Congo-« Femmes spéciales Brazza » : dix ans d’engagement féminin

Organisé au mémorial Pierre-Savorgnan-de-Brazza, cet événement va se tenir du 5 au 8 novembre 2025.

 

Placée sous le thème « Célébrons les efforts des femmes et l’innovation », cette édition anniversaire entend mettre en lumière les initiatives féminines qui transforment la société. Au-delà de la reconnaissance, il s’agit aussi d’encourager la transmission des savoirs, de renforcer la solidarité entre femmes et de stimuler l’émergence de nouveaux projets porteurs de changement.

Pendant quatre jours, panels, ateliers et expositions rythmeront la manifestation. Des expertes locales et internationales partageront leurs expériences sur des sujets clés tels que le leadership, la gestion de projet, l’innovation sociale et la transition numérique.

Des ateliers pratiques permettront aux participantes de développer leurs compétences, tandis que des expositions artistiques et des stands de promotion mettront en valeur les créations locales.

La cérémonie de remise des trophées, moment phare de l’événement, viendra récompenser les femmes remarquables de l’année dans une ambiance festive et solennelle.

Pour cette 10ᵉ édition, les organisateurs annoncent plusieurs innovations : une scénographie immersive pour valoriser chaque intervention, une retransmission en direct sur les réseaux sociaux afin de toucher un public plus large, et la participation de Noe Mavoungou, ambassadrice de cette édition, dont la présence conférera une dimension symbolique forte.

Ils espèrent mobiliser plus de 500 participantes et participants, favoriser le dialogue intergénérationnel et renforcer les partenariats institutionnels afin de positionner l’événement comme une véritable vitrine nationale de l’innovation féminine.

L’édition précédente, en novembre 2024, avait été placée sous le signe de la résilience post-Covid. Elle avait abouti à la création de coopératives féminines et à la mise en réseau de plus de 300 participantes, posant les bases d’une dynamique durable.

Cette 10ᵉ édition s’inscrit dans cette continuité, avec l’ambition de consolider ces acquis et d’amplifier leur impact.

Congo : l’AN s’engage dans la lutte contre les cancers du sein et du col de l’utérus

La Chambre basse du Parlement a organisé, mercredi 29 octobre à Brazzaville, une journée parlementaire dédiée à la sensibilisation de ces maladies.

 

Des experts médicaux, des parlementaires et des acteurs du secteur de la santé se sont réunis mercredi 29 octobre 2025, autour d’un même objectif : faire de la prévention une priorité nationale. Animée par les professeurs Judith Nsondé-Malanda et Clotaire Itoua du Centre hospitalier universitaire de Brazzaville, cette rencontre a permis d’exposer les caractéristiques, les facteurs de risque et les moyens de dépistage des deux cancers les plus meurtriers chez la femme. Le Pr Donatien Moukassa a, pour sa part, donné des orientations pratiques pour le dépistage précoce, rappelant que la survie dépend largement de la rapidité du diagnostic.

L’initiative a été menée en partenariat avec l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et le gouvernement. Prenant la parole, le représentant résident de l’OMS au Congo, Dr Vincent Dossou Sodjinou, l’a qualifiée de conforme à la Stratégie mondiale de lutte contre le cancer du sein 2021-2030. Il a toutefois déploré que, dans la plupart des pays d’Afrique subsaharienne, les femmes soient souvent diagnostiquées à un stade avancé de la maladie.

Selon lui, ce constat s’explique par le manque d’informations sur le dépistage, la faiblesse du système de santé primaire et l’insuffisance des ressources financières.

Le Dr Dossou Sodjinou a, en outre, rappelé que le gouvernement congolais venait de valider l’introduction de la vaccination contre le papillomavirus humain (HPV), principal agent responsable du cancer du col de l’utérus. Une campagne nationale de vaccination est prévue dans les prochains mois, ciblant les filles âgées de 10 à 14 ans.

« L’OMS espère que les députés ici présents travailleront dans leur circonscription à faire de cette campagne un succès. Votre implication dans la mobilisation des ressources locales et le renforcement des soins de santé primaires sera déterminante pour protéger les générations futures », a-t-il plaidé.

Au nom du président de l’Assemblée nationale, Isidore Mvouba, le deuxième vice-président, Roland Bouiti Viaudo, a exprimé sa préoccupation face à la persistance de taux de mortalité élevés liés aux cancers féminins en Afrique. Il a également insisté sur la nécessité de briser le silence et la stigmatisation qui entourent ces maladies.

Lutte contre l’insécurité : le Congo suspend l’importation des motos et machettes

Le ministère du Commerce, des Approvisionnements et de la Consommation a annoncé, mardi, la suspension temporaire de l’importation des motos et des machettes sur l’ensemble du territoire national.

 

Selon le communiqué officiel, cette décision s’inscrit dans le cadre du renforcement des mesures de sécurité publique et vise à mieux contrôler la circulation des produits considérés comme sensibles, souvent détournés de leur usage initial à des fins criminelles.

Le ministère a précisé que tous les opérateurs économiques, importateurs, commerçants, transitaires et services techniques concernés doivent strictement se conformer à cette mesure, dont le non-respect pourrait entraîner des sanctions.

Cette décision intervient dans un contexte sécuritaire tendu, marqué par la traque des gangs urbains, notamment les tristement célèbres « Kulunas » et « Bébés noirs », qui sèment la terreur dans les grandes villes du pays. Ces groupes criminels, souvent armés de machettes, se livrent à des actes de violence d’une extrême gravité, causant l’inquiétude des populations.

Le chef de l’État avait d’ailleurs donné, le 24 octobre dernier, des instructions fermes aux forces de l’ordre pour éradiquer ces bandes armées. Depuis, les unités d’élite de la sécurité présidentielle mènent une vaste opération de traque à Brazzaville et dans plusieurs localités de l’intérieur du pays.

Parallèlement, les autorités ont renforcé le contrôle des motos utilisées pour le transport des personnes, certains de ces engins ayant servi de moyens de fuite ou d’appui logistique aux délinquants.

Cette suspension des importations apparaît donc comme une mesure d’urgence destinée à endiguer la prolifération des outils et moyens utilisés par les gangs, dans l’espoir de restaurer un climat de sérénité et de sécurité dans les villes congolaises.

Congo-PADC : un investissement de 445 milliards FCFA pour réduire les inégalités

Le Programme accéléré de développement communautaire (PADC) a été présenté mardi 28 octobre au cours de la journée parlementaire.

 

D’un montant global de 738 millions de dollars, soit environ 445 milliards de FCFA, le PADC sera mis en œuvre sur une période de cinq ans (2026-2030). La contrepartie du gouvernement congolais est estimée à 100 milliards de FCFA.

Selon Isidore Mvouba, ce programme constitue « un levier stratégique pour éradiquer la pauvreté à travers la réduction des inégalités territoriales et le renforcement de la cohésion sociale ». Il a insisté sur la nécessité d’une approche territorialisée et cohérente du développement afin d’améliorer durablement les conditions de vie des populations.

Les résultats attendus du PADC sont ambitieux : 2,6 millions de Congolais devraient sortir de la pauvreté multidimensionnelle d’ici à 2030, dont 400 000 enfants bénéficieront d’un enseignement de qualité, et 650 000 personnes auront accès à une électricité fiable et pérenne.

« Le Pnud nous offre l’occasion d’un échange interactif et fructueux sur un programme qui ambitionne de changer le quotidien des Congolais. Ce projet doit devenir un modèle de développement participatif et inclusif », a déclaré le président de l’Assemblée nationale.

Pour Isidore Mvouba, l’Assemblée nationale, en tant qu’institution de représentation du peuple, doit jouer un rôle clé dans la mise en œuvre et le suivi du programme. Il a ainsi plaidé pour la création d’un cadre juridique solide et pour une mobilisation accrue des ressources auprès du gouvernement et des partenaires au développement.

La journée parlementaire a permis aux députés, aux membres du gouvernement, aux partenaires techniques et financiers, ainsi qu’aux présidents des conseils départementaux, d’échanger sur les mécanismes à mettre en place pour garantir la réussite du programme.

Isidore Mvouba a exprimé le souhait que le PADC ait un impact concret et durable sur la vie des populations locales, notamment en matière d’éducation, de santé, d’accès à l’eau potable et à l’électricité. Il a également souligné l’importance de dynamiser les économies locales pour renforcer la résilience des communautés.

Congo : AGL réussit la livraison de deux lions en provenance d’Afrique du Sud

Africa Global Logistics (AGL) Congo annonce le 29 octobre 2025, avoir réussi le transport de deux lions en provenance de Johannesburg en Afrique du Sud. Il s’agit d’un mâle et d’une femelle qui rejoignent Zoolandia, le parc Botanique et Zoologique de Brazzaville situé dans la réserve forestière de la Patte d’Oie.

 

Transportés dans des caisses adaptées pendant deux jours, les lions ont 8 mois et pèsent environ 100 kg chacun. Ils intègrent le parc de Brazzaville après 28 ans d’absence grâce à une logistique sur mesure déployée par les équipes AGL de bout en bout dans le respect des mesures de sécurité et des lois et règlements des pays respectifs.

« Le parc a été délabré et a perdu une partie de sa faune à la suite des évènements douloureux qu’a connu le Congo en 1997. Aujourd’hui notre mission est de le réhabiliter, de lui redonner sa fonction éducative et pédagogique mais aussi de divertissement pour la jeunesse. Merci à tous les partenaires qui nous accompagnent sur ce projet notamment AGL pour la logistique » assure Chems Roc, concessionnaire du parc.

Le Parc Zoologique de Brazzaville est une véritable vitrine de la faune et la flore congolaise. Il a été créé en 1952. Sa fonction botanique remonte à 2018 lors du lancement du projet Zoolandia qui signifie « terre de vie je suis » (de l’anglais zoo land i am). Il emploie environ 100 collaborateurs.

Brazzaville-Reims : un projet d’un peu plus de 680 millions F pour l’eau et l’assainissement

Lancé mardi 28 octobre par le député-maire Dieudonné Bantsimba, en présence du maire de Tinqueux et vice-président du Grand Reims, Jean-Pierre Fortuné, ce projet s’étend sur trois ans (2025-2028) et est co-piloté par la mairie de Brazzaville et la communauté urbaine du Grand Reims (France).

 

Les 681 millions FCFA mobilisés pour la mise en œuvre du projet proviennent de plusieurs partenaires : l’Agence de l’eau Seine-Normandie, le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères, le Grand Reims et la mairie de Brazzaville.

Chaque partie apporte sa contribution financière et technique pour renforcer l’accès à des services d’eau potable et d’assainissement de qualité, tout en favorisant une gouvernance locale efficace et un apprentissage mutuel entre les deux collectivités.

Le projet BISEAU repose sur trois axes prioritaires notamment le renforcement du service public de l’eau potable ; la structuration de la filière de gestion des boues de vidange et l’aménagement pilote dans les établissements scolaires publics.

Sur le premier volet, la Congolaise des eaux bénéficiera d’un appui technique du Grand Reims et de l’Office national de l’eau et de l’assainissement du Burkina Faso. L’objectif : améliorer la performance du réseau de distribution, moderniser les équipements et renforcer les compétences internes du personnel grâce à des missions croisées et à un appui matériel.

Le deuxième axe, consacré à la gestion des boues de vidange, vise à améliorer la connaissance du secteur de l’assainissement à Brazzaville. Une étude technique est prévue pour la construction éventuelle d’une station de traitement des boues, tandis que la mairie mettra en place un cadre réglementaire et un suivi de la filière en collaboration avec les opérateurs de vidange.

Le troisième volet porte sur la réhabilitation de quatre écoles publiques périphériques qui seront dotées de points d’eau, de blocs sanitaires modernes et d’aménagements de drainage et de végétalisation. Des activités pédagogiques de sensibilisation à l’hygiène et à la préservation de l’eau accompagneront ces infrastructures.

Le lancement du projet BISEAU s’inscrit dans la continuité d’une coopération historique entre Brazzaville et Reims, initiée en 1961. Renouvelée en 2018, cette collaboration s’est intensifiée à partir de 2023 autour de la question de l’accès à l’eau et à l’assainissement.

Une phase de diagnostic conjointe a permis d’identifier les priorités locales et de jeter les bases de ce projet ambitieux. La signature de la convention, intervenue à l’issue de la cérémonie, marque le passage à la phase de mise en œuvre effective des actions.

Congo-révision des listes électorales : plus de 90 % des électeurs déjà enrôlés

À deux jours de la clôture de la campagne de révision des listes électorales, la Direction générale des affaires électorales (DGAE), se félicite du bon déroulement des opérations sur l’ensemble du territoire national.

 

L’évaluation de l’opération, effectuée le 28 octobre à Brazzaville au cours d’une réunion technique, a réuni autour du préfet, directeur général des Affaires électorales, Jean-Claude Etoumbakoundou, plusieurs acteurs clés du processus, dont le président de la Commission nationale électorale indépendante (CNEI), Henri Bouka, le chef d’état-major général des Forces armées congolaises, le général Guy Blanchard Okoï, ainsi que les administrateurs maires des différents arrondissements.

« À deux jours de la fin de la campagne de la révision des listes électorales, et à quatre mois de l’élection présidentielle, nous avons voulu, en collaboration avec le président de la CNEI, faire une évaluation du travail mené sur le terrain. La force publique a également présenté l’état d’avancement de la liste spéciale », a déclaré Jean-Claude Etoumbakoundou à l’issue des travaux.

Selon le DGAE, le constat est globalement positif. Le taux de réalisation dépasse désormais les 90 %, traduisant un fort engouement de la population pour l’opération d’enrôlement.

« Les choses se passent bien. Nous constatons un engouement certain. Toutefois, les Congolais ont souvent tendance à attendre le dernier moment pour se rendre dans les bureaux d’enregistrement. Nous les invitons à se mobiliser massivement durant ces derniers jours », a-t-il exhorté.

Les administrateurs maires ont été, pour leur part, invités à poursuivre les efforts engagés depuis le 1er septembre afin d’atteindre les objectifs fixés.

Interrogé sur une éventuelle prorogation du délai de clôture, Jean-Claude Etoumbakoundou a précisé que la décision relève des prérogatives du ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation, sur la base des constats remontés du terrain.

Cette évaluation intervient à quatre mois du scrutin présidentiel, prévu au début de l’année 2026.

Congo-BAD : l’énergie et l’agriculture au cœur d’un partenariat

Le président de la République, Denis Sassou N’Guesso, a reçu en audience mardi 28 octobre à sa résidence du Plateau, la vice-présidente de la Banque africaine de développement (BAD), Marie-Laure Akin Olougbade, en mission de travail à Brazzaville.

 

L’entretien a porté sur les relations de coopération entre le Congo et la BAD, particulièrement dans les domaines du développement des infrastructures, de l’énergie, de l’agriculture et de l’intégration régionale.

Au sortir de l’audience, Akin Olougbade a salué « l’excellente collaboration » entre l’institution panafricaine et le gouvernement congolais, soulignant que cette coopération s’inscrit dans la droite ligne de la vision de développement portée par le chef de l’État.

« Nos échanges ont permis de passer en revue l’état d’avancement de plusieurs projets essentiels dans les secteurs du transport, de l’énergie et de l’agriculture, qui constituent des leviers prioritaires pour la transformation économique du Congo », a-t-elle déclaré.

Dans le domaine de l’énergie, la vice-présidente de la BAD a annoncé le financement prochain d’études de faisabilité en vue d’accroître la capacité de production électrique nationale. L’objectif est d’améliorer l’accès à l’électricité pour les ménages et de soutenir la croissance industrielle.

Sur le plan agricole, la BAD s’est engagée à soutenir le gouvernement congolais à hauteur de 80 milliards de dollars, afin de dynamiser un secteur considéré comme stratégique par le président Denis Sassou N’Guesso. Ce financement vise à renforcer la sécurité alimentaire, stimuler la production locale et créer de nouveaux emplois en milieu rural.

Les discussions ont également porté sur les projets d’intégration régionale inscrits dans le cadre du développement du libre-échange continental. Ces initiatives, soutenues par la BAD, devraient favoriser la connectivité entre les pays d’Afrique centrale, tout en stimulant les échanges commerciaux et la croissance inclusive.

« Ces projets sont particulièrement importants pour le président de la République, car ils constituent un pilier du développement durable et de la coopération régionale », a ajouté Akin Olougbade.

En poste depuis octobre 2024, Marie-Laure Akin Olougbade cumule 34 années d’expérience au sein de la BAD, dans des domaines aussi variés que la trésorerie, la gestion de la dette et le développement régional. Avant d’accéder à la vice-présidence, elle pilotait la stratégie de développement régional de l’institution.

Elle était également porteuse d’un message verbal du nouveau président de la BAD, Sidi Ould Tah, à l’endroit du chef de l’État congolais. Entré en fonction en mai 2025, ce dernier a réaffirmé la volonté de la Banque de poursuivre sa mission d’appui au développement durable et à la lutte contre la pauvreté dans les pays membres.

Congo-COP 30 : Brazzaville affiche ses ambitions environnementales

Les questions environnementales étaient au cœur de la « Quinzaine du gouvernement », tenue mardi 28 octobre 2025, à Brazzaville.

 

La ministre de l’Environnement, du Développement durable et du Bassin du Congo, Arlette Soudan-Nonault, dresse le bilan des avancées réalisées par le Congo dans la lutte contre les changements climatiques. Un travail qui se fait à quelques semaines de la COP 30, prévue du 10 au 21 novembre à Belém, au Brésil. La ministre évoque également les attentes du pays à ce grand rendez-vous mondial.

Face à la presse mardi 28 octobre, la ministre a rappelé que le Congo a franchi plusieurs étapes importantes dans la modernisation de sa politique environnementale. La création de l’Agence nationale de l’environnement, cette année, marque un tournant majeur dans la gouvernance du secteur. Cet organe a pour mission de suivre les politiques nationales, assurer l’application de la réglementation et renforcer la gestion durable des ressources naturelles.

Autre avancée significative : la mise à jour de la loi sur l’environnement de 1991, désormais adaptée aux défis contemporains du développement durable. Ce texte révisé intègre la préservation de la biodiversité, la lutte contre la pollution et la valorisation des écosystèmes comme leviers du développement vert.

Lors de cet échange, plusieurs dossiers prioritaires ont été évoqués : la préservation du lac Tchipounga, dont la réhabilitation est à l’étude, et la protection de la biosphère de Dimonika, classée patrimoine mondial de l’Unesco et véritable puits de carbone.

La ministre a également réaffirmé l’importance du Fonds bleu pour le Bassin du Congo, mécanisme phare destiné à financer la transition énergétique et à soutenir les projets de développement durable dans la sous-région.

« Le Congo avance avec détermination sur la voie d’une économie verte. Mais ce combat, nous devons le mener ensemble, car nul n’est à l’abri du changement climatique », a déclaré Arlette Soudan-Nonault, appelant les citoyens à adopter des comportements éco-responsables.

Comme à l’accoutumée, cette session de la « Quinzaine du gouvernement » a été coanimée par Thierry Lézin Moungalla, ministre de la Communication et des Médias, porte-parole du gouvernement. Il a, pour sa part, répondu aux questions relatives à l’opération contre les « bébés noirs » et à la redevance audiovisuelle.

L’INS engage le dialogue avec les industriels sur la refonte des indicateurs économiques

L’Institut national de la statistique (INS) a réuni les chefs d’entreprise du secteur industriel autour d’un échange consacré à la modernisation de deux instruments clés de mesure de la performance économique : l’Indice de la production industrielle (IPI) et l’Indice des prix à la production de l’industrie (IPPI).

 

Cette rencontre, organisée à Brazzaville, marque une première dans la collaboration entre l’institution statistique et les acteurs du secteur productif. Elle s’inscrit dans la volonté de renforcer la qualité et la fiabilité des données économiques, essentielles à la lecture de la conjoncture nationale.

En ouvrant les travaux, le directeur général de l’INS, Stève Bertrand Mboko Ibara, a insisté sur le rôle déterminant des statistiques dans la gestion des entreprises. « Votre participation active à la collecte des données permettra de garantir la qualité, la crédibilité et la représentativité des nouveaux indices », a-t-il déclaré, invitant les industriels à s’impliquer davantage dans le processus.

Les deux indices concernés constituent des baromètres essentiels de l’économie congolaise. L’IPI mesure la production réelle des entreprises industrielles, tandis que l’IPPI suit l’évolution des prix à la production. Leur refonte vise à aligner les méthodes de calcul sur les standards internationaux et à mieux refléter la diversité du tissu industriel du pays.

Pour Fatoumata Diallo, cheffe du service Analyse conjoncturelle à l’INS, cette modernisation permettra d’obtenir « des données plus fiables et représentatives, utiles aussi bien pour l’État que pour les entreprises ».

Au-delà de l’aspect technique, cette réforme devrait accroître la visibilité du secteur industriel et améliorer l’analyse économique nationale. L’INS a par ailleurs tenu à rassurer les participants sur la confidentialité des informations collectées, utilisées exclusivement à des fins statistiques.

Les discussions ont également porté sur les prochaines étapes du projet et les impacts attendus sur la politique économique, la planification budgétaire et la prise de décision publique.