Congo : Ange Édouard Poungui est mort

Cet ancien Premier ministre est décédé ce mardi matin 28 avril 2026, en France, à l’âge de 82 ans.

 

Né en 1942 à Mouyondzi, Ange Édouard Poungui s’est illustré très tôt par un engagement constant au service de son pays. Titulaire d’une licence en droit obtenue au Centre d’enseignement supérieur de Brazzaville (CESB), il s’est progressivement imposé comme une figure incontournable de la sphère publique congolaise.

Son ascension culmine lorsqu’il est nommé Premier ministre de la République populaire du Congo, fonction qu’il occupe du 7 août 1984 au 7 août 1989. Durant ces années, il participe activement à la conduite des affaires de l’État dans un contexte politique et économique exigeant.

Au-delà de ses fonctions gouvernementales, Ange Édouard Poungui a également contribué au secteur financier régional, notamment en tant que directeur national de la Banque des États de l’Afrique centrale, mettant son expertise au service de la stabilité économique et monétaire de la sous-région.

Son parcours est aussi marqué par des périodes d’exil et de retour. Contraint de quitter le pays en 1997, il ne regagne le Congo qu’en novembre 2006. Trois ans plus tard, il est désigné candidat à l’élection présidentielle de juillet 2009 par l’Union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS), confirmant ainsi son rôle de premier plan sur la scène politique nationale.

Retiré de la vie publique depuis plusieurs années, il vivait en région parisienne, à Sucy-Bonneuil, où il s’est éteint. Père de famille, Ange Édouard Poungui laisse derrière lui l’image d’un homme d’État expérimenté, dont l’engagement et la rigueur auront profondément marqué les institutions congolaises.

Congo : des chiffres alarmants pour l’accès aux soins

Moins de 50 % de la population dispose d’un accès effectif aux soins, selon l’Organisation mondiale de la Santé.

 

En République du Congo, les statistiques dressent un constat sans appel sur l’état du système de santé. Moins de 50 % de la population dispose d’un accès effectif aux soins, selon l’Organisation mondiale de la Santé. Chez les jeunes, la situation est encore plus critique près de 70 % n’auraient pas accès à une médecine de qualité, d’après la Caisse d’assurance maladie universelle (CAMU).

À ces inégalités s’ajoute un problème structurel de financement. Le pays consacre environ 4 % de son PIB à la santé, en deçà du seuil de 5 % recommandé par l’Organisation mondiale de la Santé. Dans le même temps, plus de 40 % des dépenses de santé sont directement supportées par les ménages, selon la Banque mondiale, exposant une large partie de la population à des risques financiers importants.

C’est dans ce contexte que, le 24 avril 2026 à Brazzaville, la CAMU et plusieurs structures privées de santé ont signé une charte d’éthique. Portée par le directeur général Félix Mouko, cette initiative vise à améliorer la qualité des soins et à renforcer la coopération entre les secteurs public et privé.

L’accord prévoit notamment une meilleure prise en charge des assurés, avec un accent particulier sur les étudiants et les personnes vulnérables. Un comité de six membres a été mis en place pour veiller au respect des engagements et garantir l’application des principes éthiques dans les structures partenaires.

 

Congo : les nouveaux ministres à l’épreuve de leurs ambitions

À peine installée, la nouvelle équipe gouvernementale entend impulser une dynamique de transformation économique et sociale. Entre continuité politique et promesses de réformes, les ministres dévoilent leurs priorités.

 

Nommés à la faveur du dernier remaniement conduit par le président Denis Sassou-Nguesso, les membres du gouvernement dirigé par le Premier ministre Anatole Collinet Makosso ont officiellement pris fonction avec, en toile de fond, une feuille de route ambitieuse.

Au cœur des priorités, la relance économique occupe une place centrale. Le ministre des Finances, Christian Yoka, et celui de l’Économie, Ludovic Ngatsé, entendent accélérer la diversification de l’économie nationale, longtemps dépendante du pétrole.

Leur vision repose sur une meilleure mobilisation des ressources internes, le renforcement de la discipline budgétaire et la création d’un climat propice aux investissements. À terme, le gouvernement ambitionne de faire émerger de nouveaux pôles de croissance, notamment dans l’agriculture, l’industrie et les services.

Sur le front social, les enjeux sont tout aussi importants. Le ministre de la Santé, Jean-Rosaire Ibara, met l’accent sur l’amélioration de l’accès aux soins et le renforcement des infrastructures sanitaires.

Dans le secteur éducatif, les autorités affichent la volonté de moderniser les programmes et de mieux adapter la formation aux besoins du marché de l’emploi. L’objectif est de faire du capital humain un levier de développement durable.

Le Congo entend également mieux tirer parti de ses atouts. Le ministre des Hydrocarbures, Bruno Jean-Richard Itoua, porte une stratégie visant à optimiser la production tout en favorisant la transformation locale.

Dans le même esprit, la ministre de l’Environnement, Arlette Soudan-Nonault, défend une approche conciliant développement économique et préservation des écosystèmes, notamment dans le bassin du Congo, enjeu écologique majeur à l’échelle mondiale.

Sur le plan diplomatique, le ministre de la Coopération internationale, Denis-Christel Sassou N’Guesso, entend renforcer les partenariats stratégiques du pays. L’accent est mis sur l’attraction des investissements étrangers et le positionnement du Congo sur les grands dossiers régionaux et internationaux.

Au-delà des secteurs spécifiques, la question de la gouvernance demeure transversale. Le gouvernement promet davantage de rigueur dans la gestion publique, une lutte accrue contre les dérives administratives et une amélioration de la qualité des services rendus aux citoyens.

Si les orientations affichées traduisent une volonté de réforme, leur concrétisation dépendra de la capacité des ministres à passer du discours à l’action. Dans un contexte économique encore fragile, les Congolais attendent des résultats tangibles, notamment en matière d’emploi, de pouvoir d’achat et d’accès aux services de base.

Christ Miyalou-Louvouelo honoré au Québec pour son engagement bénévole

Lauréat 2026 dans la catégorie « Jeune bénévole-Prix Claude-Masson », l’artiste-musicien congolais a été distingué le 21 avril à Québec, au Canada, lors de la cérémonie des Prix Hommage bénévolat-Québec.

 

Compositeur-interprète, entrepreneur culturel et écrivain, Christ Miyalou-Louvouelo – connu sous le nom de scène Christ Walk – réside au Québec depuis plus de vingt ans. Il est le fondateur et président-directeur général de l’organisation à but non lucratif « Les Gens D’Arture », une structure engagée dans la promotion des arts et la lutte contre l’isolement social. À travers des tournées artistiques dans les résidences pour aînés, les centres pour personnes vivant avec un handicap et auprès d’enfants multi-déficients, son organisation œuvre à divertir, rassembler et favoriser l’inclusion.

Au total, une quarantaine de personnalités québécoises ont été honorées dans différentes catégories lors de cette cérémonie marquée par la présence de plusieurs figures publiques, dont la ministre responsable de la Solidarité sociale et de l’Action communautaire, Chantal Rouleau. Celle-ci a salué le dévouement des lauréats, soulignant leur contribution essentielle au bien-être de la société.

Le prix reçu par Christ Miyalou-Louvouelo rend hommage à Claude Masson, ancien journaliste et dirigeant du quotidien La Presse, reconnu pour son engagement en faveur du bénévolat et de la jeunesse. Créés en 1998, les Prix Hommage bénévolat-Québec figurent parmi les plus importantes distinctions gouvernementales en matière d’action communautaire dans la province.

Originaire de Pointe-Noire, au Congo, Christ Miyalou-Louvouelo ambitionne d’étendre prochainement ses actions humanitaires dans son pays d’origine. Déjà soutenu par plusieurs partenaires institutionnels et communautaires, il incarne une nouvelle génération d’acteurs culturels engagés, plaçant l’art au service de la solidarité et du vivre-ensemble.

Congo : Denis Sassou-N’Guesso en route pour la Russie

Le président de la République a quitté Brazzaville ce jour à destination de la Fédération de Russie, dans le cadre d’une visite officielle placée sous le signe du renforcement des relations bilatérales.

 

Le président de la République du Congo, Denis Sassou-N’Guesso, a quitté Brazzaville ce lundi 27 avril, à destination de la Fédération de Russie, dans le cadre d’une visite officielle placée sous le signe du renforcement des relations bilatérales. Il devrait permettre d’approfondir la coopération dans plusieurs secteurs stratégiques, notamment l’énergie, la santé, l’éducation, ainsi que les questions de sécurité et de défense.

Au cours de son séjour, le chef de l’État congolais aura des entretiens de haut niveau avec son homologue russe, Vladimir Poutine, ainsi qu’avec d’autres responsables politiques et économiques. Les discussions porteront sur le développement des partenariats économiques, l’augmentation des investissements et les perspectives de collaboration dans un contexte international marqué par de profondes mutations géopolitiques.

Cette visite intervient à un moment où plusieurs pays africains diversifient leurs partenaires stratégiques afin de mieux répondre aux défis de développement. Pour Brazzaville, il s’agit de renforcer sa présence sur la scène internationale tout en explorant de nouvelles opportunités de coopération.

Congo-Vaccination : Brazzaville lance la campagne africaine 2026

La capitale congolaise a abrité, dimanche 26 avril 2026, le lancement régional de la Semaine Africaine de la Vaccination, couplée à l’introduction de la dose de naissance contre l’hépatite B.

 

La cérémonie officielle de lancement régional de la semaine africaine de la vaccination s’est tenue à l’hôpital spécialisé Mère-Enfant Blanche Gomes. Cette 16ᵉ édition de la campagne continentale se déroule sous le thème : « Pour chaque génération, les vaccins sont efficaces ». Elle vise à renforcer la couverture vaccinale et à sensibiliser les populations à l’importance de l’immunisation dès la naissance.

Placée sous la direction du ministre de la Santé et de la Population, Jean Rosaire Ibara, cette activité a réuni le représentant résident de l’Organisation mondiale de la Santé, le Dr Vincent Dossou Sodjinou, ainsi que plusieurs autorités politico-administratives et partenaires du secteur de la santé.

Dans son allocution, le ministre Jean Rosaire Ibara a souligné l’importance stratégique de l’introduction de la dose de naissance contre l’hépatite B, une avancée majeure dans la prévention de cette maladie virale encore responsable de lourdes complications hépatiques. « Vacciner dès les premières heures de vie permet de protéger durablement les enfants et de réduire significativement la transmission du virus », a-t-il indiqué.

De son côté, le Dr Vincent Dossou Sodjinou a salué l’engagement des autorités congolaises et rappelé que la vaccination demeure l’un des moyens les plus efficaces et les plus rentables pour sauver des vies. Il a également insisté sur la nécessité de maintenir les efforts pour atteindre les populations les plus vulnérables.

Au-delà du lancement officiel, cette campagne prévoit une intensification des activités de vaccination dans les structures sanitaires et les communautés, avec un accent particulier sur les enfants et les nouveau-nés.

Congo : la nouvelle équipe gouvernementale est connue

C’est officiel, depuis samedi 25 avril 2026, la République du Congo a un nouveau gouvernement. La liste intégrale des membres du gouvernement ci-dessous:

 

1-Vice-Premier ministre, chargé de la Coordination, des Infrastructures de développement et de l’Aménagement du territoire : M. Jean-Jacques Bouya ;

2-Ministre d’État, ministre à la présidence chargé des Affaires politiques :  M. Pierre Oba ;

3-Ministre d’État, ministre de la Construction, de l’Urbanisme et de l’Habitat :  M. Alphonse-Claude Nsilou ;

4-Ministre d’État, ministre de la Fonction publique, du Travail et du Dialogue social : M. Pierre Mabiala ;

5- Ministre de la Défense nationale : M. Raymond Zéphirin Mboulou ;

6- Ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation : M. Jean Ollessongo Ondaye ;

7- Ministre de la Culture, des Arts, du Patrimoine national et de l’Industrie touristique : M. Jean-Claude Gakosso ;

8- Ministre des Sports, de la Jeunesse et de l’Éducation civique :  M. Hugues Ngouélondélé ;

9- Ministre des Affaires étrangères, de la Francophonie et des Congolais de l’étranger : M. Constant Serge Bounda ;

10- Ministre du Contrôle d’État, de la Qualité du service public et de la Lutte contre les antivaleurs : M. Noël Léonard Essongo ;

11- Ministre de l’Agriculture et de l’Élevage : M. Paul Valentin Ngobo ;

12-Ministre des Finances, du Budget et du Portefeuille public : M. Christian Yoka ;

13-Ministre de l’Énergie et de l’Hydraulique : M. Bruno Jean-Richard Itoua ;

14- Ministre de la Communication et des Médias, porte-parole du gouvernement : M. Thierry Lézin Moungalla ;

15- Ministre des Affaires foncières et du Domaine public : M. Jean-Marc Thystère Tchicaya ;

16- Ministre de la Santé et de la Population : M. Jean-Rosaire Ibara ;

17-Ministre de l’Économie, du Plan, de la Statistique et de la Prospective : M. Ludovic Ngatsé ;

18-Ministre de l’Environnement, du Bassin du Congo et du Développement durable : Mme Arlette Soudan-Nonault ;

19-Ministre de l’Économie forestière : Mme Rosalie Matondo ;

20-Ministre de la Sécurité sociale, de la Prévoyance sociale et de la Solidarité nationale : Mme Ghislaine Ingrid Olga Ebouka-Babackas ;

21-Ministre des Transports, de l’Aviation civile et de la Marine marchande :  M. Josué Rodrigue Ngouonimba ;

22-Garde des Sceaux, ministre de la Justice, des Droits humains et de la Promotion des peuples autochtones :  M. Aimé Ange Wilfrid Bininga ;

23- Ministre du Commerce, des Approvisionnements et de la Consommation, chargée de la Zlécaf: Mme Jacqueline Lydia Mikolo ;

24- Ministre de la Coopération et de la Promotion du partenariat public-privé : M. Denis-Christel Sassou N’Guesso ;

25-Ministre de la Pêche, de l’Économie fluviale et des Voies navigables : M. Honoré Sayi ;

26-Ministre de la Recherche scientifique et de l’Innovation technologique : M. Rigobert Maboundou ;

27-Ministre des Affaires sociales et de l’Action humanitaire : Mme Marie-France Hélène Lydie Pongault ;

28-Ministre des Hydrocarbures : M. Stève Simplice Onanga ;

29- Ministre des Industries minières et de la Géologie : M. Urbain Fiacre Opou ;

30-Ministre du Développement industriel, des Zones économiques spéciales et de la Promotion du secteur privé : M. Michel Djombo ;

31-Ministre de l’Enseignement supérieur : Mme Delphine Edith Emmanuel Adouki ;

32- Ministre de l’Enseignement préscolaire, primaire, secondaire et de l’Alphabétisation : M. Jean-Luc Mouthou ;

33-Ministre des Petites et moyennes entreprises et de l’Artisanat : Mme Irène Marie-Cécile Mboukou-Kimbatsa née Goma ;

34- Ministre de la Réforme de l’État et des Relations avec le Parlement : M. Luc Joseph Okio ;

35- Ministre de la Promotion de la femme, de l’Intégration de la femme au développement, du Pacte social et de l’Économie informelle : Mme Inès Nefer Bertille Ingani, épouse Voumbo Yalo;

36- Ministre de l’Assainissement urbain, du Développement local et de l’Entretien routier : M. Juste Désiré Mondélé ;

37- Ministre de l’Emploi, de l’Entrepreneuriat et de la Formation qualifiante :  M. Rodrigue Charles Malanda Samba ;

38-Ministre des Postes, des Télécommunications et de l’Économie numérique :  M. Frédéric Nzé ;

39- Ministre de l’Enseignement technique et professionnel : M. Gustave Fulgence René Adicolle Goum;

40-Ministre délégué auprès du ministre de la Culture, des Arts, de l’Industrie touristique et du Patrimoine national, chargé de l’Industrie touristique : M. Prince Bertrand Bahamboula ;

41-Ministre délégué auprès du ministre des Sports, de la Jeunesse et de l’Éducation civique, chargé de la Jeunesse et de l’Éducation civique : M. Prince Michrist Kaba Mboko.

 

 

Congo-BAD 2026 : l’Afrique en quête de financements massifs dans un monde fragmenté

Brazzaville s’apprête à accueillir, du 25 au 29 mai 2026, les Assemblées annuelles du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD).

 

Placées sous le thème « Mobiliser des ressources à grande échelle pour le financement du développement de l’Afrique dans un monde fragmenté », ces assises réuniront décideurs politiques, experts financiers, partenaires techniques et investisseurs venus des quatre coins du monde.

Organisées dans la capitale de la République du Congo, ces rencontres de haut niveau interviennent dans un contexte international marqué par des tensions géopolitiques, des crises économiques persistantes et une fragmentation accrue des marchés. Pour l’Afrique, le défi est de taille : accélérer son développement tout en faisant face à un accès de plus en plus contraint aux financements internationaux.

Selon le secrétariat général par intérim de la BAD, l’édition 2026 mettra un accent particulier sur les mécanismes innovants de mobilisation des ressources. Il sera notamment question d’attirer davantage d’investissements privés, de renforcer les partenariats public-privé et d’optimiser l’utilisation des ressources internes des États africains.

Au cœur des discussions figureront également des thématiques clés telles que la transformation structurelle des économies africaines, le financement des infrastructures, la transition énergétique et la résilience face aux chocs extérieurs. Les Assemblées annuelles constituent ainsi une plateforme essentielle pour définir des stratégies communes et renforcer la coopération entre les pays membres.

Pour Brazzaville, l’accueil de cet événement d’envergure représente une opportunité majeure de visibilité internationale et de dynamisation économique. La Brazzaville se positionne ainsi comme un carrefour du dialogue économique africain, confirmant le rôle croissant de la sous-région d’Afrique centrale dans les grandes orientations du développement du continent.

Au-delà des discours, les attentes sont élevées, les participants devront proposer des solutions concrètes et ambitieuses pour combler le déficit de financement du développement en Afrique.

Congo : Sassou N’Guesso échange avec Anna Popova sur la coopération sanitaire

Le Président de la République a reçu en audience jeudi 23 avril 2026, la cheffe du Service fédéral russe de surveillance de la protection des consommateurs et du bien-être humain.

 

Cette rencontre entre Denis Sassou N’Guesso et Anna Popova s’inscrit dans le cadre du renforcement des relations de coopération entre la République du Congo et la Russie, notamment dans le domaine de la santé publique. Les échanges ont porté sur les enjeux liés à la prévention des maladies, à la gestion des crises sanitaires ainsi qu’au partage d’expertise en matière de surveillance épidémiologique.

Au cœur des discussions, les deux parties ont évoqué les perspectives de collaboration technique, incluant la formation des personnels de santé, le transfert de compétences et l’appui aux structures sanitaires congolaises. L’expérience russe dans la lutte contre les pandémies et le contrôle sanitaire aux frontières a particulièrement retenu l’attention.

Cette audience témoigne de la volonté des autorités congolaises de diversifier leurs partenariats stratégiques et de consolider leur système de santé face aux défis contemporains.

Congo : Anatole Collinet Makosso reconduit à la primature

L’annonce officielle a été faite à la télévision nationale par Florent Ntsiba, directeur de cabinet du chef de l’État, confirmant ainsi la continuité à la tête du gouvernement congolais.

 

Anatole Collinet Makosso a été reconduit dans ses fonctions de Premier ministre de la République du Congo, à l’issue d’un décret présidentiel rendu public dans la nuit de jeudi à vendredi à Brazzaville.

Cette reconduction intervient dans la foulée de l’investiture du président Denis Sassou N’Guesso, qui a prêté serment le 16 avril dernier pour un nouveau mandat de cinq ans. Elle s’inscrit dans une logique de stabilité institutionnelle et de consolidation de l’action gouvernementale.

Reconduit à la primature, Anatole Collinet Makosso est désormais chargé de proposer au chef de l’État la composition de la nouvelle équipe gouvernementale. Cette étape, attendue dans les prochains jours, devrait permettre de dessiner les grandes orientations du nouveau quinquennat.

Figure centrale de l’appareil exécutif, le Premier ministre en poste depuis le 23 mai 2021, devra relever plusieurs défis, notamment en matière de gouvernance économique, de diversification des ressources et de réponse aux attentes sociales, dans un contexte marqué par des enjeux internes et régionaux importants.