Compte rendu du Conseil des ministres du mercredi 8 mai 2024

Le Conseil des ministres s’est réuni le mercredi 8 mai 2024 au Palais du peuple, sous la très haute autorité de son excellence, M. Denis Sassou N’Guesso, président de la République, chef de l’Etat.

Douze affaires étaient inscrites à son ordre du jour, soit :

– Un projet de loi au titre du ministère des Transports, de l’Aviation civile et de la Marine marchande ;

– Un projet de loi et deux projets de décret au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation technologique ;

-Trois projets de loi au titre du ministère du Budget, des Comptes publics et du Portefeuille public ;

-Un projet de décret et une communication au titre du ministère de l’Economie et des Finances ;

-Deux projets de décret au titre du ministère de la Jeunesse et des Sports, de l’Education civique, de la Formation qualifiante et de l’Emploi ;

-Une nomination au titre du ministère de la Fonction publique, du Travail et de la Sécurité sociale.

I/- Ministère des Transports, de l’Aviation civile et de la Marine marchande

Invité par le président de la République à prendre la parole, M. Honoré Sayi, ministre des Transports, de l’Aviation civile et de la Marine marchande, a soumis à l’examen des membres du Conseil des ministres un projet de loi portant création de l’Agence congolaise des affaires maritimes (Acam). Le code de la marine marchande et la création des services de la marine marchande, il y a une soixantaine d’années, prouvaient la volonté de notre pays de développer les services portuaires, maritimes et connexes et, ainsi, de porter le plus haut possible le pavillon congolais.

Devenus la direction générale de la marine marchande en 1987, les services concernés ont mis en évidence la volonté du gouvernement de moderniser le secteur et de répondre aux besoins d’adaptation prescrits au niveau international.

La mise en œuvre des réformes induites, inspirées des conventions internationales ainsi que du code de la marine marchande de la Cémac, a concerné des domaines aussi divers que la sécurité et la certification maritimes, les droits et taxes maritimes, la formation des personnels des académies maritimes, etc.

Ce développement a été cependant freiné par des insuffisances diverses, en termes de ressources humaines, financières et matérielles.

Un audit mis en œuvre en 2018 par l’OMI a déploré l’absence de stratégie maritime nationale, et a pointé un certain nombre de pistes de développement de l’économie maritime. L’importance des ressources humaines, matérielles et financières à mobiliser est telle qu’elle justifie amplement la création, sur les cendres de la direction générale de la marine marchande, d’un établissement public à caractère administratif dénommé « Agence congolaise des affaires maritimes », structure capable de redynamiser les actions dans ce secteur et de finaliser les réformes, en conformité avec les exigences de la communauté internationale.

Après examen et discussion, le Conseil des ministres a approuvé le projet de loi portant création de l’Acam. Il sera transmis au Parlement pour examen et adoption.

II/- Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation technologique

Invitée par le président de la République à prendre la parole, Mme le Pr Delphine Edith Emmanuel, née Adouki, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation technologique, a soumis à l’examen des membres du Conseil trois projets de texte ; le premier est un projet de loi portant création du centre multiservices de valorisation des bioressources.

Il s’agit là d’une des composantes du projet d’appui à la modernisation de l’enseignement supérieur (AMES) financé par l’Agence française de développement à hauteur de 7 millions d’euros. Située dans l’enceinte de l’Université Marien-Ngouabi, cette structure permettra d’élargir l’offre de formations professionnelles et mettre des services de proximité à la disposition des entreprises.

Seront concernés par cet outil de modernisation du système d’enseignement supérieur qu’est le projet AMES : le financement compétitif de projets de recherche et de formation ; l’amélioration de la qualité des formations et des résultats de la recherche et de l’employabilité des diplômés ; la valorisation des bioressources ; la redynamisation des partenariats et des coopérations scientifiques avec notamment l’appui d’institutions françaises de recherche et de formation.

Ce centre, dont les ressources proviendront aussi bien de l’Etat que de ses recettes propres, aura pour missions : de soutenir les travaux de recherche appliquée des étudiants et doctorants ; de fournir des formations de qualité pour les futurs ingénieurs du secteur agroalimentaire ; de valoriser les ressources naturelles ; de stimuler la transformation des bioressources en encourageant l’entrepreneuriat, la création de recettes innovantes et de qualité adaptées au marché national.

Après examen et discussion, le Conseil des ministres a approuvé le projet de loi portant création du centre multiservices de valorisation des bioressources. Il sera transmis au Parlement pour examen et adoption.

Poursuivant son propos, la ministre Emmanuel a présenté un projet de décret portant organisation des études universitaires en République du Congo, dans le cadre du système LMD (« Licence, master, doctorat »). Elle a précisé à l’attention des membres du Conseil que ce système désigne l’ensemble des mesures qui modifient le système d’enseignement supérieur, pour l’adapter aux standards internationaux et modifie l’organisation des études supérieures dans les universités et établissements d’enseignement supérieur.

Fruit de la volonté politique des chefs d’Etat de la Cémac, exprimée en 2005, de constituer un espace commun d’enseignement supérieur, de recherche et de formation professionnelle, cette réforme a été introduite à l’Université Marien-Ngouabi en 2009 puis a été étendue à tous les établissements d’enseignement supérieur publics et privés.

C’est le principe de cette extension à tous ces établissements qui est consacré par le projet de décret examiné ce jour par le Conseil.

Après examen et discussion, le Conseil des ministres a adopté le projet de décret portant organisation des études universitaires en République du Congo, dans le cadre du système LMD.

La ministre Emmanuel a, in fine, soumis à l’examen du Conseil un projet de décret portant application de la libre circulation et l’établissement pour la création d’un établissement privé d’enseignement préscolaire, primaire, secondaire, supérieur ou professionnel par un ressortissant d’un Etat membre de la Cémac établi en République du Congo.

Fondée sur le principe de la libre circulation des biens, des services, des capitaux et des personnes, l’Union économique de l’Afrique centrale (UEAC), le projet de décret soumis à l’examen des membres du Conseil des ministres est pris en application d’une directive des chefs d’Etat du 28 décembre 2021 qui autorise la libre circulation et l’établissement pour la création d’un établissement privé d’enseignement préscolaire, primaire, secondaire, supérieur ou professionnel par un ressortissant d’un Etat membre établi sur le territoire d’un autre Etat membre de la Cémac.   Le texte a pour objet de faciliter la libre circulation des ressortissants Cémac dans un autre pays de la Cémac, pour les raisons évoquées.

Après examen et discussion, le Conseil des ministres a adopté le projet de décret portant application de la libre circulation et l’établissement pour la création d’un établissement privé d’enseignement préscolaire, primaire, secondaire, supérieur ou professionnel par un ressortissant d’un Etat membre de la Cémac établi en République du Congo.

III/- Ministère du Budget, des Comptes publics et du Portefeuille public

Invité à son tour par le chef de l’Etat à prendre la parole, M. Ludovic Ngatsé, ministre du Budget, des Comptes publics et du Portefeuille public, a soumis trois projets de textes à l’examen du Conseil. Le premier d’entre eux est un projet de loi portant réglementation des jeux de hasard et d’argent.

Longtemps considérés comme un divertissement, ces jeux deviennent de plus en plus une véritable activité économique et génèrent d’importantes recettes fiscales. Cette réalité met cependant au jour des risques de criminalité en bande organisée, ayant amené les pays du monde à réglementer et encadrer cette activité.

Au Congo, le secteur, constitué d’établissements de paris hippiques et de paris sportifs, de casinos et de maisons de jeux, connaît un véritable vide juridique, susceptible de générer des abus de plusieurs ordres : non-protection des mineurs ; refus des tenanciers de s’acquitter de leurs obligations fiscales, au détriment des recettes légitimes attendues par l’Etat ; troubles à l’ordre public ; risques de développement d’activités prohibées par la loi et la morale, etc.

Le projet de loi soumis au Conseil va doter notre pays d’un cadre législatif adéquat qui encadrera ces activités et permettra de se prémunir des risques évoqués.

Après examen et discussion, le Conseil des ministres a approuvé le projet de loi portant réglementation des jeux de hasard et d’argent. Il sera transmis au Parlement pour examen et adoption.

Poursuivant son propos, le ministre Ngatsé a soumis à l’attention des membres du Conseil un projet de loi portant création de l’autorité de régulation des jeux de hasard et d’argent. Créée sous la forme d’un établissement public à caractère administratif et placée sous la tutelle du ministre en charge du Budget, cette structure aura pour mission de sécuriser le secteur des jeux de hasard et d’argent dont la réglementation sera adoptée concomitamment.

Permettant de protéger le pays du risque de prolifération de machines à sous clandestines familières aux organisations mafieuses, l’autorité de régulation sera également chargée d’encadrer le secteur le plus délicat, celui des jeux en ligne, qui peut exposer au risque de blanchiment d’argent et de financement éventuel d’actes pouvant porter atteinte à la sécurité intérieure et extérieure de l’Etat.

Après examen et discussion, le Conseil des ministres a approuvé le projet de loi portant création de l’autorité de régulation des jeux de hasard et d’argent. Il sera transmis au Parlement pour examen et adoption.

Enfin, le ministre Ngatsé a soumis à la sagacité des membres du Conseil un projet de loi portant charte des établissements publics à caractère administratif. Ce projet s’inscrit dans le cadre de la réforme d’ensemble des établissements publics qui doit consacrer un nouveau cadre juridique et institutionnel adapté.

Les établissements publics à caractère administratif (EPA) sont une technique d’organisation de l’action publique. Ils sont créés dans des domaines très divers. Il s’agit ici de prendre en compte les principes de redevabilité, de transparence, de performance, mais également les obligations liées au basculement du budget en mode programme ainsi que la nécessaire transposition des directives communautaires en droit national.

Contrairement aux établissements publics à caractère industriel et commercial, qui ont la forme d’entreprises publiques depuis la loi de 1981, les EPA n’avaient jusqu’ici pour fondement que l’article 125 tiret 11 de la Constitution du 25 octobre 2015 ; la loi en examen a donc pour objet de doter les EPA nationaux et locaux d’un cadre juridique spécifique en vue d’augmenter leurs performances.

Il s’agit de fixer les règles relatives au patrimoine, au budget, à la fusion, à la scission, au transfert d’activités, à la dissolution et à la liquidation des EPA ; les dispositions de la loi permettent également de moderniser l’organisation et le fonctionnement des organes des EPA et de déterminer les règles de nomination et la nature des mandats de dirigeants de ces organes.

Après examen et discussion, le Conseil des ministres a approuvé le projet de loi portant charte des établissements publics à caractère administratif. Il sera transmis au Parlement pour examen et adoption.

IV/- Ministère de l’Economie et des Finances

Invité par le président de la République à prendre la parole, M. Jean-Baptiste Ondaye, ministre de l’Economie et des Finances, a soumis aux membres du Conseil un projet de décret portant approbation des statuts de la caisse congolaise d’amortissement. Créée en 1971, la Caisse congolaise d’amortissement (CCA) des emprunts souscrits par le Congo a connu des évolutions de son cadre législatif et règlementaire avec, notamment, l’introduction des dispositions communautaires de la Cémac.

Gérée sur la base d’une organisation provisoire datant de 1983, devenue entretemps obsolète, la caisse a été réinstituée par la loi n°2-2024 du 8 février 2024, complétée par le décret n°2024-99 du 6 mars 2024 portant attributions et organisation de la direction générale du trésor qui fixe les compétences partagées par ces deux administrations dans la gestion de la dette publique.

Le projet soumis aux membres du Conseil vise à améliorer le cadre organisationnel et opérationnel de la caisse congolaise d’amortissement. Il s’agit également de compléter le dispositif de gestion de la dette publique et des dépôts des divers organismes publics confiés à la CCA. Enfin, ce recadrage organisationnel doit s’inscrire dans les principes de la loi de 2024 réinstituant la CCA.

Après examen et discussion, le Conseil des ministres a adopté le projet de décret portant approbation des statuts de la caisse congolaise d’amortissement.

V/- Ministère de la Jeunesse et des Sports, de l’Education civique, de la Formation qualifiante et de l’Emploi

Prenant la parole après y avoir été invité par le président de la République, M. Hugues Ngouélondélé, ministre de la Jeunesse et des Sports, de l’Education civique, de la Formation qualifiante et de l’emploi, a soumis deux textes à l’examen des membres du Conseil.

Le premier est un projet de décret portant attributions, organisation et fonctionnement du programme « Corps des jeunes volontaires du Congo ». Notre pays a ratifié le 22 octobre 2010 la charte africaine de la jeunesse. Celle-ci prévoit la création d’un Corps de jeunes volontaires au sein de chacun des Etats membres de l’Union africaine. Ainsi, la loi du 12 avril 2021 a institué le Corps des jeunes volontaires du Congo.

Le texte soumis au Conseil ce jour est donc le texte d’application permettant de rendre opérationnel le corps des volontaires, dont la vocation est de stimuler la vulgarisation, la promotion du volontariat et le déploiement des volontaires sur l’ensemble du territoire national au bénéfice de notre jeunesse.

Après examen et discussion, le Conseil des ministres a adopté le projet de décret portant attributions, organisation et fonctionnement du programme « Corps des jeunes volontaires du Congo ».

Le second texte présenté par le ministre Ngouélondélé est un projet de décret fixant les attributions, la composition et le fonctionnement de la commission interne de conciliation du programme « Corps des jeunes volontaires du Congo ».

Dans le cadre de la ratification de la charte africaine de la jeunesse précitée, ainsi que de loi de 2021 portant institution du Corps des jeunes volontaires au Congo, il est prévu un organe de règlement des litiges qui pourraient survenir. L’activité de volontariat étant dérogatoire au code du travail ainsi qu’au statut général de la fonction publique, un organe d’arbitrage est institué pour gérer les litiges ou différends émanant de ladite activité.

Ainsi, les litiges individuels nés de l’exécution du contrat de volontariat sont préalablement et obligatoirement soumis à une commission interne de conciliation, avant toute saisine des tribunaux.

Après examen et discussion, le Conseil des ministres a adopté le projet de décret fixant les attributions, la composition et le fonctionnement de la commission interne de conciliation du programme « Corps des jeunes volontaires du Congo ».

VI/- Communication

Enfin, le Conseil des ministres a suivi une communication. Présentée par M. Jean-Baptiste Ondaye, ministre de l’Economie et des Finances, elle était relative à la participation de la délégation congolaise aux réunions de printemps 2024 du Fonds monétaire international (FMI) et du groupe de la Banque mondiale à Washington (Etats-Unis), du 15 au 20 avril 2024.

Conduite par le ministre de l’Economie et des Finances, la délégation congolaise était notamment composée de Mme Ghislaine Ingrid Olga Ebouka-Babackas et de M. Ludovic Ngatsé, respectivement ministres du Plan et du Budget, ainsi que de M. Serge Mombouli, ambassadeur du Congo aux Etats-Unis.

Le Congo a pris part aux rencontres multilatérales statutaires, notamment avec Mme Kristalina Georgieva, directrice générale du FMI.

Les relations avec l‘ensemble des autres institutions de Bretton Woods ont fait l’objet de diverses rencontres, notamment avec M. Ousmane Diangana, vice-président de la Banque mondiale, rencontres auxquelles M. Jean-Jacques Bouya, ministre d’Etat, ministre de l’Aménagement du territoire, des Infrastructures et de l’Entretien routier a ponctuellement pris part.

Ces contacts, complétés par diverses rencontres bilatérales, ont permis à la délégation congolaise de faire un tour d’horizon de l’actualité économique et financière mondiale et de s’imprégner des défis du moment. Il en ressort de nombreux enseignements quant à la poursuite des réformes à mener par notre pays.

Les membres du Conseil ont pris bonne note de ces informations. Le président de la République, chef de l’Etat, son excellence M. Denis Sassou N’Guesso, a invité le gouvernement à poursuivre avec la résolution qui le caractérise la mise en œuvre des réformes et l’exécution du programme, dont la Facilité élargie de crédit est l’élément essentiel, avec en point de mire la très prochaine 5e revue du FMI prévue en ce mois de mai 2024.

Après avoir souligné le fait que les pouvoirs publics disposaient à présent de tous les outils d’appréciation de la situation, fruit de la large consultation menée depuis plusieurs semaines, le président de la République a instruit le Premier ministre et les membres du gouvernement de finaliser le programme en faveur de la jeunesse, en vue de sa présentation et de son adoption lors de la tenue très prochaine d’une réunion du Conseil des ministres consacrée à cette problématique.

VII/- Nomination

Enfin, et au titre des mesures individuelles, le Conseil des ministres a procédé à une nomination au titre du ministère de la Fonction publique, du Travail et de la Sécurité sociale.

Est nommée :

Présidente du conseil d’administration de la Caisse d’assurance maladie universelle : Mme Yvonne Valérie Yolande Voumbo Matoumona, née Mavoungou, docteur en médecine, maître de conférences agrégée en santé publique.

Plus rien n’étant inscrit à l’ordre du jour, le président de la République a clos la réunion et levé la séance.

Commencée à 10h00, la réunion du Conseil des ministres a pris fin à 13h15.

Fait à Brazzaville, le 8 mai 2024

Le ministre de la Communication et des Médias, porte-parole du gouvernement,

Thierry Lézin Moungalla

Enseignement supérieur : le Congo adopte le système LMD

Le système Licence, Master, Doctorat (LMD) a été approuvé au cours de la tenue mercredi 08 mai, du Conseil des ministres.

 

La ministre en charge de l’enseignement supérieur, Edith Emmanuel Adouki, a présenté mercredi 08 mai dernier, le système LMD. C’était au cours du Conseil des ministre présidé par le président de la République Denis Sassou N’Guesso.

La réforme vise à harmoniser l’enseignement supérieur avec les normes internationales et à remodeler l’organisation des études dans les universités et établissements d’enseignement supérieur. Le projet de décret portant organisation des études universitaires dans le cadre du système LMD a été approuvé par le Conseil des ministres.

Initialement introduit à l’Université Marien Ngouabi en 2009, le système LMD va désormais s’étendre à tous les établissements d’enseignement supérieur, publics et privés, de la République du Congo.

Rappelons que cette réforme est fruit de la volonté politique des chefs d’Etat de la Communauté économique et monétaire et l’Afrique centrale (Cemac) exprimée en 2005. L’objectif est d’harmoniser l’enseignement supérieur avec les normes internationales.

Congo : les ministres adoptent le projet de loi sur la réglementation des jeux de hasard

Ils étaient réunis mercredi 08 mai, dans le cadre du Conseil des ministres présidé par le chef de l’Etat, Denis Sassou N’Guesso.

 

Le Conseil des ministres vient d’approuvé le projet de loi portant réglementation des jeux de hasard et d’argent. Ledit projet a été présenté à l’assistance par Ludovic Ngatse, ministre du Budget, des comptes publics et du portefeuille public.

La République du Congo faisant face à des défis importants dans ce domaine, notamment en ce qui concerne la protection des mineurs, la collecte des taxes, ainsi que la préservation de l’ordre public. Le projet de loi vise à mettre en place un cadre législatif solide pour encadrer ces activités et éviter les abus.

Les ministres ont reconnu l’urgence d’une réglementation appropriée dans ce secteur en plein essor. Le texte sera désormais soumis au Parlement pour examen et adoption.

Congo : Isidore Mvouba reçu en Algérie par le président Abdelmadjid Tebboune

En séjour en Algérie depuis le 05 mai dernier, le président congolais de l’Assemblée nationale a été reçu le 08 mai par le président Abdelmadjid Tebboune.

 

Isidore Mvouba était porteur d’un message du président Denis Sassou Nguesso. Le président du Sénat a été reçu le 08 mai par le président algérien, Abdelmadjid Tebboune. Les deux hommes ont passé en revue la coopération entre le Congo et l’Algérie, vieille de 60 ans.

« On vient de vivre un moment fastueux, nous venons de rencontrer la voix de la sagesse, comme il n’y en a plus beaucoup par les temps qui courent. Sur toutes les questions bilatérales, comme tout le monde le sait, l’Algérie et le Congo ont une vieille coopération depuis 1964, mais elle a pris de l’envergure lorsque le président Denis Sassou N’Guesso est revenu au pouvoir. Donc, il y a une communauté de vues parfaite entre la République algérienne démocratique populaire et le Congo », a expliqué Isidore Mvouba après sa réception.

Rappelons que le Congo et l’Algérie avaient signé en mars 2017, à Alger, dans le cadre de la 7e réunion de la commission mixte, une quinzaine d’accords couvrant tous les domaines. Ces accords concernaient, entre autres, les domaines de la marine marchande, la communication, la culture, le commerce, les affaires étrangères, l’enseignement supérieur, l’agriculture et l’enseignement technique.

Congo : China gold groupe veut investir au nord

La société chinoise entend mener des opérations d’exploration, d’exploitation et de transformation de l’or dans la partie Nord.

 

Le vice-président de China Gold Group, Wang Zuo Man a eu une rencontre le 08 mai dernier, avec le président du Sénat, Pierre Ngolo. L’homme d’affaire est venu solliciter le soutien du Sénat pour que son entreprise réalise les opérations d’exploration, d’exploitation, de traitement et de commercialisation de l’or dans la partie Nord du Congo.

« Nous voulons faire une exploration pour faire la recherche de l’or dans la partie Nord du Congo. Si nous découvrons un grand gisement, nous allons alors construire une usine d’exploitation puis de traitement de l’or. Pour le moment la commercialisation est prévue en Chine, mais nous pouvons établir une coopération pour commercialiser l’or à partir du Congo », a expliqué Wang Zuo Man.

Le président du Sénat, Pierre Ngolo a rassuré de son soutien à la société chinoise d’exploitation de l’or

« Si votre entreprise est prête à investir au Congo pour contribuer au développement de l’économie nationale, vous avez tout le soutien du sénat », a dit Pierre Ngolo

Notons que China Gold Group est représenté au Congo par la Société de la recherche minière SOREMI, installée à Mfouati dans le département de la Bouéndza et comprend 4 filiales.

Congo : Brazzaville abrite un colloque international sur la Chine et l’Afrique

Experts, chercheurs, décideurs politiques et acteurs du développement sont réunis à Brazzaville, pour parler des relations entre la Chine et l’Afrique.

 

Un colloque international sur la Chine et l’Afrique s’est ouvert ce mercredi 08 mai 2024, dans la capitale congolaise. Des experts, des chercheurs, des décideurs politiques et des acteurs du développement évaluent l’impact de la coopération sino-africaine sur le développement économique, social et politique du continent africain.

La rencontre de Brazzaville qui se referme le jeudi 09 mai, offre ainsi une opportunité aux participants d’aborder plusieurs sujets dont les investissements chinois en Afrique; la préservation de l’environnement mondial de paix et de sécurité, sur l’émergence d’une économie mondiale ouverte et inclusive.

Le colloque international sur la Chine et l’Afrique est une initiative de l’Académie des sciences d’outre-mer. Pour les organisateurs, c’est aussi une occasion de parler des questions de coopération économique et commerciale, de développement durable, de gouvernance et de partenariat stratégique entre la Chine et l’Afrique et d’évaluer les avantages ainsi que les défis des investissements chinois pour les pays africains.

Ces assises permettront, par ailleurs, de passer en revue le 60e anniversaire des relations diplomatiques entre la Chine et le Congo et 24e anniversaire du forum de coopération sino-africaine.

Le président de la République, Denis Sassou N’Guesso, sera décoré pour son œuvre littéraire au cours de cet évènement.

Congo-Bac technique : début ce 7 mai des épreuves d’éducation physique

Les épreuves pratiques de l’Education physique (EPS) et sportive ont débuté ce mardi 7 mai 2024 sur toute l’étendue du territoire national.

 

Le stade annexe du complexe sportif Alphonse Massamba Débat a accueilli le lancement des épreuves pratiques de l’Education physique (EPS). Ils sont au total 16.792 candidats inscrits pour la session du baccalauréat technique et professionnel session de juin 2024. Les villes de Brazzaville et Pointe-Noire ont respectivement 7570 candidats et 6232 candidats.

Pendant ces épreuves pratiques de l’éducation physique et sportive, les différents candidats devront passer, la gymnastique, le triple saut, le slalom avec le ballon de football et la vitesse. Après ces épreuves pratique de l’éducation physique et sportive suivra celles, écrites.

La Congo reçoit près de 250 milliards FCFA de la BAD

Cette enveloppe sera repartie sur quatre domaines à savoir les infrastructures routières, l’agriculture, la formation et la gouvernance.

 

La Banque africaine de développement (BAD) veut renforcer sa coopération avec la République du Congo. L’institution alloue un financement de 249,6 milliards FCFA, réparti sur quatre domaines prioritaires : les infrastructures routières, l’agriculture, la formation et la gouvernance.

L’annonce a été faite par la vice-présidente de la BAD en charge du Développement régional, de l’intégration et de la prestation de services, Marie-Laure Akin-Olugbade, lors d’une séance de travail avec la ministre en charge de l’Intégration régionale, Ingrid Olga Ghislaine Ebouka-Babackas, lundi 6 mai à Brazzaville.

La séance de travail a porté sur les modalités de mobilisation de financements innovants, d’accélérer la mise en œuvre des opérations du portefeuille, d’améliorer leur performance, et de planifier les futurs appuis de la BAD au Congo.

Congo : Isidore Mvouba en visite en Algérie

Le président de l’Assemblée nationale de la République du Congo a été reçu par son homologue algérien Salah Goudjil.

 

Isidore Mvouba a été reçu en audience lundi 6 mai par son homologue algérien Salah Goudjil au siège du Conseil de la nation. Les échanges ont porté sur l’actualité africaine, politique, économique, sécuritaire et liée au développement.

Au cours de cette rencontre, les deux personnalités se sont accordées sur la nécessité de promouvoir et renforcer les rapports qui lies leurs deux pays, notamment dans le domaine parlementaire. L’intensification de la coopération et de la coordination entre les représentants des deux peuples amis a été soulignée, en accord avec les orientations des dirigeants et gouvernements respectifs.

Selon congomediatime.com, les deux parties ont convenu de renforcer la coopération interparlementaire entre l’Algérie et le Congo, d’intensifier les visites et les échanges d’expertises, de relancer les groupes d’amitié, et de coordonner les positions des instances législatives dans les tribunes parlementaires.

Congo-Haute cour de justice : prestation de serment de 36 membres

Nommés par décret présidentiel numéro 2024-187 du 23 avril 2024, c’est devant le devant le parlement réuni en Congrès qu’ils ont prêté serment.

 

La cérémonie de prestation de serment a eu lieu vendredi 03 ami, à Brazzaville. C’est devant le Parlement réuni en Congrès que les 36 membres de la Haute Cour de justice ont prêté serment.

Les nouveaux membres de la Haute Cour de justice jurent et promettent tour à tour de bien remplir leurs fonctions, de garder le secret des délibérations et d’accomplir leurs tâches avec dévouement.

Le président du parlement réuni en congrès, Isidore Mvouba, qui présidait la cérémonie, les a rappelés leur mission. Celle de juger les crimes et délits commis par l’exécutif.

« Nous espérons que vous ferez appliquer la loi dans toute sa rigidité et pourvoir le triptyque rigueur, intégrité et efficacité, pour ne pas roucouler devant les situations graves. Chaque fois que la nation aura besoin de vous, votre sens de devoir et de responsabilité devrait vous accompagner dans l’exercice de votre profession, ainsi vous bénéficierez de la confiance du peuple congolais qui est en quête de justice », a-t-il précisé.