Congo-drépanocytose : 36 décès enregistrés depuis 2027 au Centre national de référence

L’information a été donnée au cours d’une conférence de presse presse co-animée à Brazzaville par le Pr Alexis Elira Dokekias, Donatien Moukassa et Michel Mongo.

 

Le Centre national de référence de la drépanocytose Antoinette-Sassou-N’Guesso a enregistré 36 décès de drépanocytose en en 09 ans et 36 mille patients sont suivis dans ce centre. C’est ce qu’a indiqué le directeur général du Centre national de référence de la drépanocytose Antoinette-Sassou-N’Guesso, le Pr Alexis Elira Dokekias au cours d’une conférence de presse qu’il a co-animé avec le directeur de cabinet du ministre de la Santé et de la Population, Donatien Moukassa, ainsi que le secrétaire général de la Fondation Congo Assistance, Michel Mongo. C’était en prélude à la célébration de la journée mondiale de la drépanocytose, commémorée ce 19 juin.

Pour le Pr Alexis Elira Dokekias, par rapport au gap des calculs, si l’on prend la prévalence nationale, le risque de mortalité avant l’âge de 5 ans, l’on suppose que le pays tourne autour de soixante-seize mille et soixante-dix-huit mille patients. Il précisé également que le diplôme d’études spécialisées d’hématologie a été créé au centre national de référence de la drépanocytose Antoinette-Sassou-N’Guesso.

La même source indique que le Centre a déjà sorti trois promotions des spécialistes en hématologie qui proviennent de Brazzaville, la République démocratique du Congo, du Cameroun,

Pour rappel, la drépanocytose ou anémie falciforme est une maladie héréditaire non contagieuse. Elle est due à une anomalie de l’hémoglobine, protéine contenue dans le globule rouge qui est chargée de transporter l’oxygène des poumons aux organes.

Congo-PCT : le comité préparatoire du VIe congrès ordinaire est mis en place

La nouvelle équipe a la mission de préparer l’élection présidentielle de mars 2026, pour garantir à nouveau une victoire de son candidat.

 

Le comité préparatoire et d’organisation du VIe congrès ordinaire du Parti congolais du travail (PCT) a été mis en place par acte n° 021 du 17 juin 2025. Cette nouvelle équipe aura pour mission de préparer l’élection présidentielle de mars 2026, afin de garantir une « victoire éclatante » à son candidat. L’équipe a été mise en place, sous l’autorité du secrétaire général du parti, Pierre Moussa.

Tel que précisé en l’article premier des textes du parti, le comité préparatoire et d’organisation du VIe congrès ordinaire compte quarante et un membre au nombre desquels neuf femmes. L’instance instituée a aussi la responsabilité de planifier la logistique, d’assurer la coordination des activités et la gestion des ressources. Au cours de ces assises, les congressistes éliront un nouveau secrétariat permanent du parti, en remplacement de celui issu du Ve congrès ordinaire tenu du 27 au 30 décembre 2019, à Kintélé.

Congo : grève illimitée du personnel médical dans les hôpitaux de Pointe-Noire

Les blouses blanches relance ce mercredi 18 juin, le mouvement de grève suspendu au mois de janvier dernier, pour absence des réponses satisfaisantes de la part du gouvernement.

 

Devant l’Hôpital Général Loandjili, il est écrit « relance de la grève illimitée sans service minimum, qui sera enclenchée ce mercredi 18 juin 2025 à 7h30min ». Le personnel médical est en grève depuis ce matin. Le son de cloche est le même à ‘Hôpital Général Adolphe Sicé et l’Hôpital Général de Ngoyo.

La reprise de la grève est une décision prise au cours d’une « assemblée générale restitutive convoquée en date du 06 juin 2025par les organisations syndicales FENASAS et FESYTRASAS. C’est ce qui est indiqué dans un communiqué signé le 16 juin par l’ensemble des syndicats.

La cause, « l’absence des réponses satisfaisantes à nos revendications, notamment celles concernant les points contenus dans les différents relevés de conclusions et protocoles d’accord », indique le communiqué.

Les différentes revendications sont le non-respect de la concomitance de paiement des salaires des argents contractuels avec ceux des fonctionnaires ; le non-paiement des trois mois d’impayés de 2024 immobilisés au trésor public et l’absence de la mise en place de la commission de suivi et évaluation sur la situation des arriérés des salaires antérieurs en 2024.

Congo-Baccalauréat 2025 : 14 détenus composent à la Maison d’arrêt de Brazzaville

Les épreuves écrites du baccalauréat général, session de juin 2025, ont débuté le 17 juin à la Maison d’arrêt et de correction de Brazzaville, sous le regard attentif du directeur général de l’administration pénitentiaire, le colonel-major Jean-Blaise Komo, représentant le garde des Sceaux, ministre de la Justice.

 

Parmi les 94 958 candidats inscrits cette année à l’examen à l’échelle nationale, quatorze (14) sont des détenus de cet établissement pénitentiaire. Le groupe est composé de treize hommes et d’une femme. Pour cette première journée, les candidats ont planché sur l’épreuve de mathématiques.

Le chef du centre d’examen, Alfred Mouzezo Mbala, a salué la bonne organisation des épreuves et le sérieux des candidats : « Ces apprenants ont suivi une formation continue durant neuf mois. Aujourd’hui, il s’agit d’évaluer le fruit de ce travail engagé depuis octobre », a-t-il expliqué.

Dans son allocution de lancement, le colonel-major Jean-Blaise Komo a exhorté les candidats à affronter l’examen avec sérénité et détermination. Il a insisté sur le rôle fondamental de l’éducation dans la réinsertion des détenus : « Nous avons veillé, conformément aux instructions du ministre de la Justice, à ce que les conditions soient réunies pour leur permettre de composer dans un cadre propice. Le message que je leur adresse est simple : restez concentrés sur vos études. Vous êtes ici pour apprendre », a-t-il affirmé.

De leur côté, les détenus-candidats ont affiché une attitude confiante, affirmant aborder les épreuves sans crainte et avec espoir.

Cette initiative d’inscription des détenus aux examens d’État, lancée en 2017 par la direction générale de l’administration pénitentiaire, s’inscrit dans une démarche de réhabilitation sociale par l’éducation. Elle témoigne de la volonté des autorités de ne pas exclure les personnes privées de liberté du système éducatif. En 2024, treize détenus avaient déjà passé le baccalauréat, dont douze à Brazzaville et un à Dolisie, dans le département du Niari.

Congo : vers la création d’une usine de production des crèmes pour albinos

Cette structure les différentes crèmes et autres produits pour albinos afin de protège leur peau et améliorer leur santé.

 

La République du Congo de concert avec la communauté internationale a célébré le 13 juin dernier, la journée mondiale de la sensibilisation à l’albinisme. C’est l’occasion pour les acteurs de la société civile, les institutions publiques et les organisations internationales de renouveler leur engagement en faveur de la lutte contre les discriminations, la promotion des droits humains et la protection des personnes atteintes d’albinisme. Notons que ces personnes sont souvent victimes de stigmatisation et de violences dans plusieurs pays en Afrique.

Dans son engagement à protéger les albinos, le Congo avec l’appui de ses partenaires belge et italien entend se doter d’une usine de production des crèmes autres produits pour albinos afin d’améliorer leur santé. « Une fois installée et mise en service, cette unité spécialisée produira toutes sortes de crèmes et autres produits pour albinos afin d’améliorer leur santé », a affirmé Jhony Chancel Ngamouana, président de l’Association Jhony Chancel pour les albinos, lors de la Journée mondiale de sensibilisation à l’albinisme. L’objectif est d’apporter une réponse idoine à cette catégorique de citoyens vulnérable.

La construction de cette future unité de fabrication de crèmes pour albinos à Brazzaville, va s’étendre ensuite à Pointe-Noire. L’Association Jhony Chancel pour les albinos ambitionne également l’ambition de construire un siège de sa clinique plus spacieux. Il sera doté des conditions optimales, afin de permettre aux albinos de bénéficier des soins appropriés.

Afritac Centre : de nouvelles ambitions pour 2026

La 27e réunion d’orientation du Centre régional d’assistance technique du FMI pour l’Afrique centrale (Afritac Centre) s’est ouverte mardi 17 juin 2025 à Brazzaville, capitale de la République du Congo.

 

Pendant deux jours de travaux de cette 27e réunion seront axés sur le renforcement des capacités institutionnelles et humaines dans la sous-région. À cette occasion, les participants plancheront sur trois thématiques majeures : la mise en œuvre du budget-programme, la digitalisation de la mobilisation des recettes publiques, et la supervision des établissements financiers fondée sur l’approche par les risques. L’objectif affiché est d’améliorer la gouvernance économique et financière des États membres.

Selon Philippe Egoumé, directeur d’Afritac Centre, l’organisme ambitionne d’étendre ses champs d’intervention dès 2026. « Notre offre de services, déjà élargie, continuera de se renforcer, notamment à travers l’exploration de nouveaux domaines de compétence », a-t-il déclaré lors de la cérémonie d’ouverture.

Présidant la rencontre, le ministre congolais du Plan, Ludovic Ngatsé, a salué l’appui technique d’Afritac dans la mise en œuvre de plusieurs réformes au Congo. Il a cité entre autres la réorganisation des systèmes informatiques à la Direction générale des douanes, l’élaboration des plans d’engagement budgétaire via le SIGFP (Système intégré de gestion des finances publiques), ou encore la finalisation des comptes nationaux pour l’année 2022.

Le ministre a cependant appelé les États membres n’ayant pas encore versé leur contribution financière à s’en acquitter rapidement, afin de garantir l’autonomie financière du centre et de réduire sa dépendance à l’égard des partenaires techniques et financiers.

Congo : les députés juniors souhaitent une augmentation de leur budget annuel

Ils ont porté leurs doléances lundi 16 juin, chez le président de l’Assemblée nationale, Isidore Mvouba, à l’occasion de la commémoration de la journée de l’enfant africain.

 

Une délégation de députés juniors conduite par leur présidente, Grâce Frédéric Baboutila Babingui, a été reçu lundi 16 juin, par président de l’Assemblée nationale, Isidore Mvouba. Ces jeunes parlementaires ont fait part de leurs doléances au président de la chambre base. Au nombre de ces préoccupations, l’insuffisance du budget annuel de leur institution, le manque de visibilité, l’organisation des élections des députés juniors en 2026.

La délégation du parlement junior était accompagnée de la ministre des Affaires sociales, de la Solidarité et de l’Action humanitaire, Irène Marie-Cécile Mboukou-Kimbatsa, et de l’ambassadrice nationale de l’Unicef pour les enfants du Congo, le Pr Francine Ntoumi.

« Vous connaissez très bien le problème du budget du Parlement des enfants qui est très faible, je pense que les députés juniors comptent sur leur parrain pour peser de tout son poids afin que ce budget qui est de trois millions FCFA par année puisse être augmenté pour leur permettre de mener toutes les activités prévues. Le bureau du Parlement des enfants n’a pas pu faire le déplacement de l’intérieur du pays pour aller sensibiliser, discuter avec les autres députés dans les départements », a plaidé Irène Marie-Cécile Mboukou-Kimbatsa.

Les députés juniors sollicitent également leur prise en compte par le protocole national ; l’appui à l’organisation de la session nationale 2025 pendant les grandes vacances ; la réalisation du travail de terrain ; l’appui à la collecte et à la transmission des problèmes et préoccupations des enfants dans les écoles, les quartiers

Congo : 27 milliards de FCFA pour la mise en œuvre du PATN

Cette enveloppe sera débloquée par la Banque européenne d’investissement (BEI) à hauteur de 17 milliards de FCFA, et l’Union européenne (UE) une enveloppe de 10 milliards.

 

Le lancement officiel de ce volet BEI-UE du projet numérique a eu lieu ce 17 juin à Brazzaville, marquant ainsi une nouvelle étape dans le déploiement du PATN. Lancé en janvier 2023 pour une durée de cinq ans, le Projet d’accélération de la transformation numérique (PATN) a pour objectif d’améliorer l’accès à l’internet haut débit pour les populations mal desservies et de renforcer les capacités du gouvernement à offrir des services publics numériques.

La BEI et l’UE débloqueront respectivement 17 milliards et 10 milliards de FCFA. Ces fonds européens viennent compléter les 60 milliards de FCFA de la Banque mondiale et va contribuer à la formation des femmes et des jeunes Congolais aux compétences numériques.

« Ce projet que nous lançons aujourd’hui n’est pas seulement un projet technologique. C’est un projet de société, structurant, conçu pour améliorer durablement la gouvernance publique, renforcer les compétences des Congolais, protéger les données personnelles et ouvrir de nouvelles perspectives à la jeunesse et aux femmes, dans un monde de plus en plus numérique », a déclaré Svetla Stoeva, cheffe d’unité aux relations pays et secteur public pour l’Afrique occidentale et centrale

Il faut noter que le volet de renforcement des compétences numériques du projet prévoit la mise en place d’un cadre national de certification ainsi que des formations adaptées aux besoins du marché de l’emploi.

Pour Brazzaville, le projet s’inscrit dans la stratégie de développement du numérique pour 2030, ainsi que dans les priorités du Plan national de développement 2022-2026.

Lutte contre les violences basées sur le genre : la Cirgl promeut un modèle intégré dans la région des Grands Lacs

C’était en faveur d’un atelier de formation axé sur le renforcement des capacités des professionnels dans l’utilisation du modèle intégré de lutte contre les violences sexuelles et sexistes basées sur le genre (VSBG).

 

Le Groupe des journalistes pour la paix (GJP)-Congo, dirigé par la journaliste Christine Nathalie Foundou, cheffe de la rubrique société au Centre national de radiotélévision (CNRTV), a présenté le 16 juin à Brazzaville les conclusions d’un atelier de formation axé sur le renforcement des capacités des professionnels dans l’utilisation du modèle intégré de lutte contre les violences sexuelles et sexistes basées sur le genre (VSBG), dans l’espace des Grands Lacs.

Organisée à Gitega, au Burundi, cette session a été initiée par la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (Cirgl). Elle s’est tenue sous la supervision de l’ambassadeur itinérant Maurice Malanda, coordinateur national de la Cirgl, du Dr Janviere Ndirahisha, directrice régionale de l’organisation, ainsi que de Nuptia Mbemba-Talantsi, directrice du Programme national de lutte contre les violences faites aux femmes, représentant la ministre de la Promotion de la femme, Inès Nefer Bertille Voumbo Yalo Ingani.

La formation a rassemblé des cadres et agents issus de plusieurs ministères clés, notamment ceux de la Défense (police et gendarmerie), de la Santé, de la Promotion de la femme, de la Communication, de l’Éducation nationale, de la Justice et de la Recherche scientifique. Plusieurs thématiques y ont été abordées, parmi lesquelles : la masculinité positive, l’engagement communautaire, le rôle des médias dans la sensibilisation, les instruments juridiques régionaux et internationaux relatifs aux VSBG, ainsi que les bonnes pratiques dans le système de justice pénale, avec un accent mis sur l’approche fondée sur les droits humains.

Cette initiative s’inscrit pleinement dans les objectifs de la Cirgl : promouvoir la paix, la sécurité, la démocratie et le développement au sein de la région des Grands Lacs. L’organisation œuvre aussi pour la résolution des conflits, la stabilité régionale, le renforcement de la gouvernance démocratique et le progrès socio-économique.

En République du Congo, plusieurs textes législatifs et cadres juridiques protègent déjà les victimes de violences basées sur le genre. Il s’agit notamment de la Constitution, de la Déclaration universelle des droits de l’homme, de la résolution 1325 du Conseil de sécurité de l’ONU, des codes juridiques de la Cirgl, de la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples, de la Charte africaine des droits et du bien-être de l’enfant, du Protocole de Maputo (2002), des déclarations de Kampala (1991) et de Dar Es Salam, ainsi que de la Loi Mouebara.

Intervenant sur le thème du rôle des médias dans la lutte contre les VSBG, Christine Nathalie Foundou a souligné : « La paix ne se résume pas à l’absence de guerre. Elle signifie aussi vivre dans un environnement où les violences sexuelles et sexistes sont reconnues, dénoncées et sanctionnées. Les viols, l’inceste, les mutilations génitales ne doivent plus être tolérés. En tant que journaliste, les acquis de cet atelier renforceront mes productions pour accompagner les actions de la Cirgl en faveur de la paix dans la sous-région et au-delà. »

À l’issue des travaux, la présidente du GJP-Congo a reçu une attestation de participation et salué le ministère de la Communication et des Médias pour son implication. Elle s’est également engagée à œuvrer pour une meilleure visibilité des actions de la Cirgl dans les douze pays membres.

Parmi les recommandations formulées par les participants figurent : la formation continue des acteurs concernés, la gratuité des soins pour les victimes, le plaidoyer pour l’adoption des textes d’application de la Loi Mouebara, la création d’un cadre interinstitutionnel de coordination, ainsi que le renforcement de la sensibilisation à travers des campagnes en langues nationales et des productions médiatiques adaptées.

Congo : un enseignant poursuivi pour des faits présumés de pédophilie

Il a été interpellé et sera jugé devant la quatrième chambre correctionnelle, conformément aux dispositions légales en vigueur.

 

Orens Mbatchty, enseignant de sciences de la vie et de la Terre au sein du complexe scolaire privé Jeanne-d’Arc, situé à Massengo dans le 9ᵉ arrondissement de Brazzaville (Djiri), fait l’objet de poursuites judiciaires pour des faits présumés de pédophilie et d’actes contre nature sur un élève âgé de 15 ans.

Le procureur de la République près le Tribunal de grande instance de Brazzaville, André Oko Ngakala, a annoncé le 16 juin l’ouverture d’une procédure en flagrant délit contre l’enseignant, en raison de la gravité et de la sensibilité des faits reprochés. Avant cette déclaration, une reconstitution des faits a été effectuée dans l’enceinte de l’établissement en présence de l’accusé, de la victime et de sa mère.

Orens Mbatchty a été interpellé et sera jugé devant la quatrième chambre correctionnelle, conformément aux dispositions légales en vigueur.

En réaction, la direction du complexe scolaire Jeanne-d’Arc a pris ses distances avec l’accusé, en annonçant son exclusion définitive du personnel enseignant. Dans un communiqué, l’administration de l’établissement affirme n’avoir eu aucune connaissance préalable des faits allégués, tout en exprimant son soutien aux démarches entreprises par les parents de l’élève dans la quête de vérité. Elle précise également qu’elle assumera pleinement ses responsabilités dès que la culpabilité de l’enseignant sera établie par la justice.