Awards du rire africain : Stéphanie Bluetooth est la révélation de l’année

La comédienne congolaise vient de remporter le prix de la Révélation de l’année lors de la première édition des Awards du rire africain (ARA).

 

Stéphanie Divine Poumou alias Stéphanie Bluetooth a été sacrée « révélation de l’année », lors de la 1ere édition des Awards du rire africain. L’évènement s’est tenu le 31 décembre 2021 à Niamey, au Niger.

Cette étoile montante de l’humour congolais et africain depuis 2017, a une fois de plus, confirmé son talent avec ce prix reçu aux ARA. Cette distinction vient donc couronner une belle année de travail où on a pu remarquer la participation de la jeune artiste à plusieurs festivals, comme Pool Malebo stand-up comedy en République démocratique du Congo et Bangui rire en République centrafricaine.

Elle s’est souvent fait remarquer sur des prestations scéniques sur le plan national (Minzoto ya mboka, Tuséo 2021…) et son passage dans de grandes émissions africaines d’humour.

« Merci beaucoup à la production des Awards du rire africain pour ce prix que j’ai reçu avec immense joie au Niger. Je ne représente pas seulement le Congo-Brazzaville, mais aussi l’Afrique. Simplement, bonne année 2022 à tous et que le travail continue », a-t-elle posté sur sa page Facebook.

A chaque passage sur scène, Stéphanie, la vingtaine à peine, sait comment captiver l’attention de son public pour au final lui arracher des tas de fou rire grâce à son talent, son imagination fertile, son sens de l’autodérision et son brin de folie.

Un talent qu’elle tient naturellement depuis sa tendre enfance, mais qu’elle a su aiguiser notamment lors de son passage à l’émission Comedy batlle et au sein de la troupe Brazza comedy show, un collectif d’humoristes et de comédiens congolais. Pour créer ses sketches, la jeune artiste s’inspire considérablement du quotidien des Brazzavillois, mais aussi des réalités d’autres peuples du continent. Avec son baccalauréat dans la poche depuis l’an dernier, Stéphanie entend concilier sa nouvelle vie estudiantine et sa passion pour l’humour.

Outre Stéphanie Bluetooth, sur la liste des lauréats des Awards du rire africain 2021, on retrouve également Ange Freddy, prix ARA du meilleur humoriste web ; PrissK, prix ARA de l’humoriste femme de l’année ; Boukary, prix ARA du meilleur humoriste homme de l’année ; Digbeu cravate, prix ARA d’honneur ; Althess, prix Zamani et enfin Le parlement du rire, prix ARA de la meilleure émission Tv/Radio.

Congo : les ordures font la résistance à Pointe-Noire

Les riverains dénoncent une situation qui se dégrade et souhaitent que la Mairie de cette commune agisse au plus vite.

 

A Pointe-Noire, la capitale économique du Congo, des tas d’immondices jonchent les deux côté des routes ou encore devant les maisons d’habitations. Le sujet revient dans tous les débats. Dans les rues de la ville pétrolière, au café, sur les réseaux sociaux… les habitants en parlent et n’en peuvent plus de cette situation.

Avec les grosses chaleurs et les pluies diluviennes, la situation a empiré.  Les odeurs des déchets jetés dehors remontent dans les maisons. Dans cette commune de 715 334 habitants, ceux-ci s’énervent et dénoncent.

Congo-législatives : des opposants demandent une concertation avant l’échéance

Même si la date reste encore inconnue, les élections législatives se tiendront au cours de cette année 2022 en République du Congo.

 

Dans son dernier discours sur l’état de la nation, le chef de l’État Denis Sassou-Nguesso a confirmé que les élections législatives et locales se tiendraient courant 2022. La date reste encore à être déterminée. Mais plusieurs formations politiques, regroupées au sein de la Convention des partis républicains, Copar, réclament auparavant une concertation pour débattre notamment du recensement biométrique, explique le coordonnateur du mouvement Christ-Antoine Walembeau.

« La démocratie est une quête permanente. Donc, mieux vaut dialoguer que de se faire la guerre », analyse M. Walembeau. « Les Congolais ont appris à dialoguer. Pour obtenir la paix, il faut bien que les acteurs politiques s’accordent sur les fondamentaux », ajoute-t-il.

« Le dialogue de Sibiti (organisé en 2015 et ayant abouti au changement de la Constitution, ndlr) a acté le recensement biométrique pour lutter contre les irrégularités et la fraude. Est-ce que cette biométrie est aujourd’hui mise en œuvre ? Non ! », souligne le coordonnateur de la Copar. « Or, on doit aller aux élections législatives et locales cette année. Il faudra bien qu’on discute de cette biométrie. Le Congo a quand même une histoire. Vous savez très bien qu’il y a toujours eu des problèmes ici ; et même des guerres », note encore M. Walembeau.

« Nous avons à faire avec un système qui organise beaucoup de fraudes. Nous le vivons toujours : la fabrication de fausses procurations. Quelqu’un a gagné sur le terrain, mais quelqu’un d’autre est proclamé élu (…). Est-ce que nous allons faire la guerre pour cela ? Non ! On discute plutôt pour améliorer le système », propose Christ-Antoine Walembeau.

Congo-constitution d’octobre 2015 : la révision de l’article 242 approuvée par le parlement

Le Sénat et l’Assemblée nationale ont approuvé, les 30 et 31 décembre derniers, à l’occasion d’une session extraordinaire, la procédure de révision de la Constitution du 25 octobre 2015.

 

Le Parlement vient d’approuver la révision de la constitution du 25 octobre 2015. La révision entérinée concerne l’article 242 et porte essentiellement sur le rallongement de la durée de l’état d’urgence sanitaire, qui devrait passer de vingt à quatre-vingt-dix jours.

Depuis la découverte du premier cas de coronavirus au Congo, en mars 2020, l’état d’urgence sanitaire, dont la durée constitutionnelle est de vingt jours, est déjà prorogé à trente fois. Un exercice que le gouvernement estime harassant, pénible et coûteux, qu’il a tenu à rallonger ses délais de mise en œuvre en vue de l’adapter avec la réalité du moment. A cet effet, une procédure avait été lancée par le président de la République, Denis Sassou N’Guesso, conformément aux prérogatives que lui confère la Constitution du 25 octobre 2015.

« La Constitution dispose elle-même que sa révision ne peut provenir que du président de la république ou d’un membre du Parlement, qu’il soit sénateur ou député. Et lorsque le président de la République prend l’initiative, il peut soumettre directement son projet de révision au peuple par le biais d’un référendum ou le soumettre aux deux chambres du Parlement qui procéderont par un vote interne et démocratique à une majorité renforcée », a précisé le ministre de la Justice, des Droits humains et de la Promotion des peuples autochtones, Aimé Ange Wilfrid Bininga.

Pour le garde des sceaux, l’objectif est de donner aux institutions de la République la stabilité possible, gage d’une paix durable dans le pays.

« Pour le cas d’espèce, il y a une loi organique qui fixe la procédure de révision de la Constitution qui est, elle-même, faite pour être adaptée aux évolutions pour résoudre certaines priorités qui ont été observées. Voilà pourquoi celle-ci précise comment et à travers quel procédé doit-on réviser la Constitution pour donner à nos institutions dureté et stabilité », a-t-il renchéri.

Le texte de loi ayant été approuvé, le moment venu, la durée de l’état d’urgence sanitaire devrait passer à quatre-vingt-dix jours, soit un délai maximum de trois mois.

La voyance : un autre moyen de protection

Des faits et petits gestes qui paraissent anodins peuvent avoir leur importance dans le monde des prédictions. C’est le cas du mystère des heures miroirs. Elles peuvent avoir plusieurs significations. Il est impossible pour un homme de connaître toutes les éventualités auxquelles il sera confronté. La consultation chez un médium est sans doute une solution envisageable. Découvrez dans cet article quelques informations autour de la question de l’heure miroir et l’art de prédiction.

L’heure miroir, le reflet d’une multitude de signes

Communément appelée heure jumelle, l’heure miroir se reconnaît par l’apparition de deux chiffres souvent de manière accidentelle. Mieux, il s’agit d’un affichage d’heure au format numérique. Les chiffres d’une heure miroir correspondent à ceux des minutes : 01-01, 02-02, 03-03, 04-04, 05-05, 06-06, 07-07, 08-08, 09-09, 10-10, 22-22, 23-23, 00-00. Bien évidemment, l’apparition d’une heure miroir voudra dire beaucoup de choses. L’interprétation est possible avec :

  • Un calcul numérologique ;
  • Une Doreen Virtue ;
  • Une lecture astrologique.

Vous pouvez essayer également le tarot gratuit pour une prédiction ou une révélation à votre égard. Il existe le tarot de l’amour, le tarot chinois, le tarot zen… La notion d’heure miroir laisse entrevoir celle de la synchronicité. Celle-ci fait référence à l’apparition de deux évènements distincts sans aucun lien de causalité de façon simultanée. Cela a une signification.

Significations d’une heure miroir

L’heure miroir peut signifier beaucoup de choses en fonction de celui qui l’observe. L’universalité sur la signification de l’heure miroir pour tout individu est fausse. L’apparition de l’heure miroir, qu’elle soit répétée ou non, peut être :

  • un signe de l’ange gardien ;
  • un message du subconscient ;
  • un éventuel contact avec une entité ;
  • une pensée à un être ;
  • une réponse à votre préoccupation.

Un signe de l’ange gardien

Tout le monde a priori dispose d’un ange gardien. Votre ange gardien peut se manifester à vous par une apparition des heures miroirs. C’est une méthode par laquelle il peut communiquer avec le monde visible, matériel. Par le canal de l’heure miroir, votre ange peut vous prévenir d’un danger éventuel ou essayer de rentrer en contact avec vous. L’heure au format numérique peut être un signe de votre subconscient.

Un message du subconscient

Plusieurs faits écharpent à la conscience. Votre subconscient peut vous interpeller grâce à une heure miroir. Dès lors, inconsciemment, vous pouvez vérifier l’heure et observer qu’elle est identique à la minute. C’est probablement un signe à absolument déchiffrer pour éviter ou prendre des initiatives sur une éventualité. Des entités peuvent aussi essayer de vous contacter par ces heures.

Un éventuel contact avec une entité

Il peut s’agir d’un esprit ou une personne décédée. Le monde visible est dépourvu d’un aperçu sur le monde invisible. Un esprit, une personne décédée qui peut être de votre famille peut essayer de vous informer sur des évènements à venir ou déjà passés dont vous ignorez. Un être peut également vous joindre par une heure miroir.

Une pensée à un être

L’observation de l’heure miroir peut signifier qu’il existe un être qui éprouve de forts sentiments à votre égard. Pour cela, il faut parvenir à identifier les sensations qui vous animent à l’instant où vous observez l’heure jumelle. Cette personne peut vous remplir d’une énergie positive ou négative. En dehors de ceci, elle peut vous donner des réponses à une préoccupation.

L’analyse d’une heure miroir que vous observez à plein temps peut vous permettre de trouver des solutions à des préoccupations.

Congo-ligue de Brazzaville : fin de la saison sportive

La ligue départementale de football de Brazzaville a remis, le 29 décembre, au gymnase Ornano les trophées aux meilleures équipes jeunes.

 

La saison sportive de la ligue de football de Brazzaville vient de s’achever. Une cérémonie de remise de trophées a été organisée pour l’occasion. En présence des présidents des différentes sous-ligues, la ligue de football de Brazzaville a honoré les meilleures équipes. Ce geste marque la clôture de la saison sportive 2020-2021.

Lors de cet évènement le président de la ligue, Destin Mbouni, a profité de l’occasion pour lancer de façon solennelle la saison sportive 2021-2022 malgré la persistance de la pandémie à coronavirus.

« L’organisation des compétitions des jeunes permet à la ligue départementale d’obtenir une base élargie afin de structurer son football en pyramide. Concernant la prochaine saison sportive, la ligue organisera ses championnats au moment opportun », a expliqué Destin Mbouni.

La ligue, en effet, a organisé du 5 novembre au 29 décembre des championnats des équipes des moins de 15 ans, moins de 12 ans et des joueurs des moins de 9 ans. Les clubs qui ont participé à ce tournoi sont les meilleurs de leurs catégories dans les différentes sous-ligues de Brazzaville. Au terme des rencontres qui se sont déroulées au stade annexe Alphonse-Massamba-Débat et au terrain d’Ornano, RC Elali de Talangaï a remporté le titre départemental chez les U15. Pacifique de Djiria, pour sa part, a dominé tous ses adversaires des U12 tandis que les petits de Red Star de Makelékelé ont survolé le championnat des U9.

Congo : le parlement examine le projet de loi fixant révision de la Constitution

Le Sénat et l’Assemblée nationale ont ouvert, mercredi 29 décembre 2021, à Brazzaville leur seizième session extraordinaire.

 

Entre autres sujets à l’ordre du jour de la session extraordinaire du parlement, l’examen du projet de loi fixant la procédure de révision de la Constitution du 25 octobre 2015. La démarche consiste à consolider les dispositions de l’article 242 de la loi fondamentale. C’est ce qu’à faire savoir le président de l’Assemblée nationale, Isidore Mvouba. Celui-ci a présidé la cérémonie d’ouverture de la seizième session extraordinaire de sa chambre,

«Il s’agit tout simplement de définir la procédure de révision de la Constitution. C’est une décision politique importante pour adapter, d’une part, notre gouvernance aux aléas imposés par la pandémie à nouveau coronavirus et, d’autre part, limiter toutes les dépenses engendrées par les récurrentes prorogations de l’Etat d’urgence sanitaire », a expliqué le président de la chambre basse du Parlement.

Il a appelé à la réflexion sur l’amendement de l’article 157 de la Constitution afin de rallonger la durée de l’état d’urgence.

Sénateurs et députés ont également examinés le projet de loi relatif au Plan national de développement (PND) 2022-2026. Selon Isidore Mvouba, le nouveau programme national s’appuie essentiellement sur six axes stratégiques de développement, à même de porter la croissance. Il s’agit notamment de promouvoir les secteurs de l’agriculture au sens large du mot; de l’industrie en lien avec les Zones économiques spéciales; du tourisme, de l’immobilier, du numérique et des zones franches commerciales.

« Le PND 2022-2026, en harmonie avec les engagements sous-régionaux, régionaux et internationaux en matière de réformes économiques et financières, aidera le pays à passer d’une économie de rente vers une économie forte, diversifiée et résiliente. A noter qu’une innovation majeure est adossée à cette politique nationale de développement, il s’agit du mécanisme de suivi-évaluation visant à rendre le PND plus dynamique, selon le contexte socio-économique aux plans national et international », a poursuivi le président de l’Assemblée nationale, précisant que le nouveau document prévoit la mise en place d’un schéma de financement innovant.

Les parlementaires se sont aussi prononcés sur les projets de lois relatives à l’affacturage, au crédit-bail ainsi qu’à la prorogation de l’état d’urgence sanitaire. L’affacturage permettra, en effet, d’accroître la capacité des entreprises d’emprunter auprès des banques et de faire face, de manière générale, aux risques des créances commerciales. Le crédit-bail, quant à lui, a vocation à faciliter aux Petites et moyennes entreprises et aux petites et moyennes industries l’acquisition d’équipements essentiels à leur production grâce à un mécanisme de location avec option d’achat réglementé. Il s’agit d’une stratégie novatrice, d’après Isidore Mvouba, pour booster le secteur agricole.

Congo : le Sénat approuve un accord de prêt de la BEAC

Ce financement a pour objectif de financer le corridor Brazzaville-Libreville, l’un des projets contenus dans un plan dénommé Programme économique régional.

 

Pour l’intégration régionale des Etats membres, la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) a érigé au rang de priorité certains projets contenus dans un plan dénommé Programme économique régional (PER). Au nombre de ceux-ci figure le corridor Brazzaville-Libreville.

Le Sénat de la République du Congo a approuvé, le week-end dernier, un projet de loi portant ratification d’un accord de prêt, d’un montant de 32,759 milliards FCFA (56,5 millions $), conclu avec la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC) et destiné à financer partiellement le bitumage de la route Dolisie-Kibangou, dans l’Ouest du pays. Ledit accord avait été signé le 16 août 2021 entre Fortunato-Ofa Mbo Nchama, président de l’institution, et le ministre congolais des Finances, Roger Rigobert Andely.

L’investissement est prévu pour couvrir la construction et le bitumage de 93 km de routes, ainsi que la réhabilitation de pistes qui d’un linéaire total de 133 km.

Ce réseau constitue un segment du corridor Brazzaville-Libreville qui représente un maillon important d’interconnexion et d’intégration régionale pour les Etats de l’Afrique centrale. L’infrastructure est également située sur la route transafricaine n°3 qui s’étend de Tripoli (Libye) à la ville de Cape Town (Afrique du Sud), traversant ainsi le continent depuis le nord jusqu’au sud.

En plus du rôle intégrateur attribué à ce projet, sa mise en œuvre contribuera au désenclavement de cette région et facilitera l’accès des populations aux services sociaux.

Hormis le réseau routier, le projet intègre la construction d’autres infrastructures de base telles que la réhabilitation de seize ouvrages d’adductions le long des routes.

Congo : Denis Sassou N’Guesso dénonce la corruption dans le système judiciaire

Le président de la République du Congo, a dénoncé mardi 28 décembre, à Brazzaville la corruption au sein du système judiciaire du pays.

 

« Le gain facile et déshonorant du trafic d’influence, de la corruption, de la concussion (…) défie le professionnalisme de ceux qui sont chargés, au nom du peuple congolais, de dire le droit », a-t-il déploré dans son message sur l’état de la nation devant le Parlement réuni en congrès.

« Nul ne peut tolérer ces atteintes nocives qui affectent notre système judiciaire et asphyxient la noblesse du droit et l’impartialité de la justice dans notre pays », a-t-il prévenu.

Il a instruit le gouvernement de mener « à bon port » la réforme du système judiciaire, à travers la numérisation de la justice, la réforme des procédures pénales et civiles, le sens et l’efficacité des peines et l’organisation territoriale des juridictions.

Concernant la détermination de limiter les importations alimentaires onéreuses pour le pays, un autre point important dans le message, le président a appelé ses compatriotes à engager une croisade en faveur du développement de l’élevage.

« En rapport avec cette question cruciale et récurrente des importations alimentaires, il sied d’engager une véritable croisade en faveur du développement de l’élevage bovin, porcin, caprin et de volaille, ainsi qu’une pisciculture à grande échelle », a-t-il noté.

« Le coût des denrées alimentaires importées par notre pays et essentiellement composées de viande, de volaille et de produits halieutiques, varie entre 500 et 700 milliards de FCFA par an », a-t-il dit, annonçant la création de quatre zones agricoles protégées dans le pays pour l’élevage de petits ruminants et la production des denrées de base, tels le manioc, l’arachide, le maïs et le soja.

La République du Congo qui compte moins de 6 millions d’habitants, dispose d’énormes potentialités agro-pastorales, notamment de près de 10 millions d’hectares de terres arables, mais à peine un tiers est exploité de façon manuelle.

Congo : Denis Sassou-Nguesso fait son bilan devant le Congrès

Dans un discours, le chef de l’État de la République du Congo s’est félicité mardi 28 décembre 2021, de la politique menée dans son pays.

 

Costume bleu nuit, cravate rouge : Denis Sassou-Nguesso, 78 ans a d’abord évoqué l’impact du Covid-19 et a rappelé que le vaccin est l’unique solution. Il a donc exhorté la population à faire attention pour les fêtes de fin d’année : « La couverture vaccinale espérée pour la fin de cette année, au moins de 30% de la population totale du Congo, ne pourra pas être atteinte », a-t-il concédé.

Dans un appel très clair aux bailleurs, le chef de l’État congolais a indiqué que tout était en place pour la bonne gouvernance et la lutte contre la corruption. « Le gain facile de la corruption défie le professionnalisme de ceux qui sont chargés de dire le droit », estime-t-il.

Signe que le marché des hydrocarbures n’est pas stable, c’est une priorité pour 2022, Denis Sassou-Nguesso souhaite que l’agriculture devienne un pilier de l’économie. « Pour l’élevage de petits ruminants et la production de denrées de base telles le manioc, l’arachide, le maïs, le soja », a-t-il précisé.

En vue des législatives, Denis Sassou-Nguesso, qui estime que la présidentielle s’est déroulée dans la sérénité, s’est adressé à la classe politique et a invité « l’ensemble de ces acteurs intéressés par les prochaines élections législatives à privilégier la paix ». « Vive le Congo, je vous remercie », a-t-il conclu.

Denis Sassou-Nguesso a également fait des promesses d’ordre social, dans un contexte de grogne : « Je veillerai à ce que le gouvernement, qui consent de plus en plus d’efforts face à la demande sociale, assure le règlement effectif des charges et autres droits attenant aux obligations pendantes, telles les bourses des étudiants, les pensions de retraite et diverses indemnités dues aux sinistrés et expropriés. Ces différentes créances sur l’État restent exigibles et seront couvertes au fur et à mesure de la disponibilité des ressources nécessaires. »

Claudine Munari, présidente de la plateforme de l’opposition Frocad, juge toutes les thématiques abordées loin des préoccupations premières des Congolais. « Tous les discours du président Sassou-Nguesso se ressemblent. C’est un copier-coller d’autosatisfaction surtout », estime-t-elle.