Les vols groupés Paris-Kinshasa-Brazzaville d’Air France suscitent des inquiétudes

Alors que l’épidémie du virus Ebola continue de progresser en RDC, la compagnie aérienne Air France fait face à des interrogations concernant le maintien des vols groupés entre Paris, Kinshasa et Brazzaville.

 

Un vol Paris–Détroit de Air France a dû effectuer une escale à Montréal mercredi 20 mai, afin de débarquer un passager originaire de la RDC, conformément aux mesures de précaution appliquées par les autorités américaines face au risque de propagation du virus Ebola. Cet incident a relancé le débat autour des dispositifs sanitaires appliqués par les compagnies aériennes desservant l’Afrique centrale.

Au cœur des préoccupations figure notamment le maintien des vols groupés Paris–Kinshasa–Brazzaville et vice-versa. Pour plusieurs voyageurs et observateurs, le principe de précaution devrait conduire la compagnie française à dissocier temporairement ces dessertes afin de réduire les risques potentiels liés au transit des passagers entre les deux capitales voisines.

À Brazzaville, de nombreuses voix estiment qu’une telle mesure permettrait de rassurer davantage les populations et de renforcer la prévention sanitaire dans un contexte régional déjà marqué par une forte vigilance. Certains spécialistes rappellent également que la proximité géographique entre Brazzaville et Kinshasa impose une attention particulière en période d’alerte épidémique.

Pour l’heure, aucune restriction officielle de voyage n’a été annoncée par les autorités sanitaires internationales concernant Kinshasa. Les compagnies aériennes poursuivent donc leurs opérations habituelles tout en appliquant les contrôles sanitaires recommandés.

Congo-Diplomatie : cinq nouveaux ambassadeurs présentent leurs lettres de créance

Le président Denis Sassou N’Guesso, a reçu, le 23 mai au Palais du peuple à Brazzaville, les lettres de créance de cinq nouveaux ambassadeurs accrédités au Congo.

 

La République du Congo accueille de nouveaux ambassadeurs du Vatican, la Belgique, la Norvège, le Maroc ainsi que le Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord. Pour Relwende Kisito Ouédraogo, représentant du Vatican, sa mission s’inscrit dans la continuité des relations établies entre le Saint-Siège et le Congo depuis 2017, année de signature d’un accord-cadre portant sur plusieurs secteurs stratégiques, notamment la diplomatie, la santé et l’éducation. Cette coopération traduit la volonté des deux parties de consolider leurs échanges autour des valeurs humaines, sociales et spirituelles.

La nouvelle ambassadrice de Belgique, Emmanuelle Plissart De Foy, a pour sa part placé son mandat sous le signe du renforcement d’une coopération déjà qualifiée d’excellente entre Bruxelles et Brazzaville. Les relations entre les deux pays reposent principalement sur le dialogue politique, la diversification des échanges économiques ainsi que le développement de nouveaux partenariats dans plusieurs domaines d’intérêt commun.

De son côté, l’ambassadeur de Norvège, Bekken Bjorn Klouman, a salué les efforts consentis par le président congolais en faveur de la préservation de l’environnement et de la protection des écosystèmes forestiers. Un engagement qui place le Congo parmi les acteurs majeurs de la lutte contre les changements climatiques en Afrique centrale, notamment à travers la sauvegarde du bassin du Congo.

La diplomate marocaine, El Berrak Najoua, a mis en avant la qualité des relations d’amitié et de coopération entre le Royaume du Maroc et la République du Congo. Elle a réaffirmé la volonté des deux États de consolider davantage leurs liens dans les domaines économique, politique et culturel, au bénéfice des peuples des deux nations.

Enfin, Zoé Warren Mvo, ambassadrice du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord, a exprimé son ambition de donner un nouvel élan à la coopération bilatérale. Elle entend notamment accorder une attention particulière aux enjeux environnementaux, en mettant l’accent sur la protection des forêts du bassin du Congo, considérées comme un patrimoine écologique mondial essentiel.

Congo : Brazzaville accueille les Assemblées annuelles de la BAD

Le président de République, Denis Sassou N’Guesso échange avec le président de la BAD, Sidi Ould Tah, à la veille des assises pour s’assurer des derniers réglages avant l’ouverture des assises.

 

Prévue à Brazzaville du 25 au 29 mai, cette rencontre réunira plusieurs dirigeants africains, ministres des Finances, gouverneurs de banques centrales, partenaires techniques et investisseurs autour des questions liées au financement du développement, à la transformation économique du continent et à la résilience face aux crises mondiales.

Les discussions prévues durant les travaux porteront notamment sur le renforcement de l’intégration régionale, l’accélération de l’industrialisation du continent, la mobilisation des ressources financières et l’accompagnement des États africains dans leurs politiques de développement durable.

Pour le Congo, pays hôte de cette édition, l’organisation de ces Assemblées constitue une opportunité diplomatique et économique majeure. Elle permettra au pays de réaffirmer son engagement en faveur de la coopération africaine et de mettre en lumière ses ambitions en matière de développement et d’attractivité économique.

Coopération judiciaire : le Congo et la RDC veulent moderniser l’accord de 1978

Réunis le 21 mai à Brazzaville, les ministres de la Justice des deux pays ont engagé des discussions autour de la révision de l’accord de coopération judiciaire signé en 1978, afin de l’adapter aux nouveaux défis sécuritaires et criminels liés notamment aux technologies numériques.

 

Le Congo et la République démocratique du Congo (RDC) entendent donner un nouveau souffle à leur coopération judiciaire. Face à l’évolution des formes de criminalité transfrontalière, Brazzaville et Kinshasa veulent renforcer leurs mécanismes de collaboration judiciaire. C’est dans cette perspective qu’une séance de travail s’est tenue, le 21 mai à Brazzaville, entre le ministre congolais de la Justice, Aimé Ange Wilfrid Bininga, et son homologue de la République démocratique du Congo, Guillaume Ngefa.

Au centre des échanges : la révision de l’accord de coopération judiciaire datant de 1978. Jugé aujourd’hui dépassé face aux mutations du contexte sécuritaire et technologique, ce texte devrait être actualisé afin de mieux répondre aux réalités contemporaines.

Les deux parties souhaitent notamment intégrer dans le nouvel accord des dispositions relatives aux infractions commises via les nouvelles technologies de l’information et de la communication. Cybercriminalité, escroqueries numériques, fraudes en ligne ou encore circulation illicite de données figurent parmi les préoccupations communes des deux États voisins.

Au-delà de la lutte contre les nouvelles formes de criminalité, cette révision vise également à fluidifier les procédures judiciaires entre les deux pays. Les autorités entendent favoriser une coopération plus rapide dans le traitement des dossiers, les échanges d’informations et l’entraide judiciaire.

« Nos deux pays affichent la volonté d’aller vers une simplification des procédures dans le cadre des échanges d’expérience », a souligné le ministre Aimé Ange Wilfrid Bininga, mettant en avant la nécessité d’une collaboration judiciaire adaptée aux enjeux actuels.

Congo : Brazzaville paralysée par une pénurie de carburant

Une situation qui entraîne un ralentissement de la circulation et complique les déplacements dans l’ensemble de la capitale congolaise.

 

Dans plusieurs quartiers de la ville depuis plusieurs jours, les images se ressemblent, bidons alignés devant les stations-service, motocyclistes en quête de carburant et automobilistes exaspérés par la rareté des produits pétroliers. Aux heures de pointe, les transports en commun deviennent difficiles à trouver, provoquant de longues attentes aux arrêts de bus.

Près de la mairie de Mfilou, dans le 7e arrondissement, Fiacre Nkombo, un usager rencontré sur place, déplore les conséquences de cette crise sur la population. « C’est une situation vraiment difficile. On peut avoir de quoi payer le transport, mais il n’est pas facile de trouver un bus, ni même un taxi », s’est-il indigné.

La pénurie touche particulièrement les chauffeurs de taxi et les conducteurs de bus, dont les activités sont fortement perturbées. Devant une station-service du centre-ville, un chauffeur de taxi confie vivre un véritable calvaire. « Cela fait trois jours que je cherche du carburant. C’est une vraie bataille, et dans ces conditions, il est difficile de faire la recette », raconte-t-il, épuisé après plusieurs tentatives infructueuses.

Dans les rares stations qui disposent encore de petites quantités de carburant, les forces de l’ordre peinent à contenir l’affluence et les tensions. Des policiers ont été déployés afin d’assurer le maintien de l’ordre et d’éviter les débordements.

Selon une source proche de la Société Commune de Logistique (SCLOG), chargée du stockage et du transport des hydrocarbures au Congo, les autorités ont dû se tourner vers Kinshasa, en République démocratique du Congo, pour acheminer quelques barges de carburant destinées à ravitailler Brazzaville et réduire progressivement la pression sur les stocks.

Dans un communiqué officiel, le gouvernement a attribué cette situation à une baisse des stocks aux niveaux national et international, conséquence directe de la crise qui secoue actuellement le Moyen-Orient.

Face à la rareté du carburant dans le circuit officiel, plusieurs automobilistes se rabattent désormais sur les vendeurs illicites, communément appelés « Kadhafis ». Profitant de la forte demande, ces derniers imposent des prix largement supérieurs aux tarifs réglementaires. Un bidon de 25 litres est ainsi vendu à plus de 25 000 francs CFA, contre environ 20 000 francs CFA dans les stations-service.

Alors que les autorités tentent de rassurer la population sur un retour progressif à la normale, les Brazzavillois continuent de subir les lourdes conséquences de cette crise énergétique qui fragilise davantage leur quotidien.

Éliminatoires CAN 2027 : le Congo logé dans le groupe G

Les Diables rouges du Congo croiseront le fer avec les Comores, le Cameroun et la Namibie.

 

Le tirage au sort des éliminatoires de la prochaine Coupe d’Afrique des nations a livré son verdict et promet déjà des confrontations particulièrement disputées dans le groupe G. Le Congo devra se mesurer aux Comores, au Cameroun ainsi qu’à la Namibie dans une poule jugée équilibrée, où chaque sélection nourrit l’ambition de décrocher son billet pour la phase finale.

Si le Cameroun apparaît naturellement comme l’un des favoris du groupe en raison de son expérience continentale et de son riche palmarès, les autres nations entendent également jouer pleinement leurs chances. Dès l’annonce du tirage, les sélectionneurs camerounais et namibien ont réagi avec prudence et détermination, refusant de sous-estimer leurs adversaires.

Du côté des Lions indomptables, l’objectif affiché reste une qualification sans difficulté majeure. Toutefois, le staff technique camerounais estime que le Congo possède des arguments solides, notamment grâce à une génération de joueurs talentueux capables de rivaliser avec les meilleures équipes africaines. Les confrontations sous-régionales entre les deux pays ont souvent été intenses et indécises, ce qui pousse le Cameroun à la vigilance.

Même son de cloche du côté de la Namibie. Le sélectionneur namibien a reconnu que cette campagne ne laissera aucune place à l’improvisation. Selon lui, le Congo demeure une équipe compétitive, difficile à manœuvrer, surtout lorsqu’elle évolue avec confiance et discipline tactique. Il considère ainsi que chaque rencontre du groupe pourrait avoir des allures de finale.

Pour les supporters congolais, ce tirage représente autant un défi qu’une opportunité de relance pour les Diables rouges, désireux de retrouver leur place parmi les grandes nations du football africain. Les prochains mois seront donc déterminants pour le staff technique congolais, appelé à bâtir un effectif capable de répondre aux exigences d’une campagne qualificative qui s’annonce particulièrement relevée.

Dans un groupe où aucune équipe ne semble prête à céder le moindre point, le Congo sait désormais qu’il est attendu, mais aussi respecté par ses adversaires

Le Congo réussit une émission obligataire de 850 millions de dollars

Brazzaville a annoncé, jeudi 20 mai, le succès d’une émission obligataire internationale d’un montant de 850 millions de dollars américains, soit près de 480 milliards de FCFA, dans le cadre de sa stratégie de refinancement de la dette publique.

 

L’opération, assortie d’une maturité de 11 ans et d’un coupon fixé à 9,5 %, constitue une nouvelle étape dans la politique de gestion active de la dette engagée par les autorités congolaises depuis plusieurs mois. Selon les informations relayées par plusieurs médias économiques internationaux, cette émission vise principalement à restructurer certaines obligations existantes afin d’allonger les échéances de remboursement et réduire les pressions financières à court terme.

Ce nouvel emprunt intervient dans un contexte marqué par la volonté du Congo de restaurer progressivement la confiance des investisseurs après plusieurs années de tensions budgétaires et de difficultés liées à l’endettement. Le gouvernement présente cette opération comme « neutre » sur le niveau global de la dette, estimant qu’il s’agit avant tout d’un mécanisme de refinancement et non d’un endettement additionnel.

Depuis le début de l’année 2026, Brazzaville multiplie les initiatives destinées à réorganiser son portefeuille de dette souveraine. En février dernier, le pays avait déjà levé 700 millions de dollars sur les marchés internationaux, avant de procéder au rachat partiel de certaines obligations arrivant à échéance en 2032.

Malgré ce regain d’activité financière, les défis économiques demeurent importants. Le Congo reste l’un des pays les plus endettés de la sous-région CEMAC, avec un niveau d’endettement supérieur aux critères communautaires. Plusieurs agences de notation maintiennent d’ailleurs le pays dans la catégorie spéculative, reflétant les inquiétudes persistantes autour de la soutenabilité de la dette et de la dépendance aux revenus pétroliers.

Dans ce contexte, les autorités congolaises ont récemment sollicité un nouveau programme d’appui auprès du Fonds monétaire international (FMI). Des discussions devraient s’ouvrir prochainement avec l’institution financière internationale autour de nouvelles réformes économiques et budgétaires destinées à consolider les équilibres macroéconomiques du pays.

Pour Brazzaville, cette opération obligataire apparaît ainsi comme un signal adressé aux investisseurs internationaux, traduisant la volonté du pays de renouer durablement avec les marchés financiers tout en poursuivant ses efforts de restructuration économique.

Congo: AGL assure la livraison de 270 véhicules légers pour soutenir la modernisation et l’expansion de l’offre de transport urbain

Le 17 mai 2026, Africa Global Logistics (AGL) Congo a assuré la livraison de 270 véhicules légers dans le cadre du programme de modernisation du transport urbain. Celui-ci a été lancé par une entreprise automobile afin de renforcer l’offre de mobilité en libre circulation et sur commande.

 

Ce programme met l’accent sur le confort, la fiabilité, l’accessibilité et la sécurité. Destinés à renforcer les capacités de mobilité urbaine, ces véhicules contribuent à l’amélioration de la qualité de vie des usagers, à la fluidité des déplacements et à une meilleure inclusion sociale, en facilitant l’accès aux services essentiels, à l’emploi et aux activités économiques.

Grâce à une coordination logistique rigoureuse, AGL a garanti une livraison fluide, sécurisée et maîtrisée sur l’ensemble de la chaîne logistique. Les équipes d’AGL ont assuré l’intégralité des opérations, incluant la préparation de la documentation, les formalités douanières, la manutention ainsi que la livraison finale des véhicules dans le strict respect des exigences de qualité, de sécurité et de délais.

« Nous mobilisons notre expertise et nos solutions innovantes pour accompagner nos clients dans leur croissance et transformer les défis logistiques les plus complexes en véritables leviers de performance. Ce projet a la particularité d’améliorer concrètement le quotidien des populations et soutenir un développement plus durable » déclare Emilia Alexa, Directrice des solutions logistiques d’Africa Global Logistics Congo.

Fort de son expertise et de ses solides capacités opérationnelles, AGL œuvre aux côtés des acteurs publics et privés pour soutenir des projets structurants, créateurs de valeur économique, sociale et environnementale. AGL s’affirme comme un partenaire de référence et confirme son rôle clé au cœur de la transformation de l’Afrique et plus particulièrement de la République du Congo

Métrologie : le Congo mise sur la souveraineté industrielle

À l’occasion de la célébration de la Journée mondiale de la métrologie, le 20 mai 2026, le gouvernement congolais a réaffirmé son ambition de faire de la métrologie un instrument stratégique au service du développement national.

 

Dans un message officiel, le ministre du Développement industriel, des Zones économiques spéciales (ZES) et de la Promotion du secteur privé, Michel Djombo, a appelé à renforcer la culture de la mesure fiable afin d’accompagner la transformation industrielle et la souveraineté économique du pays.

Placée cette année sous le thème « La métrologie pour renforcer la confiance dans l’élaboration des politiques », cette célébration a permis de mettre en lumière le rôle central de la métrologie dans la gouvernance moderne, la performance économique et la protection des consommateurs.

Dans son adresse, le ministre a rappelé que la métrologie intervient dans pratiquement tous les secteurs stratégiques de la vie nationale, notamment l’industrie, les hydrocarbures, l’énergie, la santé, l’agriculture, les infrastructures, les télécommunications, l’environnement ainsi que les échanges commerciaux.

Selon Michel Djombo, la fiabilité des mesures constitue un élément essentiel dans la prise de décisions publiques efficaces, transparentes et durables. Elle garantit non seulement la précision des données et la qualité des produits, mais aussi la sécurité des populations et l’équité dans les transactions commerciales.

« Dans les secteurs de l’énergie, du commerce, des hydrocarbures ou encore des services, des instruments de mesure fiables garantissent l’équité, sécurisent les recettes publiques et renforcent la confiance dans les institutions. Elle accompagne les politiques liées à la transition énergétique, à la santé publique, à la sécurité alimentaire et à la protection de notre environnement », a-t-il déclaré.

Au-delà de son aspect technique, la métrologie apparaît aujourd’hui comme un enjeu économique et stratégique majeur. Le membre du gouvernement a ainsi exhorté les acteurs publics et privés à considérer cette discipline comme un véritable outil de compétitivité, de souveraineté et de transformation industrielle.

Pour le gouvernement congolais, le développement d’un système national de métrologie performant constitue un atout indispensable dans l’accélération de la marche vers le développement, en favorisant l’innovation technologique, la qualité des productions locales et l’intégration du pays dans les échanges internationaux.

Cette célébration a également servi de cadre de réflexion collective sur l’importance des normes et des mesures dans la gouvernance des États, la transparence économique et la consolidation de la confiance entre les institutions, les citoyens et les partenaires économiques.

Congo-E2C : les tâcherons réclament leur intégration après des années de précarité

Des dizaines d’agents temporaires, communément appelés « tâcherons » ont organisé, le 18 mai 2026, une manifestation pacifique devant la direction générale de l’entreprise afin de réclamer leur recrutement définitif après plusieurs années de service dans des conditions qu’ils jugent précaires et inhumaines.

 

Les manifestants se sont rassemblés devant les locaux de la direction générale de l’entreprise à Brazzaville. Par cette mobilisation, les tâcherons entendaient interpeller les autorités administratives, le ministère de tutelle ainsi que les responsables politiques sur leur situation professionnelle qu’ils qualifient de « précarité prolongée ».

Selon les protestataires, plusieurs d’entre eux cumulent entre quinze et vingt années de service sans jamais avoir obtenu de statut officiel au sein de l’entreprise. Affectés à diverses tâches techniques et opérationnelles, ces travailleurs affirment percevoir une rémunération mensuelle estimée à environ 25.000 francs CFA, souvent versée avec retard malgré les responsabilités qui leur sont confiées au quotidien.

« Nous travaillons depuis 15 à 20 ans sans être recrutés. Nous faisons pratiquement du bénévolat sans relâche », ont dénoncé certains manifestants, visiblement exaspérés par l’absence de solution durable à leur situation.

Au cours de leur mouvement revendicatif, les tâcherons ont également dénoncé des promesses de recrutement restées sans suite ainsi qu’un système d’intégration qu’ils estiment sélectif et injuste. Ils réclament notamment la mise en place d’un processus transparent et équitable permettant la régularisation de tous les agents ayant servi de longues années au sein de l’entreprise.

Cette manifestation intervient dans un contexte social marqué par des revendications croissantes liées à l’emploi et aux conditions de travail dans plusieurs entreprises publiques du pays. Pour les journaliers de l’E2C, l’heure n’est plus aux promesses, mais à des décisions concrètes susceptibles de mettre fin à une précarité devenue, selon eux, insoutenable.

À l’issue de leur rassemblement, les manifestants ont lancé un appel aux autorités compétentes afin qu’un dialogue soit engagé dans les meilleurs délais pour examiner leurs revendications et trouver une issue favorable à cette crise sociale.