Congo : début du programme « Villes résiliences » à Nkayi et Owando

Après la phase d’assainissement, le programme « Villes résilientes » a officiellement été lancé mardi 15 février dans les mairies de Nkayi et Owando.

 

Les mairies de Nkayi et Owando ont été retenues dans le cadre du programme « Villes résilientes ». Le programme a été officiellement lancé le 15 février à Nkayi, dans la Bouenza et est subventionné par l’Union européenne (EU).

Les experts du cabinet belge IBF seront déployés auprès des autorités municipales de Nkayi et d’Owando pour une assistance technique. Cette assistance portera sur l’amélioration de la gouvernance et le renforcement des capacités en matière de fiscalité des services rendus, grâce à des outils de gestion plus adaptés et à un volume important de formation des agents municipaux.

Le premier défi consiste à favoriser un meilleur climat de dialogue d’abord à l’intérieur des maries et, ensuite, entre les maries et les services techniques locaux et entre les autorités communales et les organisations de la société civile composées des comités de quartiers. Le cadre de concertation permettra aux comités locaux des quartiers de dialoguer avec leurs autorités communales et de mener des plaidoyers auprès du gouvernement pour pouvoir permettre l’application de certains règlements, la formulation de certaines lois…

« Trois assistants techniques sont mobilisés, dont un à Brazzaville et les deux autres dans les localités retenues. Leur travail consiste à appuyer les mairies à mieux planifier les services de l’assainissement et la gestion des ordures. Il s’agit d’une activité prioritaire pour les mairies. Le délai de quatre ans est suffisant pour permettre de renforcer les capacités des mairies et d’arriver à un changement dans la gouvernance locale »,  a indiqué Dario Césaréo chef du projet IBF.

Outre l’assistance technique, les communes de Nkayi et d’Owando vont également bénéficier des équipements sanitaires et des ouvrages de drainage des eaux pluviales et de lutte contre les érosions, avec l’expertise de l’Agence française de développement. L’objectif principal du programme est de créer de meilleures conditions de développement local et d’adaptation au changement climatique. Un soutien des partenaires européens salué par les autorités locales concernées, en l’occurrence le préfet de la Bouenza, Jules Monkala-Tchoumou; le maire de Nkayi, Gaston Mampassi; et celui d’Owando, Michel Elenga.

Pour l’ensemble du projet censé durer cinq ans, l’UE a débloqué 32 millions d’euros, environ 21 milliards FCFA, dans le cadre du 11e Fonds européen de développement.

Coronavirus : le Congo reçoit 151 000 doses supplémentaires de Johnson and Johnson

C’est un don de l’Espagne qui a été remis mardi 15 février 2022, par l’ambassadeur de ce pays au Congo, Carlos Robles Fraga.

 

La République du Congo reçoit 151 000 doses supplémentaires du vaccin Johnson and Johnson. Ce don a été remis le 15 février au gouvernement congolais par l’ambassadeur du royaume d’Espagne au Congo, Carlos Robles Fraga

Ces doses de plus vont permettre d’augmenter la capacité de produits pour vacciner la population congolaise. Un don qui s’inscrit dans le cadre de l’effort de solidarité vers d’autres pays. C’est du moins ce qu’a précisé l’ambassadeur d’Espagne

Le ministre de la Santé et de la Population, Gilbert Mokoki, qui a réceptionné l’échantillon symbolique de ce don, a rappelé que la vaccination est le pilier du plan de riposte à la Covid-19. Selon lui, le taux de couverture vaccinale de la population devrait atteindre 60% d’après les conseils de l’OMS.

« Le ministère s’est engagé dans plusieurs initiatives multilatérales et bilatérales visant à garantir les disponibilités de vaccins pour la campagne de vaccination contre la covid » a déclaré Gilbert Mokoki.

Congo : un champ pétrolier brûle à Pointe-Noire

Plus d’une vingtaine de personnes coincées dans l’incendie qui s’est déclenché dans le champ pétrolier Emeraude Sud dans la ville côtière.

 

Mardi 15 février 2022, un incendie s’est déclenché dans un champ pétrolier à Pointe-Noire. Cet espace est exploité par Perenco, une compagnie pétrolière indépendante franco-britannique.

« Le champ pétrolier Émeraude sud est en feu en ce moment. On compte plus de 20 personnes sur la plateforme », a annoncé, en fin d’après-midi de mardi, le site congolais Brazzaparisinfo.

Le journal a estimé que « l’heure est grave » car les 20 ouvriers de cette plateforme pétrolière seraient coincés sur les lieux de l’incendie. Cette information s’est propagée comme une traînée de poudre.

La cause de cet incendie est un engorgement de la torche. Un phénomène connu dans l’industrie pétrolière.

Jusqu’ici ni la compagnie pétrolière indépendante franco-britannique Perenco, ni les autorités congolaises ne se sont encore prononcés sur cet incendie qui a piégé plusieurs personnes en pleine mer.

Il n’y a eu aucun dégât humain. Le feu a été vite maîtrisé et la plateforme protégée.

Bolloré Transport & Logistics RDC livre 700 tonnes de matériaux pour la construction de logements à Kinshasa

Durant le dernier trimestre de l’année 2021, Bolloré Transport & Logistics a achevé pour le compte d’une ONG locale un projet visant à fournir 700 tonnes de matériaux qui serviront à la construction de 26 logements à Kinshasa. Cette opération exceptionnelle, qui s’est déroulée sur plusieurs mois, a mobilisé le savoir-faire des équipes en Chine d’où a été exportée la cargaison par voie maritime et en RDC pour assurer la livraison jusque sur le site.

 En coordination avec les spécialistes du réseau en charge des projets industriels, un long travail de préparation a été élaboré pour mettre en place un plan de transport de bout en bout faisant intervenir de nombreux experts (ingénieurs, douanes, logistique…). Une fois les marchandises dédouanées, 5 convois ont été réalisés sous escorte depuis le port de Matadi jusqu’à Kinshasa et 17 camions de 40 pieds utilisés pour les besoins de ce projet.

 Des solutions sur-mesure ont par ailleurs été déployées pour faire face aux situations complexes. Des extensions ont notamment été ajoutées à 6 des 11 camions utilisés pour transporter les modules atteignant jusqu’à 17 mètres de long et une grue de 250 tonnes a été importée depuis la France pour favoriser l’installation de ces équipements sur le site du client. Au-delà des aspects techniques, les équipes de Bolloré Transport & Logistics ont aussi coordonné en parallèle avec les autorités locales toutes les étapes de transport pour garantir le transfert des équipements en toute sécurité.

 « Bolloré Transport & Logistics a su lier son expertise et les exigences requises par notre client pour garantir le succès de ce projet de grande ampleur. Nous sommes fiers d’avoir pu mener à bien cette opération qui a mobilisé les compétences techniques de nos équipes en RDC et en Chine tout en démontrant une parfaite coordination entre toutes les parties prenantes. » a déclaré Eric KALALA, Président Directeur général de Bolloré Transport & Logistics République Démocratique du Congo.

 À propos de Bolloré Transport & Logistics en RDC

 Bolloré Transport & Logistics est un acteur de référence de la logistique en République Démocratique du Congo. Il assure le transport, le stockage, l’entreposage et la livraison des marchandises au travers de ses 25 agences déployées dans tout le pays. Spécialiste de la consignation maritime, commissionnaire agréé en douane, il offre des solutions logistiques sur-mesure et apporte son expertise aux opérateurs miniers. Fort de ses 800 collaborateurs, Bolloré Transport & Logistics RDC participe au développement socio-économique du pays dans plusieurs domaines notamment le secteur de la santé, l’éducation et l’environnement.

Congo : le 31e groupement naval de Pointe-Noire a un nouveau commandant

Yann Bertrand Issey Ibata, a été nommé commandant du 31e groupement naval de Pointe-Noire et a pris ses fonctions le 10 février 2022.

 

Le capitaine de vaisseau, Yann Bertrand Issey Ibata prend la tête du 31e groupement naval de Pointe-Noire. Il a pris fonction le 10 février dernier, au cours d’une cérémonie présidé par René Nganongo, chef d’état-major de la marine nationale.

Ils étaient nombreux officiers, marins et civils a avoir donné de la couleur à cette installation du capitaine. Le nouveau commandant se donne pour objectif de remplir ses nouvelles fonctions dans le strict respect des lois du Congo pour le succès des Forces armées congolaises, conformément à la Constitution.

Notons que le capitaine de vaisseau Yann Bertrand Issey Ibata a été nommé commandant du 31e groupement naval par décret n° 2021-559 du 27 décembre 2021. Le nouveau commandant avait déjà servi ce groupement naval comme capitaine de frégate.

Congo : opérationnalisation à Pointe-Noire du nouveau timbre fiscal dématérialisé

L’usage du nouveau timbre fiscal dématérialisé a été officiellement lancé, lundi 14 février 2022, dans la ville côtière.

 

Le timbre fiscal électronique est désormais opérationnel à Pointe-Noire. L’usage de cette nouvelle technologie a été officiellement lancé, lundi 14 février 2022, dans la ville côtière. C’était en présence de Pierre Edwige Céline Nguimbi Monguia et Jean François Oboa, respectivement directrice de l’Enregistrement de la fiscalité foncière et domaniale et directeur départemental des Impôts et des domaines à Pointe-Noire et au Kouilou.

« L’application de  cette nouvelle réforme débute à Pointe-Noire par la formation des utilisateurs des machines à timbrer. Cette formation s’inscrit dans le cadre du processus de modernisation de la gestion des finances publiques dans lequel s’est lancée la République du Congo. L’objectif de ce processus est de réformer, informatiser et interconnecter toutes les régies financières afin de simplifier, moderniser et sécuriser la collecter des recettes publiques. Le nouveau timbre fiscal dématérialisé vient palier beaucoup de difficultés rencontrées autrefois avec l’usage du timbre physique surtout en cas de rupture des différentes coupures  », a déclaré La directrice de l’Enregistrement de la fiscalité foncière et domaniale, La directrice de l’Enregistrement de la fiscalité foncière et domaniale.

Il est important de souligner que la mise en place du timbre fiscal dématérialisé contribuera efficacement à quelques améliorations, notamment la disparition du timbre dans sa forme actuelle et disponibilité permanente (stock illimité) ; sécurisation des recettes assurées sur toute la chaîne ; traçabilité complète de la chaîne de gestion des timbres ; interaction et échange des informations avec les autres systèmes(E-TAX, SIGFIP) ; amélioration de l’expérience des usagers.

Congo : un mini-sommet à Oyo

Félix Tshisekedi ; Yoweri Museveni ; Fauré Gnassingbé et Denis Sassou N’Guesso se sont retrouvés samedi 12 février à Oyo.

 

Le président Denis Sassou N’guesso a accueilli samedi à Oyo, dans le nord de la République du Congo, ses homologues de la RDC, Félix Tshisekedi, de l’Ouganda, Yoweri Museveni et du Togo, Fauré Gnassingbé. Il s’est agi de parler  de la sécurité en Afrique centrale, après la série de putschs enregistrée dans des pays ouest-africains.

Cette rencontre a permis aux présidents des quatre pays de discuter sur l’évolution de la situation politique et sécuritaire dans ces deux sous-régions africaines et sur les questions d’intérêt commun des trois pays.

Selon un communiqué de la présidence de la RDC, les quatre chefs d’Etat se sont «réjouis des succès remportés par les Forces armées congolaises et ougandaises dans leurs opérations conjointes face aux terroristes ADF dans la province de l’Ituri».

Les troupes ougandaises sont déployées depuis novembre dernier à l’Est de la RDC où de nombreux groupes armés se livrent à des violences meurtrières contre la population locale. Parmi ces mouvements rebelles figurent le groupe ADF (Forces démocratiques alliées), originaire de l’Ouganda et présent en RDC depuis 25 ans.

Les quatre présidents ont aussi salué la réouverture de la frontière terrestre entre l’Ouganda et le Rwanda, signe d’un dégel des relations entre les deux Etats voisins. En Centrafrique, ils ont apprécié les mesures prises par les autorités de Bangui pour favoriser la participation de l’opposition au Dialogue national.

Concernant les coups d’Etat menés au Mali, en Guinée Conakry et récemment au Burkina Faso, ces chefs d’Etat ont affiché leur «soutien total» à la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) qui a pris des sanctions à l’encontre des trois pays concernés.

Congo : l’urbanisation accélérée est à l’origine de la crise du logement

Les études de la Banque mondiale ont établi en 2019 que le déficit de logement au Congo est de 15 000 unités par an.

 

La crise du logement s’accentue avec des disparités d’une ville à l’autre au Congo-Brazzaville. Des solutions sont étudiées, ce qui explique l’organisation récente des premières rencontres nationales de l’immobilier et de l’habitat par le ministère de la Construction.

La cinquantaine révolue, Mireille Mbama a pour principale activité la vente des bières locales. Mère de famille, son bénéfice mensuel atteint difficilement 100 000 francs CFA, dont plus de la moitié est utilisée pour le paiement du loyer.

« Oui ! Je suis locataire. Ma maison fait deux chambres, un salon, une cuisine et des sanitaires. Je paie 60 000 francs CFA (près de 92 euros) par mois. C’est cher, car au bout de dix mois, je suis à 600 000 francs CFA (près de 920 euros). Avant le loyer coûtait moins cher entre 25 et 30 000 francs CFA (38 à 45 euros) mensuellement », se lamente-t-elle.

70% de la population vit en ville

Ce témoignage de Mireille Mbama est une illustration de la crise du logement dont les causes sont bien connues par Maître Brice Séverin Pongui, conseiller à l’urbanisme au ministère de la Construction. « Il y a crise du logement beaucoup plus en milieu urbain. Elle est due à la croissance de la population, mais aussi au développement des villes de façon incontrôlée qui fait qu’à la fin on se retrouve avec beaucoup d’habitants en ville. Cependant, on n’a pas créé les conditions pour les loger de façon décente », explique-t-il. Au moins 70% de la population congolaise vit en ville, dont 37% à Brazzaville, selon de récentes études menées par le gouvernement ou la Banque mondiale.

À ces causes, il faut ajouter le non-respect des réglementations et des plans d’aménagement par les populations. Mais aussi une longue et coûteuse procédure d’obtention du titre foncier et des coûts de matériaux de construction élevés.

Réglementer la construction

Brazzaville vient d’abriter les premières rencontres nationales de l’immobilier et de l’urbanisme qui ont mis sur la même table divers acteurs. « C’est une approche que nous voulons constructive. Nous avons associé tous les sachants : notaires, avocats, urbanistes et les juristes pour que nous puissions nous pencher sur cette question qui ne doit pas être la seule affaire du gouvernement de la république », précise Josué Rodrigue Ngouonimba, ministre de la Construction, de l’urbanisme et de l’habitat.

Au terme de ces journées, il a été recommandé à l’État de rendre opérationnel le Fonds national de l’habitat et de renforcer les capacités de la Banque congolaise de l’habitat.

Le niveau de la crise du logement n’est pas le même partout. Armel Sidobé est maire de Ouesso, la sixième ville du Congo, avec 56 000 habitants.

« Je pense que nous ne sommes pas encore arrivés à un niveau insoutenable. Ouesso est une ancienne ville certes, mais nous n’avons pas encore des soucis réels d’urbanisation de la ville de Ouesso. Des constructions se font, mais ce n’est pas de façon anarchique jusqu’ici », assure-t-il.

Congo : la société civile souhaite que la concertation soit «utile» et «ouverte»

Du 03 au 06 mars prochain, la ville d’Owando va abriter une concertation politique en prélude aux élections législatives et locales.

 

La République du Congo tiendra bientôt ses prochaines élections législatives et locales. Pour que celles-ci soient apaisées, une concertation se tiendra du 03 au 06 mars 2022 dans la ville d’Owando. La société civile veut une concertation «utile» et «ouverte». Celle-ci a pour objectif de baliser le chemin pour des élections législatives et locales apaisées, prévues en juillet prochain.

Les organisations de la société civile ont tenu leurs assises ce week-end. Elles prennent leurs dispositions en vue d’une participation active à cette concertation d’Owando dont l’importance est soulignée par Cephas Germain Ewangui, secrétaire permanent du Conseil consultatif de la société civile : « Que les actions, les comportements, les pratiques des uns et des autres puissent réellement contribuer à la consolidation de la démocratie dans notre pays. C’est en cela que nous trouvons que ce genre de concertation est très utile. »

La Société civile refuse que la prochaine concertation soit une simple formalité, affirmant que les problèmes qui fragilisent le processus électoral doivent être débattus et réglés.

« On a un débat sur la biométrie, on a un débat récurrent sur le fichier électoral. Certains posent des problématiques sur le découpage électoral. D’autres ont des griefs sur la couverture médiatique qui est souvent faite de façon sélective, selon nous. Donc, là, c’est l’occasion de mettre tous ces points sur la table, d’échanger de manière ouverte, puis de trouver des compromis, sinon des remèdes », remarque Cephas Germain Ewangui.

La société civile propose de déployer 1 500 observateurs issus de ses rangs à travers le pays à l’occasion des prochaines élections législatives et locales. Leur date reste à déterminer.

Un congolais arrêté avec une tonne de cannabis au Gabon

Jonathan Alandji a été interpellé avec Brel Tango, alias Kane, de nationalité gabonaise, pour avoir tenté de convoyer sur Libreville une tonne de résine de cannabis.

 

Un ressortissant congolais, Jonathan Alandji, a été interpellé le 4 février dernier à Franceville au Gabon avec une tonne de résine de cannabis d’une valeur de 15 millions de FCFA qu’il se préparait à envoyer par train à Libreville pour se faire du beurre.

Jonathan Alandji a été interpellé avec Brel Tango, alias Kane, de nationalité gabonaise, pour avoir tenté de convoyer sur Libreville une tonne de résine de cannabis.

Les présumés trafiquants de drogue avaient enfuis 5 blocs de cannabis dans 5 sacs de foufou. Les colis déjà conditionnés pour le voyage par train ont été saisi au quartier Mamadou à Franceville suite à une information filée à la brigade anti drogue de Franceville.

Selon la presse gabonaise, les deux présumés trafiquants ont été arrêtés à Leconi alors qu’ils s’apprêtaient à se replier vers le Congo.

Les deux présumés trafiquants de chanvre indien ont été placés sous mandat de dépôt à la prison de Franceville en attendant leur procès.