CEMAC : un an pour échanger les anciennes pièces de monnaie démonétisées

L’opération, qui débute le 1er novembre prochain, se déroulera en deux phases, selon les modalités présentées le 28 octobre à Brazzaville par le directeur national de la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC), Serge Dino Daniel Ngassakys.

 

Les populations concernées disposent ainsi de douze mois pour se séparer des pièces visées par cette mesure. Dans une première phase, du 1er novembre 2026 au 31 juillet 2027, les échanges pourront être effectués aux guichets de la BEAC, des banques commerciales et des établissements de microfinance. À partir du 1er août et jusqu’au 31 octobre 2027, la dernière étape de l’opération sera exclusivement assurée par la BEAC.

Sept catégories de pièces sont concernées par cette démonétisation. Il s’agit des pièces de 1, 5, 10, 25, 50, 100 et 500 FCFA issues des anciennes gammes frappées entre 1958 et 1985. À compter du 1er novembre 2026, ces monnaies perdront leur cours légal et ne pourront donc plus être utilisées pour régler les achats ou effectuer des transactions courantes.

En revanche, les pièces appartenant aux gammes de 2006 et de 2024 conservent leur validité et continueront de circuler normalement dans les six pays de la CEMAC.

Les autorités monétaires veulent à travers ce calendrier accordent aux détenteurs des anciennes pièces une période transitoire pour procéder à leur échange, tout en organisant progressivement leur retrait de la circulation monétaire dans la sous-région.

Congo : plus de 2 800 agents formés grâce au programme Police+

Après 45 mois de mise en œuvre, le Programme d’appui à la professionnalisation de la police congolaise et au respect des droits de l’homme (Police+) a officiellement achevé son cycle.

 

Lancé dans le cadre d’une coopération bilatérale entre la France et le Congo, avec le soutien financier de l’Union européenne, le programme Police+ arrive à son terme après près de quatre années de mise en œuvre. Son ambition est de professionnaliser davantage les forces de police congolaises et de renforcer l’intégration des droits humains dans leurs pratiques quotidiennes.

Au total, plus de 2 831 agents ont bénéficié de formations axées notamment sur l’éthique, la déontologie et le respect des droits fondamentaux. Pour pérenniser ces acquis, des mallettes pédagogiques normalisées ont été intégrées aux dispositifs de formation initiale et continue. Elles permettent désormais d’inscrire systématiquement ces thématiques dans l’apprentissage et le perfectionnement des policiers.

Police+ a également contribué à l’amélioration des infrastructures policières. Trois commissariats centraux pilotes ont été entièrement réhabilités à savaoir, ceux de la Tsiémé et du Djoué, à Brazzaville, ainsi que celui de Pointe-Noire.

Les travaux ont notamment porté sur la réorganisation des espaces de travail, l’amélioration des conditions de garde à vue et la mise en place de protocoles encadrant la prise en charge des personnes privées de liberté. Une attention particulière a également été accordée à la surveillance des cellules et au respect de la dignité des personnes détenues.

Ces aménagements visent aussi à améliorer l’accueil des victimes, notamment celles de violences basées sur le genre (VBG), en leur offrant des espaces garantissant davantage de confidentialité et de sécurité lors du dépôt de plainte et des auditions.

Avec la clôture de Police+, l’enjeu réside désormais dans la consolidation des acquis et leur appropriation durable par les services de police. La poursuite des formations, le respect des procédures et l’entretien des infrastructures réhabilitées seront déterminants pour inscrire les changements engagés dans les pratiques quotidiennes des forces de l’ordre.

Congo : un excédent budgétaire prévisionnel de 482,4 milliards FCFA en 2027

Présenté devant les deux chambres du Parlement par le ministre des Finances, Christian Yoka, ce budget affiche un excédent prévisionnel de 482,4 milliards FCFA.

 

Le Congo prépare son prochain exercice budgétaire. Présenté devant l’Assemblée nationale et le Sénat, le projet de loi de finances 2027 table sur des recettes de 3 120,8 milliards FCFA pour des dépenses estimées à 2 638,4 milliards FCFA. Cette configuration fait ressortir un excédent budgétaire global prévisionnel de 482,4 milliards FCFA.

En présentant les grandes orientations de ce projet, le ministre des Finances, du Budget et du Portefeuille public, Christian Yoka, a mis en avant la double ambition du gouvernement, financer les priorités de développement du pays tout en rétablissant durablement les équilibres des finances publiques.

L’enjeu est de poursuivre la transformation économique et sociale du Congo sans fragiliser sa situation financière. Pour y parvenir, l’exécutif entend notamment renforcer la discipline budgétaire, maîtriser l’endettement et préserver la stabilité macroéconomique. Une démarche qui traduit la volonté de concilier les besoins d’investissement de l’État avec les exigences de soutenabilité des finances publiques.

Le projet de budget fait également ressortir des contraintes de trésorerie. Les ressources de trésorerie sont évaluées à 1 324,6 milliards FCFA, contre des charges de 1 757 milliards FCFA, soit un besoin net de financement de 432,4 milliards FCFA. L’excédent budgétaire prévisionnel constitue ainsi un élément important de l’équation financière de l’État.

Le ministre a par ailleurs replacé ces orientations dans un environnement économique international dont les perspectives restent modérément favorables. Selon les projections retenues dans le document de cadrage, la croissance mondiale devrait atteindre 3,2 % en 2027, contre 3,1 % en 2026.

« C’est autour de cette exigence que s’articule le présent projet de loi de finances », a indiqué Christian Yoka, soulignant la nécessité de concilier les ambitions de développement avec les impératifs de gestion rigoureuse des ressources publiques.

Congo : la Fécofoot mise sur une Ligue 1 à 18 clubs en mode zonal

Réuni le 28 octobre à Brazzaville pour son premier comité exécutif sous la présidence d’Éric Alain Mantot, la Fédération congolaise de football (Fécofoot) a dévoilé les grandes orientations du prochain championnat national.

 

La nouvelle équipe dirigeante de la Fédération congolaise de football entend adapter l’organisation du championnat national aux réalités économiques des clubs. Lors de son premier comité exécutif, tenu le 28 octobre, plusieurs décisions et orientations ont été examinées, notamment l’élargissement de la Ligue 1 de 14 à 18 équipes et le format de la prochaine saison.

Selon les orientations présentées, la compétition se disputera en mode zonal. Ce choix répond, d’après le président de la Fécofoot, Éric Alain Mantot, à une exigence économique, compte tenu du poids des charges liées à l’organisation du championnat. La formule retenue vise ainsi à tenir compte des contraintes financières auxquelles sont confrontés les clubs.

Cette évolution impliquera toutefois une réorganisation du fonctionnement des équipes. Le communiqué final du comité exécutif souligne que les clubs devront s’adapter à cette nouvelle configuration et revoir leur organisation en conséquence.

La Fécofoot entend également agir sur les capacités de gestion des structures sportives. Une formation organisée avec l’appui de la Fédération internationale de football association (Fifa) est prévue du 16 au 18 novembre à Brazzaville.

Cette session s’adressera aux présidents et secrétaires généraux des clubs, ainsi qu’aux présidents des ligues. Plusieurs modules sont annoncés, notamment le leadership et le management, la gouvernance et les questions juridiques, la gestion financière, le fonctionnement des clubs, la gestion des stades, le marketing et la communication.

À l’issue de cette formation, une subvention exceptionnelle sera accordée aux clubs. Son attribution sera toutefois conditionnée à la signature d’une convention prévoyant un contrôle de l’utilisation des fonds. À travers ce mécanisme, la Fécofoot entend encadrer le soutien financier apporté aux équipes et renforcer la transparence dans la gestion des ressources allouées.

Éric Alain Mantot a néanmoins tenu à préciser les limites de l’intervention financière de la fédération. Selon lui, la Fécofoot n’a pas vocation à financer directement les clubs. Il estime que d’autres mécanismes doivent être explorés pour leur permettre de mobiliser des ressources supplémentaires.

Le recours aux sponsors et aux annonceurs figure parmi les pistes évoquées pour soutenir financièrement les équipes et favoriser leur autonomie.

Entre élargissement de la Ligue 1, rationalisation des dépenses et renforcement des capacités de gestion, les orientations présentées par le comité exécutif placent la question du financement au cœur de la prochaine saison. Leur mise en œuvre devra permettre de mesurer la capacité des clubs à s’adapter à cette nouvelle organisation du football congolais.

Sommet Russie-Afrique : Denis Sassou-N’Guesso reçu par Vladimir Poutine à Moscou

Le président de la République du Congo, Denis Sassou-N’Guesso, a été accueilli mercredi 28 octobre 2026 à Moscou par son homologue russe, Vladimir Poutine.

 

La capitale russe accueille, les 28 et 29 octobre, le troisième sommet Russie-Afrique, un rendez-vous diplomatique auquel prennent part des délégations de 48 pays africains, dont 22 conduites par des chefs d’État. Pour Denis Sassou-N’Guesso, cette rencontre constitue une nouvelle occasion de consolider les relations entre Brazzaville et Moscou et de faire avancer les projets d’intérêt commun.

Les relations entre les deux pays s’inscrivent dans une dynamique de rapprochement. En septembre 2026, la République du Congo et la Russie ont signé un plan global de développement de leur coopération pour la période 2026-2028. Ce document prévoit la mise en œuvre de projets prioritaires dans plusieurs secteurs, notamment l’énergie, l’agriculture, la santé et les transports.

Selon l’ambassadeur de Russie au Congo, Dmitri Korepanov, le sommet doit notamment permettre aux deux dirigeants de faire le point sur leurs relations et d’examiner les projets retenus dans ce programme de coopération.

Parmi les dossiers évoqués ces derniers mois figure également un projet de construction d’un oléoduc de plus de 1 000 kilomètres à travers le territoire congolais. Cette infrastructure, discutée lors de la visite d’État de Denis Sassou-N’Guesso à Moscou en avril dernier, témoigne de l’importance du secteur énergétique dans les relations entre les deux pays.

La coopération porte également sur les infrastructures, la formation des ressources humaines et les questions sanitaires. Autant de domaines susceptibles d’offrir de nouvelles perspectives au Congo, à condition que les engagements annoncés se traduisent par des projets concrets et des retombées économiques durables.

Le sommet de Moscou aborde des enjeux plus larges, notamment le commerce, les investissements, la sécurité alimentaire, l’énergie, les technologies et la sécurité. Les discussions doivent contribuer à définir les nouvelles orientations du partenariat entre la Russie et l’Afrique pour les prochaines années.

Lors de l’ouverture des travaux, Vladimir Poutine a notamment affiché la volonté de son pays d’accroître ses livraisons de produits agricoles au continent. Le président russe a également évoqué des perspectives de coopération dans les domaines des technologies numériques, de la santé et de la formation.

Les travaux doivent aboutir à une déclaration finale, à un document consacré à la coopération en matière d’intelligence artificielle et à un nouveau plan d’action du Forum de partenariat Russie-Afrique pour la période 2027-2029.

Pour Denis Sassou-N’Guesso, cette troisième édition s’inscrit dans la continuité des précédentes rencontres de Sotchi, en 2019, et de Saint-Pétersbourg, en 2023. L’enjeu est désormais de transformer les orientations diplomatiques en partenariats opérationnels, capables de soutenir le développement économique du Congo et de renforcer sa coopération avec la Russie.

Congo : AGL achemine cinq grues hors gabarit vers le Gabon

Le 19 octobre 2026, un convoi exceptionnel d’AGL Congo a quitté Pointe-Noire en direction de la base de Mounana, au Gabon, pour le compte d’un acteur du secteur minier.

 

Cette opération consistait à acheminer cinq colis hors gabarit (OOG – Out of Gauge) constitués de parties de grues Vertex, pour un poids total de 42,5 tonnes. La gendarmerie a escorté le convoi tout au long du trajet afin d’assurer la sécurité de ce chargement exceptionnel. Après trois jours de route et 698 km parcourus, le convoi est arrivé à destination le 22 octobre 2026. L’opération transfrontalière a été menée dans le respect des réglementations congolaise et gabonaise.

« Chaque transport hors gabarit est un projet à part entière : il faut étudier l’itinéraire, anticiper les contraintes, coordonner avec les autorités et les équipes des deux côtés de la frontière, sans jamais transiger sur la sécurité. Cette livraison illustre notre capacité à relever des défis logistiques de grande envergure. Elle met en lumière notre capacité à proposer aux clients des solutions adaptées à leurs besoins les plus spécifiques et à les accompagner dans leurs projets, là où ils opèrent », souligne HABIB Mazen, Directeur des Opérations chez AGL Congo.

Cette réussite est le fruit de la mobilisation et de l’expertise des équipes de AGL Congo et AGL Gabon. Elle illustre le savoir-faire du Groupe dans la gestion et le transport de marchandises hors gabarit, tout en confirmant sa capacité à accompagner les projets industriels stratégiques de la sous région grâce à des solutions logistiques intégrées. Avec la réalisation de ce convoi exceptionnel entre Pointe-Noire et Mounana, AGL renforce son positionnement comme acteur de référence du transport hors gabarit et réaffirme son engagement à soutenir le développement des activités industrielles au-delà des frontières nationales.

A propos d’AGL Congo

AGL (Africa Global Logistics) est l’opérateur logistique multimodal (portuaire, logistique, maritime et ferroviaire) de référence en Afrique. L’entreprise fait désormais partie du Groupe MSC, compagnie maritime et logistique de premier plan. Présent au Congo dans le transport et la logistique, AGL compte1500 collaborateurs congolais à travers ses agences et ses filiales portuaires et logistiques. Implantée à Pointe Noire, Brazzaville et Dolisie, l’entreprise déploie des systèmes de management QHSE reposant sur des référentiels reconnus tels que l’ISO 4500. AGL s’investit dans l’amélioration des compétences de ses collaborateurs et participe activement au développement socio-économique du pays au moyen
d’actions de responsabilité sociétale dans les secteurs de l’éducation, la réinsertion sociale, la préservation de l’environnement et l’accompagnement humanitaire.

Mise à jour obligatoire des dossiers clients avant le 31 décembre 2026

UBA Congo invite l’ensemble de ses clients Particuliers et Entreprises à procéder à la mise à jour de leurs dossiers d’ouverture de compte au plus tard le 31 décembre 2026.

 

Dans le cadre de son engagement en faveur de la sécurité des opérations bancaires, de la qualité de service et du respect des exigences réglementaires, UBA Congo rappelle à ses clients l’importance de disposer d’un dossier client complet, conforme et actualisé.

Cette démarche permet à la banque de disposer d’informations fiables sur ses clients, de sécuriser les relations bancaires et de contribuer à la prévention de la fraude ainsi que du blanchiment de capitaux et du financement du terrorisme.

Quels documents mettre à jour ? 

Pour les clients Particuliers :

  • Une pièce d’identité valide ;
  • Un justificatif de domicile récent, si nécessaire ;
  • Les informations personnelles et professionnelles actualisées ;
  • Tout autre document complémentaire demandé par la banque.

Pour les clients Entreprises :

  • Les documents légaux et administratifs à jour de l’entreprise ;
  • Les informations relatives aux dirigeants et aux représentants habilités ;
  • Les documents d’identification des bénéficiaires effectifs ;
  • Les justificatifs relatifs à l’activité de l’entreprise et tout autre document requis par la banque.

Comment procéder ?

Les clients sont invités à se rapprocher de leur gestionnaire de compte ou à se rendre dans leur agence UBA habituelle afin de vérifier les pièces requises et de régulariser leur dossier. 

Une démarche essentielle pour une relation bancaire sécurisée

La mise à jour des dossiers contribue à renforcer la sécurité des comptes, à faciliter le traitement des opérations et à maintenir une relation bancaire conforme et transparente.

N’attendez pas le dernier moment ! Faites vérifier et actualiser votre dossier avant le 31 décembre 2026.

Pour toute information complémentaire, rapprochez-vous de votre agence UBA Congo ou de votre gestionnaire de compte.

Congo : l’OMS et le ministère de la Communication s’allient contre la désinformation sanitaire

Un accord de partenariat, axé notamment sur l’initiative « Les 3 minutes Santé », vise à mieux informer la population et à lutter contre la propagation des fausses informations sanitaires.

 

Le ministère de la Communication et des Médias et l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) unissent leurs efforts pour renforcer la sensibilisation aux questions de santé en République du Congo. Le ministre de la Communication et des Médias, porte-parole du gouvernement, Thierry Lézin Moungalla, a reçu en audience le Dr Vincent Dossou Sodjinou, responsable du bureau de l’OMS au Congo, dans le cadre de la mise en œuvre de leur partenariat institutionnel.

Cette collaboration prévoit notamment le déploiement de l’initiative « Les 3 minutes Santé », un programme de communication destiné à informer le public sur les questions sanitaires. L’objectif est de rendre les informations médicales plus accessibles, de promouvoir les gestes de prévention et d’encourager l’adoption de comportements favorables à la santé.

Au-delà de la sensibilisation, ce partenariat entend contribuer à la lutte contre la désinformation sanitaire, particulièrement préoccupante en période d’épidémie. La circulation de rumeurs et d’informations non vérifiées sur les réseaux sociaux peut en effet compromettre les efforts de prévention et compliquer la réponse des autorités sanitaires.

Cette démarche intervient dans un contexte régional marqué par l’épidémie de maladie à virus Ebola en République démocratique du Congo (RDC). Selon les chiffres rapportés par DRTV International, le pays comptabilisait, au 20 octobre 2026, 9 704 cas confirmés et 4 687 décès. Ces données concernent exclusivement la RDC et ne doivent pas être confondues avec la situation sanitaire en République du Congo.

Congo : l’Ordre des pharmaciens demande le retrait de l’autorisation accordée à Propharma

En cause, des irrégularités présumées dans la procédure d’autorisation et des activités qui, selon l’Ordre, auraient été exercées sans les autorisations préalables requises.

 

Le président du Conseil national de l’Ordre des pharmaciens du Congo, le Dr MPANDZO Djagger, demande au ministère de la Santé et de la Population de réexaminer l’autorisation d’ouverture accordée à la société PROPHARMA. Lors d’une conférence de presse tenue le 27 octobre 2026, il a dénoncé des manquements présumés à la réglementation pharmaceutique et appelé les autorités compétentes à prendre leurs responsabilités.

Au cœur de cette affaire figure le respect de la loi n° 012-92 du 29 avril 1992, notamment des dispositions relatives aux missions de l’Ordre et à la procédure d’octroi des autorisations d’ouverture des établissements pharmaceutiques.

Selon le Conseil national de l’Ordre, PROPHARMA se serait livrée à des activités sans avoir obtenu au préalable les autorisations requises, notamment en matière d’importation. L’Ordre estime également que l’autorisation d’ouverture délivrée ultérieurement par le ministère de la Santé soulève des interrogations quant au respect de la procédure légale et aux risques potentiels pour la santé publique.

Ne disposant pas du pouvoir de prononcer directement la fermeture d’un établissement pharmaceutique ou le retrait de son autorisation, l’Ordre a saisi l’autorité de tutelle afin qu’elle examine le dossier et décide des mesures appropriées.

« Nous estimons que cette décision soulève de sérieuses questions au regard du non-respect de la procédure prévue par la loi. Nous avons saisi l’Inspection générale de la santé le 30 mars 2026 pour obtenir des éclaircissements. Cette démarche est restée sans réponse », a déclaré le Dr MPANDZO Djagger.

Le président de l’Ordre a également indiqué qu’un recours avait été adressé au ministère de la Santé pour solliciter des explications, sans qu’une réponse ait été reçue à la date de la conférence de presse.

Face à cette situation, le Conseil national de l’Ordre des pharmaciens demande au ministre de la Santé et de la Population de répondre formellement au recours gracieux introduit le 1er juin 2026. Il souhaite ainsi obtenir des éclaircissements sur les conditions d’application de la réglementation en vigueur, notamment en matière d’importation et de commercialisation des médicaments, afin de prévenir les pratiques susceptibles de favoriser le trafic et la vente illicite de produits pharmaceutiques.

Il appelle, par ailleurs, les pharmaciens à faire preuve de responsabilité et de solidarité professionnelle, tout en respectant les règles qui encadrent leur exercice. À l’endroit de l’opinion publique, il souligne que la réglementation pharmaceutique ne concerne pas uniquement les professionnels du secteur, mais également chaque citoyen, dont la santé dépend de la qualité et de la sécurité des médicaments mis à sa disposition.

Pour le Conseil national de l’Ordre des pharmaciens, l’application rigoureuse, impartiale et transparente des textes en vigueur demeure indispensable pour garantir la sécurité du médicament et préserver la santé des populations.

Congo : le manque de gasoil fragilise les réseaux mobiles

Privés de carburant pour alimenter leurs groupes électrogènes de secours, les opérateurs de télécommunications peinent à assurer la continuité de leurs services.

 

La pénurie de gasoil, qui affecte plusieurs secteurs de l’économie congolaise, touche désormais les télécommunications. Faute de carburant pour faire fonctionner leurs groupes électrogènes, les opérateurs rencontrent des difficultés à maintenir leurs équipements en service, avec des répercussions sur les appels téléphoniques, l’accès à internet et les transactions de Mobile Money.

Dans un communiqué publié le 27 octobre, l’Agence de régulation des postes et des communications électroniques (ARPCE) fait état de perturbations des réseaux de communications électroniques ouverts au public, sur tout ou partie du territoire national.

Selon le régulateur, cette situation s’explique notamment par une alimentation électrique insuffisante et l’incapacité des groupes électrogènes de secours à prendre le relais en raison du manque de gasoil.

Les vérifications effectuées auprès des opérateurs révèlent que la desserte électrique se limite à neuf heures par jour en moyenne. De leur côté, les batteries de secours disposent d’une autonomie d’environ six heures.

Ce dispositif laisse ainsi plusieurs heures quotidiennes durant lesquelles les groupes électrogènes doivent assurer l’alimentation des équipements de télécommunications. Mais sans approvisionnement suffisant en carburant, ces installations ne peuvent plus pleinement jouer leur rôle.

Les conséquences risquent de se faire sentir sur la qualité et la continuité des services de télécommunications, alors que les populations et les entreprises dépendent de plus en plus des communications mobiles, de l’internet et des paiements électroniques.