Le Congo et la RCA échangent leurs expériences sur la lutte contre les antivaleurs

C’était au cours d’un échange jeudi 15 février, à Brazzaville, entre le ministre du Contrôle d’Etat, de la Qualité du service public et de la Lutte contre les antivaleurs, Jean-Rosaire Ibara et le ministre contrôleur général du secteur parapublic de la République centrafricaine (RCA), Roméo Gribingui.

 

La République du Congo et la République centrafricaine entendent renforcer leur coopération en matière de lutte contre les antivaleurs. C’est pour en parler que le ministre du Contrôle d’Etat, de la Qualité du service public et de la Lutte contre les antivaleurs, Jean-Rosaire Ibara, a échangé, le 15 février à Brazzaville, avec le ministre contrôleur général du secteur parapublic de la République centrafricaine (RCA), Roméo Gribingui.

Jean-Rosaire Ibara a également eu un échange avec le directeur de cabinet du ministère du Contrôle d’Etat, de la Qualité du service public et de la Lutte contre les antivaleurs, Simplice Mounianga Boukongou et les autres cadres.

« Nous avons échangé nos expériences sur les mécanismes de contrôle au niveau des deux pays, la République centrafricaine et la République du Congo. Cela m’a permis de connaître les attributions en termes d’organisation institutionnelle de ce département ministériel qui est technique et politique au niveau de la République du Congo. Le brillant exposé fait par le directeur de cabinet m’a permis de voir, en termes de positionnement institutionnel, comment le contrôle d’Etat est positionné et quelles sont les attributions », a expliqué Roméo Gribingui à la presse.

La rencontre a aussi été une occasion pour le Congo d’informer son hôte de l’adoption en Conseil des ministres du 14 février d’un projet de décret portant approbation de la Politique nationale du contrôle d’Etat.

Congo : un sit-in des membres de la FESY-POSTEL

Les travailleurs de la société des Postes et de l’épargne du Congo exigent le départ de la directrice générale de cette entreprise.

 

Les membres de la Fédération des syndicats des postes et télécommunications ( FESY-POSTEL ) ont organisé un sit-in mercredi 14 février dernier, à Brazzaville. Ils exigent la révocation de la directrice générale de la société des Postes et de l’épargne du Congo (SOPECO). Ces employés se plaignent du mauvais management.

« Nous voulons un nouveau management au sein de la société des Postes et de l’épargne du Congo et cela passe par un changement de dirigeant. Nous exigeons le départ de la directrice générale de la SOPECO et toute son équipe. Cela fait six ans qu’elle dirige cette société mais il n’y a aucune évolution. Nous souffrons énormément à la SOPECO », a indiqué le secrétaire général de la Fédération des syndicats des postes et télécommunication auprès de la société des Postes de l’épargne du Congo, Franck Siassia

Ces employés revendiquent également le paiement de leurs salaires impayés qui s’élèvent à 41 mois. « Nous sollicitons l’intervention du Président de la République d’écouter notre cri de cœur, afin que nous trouvions gain de cause au paiement de nos arriérés de salaires, dont nous accumulons 41 mois », a ajouté Franck Siassia.

Notons que les travailleurs de la SOPECO ont plusieurs fois organisé des manifestions mais leurs n’ont jusqu’ici pas été pris en compte.

Le Congo appelé à rejoindre l’OIT

Le directeur général adjoint de l’Organisation internationale du travail (OIT), André Bogui, a lancé cet appel jeudi 15 février à Brazzaville.

 

La délégation de l’OIT a pris part du 13 au 15 février dans la capitale congolaise à la retraite des directeurs des bureaux de la région Afrique de l’OIT. En marge de cet évènement que le directeur de cette organisation, André Bogui a été reçu en audience par le président du Congo Denis Sassou-Nguesso. C’est à l’issu de cet entretien que le directeur général de l’OIT a exprimé son souhait de voir la République du Congo à rejoindre leur initiative encore appelé « la Coalition mondiale pour la justice sociale’ ».

« Les crises sont des défis que nous devons surmonter. C’est la raison pour laquelle le directeur général de l’OIT a initié et fait adopter par le Conseil d’administration une importante initiative à laquelle nous pensons que le Congo va se joindre pour aussi apporter son appui. Elle s’appelle la Coalition mondiale pour la justice sociale », a-t-il indiqué.

La RDC mobilise 123,5 millions $ pour régler ses arriérés envers les entreprises pétrolières en partenariat avec quatre banques locales

Pour accélérer les réformes entreprises ces dernières années dans le secteur pétrolier, le gouvernement de la République démocratique du Congo a réussi à mobiliser auprès de quatre banques locales telles que EquityBCDC, FirstBank DRC, Ecobank RDC et Standard Bank, un financement de 123,5 millions de dollars, destiné à refinancer une partie significative des arriérés de subventions, et ainsi renforcer la stabilité des finances publiques.

 

Kinshasa, le 12 Février 2024 – Le Gouvernement de la RDC annonce avec satisfaction de récentes avancées dans le cadre des réformes structurelles entreprises au sein du secteur de l’aval pétrolier. Ces mesures s’inscrivent dans une démarche globale d’assainissement et de rationalisation des subventions pétrolières, en vue de garantir une gestion plus efficace et transparente des ressources financières publiques.

Dans un premier temps, les Ministères des finances et de l’Economie Nationale ont conjointement lancé en 2022 une vaste opération d’audit de la Structure des Prix des Produits Pétroliers (SPPP) confiée au cabinet Mazars. Les conclusions de cet audit, rendues en mai 2023, ont mis en lumière plusieurs pistes de réformes visant à améliorer la gouvernance et l’efficience du secteur. Sur la base de ces recommandations, un plan d’action est actuellement en cours d’élaboration.

Par ailleurs, dans un souci de maîtrise des dépenses publiques et d’alignement des pratiques sur les standards internationaux, le Gouvernement a entrepris des mesures proactives dès avril 2022. Cela a inclus l’exclusion du secteur de l’aviation internationale du dispositif de subventionnement, ainsi que la révision du calcul des manques à gagner. En octobre 2023, cette rationalisation a été étendue au secteur minier, qui représentait à lui seul près de 20% des manques à gagner. Ces mesures s’inscrivent dans une perspective plus large de réduction progressive des écarts entre les prix de marché et les prix de vente au détail. L’objectif à terme est d’atteindre une situation où les produits pétroliers ne nécessiteraient plus de subventions de manière structurelle, afin d’assurer ainsi une plus grande stabilité économique et financière pour le pays.

C’est dans ce contexte de rétablissement d’un climat de confiance dans le secteur, que le gouvernement a décidé de créer une nouvelle parafiscalité et a réussi à y associer une levée de fonds substantielle auprès des banques locales visant à refinancer une partie des arriérés de subventions, accumulés en 2022 et 2023. Cette transaction, une première du genre à laquelle le consortium des banques formé par EquityBCDC, FirstBank DRC, Ecobank RDC et Standard Bank a participé, a répondu au double objectif de soutenir le secteur pétrolier national pour éviter toute rupture dans l’approvisionnement en carburant, tout en permettant au système financier congolais d’innover par une syndication de taille, essentiels pour l’essor de l’économie.

Le Congo et l’Algérie consolident leur coopération bilatérale

Le président de l’Assemblée nationale, Isidore Mvouba a eu une séance de travail mardi 13 février, avec un groupe d’amitié parlementaire Algérie-Congo.

 

Une délégation du groupe d’amitié parlementaire Algérie-Congo est en séjour à Brazzaville. Elle a eu une séance de travail mardi 13 février, avec le président de l’Assemblée national, Isodore Mvouba. Les échanges ont porté sur la consolidation de la coopération bilatérale à travers la diplomatie parlementaire.

Conduite par le président du groupe d’amitié parlementaire Algérie-Congo, Beghdad Ben Amara, qui a indiqué qu’« Il est important, en tant que groupe parlementaire d’amitié, que nous puissions contribuer à créer les conditions appropriées pour soutenir et stabiliser la coopération dans les domaines économique, culturel, législatif et diplomatique afin d’aider les générations futures à travers des relations fortes et constructives. Nous devons renforcer la coopération bilatérale entre les deux pays à travers la diplomatie parlementaire »

Notons que la mission de Brazzaville fait suite aux échanges virtuels que les deux parties ont eus en décembre dernier. Le Congo et l’Algérie entretiennent une relation d’amitié depuis plus de 60 ans.

Congo : les médecins sensibilisés sur les antivaleurs

Le Pr Richard Bileckot, inspecteur général de la santé, a entamé mardi 13 février, une sensibilisation, à l’hôpital de référence de Talangaï.

 

Les médecins de l’hôpital de référence de Talangaï, ont reçu en visite mardi 13 février, le Pr Richard Bileckot. L’inspecteur général de la santé a entamé une campagne de sensibilisation à valeur pédagogique au sein des centres hospitaliers du Congo. Les médecins de cet l’hôpital, ont été les premiers à être sensibilisés sur les antivaleurs.

La descente de l’inspecteur général de la santé dans les hôpitaux s’inscrit dans le cadre de la lutte contre les comportements déviants qui gangrènent les structures sanitaires pour lesquels les médecins sont souvent cités. Le Pr Richard Bileckot les a rappelé qu’ils sont tenus de respecter l’éthique et la déontologie professionnelle de leur profession conformément au serment d’Hypocrate qu’ils ont prêté.

« Le ministre de la Santé nous a demandé de mettre en place un système de veille et d’alerte contre les antivaleurs dans les hôpitaux. Il fallait sensibiliser les médecins avant de sanctionner ceux qui s’illustreront dans des pratiques sordides. Nous amorçons la sensibilisation par l’hôpital de Talangaï, parce que ces derniers temps, il fait l’objet de vives critiques dans les médias et sur les réseaux sociaux en termes de mauvais accueil, de gestion calamiteuse des médicaments et de bien d’autres défaillances », a précisé le Pr Richard Bileckot.

Il a profité de l’occasion pour appeler à l’ordre les médecins véreux. La sensibilisation se poursuivra dans tous les grands centres hospitaliers de Brazzaville.

Congo : les permis de conduire seront désormais numérique

Ce nouvel outil vise à standardiser l’identification des citoyens congolais dans un souci de sécurité.

 

Le gouvernement s’engage à numériser les permis de conduire. L’outil a été présenté le 8 février 2024, par Mopaya Atali, directeur général du Transport terrestère au ministre des Postes, des Télécommunications et de l’Economie numérique.

Initialement annoncé en 2023, l’objectif est de renforcer la sécurité, simplifier les processus administratifs, améliorer la sécurité routière et favoriser l’intégration avec d’autres services numériques. Il est aussi question pour le gouvernement de remédier la problématique de la formation insuffisante des chauffeurs.

Notons que l’outil intervient quelques mois après le déploiement en juin dernier, du Système d’uniformisation des plaques d’immatriculation et de lecture automatique (Supila) des véhicules.

Congo : un bateau humanitaire pour soutenir les victimes des inondations

Cette assistance tient en compte des besoins exprimés par la population à l’issue d’une mission d’évaluation rapide des inondations.

 

Le gouvernement a déployé un convoi humanitaire pour une assistance aux victimes des inondations dans la zone septentrionale du Congo. Le bateau a quitté la capitale Brazzaville, mardi 13 février en matinée. Cette assistance humanitaire est constituée des tonnes de vivres et de non-vivres. Elle a tenu compte des besoins exprimés par la population à l’issue d’une mission d’évaluation rapide des inondations faite par le gouvernement et le système des agences des Nations unies.

« Sur toute l’étendue du territoire national, la population, notamment les victimes des inondations et autres intempéries doivent savoir que l’Etat ne les abandonnera jamais seules à leur triste sort », a fait savoir le Premier ministre, Anatole Collinet Makosso.

Cette évaluation précise que neuf départements sont touchés. Plus d’un million de personnes sont dans le besoin. Brazzaville (38 614 personnes dans le besoin) ; Cuvette (31 593 personnes dans le besoin), Kouilou (4 536 personnes dans le besoin) ; Likouala (348 212 personnes dans le besoin) ; Niari (426 personnes dans le besoin) ; Plateaux (58 986 personnes dans le besoin) ; Pointe-Noire (20 921 personnes dans le besoin) ; Pool (16 235 personnes dans le besoin) ; Sangha (5 933 personnes dans le besoin).

Ce sont 193 130 personnes expriment les besoins en médicaments, vaccination et moustiquaires imprégnées. Dans le domaine de l’éducation, 43 883 personnes, notamment les élèves, ont besoin de fournitures scolaires. 352 206 ont besoin de sécurité alimentaire tandis que 210 236 veulent des abris et des biens non alimentaires.

Congo : Faure Gnassingbé en visite de travail à Brazzaville

Il a été accueilli mardi 13 février, à l’aéroport international Maya-Maya par son homologue congolais, Denis Sassou-NGuesso.

 

Le président du Togo, Faure Gnassingbé est en visite de travail en République du Congo. Il a été accueilli mardi 13 février, à l’aéroport international Maya-Maya par son homologue congolais, Denis Sassou-NGuesso.

Les deux chefs d’Etats ont eu un entretien dans le salon d’honneur de l’aéroport, après les usages protocolaires sur le tarmac. Denis Sassou N’Guesso et Faure Gnassingbé ont par la suite rallié le palais du peuple où ils se sont de nouveau retrouvés en tête à tête et à huis clos.

Notons que la rencontre entre les deux chefs d’Etats se tient à la veille du sommet de l’UA à Addis-Abeba. Ainsi, les deux présidents ont certainement échangé sur ce sommet prévu pour les 17 et 18 février 2024. Mais aussi de l’excellente relation de coopération et d’amitié entre leurs deux pays et aussi de l’actualité en Afrique et dans le monde.

Congo : plus de 59 milliards de FCFA pour lutter contre 3 maladies

C’est une subvention du Fonds mondial pour la lutte contre le VIH/SIDA, le paludisme et la tuberculose.

 

Le Fonds mondial accorde plus de 59 milliards de FCFA à la République du Congo. Cette enveloppe servira à la prise en charge des personnes souffrant du VIH/SIDA, le paludisme et la tuberculose, pendant la période de 2024 à 2026. L’annonce a été faite mercredi 07 février, par le directeur régional de cet établissement, Ibrahim Faria. C’était au cours du lancement du 7ème cycle de financement des subventions du Fonds mondial de lutte contre VIH Sida, le paludisme et la tuberculose.

Selon Ibrahim Faria, cette cagnotte va servir au traitement des 85 millions de personnes souffrant du VIH SIDA, 20 mille tuberculeux ainsi que 528 milles malade du paludisme. Le Comité de coordination nationale des projets financés par le Fonds mondial entend œuvrer pour l’effectivité ces activités en République du Congo.