Congo : 67 nouveaux auditeurs de justices en attente d’affectation

Ils ont solennellement prêté serment à la cour d’appel de Brazzaville vendredi 26 novembre 2021, une cérémonie présidée par Christian Oba, premier président de cette institution.

 

L’audience solennelle de prestation de serment, présidée par le premier président de la Cour d’appel de Brazzaville, Christian Oba, a eu lieu le 26 novembre au parquet, en présence du chef du gouvernement, Anatole Collinet Makosso, et de plusieurs professionnels de droit. Une phase décisive qui leur ouvrira la porte de la profession de magistrat.

« Je jure de garder scrupuleusement le secret professionnel et de me conduire en tout temps comme un digne et loyal auditeur de justice ». Cette phrase a été dite 67 fois vendredi dernier par les nouveaux auditeurs de justice. Ils ont prêté serment à la cour d’appel de Brazzaville.

Il faut dire que bien qu’ils aient prêté serment, ces jeunes ne sont pas encore considérés comme des magistrats au sens propre du terme. Ils devront donc êtes affectés dans des cours et tribunaux pour y passer un stage d’imprégnation auprès des professionnels de droit. C’est tout au long de leur stage qu’ils seront fascinés à la profession de magistrat et vont acquérir l’expérience en la matière.

« Je voudrai vous préciser qu’auditeurs de justice vous l’êtes, mais magistrats vous ne l’êtes pas encore. La tentation est souvent grande de confondre l’une des deux fonctions. Auditeurs de justice que vous êtes, vous êtes encore des apprentis », a souligné le président de la Cour d’appel, Christian Oba.

Congo : « Aujourd’hui, encore, le Congo a besoin de se rassembler sur l’essentiel »

C’est qui ressort du discours du Premier ministre, Anatole Collinet Makosso, à l’occasion du 63e anniversaire de la proclamation de la République célébré le 28 novembre.

 

L’intégralité du discours du Premier ministre, Anatole Collinet Makosso.

Je prends ici la parole au nom de son excellence, monsieur le président de la République, qui m’a chargé de célébrer la République avec tous ceux qui, comme lui, sont au service de la République, notamment les hauts dirigeants à tous les niveaux de responsabilité.

Le président de la République n’oublie pas les élus nationaux et locaux, les préfets, sous- préfets, les administrateurs maires d’arrondissements, de communautés urbaines, les chefs de quartiers, de villages, de zones et de blocs qui, au plus près des populations, veillent quotidiennement au respect des valeurs de la République ;

Nous ne saurons oublier en ce jour particulier, ceux qui font la République, à savoir l’ensemble des fonctionnaires et autres agents de l’État, les cadres du secteur privé et du secteur informel, les chefs d’entreprise, les commerçants, ouvriers, paysans, artistes, artisans, sportifs, culturels, écrivains, musiciens.

Bref !  Nous célébrons la République non seulement avec l’ensemble des citoyennes et des citoyens de la République, mais aussi avec tous ceux de nos amis, ressortissants des pays frères et amis, ayant choisi le Congo comme leur seconde patrie, et qui affrontent avec nous les dures épreuves de la vie ; ainsi qu’avec leurs excellences, mesdames et messieurs les ambassadeurs et chefs des missions diplomatiques ; mesdames et messieurs les représentants des agences du système des Nations unies.

Enfin, avec tous nos compatriotes vivant à l’étranger sans oublier ceux qui souffrent dans les hôpitaux et ceux qui peinent dans les prisons, ceux qui sont retenus dans les commissariats, ceux qui sont dans le deuil et dans le malheur, je m’adresse donc à vous tous, mesdames et messieurs, pour qu’ensemble, dans ce contexte de crise sanitaire, nous puissions célébrer la République sur le thème « Lutter contre la covid-19, c’est sauver la République ».

La République c’était le 28 novembre 1958.

Tant de souvenirs historiques remontent dans nos esprits et dans nos cœurs.

La vie des peuples, comme celle des hommes, a ses joies et ses peines.

Regarder,  aujourd’hui,  vers  ce  jour  glorieux,  c’est  une source de joie et d’espérance.

La joie du souvenir de notre accession à ce degré de responsabilité politique, où il nous était donné de nous gouverner nous-mêmes dans le cadre juridique que nous avions conquis.

Car la République fut tout d’abord une conquête et notre destin s’est accordé à cette voie que nous avions choisie.

Une conquête oui !  Parce  que,  aussi  loin  que  nous pouvons remonter dans l’histoire, la naissance de la République fut précédée par cinq périodes. Il nous semble important d’y revenir car aimait à le dire Winston Churchill, « Plus vous saurez regarder loin dans le passé, plus vous verrez loin dans le futur ».

Revisitons donc ces cinq grands moments qui ont marqué les différentes étapes de la gestation de notre République.

Premièrement, la fondation du Royaume Kongo par Nimi Lukeni entre le XIVe et le XVe siècle.

Deuxièmement,  la  pénétration  portugaise  avec  la découverte de l’embouchure du fleuve Congo en 1484 par Diégo Cao.

Troisièmement, la colonisation française, en 1880, avec la signature à Mbé, d’un Traité de protectorat français, entre le roi Makoko et l’explorateur Pierre Savorgnan de Brazza.

Quatrièmement, la création d’un espace territorial dénommé Congo, acté par le décret du 26 juillet 1886, puis la création de l’Afrique équatoriale française  par  décret  du  15  janvier  1910 instituant, par la même occasion, le territoire du Moyen-Congo.

Cinquièmement enfin, la proclamation de la République, par l’article 2 de la délibération n°112/58 du 28 novembre 1958 de l’Assemblée territoriale du  Moyen-Congo,   faisant  du  territoire  du Moyen-Congo, un État autonome à la suite du référendum du 28 septembre 1958.

Il y a tant de noms, tant de figures  qu’il faudrait  invoquer pour rendre hommage à ceux qui ont permis cette histoire et qui, par le sacrifice et même le sang versé, ont ouvert la route à la République.

Au-delà de leurs positionnements politiques et des divergences  idéologiques  qu’ils avaient, magnifions aujourd’hui  leur épopée historique qui a forgé une espérance et transmis un legs. Qui sont-ils ?

Emportés par les  échos de l’Histoire,  leurs  noms résonnent   encore   dans   nos   tympans   :   André   Garnier,   Jacques Opangault, Fulbert Youlou, Jean Félix Tchikaya,   Georges Yambot, Ambily, Bouendé, Emmanuel Dadet, Victor Sathoud, Valentin Tombet, Germain Samba, Innocent Odicky, Prosper Gandzion, Zéphirin Moe Poaty, Christian Jayle, Dominique Sambo-Dibele, Valentin Moubouh, Hilaire  Mavioka,  Jean  Biyoudi,  Henry  Itoua,     Kikhounga  N’Got, Stéphane Tchitchelle, Mambéké Boucher, André Kerhervé, Jean Nardon, Vancelli, Zakete, Joseph Vial, Deriaud, Chimier et j’en oublie certainement d’autres.

Car il y a aussi tant et tant de destins de Congolais qui sont mêlés à l’édification de notre République et que l’on ne saurait citer dans cet exercice.

De grands hommes d’État,  chacun selon son tempérament, selon son époque et en fonction des réalités et des vicissitudes du moment, ont tour à tour préservé les fondements de la République au point où il n’est nullement arrivé dans l’esprit d’aucun de nos dirigeants  l’idée de remettre en cause les fondements de la République qui est restée depuis sa naissance, une, indivisible, résiliente et fraternelle.

Quel message pouvons-nous adresser à tous ceux de nos compatriotes qui ne sont plus de ce monde ? Ceux qui se sont battus pour la souveraineté de notre pays ?

Nous voulons leur dire que la Nation leur est reconnaissante. C’est ainsi qu’après les présidents Fulbert Youlou, Alphonse Massamba-Débat, Marien Ngouabi, Jacques Joachim Yhombi Opango, Pascal Lissouba, le président Denis Sassou N’Guesso, luttant contre l’oubli collectif et voulant fixer ce legs dans la mémoire de ses compatriotes, a institué la Journée de la République, celle de la liberté, désormais ancrée dans nos mœurs et moment important pour notre destin et notre prospérité partagés.

C’est, d’ailleurs, ce qu’il nous enseigne dans son ouvrage « Le manguier, le fleuve et la souris », je le cite: « Il est essentiel que nos enfants apprennent ce qu’est  la République, ses règles de fonctionnement, les principes démocratiques sur lesquelles elle repose, faute de quoi ils n’auront aucune raison de la respecter », fin de citation.

La République doit donc continuer d’être conquise.

Nos générations doivent la défendre et transmettre ses valeurs aux générations futures.  Nous devons à notre place nous battre pour défendre durablement notre communauté et ce qui l’unit.

C’est l’occasion pour moi de revenir sur un des symboles dont nous ne parlons pas assez et de faire percevoir à l’ensemble de nos concitoyens et mêmes à nos amis, la portée profonde de nos armoiries.

En effet, les armoiries de la République qui figurent sur tous nos documents officiels sont fixées par le décret n°63-262 du 12 août 1963 et exprimées en termes héraldiques.

Ces armoiries nous rappellent que notre République est représentée  par  « Un  écu  en  or  traversé  par  une  large  bande horizontale ondulée verte, avec un lion, de couleur rouge, la gueule ouverte, et à la langue d’un émail particulier, de couleur verte, autant que sont les griffes, c’est-à-dire de couleur verte. Un lion qui traverse tout l’écu, tenant un flambeau noir, allumé d’un feu rouge. L’écu est supporté par deux éléphants noirs avec des défenses en or, mouvant de chaque côté de l’écu et soutenu par un tronc d’arbre de couleur rouge. Dans le cercle d’or de la couronne forestière, il est écrit en lettre rouge : République du Congo et sur listel en or la devise : Unité Travail Progrès », en rouge.

En réalité, au travers de tous ces signes, de toutes ces images, de toutes ces  couleurs  qu’arborent  nos  armoiries,  en  lien  avec  notre  hymne national et notre drapeau, on retrouve la beauté, la richesse et la force de notre pays avec ses ressources, forestières, minières et fauniques qu’il nous faut à tout prix défendre avec courage et exploiter avec intelligence dans l’unité, au prix du travail, pour espérer le progrès de chacun et de tous.

Défendre avec force et gérer avec parcimonie, car la République veut dire res publica, c’est-à-dire la chose publique.

Dès lors, le Congo cesse d’être une res nullus, c’est-à-dire une chose sans maître. Ce qui implique trois choses :

-D’abord, de la part des gouvernants, un devoir : celui de gérer avec parcimonie et rigueur la chose d’autrui, celle du peuple qui leur a été  confiée  et  de  rendre  compte  au  peuple,  seul  détenteur  et propriétaire de la chose.

-Ensuite, de la part du peuple, un devoir de respect des valeurs de la République, de l’environnement et du bien public ;

-Enfin, de la part des autres Républiques, fussent-elles amies ou sœurs, un devoir de respect et de non-ingérence sous toutes ses formes.

La connaissance de ces symboles constitue un motif légitime de fierté et de respect, en ce qu’ils incarnent  l’âme de la nation congolaise.

Voilà pourquoi, à la faveur de la célébration de cette journée, le pays tout entier se doit d’être habillé aux couleurs de la République. Que chacun de nous, à la maison, dans la voiture et dans les bus, arbore les couleurs de la République.

Car cette commémoration nous interpelle sur le chemin parcouru par la Nation et nous projette dans un cheminement collectif vers de nouveaux horizons, vers de nouveaux sommets à conquérir.

Aujourd’hui, encore, le Congo a besoin de se rassembler sur l’essentiel.

Et l’essentiel en ces moments, ce sont nos valeurs, ce sont nos principes, ce sont nos institutions.

Et l’essentiel en ces moments, c’est aussi la lutte contre la pandémie qui nous invite à l’unité  face à ce virus qui défie l’humanité entière, détruit notre économie, endeuille nos familles et décime notre population.

Je vous invite donc à continuer d’observer les règles de prévention et surtout à vous faire vacciner car si ensemble nous nous faisons vacciner, la pandémie disparaîtra et la République sera sauvée. Alors, nous chanterons toujours à l’unisson :

« Vive la République ! Vive le Congo ! »

Congo : vers de nouveaux projets de partenariat avec l’Union européenne

L’Union européenne (UE) entend intensifier et améliorer la coopération avec le Congo en vue de renforcer davantage leur partenariat.

 

Le nouvel ambassadeur de l’UE en République du Congo, Giacomo Durazzo, a eu un échange avec le ministre de la Coopération internationale et de la Promotion du partenariat public-privé, Denis Christel Sassou N’Guesso. Il s’est agi le 25 novembre au cours de cette réunion entre les deux personnalités de faire une évaluation de la coopération entre le Congo et l’UE.

A cet effet, a procédé à la présentation de l’état des lieux de l’exercice de programmation du nouveau partenariat entre l’UE et le Congo, des secteurs de priorités ainsi que l’identification d’un certain nombre de projets et programmes à lancer dans les prochains mois.

« C’était une prise de contact très intense et intéressante pour faire un peu le bilan rapide de la coopération entre l’Union européenne et le Congo et pour projeter le futur. La coopération avec le Congo est déjà très bonne et peut encore s’intensifier, s’améliorer », a déclaré l’ambassadeur de l’UE, Giacomo Durazzo

Il faut relever que les relations entre l’UE et la République du Congo reposent sur la stratégie de développement. Celles-ci visent à soutenir l’intégration régionale (notamment par la réparation des infrastructures de transport et la diversification de l’économie) et la bonne gouvernance.

Le nouvel ambassadeur de l’UE en République du Congo a fait part de la volonté de son institution d’intensifier et améliorer la coopération avec le Congo en vue de renforcer davantage leur partenariat.

Congo : l’institut médicolégal donne un délai pour l’inhumation de Parfait Kolelas

Cette morgue dans une correspondance demande à la famille, d’organiser l’inhumation ou la crémation du défunt au plus tard le mardi 7 décembre 2021.

 

Jean-François Michard, directeur adjoint de l’institut médicolégal de Paris, a fait une correspondance à Nathalie Kolelas, épouse de Parfait Kolelas, décédé le jour de la dernière élection. Dans cette correspondance datant du 22 novembre dernier, il est demandé à la famille de Parfait Kolelas d’inhumation ou la crémation du défunt au plus tard le mardi 7 décembre 2021. Passé ce délai, il se verra dans l’obligation de faire organiser l’inhumation par la mairie du lieu du décès.

L’obligation d’inhumer leur laisse très peu de temps, l’essentiel du temps étant passé à s’invectiver et à se contredire les uns les autres. Notons tout de même que la famille de l’ex homme politique multiplie des réunions dans le but d’organiser les obsèques entre le 1er et le 3 décembre, dans l’intimité familial.

Bientôt huit mois que Guy Brice Parfait Kolelas est décédé et il restait à ce jour sans sépulture, après des expertises et contre expertises aux fins de rechercher la vérité d’un empoisonnement.

Congo : la gendarmerie rétrocède 64 véhicules au ministère de l’Agriculture

La gendarmerie nationale a remis, le 22 novembre, à Brazzaville les clés de trente-sept véhicules saisis au ministre de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche. Vingt-deux autres vont être restitués aux directions départementales.

 

L’opération de saisie et rétrocession de la soixantaine de véhicules fait suite, d’après une source proche du dossier, à une demande du cabinet du ministre de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche. Ce sont des moyens roulants destinés aux projets de l’État, aux organismes publics pour des enquêtes de terrain. Depuis l’arrivée de la nouvelle équipe à la tête de ce département, les fonctionnaires se trouvant en possession des véhicules ne se sont pas pressés pour rendre compte à la tutelle.

Parmi les véhicules présentés au ministre Paul Valentin Ngobo, en présence de la presse, on y trouve des véhicules (4×4) avec les logos PDAC (Projet de développement de l’agriculture commerciale), Fida (Fonds international de développement agricole) et bien d’autres organismes. Ce sont pour la plupart des cas des dons octroyés à l’État dans le cadre de partenariat entre ces organismes et le ministère de l’Agriculture.

Les véhicules sont destinés aux descentes sur le terrain, l’exécution des programmes conformément à la politique agricole nationale. L’opération de rétrocession de ces moyens a permis au ministère d’accéder à son patrimoine, a salué Paul Valentin Ngobo. « Nous sommes un ministère de terrain, aller sur le terrain suppose disposer des moyens comme les véhicules », a-t- il déclaré.

Si cette opération de rétrocession des véhicules a trouvé un écho favorable au sein de l’opinion publique, nombreuses personnes s’interrogent sur le choix du ministère de l’Agriculture et la démarche entreprise par ce ministère de solliciter la force publique, car certains véhicules saisis seraient entre les mains des fonctionnaires encore en fonction. Les autorités sont néanmoins invitées à poursuivre l’opération similaire au sein d’autres départements ministériels confrontés au même problème, où des responsables (sortants) refusent de céder aux responsables entrants les moyens de l’État en leur possession.

Congo : Brazzaville va accueillir le forum sur l’ « Energie et business »

Une cinquantaine de compagnies pétrolières de la zone CEMAC prendra part à ce forum sur l’Energie et business prévu dans la capitale congolaise.

 

La capitale congolaise, Brazzaville, va abriter du 29 au 30 novembre prochain, le premier forum sur l’ « Energie et business en zone CEMAC » (Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale). L’information a été donnée mercredi 24 novembre 2021 d’une source proche du ministère des Hydrocarbures.

Ce forum sera organisé par le Congo et la Guinée équatoriale. Il connaîtra la participation d’une cinquantaine de compagnies pétrolières de la zone CEMAC. Le thème de cet évènement porte sur la transition énergétique et la coopération Sud-Sud en Afrique.

« Nous serons plus forts au sein de la CEMAC et nous avons une politique commune », a souligné le ministre congolais des Hydrocarbures, Bruno Jean Richard Itoua, au cours d’un point de presse.

Congo : les députés valident la mise en valeur de la réserve de Léfini

Cette réserve foncière de l’Etat située au lieu-dit Léfini, dans le département des Plateaux, va générer mille emplois directs.

 

La réserve de Léfini dans le département des Plateaux en République du Congo sera mise en valeur. Le projet de loi a été voté le 22 novembre 2021 à l’Assemblée nationale. Il portait approbation de la convention de partenariat entre le Congo et les sociétés Total nature based solution (TNBS), Congo Forest compagny (CFC) et Forest Neutral Congo (FNC).

La réserve foncière de Léfini est située sur la plaine Nganouo, à environ 27 km du district de Ngo. Le projet de sa mise en valeur permettra au Congo d’accroître ses performances en matière de gestion durable des puits de carbone générés par ses forêts et tourbières.

Selon le Congo et les sociétés TNBS, CFC et FNC qui ont signé la convention de partenariat, le 12 mars dernier, il s’agit d’un projet innovant et de grande envergure, répondant aux enjeux actuels de lutte contre les effets néfastes climatiques, caractérisés par des incendies, des inondations un peu partout dans le monde.

Pour la réussite de ce projet qui sera mis en œuvre par sa filiale CFC, TNBS investira 250 millions d’euros, soit 150 milliards FCFA. Il est aussi prévu un régime fiscal et douanier dérogatoire.

D’une durée de trente-cinq ans à compter de sa date signature, l’objectif général du projet est de mettre en place et de valoriser des plantations forestières et agroforestières ; séquestrer et valoriser le carbone des arbres plantés. S’agissant des activités liées à la mise en place et à la valorisation des plantations forestières et agroforestières, la société TNBS, filiale du groupe Total, prétend, avec le concours de sa filiale congolaise (CFC), investir dans ce projet visant la création d’un puits de carbone sur 40 000 hectares. Ainsi, il sera mis en place des plantations agroforestières (2 000 hectares), pour la production de manioc et de bois énergie à base d’Acacia auriculiformes ; des plantations forestières (38 000 hectares) à base d’Acacia mangium.

Ces 4000 hectares de plantations pourront être associés à la mise en place de deux usines de transformation du bois dont une usine de déroulage et de fabrication de contreplaqués ; et une autre de sciage de grumes avec une chaîne complétée par un atelier de fabrication de bois d’ingénierie.

Congo : 51,7% de la population exposés à la malnutrition

C’est ce qui ressort de l’atelier spécial renforcement des capacités des parlementaires sur les investissements responsables dans l’agriculture et les systèmes alimentaires.

 

Près de 51,7% de Congolais sont exposés à une insécurité alimentaire grave. Cette information a été révélée mardi 23 novembre 2021à Brazzaville. C’était au cours de l’atelier spécial de renforcement des capacités des parlementaires sur les investissements dans l’agriculture et les systèmes alimentaire. C’est une initiative de l’Alliance parlementaire congolaise pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle (Apcsan).

Au cours de cet atelier qui prend fin ce 24 novembre, il sera question d’aborder des sujets tels que l’importance d’une approche multidimensionnelle de la sécurité alimentaire et nutritionnelle ; l’institutionnalisation du droit alimentaire pour tous ; l’engagement politique pour assurer la sécurité alimentaire de la population.

La représentante de l’Organisation pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) au Congo, Yannick Ariane Rasoarimanana, a fait savoir que la situation alimentaire et nutritionnelle du Congo s’est empirée ces dernières années.

« Au Congo, la situation alimentaire et nutritionnelle s’est dégradée de plus bel ces dernières années. Les dernières données 2021 sur l’insécurité alimentaire soulignent que près de 51,7% de Congolais sont exposés à une insécurité alimentaire grave, à cause du manque d’accès à une alimentation adéquate et équilibrée. La prévalence à la sous-alimentation est de 35,5% et la prévalence de retard de croissance chez les enfants de moins de 5 ans est estimée à 18% », a indiqué Yannick Ariane Rasoarimanana.

Le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Paul Valentin Ngobo, pour sa part a dévoilé la stratégie mise en place par le gouvernement.  Il a indiqué que la production agricole au Congo est croissante mais, à cause de l’augmentation de la population, elle n’arrive pas à satisfaire la demande.

L’atelier prévu sur deux jours a été ouvert par le président de l’Apcsan, Pierre Ngolo, en présence des représentants des organisations partenaires.

Congo-handball : la saison sportive de la ligue départementale de Brazzaville est lancée

La nouvelle saison sportive de la ligue départementale de Brazzaville a été lancée dimanche 21 novembre 2021 dans la salle polyvalente du gymnase Nicole-Oba.

 

Cinquante et un conseillers, sur un effectif total de soixante et un se sont retrouvés le 21 novembre, dans la salle polyvalente du gymnase Nicole-Oba, pour révolutionner le travail de leur discipline sportive, à travers le conseil départemental de la ligue de Brazzaville, précédé par l’ouverture de la saison sportive 2021-2022.

La double activité a débuté par l’ouverture de la saison sportive 2021-2022. Dans son allocution, le président de la ligue départementale de Brazzaville, Avicenne Nzikou, a dit que l’histoire enseigne que chaque saison sportive de handball correspond à la vision d’un bureau exécutif élu. Et cette saison 2021-2022 qu’il a l’honneur d’ouvrir officiellement est placée sur le thème « La poursuite de la renaissance majeure du handball des jeunes, un leitmotiv de renouvellement de l’élite sportive de haut niveau ».

Avicenne Nzikou a rassuré les dirigeants sportifs, officiels techniques, encadreurs techniques, sachants, spectateurs, partenaires que les membres du bureau exécutif de la ligue ne ménageront aucun effort, afin que dans la plupart des quartiers et arrondissements de la ville capitale, le handball retrouve ses lettres de noblesse.

Sitôt après l’ouverture de la saison sportive, les cinquante et un conseillers ont entamé la session inaugurale du Conseil départemental. Le président de la ligue a rappelé que cela faisait exactement cent trente-quatre jours que s’était tenue l’assemblée générale élective de la ligue départementale de handball de Brazzaville qui a permis l’élection des nouvelles instances. Une élection qui s’est déroulée dans l’unité, loin des vieux clichés de division connus par le passé… Il s’agira au cours de cette session de poser les bases pour un programme d’activité, le budget et les règlements particuliers des compétitions de la nouvelle saison sportive.

Pour le secrétaire général adjoint de la Fédération congolaise de handball, Edouard Sah, intervenant au nom du président du comité exécutif de ladite fédération, a félicité les membres du bureau exécutif de la ligue pour la qualité du travail réalisé et soumis à son appréciation. « La pratique de notre chère discipline sur le terrain nécessite aussi que sur le plan administratif, qu’il y ait des documents pour que cela soit bien pratiquer », a-t-il signifié.

Ouvrant les travaux de ce conseil, le directeur départemental des Sports et de l’Education physique, Gabriel Tchikaya, a déclaré: « Après la tenue de notre assemblée générale élective, aujourd’hui et maintenant, nous allons revigorer nos instances dirigeantes. La direction départementale des Sports et de l’Education physique de Brazzaville saura vous accompagner dans l’aboutissement de votre plan d’action ».

Pendant cette session, les conseillers départementaux ont apporté une contribution inestimable au projet de développement du handball dans le département de Brazzaville. A cet effet, cinq recommandations ont été adoptées. Il s’agit, entre autres, d’améliorer et de renforcer l’organisation administrative et technique existante, dans le cadre de la politique du développement du handball en milieu jeunes; créer et rendre opérationnel les sous-ligues, notamment dans les circonscriptions administratives de Mfilou, Djiri et Madibou, en vue d’assurer l’encadrement et l’animation des jeunes (filles et garçons) des catégories des cadets et des juniors à la pratique sportive de handball; mettre en œuvre la « Coupe du président » devant regrouper les sélections d’arrondissement dans la catégorie des juniors (dames et hommes), dans le cadre de l’organisation des compétitions sportives officielles de la ligue départementale de handball de Brazzaville; assurer l’élargissement de la base de l’élite sportive de Brazzaville.

Dans le cadre de la mise en œuvre de la politique de décentralisation des collectivités territoriales en République du Congo, la ligue départementale de handball de Brazzaville doit mettre en place un groupe de travail, en vue de l’élaboration des textes fondamentaux régissant l’organisation et le fonctionnant de cet organisme sportif et lui permettant ainsi de garantir sa renaissance de personnalité morale et juridique au niveau local, départemental, national et auprès des partenaires qui interviennent dans le monde du sport.

Dans le communiqué final lu par le secrétaire général de la ligue de Brazzaville, Darnicia Christel Niama Mvouala, il est indiqué que Jen Mobo Ekangui et Claver Odou ont été investis respectivement comme quatrième vice-président de la ligue départementale de Brazzaville et trésorier général adjoint.

Les travaux du Conseil inaugural ont été clôturés par le directeur départemental des Sports et d’Education physique de la ville de Brazzaville, Gabriel Tchikaya.

Congo : un émissaire du président Abdelmadjid Tebboune à Brazzaville

Le ministre des Affaires étrangères et de la Communauté nationale à l’étranger, Ramtane Lamamra a entamé une visite de travail dans la capitale congolaise.

 

Ramtane Lamamra, ministre des Affaires étrangères et de la Communauté nationale à l’étranger est en République du Congo. Il est arrivé à Brazzaville mardi 23 novembre pour une visite de travail. L est au Congo en qualité d’envoyé spécial du président de la Républque algérien Abdelmadjid Tebboune.

« En qualité d’envoyé spécial du Président de la République, Abdelmadjid Tebboune, le ministre des Affaires étrangères et de la Communauté nationale à l’étranger, Ramtane Lamamra a entamé cet après-midi une visite de travail à Brazzaville, capitale de la République du Congo »,  indique un communiqué du ministère.

A son arrivée Ramtane Lamamra a été accueilli à l’aéroport de Brazzaville par le ministre d’Etat, directeur de cabinet de la présidence de la République du Congo, Florent Ntsiba.

Notons que cette visite s’inscrit dans le cadre « de la tradition de concertation et de coordination entre les deux pays sur les questions d’intérêt commun, notamment sur le plan continental et le travail du Comité de haut niveau de l’Union africaine sur la Libye présidé par le président congolais, Denis Sassou Nguesso », précise le communiqué.