GFAC 2026 : plus de 21 millions FCFA de ventes pour une agriculture

Ouverte le 5 août à Brazzaville, la deuxième édition de la Grande foire agricole du Congo (GFAC) s’est achevée le 20 août sur un bilan encourageant. Les ventes réalisées par les transformateurs de produits agricoles ont progressé de 77 % par rapport à la première édition.

 

Pendant plus de deux semaines, la Grande foire agricole du Congo a réuni producteurs, transformateurs, acteurs du secteur agricole et consommateurs autour d’un même objectif : promouvoir la production locale et renforcer la visibilité des produits issus de l’agriculture congolaise.

Au terme de cette deuxième édition, les premiers indicateurs témoignent d’une mobilisation accrue. Cinquante-trois transformateurs de produits agricoles ont réalisé plus de 21 millions de FCFA de ventes, soit une progression de 77 % par rapport à la première édition de la GFAC.

Au-delà du volume des transactions, cette performance traduit l’intérêt grandissant pour les produits agricoles et agroalimentaires locaux. La foire aura ainsi constitué une plateforme permettant aux transformateurs de présenter leur savoir-faire, de valoriser leurs productions et de rencontrer directement les consommateurs.

Cette deuxième édition intervient dans un contexte où le Congo cherche à renforcer sa production agricole, à réduire sa dépendance aux importations alimentaires et à encourager la transformation locale. La promotion des produits « made in Congo » apparaît ainsi comme un levier important pour créer davantage de valeur au niveau national et offrir de nouveaux débouchés aux producteurs.

La hausse des ventes enregistrée cette année constitue, à ce titre, un signal positif pour les acteurs de la filière. Elle montre également que les initiatives favorisant la mise en relation entre producteurs, transformateurs et consommateurs peuvent contribuer à dynamiser les chaînes de valeur agricoles.

Avec ce bilan en hausse, la GFAC confirme progressivement sa vocation de vitrine de l’agriculture congolaise. Reste désormais à transformer cette dynamique commerciale en opportunités durables pour les producteurs et transformateurs, notamment à travers l’accès aux marchés, au financement, aux équipements et aux technologies de transformation.

La deuxième édition s’achève donc sur une note encourageante, avec 21 millions de FCFA de ventes et une progression de 77 %. Des chiffres qui illustrent, au-delà de la foire, le potentiel du secteur agricole congolais et l’intérêt croissant pour la valorisation de la production locale.

Congo Terminal : une matinée sportive dédiée aux enfants des collaborateurs

Le vendredi 14 août 2026, Congo Terminal a organisé une matinée d’activités sportives au profit des enfants de ses collaborateurs en partenariat avec la salle Urban Sports.

 

Cet événement convivial a permis d’allier les plaisirs des vacances aux bienfaits du sport sur la santé, tout en créant de précieux moments de partage entre les collaborateurs et leurs familles. Âgés de 7 à 16 ans, les enfants ont pris part à des compétitions de football et de danse, dans une ambiance de dépassement de soi et de convivialité, illustrant l’attention que porte Congo Terminal aux communautés qui l’entourent et son souhait de tisser des liens au-delà du cadre professionnel.

« Avec cette matinée sportive, nous avons souhaité créer, pour les enfants de nos collaborateurs, un espace d’expression et de partage. C’est également l’occasion pour nous de faire rayonner nos valeurs au-delà de notre cœur de métier et de consolider les liens qui nous unissent à leurs familles » souligne Patricia EKEY-MISSE, Responsable Régionale Communication.

Cette matinée avec Urban Sports illustre une démarche qui place l’humain et le collectif au cœur de l’action de Congo Terminal, à travers des initiatives qui contribuent à l’épanouissement de ses collaborateurs et de leurs familles. Le temps d’une matinée, football, danse et convivialité se sont conjugués pour offrir aux jeunes participants un moment mémorable à la fois sportif et familial. Une belle illustration de la place centrale que Congo Terminal accorde à l’humain dans sa démarche.

À propos de Congo Terminal:

Congo Terminal, filiale d’AGL (Africa Global Logistics), est l’opérateur exclusif des activités de manutention de navires porte-conteneurs et rouliers escalant au port de Pointe Noire. L’entreprise est engagée dans un partenariat public-privé qui lui permet de répondre aux exigences de ses clients armateurs, importateurs ou exportateurs. Grâce à ses nombreux investissements, Congo Terminal participe à l’amélioration du pouvoir d’achat et contribue activement à la lutte contre la vie chère. Certifiée ISO 9001/2015, ISO 14001/2015, ISPS (sûreté) et Pedestrian Free Yard (HSE) et Green Terminal, l’entreprise dispose d’équipements et de technologies de pointe dont le système d’exploitation Navis 4. Congo Terminal a dépassé le seuil de 1 000 000 EVP manutentionnés par an depuis 2022 et emploie près de 900 collaborateurs congolais. L’entreprise mène des actions solidaires en faveur de la jeunesse, de la protection de l’environnement et de l’éducation.

Congo-Fonds routier : le budget 2026 porté à 27 milliards FCFA

Le Comité de direction du Fonds routier a réévalué à la hausse le budget de l’exercice 2026, désormais arrêté à 27 milliards de FCFA, contre un peu plus de 7 milliards de FCFA lors de sa précédente session.

 

Réunis sous la présidence de Yves Ickonga, président du Comité de direction, les membres de l’instance ont passé en revue plusieurs dossiers relatifs au fonctionnement et aux perspectives du Fonds routier. Au cœur des échanges, la réévaluation du budget 2026 marque une progression significative des ressources mobilisées pour l’exercice.

Fixé à un peu plus de 7 milliards de FCFA lors de la session du 8 mai 2026, le budget a ainsi été porté à 27 milliards de FCFA, soit une augmentation de près de 20 milliards de FCFA. Cette révision traduit la prise en compte de nouvelles prévisions et devrait permettre au Fonds routier de disposer de moyens financiers plus importants pour répondre à ses missions.

Le Fonds routier joue notamment un rôle dans le financement des opérations liées à l’entretien et à la préservation du réseau routier national. L’augmentation substantielle de son budget intervient ainsi dans un contexte où la qualité des infrastructures routières demeure un enjeu majeur pour la circulation des personnes et des marchandises, mais également pour l’activité économique.

Au-delà de la question budgétaire, les membres du Comité de direction ont examiné plusieurs autres dossiers inscrits à l’ordre du jour de cette 24e session ordinaire. Les échanges ont notamment porté sur les orientations à donner à l’action du Fonds et sur les moyens de renforcer son efficacité dans l’accompagnement des politiques publiques en matière d’infrastructures routières.

Coopération Congo-Turquie : l’énergie et l’hydraulique au cœur des nouvelles ambitions

Reçu le 20 août à Brazzaville par le ministre de l’Énergie et de l’Hydraulique, Bruno Jean Richard Itoua, l’ambassadeur de Turquie au Congo, Hilmi Ege Türemen, a exploré de nouvelles pistes de coopération, avec un accent particulier sur les investissements et l’énergie solaire.

 

La rencontre entre les deux responsables s’inscrit dans la volonté de donner un nouvel élan aux relations économiques entre Brazzaville et Ankara. Les échanges ont notamment porté sur les opportunités d’accroître la présence des investisseurs turcs dans les secteurs de l’énergie et de l’hydraulique, deux domaines essentiels au développement économique et social du Congo.

Parmi les pistes évoquées figure le développement de projets dans le domaine de l’énergie solaire. Cette orientation apparaît comme une opportunité pour diversifier les sources de production électrique du pays et accompagner les efforts engagés en faveur d’un meilleur accès à l’électricité.

Au-delà de l’énergie, les discussions ont également concerné le secteur hydraulique, avec l’ambition de favoriser davantage de partenariats et d’investissements susceptibles de contribuer à l’amélioration des infrastructures et des services liés à l’eau.

Pour Brazzaville, le renforcement de la coopération avec la Turquie pourrait ainsi permettre de mobiliser davantage de capitaux, de compétences et de technologies au service de projets structurants. Pour Ankara, cette dynamique offre de nouvelles perspectives d’investissement dans un pays disposant d’importantes potentialités énergétiques et hydrauliques.

Congo-Ciment : les prix homologués maintenus

4 900 FCFA à Brazzaville, 4 700 FCFA à Pointe-Noire et jusqu’à 5 500 FCFA à Ouesso pour le sac de 50 kg, les prix du ciment restent inchangés au Congo, malgré la demande des producteurs d’une hausse des tarifs.

 

Réunis mercredi 19 août à Brazzaville avec la ministre du Commerce, des Approvisionnements et de la Consommation, chargée de la Zlécaf, les trois principaux producteurs de ciment du Congo, Dangote, Sonocc et Forspak, ont convenu de maintenir les prix homologués en 2024.

Pour le sac de 50 kg, les tarifs restent fixés à 4 900 FCFA à Brazzaville, 4 700 FCFA à Pointe-Noire, 4 150 FCFA à Dolisie, 4 000 FCFA à Madingou, 4 300 FCFA à Sibiti, 4 300 FCFA à Mindouli, 4 850 FCFA à Kintélé, 5 075 FCFA à Kinkala, 5 200 FCFA à Ewo, 5 100 FCFA à Oyo et 5 500 FCFA à Ouesso.

Les prix à la tonne restent également inchangés. Ils s’établissent à 89 956 FCFA à Brazzaville, 87 956 FCFA à Pointe-Noire, 78 956 FCFA à Dolisie, 75 956 FCFA à Madingou, 80 956 FCFA à Sibiti, 80 956 FCFA à Mindouli, 88 956 FCFA à Kintélé, 95 456 FCFA à Kinkala, 103 956 FCFA à Ewo, 97 956 FCFA à Oyo et 105 956 FCFA à Ouesso.

Cette décision intervient alors que les cimentiers avaient saisi le ministère pour demander une révision à la hausse des prix homologués en 2024, en invoquant l’évolution de leurs coûts de revient.

La demande n’est toutefois pas définitivement écartée. Dangote, Sonocc et Forspak ont été invités à transmettre au ministère l’ensemble des éléments justificatifs relatifs à l’évolution de leurs coûts de revient.

Ces données seront examinées lors d’un prochain comité interministériel, qui devra apprécier le bien-fondé de la demande et décider, le cas échéant, d’une éventuelle révision des tarifs.

En attendant cet examen, aucune hausse n’est donc appliquée et les prix homologués en 2024 demeurent en vigueur sur l’ensemble des localités concernées.

Congo : un grumier se renverse à l’entrée de Dolisie

Un camion grumier chargé de bois s’est renversé mercredi 19 août, en fin de journée au rond-point des « 4 points cardinaux », à l’entrée de Dolisie. La vitesse et un mauvais arrimage de la remorque seraient à l’origine de l’accident.

 

L’accident s’est produit alors que le camion, en provenance de l’axe Louvakou, se dirigeait vers une aire de déchargement située en périphérie de Dolisie. À la sortie du rond-point des « 4 points cardinaux », le véhicule a basculé sur le côté avant de se coucher sur la chaussée.

Selon les premiers témoignages recueillis sur place, le conducteur aurait abordé le virage à une vitesse excessive. La masse de la cargaison transportée aurait ensuite accentué la poussée du véhicule, rendant difficile sa stabilisation dans le virage.

À cela s’ajouterait, selon des témoins, un possible mauvais arrimage de la remorque. La charge de bois aurait ainsi contribué au déséquilibre de l’ensemble, jusqu’au renversement du camion.

L’accident n’a, à ce stade, fait état d’aucun bilan humain dans les informations disponibles. Il rappelle toutefois les risques liés au transport des grumes, notamment sur les axes urbains et aux abords des carrefours où la vitesse et le poids des chargements peuvent aggraver les conséquences d’une perte de contrôle.

Les circonstances exactes de l’accident devront être établies par les services compétents.

Congo : Denis Sassou-N’Guesso s’accorde une pause de quinze jours en Turquie

Après une séquence politique et institutionnelle particulièrement dense, le président séjourne à Antalya, où il a entamé une période de repos de quinze jours avec son épouse.

 

Le président de la République, Denis Sassou-N’Guesso, a quitté Brazzaville le 19 août à destination d’Antalya, en Turquie, pour un séjour de quinze jours. Le chef de l’État est accompagné de son épouse, Antoinette Sassou N’Guesso.

Cette parenthèse intervient au terme de plusieurs mois chargés. La campagne électorale, sa réélection à la tête du pays en mars dernier, ainsi que l’organisation des festivités marquant le 66e anniversaire de l’indépendance du Congo ont rythmé son agenda ces derniers mois.

À Antalya, Denis Sassou-N’Guesso s’accorde ainsi un temps de repos après cette intense séquence politique. Cette pause intervient toutefois dans un contexte où les grandes orientations de l’action gouvernementale ont été clairement réaffirmées.

Dans son message à la Nation du 14 août, à la veille de la fête nationale, le chef de l’État avait placé les célébrations du 15 août sous le thème « Objectif de développement : accélérons la marche ». Il avait notamment insisté sur la nécessité d’accélérer la mise en œuvre des réformes économiques et de poursuivre la transformation structurelle de l’économie nationale.

Le président avait ainsi réaffirmé plusieurs priorités liées au développement du Congo, faisant de l’accélération de la marche vers les objectifs économiques et sociaux fixés par les pouvoirs publics un enjeu majeur de son nouveau mandat.

Son séjour en Turquie constitue donc une pause dans son agenda, sans remettre en cause les orientations annoncées à la Nation. À son retour, le chef de l’État devrait retrouver un agenda marqué par la poursuite de la mise en œuvre des priorités de son programme, dans un contexte où l’accélération du développement économique figure parmi les principaux objectifs affichés par les autorités congolaises.

Congo : vers la création de l’Ordre national des chirurgiens-dentistes

Cette nouvelle structure devrait contribuer à mieux encadrer la profession et à renforcer la qualité des soins bucco-dentaires.

 

Présenté par le ministre de la Santé et de la Population, le professeur Jean Rosaire Ibara, le projet de loi s’inscrit dans la volonté des pouvoirs publics de moderniser et de mieux structurer les professions de santé réglementées.

À travers la création de cet ordre professionnel, le gouvernement entend notamment répondre à l’exigence croissante des patients en matière de qualité, de compétence et de sécurité des soins. La médecine bucco-dentaire, qui constitue un volet important de la santé publique, nécessite en effet un exercice fondé sur des qualifications reconnues, mais également sur le respect de règles éthiques et déontologiques.

Jusqu’ici, l’absence d’un cadre légal spécifique ne permettait pas d’assurer un contrôle optimal de l’accès à la profession de chirurgien-dentiste. Le futur ordre devrait ainsi jouer un rôle central dans la régulation et l’organisation de cette activité.

Organe de représentation, d’autorégulation et de discipline professionnelle, l’Ordre national des chirurgiens-dentistes aura notamment pour mission de défendre l’honneur et l’indépendance de la profession. Il devra également veiller au respect des règles déontologiques, à la compétence et à la probité des praticiens.

La lutte contre l’exercice illégal de la chirurgie dentaire figure également parmi ses principales responsabilités. L’ordre sera, en outre, chargé d’établir et de tenir à jour le tableau national recensant les professionnels habilités à exercer.

Après examen et discussion, le Conseil des ministres a donné son accord au projet de loi. Celui-ci sera désormais transmis au Parlement pour examen et adoption.

À terme, la mise en place de cet ordre devrait renforcer la gouvernance de la profession et contribuer à mieux protéger les patients, tout en offrant aux chirurgiens-dentistes un cadre professionnel autonome, fondé sur la compétence, la responsabilité et la déontologie.

Le Congo ajuste ses contrats pour soutenir les investissements et renforcer la production

Le Conseil des ministres a approuvé plusieurs textes visant à adapter le cadre contractuel du secteur pétrolier, avec notamment l’instauration d’un seuil unique de 90 dollars le baril et le lancement d’un projet de redéveloppement du permis Banga Kayo.

 

Les quatre projets de loi concernent les permis Nanga II Bis, Nanga IV, Nangua V et Marine XXIX. Ils portent sur l’approbation d’avenants conclus entre la République du Congo, la Société nationale des pétroles du Congo (SNPC) et les différents partenaires contracteurs.

Au cœur de ces modifications figure l’aménagement du mécanisme technique dit du « prix haut », avec l’instauration d’un seuil unique fixé à 90 dollars américains par baril, applicable pendant toute la durée des contrats.

Selon le gouvernement, cette évolution du dispositif contractuel doit contribuer à créer des conditions plus favorables à la poursuite des investissements dans le secteur. Elle devrait également permettre de sécuriser, à terme, l’approvisionnement de la raffinerie de Pointe-Noire et d’accroître les retombées économiques et fiscales de l’activité pétrolière.

Après examen et discussion, les quatre projets de loi ont été approuvés par le Conseil des ministres. Ils devront désormais être transmis au Parlement pour examen et adoption.

Le Conseil des ministres s’est également penché sur l’avenir du permis d’exploitation Banga Kayo. Il a approuvé un projet de décret portant à la fois sur la renonciation de la société WING WAH Exploration & Production Pétrolière SAU au permis « Banga Kayo » et sur l’attribution à la SNPC d’un nouveau permis d’exploitation d’hydrocarbures liquides ou gazeux dénommé « Banga Kayo II ».

Cette évolution intervient dans le cadre d’un projet de redéveloppement destiné notamment à mieux valoriser les ressources en gaz naturel issues du permis. Le gouvernement table sur une hausse significative de la production nationale au cours des prochaines années.

L’ambition affichée est particulièrement importante au regard du niveau d’investissement attendu. Le projet intégré devrait être adossé à un investissement annoncé de 23 milliards de dollars.

Dans le nouveau groupe contracteur, la SNPC détiendra 15 % des intérêts, contre 85 % pour WING WAH Exploration & Production Pétrolière SAU, qui assurera également le rôle d’opérateur.

Trois années supplémentaires pour Holmoni et Cayo

Le second décret adopté par le Conseil des ministres modifie le décret du 5 décembre 2022 portant attribution à la SNPC du permis d’exploitation d’hydrocarbures liquides ou gazeux « Holmoni ».

Cette modification vise à accompagner la mise en œuvre du plan de développement des permis Holmoni et Cayo. Leur durée d’exploitation est ainsi prorogée de trois années, portant leur échéance au 4 décembre 2045.

Comme pour Banga Kayo II, le groupe contracteur est composé de la SNPC, avec 15 %, et de WING WAH Exploration & Production Pétrolière SAU, avec 85 %, cette dernière étant l’opérateur.

 

Congo : compte rendu du conseil des ministres du mardi 18 aout 2026

Le Conseil des Ministres s’est réuni ce Mardi 18 août 2026 au Palais du Peuple, sous la très haute autorité de Son Excellence, Monsieur Denis SASSOU N’GUESSO, Président de la République, Chef de l’Etat.

 

Les affaires suivantes étaient inscrites à son ordre du jour :

– Un (1) projet de loi au titre du Ministère de la santé et de la population ;

– Quatre (4) projets de loi et deux (2) projets de décret au titre du Ministère des hydrocarbures ;

– Un (1) projet de décret au titre du Ministère de l’environnement, du bassin du Congo et du développement durable ;

– Quatre (4) communications aux titres respectifs de la Vice-primature chargée de la coordination des infrastructures de développement et de l’aménagement du territoire, du Ministère du commerce, des approvisionnements et de la consommation, chargé de la ZLECAF, du Ministère des petites et moyennes entreprises et de l’artisanat et du Ministère de la promotion de la femme, de l’intégration de la femme au développement, du pacte social et de l’économie informelle.

I/- Ministère de la santé et de la population.

Invité par le Président de la République à prendre la parole, le Professeur Jean Rosaire IBARA, Ministre de la santé et de la population, a soumis à l’examen des Membres du Conseil des Ministres un projet de loi portant création de l’ordre national des chirurgiens-dentistes en République du Congo.

Le texte en examen s’inscrit dans la dynamique de modernisation, de structuration et de sécurisation des professions de santé dans notre pays. Il s’agit de renforcer la gouvernance des professions sanitaires réglementées, devant l’exigence croissante des patients en faveur de soins professionnels et de qualité.

Dans ce contexte, la médecine bucco-dentaire occupe une place essentielle dans notre système national de santé. Son exercice requiert non seulement des qualifications techniques avérées, mais également le respect de normes éthiques et déontologiques strictes.

L’absence d’un cadre légal spécifique n’a pas permis, jusqu’ici, d’assurer un contrôle optimal de l’accès à la profession.

Le texte en examen a pour objet de doter la profession de chirurgien-dentiste d’un organe autonome de régulation professionnelle, chargé d’encadrer l’exercice de l’activité, sur la base des standards de compétence, de moralité et de responsabilité universellement admis.

L’Ordre national des chirurgiens-dentistes est une structure de représentation, d’autorégulation et de discipline professionnelle.

Il a pour principales missions de :

– assurer la défense de l’honneur et de l’indépendance de la profession ;

– garantir le respect des règles déontologiques applicables à l’exercice de la profession de chirurgien-dentiste ;

– veiller à la compétence et à la probité des praticiens ;

– lutter contre l’exercice illégal de la profession ;

– établir et tenir à jour le tableau national de l’ordre.

Après examen et discussion, le Conseil des Ministres a approuvé le projet de loi portant création de l’ordre national des chirurgiens-dentistes en République du Congo.

Il sera transmis au Parlement pour examen et adoption.

II/- Ministère des hydrocarbures.

Prenant la parole, après y avoir été invité par le Président de la République, Monsieur Stev Simplice ONANGA, Ministre des hydrocarbures, a soumis à l’examen du Conseil quatre projets de loi et deux projets de décret :

– le projet de loi portant approbation de l’avenant n° 1 relatif au permis Nanga II Bis signé le 23 novembre 2023 entre la République du Congo, la société nationale des pétroles du Congo et la société Dingheng Mining Co. Limited ;

– le projet de loi portant approbation de l’avenant n° 1 au permis Nanga IV signé le 23 novembre 2023 entre la République du Congo, la société nationale des pétroles du Congo et la société Dingheng Mining Co. Limited ;

– le projet de loi portant approbation de l’avenant n° 1 relatif au contrat de partage de production permis Nangua V entre la République du Congo, la société nationale des pétroles du Congo et la société Oriental Energy SAU ;

– le projet de loi portant approbation de l’avenant n° 1 relatif au permis Marine XXIX signé le 25 avril 2025 entre la République du Congo, la société nationale des pétroles du Congo et la société Oriental Energy SAU.

Ces projets de loi avaient pour objet principal de prendre acte de la modification du mécanisme technique dit du « prix haut » en instituant un seuil unique de 90 dollars américain par baril, applicable pendant toute la durée des contrats.

L’aménagement proposé devrait favoriser la poursuite des investissements, contribuer à l’approvisionnement futur de la raffinerie de Pointe-Noire et renforcer, à terme, les retombées économiques et fiscales du secteur des hydrocarbures.

Après examen et discussion, ces projets de loi ont été approuvés par le Conseil des Ministres.

Ils seront transmis au Parlement pour examen et adoption.

L’examen des projets de décret soumis à l’examen du Conseil a porté, pour le premier, sur l’approbation de la renonciation par la société WING WAH Exploration & Production Pétrolière SAU au permis dit « BANGA KAYO » et attribution à la société nationale des pétroles du Congo d’un permis d’exploitation d’hydrocarbures liquides ou gazeux dit « BANGA KAYO II ». Après une série d’avenants ou évolutions du permis d’exploitation BANGA KAYO et afin de valoriser le gaz naturel issu de ce permis, un plan ambitieux de redéveloppement devrait permettre d’accroitre de manière significative la production de notre pays dans les prochaines années.

Afin de permettre la mise en œuvre de ce projet intégré, adossé à un investissement attendu de 23 milliards de dollars, le groupe contracteur du permis BANGA KAYO II est constitué ainsi qu’il suit : société nationale des pétoles du Congo (15%) et WING WAH Exploration & Production Pétrolière SAU (85%).

Le second projet de décret, qui modifie le décret n°2022-1911 du 5 décembre 2022 portant attribution à la société nationale des pétroles du Congo d’un permis d’exploitation d’hydrocarbures liquides ou gazeux dit permis « HOLMONI », a pour objet de favoriser la mise en œuvre du plan de développement des permis d’exploitation Holmoni et Cayo, dont la durée a été prorogée de 3 années, avec une date d’échéance au 4 décembre 2045.

Le groupe contracteur est constitué d’un titulaire, la société nationale des pétoles du Congo (15%) et d’un opérateur, WING WAH Exploration & Production Pétrolière SAU (85%).

Après examen et discussion, le Conseil des ministres a adopté les deux projets de décret qui lui étaient proposés.

III/- Ministère de l’environnement, du bassin du Congo et du développement durable

Invitée à son tour par le Président de la République à prendre la parole, Mme Arlette SOUDAN NONAULT, Ministre de l’environnement, du bassin du Congo et du développement durable, a présenté aux Membres du Conseil un projet de décret portant approbation des statuts de l’agence nationale de l’environnement.

La Ministre SOUDAN NONAULT a précisé aux membres du Conseil que le projet de décret soumis à l’examen du Conseil des ministres de ce jour a été élaboré dans le cadre de l’établissement effectif de l’Agence Nationale de l’Environnement (ANE), tel que prévu par l’article 119 de la loi n°33-2023 du 17 novembre 2023 portant gestion durable de l’environnement en République du Congo.

L’agence nationale de l’environnement est un établissement public à caractère administratif doté de la personnalité morale et de l’autonomie financière.

Elle a pour missions, notamment de :

– Coordonner l’exécution des projets visant la protection de l’environnement ;

– Constituer et exécuter le portefeuille de projets d’investissement pour la gestion durable de l’environnement ;

– Mettre en place et gérer le système national d’information environnementale ;

– Réaliser de façon permanente l’état de l’environnement national ;

– Veiller à l’intégration des préoccupations environnementales dans les politiques macroéconomiques du pays

– Impliquer les collectivités locales et les partenaires au développement

– Élaborer le rapport annuel sur l’état de l’environnement.

Le texte en examen permet ainsi de doter notre pays d’un outil efficace d’intégration de la protection de l’environnement dans les politiques et stratégies de développement.

Après examen et discussion, le Conseil des Ministres a adopté le projet de décret portant approbation des statuts de l’agence nationale de l’environnement.

IV/- Communications.

Poursuivant ses travaux, le Conseil des Ministres a suivi quatre (4) communications.

La première communication a été présentée par Monsieur Jean-Jacques BOUYA, Vice Premier ministre chargé de la coordination des infrastructures de développement et de l’aménagement du territoire.

Elle est relative à la mission de travail effectuée en République populaire de Chine du 24 juillet au 06 aout 2026.

Elle s’inscrivait dans le cadre de :

– La préparation des prochaines échéances du Forum sur la coopération sino-africaine (FOCAC) ;

– L’accélération du partenariat bilatéral à prioriser les grands projets d’infrastructures et à mobiliser de nouveaux mécanismes de financement suivant le mode « Investir-construire-Exploiter ».

Les principaux sujets examinés au cours de cette mission ont permis aux deux parties d’aboutir aux résultats et engagements suivants :

Sur le plan diplomatique et institutionnel.

– Confirmation formelle de la visite d’État du Président de la République du Congo, Son Excellence Monsieur Denis SASSOU NGUESSO, en République populaire de Chine

– Organisation de la Réunion des Hauts Fonctionnaires du Forum sur la coopération sino-africaine (FOCAC) à Brazzaville, ainsi que tenue de la Conférence ministérielle du FOCAC entre juin et juillet 2027.

  • Accord pour le financement intégral sous forme de don du projet de construction du nouveau Palais Présidentiel.

Sus le plan financier et multilatéral :

  • Accord de principe pour l’adhésion de la République du Congo à la Banque asiatique d’investissement pour les infrastructures
  • Validation d’un portefeuille immédiat de 6 projets structurants.

Sur le plan des infrastructures et des partenariats industriels :

  • Construction du corridor 13 et réhabilitation du Chemin de Fer Congo Océan
  • Extension du Viaduc Nord
  • Implantation d’une usine de transformation de la potasse en fertilisant et engrais dans la Zone Economique Spéciale de Pointe-Noire
  • Construction du centre de maintenance aéronautique
  • révision de la flotte nationale, notamment les trois avions MA60
  • Identification d’un partenaire stratégique pour le développement d’une compagnie aérienne commune.

Les membres du Conseil des ministres ont apprécié à juste valeur l’intérêt de cette mission qui renforce la vitalité et la maturité du partenariat stratégique global entre les deux pays élevé au rang de « Communauté d’Avenir Partagé de Haut Niveau ».

La deuxième communication relative à la participation de la République du Congo aux réunions institutionnelles de la zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF), tenues à Abuja (République fédérale du Nigéria) du 22 au 30 juin 2026, a été présentée par Mme Jacqueline Lydia MIKOLO, Ministre du commerce, des approvisionnements et de la consommation, chargée de la ZLECAF.

La Ministre MIKOLO a d’emblée rappelé aux Membres du Conseil la vision du Président de la République de faire de la ZLECAF un levier de transformation structurelle de l’économie congolaise.

La Réunion d’ABUJA a abouti à des résultats majeurs. Elle a d’abord permis l’élection du Congo au poste de 2ème vice-président du Bureau du conseil des ministres de la ZLECAF aux côtés du Nigéria ; ensuite, Brazzaville, notre capitale, a été retenue pour l’organisation, en 2028, de la 22ème réunion du conseil des ministres de la ZLECAF ; autre acquis enfin, l’organisation attendue, fin octobre 2026 à Brazzaville d’un forum sous-régional consacré aux pays de la CEEAC.

Cette moisson abondante fait de notre pays le moteur principal de la mise en œuvre de la ZLECAF en Afrique centrale. Pour consolider ces acquis, il est nécessaire que le Gouvernement exécute une série d’actions prioritaires énumérées par la Ministre MIKOLO.

Les membres du Conseil ont opiné sur la moisson abondante ainsi obtenue et encouragé le Ministère en charge de la ZLECAF à œuvrer à la mise en place des mesures préconisées.

La troisième communication, relative à la participation de la République du Congo à la 12ème conférence des ministres de l’organisation pour le développement et la promotion de l’artisanat africain, en sigle ODEPA, tenue à Bamako, République du Mali, le 4 juillet 2026, a été présentée par Mme Irène Marie Cécile MBOUKOU-KIMBATSA, Ministre des petites, moyennes entreprises et de l’artisanat.

Chargée du développement et de la promotion de l’artisanat africain, l’ODEPA était présidée par le Congo depuis août 2024. Notre pays, par la voix de la Ministre MBOUKOU-KIMBATSA, a présenté et fait adopter son rapport de mandature 2024-2026. La conférence a également approuvé les nouveaux outils de gouvernance de l’ODEPA ainsi que la feuille de route assignée à la prochaine mandature assumée par le Mali et ce jusqu’à la prochaine conférence qui aura lieu au Maroc en mars 2028.

Réagissant à l’exposé ainsi fait, les membres du Conseil ont été sensibles à l’hommage rendu au Président de la République par les ministres en charge de l’artisanat, lors de leurs travaux, et ce en sa qualité « d’ambassadeur de l’artisanat africain » et ont invité les pouvoirs publics à relayer dans les actes l’engagement du Chef de l’Etat en faveur de cet important secteur.

La quatrième communication, relative à la participation de la République du Congo à la 2ème édition du Forum africain de l’économie sociale et solidaire (FORA’ESS) et aux préparatifs du FORA’ESS 2027 à Brazzaville, a été présentée par Mme Inès Nefer Bertille VOUMBO YALO née INGANI, Ministre de la promotion de la femme, de l’intégration de la femme au développement, du pacte social et de l’économie informelle.

Initialement prévue à Brazzaville, l’événement qui réunissait les ministres africains en charge de l’économie sociale et solidaire a été finalement accueilli par le Sénégal. Il en est ressorti que l’économie sociale et solidaire constitue un instrument majeur de transformation économique et sociale, de création d’emplois, de réduction de la pauvreté de promotion de l’entrepreneuriat, d’inclusion sociale et de développement territorial. La délégation congolaise a valorisé les réformes engagées, en particulier la création de l’agence nationale pour la transformation de l’économie informelle ou celle du fonds d’appui aux activités génératrices de revenus pour les femmes (Fonds ELIKIA).

Le forum a eu deux retombées dont se sont félicités les membres du Conseil, à savoir :

– la désignation de Brazzaville pour accueillir le FORA’ESS 2027;

– et l’accession de notre pays à la vice-présidence du comité consultatif.

Avant de clôturer la réunion du Conseil des ministres, le Président de la République a rappelé aux membres du Gouvernement l’obligation de résultat dans le cadre de la mise en œuvre des engagements contenus dans son projet de société.

A cet effet, les différents projets devraient figurer de façon claire et précise dans le plan national de développement 2027-2032, en cours d’élaboration.

Aussi, le budget de l’Etat exercice 2027, premier budget du mandat après le plébiscite du Président de la République à l’élection présidentielle de mars 2026, devrait effectivement permettre :

– d’une part, la mobilisation des ressources dans les secteurs pourvoyeurs de recettes en rapport avec les réformes qui y ont été entreprises ;

– et d’autre part, la réalisation effective des activités concrètes qui structurent le projet de société : « Accélérons la marche vers le développement ».

Plus rien n’étant inscrit à l’ordre du jour, le Président de la République a clos la réunion et levé la séance.

Commencée à 10h00, la réunion du Conseil des Ministres a pris fin à 13 heures 20.

Fait à Brazzaville, le 18 août 2026.

Pour le Ministre de la Communication et des Médias,

Porte-parole du Gouvernement, en mission,

Le Garde des sceaux, Ministre de la Justice,

des Droits, des Humains et de la Promotion

des Peuples Autochtones,

Aimé Ange Wilfrid BININGA/-