Une équipe du ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation se rendra à Varsovie, en Pologne, puis à Berlin, en Allemagne, du 12 au 18 septembre 2026, pour procéder à l’enrôlement des Congolais désireux d’obtenir un passeport.
Les Congolais établis en Allemagne et dans les pays relevant de la juridiction de l’ambassade du Congo en Allemagne pourront prochainement effectuer leurs démarches de demande de passeport sans avoir à se déplacer au Congo. Une mission du ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation est en effet programmée à Berlin et Varsovie du 12 au 18 septembre 2026.
Selon un communiqué de l’ambassade de la République du Congo en République fédérale d’Allemagne, cette mission est consacrée à l’enrôlement des compatriotes souhaitant établir un passeport ordinaire ou un passeport de service.
Les opérations débuteront le 12 septembre à Varsovie, en Pologne. Elles se poursuivront du 14 au 18 septembre à l’ambassade du Congo à Berlin, située au Wallstrasse 69, 10179 Berlin.
Pour se faire enrôler, les demandeurs devront constituer un dossier comprenant une photocopie de la carte consulaire, deux photocopies de l’acte de naissance, une photocopie de l’ancien passeport lorsqu’il est disponible et quatre photos d’identité. Pour les demandeurs mineurs, une autorisation parentale est également requise.
Le coût de l’établissement du passeport est fixé à 120 euros, tandis que la carte consulaire est délivrée moyennant 8 euros.
UBA Congo poursuit le renforcement de sa gouvernance avec l’intégration de quatre nouveaux administrateurs aux profils et expertises complémentaires, confirmant ainsi son ambition de consolider sa performance, sa solidité institutionnelle et son engagement en faveur d’une croissance durable.
UBA Congo a tenu, le jeudi 03 septembre 2026, sous la Présidence de Monsieur Hilarion Victor BOUNSANA, Président du Conseil d’Administration, une session du Conseil d’Administration au titre du troisième trimestre 2026, à l’hôtel Hilton Brazzaville – Les Tours Jumelles.
Cette session a notamment permis de réunir les membres du Conseil autour des principaux enjeux stratégiques de la Banque et de présenter sa nouvelle composition, marquée par l’arrivée de six (06) nouveaux administrateurs.
Cette évolution vient renforcer un Conseil doté d’une diversité d’expériences et de compétences dans des domaines clés tels que la banque et la finance, l’investissement, le droit, l’audit, la gestion des risques, la stratégie et le management.
Une nouvelle dynamique au service de la gouvernance
UBA Congo accueille au sein de son Conseil d’Administration :
M. Ntoudi MOUYELO KATOULA, Administrateur Non Exécutif ;
M. Patrick Robert NTSIBAT, Administrateur Non Exécutif ;
M. Thierry Guy Arsène BOUMBA ZAOU, Administrateur Indépendant Non Exécutif et Président du Comité d’Audit ;
M. Daniel Ifeanyichukwu Okeke, Administrateur Exécutif ;
M. Sandrine Carmelle BABADY, Administratrice Exécutive ;
M. Mariam YAGO TOURE, Administratrice Exécutive.
Ces nominations viennent enrichir la gouvernance de UBA Congo par des expertises diversifiées et complémentaires, en cohérence avec les exigences d’une institution financière moderne et avec les ambitions de développement de la Banque.
Des profils à forte valeur ajoutée
Ntoudi Mouyelo Katoula dispose de vingt années d’expérience en tant que cadre dirigeant dans plusieurs centres financiers internationaux en Europe et en Asie. Spécialiste de la gestion des risques et de la structuration d’entités d’investissement, il est titulaire d’un Master en Banque et Finance de la Luxembourg School of Finance. Il exerce actuellement les fonctions de Chief Executive Officer de Pawatech Africa (Mchezo).
Patrick Robert Ntsibat, Directeur Général du Fonds National d’Employabilité et d’Apprentissage (FONEA Congo), possède une solide expérience internationale dans les domaines de la finance et de la comptabilité. Son parcours l’a notamment conduit à exercer des responsabilités managériales au sein d’Airtel, Tigo et Helios Towers. Il est titulaire d’un Bachelor en Finance et Comptabilité de l’Institut Supérieur de Gestion du Congo et bénéficie d’une accréditation CEMAC en qualité d’expert-comptable.
Thierry Guy Arsène Boumba Zaou apporte au Conseil plus de vingt années d’expérience en audit et gestion des risques. Son parcours comprend des responsabilités dans l’audit interne, le contrôle et la gestion des risques, notamment au sein de COGELO, BRASCO et MTN Congo, où il a également exercé les fonctions de Directeur Général. Titulaire de plusieurs diplômes en finance, économie et gestion des risques, il assure la présidence du Comité d’Audit.
Daniel Ifeanyichukwu Okeke est un banquier et expert en investissement cumulant plus de trois décennies d’expérience. Son parcours couvre notamment la banque, la banque d’affaires, la stratégie, le conseil aux entreprises et le management. Il a occupé plusieurs fonctions de direction au sein de UBA et a également été Group Executive Director de Heirs Holdings. Diplômé de Harvard Business School et de l’IMD de Lausanne, il apporte au Conseil une solide expérience panafricaine en matière de leadership et de développement des affaires.
Mme Sandrine Carmelle Babady Diplômée de l’ITB, Madame Sandrine Babady possède une solide expérience bancaire, débutée hors du groupe sur des fonctions Corporate. Elle rejoint UBA Congo en 2016, où elle exerce jusqu’en 2024 comme Directrice de la Banque des Grandes Entreprises. Elle est nommée en Juillet 2026, Directrice Générale Adjointe de UBA Congo et Administratrice exécutive.
Mme Mariam Yago Toure est une dirigeante bancaire forte de près de 30 ans d’expérience dans le secteur financier. Après une première partie de carrière hors du groupe, elle rejoint UBA Burkina en 2009, où elle occupe plusieurs postes de responsabilité, notamment celui de Directrice de la Banque de Détail. Elle rejoint UBA Congo en décembre 2024 comme Directrice Générale Adjointe, avant d’être nommée Directrice Générale en avril 2026 et Administratrice exécutive. Titulaire d’un MBA et de plusieurs diplômes en gestion et techniques bancaires, elle est également Chevalier de l’Ordre du Mérite du Burkina Faso.
Une gouvernance au cœur de la stratégie de UBA Congo
À travers cette nouvelle composition, UBA Congo réaffirme l’importance accordée à une gouvernance robuste, responsable et fondée sur la complémentarité des expertises et la prise en compte de la problématique du genre.
La diversité des parcours réunis au sein du Conseil constitue un levier important pour accompagner les orientations stratégiques de la Banque, renforcer la gestion des risques, soutenir la création de valeur et poursuivre l’amélioration de l’expérience client.
Cette dynamique s’inscrit pleinement dans la vision de UBA Congo : être une institution bancaire de référence, innovante, performante et engagée aux côtés de ses clients et de l’économie congolaise.
UBA Congo rend hommage à M. Gbandi Bel-Gaza Beyina
Cette évolution de la composition du Conseil est également l’occasion pour UBA Congo d’exprimer sa reconnaissance à M. Gbandi Bel-Gaza Beyina, qui quitte ses fonctions d’Administrateur au sein de la Banque.
UBA Congo tient à saluer son engagement, sa disponibilité ainsi que sa contribution au développement et à la gouvernance de l’institution au cours de son mandat.
La Banque lui adresse ses sincères remerciements et lui souhaite pleine réussite dans la poursuite de son parcours professionnel et la réalisation de ses futurs projets.
Une ambition renouvelée
Avec cette nouvelle étape de sa gouvernance, UBA Congo entend poursuivre sa trajectoire de croissance et de transformation, en s’appuyant sur une gouvernance forte, une expertise diversifiée et une vision résolument tournée vers l’avenir.
« Ensemble, continuons à bâtir une UBA Congo plus forte, plus performante et résolument tournée vers l’avenir. »
À propos de UBA Congo
UBA Congo est une filiale de United Bank for Africa (UBA), groupe bancaire panafricain présent sur 20 marchés du continent africain ainsi qu’à l’international (France, Angleterre, Etats-Unis, Emirats Arabe Unis). À travers ses solutions bancaires et digitales, UBA Congo accompagne les particuliers, les entreprises et les institutions dans leurs projets et contribue au développement de l’économie congolaise.
Cette nouvelle plateforme entend mobiliser les professionnels des médias francophones autour de la prévention et de la lutte contre cette maladie qui demeure un important problème de santé publique sur le continent.
Lancée officiellement à Brazzaville, l’AFRIMPA se veut un cadre de mobilisation des journalistes et organes de presse francophones engagés dans la sensibilisation des populations et la promotion de comportements favorables à la prévention de la maladie.
Dirigée par Olivia Ngou, directrice exécutive, l’Alliance ambitionne de fédérer les professionnels des médias autour d’un objectif commun, informer, sensibiliser, mobiliser et contribuer à faire reculer le paludisme en Afrique.
Le patronage du ministre de la Santé et de la Population à cette cérémonie traduit l’importance accordée par les pouvoirs publics à l’implication de l’ensemble des acteurs dans ce combat. Le département ministériel demeure au cœur de la conception et de la mise en œuvre des politiques nationales de santé, notamment en matière de prévention et de lutte contre les maladies.
Si les professionnels de santé jouent un rôle déterminant dans la prise en charge des patients, l’éradication du paludisme passe également par une forte mobilisation communautaire. Institutions publiques, partenaires techniques et financiers, organisations de la société civile, communautés et médias sont ainsi appelés à conjuguer leurs efforts.
Dans cette dynamique, les journalistes occupent une position stratégique. Grâce à leur capacité à toucher quotidiennement un large public, ils peuvent contribuer à rendre l’information sanitaire plus accessible et à renforcer la compréhension des enjeux liés au paludisme.
Radio, télévision, presse écrite, médias numériques et réseaux sociaux constituent autant de canaux permettant de diffuser les messages de prévention auprès des populations, y compris dans les zones les plus éloignées des structures de santé.
L’AFRIMPA entend ainsi encourager une couverture médiatique plus régulière et plus pertinente des questions liées au paludisme. Les professionnels des médias sont notamment appelés à mieux informer sur les moyens de prévention, à promouvoir l’utilisation des dispositifs de protection et à sensibiliser les populations sur la nécessité de consulter rapidement un professionnel de santé dès l’apparition des premiers signes de la maladie.
Les autorités congolaises et marocaines travaillent à lever les dernières contraintes techniques avant le retour de la compagnie à Brazzaville et Pointe-Noire.
Le retour de Royal Air Maroc (RAM) dans le ciel congolais se précise. Sans qu’une date officielle de reprise n’ait encore été communiquée, les discussions entre les autorités des deux pays se poursuivent afin de finaliser les conditions nécessaires à la relance des vols de la compagnie marocaine vers le Congo.
Cette perspective était au cœur de l’audience accordée, le 8 septembre à Brazzaville, par le ministre des Transports, de l’Aviation civile et de la Marine marchande, Josué Rodrigue Ngouonimba, au nouveau directeur général de Royal Air Maroc au Congo, Fouad Razak. Celui-ci a été présenté au membre du gouvernement congolais par l’ambassadrice du Maroc en République du Congo, Najoua El Berrak.
Les échanges ont principalement porté sur les conditions techniques et opérationnelles devant permettre à la compagnie de renouer avec ses liaisons vers Brazzaville et Pointe-Noire, après plusieurs mois d’interruption.
Pour l’heure, aucune date officielle n’a été annoncée. Les autorités congolaises et la direction locale de Royal Air Maroc doivent encore poursuivre les échanges afin de finaliser les derniers réglages.
Le retour de la compagnie marocaine dépendra ainsi de l’aboutissement de ces discussions techniques. Une fois les conditions réunies, Brazzaville et Pointe-Noire pourraient de nouveau être intégrées au programme de vols de Royal Air Maroc.
Le président de la République du Congo, a été reçu mercredi 9 septembre 2026 à l’Élysée par son homologue français Emmanuel Macron. Cette rencontre intervient en marge du premier Sommet international sur l’espace, organisé à Paris les 9 et 10 septembre.
À quelques heures de l’ouverture du premier Sommet international sur l’espace, Paris a accueilli une rencontre au sommet entre les présidents Denis Sassou N’Guesso et Emmanuel Macron. Le chef de l’État congolais a été reçu ce mercredi 9 septembre à l’Élysée par le président français, dans le cadre de sa présence à Paris.
Cette rencontre intervient dans un contexte marqué par l’organisation, les 9 et 10 septembre au Grand Palais, du premier Sommet international consacré à l’avenir de l’espace. Près de 120 délégations étrangères sont attendues à ce rendez-vous qui réunit chefs d’État et de gouvernement, représentants d’organisations internationales, scientifiques, astronautes, industriels et autres acteurs du secteur spatial.
Au-delà de la conquête spatiale, les discussions du sommet portent notamment sur la gouvernance de l’espace, la coopération internationale, les enjeux scientifiques et industriels, ainsi que les questions de sécurité et de développement durable. L’objectif affiché par la France est de favoriser un dialogue international autour d’un usage sûr et durable de l’espace extra-atmosphérique.
La participation du président congolais à cette rencontre place ainsi le Congo parmi les pays africains représentés dans les discussions sur les grandes évolutions du secteur spatial. Un domaine dont les applications dépassent désormais largement la seule exploration : télécommunications, observation de la Terre, navigation, agriculture, santé, gestion des catastrophes ou encore accès aux services numériques reposent de plus en plus sur les technologies spatiales.
Pour Paris, ce sommet constitue également un rendez-vous stratégique destiné à renforcer la coopération internationale et à favoriser l’émergence d’une vision commune face aux mutations rapides du secteur. Environ 2 000 participants sont annoncés au Grand Palais, où doivent se croiser responsables politiques, chercheurs, industriels, investisseurs et acteurs de la communauté spatiale.
Le Département du Niari accueille, du 8 au 10 septembre 2026, la Revue des performances du Programme élargi de vaccination (PEV).
Réunis à Dolisie, les responsables du Programme élargi de vaccination (PEV) passent au crible les performances enregistrées depuis le début de l’année 2026. Ces travaux sont placés sous la présidence du Pr Germain Henri Monabeka, Directeur général des Soins et Services de Santé (DGSSSa), assisté du Pr agrégé Jile Florient Mimiésse Monamou, directeur du PEV.
Pendant trois jours, les participants examinent les principaux indicateurs de résultats à mi-parcours et évaluent le niveau d’atteinte des objectifs fixés pour 2026. Les échanges portent également sur les difficultés rencontrées dans la mise en œuvre des activités de vaccination ainsi que sur les mesures à prendre pour améliorer les performances au cours des prochains mois.
Cette revue constitue ainsi un cadre de dialogue et d’analyse destiné à identifier les actions prioritaires et à renforcer l’efficacité des interventions du PEV sur l’ensemble du territoire national. L’enjeu est notamment de consolider les acquis et de corriger les insuffisances susceptibles de freiner l’atteinte des objectifs de vaccination.
Outre les représentants de la direction du PEV, la rencontre réunit les directeurs départementaux des Soins et Services de Santé des quinze départements du Congo, la DISER, ainsi que plusieurs partenaires techniques et financiers. L’Organisation mondiale de la santé (OMS), l’UNICEF, l’UGP-GAVI, AFENET et MDA prennent notamment part aux travaux.
C’est ce qui ressort du bulletin statistique du deuxième trimestre 2026 de l’Agence congolaise pour la création des entreprises (ACPCE).
Le mouvement entrepreneurial se poursuit en République du Congo. Au deuxième trimestre 2026, pas moins de 1 485 entreprises ont été enregistrées auprès de l’Agence congolaise pour la création des entreprises. Ces chiffres, contenus dans le bulletin statistique publié par l’ACPCE, montrent une dynamique soutenue de création d’activités économiques.
Les entreprises individuelles dominent largement les créations, représentant 73,3 % du total. Elles sont suivies par les sociétés de personnes, qui comptent pour 24,2 %, tandis que les sociétés de capitaux ne représentent que 2,6 % des nouvelles structures enregistrées.
Au-delà du nombre d’entreprises créées, les perspectives économiques affichées sont également significatives. Les 1 485 nouvelles structures prévoient de générer 3 255 emplois et de réaliser un chiffre d’affaires cumulé de plus de 22 milliards de FCFA.
Le bulletin de l’ACPCE met par ailleurs en lumière le profil des porteurs de projets. Près de 95 % des créateurs ou dirigeants d’entreprises exerçaient déjà une activité professionnelle ou disposaient d’un emploi avant de se lancer dans l’entrepreneuriat.
Cette donnée suggère que la création d’entreprise intervient, dans la plupart des cas, après une première expérience dans le monde professionnel. Elle peut ainsi traduire la volonté de certains actifs de transformer leur expérience ou leurs compétences en activités entrepreneuriales, tout en recherchant davantage d’autonomie économique.
Ces statistiques constituent également un indicateur de la vitalité du secteur privé congolais. Reste désormais à transformer les intentions affichées par ces nouvelles entreprises en activités durables, capables de consolider les emplois annoncés et de contribuer davantage à la diversification de l’économie nationale.
La ministre de la Sécurité sociale, de la Prévoyance sociale et de la Solidarité nationale, Ingrid Olga Ghislaine Ebouka-Babackas, a échangé le 7 septembre à Brazzaville avec l’ambassadrice de l’Union européenne au Congo, Anne Marchal, autour des perspectives de coopération dans le domaine de la protection sociale.
Cette rencontre entre les deux personnalités ouvre la voie à de possibles collaborations entre le Congo et l’Union européenne pour renforcer les politiques de protection sociale dans le pays.
Au cours des échanges, les deux responsables ont notamment évoqué l’intérêt pour le Congo de s’inspirer de l’expérience et du savoir-faire développés par les pays membres de l’Union européenne en matière de protection sociale. L’objectif est de mieux appréhender les mécanismes et les pratiques susceptibles de contribuer à l’amélioration des dispositifs existants.
Pour le gouvernement congolais, cette démarche s’inscrit dans une volonté de renforcer les réponses apportées aux besoins des populations en matière de sécurité et de prévoyance sociales. Les expériences européennes pourraient ainsi constituer une source d’inspiration dans la réflexion sur l’évolution des politiques publiques dans ce secteur.
La rencontre entre Ingrid Olga Ghislaine Ebouka-Babackas et Anne Marchal traduit, plus largement, la volonté des deux parties d’identifier des domaines d’intérêt commun et de poser les bases d’une coopération plus étroite.
Les éventuelles collaborations pourraient porter sur le partage d’expériences, le renforcement des capacités et l’échange de bonnes pratiques, afin d’accompagner le Congo dans ses efforts pour consolider son système de protection sociale.
Le Fonds monétaire international appelle Brazzaville à poursuivre un ajustement budgétaire important et durable pour préserver la soutenabilité de la dette.
La République du Congo fait toujours face à d’importantes contraintes financières. Selon le diagnostic du FMI, le niveau élevé de la dette publique continue de limiter les marges de manœuvre du gouvernement, alors que l’apparition de nouveaux arriérés témoigne de tensions persistantes dans la gestion des finances publiques.
Le Fonds maintient ainsi la dette congolaise dans une situation de « distress », qui traduit un risque élevé de difficultés liées au remboursement des engagements financiers. Pour autant, l’institution ne considère pas la dette du Congo comme irrémédiablement insoutenable. Sa soutenabilité reste envisageable, mais elle dépend de la mise en œuvre effective de mesures d’assainissement budgétaire.
Pour Brazzaville, la priorité consiste désormais à rétablir progressivement des marges de manœuvre financières. Cela passe notamment par une meilleure maîtrise des dépenses publiques, la mobilisation des recettes et la poursuite des efforts de règlement des arriérés.
Le FMI insiste surtout sur la nécessité d’un ajustement budgétaire significatif et durable. Autrement dit, les mesures prises ne doivent pas se limiter à des actions ponctuelles. Elles doivent permettre de réduire durablement les déséquilibres des finances publiques et de renforcer la capacité de l’État à honorer ses engagements.
Cette situation intervient alors que les conditions de financement sont devenues plus difficiles dans la sous-région. Le recours au marché régional des titres publics offre moins de marges qu’auparavant, ce qui rend plus délicate la mobilisation de nouvelles ressources pour financer les besoins de l’État.
Le Congo se retrouve donc face à une équation complexe, celle de restaurer ses équilibres budgétaires, réduire ses arriérés et contenir sa dette, tout en préservant les dépenses nécessaires au fonctionnement de l’État et au financement de l’économie.
Le Senat et l’Assemblée nationale ont adopté une proposition de loi qui autorise cette pratique dans des cas de viol ou d’inceste ou lorsque la grossesse menace la vie de la mère.
Après son adoption par l’Assemblée nationale et le Sénat, la proposition de loi relative à la santé sexuelle et reproductive ouvre la voie à un encadrement légal de l’interruption volontaire de grossesse dans des circonstances strictement définies. Le texte a été porté par le député Exaucé Ngambili Ibam.
Loin d’instaurer un droit général à l’avortement, la réforme prévoit des situations précises dans lesquelles une interruption médicalisée de grossesse pourrait être pratiquée. Il s’agit notamment des grossesses consécutives à un viol ou à un inceste, ainsi que des situations où la grossesse constitue une menace pour la vie de la mère.
Une traduction du Protocole de Maputo
Pour ses promoteurs, cette réforme s’inscrit dans la mise en œuvre des engagements pris par le Congo au niveau continental. Elle s’inspire notamment du Protocole de Maputo, instrument africain relatif aux droits des femmes et à leur santé reproductive.
Son article 14 prévoit notamment l’accès à l’avortement médicalisé dans certaines circonstances, parmi lesquelles les agressions sexuelles, le viol, l’inceste et les situations où la grossesse met en danger la santé ou la vie de la femme.
La proposition de loi vise ainsi à intégrer ces principes dans le cadre juridique national et à renforcer les mécanismes de protection des femmes et des jeunes filles victimes de violences sexuelles.
Derrière cette évolution législative se trouve également une préoccupation de santé publique à savoir les conséquences des avortements pratiqués dans la clandestinité et dans des conditions médicales précaires.
Pour les défenseurs de la réforme, mieux encadrer les situations dans lesquelles une interruption de grossesse peut être réalisée doit permettre aux femmes concernées d’avoir accès à des soins médicaux sécurisés, plutôt que de recourir à des pratiques clandestines susceptibles d’entraîner de graves complications.
Le texte entend donc agir sur un double front, protéger les femmes confrontées à des grossesses issues de violences sexuelles et réduire les risques sanitaires liés aux interruptions de grossesse pratiquées hors du système de soins.