Congo-Architecture : l’OAC et l’UDSN scellent un partenariat

Le président de l’Ordre des architectes du Congo (OAC), Antoine Béli Bokolojoué, et le président de l’Université Denis-Sassou-N’Guesso (UDSN), le Pr Ange Antoine Abena, ont signé, le 13 avril à Kintélé, une convention destinée à renforcer la formation en architecture et urbanisme au Congo.

 

Cet accord vise notamment la relecture et la reformalisation des programmes de l’Institut supérieur d’architecture, urbanisme, bâtiment et travaux publics (ISAUBTP), qui forme depuis plusieurs années de jeunes architectes-urbanistes. Il prévoit également un encadrement accru de la formation continue, ainsi que l’implication active de l’OAC dans la formation des enseignants et la modernisation des cursus.

À travers ce partenariat, les deux institutions entendent créer des passerelles concrètes entre le monde académique et la pratique professionnelle. Des stages pratiques au sein des agences, cabinets et bureaux d’études membres de l’OAC seront consolidés, favorisant l’employabilité des étudiants et la professionnalisation des parcours.

La convention met aussi l’accent sur les défis contemporains, notamment l’intégration des énergies renouvelables dans la conception architecturale et urbaine, dans un contexte marqué par l’urgence climatique et l’ambition de bâtir des villes intelligentes.

Par ailleurs, l’OAC s’est engagé à œuvrer pour la reconnaissance des diplômes de l’UDSN à l’échelle africaine et internationale, en se rapprochant des instances mondiales de l’architecture telles que l’Union internationale des architectes et l’Unesco.

Pour Antoine Béli Bokolojoué, cet accord dépasse le simple cadre administratif. Il constitue « un levier stratégique » au service du développement national, en renforçant la synergie entre l’université et les corps professionnels organisés. « Il n’y a pas de développement sans université, pas d’avenir sans formation de qualité, pas de ville sans architectes », a-t-il rappelé.

Congo : Brazza Airlines décolle le 20 avril

La nouvelle compagnie congolaise lance ses activités avec l’ambition de renforcer la connectivité nationale et d’affirmer une souveraineté aérienne moderne et sécurisée.

 

La compagnie Brazza Airlines a officiellement annoncé, lundi 13 avril 2026 à Brazzaville, le lancement de ses activités. Filiale de Thalair, elle-même rattachée au groupe Dexfly, la nouvelle entité entend s’imposer comme un acteur clé du transport domestique.

Pensée pour répondre aux défis de mobilité intérieure, Brazza Airlines mise sur la modernité, la sécurité et la fiabilité de ses opérations. Sa flotte est composée d’appareils du constructeur brésilien Embraer, reconnu pour la performance et l’efficacité de ses avions régionaux.

La compagnie exploitera notamment deux types d’appareils à savoir l’Embraer 190, d’une capacité de 98 sièges, destiné aux liaisons principales, en particulier entre Brazzaville et Pointe-Noire, avec jusqu’à trois rotations quotidiennes. Aussi, l’Embraer ERJ 145, configuré en 49 sièges, qui desservira des villes telles qu’Ollombo, Ouesso, Impfondo et prochainement Dolisie.

Le vol inaugural est prévu le 20 avril entre Brazzaville et Pointe-Noire. Le lancement officiel du programme régulier de vols interviendra dès le 21 avril, marquant le début effectif des opérations commerciales.

Pour son président, Jean Valli, cette initiative s’inscrit dans une vision stratégique claire « Offrir à la République du Congo une souveraineté aérienne appuyée par une technologie de pointe ».

Basée à Pointe-Noire, Brazza Airlines opérera avec des appareils immatriculés en France, sous un Certificat de transporteur aérien conforme aux normes de l’European Union Aviation Safety Agency (EASA). La compagnie est également certifiée International Air Transport Association IOSA.

La commercialisation des billets est assurée en partenariat avec Hariom Travels, agent général de la compagnie, avec des points de vente à Brazzaville et Pointe-Noire, ainsi qu’une plateforme de réservation en ligne.

Congo : Brazzaville face aux coupures d’électricité

Depuis plusieurs jours, les coupures d’électricité et les délestages à répétition rythment le quotidien des habitants de la capitale congolaise, alimentant frustration et colère.

 

De la rivière Djoué, au sud de la ville, jusqu’à la rivière Ndjiri, au nord, sur plus de quarante kilomètres, en passant par le centre-ville, les interruptions de courant sont devenues quasi permanentes dans plusieurs quartiers. Les coupures, parfois imprévisibles, s’étendent sur de longues heures, perturbant la vie familiale, les activités commerciales et le fonctionnement des petites entreprises.

Dans les foyers, la situation devient difficilement supportable. Conservation des aliments compromise, appareils électroménagers endommagés, enfants contraints d’étudier à la lumière des bougies ou des lampes torches. Les conséquences sont multiples. « Nous passons parfois toute une nuit sans électricité. C’est intenable », confie un habitant excédé du quartier Talangaï.

Les commerçants, notamment les tenanciers de boutiques et de chambres froides, déplorent des pertes financières importantes. Certains recourent à des groupes électrogènes, mais le coût du carburant alourdit davantage leurs charges dans un contexte économique déjà fragile.

Face aux critiques, la société Énergie électrique du Congo (E2C) pointe du doigt l’urbanisation accélérée de la capitale. Selon elle, l’extension rapide des zones d’habitation a entraîné une surcharge des postes de distribution, dont plusieurs infrastructures, vieillissantes et insuffisamment entretenues, cèdent régulièrement sous la pression.

« Les postes sont surchargés et nécessitent des travaux de renforcement », explique la société, qui évoque également des difficultés techniques et logistiques pour assurer une maintenance optimale du réseau.

Si l’argument de la croissance urbaine est avancé, de nombreux consommateurs estiment que la question de la planification et de l’investissement dans les infrastructures énergétiques reste centrale. Pour eux, l’urbanisation ne saurait justifier à elle seule des coupures aussi fréquentes et prolongées.

Congo-Moho G : près de 100 millions de barils supplémentaire découvert

La société TotalEnergies EP Congo a annoncé, lundi 13 avril 2026, une nouvelle découverte d’hydrocarbures sur le permis offshore de Moho, situé au large des côtes du pays.

 

La compagnie à travers un communiqué de presse rendue publique, a confirmé le dynamisme des activités d’exploration dans cette zone stratégique de Moho. La découverte fait suite au forage du puits d’exploration MHNM-6 NFW, ciblant la structure géologique baptisée Moho G. Selon l’opérateur, le puits a mis en évidence une colonne d’hydrocarbures d’environ 160 mètres dans des réservoirs datant de l’Albien, caractérisés par de bonnes propriétés pétrophysiques. Une campagne complète d’acquisition de données a été menée afin d’évaluer avec précision le potentiel du gisement.

La découverte réalisée sur la structure Moho G, combinée à celle précédemment enregistrée sur la structure voisine de Moho F, représente des ressources récupérables estimées à près de 100 millions de barils. Un volume significatif qui pourrait renforcer la production nationale d’hydrocarbures.

TotalEnergies opère le permis Moho via sa filiale congolaise avec une participation de 63,5 %, aux côtés de Trident Energy (21,5 %) et de la Société Nationale des Pétroles du Congo (15 %).

Les installations de production déjà en place sur le permis comprennent deux unités flottantes, qui assurent actuellement une production d’environ 90 000 barils équivalent pétrole par jour, selon les données communiquées par l’opérateur.

Congo : Ulsan Mining vise 2 millions de tonnes d’acier à Pointe-Noire

L’entreprise prévoit la construction d’une usine de fonderie destinée à transformer le minerai de fer en acier.

 

La société Ulsan Holding, à travers sa filiale Ulsan Mining Congo, a annoncé le 6 avril la poursuite de ses investissements en République du Congo. Song objectif est de lancer la production locale d’acier après le développement du minerai de fer de Mayoko-Mossendjo, dans le département du Niari.

À Pointe-Noire, capitale économique du pays, l’entreprise prévoit la construction d’une usine de fonderie destinée à transformer le minerai de fer en acier. Cette unité industrielle affichera une capacité de production estimée à deux millions de tonnes par an, avec pour ambition d’approvisionner le marché national et d’exporter vers d’autres pays d’Afrique et au-delà.

Des délégations venues de Turquie, de Singapour et de Chine ont récemment visité le site prévu pour accueillir la future usine. Des études de faisabilité sont en cours en collaboration avec des partenaires internationaux afin de concrétiser ce projet structurant.

Au-delà de l’usine, le programme prévoit également la construction d’un port autonome à Pointe-Noire, en partenariat avec la Plateforme industrielle du Congo, ainsi que la réhabilitation du corridor Mayoko–Pointe-Noire. Signée en août 2024, la convention minière de trente ans avec l’État congolais encadre cet ambitieux investissement.

Selon Oguzhan Odabasi, directeur général d’Ulsan Holding, le projet pourrait générer plus de 10 000 emplois et contribuer significativement à la diversification et à la croissance de l’économie congolaise.

Congo-Relance du football : vers la fin de la crise ?

Réunis samedi à Brazzaville, le Ministère de la Jeunesse et des Sports, des dirigeants de clubs, des techniciens et des chroniqueurs sportifs ont exprimé une volonté commune, restructurer et relancer durablement le football congolais.

 

Au cœur des échanges, la nécessité d’un sursaut collectif. Pour Hugues Ngouélondélé, le redressement ne peut être l’œuvre d’un seul acteur. « Il s’agit de reconstruire des institutions crédibles et de restaurer la confiance des partenaires ainsi que du public », a-t-il souligné, insistant sur l’importance d’un dialogue inclusif pour sortir de l’impasse.

Depuis deux ans, le football congolais traverse une zone de turbulences marquée par des divergences persistantes entre le ministère et la Fédération congolaise de football. Cette crise institutionnelle a entraîné l’arrêt des compétitions nationales et la fermeture de plusieurs stades, plongeant clubs et joueurs dans l’incertitude.

Les conséquences ont été lourdes : compétitions suspendues, carrières freinées, sponsors frileux et supporters désabusés. De nombreux jeunes talents se sont retrouvés sans cadre d’expression, dans un contexte où le football demeure pourtant l’un des principaux vecteurs de cohésion sociale et de visibilité internationale du pays.

Face à cette situation, les autorités annoncent la reprise prochaine du championnat national, assortie d’une réouverture progressive des stades. Cette relance, présentée comme une priorité, vise à redonner un souffle nouveau au football congolais et à restaurer son rayonnement sur la scène régionale et continentale.

Au-delà de la reprise des compétitions, l’enjeu est désormais structurel : poser les bases d’une gouvernance apaisée, transparente et conforme aux standards internationaux. Les acteurs du football congolais semblent conscients qu’il en va de la crédibilité du sport roi et de l’avenir de toute une génération de joueurs.

La balle est désormais dans le camp des institutions. Le succès de cette relance dépendra de la capacité des différents protagonistes à privilégier l’intérêt supérieur du football congolais sur les querelles internes.

Congo : Jean Jacques Mouanda inhumé à Dolisie

La cérémonie s’est déroulée au siège fédéral du parti, réunissant cadres, militants, parents et proches venus saluer la mémoire d’un homme au long parcours politique et administratif.

 

Décédé le 5 avril à Djambala à l’âge de 69 ans, le préfet des Plateaux, Jean Jacques Mouanda, a reçu le 11 avril à Brazzaville les hommages du Parti congolais du travail (PCT), en présence du président de la République, Denis Sassou N’Guesso.

Né le 4 novembre 1957 à Dolisie, Jean Jacques Mouanda a consacré plus de quatre décennies à la vie publique. Ancien président du Conseil départemental du Niari (2008-2017), député de Kimongo (2017-2022), préfet de la Likouala (2022-2025), puis des Plateaux depuis 2025, il était également membre du Comité central du PCT. Militant de la première heure, il s’est illustré par son engagement constant au sein du parti, notamment comme directeur de campagne dans le Niari lors de plusieurs scrutins présidentiels.

Dans son oraison funèbre, Michel Mahinga, membre du bureau politique du PCT, a salué un « homme de terrain », artisan du rapprochement entre l’administration et les populations, et acteur de la cohésion sociale. Jean Jacques Mouanda était aussi engagé dans la vie associative, fondateur de l’Association Bana Dol et ancien président du Rotary club de Dolisie.

Décoré à plusieurs reprises, notamment chevalier dans l’Ordre du mérite congolais et dans l’Ordre de la paix, il laisse le souvenir d’un serviteur fidèle de l’État. Il sera inhumé ce 13 avril à Dolisie, sa ville natale.

Congo : la société civile exige des actes sur la forêt

Le président Denis Sassou Nguesso prêtera serment le 16 avril à Brazzaville pour inaugurer son cinquième mandat consécutif. Alors qu’un nouveau gouvernement est attendu, plusieurs organisations de la société civile appellent à placer la gouvernance forestière au cœur des priorités.

 

Le Congo est engagé dans plusieurs processus internationaux de gestion durable des forêts, notamment les Contributions déterminées au niveau national (CDN), le mécanisme REDD+, l’Initiative pour la forêt d’Afrique centrale (CAFI) et l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE). Des engagements salués par Nina Cynthia Kiyindou Yombo, directrice exécutive de l’Observatoire congolais des droits humains (OCDH), qui insiste toutefois sur leur application effective au niveau national.

Selon elle, il est urgent d’harmoniser le cadre juridique et de mettre en œuvre des actions concrètes pour lutter contre la déforestation et l’exploitation illégale des forêts.

De son côté, Christian Mounzeo, de la Rencontre pour la paix et les droits humains (RPDH), reconnaît les avancées du précédent quinquennat, notamment la révision du code forestier, l’adoption d’un code de transparence dans la gestion des finances publiques et la loi sur le registre des bénéficiaires effectifs. Mais il estime que ces réformes doivent désormais être complétées par des textes d’application.

Les organisations plaident également pour l’adoption d’une loi sur l’accès à l’information et d’un cadre de protection des défenseurs des droits humains et des lanceurs d’alerte. Objectif, garantir plus de transparence, de traçabilité et de redevabilité dans l’exploitation forestière, afin que la gestion des ressources naturelles bénéficie réellement aux populations.

Congo-emploi : 265 jeunes en quête de formation à Gamboma

Le ministre de la Jeunesse et des Sports, de l’éducation civique, de la Formation qualifiante et de l’Emploi, Hugues Ngouélondélé, a inauguré le 8 avril, la « Maison de la jeunesse pour l’emploi »

 

À Gamboma, chef-lieu de la Nkeni-Alima, la question de l’emploi des jeunes n’est plus une abstraction, 300 jeunes sont déjà inscrits à l’Agence congolaise pour l’emploi (ACPE) dans le département, dont 265 en attente de formations qualifiantes. Des chiffres révélateurs de l’urgence sociale à laquelle entend répondre la toute nouvelle Maison de la jeunesse pour l’emploi, inaugurée le 8 avril par le ministre Hugues Ngouélondélé.

Cette infrastructure moderne en R+1, financée sur fonds propres par le ministre avant d’être léguée à l’État, marque un tournant pour la jeunesse locale. Désormais, plus besoin de parcourir des centaines de kilomètres jusqu’à Brazzaville pour accéder aux services liés à l’insertion professionnelle.

Le centre fonctionne comme un guichet unique regroupant quatre structures majeures : l’Agence congolaise pour l’emploi (ACPE), le Fonds national d’appui à l’employabilité et à l’apprentissage, l’Agence congolaise pour la création d’emploi et l’Agence de développement des petites et moyennes entreprises. Cette synergie vise à proposer une prise en charge complète, de l’orientation à la formation qualifiante, jusqu’à l’accompagnement entrepreneurial.

« Ce guichet unique facilitera une meilleure coordination entre les services techniques pour soutenir les initiatives entrepreneuriales », a souligné Hugues Ngouélondélé lors de la cérémonie officielle.

Au regard des 300 jeunes déjà recensés et des 265 dossiers en attente de formation, la Maison de la jeunesse pour l’emploi apparaît comme un levier stratégique pour réduire le chômage et offrir des perspectives concrètes à la jeunesse de la Nkeni-Alima.

Congo-Pont effondré à Itsotso : un camion se renverse, la route Dolisie-Mossendjo coupée

L’ouvrage, fragilisé par le temps et les intempéries, a cédé sous le poids du véhicule, provoquant l’accident et paralysant aussitôt la circulation sur cet axe stratégique.

 

Un camion chargé de marchandises, en provenance de Dolisie et à destination de Mossendjo, s’est renversé après l’effondrement soudain d’un pont vétuste au niveau du village Itsotso. Selon des témoignages recueillis sur place, le drame a été évité de justesse. Conscients de la dangerosité de certains tronçons, notamment les ponts vieillissants et les montées de côtes glissantes en saison des pluies, les passagers avaient été invités à descendre du véhicule pour franchir à pied cette portion jugée risquée. Une précaution qui s’est révélée salutaire parce que le bilan fait état uniquement de contusions légères parmi le personnel de bord, qui a pu sauter avant que le pont ne s’effondre complètement. Aucune perte en vie humaine n’est à déplorer.

Si le soulagement domine quant à l’absence de victimes, l’incident met une fois de plus en lumière la fragilité du réseau routier congolais. L’effondrement du pont d’Itsotso a entraîné l’interruption brutale du trafic entre Dolisie et Mossendjo, immobilisant voyageurs et transporteurs de marchandises. Sur place, plusieurs véhicules sont restés bloqués de part et d’autre du pont, dans l’attente d’une solution de contournement ou d’une intervention des autorités compétentes.

Au-delà de l’accident, cet événement relance le débat sur l’état de dégradation avancée de certaines infrastructures routières du pays. Ponts vétustes, routes défoncées, absence d’entretien régulier : autant de facteurs qui exposent usagers et transporteurs à des risques permanents, tout en freinant les échanges économiques.

En attendant une éventuelle réhabilitation de l’ouvrage effondré, les populations riveraines et les opérateurs économiques redoutent les conséquences d’une coupure prolongée de cet axe vital.