Congo : vers une nouvelle norme comptable

Le gouvernement congolais implémentera une nouvelle norme comptable dénommée « Comptabilité en droits constatés et patrimonial ».

 

Dès le 1er janvier 2024, la République du Congo va adopter une nouvelle norme comptable. Un atelier spécial préparant la mise en œuvre de cette réforme a été ouvert aujourd’hui 20 mars, à Brazzaville, au profit d’experts comptables évoluant dans le secteur public.

Ils étaient une quarantaine d’experts comptables venus de diverses administrations publiques prendre part à ce séminaire. L’atelier était présidé par le ministre du Budget, des Comptes publics et du Portefeuille public, Ludovic Ngatsé. Jusqu’au 24 mars, les experts comptables vont apprendre de nouveaux mécanismes, une initiative s’inscrivant dans le cadre du processus de réforme engagé dans la gestion des finances publiques.

« Notre ambition est de disposer dès 2025 d’une information financière et comptable complète et de qualité, en adéquation avec les meilleures normes internationales. Celle-ci permet de fournir des outils appropriés d’aide à la décision, d’assurer une gestion efficiente des deniers publics. L’objectif est de répondre aux attentes des décideurs publics, des partenaires techniques et financiers, de la représentation nationale et celles des citoyens », a souligné Ludovic Ngatsé.

Congo : les forces armées prennent le vaccin contre la fièvre jaune

La campagne de vaccination contre la fièvre jaune au profit des membres des Forces armées congolaises (FAC) a été officiellement lancée le 17 mars, à Brazzaville.

 

La campagne de vaccination gratuite contre la fièvre jaune a été lancée par le commandant de la zone de défense n°9, le général Pierre Gaétan Ickey, en présence du directeur central de service de santé du ministère de la Défense, le médecin colonel Alexis Mourou Moyoka, ainsi que du directeur départemental de la Santé de Brazzaville, le médecin-colonel Jean Claude Mobousse.

Durant la cérémonie, les militaires ont été invités à se faire vacciner pour contrer la fièvre jaune qui constitue un danger pour la population. La hiérarchie militaire a prêché par l’exemple afin de faire comprendre aux officiers, sous-officiers et hommes de rang l’importance de la vaccination contre la fièvre jaune. L’opération qui cible les militaires ainsi que leurs familles se déroulera dans les différentes casernes et centres de santé du 17 au 19 mars.

Juste avant de prendre sa dose unique de ce vaccin, le général Pierre Gaétan Ickey a rappelé aux militaires la nécessité de se faire vacciner pour leur permettre de poursuivre leur mission avec beaucoup de succès tout en préservant la santé de leurs proches.

Pour sa part, le directeur central de service de santé a expliqué, de manière détaillée, l’origine, le rôle et l’apport du vaccin contre la fièvre jaune dans le corps humain. Alexis Mourou Moyoka a profité de l’occasion pour démentir l’idée selon laquelle le vaccin constitue un danger. « La fièvre jaune n’a pas de traitement, le seul moyen de l’éviter c’est la vaccination. Ce vaccin est très efficace et nous protège pour toute la vie contre cette maladie. Il ne présente aucun danger comme on vous le dit souvent, je vous incite à vous faire vacciner puisqu’il n’ y aura pas de risque sur votre santé », a-t-il conseillé.

Il a signalé que cette opération s’inscrit dans le cadre du suivi de la campagne générale de vaccination qui s’est déroulée en août dernier.

Congo : convention signée entre UMNG et les sociétés Perenco et Congorep

Le but est de déterminer les conditions de partenariat entre les parties pour l’accueil, la formation, l’insertion professionnelle des étudiants de UMNG.

 

Les sociétés Perenco et Congorep et l’Université Marien-Ngouabi (UMNG) sont désormais liées par une convention de partenariat école-entreprise. Le but est de déterminer les conditions de partenariat entre les parties pour l’accueil, la formation, l’insertion professionnelle des étudiants de l’Université Marien-Ngouabi.

Dans le but de rendre l’accord dynamique et pérenne, l’UMNG s’engage, entre autres, à mettre à la disposition de Perenco et de Congorep, dans le cadre d’une convention de stage individuelle, ses étudiants de 2e et 3e années de licence pour la sélection des profils des stages académiques ou d’imprégnation en alternance et, ses étudiants diplômés pour la sélection des profils des stages d’immersion ; informer la direction des sociétés Perenco et Congorep de l’organisation des activités publiques des établissements de l’UMNG concernés par cette convention (journées portes ouvertes, cérémonies de remise de diplômes, forum, etc. ) et l’y inviter expressément ; réserver à Perenco et Congorep des espaces de communications lors de ses activités afin de leur assurer la visibilité ; prendre connaissance du règlement intérieur de Perenco et Congorep et informer les étudiants stagiaires qu’ils doivent s’y conformer.

Dans son article 3, l’accord fait obligations à Perenco et Congorep d’accueillir en stage académique ou d’imprégnation et d’immersion les étudiants de l’UMNG pour une durée de six semaines à six mois au maximum ; de planifier l’alternance cours/stage en tenant compte du calendrier académique ; d’assurer l’encadrement technique des étudiants stagiaires par un tuteur qui évaluera aux échéances définies et informera régulièrement l’université de l’évolution du stage ; de permettre des visites en entreprise aux étudiants de l’UMNG ; de tenir informer l’université des tests de recrutement en adéquation avec les parcours que proposent les établissements ; de participer raisonnablement dans les limites d’accords spécifiques à définir, à l’amélioration du plateau technique dans les établissements…

Dans son article 5, il est convenu entre les deux parties que la responsabilité de Perenco et Congorep en matière d’offre de stage ne s’étendra que dans les limites exigées par les besoins d’organisation et de fonctionnement de leurs services.

A noter que la présente convention est établie pour une durée de trois ans renouvelables. Le renouvellement se fera toutefois après une évaluation.

Congo : trois accords signés entre Brazzaville et les EAU

L’Etat des Emirats Arabes Unis et la République du Congo ont signé, ce mercredi à Abu Dhabi, trois accords économiques et touristique.

 

La République du Congo et l’Etat des Emirats Arabes Unis ont signés mercredi 15 mars, 2023, à Abu Dhabi trois accords. Ces accords portent sur les volets économique et touristique notamment sur la prévention de la double imposition, la promotion et la  protection des investissements, alors que le troisième accord concerne le transport aérien.

Les deux parties étaient représentées par le ministre d’État émirati, Sheikh Shakhboot bin Nahyan Al Nahyan et  le ministre congolais de la Coopération internationale et de la promotion des partenariats public-privé, Denis Christel Sassou Nguesso.

Notons que la signature de ces s’accords s’inscrit dans le cadre des efforts visant à promouvoir les objectifs communs des deux pays et à renforcer la prospérité économique.

« L’accord de prévention de la double imposition vise à éviter la double imposition sur les revenus et les gains en capital réalisés par les citoyens et les résidents dans nos pays respectifs, tandis que l’accord de promotion et de protection des investissements vise à encourager et à protéger les investissements sélectionnés réalisés par les particuliers », a précisé Sheikh Shakhboot bin Nahyan Al Nahyan à apanews.net.

En outre, l’accord sur le transport aérien « fournira des services qui faciliteront la circulation des personnes, des biens et des marchandises entre les Émirats arabes unis et la République du Congo-Brazzaville, favorisant ainsi le tourisme et les échanges commerciaux entre les deux pays », a-t-il fait savoir à la même source.

Congo : Brazzaville va accueillir un forum sur le leadership des jeunes africains

Convoqué sur le thème « Relever les défis du développement de l’Afrique », ce forum, rendez-vous se tiendra du 30 au 31 mars 2023.

 

La capitale de la République du Congo, Brazzaville, accueillera du 30 au 31 mars, au Palais des congrès, la première édition de Brazzaville international leadership youth forum (BILYF). L’information a été donnée mardi par ministère de la Jeunesse et de l’Education Civique.

 

Convoqué sur le thème « Relever les défis du développement de l’Afrique », ce forum, rendez-vous de la jeunesse du continent, se fixe comme objectif de relever les défis de développement socio-économique de l’Afrique et d’encourager l’engagement actif et participatif des jeunes dans la gouvernance, l’entrepreneuriat, le leadership et la prise de décision.

 

Selon le ministère congolais, le BILYF constituera le point de départ d’une dynamique des jeunes du continent ayant décidé de prendre en main leur destin commun et celui de toute l’Afrique.

 

« BILYF, c’est plus qu’un forum, c’est une expérience. Il se veut être innovant et pragmatique, car il ne s’agit plus de faire l’inventaire de ce que l’on devrait faire pour la jeunesse, mais de savoir comment mieux soutenir et financer ses activités », a précisé le ministère dans un communiqué de presse.

Congo : l’appui de la BM sera de 756 millions US en 2023

La Banque Mondiale (BM) a revu à la hausse son appui financier en faveur de la République du Congo, au titre de cette année 2023.

 

L’appui financier de la BM à la République du Congo passe de 575 millions dollars (2022) à 756 millions US en 2023. Les fonds serviront essentiellement à faciliter l’exécution de nouveaux projets liés au Plan national de développement (PND) 2022-2026 du Congo, notamment dans les domaines du «développement humain, de la protection sociale, de l’agriculture, du numérique et de l’environnement».

Cette révision à la hausse témoigne de l’optimisme qu’affiche l’institution de Bretton Woods vis-à-vis de la santé économique de la République du Congo où «la croissance du produit intérieur brut (PIB) devrait atteindre cette année, 3,5%» contre 1,5% en 2022, d’après l’économiste de la BM, Vincent Tsoungui Belinga.

L’expert explique que ce rebond de la croissance au Congo est tiré par le secteur hors-pétrole, mais aussi par le regain d’investissement des plus grands producteurs de pétrole.

Congo-Zlécaf : 10 milliards de dollars pour héberger le fonds d’ajustement

Le gouvernement rwandais, le secrétariat de la Zone économique de libre-échange continentale africaine (Zlécaf) et la Banque africaine d’import-export (Afreximbank) ont signé, le 10 mars, un accord pour officialiser le siège du fonds à Kigali, la capitale du Rwanda.

 

Les dix milliards de dollars, dont un milliard déjà promis par l’Afreximbank, permettront non seulement de compenser les baisses de revenus à court terme liées à la réduction des taxes sur les échanges entre pays africains, mais aussi d’aider le secteur privé à tirer profit des opportunités créées par la zone de libre-échange.

« Le gouvernement rwandais s’aligne fortement avec cette initiative qui va aider à garantir que tous les pays puissent bénéficier des opportunités offertes par l’accord de libre-échange continentale et le fonds d’ajustement qui contribueront à une croissance économique inclusive et durable sur l’ensemble du continent », a dit Vincent Biruta, ministre Rwandais des Affaires étrangères et de la Coopération internationale.

La signature de l’accord intervient cinq ans après celui de mars 2018 à Kigali, portant accord initial de la Zlécaf.

Rappelons que la Zlécaf est un projet de zone de libre-échange en cours de création sur l’ensemble du continent africain. Elle doit regrouper la zone tripartite de libre-échange, qui doit inclure le Maché commun de l’Afrique orientale et australe, la Communauté d’Afrique de l’Est et la Communauté de développement d’Afrique australe, avec, d’autre part, la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale, la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest, l’Union du Maghreb arabe et la Communauté des Etats sahélo-sahariens.

L’objectif du projet est d’intégrer à terme l’ensemble des cinquante-cinq États de l’Union africaine au sein de la zone de libre-échange. Dans un premier temps, l’objectif de la Zl2caf sera de stimuler le commerce intra-africain en permettant de faire des affaires plus facilement sur tout le continent. L’accord de libre-échange envisage de supprimer les droits de douane pour 90 % des marchandises. Il a été signé à Kigali, en mars 2018, et prévoit un marché continental de 1,2 milliard de personnes, avec un produit intérieur brut combiné de plus de 3 400 milliards de dollars.

 

 

Boucle de l’amitié énergétique : adhésion de l’Angola

L’Angola confirme son adhésion à la Boucle de l’amitié énergétique, rejoignant ainsi la République du Congo et la RDC.

 

Un émissaire angolais, Pierre Kiala a été reçu par le ministre congolais de l’énergie et de l’Hydraulique, Emile Ouosso. Il était porteur du message de confirmation de l’adhésion de son pays à la Boucle de l’amitié énergétique.

« Je suis porteur d’une lettre du ministre des Relations extérieures de l’Angola adressée à son homologue de la République du Congo, concernant l’adhésion de l’Angola à la Boucle de l’amitié énergétique. Je suis donc venu remettre officiellement cette lettre pour confirmer notre adhésion, et m’entretenir avec le ministre de l’Energie et de l’Hydraulique du Congo à ce sujet », a souligné Pierre Kiala, directeur de la coopération internationale au ministère de l’Energie et Eau de l’Angola.

Notons que le projet « Boucle de l’amitié énergétique » est né, il y a deux ans, de la volonté du chef de l’Etat congolais, Denis Sassou N’Guesso, et de son homologue de la RDC, Félix-Antoine Tshisekedi Tchilombo, pour booster la production de l’énergie dans les deux pays. L’Angola vient s’ajouter à ces deux pays.

L’objectif visé par les trois pays est d’accroître la production de l’électricité et d’en améliorer la qualité. Une ambition que ces Etats estiment légitime au regard des défis de développement qu’ils doivent relever, mais l’énergie demeure le catalyseur.

Une réunion des ministres de l’énergie de ces trois pays se tiendra le mois prochain pour faire le point du projet, mais également définir les modalités et stratégies de sa mise en œuvre effective.

Congo : un nouveau plan national de lutte contre le cancer

Ce plan vise à prévenir et à baisser la mortalité liée au cancer, qui représente un taux brut d’incidence de 39,8 pour 100.000 habitants par an.

 

La République du Congo se dote d’un plan national de lutte contre le cancer. Avec l’appui de l’Organisation mondial de la santé (OMS-Congo), ce plan compte pour la période allant de 2022-2026. C’est du moins ce qu’a annoncé le ministère de la Santé et de la Population jeudi 09 mars 2023.

Le plan national de lutte contre le cancer vise à prévenir et à baisser la mortalité liée au cancer, qui représente un taux brut d’incidence de 39,8 pour 100.000 habitants par an. Il est question avec l’adoption de ce plan de promouvoir l’accès aux médicaments et traitements anticancéreux, d’élaborer les programmes de recherche sur les cancers et d’organiser les activités préventives.

 

« Sur le plan curatif, l’installation de la radiothérapie devient un impératif afin de réduire les évacuations sanitaires », a indiqué le directeur de cabinet du ministre de la Santé et de la Population, Jean Ignace Tendelet.

JIF 2023 : la Cour constitutionnel préoccupé par les droits des femmes

Les femmes évoluant à la Cour constitutionnelle ont échangé, le 8 mars à Brazzaville, sur les questions relatives aux droits de la femme et son autonomie.

 

A l’occasion de la célébration de la journée internationale de la femme, les dame de la Cour constitutionnelle ont échangé, sur les questions relatives aux droits de la femme et son autonomie. Le thème de cette année est « Pour un monde digital inclusif : innovation et technologie pour l’égalité des sexes ».

Il s’est agi d’obtenir de nouveaux droits, de faire correctement appliquer ceux qui ont été obtenus, de promouvoir le traitement égalitaire entre l’homme et la femme, d’impliquer la femme dans la vie politique et le développement, enfin, de promouvoir la lutte contre les violences faites aux femmes.

L’on retient de cet échange que l’autonomisation des femmes est considérée comme une condition nécessaire à l’intégration de la femme au développement, moyen de renforcement des droits des femmes pour lutter contre les violences basées sur le genre.