Congo-ZLECAF : les entreprises veulent renforcer leur compétitivité

Le sujet est au centre de la première édition du Café des entrepreneurs qui s’est ouvert vendredi 25 septembre 2026, à Brazzaville.

 

Des représentants des pouvoirs publics, des établissements financiers, des entrepreneurs et des investisseurs se sont réunis dans la capitale congolaise, Brazzaville. La rencontre s’inscrit dans le cadre de la première édition du Café des entrepreneurs, consacrée aux opportunités offertes par la zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF).

L’objectif de cette rencontre est de trouver des pistes pour renforcer la compétitivité des entreprises nationales et de faciliter leur accès au marché continental. Ouvert vendredi dernier, le Café des entrepreneurs est organisé par la Synergie pour le développement de tous (SDT), une organisation congolaise oeuvrant pour la promotion de l’entrepreneuriat et du développement économique, en partenariat avec la Chambre de commerce de Brazzaville et le Conseil congolais des jeunes entrepreneurs (CCJE).

Pour Dominique Mbéri, conseiller chargé de la ZLECAf auprès de la ministre congolaise du Commerce, la République du Congo dispose d’une stratégie nationale de mise en œuvre de l’accord pour la période 2021-2030. Les efforts portent notamment sur l’adaptation des procédures douanières, la délivrance des certificats d’origine et la préparation des entreprises aux échanges préférentiels.

Les entreprises congolaises sont appelées renforcer leurs capacités de production, d’innovation et de financement afin de tirer pleinement parti de l’ouverture du marché africain.

Congo : Eric Alain Mantot veut promouvoir le football féminin

Il a été élu samedi 26 septembre à Brazzaville, à la tête de la fédération congolaise de football (Fécofoot), pour un mandat de quatre ans.

 

La Fecofoot a son nouveau président. Eric Alain Mantot a été porté à la tête de l’instance faitière du football congolais, au cours d’une assemblée générale extraordinaire élective. Il remporte avec un score de 35 voix contre 5 soit 87,5% face à Boniface Carle Malalou. Il succède ainsi à Jean Guy Blaise Mayolas à la tête de la Fécofoot et son élection met fin à l’intérim assuré par Henri Endzanga.

Le nouveau président va diriger un comité exécutif composé de 15 membres. Eric Alain Mantot entend entre autres développer les centres de formation pour les jeunes, promouvoir le football féminin et améliorer la préparation des équipes nationales. Il promet également d’améliorer l’organisation des compétitions nationales et de renforcer la formation des arbitres.

Conscient de sa mission, il appelle les acteurs du football congolais à l’unité, et affirme sa volonté de travailler en collaboration avec l’Etat pour améliorer les infrastructures sportives du pays.

Rappelons que l’élection de Eric Alain Mantot intervient après la condamnation par contumace, en mars dernier, de l’ancien président Jean-Guy Blaise Mayolas à la réclusion à perpétuité pour détournement de fonds et blanchiment de capitaux.

Congo-trafic de peaux de panthère : sept prévenus attendus devant le tribunal d’Ewo

Le Tribunal de grande instance d’Ewo, dans le département de la Cuvette-Ouest, examinera le 28 septembre une affaire de délinquance faunique impliquant sept personnes présumées membres d’un réseau de trafic de produits issus de la faune sauvage.

 

Les faits remontent au 18 mai 2026 à Ewo. Ce jour-là, quatre individus auraient été interpellés en flagrant délit avec en leur possession quatre peaux, un crâne et quatre dents de panthère. Une opération qui aurait permis aux services compétents de remonter la piste d’un réseau présumé spécialisé dans le commerce illicite de produits fauniques.

Trois jours plus tard, trois autres personnes soupçonnées d’être impliquées dans cette affaire ont à leur tour été interpellées dans le district de Kellé. Conduites à Ewo, elles ont rejoint leurs présumés complices avant d’être placées en détention à la maison d’arrêt de la localité, dans l’attente de leur procès.

Selon les éléments de l’affaire, les sept prévenus auraient joué des rôles différents dans ce réseau. Certains seraient impliqués dans l’achat et la revente des produits fauniques, tandis que d’autres auraient servi d’intermédiaires ou assuré leur transport.

L’audience prévue le 28 septembre devrait être consacrée aux plaidoiries des parties et aux réquisitions du ministère public. À l’issue de cette étape, le tribunal devra se prononcer sur le sort des prévenus.

S’ils sont reconnus coupables, les intéressés s’exposent, conformément aux dispositions légales applicables, à des peines pouvant aller jusqu’à cinq ans d’emprisonnement ferme ainsi qu’à une amende pouvant atteindre cinq millions de FCFA chacun.

Cette affaire intervient dans le cadre de la lutte contre le trafic des espèces protégées et leurs produits dérivés, un phénomène qui alimente le commerce illicite de la faune sauvage. La décision du Tribunal de grande instance d’Ewo permettra de déterminer les responsabilités individuelles dans ce dossier.

Congo-USA : Denis Sassou-N’Guesso échange avec le PDG de Gerald Group

Les échanges ont porté notamment sur le renforcement des investissements et de la présence économique américaine au Congo.

 

La coopération économique entre le Congo et les États-Unis était au cœur de la rencontre entre le chef de l’État congolais et le dirigeant de Gerald Group/Soremi. Denis Sassou-N’Guesso a reçu, jeudi 24 septembre à Brazzaville, Dean Craig, PDG du groupe, en présence d’Amanda Jacobsen, chargée d’affaires de l’ambassade des États-Unis au Congo.

Les discussions ont principalement porté sur les perspectives de consolidation des investissements américains dans le pays. Elles s’inscrivent dans une volonté de renforcer les relations économiques entre Brazzaville et Washington, à travers notamment le développement des activités industrielles et minières.

Présent au Congo à travers Soremi, acteur du secteur minier, Gerald Group figure parmi les investisseurs étrangers engagés dans l’exploitation et la transformation des ressources minières du pays. Les échanges avec le président de la République ont ainsi permis d’aborder les possibilités d’accroître cette présence et de favoriser de nouvelles opportunités d’investissement.

La rencontre intervient dans un contexte où le Congo cherche à attirer davantage de capitaux privés et à diversifier son économie. Pour les autorités congolaises, le développement de partenariats avec des investisseurs internationaux constitue un levier important pour soutenir la croissance, renforcer le tissu industriel et créer davantage d’activités économiques.

 

Congo-rentrée scolaire : la DDCRFC renforce les contrôles sur le marché des fournitures

La Direction départementale de la concurrence et de la répression des fraudes commerciales de Pointe-Noire (DDCRFC-PNR) intensifie ses contrôles auprès des commerçants.

 

À quelques jours de la rentrée scolaire, les agents de la DDCRFC de Pointe-Noire sont descendus sur le terrain pour contrôler les pratiques commerciales dans les points de vente de fournitures scolaires. L’opération porte notamment sur l’affichage des prix et l’information communiquée aux consommateurs.

Pour les autorités, il s’agit de s’assurer que les parents d’élèves puissent connaître, de manière claire et accessible, le coût des articles avant tout achat. Une exigence qui s’inscrit dans le cadre de la réglementation congolaise en matière de transparence du marché.

Au Congo, les prix des fournitures scolaires sont soumis au libre jeu de la concurrence. Cette liberté de fixation des tarifs ne signifie toutefois pas absence de règles. Les commerçants demeurent tenus de respecter les obligations prévues par la réglementation, notamment en matière d’information des consommateurs.

La DDCRFC invite ainsi les opérateurs économiques à afficher clairement les prix des produits proposés à la vente et à délivrer des factures conformes à leurs clients. Elle les appelle également à faire preuve de responsabilité dans leurs pratiques commerciales, particulièrement en cette période où les dépenses liées à la rentrée scolaire pèsent davantage sur les ménages.

Sur le terrain, les brigades de surveillance de la direction départementale restent mobilisées afin de constater d’éventuels manquements. Les opérateurs qui ne se conformeraient pas aux dispositions en vigueur s’exposent aux sanctions prévues par les textes.

Congo : Denis Sassou-N’Guesso rend hommage à Émile Mabonzo

Le président de la République s’est incliné, le 23 septembre à Brazzaville, devant la dépouille de l’ancien ministre du Développement industriel et de la Promotion du secteur privé, décédé récemment.

 

Au palais des congrès, le chef de l’État Denis Sassou N’Guesso a rendu un dernier hommage à celui qui a consacré une partie de son parcours au service de la République. Ce moment de recueillement s’est déroulé en présence de membres du gouvernement, de personnalités publiques, de proches et de connaissances du défunt.

Ancien ministre du Développement industriel et de la Promotion du secteur privé, Émile Mabonzo a occupé des responsabilités au sein de l’administration publique et du gouvernement congolais, notamment dans les domaines liés au développement industriel et à la promotion du secteur privé.

Le président Denis Sassou-N’Guesso a salué la mémoire d’un ancien collaborateur et exprimé sa solidarité à la famille du disparu en cette période de deuil.

Le Congo rend ses derniers honneurs à une figure ayant participé à la conduite de l’action publique dans le pays.

Congo : le Cese renforce les capacités de son personnel sur la gestion budgétaire

Le Conseil économique, social et environnemental (Cese) a lancé, le 22 septembre à Brazzaville, une session de renforcement des capacités destinée aux agents impliqués dans l’élaboration du budget et des comptes annuels de l’institution.

 

Pendant quatre jours, les participants sont appelés à approfondir leurs connaissances sur les mécanismes budgétaires ainsi que sur les techniques d’élaboration et de présentation des comptes annuels.

Cette session de formation vise notamment à renforcer les compétences du personnel du Cese afin de lui permettre de mieux maîtriser les différentes étapes du processus budgétaire et de fiabiliser la production des comptes annuels de l’institution.

À travers cette initiative, le Cese entend également améliorer ses pratiques en matière de gestion des ressources financières. La maîtrise des outils et procédures budgétaires doit ainsi contribuer à une gestion plus transparente et à une meilleure traçabilité des ressources mobilisées pour le fonctionnement de l’institution.

Au-delà de l’acquisition de connaissances techniques, cette formation constitue un cadre d’échange et de mise à niveau pour les agents concernés par la préparation, l’exécution et le suivi des opérations budgétaires.

Au terme des quatre jours de travaux, les participants devraient disposer de compétences renforcées pour mieux répondre aux exigences liées à la gestion financière et comptable du Cese. L’objectif affiché est de consolider la transparence et la redevabilité dans la gestion des ressources de l’institution.

Congo : le gaz naturel liquéfié veut s’imposer comme carburant moins coûteux

À 452 FCFA le kilogramme, le gaz naturel liquéfié (GNL) distribué à Pointe-Noire pourrait permettre aux transporteurs de réduire leurs dépenses de carburant d’environ 30 % par rapport au gasoil.

 

Le gaz naturel liquéfié (GNL) fait désormais partie des carburants disponibles à Pointe-Noire. Une station multi-énergies de la Société sino-congolaise d’investissement (SCI), située sur l’avenue Ma-Loango, propose ce carburant aux côtés du gasoil et de l’essence, avec l’objectif notamment de répondre aux besoins des transporteurs.

Vendu à 452 FCFA le kilogramme, le GNL présente un avantage économique mis en avant par les promoteurs de la station, son utilisation permettrait de réduire les dépenses de carburant d’environ 30 % par rapport au gasoil, à performance équivalente. Un argument susceptible d’intéresser particulièrement les professionnels du transport, pour lesquels le coût du carburant constitue une composante importante des charges d’exploitation.

La nouvelle infrastructure dispose d’une capacité de stockage de 120 m³ de GNL, soit environ 46 tonnes. Elle peut également stocker 120 m³ de gasoil, correspondant à près de 96 tonnes, et 40 m³ d’essence, soit environ 28 tonnes.

La station peut accueillir simultanément jusqu’à 14 véhicules, tandis que le chargement d’un véhicule en GNL nécessite moins de quatre minutes. De quoi favoriser une rotation plus rapide des véhicules et limiter le temps consacré au ravitaillement.

Construite sur une superficie de 6 560 m² par les équipes de Weiye Petroleum Service Engineering, l’installation intègre notamment un système de gestion multilingue, plusieurs moyens de paiement, un espace de vente ainsi qu’un accompagnement technique destiné aux transporteurs.

Congo : le PND 2027-2031 entre en préparation

Ce nouveau cadre de programmation doit prendre le relais du PND 2022-2026 et définir les principales priorités de développement du pays pour les cinq prochaines années.

 

Le processus d’élaboration du nouveau PND est officiellement lancé. La cérémonie, présidée par le Premier ministre, chef du gouvernement, Anatole Collinet Makosso, s’est déroulée lundi 21 septembre en présence des partenaires techniques et financiers.

Présenté comme plus ambitieux que le précédent programme, le PND 2027-2031 entend s’appuyer sur cinq grandes priorités destinées à accélérer la transformation économique et sociale du Congo.

Le développement du capital humain figure parmi les principaux axes retenus. Le gouvernement entend renforcer les investissements dans l’éducation, la santé, la protection sociale et la formation professionnelle. L’amélioration de l’employabilité des jeunes et le renforcement des compétences devraient également occuper une place importante dans ce nouveau programme.

Autre priorité, l’accélération de la diversification de l’économie et la transformation des matières premières. Dans cette perspective, le secteur privé, les petites et moyennes entreprises (PME), l’entrepreneuriat des jeunes et des femmes ainsi que le développement des chaînes de valeur nationales sont appelés à jouer un rôle accru.

Le nouveau plan devrait également accorder une attention particulière à la réduction des inégalités sociales et territoriales. L’objectif affiché est d’améliorer l’accès des populations aux services essentiels et aux opportunités économiques, dans l’ensemble des quinze départements du pays.

Congo : l’OCDH recense plus de 500 jeunes portés disparus dans le cadre de « Zéro kuluna »

L’organisation appelle les autorités à faire la lumière sur le sort de ces personnes et à replacer la lutte contre la criminalité urbaine sous contrôle judiciaire.

 

Un an après le lancement de l’opération « Zéro kuluna », le bilan dressé par l’Observatoire congolais des droits de l’Homme (OCDH) soulève de nouvelles inquiétudes. Dans les conclusions de son enquête, l’organisation fait état de 561 jeunes dont les familles seraient toujours sans nouvelles.

L’opération avait été engagée en septembre 2025 pour lutter contre la criminalité urbaine et les bandes de jeunes communément appelées « kuluna » ou « bébés noirs ». Sa conduite avait été confiée à la Direction générale de la sécurité présidentielle (DGSP), sur instruction du président Denis Sassou Nguesso.

Selon l’OCDH, les disparitions recensées concernent notamment Brazzaville, Pointe-Noire, Dolisie et Nkayi. L’organisation affirme avoir recueilli des témoignages de familles faisant état d’interpellations effectuées, dans certains cas, au cours d’opérations nocturnes et sans procédure judiciaire clairement établie.

Derrière le chiffre de 561 disparitions, l’OCDH décrit la détresse de familles qui, plusieurs mois après l’interpellation de leurs proches, ignorent toujours où ils se trouvent et ce qu’ils sont devenus.

L’organisation de défense des droits humains met notamment en cause les conditions dans lesquelles certaines personnes auraient été arrêtées. Elle estime que les opérations de lutte contre la criminalité doivent s’inscrire dans le respect des procédures légales, notamment en matière d’arrestation, de détention et de droit à la défense.

Dans un rapport publié en début d’année, l’OCDH avait déjà dénoncé des exécutions sommaires et extrajudiciaires qu’elle attribuait à des éléments de la DGSP dans le cadre de « Zéro kuluna ». L’organisation estimait alors que la lutte contre les gangs ne pouvait se faire au détriment des droits fondamentaux.

L’OCDH demande des explications aux autorités

Tout en reconnaissant la nécessité de lutter contre l’insécurité dans les grandes agglomérations, l’OCDH questionne le choix de confier cette mission à une unité dont la vocation première est la protection du chef de l’État et de sa famille.

L’organisation demande notamment que les personnes interpellées soient présentées devant les juridictions compétentes, qu’elles bénéficient des garanties prévues par la loi et que les autorités communiquent sur le sort des personnes portées disparues.

Elle réclame également que toute personne décédée en détention fasse l’objet d’une procédure permettant d’établir les circonstances de sa mort.

La question du contrôle judiciaire apparaît ainsi au cœur des préoccupations de l’OCDH, qui estime que la lutte contre la criminalité urbaine doit être menée dans le respect de l’État de droit.