Les bureaux de vote ont ouvert ce dimanche matin dans le cadre de l’élection présidentielle. Mais dans plusieurs centres, notamment à Brazzaville, la mobilisation des électeurs s’est révélée particulièrement timide.
Dès 7 heures, heure officielle d’ouverture du scrutin, le constat était le même dans plusieurs quartiers de la capitale. Des salles presque vides, des agents électoraux en attente et des électeurs arrivant au compte-goutte. À l’école primaire Pierre Ntsiete, l’un des centres de vote de Brazzaville, quelques citoyens se présentaient sporadiquement, loin de l’affluence généralement observée lors d’une élection présidentielle.
Ce scrutin uninominal à deux tours concerne près de 2,5 millions d’électeurs inscrits. Le président sortant, Denis Sassou Nguesso, 82 ans, brigue un nouveau mandat après quarante années cumulées au pouvoir. Face à lui, six autres candidats tentent de convaincre un électorat dont la mobilisation, en ce début de journée, semblait en retrait.
Outre la faible affluence, certains bureaux de vote n’avaient pas encore reçu l’intégralité du matériel électoral à l’heure d’ouverture, occasionnant des retards dans le démarrage effectif des opérations dans quelques centres.
Les bureaux doivent fermer à 18 heures (17 heures GMT). Si aucun candidat n’obtient la majorité absolue au premier tour, un second tour est théoriquement prévu dans les 21 jours suivant la proclamation des résultats, bien que la date officielle n’ait pas encore été annoncée.
Ce dimanche 15 mars 2026, les électeurs congolais se rendent aux urnes pour élire leur président de la République dans un scrutin marqué par le face-à-face entre le président sortant Denis Sassou N’Guesso, 82 ans, et six autres candidats.
Selon les données officielles, près de 2 600 000 Congolais sont inscrits sur les listes électorales pour participer au scrutin présidentiel du 15 mars, prévu pour désigner le chef de l’État pour les cinq années à venir. Ce chiffre reste proche du registre de l’élection de 2021, où environ 2 645 283 électeurs étaient inscrits, avec une participation de près de 67 % du corps électoral.
Répartition des bureaux de vote
Quelques 6 620 bureaux de vote ont été implantés à travers tout le pays pour accueillir les électeurs civils ce 15 mars. Le 12 mars, le personnel des forces armées et de sécurité a voté par anticipation dans leurs bureaux spéciaux, une pratique courante pour concilier service actif et participation électorale.
Des équipes électorales ont été déployées dans chaque circonscription pour assurer l’ouverture, le déroulement et la clôture des opérations de vote tout au long de la journée.
Le président Denis Sassou N’Guesso est en lice pour un cinquième mandat, après avoir été au pouvoir durant près de quatre décennies, avec une interruption dans les années 1990. Son retour au pouvoir et sa longévité suscitent à la fois soutien dans certaines franges de la société et critiques concernant le dynamisme du processus démocratique.
Six autres candidats sont inscrits au tableau de la Cour constitutionnelle, mais plusieurs partis d’opposition ont choisi de boycotter le scrutin ou demeurent très peu visibles en campagne, ce qui alimente les préoccupations sur la crédibilité et la transparence du processus électoral.
Après le vote par anticipation des militaires, gendarmes et policiers du 12 mars, les civiles vont exercer leur droit citoyen le dimanche 15 mars 2026.
Dans moins de 48 heures, Congolais et Congolaises iront voter pour choisir celui qui va présider aux destinées de la République du Congo pour les cinq prochaines années. Dès la matinée du dimanche 15 mars, 6 620 bureaux de vote repartis en 4 011 centres dans les 12 départements seront ouverts pour accueillir 2,64 millions d’électeurs inscrits sur les listes électorales. Exception faite du personnel militaire. Les éléments des forces de défense et de sécurité ont déjà exercé leur droit de vote. Le décompte prévisionnel faisait état d’un total d’environ 60 000 électeurs dans les rangs des forces publiques.
Tous, civils et militaires, participent au scrutin pour départager sept candidats dont le président sortant, Denis Sassou N’Guesso, 82 ans. Il est face à Joseph Kignoumbi Kia Mboungou, Anguios Nganguia Engambé, Dave Mafoula, Vivien Manangou, Zinga Mabio Mavoungou et Melaine Destin Gavet Eléngo. Les candidats en lice vivent les derniers instants de la campagne électorale, période au cours de laquelle ils ont sillonné le territoire à la conquête des électeurs. La population assiste ce vendredi à certains meetings de clôture de deux semaines d’opération de séduction. Denis Sassou Nguesso clôture l’opération de charme par la capitale Brazzaville où il se déploie ce vendredi depuis la fin de la matinée.
La plupart des candidats promettent des actions pour améliorer, restructurer, développer l’économie nationale avec le renouvellement des infrastructures comme le chemin de fer Congo-Océan, la construction des corridors comme le corridor 13 ou des autoroutes. L’assainissement des finances publiques, la modernisation de l’agriculture et bien d’autres sont aux programmes pour améliorer le quotidien des Congolais dans un contexte où, près de la moitié de la population globale évaluée à environ 6,6 millions d’habitants, vit en dessous du seuil de pauvreté.
Dans la pratique, les bureaux de vote seront ouverts le matin pour refermer le soir. A la clôture du scrutin, le décompte des suffrages sera fait et les résultats seront affichés à l’entrée de chaque bureau de vote. Ils seront acheminés par la suite au niveau des commissions locales, puis dans les commissions départementales avant la centralisation au niveau national en prélude de la proclamation. Pour être victorieux au premier tour, un candidat doit obtenir la majorité absolue correspondant à plus de 50% des suffrages exprimés. Si aucun candidat n’obtient ce score, un second tour est organisé dans les 21 jours suivant la proclamation des résultats du premier tour pour départager les deux meilleures performances.
Le personnel militaire de l’État a exercé son droit de vote dans la journée du jeudi 12 mars 2026 sans heurt.
Les militaires, policiers et gendarmes ont accompli dans la discipline et en toute liberté leur droit de vote hier jeudi, à trois jours de la tenue de l’élection présidentielle générale. Dans la capitale Brazzaville, les 20 bureaux de vote logés dans les deux centres de vote de la ville ont accueilli les hommes et des femmes en tenue enthousiastes d’exercer comme tout citoyen, leurs droits.
Dans l’ensemble des bureaux de vote, la présence du matériel électoral ainsi que de la ressource humaine en nombre suffisant ne laisse pas place au débat à propos de la bonne organisation. Dès les premières heures de la matinée, les électeurs en tenue militaire ont été reçus en grand nombre dans les bureaux de vote sans plainte ni récrimination. Les opérations qui n’ont pas pris toute la journée avant de s’achever n’ont connu ni des bousculades ni d’autres incidents. Le manquement constaté dans la plupart des bureaux de vote est l’absence des mandataires des partis politiques de l’opposition.
Les opérations qui se sont déroulées sous l’observation du président de la Cour constitutionnelle, Auguste Iloki, se sont terminées dans la paix. Avec l’assurance que le scrutin n’est pas entache d’irrégularité. Le président de la Cour a parcouru des bureaux de vote pour superviser les opérations, en l’occurrence les bureaux de vote du lycée technique 5-evrier ou encore de l’école 31-juillet à Mpila. En dehors du président, cette Cour garante de la régularité et de la transparence du scrutin déploie ses coordonnateurs et ses délégués.
Après leur participation effective au vote le 12 mars 2026, les militaires, policiers et gendarmes vont se consacrer le 15 mars prochain aux opérations de sécurisation de l’élection des civiles sur l’ensemble du territoire.
Les militaires et agents de sécurité vont aux urnes depuis la matinée du jeudi 12 mars pour élire par anticipation le prochain chef de l’État.
Qui sera le prochain président de la République du Congo ? Les opérations de vote qui commencent ce mercredi à la faveur de l’élection par anticipation pour les militaires vont aboutir, une fois complétées dimanche prochain, à la réponse à cette interrogation. Ce jour, les militaires et agents de sécurité accomplissent leur devoir citoyen en allant dans les bureaux de vote ouverts à leur intention. Dimanche prochain, alors que la population civile accomplira le même acte, ils seront appelés à assurer la sécurité des personnes et des biens ainsi que la défense du territoire et des institutions.
Ils participent aujourd’hui, par leur vote, à départager les sept candidats retenus pour cette élection présidentielle. Lesquels ont battu campagne depuis le 28 février 2026 pour convaincre les électeurs encore indécis d’adhérer à leurs projets de société et à leurs programmes d’actions pour les cinq prochaines années. Au sein de l’opinion, certaines langues tiennent un discours de méfiance envers le vote par anticipation, qui pourrait, ‘’favoriser la fraude dimanche prochain dans la mesure où des militaires pourraient retourner voter pour la 2nde fois, mais en civil’’, lance un citoyen sur les médias sociaux.
Dans l’ensemble, 2,64 millions d’électeurs inscrits sont attendus aux urnes en vue de l’élection du président de la République. Pour le vote anticipé de ce 12 mars, entre 55 000 et 60 000 militaires et agents de sécurité étaient attendus aux urnes. Sur les sept candidats en lice, le président sortant, Denis Sassou N’Guesso 82 ans dont 40 cumulés au pouvoir, est présenté comme le candidat favori. Face à lui, des figures bien ou peu connues de la scène politique congolaise convoitent le fauteuil présidentiel.
Ce budget se concentre sur des piliers vitaux tels que la réhabilitation des voiries urbaines et la protection de l’environnement, malgré les actes d’incivisme déplorés par l’autorité municipale.
Le Conseil municipal de Pointe-Noire a adopté à l’unanimité son budget primitif 2026, équilibré en recettes et en dépenses à plus de 26,7 milliards de FCFA. En hausse par rapport à l’année précédente où le budget était de 22 milliards 474 millions 102 mille 731 FCFA.
“Le budget que nous venons d’adopter, c’est une réponse concrète aux défis de notre cité océane. Nous avions fait le choix de la continuité dans l’effort en concentrant nos ressources sur quatre piliers vitaux, à savoir les voiries urbaines, parce que la mobilité est le poumon de notre économie nationale et locale. Nous maintenons l’accélération des chantiers de réhabilitation pour transformer durablement notre paysage urbain. Nous y parviendrons avec l’aide que l’Etat nous apporte déjà et continue à nous apporter », Evelyne Tchitchelle, Maire de la ville de Pointe-Noire, République du Congo.
Pour cette année, les fonds sont principalement alloués à la réhabilitation des voiries urbaines et à la protection de l’environnement. La maire a exprimé sa satisfaction quant à l’avancement des travaux routiers dans la ville.
Soulignons que, le Conseil municipal est l’organe délibérant qui administre la commune. Son rôle est de régler, par ses délibérations, les affaires de la cité afin de répondre aux besoins de la population locale. Le Conseil se réunit obligatoirement en sessions ordinaires (généralement trois par an) pour prendre ces décisions stratégiques, et peut être convoqué en session extraordinaire si nécessaire.
Leur interpellation fait suite à des opérations de contrôle et de surveillance que des autorités ont effectuées au cours l’année 2025.
Des éléments de la Gendarmerie nationale, des agents du ministère de l’Économie forestière avec l’appui technique du Projet d’appui à l’application de la loi sur la faune sauvage ont effectué au total, sept opérations d’envergure dans plusieurs localités du Congo en 2025. Au terme de celles-ci, ils ont interpellé 13 présumés trafiquants de produits fauniques, en l’occurrence des trophées d’animaux intégralement protégés. Leur action a aussi permis de démanteler plusieurs réseaux de trafiquants de produits en violation de la loi de 2008 relative à la faune et les aires protégées.
Au cours des opérations, plusieurs produits fauniques ont été saisis, en l’occurrence les ivoires d’éléphants, les peaux de panthère, les écailles de pangolin géant entre autres. Un bébé chimpanzé a été sauvé de justesse des mains d’un trafiquant. Étant tombés sous le coup de cette loi, ils ont écopé des sanctions pénales. Les 13 individus ont été placés en détention. Puis, au terme des procédures judiciaires, quatre doivent purger une peine d’emprisonnement pour les faits commis en 2025. Aussi, pour des infractions à la loi faunique commises entre 2024 et 2023, six autres trafiquants ont été condamnés à des peines privatives de liberté.
La République du Congo protège certaines espèces animales en voie de disparition et la loi de 2008 adoptée pour intensifier la lutte contre le trafic sur ces espèces énonce des interdictions. Cette loi classe les animaux sauvages en trois catégories : les espèces intégralement protégées, les espèces partiellement protégées et les autres. La même loi interdit à son article 27, sauf dérogation spéciale, l’exportation, l’importation, la détention et le transit des espèces intégralement protégées ainsi que de leurs trophées. Ces espèces sont entre autres les éléphants, les chimpanzés, gorilles, pangolins géants, léopards entre autres.
Le chantier du nouveau Palais des Congrès de Libreville entre dans sa phase finale, et le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, suit personnellement l’avancement des travaux. Depuis le début du mois de mars, il s’est rendu à plusieurs reprises sur le site, où il est accueilli par Nina Abouna, Commissaire générale aux expositions, ainsi que Selim Bora, Président du Groupe Summa, entreprise chargée de la construction. Ces visites répétées témoignent de l’importance stratégique accordée à ce projet, qui dépasse largement la simple livraison d’une infrastructure moderne.
Car le choix du lieu n’est pas anodin. Le Palais des Congrès s’élève sur l’ancien site de la Cité de la Démocratie, un espace profondément inscrit dans la mémoire politique du pays. C’est là que se sont tenus certains des moments les plus marquants de l’histoire contemporaine du Gabon, notamment la Conférence nationale de 1990, qui a ouvert une nouvelle ère institutionnelle. La disparition progressive des bâtiments au fil des années avait laissé un vide, presque une blessure symbolique, comme si un chapitre essentiel de la vie nationale s’était refermé sans être remplacé. En décidant de reconstruire à cet endroit précis, le Chef de l’État fait le choix d’une continuité assumée : redonner vie à un lieu où le pays a appris à débattre, à se transformer et à se projeter vers l’avenir.
Mais cette renaissance n’est pas seulement mémorielle. Elle s’inscrit dans une vision beaucoup plus large : celle de faire de Libreville un véritable carrefour de grandes rencontres internationales. Le futur Palais des Congrès, conçu selon les standards internationaux, doit devenir l’outil central d’une stratégie d’attractivité ambitieuse. Avec son auditorium de 3000 places, ses espaces modulables, ses équipements technologiques de pointe et sa capacité à accueillir des sommets de haut niveau, l’infrastructure est pensée pour repositionner le Gabon sur la carte des destinations capables d’abriter des conférences diplomatiques, économiques et institutionnelles d’envergure.
Cette orientation répond à une volonté clairement exprimée par le Chef de l’État : développer le secteur MICE (Meetings, Incentives, Conferences and Exhibitions) comme un levier de rayonnement et de croissance. Dans une région où peu de pays disposent d’infrastructures de cette ampleur, Libreville entend se distinguer et capter une partie des grands événements internationaux qui façonnent les dynamiques politiques et économiques du continent. Le Palais des Congrès devient ainsi la pierre angulaire d’une stratégie de soft power, destinée à renforcer l’influence du Gabon et à diversifier son économie.
Le Commissariat Général aux Expositions du Gabon (CGEG), dirigé par Nina Abouna, jouera un rôle déterminant dans cette transformation. Sa mission sera de structurer l’offre événementielle nationale, de professionnaliser l’accueil des délégations et de bâtir une véritable industrie MICE capable d’attirer durablement des rencontres internationales. L’inauguration du Palais, prévue début mai en présence de plusieurs chefs d’État, marquera le lancement officiel de cette nouvelle ambition.
À travers ce projet, le Gabon ne se contente pas de reconstruire un bâtiment : il réactive un symbole, affirme une vision et prépare l’avenir. Libreville aspire désormais à redevenir un lieu où l’on se rencontre, où l’on dialogue, où l’on décide et prend acte de la concrétisation des partenariat stratégiques. Un carrefour, au sens plein du terme.
A l’occasion de la 116è édition de la journée internationale des droits de la femme, les femmes congolaises ont consigné leurs aspirations dans un document commun et s’engagent pour une participation active au cours du prochain quinquennat.
Les activités marquant la célébration de la journée internationale de la femme le 08 mars dernier au Boulevard Alfred-Raoul de Brazzaville ont donné l’occasion de comprendre les aspirations des femmes congolaises pour les prochaines années. Au cours de la cérémonie présidée par la ministre de la Promotion de la femme, de l’Intégration de la femme au développement et de l’Économie informelle, Inès Nefer Bertille Ingani Voumbo Yalo, les femmes ont dévoilé un aperçu de ce qu’elles veulent et qu’elles ont consigné dans un mémorandum commun intitulé ‘’Ensemble pour un pacte social entre les femmes du Congo et leur futur président’’.
Pour les cinq prochaines années, les femmes congolaises sollicitent auprès du prochain président de la République, plus de justice sociale, d’égalité de chance. Dans le mémorandum présente par Yennie Clara Mathurine Ossete Mberi Moukietou, secrétaire permanente du Conseil consultatif de la femme, la responsabilité partagée, l’action concrète et mesurable, la redevabilité mutuelle sont entre autres demandes que les femmes font à la plus haute autorité de l’État.
D’après la ministre de la Promotion de la femme, ces points ont été arrêtés et mis en commun à la suite du recensement des doléances des femmes au niveau des départements. Les propositions recueillies lors des descentes sur le terrain ont permis aux femmes de concevoir un pacte qu’elles proposent au chef de l’État. Dans un contexte politique marquée par la campagne électorale en vue de la présidentielle du 15 mars, la ministre a opté pour la continuité à la tête de l’État.
Pour elle, il n’est pas question de changer le président sortant Denis Sassou N’Guesso en raison des progrès observés en faveur de la condition féminine. Grâce au chef de l’État, ‘’nous voyons comment la femme est maintenant respectée, comment est-ce qu’il y a maintenant des femmes dans les postes de prise de responsabilité et c’est ce qui fait que nous lui proposons ce pacte’’, a soutenu le membre du gouvernement.
Le verdict est tombé ce mardi 10 mars 2026 au terme d’une audience précédée de huit mois d’enquête. Le secrétaire général de la Fédération ainsi que le trésorier écopent aussi des peines de privation de liberté.
C’est un coup de tonnerre qui frappe le Football congolais et qui révèle à la face du monde les pratiques peu catholiques que peut couver la gestion financière au d’une association sportive comme la Fédération congolaise de Football. Le président de ladite fédération vient d’être cloué par une décision judiciaire. Il écope ce mardi d’une condamnation à perpétuité.
Jean-Guy Blaise Mayolas a été rendu coupable de »blanchiment d’argent », »détournement de fonds » et »faux en écriture », des infractions retenues au terme des enquêtes ouvertes à la suite d’une révélation du journaliste Romain Molina. Sa condamnation par contumace est ainsi le dénouement d’une affaire de corruption dont les conséquences en vue planaient sur la fédération depuis quelques mois.
En dehors de lui, d’autres responsables haut placés au sein de l’administration de la fédération n’ont pas échappé à la rigueur de la justice dans la même affaire. Le secrétaire général, Badji Mombo Wantete et Raoul Kanda sont aussi condamnés. Ils doivent chacun purger une peine privative de liberté de cinq ans après que la justice a établi leur implication dans la gestion frauduleuse de la fédération sportive. A compter de ce jour, l’instance faitière du football congolais devra se trouver un nouveau président, ainsi qu’un secrétaire général et un trésorier.
Élu pour la première fois président de la Fecofoot le 03 octobre 2018, cet ancien inspecteur de trésor de 63 ans aura tenu la fédération pendant près de huit ans. A la suite de sa condamnation, il sort par la petite porte après avoir développé une bonne carrière de dirigeant sportif tant dans son pays le Congo qu’au niveau africain.