Congo : des femmes avocates au chevet des femmes détenues

À l’occasion du mois consacré aux droits des femmes, le bâtonnier du barreau de Brazzaville, Andrée Brigitte Nzingoula, a conduit le 24 mars, une délégation de femmes avocates à la maison d’arrêt de Brazzaville.

 

Dans une atmosphère empreinte d’écoute et de solidarité, la délégation d’avocates est allée à la rencontre des femmes incarcérées pour s’enquérir de leurs conditions de détention et de l’état d’avancement de leurs dossiers. Cette initiative s’inscrit dans une démarche citoyenne et professionnelle visant à renforcer l’accès au droit pour les personnes en situation de vulnérabilité.

Prenant la parole devant les détenues, le bâtonnier Andrée Brigitte Nzingoula a rappelé la place essentielle de la femme dans la cellule familiale. « Vous êtes des mères et des piliers de la famille. Lorsqu’une maman est incarcérée, c’est l’éducation des enfants qui en pâtit, et toute la famille souffre », a-t-elle déclaré, soulignant ainsi l’impact social de la détention féminine.

Au cours des échanges, plusieurs cas de procédures en attente ou en situation de blocage ont été évoqués. Les avocates ont pris l’engagement d’assurer un suivi rigoureux des dossiers concernés, en multipliant les démarches auprès des juridictions compétentes afin de favoriser leur évolution. Elles ont toutefois précisé que cette assistance ne s’étend pas aux détenues dont les condamnations ont déjà été définitivement prononcées.

Au-delà de l’aspect strictement juridique, la visite a également revêtu une dimension humaine. Le bâtonnier a prodigué des conseils aux détenues, les exhortant à garder espoir et à se préparer à une réinsertion réussie dans la société.

La rencontre s’est achevée par un geste de solidarité la remise de kits composés de produits de première nécessité destinés à un usage quotidien.

 

Le Congo reçoit plus de 45 millions FCFA d’équipements de la part de l’OMS

L’Objectif est de renforcer la prise en charge des urgences, notamment les détresses respiratoires, et améliorer la qualité des soins dans les structures sanitaires du pays.

 

Le bureau de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en République du Congo a remis au gouvernement congolais un lot d’équipements médicaux d’une valeur supérieure à 45 millions de francs CFA. La cérémonie officielle de remise s’est tenue en présence du représentant de l’OMS au Congo, Vincent Dossou Sodjinou, et du ministre de la Santé et de la Population, Jean-Rosaire Ibara.

Le matériel offert comprend des nébuliseurs, des concentrateurs d’oxygène, des appareils respiratoires mobiles, des insufflateurs manuels ainsi que des dispositifs de surveillance médicale. Ces équipements, essentiels dans la gestion des urgences respiratoires, permettront aux formations sanitaires d’améliorer la prise en charge rapide et efficace des patients, notamment dans les zones les plus vulnérables du territoire.

Ce soutien technique et matériel arrive dans un contexte où plusieurs hôpitaux confrontés à un déficit en équipements adaptés limitait la capacité d’intervention face aux cas critiques. Grâce à cet appui, les équipes médicales disposeront d’outils modernes pour stabiliser les patients en détresse respiratoire et réduire les risques de complications graves.

Africa Global Logistics Congo réalise la mise sur rail d’une locomotive de 83T pour accompagner le développement de l’industrie cimentière

Le 24 mars 2026, Africa Global Logistics (AGL) Congo a débarqué et mis sur rail une locomotive de 83 tonnes et ses accessoires destinés au transport des produits d’une cimenterie locale.

 

AGL a tout d’abord assuré le dédouanement de cette marchandise avant de procéder à son déchargement. Cette opération complexe qui s’est déroulée au Port Autonome de Pointe-Noire, a mis en lumière le lien entre l’expertise logistique et le développement de l’industrie cimentière dans le pays.

La locomotive mise sur rail va optimiser l’approvisionnement en calcaire et renforcer la logistique de distribution de la cimenterie. Tout cela permettra d’accroître les capacités de production en s’adaptant à la demande croissante du marché national. « Nous disposons d’équipements et de compétences locales de haut niveau pour manipuler les charges les plus lourdes et les plus complexes. Au-delà des solutions logistiques fiables et compétitives que nous offrons, nous accompagnons nos clients dans leur quête de performance » soutient Cyril MARQUES, Directeur d’exploitation Africa Global Logistics Congo.

Grâce à son expertise de pointe et à son savoir-faire opérationnel, AGL s’est imposé comme un acteur clé dans la réussite de projets logistiques d’envergure à travers le continent africain.Qu’il s’agisse de logistique industrielle, de santé, d’infrastructures ou d’énergie, AGL met en œuvre des solutions innovantes et sur-mesure pour répondre aux besoins complexes de ses clients. Au Congo chaque projet réalisé reflète la capacité d’AGL à relever les défis les plus ambitieux tout en apportant une valeur ajoutée concrète et durable.

A propos d’AGL Congo

AGL (Africa Global Logistics) est l’opérateur logistique multimodal (portuaire, logistique, maritime et ferroviaire) de référence en Afrique. L’entreprise fait désormais partie du Groupe MSC, compagnie maritime et logistique de premier plan. Présent au Congo dans le transport et la logistique, AGL compte 1500 collaborateurs congolais à travers ses agences et ses filiales portuaires et logistiques. Implanté à Pointe Noire, Brazzaville et Dolisie, l’entreprise déploie des systèmes de management QHSE reposant sur des référentiels reconnus tels que l’ISO 4500. AGL s’investit dans l’amélioration des compétences de ses collaborateurs et participe activement au développement socio-économique du pays au moyen d’actions de responsabilité sociétale dans les secteurs de l’éducation, la réinsertion sociale, la préservation de l’environnement et l’accompagnement humanitaire.

Mobile-first comme une nouvelle norme : pourquoi les applications définissent-elles l’avenir du betting en Afrique ?

Les progrès technologiques rapides ont jeté les bases du développement futur de l’industrie de l’iGaming. Les plateformes de bureau appartenant désormais au passé, l’année 2026 marquera la transition définitive des utilisateurs vers les applications mobiles. Plus de 70 % des paris en Afrique sont effectués sur smartphones et tablettes.

Loin d’être une tendance passagère, mobile-first est une nouvelle logique pour le marché de l’iGaming

Plus de 94 % des utilisateurs parient depuis un smartphone, et les principaux opérateurs ont intégré cette tendance comme principe fondamental de l’industrie et adapté leurs produits en conséquence. La société 1xBet a été parmi les pionnières du développement des paris mobiles, proposant aux utilisateurs une version adaptée de son site web officiel et des applications mobiles optimisées pour les appareils iOS et Android. Ces applications permettent de parier en mobilité et de rester connecté au jeu en permanence. La popularité croissante des technologies mobiles ouvre la voie à de nouvelles approches et génère des profits considérables : la niche des jeux en ligne en Afrique traverse une période de pleine expansion et a déjà dépassé les 17,6 Md $. Dans de nombreux pays du continent, les smartphones sont devenus le principal canal d’accès aux paris. Par conséquent, une plateforme mobile performante est indispensable pour tout opérateur.

L’optimisation technique du produit est cruciale, notamment en cas de connexion Internet instable et de diversité d’appareils. Par exemple, l’app 1xBet privilégie une faible consommation de données et un fonctionnement stable, même avec des ressources limitées.

Grâce au développement des technologies mobiles, le secteur africain des jeux en ligne connaît une croissance non seulement financière, mais aussi en termes d’activité des utilisateurs. Il compte aujourd’hui plus de 440 millions de joueurs actifs, et ce nombre ne cesse d’augmenter.

La localisation : un facteur clé de succès

Le secteur africain de l’iGaming est un marché à plusieurs niveaux qui regroupe différents pays, chacun présentant ses spécificités. 1xBet allie avec brio expérience internationale et flexibilité régionale, offrant aux utilisateurs une interface conviviale et adaptée à leur localisation, ainsi qu’un large choix de solutions de paiement, y compris les services d’opérateurs spécialisés.

En Afrique, les transactions en espèces via des agents de paiement, ainsi que les services mobiles de dépôt et de retrait, sont très répandus. 1xBet a su intégrer ces solutions à sa plateforme mobile. Dans de nombreux pays, les portefeuilles mobiles sont devenus le principal instrument financier pour les paris, renforçant ainsi le rôle des applications mobiles comme point d’interaction privilégié avec l’utilisateur.

Aujourd’hui, les utilisateurs choisissent un opérateur en fonction de son expérience et de ses performances, plutôt que des avantages concurrentiels mis en avant dans les publicités. 1xBet mobile allie rapidité, stabilité et simplicité d’utilisation pour créer un environnement de jeu optimal.

1xBet est au cœur de la création d’une nouvelle infrastructure iGaming en Afrique

L’entreprise 1xBet ne se contente pas de suivre les tendances du secteur, mais élabore une nouvelle logique de marché fondée sur le principe du « mobile first ». La plateforme mobile de la marque répond à tous les besoins des joueurs et s’adapte parfaitement à leurs habitudes mobile-first. Parallèlement, l’optimisation du produit et l’intégration de nouvelles idées sont des processus continus.

Grâce à cette approche, 1xBet a conquis la reconnaissance des utilisateurs et des experts du secteur, en s’offrant le prix « Best on Mobile 2026 » au sommet SiGMA Africa 2026. Le produit de l’entreprise est devenu l’incarnation de la nouvelle réalité des paris mobiles et a renforcé sa position dans une région stratégique.

En 2026, le betting mobile ne concurrence plus celui de bureau : il l’a totalement remplacé. Et ce sont des produits comme 1xBet mobile qui définissent la nouvelle norme de ce créneau.

Congo : grève annoncée des enseignants communautaires dès le 4 avril

Réuni en assemblée générale le 21 mars dernier à Brazzaville, le Réseau national des enseignants communautaires (RNEC) a annoncé une grève effective à compter du 4 avril.

 

Le Réseau national des enseignants communautaires (RNEC) a décidé à l’issue de ses travaux de passer à l’action. Le syndicat exige le paiement immédiat d’au moins cinq mois d’arriérés de bourses sur les neuf cumulés. Il dénonce une situation devenue « intenable » pour des milliers d’enseignants à travers le pays.

Selon le RNEC, ces retards sont imputables au ministère des Finances, du Budget et du Portefeuille public, accusé de faire preuve de mépris à l’égard des enseignants communautaires. Une situation qui, d’après le réseau, affecte les conditions de vie des concernés et compromet leur engagement professionnel au service de l’école congolaise.

Au-delà des arriérés, le syndicat fustige ce qu’il qualifie de manque criant de considération du gouvernement envers cette catégorie d’enseignants, souvent en première ligne dans les zones rurales et périurbaines. Le RNEC dénonce également une gestion opaque des quotas de recrutement antérieurs, affirmant que certains postes auraient été attribués à des non-enseignants, voire à des commerçantes de marché, au détriment des véritables bénéficiaires.

Le réseau pointe par ailleurs l’inaction et le silence du bureau de la Coordination syndicale des enseignants communautaires du Congo (CSECC), malgré sa participation au traitement des dossiers. Il regrette que les résolutions adoptées lors des précédentes assemblées générales n’aient pas été suivies d’effets concrets.

Parmi les principales revendications figure l’application effective du projet de société du président Denis Sassou N’Guesso, qui prévoit la régularisation de 12 000 enseignants communautaires en activité. Pour le RNEC, cette promesse doit se traduire par des mesures urgentes et tangibles afin de mettre fin à la précarité persistante dans le secteur.

Sauf réaction rapide des autorités, les enseignants communautaires pourraient donc suspendre les cours dès le 4 avril, avec des répercussions attendues sur le fonctionnement des établissements publics à travers le pays.

Congo Terminal reçoit simultanément deux navires Roro et décharge plus de 900 véhicules en un temps record

Le 23 mars 2026, Congo Terminal a reçu simultanément deux navires spécialisés dans letransport roulier (RoRo). En quelques heures seulement, les équipes opérationnelles ont procédé au déchargement de plus de 900 véhicules, confirmant ainsi l’expertise logistique du terminal.

 

L’arrivée simultanée de ces deux navires marque une nouvelle démonstration de la capacité de Congo Terminal à gérer des opérations à fort volume, tout en garantissant fluidité, sécurité et rapidité d’exécution. Grâce à la coordination entre les équipes de la planification, du control Room, des opérations navires et terre ; les véhicules ont été débarqués, alignés et pris en charge dans un délai optimisé, assurant une continuité opérationnelle exemplaire.

« La réception en même temps de deux navires Roro témoigne une fois de plus de notre capacité à répondre aux exigences de nos partenaires maritimes et à soutenir la dynamique économique du pays », a déclaré Emmanuel ADDO, Directeur d’exploitation Congo Terminal.

En investissant continuellement dans les équipements modernes, la formation des collaborateurs et l’optimisation des processus, Congo Terminal renforce sa position de plateforme logistique stratégique en Afrique centrale. L’entreprise est engagée dans une démarche d’excellence opérationnelle pour offrir des services portuaires fiables, performants et conformes aux standards internationaux au bénéfice des opérateurs maritimes, importateurs et exportateurs. Elle contribue ainsi à soutenir l’économie congolaise et le marché régional.

À propos de Congo Terminal:

Congo Terminal, filiale d’AGL (Africa Global Logistics), est l’opérateur exclusif des activités de manutention de navires porte-conteneurs et rouliers escalant au port de Pointe Noire. L’entreprise est engagée dans un partenariat public-privé qui lui permet de répondre aux exigences de ses clients armateurs, importateurs ou exportateurs. Grâce à ses nombreux investissements, Congo Terminal participe à l’amélioration du pouvoir d’achat et contribue activement à la lutte contre la vie chère. Certifiée ISO 9001/2015, ISPS (sûreté) et Pedestrian Free Yard (HSE) et Green Terminal, l’entreprise dispose d’équipements et de technologies de pointe dont le système d’exploitation Navis 4. Congo Terminal a dépassé le seuil de 1.000.000 EVP manutentionnés par an depuis 2022 et emploie près de 900 collaborateurs congolais. L’entreprise mène des actions solidaires en faveur de la jeunesse, de la protection de l’environnement et de l’éducation.

Carburant : Kinshasa face au choc pétrolier mondial

La pénurie observée dans plusieurs villes de la RDC, dont Kinshasa, s’explique en grande partie par la flambée des cours internationaux du pétrole, provoquée par les tensions autour du détroit d’Ormuz.

 

Depuis le début de la semaine, de longues files de véhicules se forment devant les stations-service à Kinshasa et dans d’autres grandes villes du pays. Cette situation traduit une nouvelle tension sur l’approvisionnement en carburant.

Cette pénurie ne résulte pas uniquement de difficultés internes. Elle s’explique par des tensions géopolitiques autour du détroit d’Ormuz, un passage stratégique pour le commerce mondial du pétrole.

En quelques jours, le prix du baril de Brent est passé d’environ 75 à près de 100 dollars. Cette hausse se répercute directement sur les coûts d’importation, même si la RDC s’approvisionne en grande partie auprès de pays voisins comme l’Angola, le Nigeria ou le Congo-Brazzaville. Les prix locaux restent en effet liés aux cours internationaux.

Les autorités ont dans un premier temps réussi à limiter l’impact de cette flambée grâce à des stocks achetés à des prix plus bas. Mais l’arrivée de nouvelles cargaisons, acquises à des coûts plus élevés, a provoqué un ajustement rapide sur le marché local.

Face à la situation, le gouvernement a annoncé des mesures temporaires pour atténuer le choc. Parmi elles, la suspension pour 45 jours du mécanisme de plafonnement du différentiel de transport, afin de donner plus de flexibilité aux opérateurs dans un contexte de forte volatilité des coûts.

Les autorités assurent suivre de près l’évolution du marché international, en espérant un apaisement rapide des tensions pour stabiliser l’approvisionnement et les prix à la pompe.

Congo : un excédent de 81 milliards FCFA en 2024

Le Congo enregistre un solde excédentaire de sa balance des paiements en 2024. Une performance qui marque un net redressement après le déficit de 2023.

 

Les indicateurs économiques sont en nette amélioration pour la République du Congo. Réuni le 18 mars 2026, le Comité national de la balance des paiements (CNBP) a validé un solde global excédentaire de 81 milliards de FCFA pour l’année 2024. Un résultat qualifié d’historique, qui contraste avec le déficit enregistré en 2023.

Selon le rapport présenté par Armel Fridelin Mbouloukoue, rapporteur du CNBP, cette performance traduit une meilleure tenue des comptes extérieurs et une gestion plus rigoureuse des équilibres macroéconomiques. La croissance du produit intérieur brut (PIB) réel est estimée à 2,1 % en 2024.

Cette progression a été portée en grande partie par le dynamisme du secteur hors pétrole. Un signal fort pour la stratégie nationale de diversification économique, longtemps freinée par la forte dépendance aux hydrocarbures. Cette évolution laisse entrevoir une économie plus équilibrée et moins vulnérable aux fluctuations des cours mondiaux.

Malgré ces avancées, les autorités restent prudentes. Le CNBP appelle à accélérer les réformes afin de consolider ces acquis, notamment en renforçant la diversification et en stimulant les échanges au sein de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC).

Le Congo présent à la 14e Conférence ministérielle de l’OMC à Yaoundé

À travers cette participation, Brazzaville réaffirme son engagement en faveur d’un commerce international plus équitable et plus inclusif.

 

La République du Congo prend part à la 14e Conférence ministérielle de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), organisée du 26 au 29 mars 2026 à Yaoundé, au Cameroun. Membre de l’OMC depuis 1997, la République du Congo figure parmi les pays représentés à cette 14e Conférence ministérielle, la plus haute instance de décision de l’organisation. Cette rencontre internationale réunit les ministres du Commerce des 166 États membres afin de débattre des grandes orientations du commerce mondial.

La délégation congolaise participe aux discussions portant notamment sur la facilitation des échanges, le commerce électronique, l’agriculture, ainsi que les mécanismes de soutien aux pays en développement. Pour Brazzaville, l’objectif est clair : défendre les intérêts économiques nationaux tout en soutenant une meilleure intégration des économies africaines dans le système commercial international.

La conférence de Yaoundé constitue également une opportunité pour le Congo-Brazzaville de renforcer ses partenariats, d’explorer de nouvelles perspectives d’investissement et de consolider sa coopération avec les autres pays africains, notamment au sein des organisations régionales.

OIF : Paul Kagame sollicite le soutien de Sassou-N’Guesso

Le président rwandais a officiellement sollicité l’appui de son homologue congolais Denis Sassou-N’Guesso en faveur du Rwanda au sein de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF).

 

Derrière les civilités diplomatiques liées à la réélection du président congolais, le message du chef de l’État rwandais s’inscrit dans une démarche stratégique claire, obtenir le soutien de Brazzaville dans le cadre des ambitions du Rwanda au sein de l’Organisation internationale de la Francophonie.

Paul Kagame, dont le pays a renforcé ces dernières années sa présence dans les instances multilatérales, cherche à consolider ses alliances au sein de l’espace francophone. En s’adressant à Denis Sassou-N’Guesso, figure influente de la sous-région et acteur de poids dans les cercles diplomatiques africains, Kigali mise sur un appui susceptible d’influencer les équilibres internes de l’OIF.

Cette sollicitation intervient dans un contexte où la Francophonie fait l’objet de recompositions stratégiques et de repositionnements politiques. Le soutien de la République du Congo pourrait ainsi représenter un levier déterminant pour les ambitions rwandaises, tant sur le plan institutionnel que symbolique.

Au-delà de l’enjeu spécifique de l’OIF, cette démarche illustre la volonté du Rwanda de renforcer ses partenariats africains et de s’appuyer sur des alliances régionales solides pour peser davantage dans les organisations internationales. Reste désormais à savoir quelle suite Brazzaville réservera à cette requête diplomatique.