays de réorganiser sa dette à hauteur de 38,2 milliards de F CFA, soit 58,3 millions d’euros.

Outre la France, les membres du Club qui participent à la réorganisation de cette dette sont les gouvernements de Belgique, du Brésil et de la Fédération de Russie.

Congo-hydrocarbures : l’Afrique représente 7,3% des réserves mondiales pétrolières

Le Premier ministre de la République du Congo, Anatole Collinet Makosso, a appelé mardi à Brazzaville les pays de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) à agir en synergie dans le secteur des hydrocarbures.

 

Les pays de la sous-région doivent « agir en synergie afin d’harmoniser leurs stratégies d’exploitation des ressources pétrolières et gazières », a déclaré M. Makosso lors de l’ouverture du CEMAC Business Energy Forum, un événement visant à favoriser la coopération Sud-Sud et la mise en œuvre des projets énergétiques inter-Etats.

Selon lui, en agissant en synergie, les pays de la CEMAC vont « parvenir à peser sur l’industrie et les marchés pétroliers mondiaux et répondre avec efficacité à la problématique de la pauvreté énergétique africaine ».

« L’Afrique, prise dans son ensemble, représente environ 7,3% des réserves mondiales prouvées de pétrole et 7,2% de réserves de gaz », a-t-il précisé.

Organisée à l’initiative du Congo-Brazzaville et de la Guinée équatoriale, cette première édition du CEMAC Business Energy Forum connaît la participation des compagnies pétrolières opérant dans la CEMAC qui compte six pays membres : le Congo-Brazzaville, le Cameroun, la Centrafrique, le Gabon, la Guinée équatoriale et le Tchad.

 

Congo-harcèlement en milieu scolaire : les élèves sensibilisés sur le sujet

Le secrétariat exécutif permanent du Conseil consultatif de la femme (CCF) a organisé un atelier d’écoute pour les collégiennes et lycéennes de Brazzaville.

 

A Brazzaville, les ateliers d’écoute organisés en faveur des collégiennes et lycéennes ont été lancés le 28 novembre 2021. C’est une initiative du secrétariat exécutif permanent du conseil consultatif de la femme. Il est question d’entretenir ces jeunes élèves sur le harcèlement en milieu scolaire.

Placée sous le thème « Harcèlement sexuel en milieu scolaire », la série de rencontres qui se poursuivront les 4 et 11 décembre prochains, vise, entre autres, à stopper toutes les violences à l’égard des femmes.

L’activité s’inscrit dans le cadre de la Journée internationale pour l’élimination des violences à l’égard des femmes. Et aussi des seize jours d’activisme contre les violences liées au genre dont le but est de sensibiliser le public à cette question et de lutter contre ce type de violences.

La première secrétaire du CCF, Coralie Steeven Ikia-Dimi, a exhorté les jeunes filles à ne pas hésiter à relever, si possible, les us et coutumes qui impacteraient négativement la vie des femmes dans le pays.

Selon elle, la violence à l’égard des femmes et des filles constitue l’une des violations des droits humains les plus répandues, les plus persistantes et les plus dévastatrices dans le monde. Elle demeure également, a poursuivi Coralie Steeven Ikia-Dimi, l’une des moins signalées en raison de l’impunité, du silence, de la stigmatisation et du sentiment de honte qui peuvent l’entourer.

« Cette violence à l’égard des femmes englobe toutes les formes physiques, sexuelles et psychologiques, dirigées contre le sexe féminin et causant ou pouvant causer aux femmes un préjudice ou des souffrances », a-t-elle commenté.

Parlant des violences physiques, la première secrétaire du CCF a cité les coups, les mutilations génitales, sévices ou châtiments corporels. Quant aux violences sexuelles, il s’agit du viol, des abus et actes sexuels forcés. Sur la liste des violences morales, on compte le harcèlement moral, le cyber harcèlement (sur les réseaux sociaux notamment), les avances sexuelles non désirées et persistantes, le harcèlement sexuel (avec parfois du chantage, phénomène dit des notes sexuellement transmissibles).

 

Congo : les handicapés demandent une amélioration de leur situation

Ils se sont exprimés vendredi 26 novembre lors d’une rencontre au cours de laquelle ils ont exigé la relecture du projet de la nouvelle loi d’orientation sociale.

 

Le collectif des Organisation des personnes handicapées (OPH) juge le cadre juridique inadapté. Selon ce collectif, il ne garantit pas l’égalité des droits aux individus vulnérables. L’OPH a organisé un atelier de sensibilisation. Il s’est agi d’alerte au gouvernement sur la situation des personnes vivant avec un handicap. Les membres de l’OPH ont exigé la relecture du projet de la nouvelle loi d’orientation sociale.

Ladite rencontre s’inscrivait dans le cadre du Projet d’appui à la consolidation de la « dynamique nationale Coalition plus 2030 » en vue de l’amélioration de la défense des droits des personnes vivant avec handicap en République du Congo, en partenariat avec le Comité français pour la solidarité internationale, avec le soutien financier de l’Agence française de développement.

L’objectif des échanges, a expliqué Donatien Ibassa, le coordonnateur de la « Coalition plus 2030 », est de renforcer la concertation et le dialogue permanent entre les autorités et les organisations de la société civile, afin d’aboutir à la révision de l’ancienne loi spécifique d’avril 1992 portant statuts, protection et promotion de la personne handicapée, en harmonie avec la convention africaine sur le handicap. « La situation des personnes handicapées au Congo est critique. Le projet de loi initié par le ministère des Affaires sociales se trouvant au Parlement n’a pas pris en compte toutes les conditions sociales des personnes vivant avec handicap. Nous n’avons pas été consultés lors de la préparation de cette loi. Il nous faut une loi spécifique au lieu d’une loi à caractère général », a déploré Donatien Ibassa, avant de rappeler l’État congolais à son obligation de faire respecter les droits humains des personnes handicapées.

La plate-forme des associations de défense des droits des personnes handicapées réclame donc des discussions avec les autorités de tutelle pour pouvoir harmoniser le cadre juridique national relatif à la protection des couches sociales vulnérables.

Congo : le projet de loi de finances exercice 2022 rejeté

Les pensionnés de la caisse de retraite des fonctionnaires (CRF) réaffirment leur désapprobation du budget de l’Etat, exercice 2022.

 

Le projet de loi du budget de l’Etat, exercice 2022 est présentement en examen au Parlement. Celui-ci s’élève à 49, 853 milliards FCFA. Un projet de loi que les retraités de la  CRF ont critiqué. Ils ont réaffirmé leur désapprobation le 29 novembre à Brazzaville dans le bureau du Sénat.

Ces retraités accumulant actuellement trente-huit mois d’arriérés de pensions depuis 2016. Ils menaçaient d’organiser des sit-in devant le Palais des congrès à partir de ce 30 novembre et ont décidé de suspendre leur mouvement en attendant l’aboutissement des négociations.

Notons que malgré leurs multiples plaintes, les représentants des retraités ont accepté la main tendue du président du Sénat, Pierre Ngolo, qui les a rassurés de travailler avec la commission Economie et Finances de cette chambre haute du Parlement.

« Il faut retenir vos adhérents, qu’ils prennent leur mal en patience. Ce n’est qu’un projet, s’il y a possibilité de l’améliorer, nous le ferons. Nous avons déjà rencontré le gouvernement plusieurs fois, mais nous ne baissons pas les bras, nous allons continuer à jouer notre rôle d’encadreur. La commission Economie et Finances va vous recevoir ; le gouvernement mettra en place une commission pour regarder votre situation », a déclaré en substance Pierre Ngolo.

Ces retraités sont regroupés en trois organisations à savoir dont de la Coordination nationale des fédérations des associations des retraités (CNAFARA/CRF) et la Fédération des associations des retraités (FAR/CRF).

Bolloré Transport & Logistics soutient le projet d’installation d’une unité de services essentiels au profit des villages du fleuve Congo

Au mois d’Octobre dernier, Congo Terminal et les Terminaux du Bassin du Congo, filiales de Bolloré Transport & Logistics, ont apporté leur soutien aux associations « Pot@maï » et « Aide à l’Enfance » en prenant en charge tous les frais de transport et de logistique pour faciliter l’installation d’une Unité de Services Essentiels (USE) au profit des villages bordant le fleuve Congo.

Alimentée par une hydrolienne flottante, ce dispositif alimentera toute l’année 3 villages d’environ 3000 personnes autour de Loubassa avec une production de 10kW 24h/24. Elle permettra à ces villages enclavés sur les berges du fleuve Congo d’avoir un accès à l’eau potable, de stocker les produits agroalimentaires et de bénéficier d’une autonomie énergétique pour favoriser l’essor de l’agriculture locale.

« Ce projet est une belle initiative et je suis contente d’y prendre part. Grâce à l’intervention des associations Pot@maï et Aide à l’Enfance ainsi que le soutien de Bolloré Transport & Logistics, le village va pouvoir avoir accès à l’eau potable et à l’électricité ce qui lui permettra de gagner en autonomie » a indiqué Christ Loubelo, bénévole participant à la logistique du projet.

« Nous accompagnons ce projet qui s’inscrit parfaitement dans notre démarche RSE. Il répond ainsi à un double objectif : favoriser la transition énergétique et soutenir les populations locales afin d’améliorer leur qualité de vie. La crise sanitaire mondiale rend tout ceci encore plus indispensable au regard de la dégradation des conditions de vie des plus vulnérables » a réagi Anthony Samzun, Directeur général de Congo Terminal.

À propos de Bolloré Transport & Logistics au Congo

Présent au Congo dans le transport et la logistique, Bolloré Transport & Logistics compte 1500 collaborateurs congolais à travers ses agences et ses filiales portuaires et logistiques. Implanté à Pointe Noire, Brazzaville et Dolisie, l’entreprise déploie des systèmes de management QHSE reposant sur des référentiels reconnus tels que l’ISO 4500. Bolloré Transport & Logistics s’investit dans l’amélioration des compétences de ses collaborateurs et participe activement au développement socio-économique du pays au moyen d’actions de responsabilité sociétale dans les secteurs de l’éducation, la réinsertion sociale, la préservation de l’environnement et l’accompagnement humanitaire.

Congo : au moins 90% des accidents de la route sont causés par les mauvais comportements des automobilistes

C’est un constat récemment fait par Louis Ekina Lebout, directeur des transports urbains et routiers en République du Congo.

 

Entre non-respect des feux rouges, franchissement de lignes blanches et évolution sur les trottoirs, conduire en état d’ivresse, téléphoner en conduisant, l’oublie d’utiliser les clignotants, refus de priorité, vitesse… Ce sont autant de mauvais comportements des automobilistes qui sont à l’origine des accidents de la circulation.

Malgré la multiplication des campagnes de sécurité routière, ils sont de plus en plus nombreux à ne pas respecter l’ensemble des règles du code de la route. Ce constat a été établi récemment par le directeur des Transports urbains et routiers, Louis Ekina Lebout : « Plus de 90% des accidents de la route sont provoqués par le mauvais comportement des automobilistes ».

Rappelons que 30. 782 accidents corporels ont été enregistrés sur le réseau routier national entre 2014 et 2019, selon les statistiques rendues publiques par les Unités spécialisées de la force publique en novembre 2020.

Congo : le syndicat national des pharmaciens entend poursuivre Laborex en justice

Cette décision a été prise le 26 novembre 2021, lors de l’assemblée générale extraordinaire du syndicat national des pharmaciens du Congo (Synaphac).

 

Dans une déclaration rendue publique le 26 novembre dernier, le Synaphac a décidé d’ester Laborex en justice. C’est une mesure arrêtée par les membres dudit syndicat réunis en assemblée générale. Celle-ci fait suite au constat selon lequel Laborex tente d’approvisionner Abdoul Madjid Traoré au mépris des textes règlementaires régissant le secteur de la pharmacie.

Les membres du Synaphac à la fin des travaux ont promis, en outre, d’engager une action de boycott à l’endroit des grossistes-répartiteurs qui ouvriraient leurs portes à Madjid Traoré. Par ailleurs, les syndicalistes leur ont demandé de nommer à la tête de leurs structures des pharmaciens régulièrement inscrits à l’un des tableaux de l’ordre.

Selon les pharmaciens,  Abdoul Madid Traoré n’est inscrit à aucun tableau de l’ordre, pour ce faire, il ne peut exercer le métier de pharmacien et bénéficier des avantages y afférents.