Congo-Judo : Armand Malikoua Mbaloula reconduit à la tête de la ligue de Brazzaville

Il a été réélu à l’issue de l’assemblée générale élective de la Ligue départementale de judo et disciplines associées de Brazzaville qui s’est tenue, le 4 avril.

 

Armand Ghislain Malikoua Mbaloula est réélu pour un nouveau mandat de deux ans, à la tête de la ligue départementale de judo et disciplines associées de Brazzaville. C’était au cours d’une élection qui s’inscrit dans le cadre de la campagne de renouvellement des instances sous tutelle lancée par la Fédération congolaise de judo et disciplines associées (Fécoju-Da). Après deux années d’exercice, Armand Malikoua Mbaloula a une nouvelle fois bénéficié de la confiance des représentants des clubs de Brazzaville.

Pour le président reconduit, cette réélection traduit « la cohésion, l’harmonie et la volonté commune de développer le judo ». Il a placé son nouveau mandat sous le signe de la continuité, avec l’ambition de consolider les acquis et de renforcer la dynamique engagée.

L’une des principales innovations de cette assemblée générale a été la modification du règlement électoral, avec l’adaptation des textes fédéraux aux standards de la Fédération internationale. Désormais, seuls quatre postes sont élus à savoir le président, le secrétaire général, le trésorier général et le premier commissaire aux comptes. Les autres membres du bureau sont nommés par le président.

Dans la foulée de son installation, Armand Malikoua Mbaloula a procédé à la nomination des membres complémentaires du bureau. Arnaud Mbarolo occupe désormais le poste de premier vice-président, assisté de Michaël Poos et Gilles Bolle, respectivement deuxième et troisième vice-président.

Présente à cette rencontre, Françoise Allongo, représentant la direction départementale des Sports de Brazzaville, a validé le nouveau bureau tout en l’exhortant à redoubler d’efforts pour relever les défis auxquels fait face le judo dans la capitale et ses environs. De son côté, le premier vice-président de la fédération, Pierre Mabiala, a appelé l’équipe dirigeante à faire preuve de dynamisme, de créativité et de cohésion.

La Fécoju-Da poursuivra dans les prochains jours son opération de renouvellement des ligues dans la partie méridionale du pays, notamment à Pointe-Noire, dans le Kouilou, le Niari et la Bouenza.

RDC-Congo : un nouveau cap dans la coopération militaire

Réunis à Kinshasa, les ministres en charge de la Défense des deux pays ont signé un communiqué conjoint destiné à consolider et structurer davantage leur coopération militaire.

 

Le document a été paraphé par le Vice-Premier ministre congolais chargé de la Défense nationale et des Anciens combattants, Guy Kabombo Muadiamvita, et son homologue de la République du Congo, Charles Richard Mondjo, à l’issue d’une rencontre bilatérale marquée par la volonté commune de répondre aux défis sécuritaires de la sous-région.

L’accord prévoit l’intensification de la coopération militaire et technique entre les deux États. Il met l’accent sur le partage d’expériences, l’organisation de formations conjointes, le renforcement des capacités opérationnelles ainsi que l’institutionnalisation de mécanismes réguliers de concertation stratégique.

À travers cet engagement formalisé, les deux parties ambitionnent de hisser leur collaboration à un niveau plus opérationnel et plus efficace, en adéquation avec les attentes de leurs peuples respectifs. Dans un contexte régional marqué par des menaces sécuritaires persistantes, cette démarche apparaît comme une réponse coordonnée et pragmatique.

La sous-région d’Afrique centrale demeure confrontée à des défis complexes : insécurité transfrontalière, circulation illicite d’armes, criminalité organisée et mouvements de groupes armés. Face à ces enjeux, Kinshasa et Brazzaville entendent multiplier les initiatives conjointes afin d’améliorer la coordination de leurs actions.

Les rencontres bilatérales régulières et la mise en place de cadres permanents de concertation traduisent ainsi une volonté affirmée de prévenir les menaces communes et de renforcer la stabilité régionale.

Congo-Déchets plastiques : Pointe-Noire adopte la déclaration sur le « produit R »

Réunis au musée Cercle africain, acteurs publics et privés ont validé une déclaration visant à transformer les déchets plastiques en ressources stratégiques créatrices de valeur et d’emplois.

 

L’atelier « Requalifier les déchets plastiques : de nuisances à ressources stratégiques », initié par l’ONG ACH Environnement, s’est achevé le 3 avril à Pointe-Noire par l’adoption de la Déclaration sur la requalification des déchets plastiques.

Pendant plusieurs jours, représentants des institutions publiques, collectivités locales, secteur privé, organisations de la société civile, membres du Réseau Climat Congo, jeunes et femmes ont échangé sur les solutions pour faire face à la prolifération des déchets plastiques, qui constituent une menace pour l’environnement, la santé publique, la biodiversité et l’économie locale.

Le directeur départemental de l’Environnement à Pointe-Noire, Ulrich Mavopa Ibouanga, a salué l’initiative. Il a rappelé que la gestion des déchets plastiques demeure un défi majeur, malgré l’existence de textes comme la loi n°33-2023 du 17 novembre 2023 sur la gestion durable de l’environnement et le décret de 2011 réglementant les sachets plastiques.

Face aux limites des approches basées uniquement sur l’interdiction et l’élimination, les participants ont mis en avant un nouveau modèle : considérer le plastique usagé comme une ressource. Le concept de « produit R », défendu par ACH Environnement, propose de requalifier, normaliser et intégrer les déchets plastiques dans une chaîne de valeur économique, sociale et environnementale durable.

Pour les organisateurs, cette approche peut générer des emplois, stimuler l’innovation et encourager l’investissement dans les filières locales de transformation. La déclaration adoptée appelle ainsi le secteur privé à intégrer davantage les plastiques recyclés dans la production, à soutenir les start-ups vertes et à renforcer les dispositifs de récupération.

Les participants se sont également engagés à intensifier la sensibilisation citoyenne, la mobilisation communautaire et le suivi des engagements afin de faire du déchet plastique une véritable ressource pour le développement local.

Congo : la Fifa autorise la Fecofoot à poursuivre ses activités

La Fédération internationale de football association (Fifa) a tenu, le 3 avril 2026, une séance de travail par visioconférence avec le Comité exécutif de la Fédération congolaise de football (Fecofoot).

 

La réunion était présidée par Harraz Ahmed, responsable des services de la gouvernance de la Fifa, assisté de quatre membres issus de différentes commissions. Les échanges ont essentiellement porté sur la situation actuelle de la Fecofoot, quelques semaines après la condamnation par la justice congolaise de son président, de son secrétaire général et du responsable du département des finances.

Le 10 mars dernier, Jean Guy Blaise Mayolas et son fils ont été condamnés par le Tribunal de grande instance de Brazzaville à la prison à perpétuité, par contumace, pour blanchiment d’argent, faux et usage de faux, utilisation de documents falsifiés et détournement de fonds.

Malgré cette situation, la Fifa a réaffirmé sa volonté d’accompagner la Fecofoot afin de préserver la stabilité institutionnelle et garantir la continuité de son fonctionnement jusqu’à la prochaine assemblée générale. « Cette réunion s’est tenue dans un climat de confiance mutuelle empreint de sérénité et de franchise », s’est félicitée la Fecofoot à l’issue des échanges.

Par ailleurs, la Chambre d’instruction de la Commission d’éthique indépendante de la Fifa a annoncé l’ouverture d’une procédure officielle à l’encontre des dirigeants condamnés. Toutefois, cette procédure n’entrave en rien l’exercice du mandat des membres du Comité exécutif actuellement en fonction.

Les statuts de la Fecofoot encadrent d’ailleurs clairement ce type de situation. L’article 37 alinéa 9 stipule que « tout poste au sein du Comité exécutif est considéré vacant en cas de décès ou de démission d’un membre concerné, ou si celui-ci est définitivement dans l’incapacité d’exercer ses fonctions ». Quant à l’article 41 alinéa 6, il prévoit qu’en cas de vacance du poste de président, un intérim est assuré selon l’ordre de préséance jusqu’à la tenue de l’assemblée générale suivante, laquelle élira un nouveau président pour la durée restante du mandat.

Congo-Niari : la population de Tsinguidi en colère contre la société minière Good-Luck

Dans une lettre ouverte adressée à l’autorité administrative du district de Mayoko, la jeunesse de Tsinguidi dénonce le non-respect du cahier de charges liant l’entreprise à la communauté locale.

 

La tension est montée d’un cran à Tsinguidi, dans le département du Niari, au sud du pays. La population locale exprime une indignation contre la société chinoise Good-Luck, engagée dans l’exploitation aurifère dans la localité, qu’elle accuse de ne pas respecter les engagements pris envers la communauté.

Dans une lettre ouverte adressée à l’autorité administrative du district de Mayoko, la jeunesse de Tsinguidi dénonce le non-respect du cahier de charges liant l’entreprise à la communauté locale. Au cœur du mécontentement, des promesses jugées non tenues et l’absence de retombées concrètes pour le village.

Selon les signataires, l’implantation de la société minière devait s’accompagner d’actions sociales et économiques en faveur de la population, notamment en matière d’emploi, d’infrastructures et de développement communautaire. Or, plusieurs mois après le démarrage des activités, les habitants affirment ne constater aucun impact positif tangible.

Plus préoccupant encore, les jeunes dénoncent leur exclusion des opportunités d’embauche. Ils estiment être les premiers concernés par les emplois générés par l’exploitation de l’or sur leurs terres. « Nous ne pouvons pas rester spectateurs pendant que nos ressources sont exploitées sans bénéfice pour notre communauté », confie un membre du collectif des jeunes.

Face à cette situation, des voix s’élèvent pour réclamer justice et équité. La population appelle à la suspension des activités de Good-Luck tant que les clauses sociales et économiques prévues dans le cahier de charges ne seront pas effectivement mises en œuvre.

Dans une atmosphère de plus en plus tendue, les habitants affirment leur détermination à se faire entendre par les autorités compétentes. Ce bras de fer naissant pourrait prendre de l’ampleur si un dialogue franc et constructif n’est pas rapidement engagé entre l’entreprise, l’administration locale et les représentants de la communauté.

DR
© DR

Un transport XXL : AGL Congo livre 11 modules géants jusqu’à Brazzaville

Le 24 mars 2026, Africa Global Logistics (AGL) Congo a réalisé une opération logistique majeure en assurant le transport de 11 modules hors gabarit destinés à la construction d’une infrastructure grand public à Brazzaville.

Les plus grands modules, mesurant jusqu’à 17 mètres de long pour 4,50 mètres de large, ont été acheminés depuis le port de Pointe-Noire sur un trajet de plus de 510 kilomètres. Pour permettre leur transport, l’atelier technique d’AGL a dû procéder à des adaptations spécifiques : certaines remorques ont été coupées puis réassemblées afin d’accueillir ces structures de grande dimension. Cette ingénierie sur mesure illustre la capacité de l’entreprise à concevoir des solutions techniques adaptées aux exigences des projets les plus complexes.

Une préparation minutieuse a été nécessaire, incluant l’analyse des itinéraires, la sécurisation des zones sensibles, la coordination avec les autorités locales et la mise en place d’un dispositif HSE renforcé. Une escorte professionnelle et des équipes techniques spécialisées ont accompagné le convoi pour garantir un acheminement sûr et fluide.

« Ce succès témoigne de notre savoir-faire logistique et de notre capacité à accompagner les clients dans leurs projets les plus exigeants. Le transport de ce type de colis nécessite un niveau élevé d’expertise, de planification et de rigueur opérationnelle » déclare Mazen Habib, Directeur des opérations Africa Global Logistics Congo.

Au-delà de la performance technique, cette opération illustre le rôle stratégique d’AGL dans le développement d’infrastructures essentielles au Congo. En maîtrisant des solutions de transport spécialisé sur l’ensemble du territoire, AGL Congo confirme sa capacité à soutenir des projets d’envergure dans les secteurs de l’énergie, des mines, de l’industrie ou des infrastructures publiques.

A propos d’AGL Congo

AGL (Africa Global Logistics) est l’opérateur logistique multimodal (portuaire, logistique, maritime et ferroviaire) de référence en Afrique. L’entreprise fait désormais partie du Groupe MSC, compagnie maritime et logistique de premier plan. Présent au Congo dans le transport
et la logistique, AGL compte 1500 collaborateurs congolais à travers ses agences et ses filiales portuaires et logistiques. Implanté à Pointe Noire, Brazzaville et Dolisie, l’entreprise déploie des systèmes de management QHSE reposant sur des référentiels reconnus tels que l’ISO 4500. AGL s’investit dans l’amélioration des compétences de ses collaborateurs et participe activement au développement socio-économique du pays au moyen d’actions de responsabilité sociétale dans les secteurs de l’éducation, la réinsertion sociale, la préservation de l’environnement et l’accompagnement humanitaire

Les administrateurs du Port autonome de Pointe-Noire visitent Congo Terminal et le projet Môle Est

Le 25 mars 2026, une délégation conduite par M. Jean-Louis OSSO, Président du Conseil d’administration du port autonome de Pointe-Noire (PAPN) a visité le terminal à conteneurs de Congo Terminal et le projet d’extension de la nouvelle plateforme portuaire au Môle Est. Cette mission s’inscrit dans la volonté du PAPN d’illustrer les efforts de modernisation et d’extension des installations portuaires face à l’évolution constante du trafic.

Reçue par Anthony SAMZUN, Directeur Général de Congo Terminal en compagnie d’Emmanuel ADDO, Directeur d’exploitation, Pierre-Louis SAPIN, Directeur Projet CTME ; la délégation a pu apprécier les capacités d’accueil des navires à Congo Terminal et l’avancement des travaux au Môle Est notamment le dragage, la construction des quais, des terre-pleins et des bâtiments opérationnels.

« Les travaux de modernisation et d’extension en cours au port de Pointe-Noire contribuent à renforcer notre compétitivité sur la façade atlantique africaine, d’accompagner la dynamique de développement des infrastructures et de réaffirmer Pointe-Noire comme hub logistique pour la sous-région » explique M. Jean-Louis OSSO, Président du Conseil d’administration du port autonome de Pointe-Noire (PAPN).

« Depuis le début des opérations à Congo Terminal en 2009, nous avons multiplié par 6 le volume manutentionné passant de 200 000 à 1 219 000 EVP l’an dernier. Le projet Môle Est va permettre de dépasser les 2 400 000 EVP manipulés et de créer plus de 900 emplois supplémentaires » soutient Anthony SAMZUN, Directeur Général Congo Terminal. Le Port Autonome de Pointe-Noire réaffirme par cette visite sa détermination à maintenir ses standards de performance et à s’imposer comme une plaque tournante majeure pour le commerce maritime en Afrique centrale.

À propos de Congo Terminal:

Congo Terminal, filiale d’AGL (Africa Global Logistics), est l’opérateur exclusif des activités de manutention de navires porte-conteneurs et rouliers escalant au port de Pointe Noire. L’entreprise est engagée dans un partenariat public-privé qui lui permet de répondre aux exigences de ses clients armateurs, importateurs ou exportateurs. Grâce à ses nombreux investissements, Congo Terminal participe à l’amélioration du pouvoir d’achat et contribue activement à la lutte contre la vie chère. Certifiée ISO 9001/2015, ISPS (sûreté) et Pedestrian Free Yard (HSE) et Green Terminal, l’entreprise dispose d’équipements et de technologies de pointe dont le système d’exploitation Navis 4. Congo Terminal a dépassé le seuil de 1.200.000 EVP manutentionnés par an en 2025 et emploie près de 900 collaborateurs congolais. L’entreprise mène des actions solidaires en faveur de la jeunesse, de la protection de l’environnement et de l’éducation.

CT
© CT

Congo : croissance de 5,3 % attendue en 2026

Cette perspective a été annoncée par la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) à l’issue de la première réunion annuelle du Comité national économique et financier (Cnef), tenue le week-end dernier à Brazzaville.

 

L’économie congolaise devrait poursuivre sa consolidation en 2026, avec un taux de croissance projeté à 5,3 %. Présidée par le ministre des Finances, du Budget et du Portefeuille public, Christian Yoka, cette session a permis d’examiner la situation macroéconomique nationale et d’évaluer les perspectives pour l’année en cours. Selon les conclusions des travaux, la dynamique de croissance sera principalement soutenue par le rebond de la production pétrolière, le développement du gaz naturel liquéfié ainsi que la poursuite des réformes économiques engagées par le gouvernement.

Le Cnef a également relevé la maîtrise de l’inflation, estimée à 2,7 %, un niveau inférieur au seuil communautaire de 3 % fixé par la Cémac. Ce résultat traduit une relative stabilité des prix dans un contexte régional marqué par des tensions inflationnistes ces dernières années.

Sur le plan du financement de l’économie, le Comité a noté avec satisfaction la progression des crédits bancaires, portée par une amélioration notable de la qualité du portefeuille. L’encours des crédits accordés au secteur privé a atteint 1 300,7 milliards de FCFA, soit une hausse de 23 %. Parallèlement, le taux des créances en souffrance a reculé à 13,5 %, contre 16,5 % en 2024, tandis que le taux de couverture de ces créances par les provisions a progressé à 65,1 %, témoignant des efforts d’assainissement du secteur bancaire.

Concernant le financement de l’État sur le marché des valeurs du Trésor de la Cémac, le Cnef a souligné une amélioration du taux de couverture des besoins exprimés par le Trésor congolais, passé de 46,3 % en 2024 à 49,4 % en 2025.

Congo-affaire Mayolas : Brazzaville saisie Interpol après une condamnation à perpétuité

La justice congolaise lui reproche notamment le détournement de 1,1 million de dollars de fonds alloués par la FIFA, soit environ 621 500 000 francs CFA.

 

Après la condamnation à perpétuité par contumace de Jean-Guy Blaise Mayolas, ancien président de la Fédération congolaise de football (Fecofoot), les autorités de Brazzaville auraient saisi Interpol en vue de l’émission d’un mandat d’arrêt international.

Le 10 mars 2026, le Tribunal de Grande Instance de Brazzaville a reconnu coupable Jean-Guy Blaise Mayolas, absent lors du procès, des chefs de blanchiment d’argent, faux et usage de faux, utilisation de documents falsifiés et détournement de fonds. La justice congolaise lui reproche notamment le détournement de 1,1 million de dollars de fonds alloués par la FIFA, soit environ 621 500 000 francs CFA.

Selon le quotidien britannique The Guardian, les autorités de la République du Congo auraient entrepris des démarches auprès d’Interpol afin de localiser et d’arrêter l’ancien dirigeant sportif. D’après les mêmes sources, Jean-Guy Blaise Mayolas aurait quitté le pays avec son épouse et son fils plusieurs semaines avant l’ouverture de son procès.

Déchu de ses fonctions en septembre 2024 par le ministère des Sports, sur fond d’accusations de mauvaise gestion financière, l’ex-patron du football congolais voit ainsi son dossier prendre une dimension internationale. Son fils, également poursuivi dans cette affaire, a été condamné à la même peine de réclusion criminelle à perpétuité par contumace.

Dans le cadre de la même procédure, le secrétaire général de la Fecofoot, Badji Mombo Wantete, ainsi que le trésorier de l’instance, Raoul Kanda – arrêtés fin février puis jugés – ont été condamnés chacun à cinq ans de prison pour complicité dans les infractions retenues.

Cette affaire, qui a profondément ébranlé l’administration du football national, intervient dans un contexte de réformes et de tentatives de redressement de la gouvernance sportive au Congo. La saisine d’Interpol marque une nouvelle étape dans la volonté affichée par les autorités judiciaires de faire toute la lumière sur la gestion des fonds destinés au développement du football congolais.

Reste désormais à savoir si le mandat d’arrêt international sera effectivement émis et, le cas échéant, si l’ancien président de la Fecofoot pourra être localisé et extradé pour purger sa peine.

Congo-Réforme de l’état civil : des experts en conclave à Brazzaville

Depuis le 30 mars, des cadres et experts de l’administration publique, appuyés par les représentants des partenaires techniques et financiers, sont réunis à Brazzaville pour un atelier de relecture de l’avant-projet de loi portant régime de l’état civil en République du Congo.

 

Pendant cinq jours, une dizaine de spécialistes procède à une relecture intégrale du document en vue d’en examiner la cohérence interne, la clarté rédactionnelle ainsi que la pertinence juridique. L’exercice vise à identifier les éventuelles anomalies et ambiguïtés, afin de proposer les amendements nécessaires à l’élaboration d’un texte plus précis, plus accessible et juridiquement harmonisé.

L’objectif affiché est de doter le pays d’un régime de l’état civil adapté aux réalités actuelles et conforme aux autres textes législatifs et réglementaires en vigueur. Cette démarche participative entend aboutir à un cadre légal modernisé et consensuellement approuvé.

Ouvrant les travaux au nom du préfet directeur général empêché, le préfet directeur général du Développement local, Jean Éric Djendja Itoua, a rappelé l’importance stratégique de cet atelier. Selon lui, il ne s’agit pas d’un simple exercice technique, mais d’une étape déterminante dans le processus de réforme.

« La relecture que nous entamons aujourd’hui n’est pas un simple exercice de style législatif. Elle vise trois objectifs cardinaux qui s’articulent autour du triptyque harmonisation, modernisation et exclusivité. L’état civil constitue le point de départ de la jouissance des droits fondamentaux : le droit à un nom, à une nationalité, à l’éducation et à la protection sociale », a-t-il souligné.

Il a également relevé que l’arsenal juridique actuel, en vigueur depuis plusieurs décennies, ne répond plus pleinement aux exigences contemporaines en matière de gouvernance administrative et de sécurisation des données d’état civil. D’où l’urgence de mettre en place un dispositif rénové, capable de garantir une meilleure protection des droits des citoyens et une gestion plus efficiente des registres.

Les travaux, qui s’achèvent le 3 avril, se tiennent sous l’égide du directeur de l’état civil, Rachment Pourou Kassambe.