Le Congo présent à la 14e Conférence ministérielle de l’OMC à Yaoundé

À travers cette participation, Brazzaville réaffirme son engagement en faveur d’un commerce international plus équitable et plus inclusif.

 

La République du Congo prend part à la 14e Conférence ministérielle de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), organisée du 26 au 29 mars 2026 à Yaoundé, au Cameroun. Membre de l’OMC depuis 1997, la République du Congo figure parmi les pays représentés à cette 14e Conférence ministérielle, la plus haute instance de décision de l’organisation. Cette rencontre internationale réunit les ministres du Commerce des 166 États membres afin de débattre des grandes orientations du commerce mondial.

La délégation congolaise participe aux discussions portant notamment sur la facilitation des échanges, le commerce électronique, l’agriculture, ainsi que les mécanismes de soutien aux pays en développement. Pour Brazzaville, l’objectif est clair : défendre les intérêts économiques nationaux tout en soutenant une meilleure intégration des économies africaines dans le système commercial international.

La conférence de Yaoundé constitue également une opportunité pour le Congo-Brazzaville de renforcer ses partenariats, d’explorer de nouvelles perspectives d’investissement et de consolider sa coopération avec les autres pays africains, notamment au sein des organisations régionales.

OIF : Paul Kagame sollicite le soutien de Sassou-N’Guesso

Le président rwandais a officiellement sollicité l’appui de son homologue congolais Denis Sassou-N’Guesso en faveur du Rwanda au sein de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF).

 

Derrière les civilités diplomatiques liées à la réélection du président congolais, le message du chef de l’État rwandais s’inscrit dans une démarche stratégique claire, obtenir le soutien de Brazzaville dans le cadre des ambitions du Rwanda au sein de l’Organisation internationale de la Francophonie.

Paul Kagame, dont le pays a renforcé ces dernières années sa présence dans les instances multilatérales, cherche à consolider ses alliances au sein de l’espace francophone. En s’adressant à Denis Sassou-N’Guesso, figure influente de la sous-région et acteur de poids dans les cercles diplomatiques africains, Kigali mise sur un appui susceptible d’influencer les équilibres internes de l’OIF.

Cette sollicitation intervient dans un contexte où la Francophonie fait l’objet de recompositions stratégiques et de repositionnements politiques. Le soutien de la République du Congo pourrait ainsi représenter un levier déterminant pour les ambitions rwandaises, tant sur le plan institutionnel que symbolique.

Au-delà de l’enjeu spécifique de l’OIF, cette démarche illustre la volonté du Rwanda de renforcer ses partenariats africains et de s’appuyer sur des alliances régionales solides pour peser davantage dans les organisations internationales. Reste désormais à savoir quelle suite Brazzaville réservera à cette requête diplomatique.

Congo-Présidentielle 2026 : le recours d’Uphrem Dave Mafoula à l’examen

La Cour constitutionnelle du Congo tient, ce samedi 28 mars 2026 à Brazzaville, une audience publique consacrée au recours introduit par ce candidat à la présidentielle de mars.

 

La Cour constitutionnelle de la République du Congo, dirigée par son président Auguste Iloki, siégera en audience publique ce samedi à 10 heures dans sa salle d’audience à Brazzaville. À l’ordre du jour : l’examen d’un recours déposé le 20 mars 2026 par Uphrem Dave Mafoula, candidat à l’élection présidentielle.

L’affaire inscrite au rôle oppose le requérant à Denis Sassou-N’Guesso, également candidat au scrutin présidentiel de mars 2026. Mafoula sollicite l’annulation des résultats proclamés ainsi que celle de l’élection de son adversaire.

Dans son rôle de juge du contentieux électoral, la Cour constitutionnelle est compétente pour apprécier la régularité du scrutin et statuer sur les contestations formulées dans les délais légaux. Pour aboutir, un recours en annulation doit démontrer l’existence d’irrégularités substantielles susceptibles d’avoir altéré la sincérité du vote, telles que des fraudes, des violences ou des manquements graves dans le processus de centralisation des résultats.

Cette audience dans le contexte post-électoral, constitue une étape déterminante pour la clarification juridique du scrutin. La décision de la haute juridiction fixera définitivement l’issue du contentieux.

Journée météorologique : le Congo mise sur la science pour protéger les générations futures

Face à l’intensification des phénomènes climatiques extrêmes et à leurs répercussions sur les populations, la République du Congo place la science météorologique au cœur de sa stratégie de prévention.

 

À l’occasion de la 76e Journée météorologique mondiale, célébrée ce 23 mars 2026 sous le thème « Observer aujourd’hui, protéger demain », les autorités ont rappelé l’importance cruciale de l’observation atmosphérique dans la sécurisation du territoire national.

Dans une déclaration officielle, la ministre des Transports, de l’Aviation civile et de la Marine marchande, Ingrid Olga Ghislaine Ebouka-Babackas, a souligné le rôle stratégique de la météorologie dans la sécurisation du pays. Elle a appelé à faire des données climatiques « un véritable outil de responsabilité collective et de protection civile », insistant sur la nécessité d’anticiper plutôt que de subir les phénomènes extrêmes.

Placée sous l’égide de l’Organisation météorologique mondiale (OMM), la Journée météorologique mondiale met en lumière l’importance des systèmes d’observation et d’alerte précoce dans un contexte marqué par les changements climatiques. Inondations, vagues de chaleur, vents violents ou perturbations saisonnières affectent de plus en plus les populations et des secteurs clés tels que l’agriculture, les transports et la sécurité maritime.

En République du Congo, les services météorologiques jouent un rôle déterminant dans la prévention des risques et l’accompagnement des politiques publiques. La modernisation des équipements, le renforcement du réseau de stations et la formation des techniciens figurent parmi les priorités affichées par les autorités.

 

 

Santé publique : le Ciespac lance 18 formations certifiantes pour accélérer l’ODD 3

Réuni le 19 mars 2026 à Brazzaville, le Centre inter-États d’enseignement supérieur en santé publique d’Afrique centrale (Ciespac) a dévoilé dix-huit formations certifiantes destinées à renforcer les compétences des professionnels de santé et à soutenir l’atteinte de l’Objectif de développement durable 3 dans la sous-région.

 

Face aux défis sanitaires persistants en Afrique centrale, le renforcement du capital humain apparaît plus que jamais comme une priorité stratégique. C’est dans cette dynamique que le Centre inter-États d’enseignement supérieur en santé publique d’Afrique centrale (Ciespac) a lancé le 19 mars 2026 à Brazzaville, un programme de dix-huit formations certifiantes.

Présentée au cours d’une table ronde de haut niveau, cette nouvelle offre académique se décline en trois vagues successives, dont la première débutera le 4 mai 2026. Elle couvre des domaines jugés essentiels à la performance des systèmes de santé nationaux, notamment la lutte contre les endémies et les épidémies, le management hospitalier, la promotion de la santé communautaire, la sécurité sanitaire des aliments, ainsi que la surveillance épidémiologique et la gestion des ressources humaines.

À travers ces certificats spécialisés, le Ciespac ambitionne d’outiller efficacement les professionnels de santé et les étudiants en médecine afin d’améliorer la planification, la gouvernance et la qualité des soins offerts aux populations. L’objectif affiché est clair : faire de la formation continue un levier d’accélération vers l’atteinte du troisième Objectif de développement durable (ODD 3), consacré à la santé et au bien-être pour tous.

La table ronde a été dirigée par le directeur général du Ciespac, Pierre-Marie Tebeu, en présence de plusieurs experts et décideurs. Parmi eux, la Pre Yolande Voumbo, conseillère du chef de l’État en matière de santé, ainsi que le représentant de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) au Congo, Vincent Dossou, intervenu par visioconférence. Leur participation a mis en lumière la volonté d’aligner ces formations sur les priorités nationales et les orientations internationales en matière de santé publique.

La Cémac harmonise les statistiques environnementales à Brazzaville

Une cinquantaine d’experts des pays d’Afrique centrale planchent sur la production de données fiables pour mieux répondre aux défis climatiques et environnementaux.

 

Brazzaville abrite depuis ce 23 mars 2026, un atelier régional consacré à l’harmonisation des statistiques environnementales et climatiques au sein de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cémac). La rencontre réunit des représentants des instituts nationaux de statistique et des ministères en charge de l’Environnement des six États membres : Cameroun, République centrafricaine, République du Congo, Gabon, Guinée équatoriale et Tchad.

Organisé par la Cémac en collaboration avec Observatoire économique et statistique d’Afrique subsaharienne (Afristat), avec l’appui de la Banque mondiale, l’atelier s’inscrit dans le cadre du projet d’Harmonisation des statistiques en Afrique de l’Ouest et du Centre (2024-2029). L’objectif est de mettre en place un dispositif coordonné permettant de produire des données fiables, comparables et utiles à la prise de décision.

À l’ouverture des travaux, la ministre congolaise de l’Environnement, Arlette Soudan Nonault, a rappelé l’urgence d’agir face à la déforestation, à la dégradation des sols, à la pollution des sites miniers et industriels, à la perte de biodiversité et à la surexploitation des ressources en eau. Des défis aggravés par les effets du changement climatique et qui freinent les efforts des États pour atteindre les Objectifs de développement durable.

Pour le commissaire de la Cémac chargé des politiques économiques, monétaires et financières, Nicolas Beyeme Nguema, la disponibilité de données harmonisées constitue un outil stratégique. Elles permettent d’orienter les politiques publiques, d’évaluer les actions engagées et de mieux planifier les réponses aux enjeux environnementaux.

Pendant cinq jours, les participants dressent un état des lieux des données existantes dans chaque pays, renforcent leurs capacités sur les cadres internationaux de référence et s’approprient des outils d’autoévaluation tels que OAESE et CISAT. Ils devront également identifier les indicateurs prioritaires et valider une fiche régionale harmonisée de collecte.

À terme, ces travaux devraient aboutir à l’élaboration d’un compendium régional des statistiques environnementales et climatiques.

Congo : Uphrem Dave Mafoula saisit la Cour constitutionnelle pour contester les résultats

Le candidat indépendant à l’élection présidentielle des 12 et 15 mars, a déposé une requête auprès de la Cour constitutionnelle pour dénoncer des irrégularités dans le processus électoral.

 

Dans sa plainte, Uphrem Dave Mafoula dénonce une altération de la sincérité du scrutin qu’il qualifie de « grave ». Il conteste ainsi les résultats provisoires proclamant la réélection du président sortant Denis Sassou N’Guesso avec 94,82% des voix. « J’ai participé à cette élection pour que la seule véritable victoire soit celle des urnes. Mais nous avons vu qu’en réalité, la vérité n’a pas été révélée, au contraire, elle a été manipulée », a-t-il déclaré.

Pour le président du parti Les Souverainistes, il était essentiel de ne pas se « taire » et de défendre les intérêts des Congolais. « Je pense que c’est un acte responsable et qu’il était nécessaire pour moi de mener cette démarche », a-t-il ajouté.

Interrogé sur les suites de sa requête, le candidat malheureux a affiché sa sérénité, exprimant sa confiance dans l’impartialité de la justice. « Je veux simplement croire à ce travail, à cette vérité qui sera dite après avoir regardé le dossier et puis défendu ce dossier-là », a-t-il conclu.

Pour rappel, Uphrem Dave Mafoula a été classé troisième avec 1,03% des suffrages exprimés.

Congo : le CNRDr adopte un budget 2026 en baisse de 21,44 %

Réuni le 20 mars à Brazzaville, le comité de direction du Centre national de référence de la drépanocytose Antoinette-Sassou-N’Guesso (CNRDr) a adopté un budget 2026 arrêté à 1 137 331 750 FCFA.

 

Le Centre national a arrêté en emplois et en ressources à la somme globale de 1 137 331 750 FCFA, son budget exercice 2026. Ce budget enregistre une baisse de 21,44 % comparativement à l’année précédente. Les membres du comité de direction ont examiné et validé ledit budget, après amendements, plusieurs documents stratégiques, notamment le procès-verbal de la VIIIe session ainsi que le rapport annuel d’activités 2025. Ce rapport comprenait le rapport technique, le compte administratif et le compte de gestion. Ces deux derniers documents ont été certifiés par la direction générale des comptes publics et du patrimoine, attestant de la régularité et de la transparence dans la gestion financière de l’établissement.

S’exprimant à l’issue des travaux, le directeur général du CNRDr, le Pr Alexis Elira Dokekias, a souligné les défis persistants. « Ce comité de direction a permis de constater qu’il y a des succès importants, mais ces succès sont encore partiels, parce que la sensibilisation est insuffisante », a-t-il déclaré. Il a insisté sur la nécessité d’un engagement accru des associations, déplorant le manque de moyens dont elles disposent pour mener efficacement des actions de sensibilisation autour de la drépanocytose, souvent considérée comme une maladie négligée.

Au-delà de l’adoption du budget et des rapports, le comité a formulé plusieurs recommandations structurantes. Celles-ci portent notamment sur la révision et la standardisation des coûts des séances d’hémodialyse afin de mieux refléter les charges réelles de fonctionnement. Les membres ont également préconisé la révision du décret portant organisation et fonctionnement du CNRDr, en adéquation avec ses missions et ses charges actuelles.

Par ailleurs, un accent particulier a été mis sur le renforcement du plaidoyer en vue du financement d’une unité de greffe des cellules souches hématopoïétiques au sein du centre. Ce projet, s’il aboutit, constituerait une avancée majeure dans la prise en charge des patients drépanocytaires au Congo.

Congo-Présidentielle : Tshisekedi et Kagame félicitent Sassou N’Guesso

Plusieurs chefs d’État africains ont adressé leurs félicitations au président réélu au lendemain de la proclamation des résultats provisoires de l’élection présidentielle des 12 et 15 mars. Parmi les premiers, ses homologues de la République démocratique du Congo et du Rwanda.

 

Les réactions n’ont pas tardé à affluer à Brazzaville après l’annonce des résultats provisoires donnant Denis Sassou N’Guesso vainqueur avec 94,82 % des suffrages exprimés. Depuis Kinshasa, le président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo a transmis ses « vives et chaleureuses félicitations » à son homologue congolais, saluant sa réélection à la magistrature suprême.

Dans son message officiel, le chef de l’État de la RDC a exprimé le souhait que ce nouveau mandat soit placé sous le signe du progrès et du bien-être du peuple congolais, réaffirmant ainsi la solidité des liens historiques et fraternels entre les deux pays voisins, unis par la géographie et par une coopération multiforme.

Du côté de Kigali, le président Paul Kagame a également adressé ses félicitations à Denis Sassou N’Guesso, qu’il a qualifié de « frère ». Le dirigeant rwandais a souligné l’importance de poursuivre une collaboration étroite entre le Rwanda et le Congo, au service des priorités communes et de la prospérité des deux peuples.

Ces messages, intervenus avant la proclamation officielle des résultats définitifs par la Cour constitutionnelle.

Dans son projet de société intitulé « Accélérons la marche vers le développement », le président réélu s’est engagé à renforcer l’intégration économique sous-régionale et à consolider les acquis en matière de gouvernance et de croissance.

Basketball : le Congo règle sa dette à la FIBA et vise la réintégration

La Fédération congolaise de basketball annonce avoir réglé l’intégralité de l’amende infligée par la Fédération internationale de basketball, ouvrant la voie au retour des Diables Rouges sur la scène africaine.

 

C’est un soulagement pour toute la famille du basketball congolais. Écarté des parquets internationaux depuis près d’une décennie pour des raisons financières et administratives, le Congo s’apprête à retrouver sa place dans le concert des nations africaines de la balle orange.

Dans un communiqué officiel, le président de la Fédération congolaise de basketball (Fécoket), Fabrice Makaya Mateve, a annoncé le règlement intégral de la créance due à la Fédération internationale de basketball. Une étape décisive qui met fin à un long calvaire financier ayant paralysé les ambitions du pays.

Cette annonce marque un tournant historique pour une discipline qui, autrefois, faisait vibrer les passionnés à travers le pays.

Désormais, seule manque la notification formelle de la FIBA pour officialiser la réintégration du Congo dans les compétitions internationales. Cette validation administrative permettra aux sélections nationales, toutes catégories confondues, de reprendre part aux tournois continentaux et qualificatifs mondiaux.

Le retour des Diables Rouges sur la scène africaine ne sera pas seulement symbolique. Il représente une opportunité de reconstruction sportive, de relance des compétitions locales et de redynamisation de la formation des jeunes talents.

Au-delà du règlement de la dette, ce retour attendu pose également les bases d’un nouveau départ. Les observateurs estiment que la fédération devra désormais consolider sa gouvernance, renforcer la structuration des championnats nationaux et investir dans la formation des encadreurs.

Pour les joueurs, privés de vitrine internationale pendant neuf ans, l’espoir renaît. Pour les supporters, c’est la promesse de revoir flotter les couleurs nationales sur les parquets africains.

Après une longue traversée du désert, le basketball congolais semble prêt à écrire un nouveau chapitre de son histoire.