CFCO : une nouvelle équipe dirigeante face au défi de la relance du rail congolais

Nommée à l’issue du Conseil des ministres du 20 janvier dernier, Jean-Bedel Tity Lomouel a été porté à la tête du Chemin de fer Congo-Océan (CFCO) en qualité de directeur général. Il sera secondé par Jésus Providence Niazaire, tandis que la présidence du conseil d’administration est confiée à Félicité Célestine Omporo Enouany.

 

Manager d’entreprises de formation, Jean-Bedel Tity Lomouel succède à Ignace Nganga Ignace à la direction générale. Il hérite d’un CFCO confronté à une accumulation d’arriérés de salaires des cheminots, à une dégradation avancée du matériel roulant et à l’état préoccupant de la voie ferrée, autant de facteurs qui pèsent lourdement sur les performances et la fiabilité du service ferroviaire.

Dans ce contexte délicat, la nouvelle direction est appelée, avec le soutien attendu des plus hautes autorités de l’État, à impulser une dynamique de modernisation visant à améliorer la qualité du service et à redonner au CFCO toute sa place dans le développement économique et logistique de la République du Congo.

Selon la feuille de route établie, les priorités de la nouvelle équipe sont clairement définies : rétablir la confiance du personnel à travers la régularisation des rémunérations, remettre en état les locomotives grâce à l’acquisition de pièces de rechange, et engager des travaux d’entretien et de réhabilitation du réseau ferroviaire.

Véritable ouvrage structurant, la ligne du Chemin de fer Congo-Océan relie Brazzaville à l’océan Atlantique sur une distance de 515 kilomètres. Sa construction, réalisée entre 1921 et 1934, constituait à l’époque un projet colossal destiné à désenclaver la colonie de l’Afrique-Équatoriale française (AEF). Près d’un siècle plus tard, cette infrastructure demeure un maillon essentiel de l’économie nationale.

Dans une analyse effectuée le 27 septembre 2023, Jésus Providence Niazaire, alors nouvellement nommé directeur général adjoint, soulignait que, malgré la vétusté de son infrastructure qui pénalise fortement ses performances, le CFCO reste l’épine dorsale de l’économie congolaise. « Nonobstant toutes les épreuves qu’il a subies, le CFCO n’est pas un vestige du passé. Il a su se relever et, plus que jamais, il est appelé à jouer à l’avenir un rôle crucial dans l’émergence de la République du Congo », écrivait-il.

Aviation d’affaires : le Congo se dote d’un terminal VIP moderne à Maya-Maya

L’infrastructure a été officiellement inaugurée par la ministre des Transports, de l’Aviation civile et de la Marine marchande, Ingrid Olga Ghislaine Ebouka-Babackas.

 

Conçu et réalisé selon les standards internationaux, ce terminal d’affaires est désormais géré par Jetstream Aviation Congo. Il a pour vocation d’offrir aux investisseurs, diplomates et autres clients VIP des vols spécifiques et directs, à la demande, aussi bien sur le continent africain qu’à l’international. L’ambition affichée est de proposer un service de transport aérien de haut standing, alliant confort, efficacité et sécurité.

Au-delà de son esthétique moderne et de la qualité de ses équipements, le nouveau terminal s’inscrit dans une stratégie plus large de renforcement des capacités d’accueil du Congo en matière d’aviation d’affaires. À travers ce projet, les autorités entendent positionner le pays comme un hub aérien de référence dans la sous-région, capable d’accompagner la mobilité des capitaux, de soutenir l’activité diplomatique et de renforcer l’attractivité économique de Brazzaville.

Pour la ministre de tutelle, l’aboutissement de ce projet constitue un motif de satisfaction et un tournant décisif pour l’aviation civile congolaise. « C’est avec une réelle satisfaction que je m’exprime à l’occasion de l’inauguration du terminal d’aviation d’affaires de l’aéroport Maya-Maya, construit par un opérateur privé. Sa mise en service marque une étape cruciale dans l’essor de notre plateforme aéroportuaire et la modernisation de l’aviation civile congolaise. L’évolution de l’aviation d’affaires répond à des enjeux stratégiques majeurs, car elle facilite la mobilité des investissements, soutient l’activité diplomatique et renforce l’attractivité de notre ville-capitale », a souligné Ingrid Olga Ghislaine Ebouka-Babackas.

Exprimant sa gratitude aux autorités congolaises pour leur accompagnement, le directeur de Jetstream Aviation Congo, Abbas Fawaz, a insisté sur le rôle stratégique que jouera ce terminal dans le développement de l’aéroport international Maya-Maya. « Cette infrastructure s’inscrit dans la vision des plus hautes autorités, résolument engagées dans la modernisation des infrastructures nationales afin d’offrir aux usagers des services de qualité aux standards internationaux. Elle a été conçue pour répondre aux exigences de confort, de sûreté et de sécurité aérienne, en vue de soutenir le développement économique du Congo », a-t-il déclaré.

Le directeur général des Aéroports du Congo (AERCO), Marcellus Boniface Bongho, bénéficiaire de l’infrastructure, a pour sa part estimé que ce terminal vient consolider le processus de modernisation de l’aéroport international Maya-Maya et renforcer son rayonnement.

Congo-Pool : la DGSP lève la consigne, le calme de retour après des opérations sécuritaires

L’annonce a été faite dans une note signée par le conseiller spécial, directeur général de la sécurité présidentielle, le général de brigade Serges Oboa.

 

La consigne instaurée au quartier des troupes de la Direction générale de la sécurité présidentielle (DGSP) a été officiellement levée à compter du 27 janvier. Décrétée le 12 janvier dernier, cette mesure visait à permettre la conduite efficace des opérations militaires engagées dans le département du Pool et ses environs, dans le cadre de la lutte contre les rebelles ninjas et le grand banditisme.

Pour rappel, le dimanche 11 janvier, des échanges de tirs avaient éclaté dans la périphérie du district de Mindouli, opposant un convoi de la DGSP à un groupe de ninjas, présentés comme des miliciens « démobilisés » proches de Frédéric Bintsamou, alias Ntoumi. Ces affrontements avaient malheureusement occasionné des pertes en vies humaines.

Dans le prolongement de ces événements, et alors qu’elle se rendait à Pointe-Noire dans le cadre de l’opération « Zéro kulunas », lancée depuis plusieurs mois, la DGSP avait mené des actions dissuasives sur son passage. À Ngamadzambala, à l’entrée de la localité de Mayama, sur la Route nationale n°1, deux motocyclettes en situation irrégulière avaient été incendiées. Ces « deux roues » non enregistrées sont régulièrement soupçonnées d’être utilisées à des fins criminelles ou de soutien au grand banditisme.

À la suite de ces incidents, le dispositif sécuritaire avait été considérablement renforcé dans la zone, avec, selon plusieurs sources concordantes, le déploiement d’unités de la DGSP appuyées par une opération héliportée durant le week-end, visant à débusquer les éléments rebelles retranchés.

La levée de la consigne traduit aujourd’hui un retour progressif au calme dans le département du Pool. Les autorités rassurent que la situation sécuritaire est désormais sous contrôle.

Congo-Pool et le Djoué-Léfini : le gouvernement rassure le sénat sur la situation sécuritaire

La 8ᵉ session de la conférence des présidents du Sénat, tenue en prélude à l’ouverture de la 8ᵉ session ordinaire prévue pour le dimanche 1er février.

 

La rencontre a été marquée par une communication du gouvernement sur la situation sécuritaire dans les départements du Pool et du Djoué-Léfini. Sans entrer dans les détails, la deuxième secrétaire du Sénat, Elisabeth Mapaha, a indiqué à la presse que cette communication a permis aux membres de la conférence des présidents d’être suffisamment édifiés sur les efforts déployés par le gouvernement pour la préservation de la paix et de la stabilité dans ces deux départements sensibles.

S’agissant de l’ordre du jour de la session à venir, la chambre haute du Parlement a inscrit six affaires à examiner, réparties entre trois affaires anciennes et trois affaires dites classiques. Les affaires anciennes portent notamment sur le projet de loi relatif au Code minier en République du Congo, le projet de loi portant création de l’Autorité nationale des enquêtes et d’analyse pour la prévention des accidents et incidents de l’aviation civile, ainsi que la proposition de loi relative à la santé de la reproduction au Congo.

Les affaires classiques concernent, quant à elles, l’apurement des comptes du Sénat au titre de l’exercice 2025, les séances de questions orales avec débats, ainsi que les questions d’actualité. « Il importe, par ailleurs, de noter que le Sénat est disposé à recevoir du gouvernement de nouvelles affaires en cours de session, en fonction des urgences », a précisé Elisabeth Mapaha.

La cérémonie s’est déroulée sous la présidence du président du Sénat, Pierre Ngolo, en présence des membres du bureau, des présidents de commissions et de plusieurs représentants du gouvernement.

Congo-AN : 11 affaires à l’ordre du jour de la 11e session ordinaire administrative

La conférence des présidents de l’Assemblée nationale, réunie le 25 janvier, a arrêté à onze le nombre d’affaires qui seront examinées lors de la 11e session ordinaire administrative, dont l’ouverture est prévue le 1er février prochain.

 

La fixation de l’ordre du jour s’est déroulée en présence du président de l’Assemblée nationale, Isidore Mvouba, et du Premier ministre, Anatole Collinet Makosso, marquant ainsi l’importance accordée à cette session parlementaire.

Selon le deuxième secrétaire de l’Assemblée nationale, Alain Pascal Leyinda, les affaires inscrites à l’ordre du jour comprennent huit projets de loi, une proposition de loi, ainsi que les séances de questions d’actualité et les questions orales au gouvernement avec débats.

Parmi les projets de loi appelés à être examinés et adoptés figurent notamment celui portant Code minier, un texte relatif à la création de l’Agence nationale d’appui à la décentralisation et au développement local, ainsi qu’un autre concernant la création de l’Autorité nationale des enquêtes et d’analyse pour la prévention des accidents et incidents de l’aviation civile.

La proposition de loi, quant à elle, porte sur la commémoration des victimes de la traite transatlantique et le retour de leurs descendants des Amériques et des Caraïbes, un texte à forte portée historique et mémorielle.

Cette session s’annonce ainsi déterminante, tant par la diversité que par la portée des textes à l’examen, dans un contexte marqué par des enjeux institutionnels, économiques et sociaux majeurs.

Affaire Petronor : le Congo cité dans une affaire de corruption en Norvège

Les autorités norvégiennes ont annoncé l’inculpation d’une filiale de la société pétrolière norvégienne Petronor ainsi que de deux de ses dirigeants, soupçonnés d’avoir versé plusieurs millions de dollars à des proches du président de la République du Congo, Denis Sassou N’Guesso, dans le cadre de l’attribution de permis pétroliers offshore.

 

Selon un communiqué publié lundi à Oslo par l’Okokrim, l’organe norvégien chargé de la lutte contre la criminalité économique, les poursuites concernent des faits présumés de « corruption aggravée ». Les deux personnes mises en cause sont de nationalité norvégienne.

L’enquête a débuté après la détection d’une transaction financière jugée suspecte vers une banque monégasque. Alertée, la Cellule de renseignement financier de Monaco a saisi les autorités norvégiennes, donnant lieu à une vaste coopération judiciaire internationale, impliquant notamment la France et les États-Unis.

Les enquêteurs norvégiens affirment avoir bénéficié d’une aide « substantielle » de ces pays, ce qui leur a permis de mettre en évidence un système de corruption à grande échelle lié à l’obtention de permis pétroliers en République du Congo au cours de la dernière décennie.

Des sociétés congolaises citées dans le dossier

D’après l’acte d’accusation, la société congolaise MGI International, contrôlée par des membres proches de la famille présidentielle, détenait 25 % des parts de la société Hemla E&P Congo (HEPCO), titulaire de la licence pétrolière. Les 75 % restants appartenaient à Hemla Africa Holding.

Les autorités norvégiennes estiment que les dirigeants inculpés ont organisé le versement régulier de dividendes de HEPCO vers MGI International. Ces versements auraient permis, jusqu’en 2024, d’accorder un avantage financier estimé à au moins 24,68 millions de dollars, au bénéfice du président congolais par l’intermédiaire de membres de sa famille proche.

Petronor nie les faits reprochés

Dans un communiqué, la société Petronor rejette catégoriquement les accusations portées contre sa filiale et affirme souhaiter que l’affaire soit examinée de manière approfondie par la justice norvégienne.

L’Okokrim précise toutefois que, bien que les versements évoqués soient présentés comme liés au président du Congo et à ses proches, les autorités norvégiennes n’ont pas compétence pour engager des poursuites contre des personnes ou entités situées en dehors de la Norvège.

Coopération : le président Bassirou Diomaye Faye attendu à Brazzaville le 2 février

L’information a été rapportée par Africa Intelligence dans une publication datée du 26 janvier 2026.

 

À l’invitation du président Denis Sassou-N’Guesso, le chef de l’État sénégalais, Bassirou Diomaye Faye, est attendu à Brazzaville le 2 février prochain pour une visite officielle. Cette visite s’inscrit dans la continuité des échanges entre les deux dirigeants, qui s’étaient rencontrés le 8 décembre 2025 à Abidjan, en marge de la cérémonie d’investiture du président ivoirien Alassane Ouattara. À Brazzaville, les discussions devraient porter sur plusieurs dossiers stratégiques, tant sur le plan économique que politique.

Sur le volet bilatéral, l’énergie figure parmi les priorités. Début 2025, les autorités congolaises ont attribué un contrat à la Société nationale d’électricité du Sénégal, ouvrant la voie à un partenariat renforcé dans ce secteur clé. D’autres domaines de coopération, notamment l’agriculture et les infrastructures, devraient également être abordés lors des échanges entre les deux délégations.

Au-delà des questions économiques, la visite du président sénégalais devrait être marquée par des discussions sur des enjeux politiques régionaux, en particulier la situation en Guinée-Bissau, un dossier sensible qui mobilise l’attention de plusieurs capitales africaines.

Par ailleurs, un sujet plus discret pourrait également s’inviter à l’agenda des discussions : celui de l’ancien président sénégalais Macky Sall. Selon Africa Intelligence, ce dernier, qui peine à renouer des liens avec son successeur, s’est rendu début janvier à Brazzaville puis à Oyo, dans le département de la Cuvette. L’ex-chef de l’État serait actuellement à la recherche de soutiens financiers, d’opportunités d’affaires et d’un appui diplomatique international dans le cadre de son projet de candidature au poste de secrétaire général des Nations unies.

Congo : le Senat reçoit conclusions d’une enquête citoyenne sur le quinquennat 2021-2026

Le coordonnateur de l’Observatoire 242, Prince Michrist Kaba-Mboko, a présenté, le 23 janvier à Brazzaville, au président du Sénat, Pierre Ngolo, les conclusions d’une enquête consacrée à l’évaluation du quinquennat 2021-2026 du président de la République, Denis Sassou N’Guesso.

 

Cette enquête, menée sur un échantillon de 5 200 Congolais, s’est attachée à recueillir les aspirations, le ressenti, les difficultés mais aussi les motifs de satisfaction des citoyens quant à la mise en œuvre des politiques publiques au cours des cinq dernières années. L’objectif, selon les initiateurs, est d’apporter une lecture citoyenne et scientifique de l’action publique, tout en ouvrant des perspectives pour le prochain cycle politique.

« Quoi de plus normal que de venir ici au Sénat, chambre haute du Parlement et véritable temple de la démocratie, pour présenter ces conclusions. Il s’agit de montrer que, même si tout n’a pas été rose durant ce quinquennat, beaucoup de choses ont été faites, mais aussi d’esquisser des pistes capables d’éclairer les autorités de la République dans l’élaboration de l’offre 2026-2031 », a expliqué Prince Michrist Kaba-Mboko.

Pour le coordonnateur de l’Observatoire 242, cette initiative démontre que la jeunesse congolaise ne reste pas en marge du débat public, mais s’implique activement dans la réflexion sur l’avenir du pays. Réalisée sur une période d’environ un an, l’enquête s’est appuyée sur la méthode statistique hypothético-déductive, couvrant les neuf arrondissements de Brazzaville, y compris le district de l’île Mbamou ainsi que la commune de Kintelé.

Les thématiques abordées sont larges et englobent l’ensemble des préoccupations sociales majeures : énergie, eau, électricité, éducation, santé, mais aussi d’autres problématiques structurelles de la société congolaise. « Ce ne sont pas nos propres jugements qui ont été évalués, mais bien ceux des citoyens. C’est le ressenti du Congolais lambda, exprimé de manière indépendante, sur les défis mais également sur les réussites du quinquennat 2021-2026 », a-t-il insisté.

Prince Michrist Kaba-Mboko a ainsi appelé le Sénat à s’approprier ce document, qu’il considère comme un outil d’aide à la décision pour légiférer en toute conscience. Il s’agit, selon lui, d’un apport significatif de la jeunesse à l’évaluation, à l’amélioration et à la conception des politiques publiques.

« La jeunesse a compris, à travers cet exercice, que partout où les institutions ont été bousculées, rien de bon n’en est sorti. Il suffit de regarder autour de notre pays. Cette offre est donc destinée à nos décideurs, à nos dirigeants, qui, nous l’espérons, auront encore la lourde responsabilité de conduire le Congo lors du prochain quinquennat », a-t-il conclu.

Congo : Denis Sassou N’Guesso reçoit Félix Tshisekedi à Oyo

Le chef de l’Etat a reçu en audience, samedi 24 janvier en début d’après-midi, son homologue de la République démocratique du Congo, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo.

 

Les deux chefs d’État ont eu un tête-à-tête pendant plus de deux heures. À l’issue de cette rencontre, le président congolais de la RDC s’est adressé à la presse pour préciser les motivations de sa visite, avant de regagner Kinshasa dans la soirée.

« Je suis venu présenter mes vœux de Nouvel An au président Denis Sassou N’Guesso et lui apporter tout mon soutien à l’approche de l’élection présidentielle qui se tiendra dans quelques semaines ici au Congo, élection pour laquelle je lui souhaite bonne chance », a déclaré Félix Tshisekedi.

Au-delà de cet échange de civilités, la situation sécuritaire et politique en République démocratique du Congo a occupé une place centrale dans les discussions. Le président Tshisekedi a fait part à son hôte de l’évolution préoccupante du contexte sécuritaire dans l’est de son pays, évoquant le manque d’engagement des « agresseurs » dans la mise en œuvre effective des accords de paix conclus ces derniers mois.

Notons que des accords récemment signés aux États-Unis entre Kinshasa et Kigali peinent encore à produire des effets tangibles sur le terrain. Quant aux combattants de l’AFC/M23, accusés de bénéficier du soutien de l’armée rwandaise, ils continuent d’occuper plusieurs zones stratégiques des provinces du Nord et du Sud-Kivu, conquises à l’issue de violents affrontements avec les forces armées congolaises il y a environ un an.

Dans ce contexte, le président Félix Tshisekedi a salué l’expérience et le rôle de médiateur reconnu du président Denis Sassou N’Guesso sur la scène internationale. « J’ai tenu à prendre conseil auprès du président Sassou N’Guesso, dont l’expertise en matière de prévention et de résolution des conflits est largement reconnue », a-t-il souligné.

Cette rencontre illustre la volonté des deux États voisins de renforcer leur coopération politique et diplomatique.

Congo-présidentielle 2026 : les candidatures sont attendues jusqu’au 12 février

Le processus électoral en vue de l’élection présidentielle de 2026 en République du Congo est entré dans une phase décisive.

 

Dans un arrêté rendu public le 23 janvier à Brazzaville, le ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation, Raymond Zéphirin Mboulou, a fixé la période de dépôt des dossiers de déclaration de candidature du 29 janvier au 12 février 2026.

Conformément au calendrier électoral établi, l’élection présidentielle se tiendra en deux temps : le 12 mars 2026 pour le vote anticipé de la force publique, et le 15 mars 2026 pour le vote général sur l’ensemble du territoire national. Les potentiels candidats disposent ainsi d’un délai de deux semaines, à compter du 29 janvier, pour déposer leurs dossiers auprès de la Direction générale des affaires électorales (DGAE).

Dans son arrêté, le ministre de l’Intérieur précise que « tout candidat à l’élection du président de la République fait une déclaration de candidature légalisée en quatre exemplaires ». Cette déclaration doit être accompagnée d’un ensemble de pièces administratives et légales exigées par la loi électorale.

Parmi les documents requis figurent notamment une déclaration de moralité fiscale, un récépissé de versement au Trésor public d’un cautionnement de 25 millions de francs CFA, non remboursable, ainsi qu’un certificat médical délivré par un collège de trois médecins assermentés par la Cour constitutionnelle. Les candidats doivent également fournir un spécimen de signature et un casier judiciaire (volet n°2).

Avec l’ouverture officielle de cette période de dépôt des candidatures, la scène politique congolaise s’apprête à entrer pleinement dans l’arène électorale.