« AGL se positionne en opérateur de solutions logistiques globales pour l’ensemble des acteurs économiques »

Maïmouna DRAME DOLO, Directrice administrative et financière pour la Région Congo, RDC et Angola au sein d’Africa Global Logistics (AGL).

AGL fait partie du Groupe MSC, 1ère compagnie maritime mondiale. Au Congo, grâce à 1500 employés directs et des milliers de personnels de la sous-traitance, elle opère à travers une filiale logistique (AGL Congo), un terminal à conteneurs (Congo Terminal) et un terminal fluvial (Terminaux du Bassin du Congo).

 

 1/ Quelles solutions logistiques avez-vous déployé au Congo ?

AGL se positionne en opérateur de solutions logistiques globales pour l’ensemble des acteurs économiques du Congo. Fort de notre ancrage africain à travers 47 pays et de la densité de notre réseau international sur l’ensemble des continents, AGL assure les opérations d’importation et d’exportations des marchandises pour satisfaire les attentes de l’économie du pays.

Nous réalisons ainsi des services de transport multimodal pour le fret maritime, aérien, routier, terrestre et ferroviaire. Nos équipes offrent une gestion optimisée des flux, des services de douane et de conformité réglementaire en étant un atout pour la fluidité de la chaîne logistique. Une offre de logistique contractuelle est proposée pour une gestion optimale des flux de marchandises au Congo.

Pour soutenir les enjeux de croissance de l’Afrique, AGL a développé une expertise reconnue dans la gestion des grands projets (mines, oil and Gas, télécommunications, infrastructures…) L’entreprise dispose d’une solide expérience dans la logistique sur les principaux corridors d’Afrique et notamment ceux de la région. Ce qui nous permet de délivrer des services dans les zones les plus reculées, grâce aux solutions logistiques intégrées door to door à nos clients. Aussi nous assurons la promotion du commerce intra-africain à travers des opérations d’exportation vers les pays de l’Afrique centrale.

2/ Quel est l’impact de vos investissements au terminal à conteneurs de Pointe-Noire ?

Congo Terminal que nous opérons est concessionnaire du terminal à conteneurs du Port de Pointe-Noire, depuis 2009.  Nous y avons investi plus de 465 millions d’euros pour le moderniser tant au niveau des infrastructures que des équipements. Notre engagement auprès du Port de Pointe-Noire fait partie d’un plan d’investissements global destiné à faire de ce port, la porte océane de l’Afrique. Nous y avons développé un hub de transbordement favorisant l’essor de l’économie nationale et celle de la sous-région, tout en restant soucieux de l’environnement. Ce qui nous a permis depuis 2021, d’inscrire le Port de Pointe Noire au rang des terminaux millionnaires de la côte Ouest africaine. Ceci est rendu possible par nos programmes de montée en compétences des collaborateurs, de transformation digitale et d’excellence opérationnelle. Employeur favorisant le recrutement local, Congo Terminal compte actuellement plus de 900 talents congolais permanents et fait appel à des sous-traitants locaux qui mobilisent plus de 1 500 collaborateurs indirects.

Afin de maintenir l’attractivité de Pointe-Noire, et fort du support de notre actionnaire MSC le 1er armateur mondial, nous allons poursuivre avec le concours des autorités, un ambitieux plan d’investissements

3/ Aujourd’hui les enjeux environnementaux sont au cœur de nos sociétés. Quelles sont les actions d’AGL pour la sauvegarde de la biodiversité ?

Notre Président Philippe Labonne a fixé l’éco-responsabilité comme un défi pour notre organisation et nous mettons en place diverses initiatives en faveur de la préservation de l’environnement. Chez Congo terminal, dans le cadre de la réduction de notre empreinte environnementale, nous avons effectué le raccordement au réseau électrique national, ce qui a significativement réduit notre consommation de gasoil. Nous avons également installé des fontaines d’eau réfrigérées, éliminant ainsi l’utilisation d’environ 1,5 million de bouteilles en plastique par an. Chaque année, les employés de nos filiales participent à des opérations de nettoyage des plages, permettant la collecte et le recyclage de plus d’une tonne de déchets plastiques. Nous avons établi des partenariats avec des entreprises et des ONG locales pour le recyclage de nos huiles, pneus, capsules de café/thé.

Avec AGL, nous avons par ailleurs obtenu la certification ISO 14001 pour l’ensemble de nos entités afin de mettre en cohérence les efforts de gestion environnementale responsable et efficace de nos activités logistiques et portuaires. La labellisation « Green Terminal », programme certifié par Bureau Veritas pour engager la transition écologique sur nos terminaux portuaires vient d’être remporté par Congo terminal. Chaque année, nous produisons un rapport de suivi de notre empreinte carbone, au travers d’une politique claire en matière de gestion des ressources telles que l’eau, l’électricité, le gasoil, le carburant, le fréon, les huiles, etc.

Nous sommes également très engagés dans la sensibilisation des jeunes, en intervenant régulièrement dans les établissements scolaires publics et privés. De même, nous organisons des programmes de sensibilisation pour les familles de nos collaborateurs, en partenariat avec l’ONG Renatura, spécialisée dans la préservation des tortues marines. Plus de 300 000 enfants ont été sensibilisés aux enjeux environnementaux durant ses dernières années.

4/ Nous avons constaté que vous êtes les logisticiens de la CAN qui se joue en Côte d’Ivoire, comment se partenariat vous place-t-il  « au cœur des transformations de l’Afrique »?

Africa Global Logistics (AGL) et la Confédération Africaine de Football (CAF) ont officialisé leur partenariat le 21 décembre 2023, plaçant AGL en tant que partenaire logistique officiel de la CAF, notamment pour la CAN Total Energies 2023 en Côte d’Ivoire.

AGL, avec son réseau transport & logistique étendu dans 47 pays africains, met à la disposition de cet évènement africain d’envergure international son expertise et son expérience sur le continent. Nous nous sommes engagés à fournir des solutions logistiques adaptées et durables.

Ce partenariat va au-delà du sport, c’est une opportunité de créer un impact durable et positif à travers le football. Il symbolise également l’engagement commun envers des valeurs partagées et le développement inclusif en Afrique.

En unissant leurs forces, la CAF et AGL ouvrent un nouveau chapitre pour propulser le football africain vers de nouveaux défis. La CAN Total Energies 2023 en est le point de départ.

A propos d’AGL Congo

AGL (Africa Global Logistics) est l’opérateur logistique multimodal (portuaire, logistique, maritime et ferroviaire) de référence en Afrique. L’entreprise fait désormais partie du Groupe MSC, compagnie maritime et logistique de premier plan. Présent au Congo dans le transport et la logistique, AGL compte 1500 collaborateurs congolais à travers ses agences et ses filiales portuaires et logistiques. Implanté à Pointe Noire, Brazzaville et Dolisie, l’entreprise déploie des systèmes de management QHSE reposant sur des référentiels reconnus tels que l’ISO 4500. AGL s’investit dans l’amélioration des compétences de ses collaborateurs et participe activement au développement socio-économique du pays au moyen d’actions de responsabilité sociétale dans les secteurs de l’éducation, la réinsertion sociale, la préservation de l’environnement et l’accompagnement humanitaire.

Le Congo et l’Opep veulent raffermir leurs liens de coopération

Le sujet était au centre des échanges entre le secrétaire général de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), Haitham Al-Ghais et le président du Sénat, Pierre Ngolo.

 

L’échange du jeudi 18 janvier entre Pierre Ngolo et Haitham Al-Ghais portait sur la nécessité de raffermir les liens de coopération entre la République du Congo et l’Opep. Les deux personnalités ont passé en revue les questions relatives à l’état du marché mondial du pétrole, la transition énergétique, aux changements climatiques et à l’importance de continuer à investir dans le secteur pétrolier.

Pour Haitham Al-Ghais, « Il est important de souligner que le Congo demeure engagé pour l’Opep, le président du Sénat l’a encore rappelé. L’Opep également est engagée pour le Congo. Cet engagement ne va pas simplement dans le sens de préserver la stabilité des prix du marché mais également nous voulons avancer, continuer cette coopération entre les pays de l’Opep mais aussi entre les pays non-membres de l’Opep dans le cadre de l’Opep ».

Depuis son adhésion à l’Opep en 2018, le Congo travaille à la promotion de la production pétrolière de manière durable et respectueuse de l’environnement.

Congo : compte rendu du Conseil des ministres du jeudi 18 janvier 2024

Le Conseil des ministres s’est réuni ce jeudi 18 janvier 2024 au Palais du peuple, sous la très haute autorité de son excellence, M. Denis Sassou N’Guesso, président de la République, chef de l’Etat.

 

Le point principal à l’ordre du jour de la réunion de ce 18 janvier 2024 est la suite logique des annonces faites par son excellence monsieur le président de la République à l’endroit de la nation ; ces orientations ont été rendues publiques lors de son message sur l’état de la Nation délivré le 28 novembre dernier, mais également durant son allocution de vœux à la population, le 31 décembre 2023 et, enfin, lors de sa réponse aux vœux des corps constitués nationaux, le 5 janvier 2024.

Outre le bilan de l’action gouvernementale pour 2023, ces interventions ont principalement porté sur :

– l’urgence de mettre en œuvre un programme vigoureux d’employabilité́ et de prise en charge particulière de la jeunesse en cette année 2024 déclarée par le chef de l’Etat « année de la jeunesse » ;

– la mise en œuvre immédiate des actions humanitaires d’urgence, afin de répondre à la détresse de la population sinistrée par les intempéries, notamment causées par les effets du changement climatiques que nous subissons ;

– la nécessité d’accélérer la mise en œuvre du Plan national de développement 2022-2026.

C’est ainsi que, sur la base de ces orientations, les membres du Conseil des ministres ont examiné, lors de la réunion de ce jour, les grandes lignes d’un Programme de mise en œuvre accélérée du Plan national de développement et de prise en mains de la jeunesse.

Ce programme, qui prend en compte les contraintes budgétaires, est décliné en trois axes principaux :

– un axe « pro-jeunes » fondé sur l’employabilité, l’entrepreneuriat, l’éducation et l’accompagnement des jeunes ;

– un axe économique volontariste d’accélération de la mise en œuvre des projets du programme d’investissement public (PIP) ;

– un axe fondé sur les questions d’urbanisme, qui mettra en avant les questions d’assainissement et de résilience des villes et communes de notre pays.

Enfin, et bien entendu, le Conseil des ministres a constaté l’urgence à gérer immédiatement les catastrophes intervenues lors des dernières semaines, à travers la mise en œuvre d’actions d’urgence humanitaire.

è Axe « pro-jeunes » fondé sur l’employabilité, l’entrepreneuriat, l’éducation et l’accompagnement des jeunes

Force dynamique et créatrice, la jeunesse, dont l’âge est compris entre 0 et 35 ans, représente 76% de la population du Congo. Le Recensement général de la population et de l’habitation (RGPH) dont les résultats viennent d’être rendus publics nous indique que cette population jeune est de 4 592 075 personnes.

Le Conseil des ministres constate, et le peuple constatera avec lui, que toute politique publique qui ignorerait les besoins de cette population, soit les trois quarts des Congolaises et Congolais, s’exposerait à l’inefficacité et, finalement, à l’échec.

Le RGPH nous renseigne plus précisément sur le fait que la population jeune, cible des politiques d’insertion à mettre en œuvre parce qu’exposée au manque d’emploi, soit celle dont l’âge est compris entre 19 et 35 ans, s’élève à 2 154 356 personnes.

Les statistiques mises à la disposition du gouvernement par l’Agence congolaise pour l’emploi (ACPE) nous indiquant que sur ces 2 millions de jeunes en demande d’emploi ou de formation, seuls 15 000 environ se sont inscrits auprès de ses guichets ; le Conseil des ministres relève que, sur ces 15 000 demandeurs, 2 643 ont bénéficié d’une embauche dans le secteur privé en 2023, grâce aux actions menées par l’ACPE.

Les chiffres nous indiquent donc qu’une prise en mains vigoureuse et prioritaire de cette population jeune permettrait une résorption à terme de ce chômage endémique. Le Conseil des ministres se réjouit ainsi du fait que des actions spécifiques ont été identifiées et concerneront 500 000 jeunes pour en 2024.

Cet objectif va se décliner sur la base des actions concrètes et mesures ci-après :

– le gouvernement, afin de donner l’exemple et l’impulsion au secteur privé, annonce la création, pour l’année 2024, de 10 000 emplois publics et se propose de créer 90 000 emplois au travers d’une politique active de congolisation des postes, de formalisation des emplois dissimulés et d’encadrement des activités rurales et artisanales ;

– les pouvoirs publics encourageront le secteur privé dans la création d’emplois, notamment dans les domaines à forte croissance que sont la forêt, les mines et les zones économiques spéciales ;

– le gouvernement va encourager et promouvoir l’approche Himo (Travaux à haute intensité de main d’œuvre) ainsi que le « génie travaux » dans les projets d’infrastructures publiques et dans les travaux de l’hydraulique et de l’électrification rurales ;

-la promotion de l’entrepreneuriat se fera par l’encadrement et l’accompagnement des jeunes entrepreneurs en assurant la migration de 70 000 unités commerciales du statut informel vers le secteur formel, avec une fiscalisation indolore et une protection effective contre la parafiscalité.

Pour réussir cette politique ambitieuse d’employabilité, le gouvernement prend trois engagements majeurs :

– optimiser le fonctionnement du Fonds d’impulsion, de garantie et d’accompagnement (FIGA), de l’Agence congolaise pour l’emploi (ACPE) et du Fonds national d’appui à l’employabilité et à l’apprentissage (Fonea) ; il s’agit d’assurer leur financement adéquat et le décaissement de la totalité des crédits budgétaires alloués à ces structures ;

– favoriser le crédit bancaire par la mise en place de mécanismes de garantie pour inciter les banques à accorder des prêts à des conditions préférentielles aux jeunes porteurs de projets d’entreprises ;

– promouvoir l’inclusion financière, notamment en gelant le coût des services internet pour favoriser le développement des start-up.

Cette politique globale et ambitieuse ne serait pas complète si elle ne prévoyait pas la prise en compte des soucis que sont : l’abandon scolaire précoce ; la promotion nécessaire de la formation professionnelle et la recherche d’alternatives éducatives pour encourager le retour des jeunes qui ont quitté prématurément leurs études.

Le « plan jeunesse » ainsi décliné comportera également les volets suivants :

  • Insertion et réinsertion des jeunes en conflit avec la loi : le centre d’Aubeville, ainsi que d’autres sites, seront rapidement opérationnels.
  • Promotion du civisme ;
  • Occupation du temps libre des jeunes ;

Axe « Mise en œuvre accélérée des projets du programme d’investissement public » (PIP)

Une politique vigoureuse d’emploi des jeunes et de croissance de notre économie, suppose la mise en œuvre du PND, dans un contexte de fortes contraintes financières marquées par la nécessité du redressement de nos finances publiques.

Le Conseil des ministres a opté pour la priorité à donner aux projets qui ont déjà fait l’objet d’études. Ces projets, qui couvrent les six piliers du PND, seront mis en œuvre dès 2024.

Le Conseil des ministres a également pris note du fait qu’une trentaine de projets à effet multiplicateur ont été sélectionnés, avec l’accord de son excellence monsieur le président de la République. L’exécution d’une douzaine d’entre eux, déjà amorcée, se poursuivra grâce à un mécanisme de financement associant l’État, les banques de la place et les opérateurs économiques.

Compte tenu de l’ampleur des mesures actées, le Conseil des ministres a invité le Premier ministre, chef du gouvernement, à organiser, dans les meilleurs délais, un séminaire gouvernemental, afin d’articuler de manière plus détaillée les mesures à prendre, d’en préciser le financement et le chronogramme. Les conclusions de ce séminaire seront soumises au Conseil des ministres en vue de leur adoption et exécution immédiate.

Le Conseil des ministres de ce jour s’est également penché sur le drame que constitue le sort des populations sinistrées à la suite des intempéries que notre pays a connu au cours des dernières semaines.

En application des mesures gouvernementales prises à l’occasion du Conseil des ministres du 27 décembre 2023, et suite à la déclaration d’urgence humanitaire rendue publique par le gouvernement le 2 janvier 2024, un plan multisectoriel de réponse aux inondations a été élaboré et approuvé le 9 janvier, par les administrations publiques, les partenaires bilatéraux et multilatéraux et les organisations de la société civile.

Le bilan réactualisé de ces intempéries est le suivant :

– 336.560 personnes, soit 63.996 ménages victimes des inondations ont été identifiés ;

– 23 décès ont été enregistrés, dans les départements de la Likouala, de la Cuvette et du Niari ;

– 9 départements sont concernés, à savoir la Likouala, la Sangha, la Cuvette, les Plateaux, le Pool, le Niari, le Kouilou, Brazzaville et Pointe-Noire ;

  • –  26 districts sanitaires touchés ;
  • –  6178 personnes déplacées internes ;
  • –  2200 hectares de culture inondés
  • –  120 infrastructures scolaires affectées.

C’est sur cette base que le Conseil des ministres a pris note des mesures prévues. Elles s’articulent en deux phases dont la première concerne l’assistance d’urgence. Celle-ci sera suivie d’une phase post inondation, incluant les interventions pour un relèvement précoce. Le gouvernement veillera à intégrer les différents secteurs en un seul programme opérationnel.

Le Conseil des ministres a pris bonne note des mesures suivantes :

  • création d’un fonds national de solidarité abondé immédiatement d’une somme de 2 milliards de FCFA, libérée conformément à la décision du Conseil des ministres du 27 décembre 2023 ;
  • le gouvernement a autorisé l’ouverture d’un compte bancaire, disposé à recevoir les contributions des personnes physiques et morales.

La SNPC, la Fondation MTN et la Banque mondiale ont déjà rendu disponible leur contribution. Le Conseil des ministres encourage toutes les bonnes volontés, personnes physiques et morales qui le souhaitent, à faire de même.

è Axe « Assainissement et résilience des villes et communes »

Les intempéries évoquées placent les questions d’assainissement urbain au centre des préoccupations majeures dans nos villes, notamment Brazzaville et Pointe Noire ; les dommages enregistrés sont la conséquence des difficultés d’évacuation des eaux de pluie qui occasionnent des glissements de terrains, des érosions, et la dégradation des voiries urbaines.

Dans cette optique, le Conseil des ministres rappelle que, dans le cadre du budget de l’Etat exercice 2024, un Fonds national de l’entretien routier et de l’assainissement urbain, pour répondre à cette problématique.

Après avoir évoqué ces urgences et, abordant les autres questions inscrites à son ordre du jour, le Conseil des ministres a statué sur les dix affaires suivantes, soit :

  • Un projet de loi et cinq projets de décret au titre du ministère des Hydrocarbures ;
  • Un projet de loi au titre du ministère de la Justice, des Droits humains et de la Promotion des peuples autochtones
  • Deux communications, la première du ministère des Industries minières et de la Géologie et, la seconde, du ministère de la Justice, des Droits humains et de la Promotion des peuples autochtones ;
  • Des nominations au titre du ministère de la Jeunesse et des Sports, de l’Education civique, de la Formation qualifiante et de l’Emploi.

            Ministère des Hydrocarbures

Invité par le président de la République à prendre la parole, M. Bruno Jean Richard Itoua, ministre des Hydrocarbures, a soumis à l’examen des membres du Conseil des ministres un projet de loi et cinq projets de décret.

Le premier texte présenté est un projet de loi d’approbation de l’avenant n°1 au contrat de partage de production Marine XI. L’avenant signé le 10 novembre 2023 par la République du Congo d’une part et, d’autre part, la société nationale des pétroles du Congo (SNPC), la société Mercuria E&P Congo et la société Africa Oil&Gas corporation (AOGC), a eu pour objet la désignation d’un nouvel opérateur en charge de la conduite des travaux pétroliers sur le permis Marine XI. Et la modification de la composition du contracteur.

Attribué en 2005 à la SNPC, le permis de recherches avait la société Soco E&P Congo comme opérateur, un contrat de partage de production avec la République du Congo ayant été finalement signé puis approuvé par une loi du 30 mars 2006. Les permis d’exploitation Lideka, Loubana, Viodo et Lidongo sont issus de ce permis de recherche.

Le groupe contracteur a subi ensuite différentes évolutions, au gré de cessions d’intérêts participatifs. Par lettre de mars 2019, la société SOCO s’est vu notifier par le ministère des Hydrocarbures sa défaillance dans l’accomplissement de sa mission d’opérateur ce dernier ayant décidé de lui retirer tout droit sur le permis Marine XI.

Après un processus de sélection, la société Mercuria E&P Congo s’’est vu attribuer, en plus du titre d’opérateur, les 40,39% d’intérêts participatifs jusque-là détenus par SOCO. Par lettre du 22 septembre 2020, la société WNR Congo, s’est vue exclure du contrat de partage de production, pour manquements graves à ses obligations.

C’est finalement le 23 décembre 2020, qu’au terme du processus de sélection du repreneur de la participation de WNR Congo, que la République du Congo a attribué à la société Mercuria la totalité de l’intérêt participatif jusque-là détenu par WNR Congo portant à 71,89% la participation de cette société.

C’est donc cet avenant, modifiant par ailleurs les régimes fiscal, douanier et de changes applicables au permis Marine XI, qui a été soumis au Conseil des ministres de ce jour ; celui-ci a donc, après examen et discussion, approuvé le projet de loi portant approbation de l’avenant n°1 au contrat de partage de production Marine XI. Il sera transmis au Parlement pour examen et adoption.

Poursuivant son propos, le ministre Itoua a soumis à la sagacité des membres du Conseil cinq projets de décret portant attribution à la SNPC de permis d’exploration d’hydrocarbures liquides ou gazeux.

Il s’agit des permis :

  • Marine XXIV, avec une proposition de groupe contracteur constitué de la SNPC (titulaire) 15% et de la société ENI Congo (opérateur) 85% ;
  • Marine XXIX A, avec une proposition de contracteur constitué de la SNPC (titulaire) 15% et de la société Oriental Energy SAU (opérateur) 85% ;
  • Marine XXXI, avec un contracteur constitué de la SNPC (titulaire) 15% et d’ENI Congo (opérateur) 85% ;
  • Nanga III, avec un contracteur constitué de la SNPC (titulaire) 15% et du Groupe China Oil Natural Gas Overseas Holding United (opérateur) 85% ;
  • Conkouati, avec un contracteur constitué de la SNPC (titulaire) 15% et du Groupe China Oil Natural Gas Overseas Holding United (opérateur) 85%.

Après examen et discussion, le Conseil des ministres adopté les cinq projets de décrets portant respectivement attribution à la société nationale des pétroles du Congo des permis d’exploration d’hydrocarbures liquides ou gazeux dits :  permis Marine XXIV, Marine XXIX A, Marine XXXI, Nanga III et Conkouati.

Le Conseil des ministres a toutefois instruit, pour ce qui concerne le site de Conkouati, les ministère des Hydrocarbures et de l’Economie forestière à s’assurer que l’activité projetée soit exécutée en bonne intelligence et en compatibilité avec les nécessités de préservation de cette aire protégée.

      Ministère de la Justice, des Droits humains et de la Promotion des peuples autochtones

Invité à son tour par le président de la République à prendre la parole, M. Aimé Ange Wilfrid Bininga, garde des sceaux, ministre de la Justice, des Droits humains et de la Promotion des peuples autochtones, a soumis à l’examen des membres du Conseil un projet de loi modifiant et complétant l’article 6 de la loi n°4-2019 du 7 février 2019 relative à l’obligation de déclaration de patrimoine par les citoyens élus ou nommés à une haute fonction publique.

Conformément à cette loi, la Cour suprême a reçu les déclarations de patrimoine de certains assujettis. Par une décision rendue le 14 avril 2022 après saisine d’un citoyen, la Cour constitutionnelle a déclaré inconstitutionnel l’alinéa 1er de l’article 6 de la loi précitée, au motif que cette disposition impartit un délai de trois mois à toute personne assujettie à l’obligation de déclaration de patrimoine, alors que l’article 55 alinéa 1er de la Constitution n’en prévoit aucun.

Les décisions de la Cour constitutionnelle étant, conformément à l’article 181 de la Constitution, insusceptibles de recours, les pouvoirs publics sont donc dans l’obligation de modifier l’article 6 de la loi de 2019.

Le projet de loi soumis à l’examen du Conseil a donc pour objet de retirer les dispositions non constitutionnelles, afin de permettre la poursuite du processus de déclaration de patrimoine depuis lors suspendu pour non-conformité de l’alinéa 1er de l’article 6 de la loi de 2019.

Après examen et discussion, le Conseil des ministres a approuvé le projet de loi modifiant et complétant l’article 6 de la loi n°4-2019 du 7 février 2019 relative à l’obligation de déclaration de patrimoine par les citoyens élus ou nommés à une haute fonction publique. Il sera transmis au Parlement pour examen et discussion.

        Communications

Le Conseil des ministres a ensuite suivi deux communications ; la première communication, présentée par M. Pierre, ministre d’Etat, ministre des Industries minières et de la Géologie, était relative à la mission effectuée à Beijing (Chine) du 27 au 29 décembre 2023, dans le cadre du démarrage du projet de construction de la ligne de chemin de fer reliant le Congo et le Cameroun.

La construction de cette infrastructure permettra le transport du minerai de fer issu de l’exploitation des gisements de Badondo, Avima et Nabeba, jusqu’au port de Kribi au Cameroun. La réalisation de ces travaux est séquencée en deux phases, la première vers le Cameroun et la seconde consistant en la construction d’un chemin de fer de la Sangha vers le port de Pointe-Noire, avec la construction d’un port minéralier. Le coût total de l’investissement privé attendu des sociétés chinoises concernées est de 4 milliards de dollars américains.

Le Conseil des ministres s’est réjoui de cette perspective et a félicité leurs excellences, MM. Paul Biya, président de la République du Cameroun et Denis Sassou N’Guesso, président de la République du Congo pour cette illustration spectaculaire de la politique de coopération entre nos deux pays, symbole de l’intégration sous régionale.

La seconde communication, présentée par M. Ange Aimé Wilfrid Bininga, garde des sceaux, ministre de la Justice, des Droits humains et de la Promotion des peuples autochtones était relative à la présentation du rapport national de l’examen périodique universel (EPU), au titre du 4e passage de la République du Congo, le 30 janvier 2024. L’EPU est un mécanisme créé par l’assemblée générale des Nations unies et qui permet au Conseil des droits de l’homme d’examiner la situation générale des droits de l’homme dans le monde, afin de s’assurer que chaque Etat respecte ses obligations et ses engagements internationaux.

Ce quatrième passage sera l’occasion pour notre pays de dresser le bilan des recommandations librement acceptées lors de son passage précédent. Le ministre Bininga a fait un tour d’horizon des réponses apportées par le Congo aux différentes préoccupations de l’instance internationale. Le Conseil des ministres a pris bonne note de la présentation dudit rapport et a encouragé le ministre Bininga à insister sur les avancées accomplies, notamment en matière de lutte pour la parité et contre les violences faites aux femmes, mais également sur la bonne gouvernance, la promotion des peuples vulnérables (autochtones).

Enfin, et au titre des mesures individuelles, le Conseil des ministres a entériné les nominations suivantes pour le ministère de la Jeunesse et des Sports, de l’Education civique, de la Formation qualifiante et de l’Emploi.

Ainsi, sont nommés :

  • Président du comité de direction de l’Agence congolaise pour l’emploi: M. Illoy Brice Ruffin, inspecteur principal du Trésor ;
  • Directeur général de la jeunesse : M. Loukanou Mbonza Jycert Rochar, administrateur des SAF, catégorie I échelle I premier échelon.

Plus rien n’étant inscrit à l’ordre du jour, le président de la République a clos la réunion et levé la séance.

Commencée à 10h 00, la réunion du Conseil des ministres a pris fin à 12h 15.

 

Fait à Brazzaville, le 18 janvier 2024

 

Le ministre de la Communication et des Médias,

Porte-parole du gouvernement

Thierry Lézin Moungalla

Congo : les sociétés de téléphonie mobile justifient la hausse des tarifs internet

Les érosions qui terrassent les pylônes, le manque d’électricité, la cherté et la rareté du carburant, les inondations sont entre autres les difficultés que rencontre ces opérateurs.

 

Pendant le mois de décembre, les sociétés de téléphonie mobile ont augmenté les tarifs internet. Une hausse qui n’est pas passée inaperçue à cause des plaintes de la population. C’est pour connaitre les raisons de cette augmentation que l’Agence de régulation des postes et des communication électroniques (ARPCE), a organisé une rencontre avec ces opérateurs.

Les échanges entre le directeur général de l’ARPCE, Louis-Marc Sakala et les directeurs généraux de Congo télécom, de MTN et d’Airtel se sont tenus jeudi 18 janvier 2024, à Brazzaville.

« Notre entretien a porté sur l’augmentation des tarifs internet que nous avons observée pendant le mois de décembre, qui nous avait permis de rappeler les opérateurs de téléphonie mobile à l’ordre afin qu’ils reviennent aux tarifs précédents que nous avons fixés ensemble pendant la covid-19 », a expliqué Louis-Marc Sakala.

Il est important de relever que depuis la période de la crise sanitaire, les internautes congolais naviguaient à des prix réduits. Ces prix avaient été arrêtés consensuellement par l’ARPCE et les opérateurs de téléphonie mobile.

Pour leur défense, les opérateurs de téléphonie mobile ont justifié la hausse des tarifs internet par la nécessité de gagner du profit au risque de faire faillite à cause des problèmes qu’ils rencontrent ces derniers temps dans le fonctionnement de leurs sociétés. Ils ont évoqué, entre autres, les érosions qui terrassent leurs pylônes, le manque d’électricité, la cherté et la rareté du carburant, les inondations qui détruisent leurs installations techniques ainsi que bien d’autres phénomènes naturels.

Ils sont devenus riches avec 1xBet : les plus gros gains des joueurs africains en 2023

Utilise le code promo JOURNAL2024 et reçois des bonus de bienvenue lors de ton inscription.

 

Les gains considérables des joueurs de 1xBet ne sont pas rares – chaque jour, nos clients empochent des sommes importantes en pariant sur le sport. Mais aujourd’hui, nous allons te parler des gains record de l’année dernière. Attache ta ceinture, car nous allons parler de sommes cosmiques.

Tous les chanceux ont gagné de l’argent en plaçant des paris combinés. Ce sont des pronostics sur les résultats de plusieurs événements sportifs et, en cas de succès, ses cotes sont multipliées entre elles. Mais il y a un revers de la médaille : dans un pari combiné, le joueur n’a pas le droit à l’erreur. Par conséquent, un client qui décide de placer un combiné doit faire preuve d’une précision de joaillier. Néanmoins, les joueurs africains de 1xBet ont accompli parfaitement cette tâche.

Un cas unique est arrivé à un joueur de Guinée. Il a gagné 551 969,90 $ en misant seulement 1,16 $ sur un combiné de 50 matchs et en devinant le résultat de chacun d’entre eux. La cote maximale par événement était de 1,553, ce qui signifie que l’heureux parieur a fait des paris simples et logiques sur les favoris évidents. Cependant, pour deviner le résultat de 50 matches, il faut non seulement s’y connaître en sport, mais aussi avoir une chance inouïe. Au final, un joueur guinéen a littéralement passé entre les mailles du filet et est devenu un homme riche grâce à 1xBet !

Un autre parieur guinéen a remporté la somme encore plus impressionnante qui est égale à 571 831,91 $ ! Il a misé l’équivalent de 57,89 $ et a fait fortune grâce à la cote finale impressionnante de 9877,935. Ce joueur a deviné l’issue de 17 matches, mais a utilisé une stratégie différente. Il est épris manifestement du football spectaculaire et a choisi le marché Total Plus de 2,5 pour chaque événement. Les cotes variaient de 1,44 à une très risquée 2,508. Le risque était pleinement justifié, bien que dans l’un des matches de la 2ᵉ Bundesliga, les 3 buts nécessaires n’aient été marqués qu’à la 97ᵉ minute. Le remède pour ses nerfs a été une somme énorme gagnée chez 1xBet.

Une stratégie intéressante a été choisie par un joueur sénégalais, qui a misé 84,03 $ et a gagné 402 896,43 $. Il a eu un combiné gagnant de 22 événements avec une cote de 4794,428. Le client a fait entièrement confiance à son instinct : les paris ont été placés à la fois sur des résultats de football et sur des totaux, alors que des cotes très risquées alternaient avec des cotes faibles – par exemple, 3,165 sur la victoire de Wolverhampton contre Aston Villa. L’instinct magique du joueur sénégalais a fonctionné et l’a aidé à devenir riche.

Le client nigérian de 1xBet a pris un risque dès le départ : il a misé une grosse somme (4372,02 $) sur un combiné de 6 événements avec une cote finale de 25,932 et a gagné 113 374,45 $ ! Le joueur chanceux a parié exclusivement sur les victoires des équipes avec une large panoplie de cotes – de 1,425 à 2,36.
Les exemples des clients de 1xBet de Guinée, du Sénégal et du Nigéria montrent que les miracles se produisent tous les jours ! Le prochain joueur chanceux en 2024 pourrait être toi si tu continues à creuser ton sillon sans te décourager après les échecs. N’oublie pas de jouer de manière responsable, de garder un œil sur les statistiques sportives et un jour, tu auras de la chance !
Rejoignez-nous!
Utilise le code promo JOURNAL2024 et reçois des bonus de bienvenue lors de ton inscription.

Congo : l’Unicef lance la campagne « Mon nom »

Celle-ci vise à enregistrer les naissances des enfants non déclarés à l’état civil en cette période de Coupe d’Afrique des Nations.

 

Le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (Unicef) a choisi la période de la CAN 2023 pour lancer la campagne « Mon nom ». L’objectif est d’enrôler les naissances des enfants non déclarés à l’état civil. La stratégie de l’Unicef est de s’appuyer sur l’influence sociale des footballeurs professionnels africains pour une mobilisation massive du droit à une identité légale.

Notons que le Congo réalise depuis 2018, des recensements à vocation d’état civil à travers la Direction générale de l’administration du territoire. L’objectif principal est de connaître le nombre de personnes dépourvues d’acte de naissance en vue de le leur établir.

Ainsi, avec l’appui financier du gouvernement japonais et les fonds conjoints des Nations unies, deux projets conduits par l’Unicef dont le projet « Mokanda ya mbotama » en lingala ou « Acte de naissance » en français, en collaboration avec le HCR, ont permis d’octroyer en 2022 des actes de naissance à 10732 personnes.

En République du Congo, les personnes dépourvues d’acte de naissance sont majoritairement les jeunes. Selon les chiffres donnés par la représentation de l’Unicef au pays, 30 947 personnes dépourvues d’acte de naissance sont des enfants de 0-17 ans.

CAN seniors hommes de handball : le Congo croise le Cameroun

Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du coup d’envoi de la 26e édition de la Coupe d’Afrique des nations de handball qui sera donné ce 17 janvier au Caire.

 

Coup d’envoi ce mercredi 17 janvier, au Caire en Egypte, de la 26e édition de la Coupe d’Afrique des nations de handball (CAN). Pour le compte de cette première journée, le Congo sera face au Cameroun. Après quatre années d’absence, les Congolais sont prêts à renouer avec la scène africaine.

Logé dans le groupe B, les Diables rouges vont affronter le Sylis national de la Guinée Conakry dans le cadre de sa deuxième sortie. Ils ont effectué leur première séance d’entraînement le 16 janvier. Tous les joueurs retenus au niveau local et du côté de la diaspora sont présents. Même si l’équipe n’a pas pu participer aux stages internationaux, les joueurs se disent déterminés à commencer la compétition et à donner le meilleur d’eux.

Du 17 au 27 janvier, la capitale égyptienne vibrera au rythme de la 26e CAN seniors messieurs. Seize pays s’affronteront afin de détrôner le tenant du titre et pays organisateur, l’Egypte. Cette compétition met aux prises les meilleures équipes d’Afrique. Les six meilleures équipes de cette compétition continentales représenteront l’Afrique à la prochaine Coupe du monde de la catégorie.

Congo : rentrée judiciaire à la cour suprême

Présent à cette rentrée solennelle qui a eu lieu lundi 15 janvier, Denis Sassou N’Guesso déploré la lenteur de la justice de son pays.

 

La plus haute juridiction du Congo a organisé sa rentrée judiciaire solennelle, lundi 15 janvier 2024, à Brazzaville. Celle-ci a été présidée par le président de la République, Denis Sassou N’Guesso. Le chef de l’Etat a dénoncé la corruption qui reste d’actualité dans le corps judiciaire. Il a aussi fustigé la lenteur dans le rendu des décisions.

« Je vous invite à améliorer fondamentalement les délais de jugement. Vous devez combattre la lenteur qui érode l’image la justice, ronge sa notoriété et peut, si l’on n’y prend garde, ruiner sa crédibilité devant l’opinion. À l’évidence, je proscris sans réserve une justice hâtive (…) souvent aux destins inavoués », a-t-il déclaré.

Une observation faite également par la société civile qui demande « une vraie indépendance » de cette justice. « Le président de la République pose un problème sérieux, mais la réponse viendra des réformes importantes, et parmi ces réformes, c’est que la justice doit être indépendante : le président de la République et le ministre de la Justice doivent se désengager de la gestion de la magistrature et laisser ce corps être géré par les magistrats », a indiqué Trésor Nzila, acteur de la société civile.

Le Congo présente l’Afrique au Consumer electronics show

Plus de 4 300 exposants, dont 1 400 start-ups du monde entier ont pris part du 09 au 12 janvier, à l’édition 2024 du Consumer electronics show (CES), à Las Vegas, aux Etats-Unis.

 

Une délégation du Salon international de la technologie et de l’innovation de l’Afrique centrale (Osiane), a participée au CES à Las Vegas. Osiane et les deux start-up présentes ont pu dévoiler un panorama de solutions et d’opportunités d’affaires dans le dynamique écosystème numérique national. La délégation congolaise s’est aussi frottée à d’autres initiatives dans le cadre d’éventuels partenariats qui pourront éclore lors de la prochaine édition du salon Osiane baptisée « Kolonga », prévue du 23 au 26 avril 2024, à Brazzaville.

Les échanges étaient axés sur l’Intelligence artificielle et les technologies. Une orientation à travers les solutions et de nouveautés présentées en e-santé, Food tech, mode, impression 3D, automobile, TV, PC, Hi-Fi, smartphones et autres.

« C’était pour nous l’occasion de donner la possibilité aux jeunes de découvrir l’univers de la technologie, notre capacité à connecter l’Afrique centrale au reste du monde technologique. Nous en sommes fiers », a souligné Luc Missidimbazi, promoteur d’Osiane.

Ce sont plus de 4 300 exposants, dont un nombre record de 1 400 start-up du monde entier, étaient présents au CES. Environ 130 000 participants ont pris part à ce salon. Le Congo et le Sénégal représentaient l’Afrique à ce rendez-vous.

 

source: adiac-congo.com

Congo : les militants de l’UDH-Yuki appelé à s’unir

La première réunion du nouveau bureau de l’Union des démocrates humanistes de (l’UDH-YUKI) s’est tenu samedi 13 janvier 2024.

 

Le nouveau bureau de de l’UDH-YUKI a été voté pendant le dernier congrès du parti politique et très contesté par des dissidents. Présidée par Joseph Badiabio nouveau président et successeur du fondateur du parti, la rencontre a été une occasion d’installer un nouveau bureau politique de 46 membres, mais aussi un Conseil national et un Secrétariat général.

Il était aussi question de définir un programme d’actions à mener pendant l’année en cours. Axé sur sept grands points, le programme mettra en exergue entre autres la vulgarisation des textes du dernier congrès, le lancement d’une grande campagne d’adhésion pour recruter de nouveaux militants.

Face aux dissensions qui minent cette formation depuis plus de deux ans, Joseph Badiabio appelle tous les militants à l’apaisement et l’union. « Nous n’avons cessé de demander à ceux qui semblent prendre les devants de nous rejoindre pour que nous puissions mener (ensemble) le combat laissé par Guy-Brice Parfait Kolélas. Donc, au fond, ce qu’il faut retenir, c’est le message d’apaisement, de réunification et de rapprochement de toutes les filles et fils de l’UDH-Yuki », a-t-il déclaré.