Congo : l’AFD et le gouvernement échangent sur le renforcement du réseau électrique

Brazzaville et Pointe-Noire au cœur des discussions.

 

Le ministre de l’Énergie et de l’Hydraulique, Bruno Jean Richard Itoua, a reçu, le 15 octobre à Brazzaville, une délégation de l’Agence française de développement (AFD), conduite par son directeur au Congo, Antoine Chevalier. Les échanges ont notamment porté sur l’avancement du projet de ligne électrique Moukoukoulou-Mindouli et le renforcement des réseaux de distribution dans les deux principales villes du pays.

La coopération entre le Congo et l’Agence française de développement dans le secteur de l’énergie était au centre de cette rencontre. Les discussions ont permis de faire le point sur l’état d’avancement du projet de ligne électrique entre Moukoukoulou et Mindouli, une infrastructure qui s’inscrit dans les efforts de développement du réseau électrique national.

Au-delà de ce projet, les deux parties ont également abordé les perspectives de renforcement de la résilience des réseaux de distribution d’électricité de Brazzaville et de Pointe-Noire. L’objectif est de contribuer à l’amélioration de la fiabilité des installations électriques dans ces deux grands pôles urbains du Congo.

La résilience des réseaux constitue en effet un enjeu important pour garantir une meilleure continuité de la fourniture d’électricité aux ménages, aux administrations et aux entreprises. Le renforcement des infrastructures de distribution pourrait ainsi contribuer à limiter les perturbations et à mieux répondre à la demande croissante en énergie.

Aucun calendrier de réalisation ni nouvel engagement financier n’a été précisé dans les informations communiquées sur cette rencontre.

Congo-Vie chère : Jacqueline Lydia Mikolo mobilise les importateurs

Face à la hausse des prix de certaines denrées de première nécessité, le gouvernement entend renforcer le dialogue avec les importateurs pour préserver le pouvoir d’achat des ménages.

 

La lutte contre la vie chère demeure une priorité pour le gouvernement. Le 14 octobre à Brazzaville, la ministre du Commerce, des Approvisionnements et de la Consommation, chargée de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlécaf), Jacqueline Lydia Mikolo, a rencontré les importateurs afin d’échanger sur l’augmentation des prix de certaines denrées de première nécessité.

Cette rencontre intervient dans un contexte marqué par la hausse des prix de produits essentiels à la consommation des ménages. Une situation qui suscite des préoccupations quant au maintien du pouvoir d’achat des populations, notamment les foyers les plus modestes.

Au cours des échanges, la ministre a réaffirmé la détermination du gouvernement à combattre la vie chère. L’objectif est de trouver, avec les acteurs de la chaîne d’approvisionnement, des solutions susceptibles de contenir la hausse des prix et de faciliter l’accès des consommateurs aux produits de première nécessité.

Au cours des échanges, la ministre a réaffirmé la détermination du gouvernement à combattre la vie chère. L’objectif est de trouver, avec les acteurs de la chaîne d’approvisionnement, des solutions susceptibles de contenir la hausse des prix et de faciliter l’accès des consommateurs aux produits de première nécessité.

Les importateurs, en raison de leur rôle dans l’approvisionnement du marché national, occupent une place importante dans cette démarche. Le dialogue avec ces opérateurs économiques apparaît ainsi essentiel pour mieux comprendre les facteurs à l’origine des augmentations constatées et envisager des mesures adaptées.

Au-delà des discussions avec les professionnels du secteur, l’enjeu reste de garantir un approvisionnement régulier du marché et de veiller à ce que les prix pratiqués restent accessibles aux consommateurs.

Pour les pouvoirs publics, la lutte contre la vie chère constitue un défi économique et social majeur. Elle nécessite une concertation entre les autorités et les opérateurs économiques, mais également une vigilance constante sur l’évolution des prix des produits de grande consommation.

Congo : les négociations échouent à l’Université Marien-Ngouabi

Le gouvernement et le Collège intersyndical de l’Université Marien-Ngouabi n’ont pas trouvé de compromis le 15 octobre à Brazzaville. Les discussions reprendront le 19 octobre, dans l’espoir de mettre fin à la crise sociale qui perturbe le fonctionnement de l’établissement.

 

Les négociations entre le gouvernement congolais et le Collège intersyndical de l’Université Marien-Ngouabi n’ont pas permis de trouver un accord, au terme de leur première journée de discussions, le 15 octobre 2026 à Brazzaville. Les deux parties ont néanmoins convenu de se retrouver le lundi 19 octobre prochain pour tenter de rapprocher leurs positions.

Cette rencontre avait pour objectif de trouver une issue à la crise sociale qui paralyse les activités de l’Université Marien-Ngouabi, avec pour enjeu la reprise normale des activités académiques et administratives.

Les échanges ont été présidés par Pierre Mabiala, ministre d’État, ministre de la Fonction publique et du Dialogue social, en présence de Delphine Édith Emmanuella née Adouki, ministre de l’Enseignement supérieur.

Malgré l’absence de compromis à l’issue de cette première séance, la poursuite des discussions laisse entrevoir une nouvelle possibilité de règlement du conflit. La rencontre du 19 octobre sera ainsi déterminante pour évaluer les chances d’un accord entre les deux parties.

En attendant, la crise sociale continue de peser sur le fonctionnement de cette principale institution publique d’enseignement supérieur du Congo. Les prochains échanges devront permettre de clarifier les positions du gouvernement et des représentants syndicaux afin de dégager une solution susceptible de favoriser un retour à la normale.

Congo : les agents de santé appelés à reprendre le travail le 15 octobre

Après le paiement de deux mois de salaires, les syndicats du secteur de la santé invitent les travailleurs à mettre fin à la grève et à reprendre leurs activités sur l’ensemble du territoire national.

 

La Fédération nationale des agents de la santé et des affaires sociales (Fénasas) et la Fédération syndicale des travailleurs de la santé et des affaires sociales (Fésytrasas) appellent à la reprise du travail dans les structures sanitaires et hospitalières du Congo. Dans une déclaration publiée le 14 octobre à Brazzaville, les deux centrales syndicales ont invité les agents à regagner leurs postes dès le 15 octobre à 7 heures, à la suite du paiement de deux mois de salaires.

Cette décision marque une étape dans le mouvement de grève générale illimitée qui affecte le secteur de la santé depuis plusieurs mois. Les deux organisations syndicales avaient lancé ce mouvement pour dénoncer la non-satisfaction de leur cahier de revendications, déposé le 13 novembre 2025 auprès du ministère de la Santé et de la Population.

Le mouvement avait été relancé le 6 août dernier, avec la mise en place d’un service minimum sur l’ensemble du territoire national. Les revendications des travailleurs avaient ainsi continué de peser sur le fonctionnement des structures sanitaires.

Le paiement de deux mois de salaires constitue donc un élément déterminant dans l’appel à la reprise lancé par les deux fédérations. Reste à savoir si cette reprise permettra un retour durable à la normale dans les établissements sanitaires du pays, alors que les revendications à l’origine du mouvement ont été formulées depuis près d’un an.

La reprise effective des activités est désormais attendue dans les hôpitaux et autres structures sanitaires du Congo.

Congo : le CHU et le Laboratoire national de santé publique bientôt dotés de nouveaux statuts

Cette réforme vise à adapter le fonctionnement de ces deux structures aux exigences du cadre juridique actuel et aux défis du système sanitaire congolais.

 

Le Centre hospitalier et universitaire (CHU) de Brazzaville et le Laboratoire national de santé publique sont concernés par une réforme de leurs statuts. Réuni en Conseil des ministres, le gouvernement congolais a adopté deux projets de décret présentés par le ministre de la Santé et de la Population, le professeur Jean Rosaire Ibara, en vue d’actualiser le cadre juridique de ces deux établissements publics.

Le premier texte porte approbation des statuts du CHU de Brazzaville, créé par la loi n°008/87 du 7 février 1987. Principal établissement de référence nationale, cette structure assure des missions essentielles dans les domaines des soins et services de santé, de l’enseignement médical et de la recherche biomédicale.

Toutefois, l’ancienneté de ses textes statutaires et l’évolution du cadre réglementaire ont rendu nécessaire une mise à jour de son organisation. Le projet de décret adopté vise ainsi à mettre ses statuts en conformité avec la loi n°45-2024 du 17 décembre 2024 portant régime général des établissements publics à caractère administratif.

Cette actualisation doit permettre d’adapter le fonctionnement de l’établissement aux nouvelles exigences légales et institutionnelles.

Le second projet de décret concerne les statuts du Laboratoire national de santé publique, créé par l’ordonnance n°9/69 du 28 mars 1969. Cette structure occupe une place importante dans le dispositif sanitaire national, notamment à travers la surveillance épidémiologique et le contrôle de la qualité des produits alimentaires, pharmaceutiques et biologiques.

Son cadre juridique, devenu ancien, ne répond plus pleinement aux exigences actuelles en matière de gouvernance, de transparence et d’efficacité. À cela s’ajoutent les défis sanitaires liés à la multiplication des menaces épidémiques, à la mondialisation des échanges et à la nécessité de renforcer le contrôle des produits destinés à la consommation.

L’adoption de nouveaux statuts doit ainsi permettre au laboratoire de mieux exercer ses missions et de s’adapter aux dispositions de la loi du 17 décembre 2024 relative au régime général des établissements publics à caractère administratif.

Congo : plus de 16 700 personnes sinistrées par les inondations dans la Likouala

Le gouvernement congolais a ordonné une intervention urgente pour porter secours aux populations affectées.

 

Ce sont 16 739 personnes sinistrées et déplacées, 2 738 ménages touchés et 11 villages inondés sur les 22 que compte la sous-préfecture d’Épéna. C’est le bilan préoccupant des inondations qui frappent depuis quelques jours le département de la Likouala, en République du Congo. Face à l’ampleur de la situation, le gouvernement a décidé de mobiliser des moyens d’urgence pour venir en aide aux populations affectées.

Selon les informations communiquées par le ministère des Affaires sociales et de l’Action humanitaire, plusieurs localités de la sous-préfecture d’Épéna sont touchées par la montée des eaux. Les villages concernés sont Mokengui, Mabongo-Koto, Bokatola, Makengo, Matoko, Ibanga, Iyakou, Itanga, Mohounda et Boha Impongui.

Face à cette situation, le Conseil des ministres a instruit les départements ministériels concernés de prendre, sans délai, les mesures nécessaires pour répondre à l’urgence humanitaire. Le ministère de la Défense nationale a notamment été chargé de mobiliser des hélicoptères de transport afin de faciliter le déploiement des équipes des ministères en charge de l’Action humanitaire et de la Santé.

Cette intervention intervient dans un contexte marqué par le début de la saison des pluies et les risques sanitaires liés aux inondations. L’objectif est de faciliter l’assistance aux sinistrés et de répondre aux besoins des populations affectées.

Placée sous l’autorité du Premier ministre, chef du gouvernement, la riposte sera coordonnée par une cellule regroupant les ministères compétents. Le gouvernement devra rendre régulièrement compte au président de la République de l’évolution de la situation.

Le Conseil des ministres a, par ailleurs, exprimé sa solidarité aux Congolaises et aux Congolais touchés par cette catastrophe et les a assurés du soutien de la nation.

Congo : deux réformes pour renforcer la gouvernance forestière

Réuni en Conseil des ministres, il a approuvé la création d’une nouvelle agence de contrôle et adopté un décret fixant les règles applicables aux conventions et permis forestiers.

 

Le gouvernement a approuvé la création de l’Agence de contrôle des produits forestiers à l’exportation et à l’importation (ACPFEI) et adopté un décret encadrant l’attribution des conventions et permis forestiers. Ces deux textes visent à adapter le dispositif réglementaire aux nouvelles exigences du secteur, tout en renforçant la transparence et la protection de l’environnement.

Présenté par la ministre de l’Économie forestière, Rosalie Matondo, le projet de loi portant création de l’ACPFEI prévoit de remplacer le Service de contrôle des produits forestiers à l’exportation (SCPFE), institué par la loi du 20 novembre 2000 portant Code forestier et organisé par un décret de 2002.

L’ancien dispositif doit notamment être adapté aux dispositions du nouveau Code forestier, aux exigences de l’Accord de partenariat volontaire relatif à l’application des réglementations forestières, à la gouvernance et aux échanges commerciaux, ainsi qu’à l’interdiction d’exporter du bois sous forme de grumes.

La future agence devra ainsi contribuer à améliorer le contrôle des produits forestiers, tout en favorisant des pratiques d’exploitation responsables et durables. Il s’agit notamment de promouvoir les normes d’exploitation forestière à impact réduit et de mieux répondre aux exigences environnementales.

Le projet de loi, approuvé par le Conseil des ministres, sera transmis au Parlement pour examen et adoption.

Dans le même élan, les membres du gouvernement ont adopté un projet de décret déterminant le contenu du cahier des charges général des conventions et permis forestiers, leurs conditions d’attribution et de conclusion, ainsi que les règles encadrant l’exercice des activités forestières.

Ce texte s’inscrit dans la mise en œuvre du Code forestier adopté en 2020, qui impose de nouvelles obligations aux opérateurs exploitant le domaine forestier de l’État. Il vise à renforcer la transparence des procédures et à garantir une meilleure prise en compte des exigences environnementales dans la gestion des ressources forestières.

Désormais, l’attribution des titres concernés sera encadrée par une procédure d’appel d’offres lancée par arrêté du ministre chargé des Forêts et publiée au Journal officiel. Les dossiers de candidature devront être déposés dans un délai de trois mois, avant leur examen par une commission forestière présidée par le ministre.

La sélection des candidats reposera notamment sur leurs capacités techniques, financières et environnementales. Le décret précise également les engagements des titulaires des conventions forestières. Ceux-ci devront notamment élaborer des plans d’aménagement, préserver les écosystèmes, respecter les normes environnementales et contribuer au développement des communautés locales.

Congo : le visa d’entrée bientôt supprimé pour les ressortissants africains

Le Conseil des ministres a approuvé un projet de loi visant à intégrer cette mesure dans la législation nationale, tout en renforçant les dispositifs de lutte contre l’immigration irrégulière et la criminalité transfrontalière.

 

Réuni en Conseil des ministres, le gouvernement a approuvé un projet de loi modifiant et complétant les dispositions relatives aux conditions d’entrée, de séjour et de sortie des étrangers sur le territoire national. Cette réforme prévoit notamment la suppression de l’obligation de visa d’entrée pour les ressortissants des États africains à compter du 1er janvier 2027.

Présenté par Raymond Zéphirin Mboulou, ministre de la Défense nationale, intervenant au nom de Jean Olessongo Ondaye, ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation, actuellement en mission, le texte vise à traduire dans la législation congolaise l’engagement annoncé par le président de la République, Denis Sassou N’Guesso.

Le chef de l’État avait en effet annoncé cette mesure le 25 mai 2026, à l’occasion de la célébration de la Journée de l’Afrique. Elle s’inscrit dans une dynamique de renforcement de l’intégration africaine et de facilitation de la mobilité des ressortissants du continent.

Pour concrétiser cette orientation, le projet de loi modifie la loi du 6 juin 1996 fixant les conditions d’entrée, de séjour et de sortie des étrangers en République du Congo, telle que modifiée par la loi du 7 août 2017.

La réforme entend renforcer les mécanismes de contrôle des flux migratoires et prévenir les risques liés à l’immigration irrégulière. Elle vise également à lutter contre la criminalité transfrontalière, la traite des personnes, le trafic de migrants et les autres formes de criminalité organisée.

Après examen et discussion, les membres du Conseil des ministres ont approuvé le projet de loi, qui sera désormais transmis au Parlement pour examen et adoption. Si le texte est adopté, la mesure entrera en vigueur à la date annoncée du 1er janvier 2027.

Congo : compte rendu du conseil des ministres du 14 octobre

Le Conseil des Ministres s’est réuni ce Mercredi 14 octobre 2026 au Palais du Peuple, sous la très haute autorité de Son Excellence, Monsieur Denis SASSOU N’GUESSO, Président de la République, Chef de l’Etat.

 

Les affaires suivantes étaient inscrites à son ordre du jour, soit :

– Un (1) projet de loi au titre du Ministère de l’intérieur et de la décentralisation ;

– Un (1) projet de loi et un (1) projet de décret au titre du Ministère de l’économie forestière ;

– Un (1) projet de décret au titre du Ministère de la fonction publique, du travail et du dialogue social ;

– Deux (2) projets de décret au titre du Ministère de la santé et de la population.

MINISTÈRE DE L’INTÉRIEUR ET DE LA DÉCENTRALISATION

Invité par le Président de la République à prendre la parole en lieu et place de Monsieur Jean OLESSONGO ONDAYE, Ministre de l’intérieur et de la décentralisation en mission, Monsieur Raymond Zéphirin MBOULOU,

Ministre de la défense nationale, a soumis à l’examen des Membres du Conseil des Ministres un projet de loi modifiant et complétant la loi n°23-96 du 6 juin 1996 fixant les conditions d’entrée, de séjour et de sortie des étrangers en République du Congo, modifiée par la loi n°29-2017 du 7 août 2017.

A l’occasion de la célébration de la Journée de l’Afrique le 25 mai 2026, SEM. Denis SASSOU N’GUESSO, Président de la République, Chef de l’Etat, avait annoncé la suppression de l’obligation de visa d’entrée en République du Congo pour les ressortissants des Etats africains à compter du 1er janvier 2027. Le projet de loi soumis à l’examen des membres du Conseil vise donc à insérer cette exemption dans nos textes ; Les membres du Conseil ont réitéré à cette occasion l’hommage dû au Président Denis SASSOU N’GUESSO, homme d’Etat reconnu pour son panafricanisme.

Le texte en examen a également pour objet de prévenir les risques liés à l’immigration irrégulière, à la criminalité transfrontalière, à la traite des personnes, au trafic de migrants ainsi qu’aux autres formes de criminalité organisée et à la gestion des flux migratoires.

Après examen et discussion, le Conseil des ministres a approuvé le projet de loi modifiant et complétant la loi n°23-96 du 6 juin 1996 fixant les conditions d’entrée, de séjour et de sortie des étrangers en République du Congo, modifiée par la loi n°29-2017 du 7 août 2017. Il sera transmis au Parlement pour examen et adoption.

MINISTÈRE DE L’ÉCONOMIE FORESTIÈRE

Prenant la parole après y avoir été invitée par le Président de la République, Madame Rosalie MATONDO, ministre de l’économie forestière a soumis à l’examen du Conseil un (1) projet de loi et un (1) projet de décret.

Le projet de loi présenté porte création de l’agence de contrôle des produits forestiers à l’exportation et à l’importation. Institué par la loi n°16-2000 du 20 novembre 2000 portant code forestier et organisé par un décret de 2002, le service de contrôle des produits forestiers à l’exportation (SCPFE), a montré quelques faiblesses et doit être réformé, du fait de l’entrée en vigueur du nouveau code forestier.

Il s’agit de prendre notamment en compte : l’intégration des exigences découlant de l’Accord de partenariat volontaire (APV) relatif à l’application des réglementations forestières, à la gouvernance et aux échanges commerciaux ; l’interdiction des exportations de bois sous forme de grumes ; l’incitation à l’exploitation forestière responsable et durable par l’application des normes d’exploitation forestière à impact réduit, etc.

C’est dans ce contexte, accentué par l’entrée en vigueur de la loi du 17 décembre 2024 relative au régime général des établissements publics à caractère administratif, qu’a été rendue nécessaire la création d’une agence de contrôle des produits forestiers à l’exportation et à l’importation (ACPFEI) plus adaptée aux défis indiqués ici, en lieu et place du service antérieur.

Après examen et discussion, le Conseil des ministres a approuvé le projet de loi portant création de l’agence de contrôle des produits forestiers à l’exportation et à l’importation. Il sera transmis au Parlement pour examen et adoption.

Poursuivant son propos, la Ministre MATONDO a présenté aux membres du Conseil un projet de décret déterminant le contenu du cahier des charges général des conventions et permis forestiers, leurs conditions d’attribution, de conclusion et les conditions d’exercice des activités forestières.

Le nouveau code forestier adopté en 2020 a institué des exigences à la charge des opérateurs, dans le cadre de la mise en œuvre des titres d’exploitation du domaine forestier de l’Etat, notamment l’obligation de la conclusion d’un cahier des charges général. Il s’agit pour les pouvoirs publics de consolider les fondements juridiques de la gouvernance forestière basés notamment sur la transparence et l’exigence environnementale.

Le décret encadre les modalités de négociation du cahier des charges général, les conditions d’attribution des conventions d’aménagement et de transformation, les conventions de valorisation des bois de plantation, ainsi que les conditions de délivrance des permis d’exploitation domestique, permis de coupe des bois de plantation et des permis spéciaux.

La procédure s’enclenche par appel d’offres lancé par arrêté du Ministre en charge des forêts, acte publié au journal officiel ; le document précise les conditions de soumission et la description des caractéristiques des unités forestières d’aménagement ouvertes à l’exploitation, avec le volume moyen des arbres exploitables annuellement, etc. Les dossiers de candidatures, soumis dans un délai de 3 mois, sont examinés par une commission forestière présidée par le ministre en charge des forêts.

Le décret soumis à l’examen du Conseil consacre ainsi les principes de mise en concurrence, de publicité, d’objectivité de l’examen des dossiers, et d’analyse des capacités techniques, financières et environnementales des soumissionnaires.

Le cahier des charges consigne, outre l’obligation d’élaborer le plan d’aménagement et les engagements de l’Etat en matière d’appui institutionnel, les obligations du titulaire de la convention en matière de préservation des écosystèmes, des normes environnementales, de contribution au développement local.

Il s’agit d’assurer le respect des principes de durabilité, de sécurité et de gestion des risques. Après examen et discussion, le Conseil des ministres a adopté le projet de décret déterminant le contenu du cahier des charges général des conventions et permis forestiers, leurs conditions d’attribution, de conclusion et les conditions d’exercice des activités forestières.

MINISTÈRE DE LA FONCTION PUBLIQUE, DU TRAVAIL ET DU DIALOGUE SOCIAL

Prenant la parole après y avoir été invité par le Président de la République, Monsieur Pierre MABIALA, Ministre d’Etat,

Ministre de la fonction publique, du travail et du dialogue social, a soumis à la sagacité des membres du Conseil un projet de décret fixant la durée du temps de travail journalier et les horaires de travail dans les administrations publiques, les établissements publics à caractère administratif, les services publics des institutions constitutionnelles et des collectivités locales.

Il s’agit de réaménager les horaires de travail des administrations publiques concernées, conformément à l’article 121 de la loi n°68-2022 du 16 août 2022 portant statut général de la fonction publique. Il s’agit de rationaliser la prise en compte de l’organisation du temps de travail dans le cadre d’une gouvernance qui tienne mieux compte des contraintes liées notamment aux réalités socioéconomiques des agents civils de l’Etat.

L’objectif est de lutter contre les retards et l’absentéisme des agents civils de l’Etat, de favoriser le respect des obligations professionnelles et de renforcer la discipline dans les administrations, établissements et services publics concernés.

Ainsi, le décret fixe un temps de travail journalier de sept (7) heures, soit une durée hebdomadaire du temps de travail de trente-cinq (35) heures établies sur cinq (5) jours dans la semaine, soit du lundi au vendredi.

Les innovations introduites par le décret sont les suivantes :

– Une journée de travail continue, pour les administrations publiques et établissements publics à caractère administratif, les services publics des institutions constitutionnelles et des collectivités locales, fonctionneront désormais de huit (8) heures à quinze (15) heures, au lieu de sept (7) heures à quatorze (14) heures actuellement, avec une pause de trente (30) minutes, de douze (12) heures à douze heures trente (12h30).

– Une journée de travail en deux temps pour les administrations publiques et établissements publics à caractère administratif qui fonctionnent en deux temps, le matin de huit (8) heures à douze (12) heures et l’après-midi de treize heures trente (13h30) à seize heures trente (16h30) ;

Une journée de travail par roulement ou par rotation, commençant à sept heures trente (7h30) dans certains secteurs d’activité, notamment l’éducation nationale.

Le projet a reçu l’avis favorable et préalable de conformité de la commission nationale consultative du travail dans sa session des 14 et 15. Juillet 2026 ;

Enfin, le décret s’accompagne d’un tableau précisant les spécificités des horaires de travail en tenant compte de la nature du travail ou du caractère de l’activité du service public concerné.

Les responsables des administrations concernées seront donc invités à prendre connaissance de ce tableau et à le répercuter à leurs agents. Plus globalement, ces chefs hiérarchiques sont tenus de faire respecter ces horaires, par exemple en tenant des registres de présence en attendant la digitalisation.

Après examen et discussion, le Conseil des ministres a adopté le projet de décret fixant la durée du temps de travail journalier et les horaires de travail dans les administrations publiques, les établissements publics à caractère administratif, les services publics des institutions constitutionnelles et des collectivités locales.

MINISTÈRE DE LA SANTÉ ET DE LA POPULATION

Invité par le Président de la République à prendre la parole, le Professeur Jean Rosaire IBARA, Ministre de la santé et de la population, a soumis deux textes à l’examen du Conseil. Le premier est un projet de décret portant approbation des statuts du centre hospitalier et universitaire de Brazzaville.

Créé par la loi n°008/87 du 7 février 1987, le CHU de Brazzaville est le principal établissement de référence nationale dans le domaine des soins et services de santé, de l’enseignement médical et de la recherche biomédicale.

La loi n°45-2024 du 17 décembre 2024 portant régime général des établissements publics à caractère administratif et l’évolution du temps ont rendu son statut et ses textes obsolètes. Le décret en examen a pour objet de conformer les statuts du CHU de Brazzaville au cadre juridique actualisé et d’améliorer sa

Après examen et discussion, le Conseil des ministres a adopté le projet de décret portant approbation des statuts du centre hospitalier et universitaire de Brazzaville.

Poursuivant son propos, le Ministre IBARA a soumis au Conseil un projet de décret portant approbation des statuts du laboratoire national de santé publique. Créé par l’ordonnance n°9/69 du 28 mars 1969, le laboratoire national constitue un pilier essentiel du système national de santé. Il joue un rôle déterminant dans la surveillance épidémiologique, le contrôle de la qualité des produits alimentaires, pharmaceutiques et biologiques.

Son fonctionnement est entravé par un cadre juridique trop ancien, désormais inadapté aux exigences contemporaines de gouvernance, de transparence et d’efficacité. Le contexte sanitaire actuel, est par ailleurs marqué par la multiplication des menaces épidémiques, la mondialisation des échanges et la nécessité d’un contrôle renforcé de la qualité des produits de consommation.

Enfin, l’adaptation de ses statuts aux exigences de la loi du 17 décembre 2024 sur le fonctionnement des établissements publics administratifs doit permettre au laboratoire national de santé publique d’exercer pleinement ses missions.

Après examen et discussion, le Conseil des ministres a adopté le projet de décret portant approbation des statuts du centre hospitalier et universitaire de Brazzaville.

Enfin, le Conseil des ministres a été informé des graves inondations consécutives à de fortes pluies, qui affectent depuis quelques jours le département de la LIKOUALA et notamment la sous-préfecture d’EPENA.

Les informations reçues du Ministère des affaires sociales et de l’action humanitaire indiquent que : 16.739 personnes sont sinistrées et/ou déplacées, soit 2.738 ménages touchés ; Onze (11) villages de la sous-préfecture sur 22 sont inondés, soit : MOKENGUI, MABONGO-KOTO,

BOKATOLA, MAKENGO, MATOKO, IBANGA, IYAKOU, ITANGA, MOHOUNDA, BOHA IMPONGUI et Face à cette situation préoccupante sur le plan humanitaire et compte tenu du début de la saison des pluies et des risques sanitaires, le Conseil des ministres, sur instruction du Président de la République, enjoint les départements ministériels concernés à agir sans délai.

Ainsi, le Ministère de la défense nationale a été instruit de mobiliser des hélicoptères de transport au profit des équipes des ministères en charge de l’action humanitaire et de la santé.

La riposte ainsi lancée est placée sous l’autorité du Premier ministre, chef du Gouvernement et sera coordonnée par une Task force constituée des ministères compétents. Le Gouvernement est ainsi tenu de rendre régulièrement compte au chef de l’Etat de l’évolution de la situation.

Le conseil des ministres exprime sa désolation aux Congolaises et Congolais ainsi frappés par le sort et les assure d’une solidarité nationale pleine et entière. Plus rien n’étant inscrit à l’ordre du jour, le Président de la République a clos la réunion et levé la séance.

Fait à Brazzaville, le 14 octobre 2026

MINISTÈRE DE LA COMMUNICATION ET DES MÉDIAS

Porte-parole du Gouvernement, Thierry Lézin MOUNGALLA/-

Congo : Brazzaville lance Force 36

Brazzaville va abriter les 13 et 14 novembre prochains, la première édition du sommet Force 36, couplée au premier Gala de la responsabilité sociétale des entreprises (RSE) d’Afrique centrale.

 

La République du Congo s’apprête à accueillir un rendez-vous consacré à la mobilisation collective en faveur du développement durable en Afrique centrale. Les 13 et 14 novembre prochains, Brazzaville sera le cadre de la première édition du sommet Force 36, qui se tiendra en parallèle du premier Gala de la responsabilité sociétale des entreprises (RSE) d’Afrique centrale. L’événement a été officiellement annoncé le 13 octobre, lors d’une conférence de presse organisée dans la capitale congolaise.

Portée par la Fédération des Organisations pour la résilience et le changement émergent et coordonnée par l’association Communautés et peuples solidaires, cette initiative est née de la société civile, en partenariat avec le secteur privé et les pouvoirs publics. Elle rassemble plus de cinquante organisations de la société civile autour d’une ambition commune, renforcer les synergies entre les différents acteurs afin de favoriser des actions durables à l’échelle de la

Au-delà de cette première édition, le sommet Force 36 entend impulser une nouvelle dynamique de coopération en Afrique centrale. L’objectif est de dépasser les initiatives ponctuelles et dispersées pour construire une démarche collective, cohérente et structurée, capable de produire des résultats concrets à l’échelle macro-régionale.

Cette ambition devrait se traduire par l’élaboration d’une feuille de route décennale couvrant la période jusqu’en 2036. Celle-ci vise à donner une orientation commune aux engagements des organisations participantes et à inscrire leurs actions dans une perspective de long terme.

Le Gala de la RSE viendra compléter cette démarche en mettant en avant la contribution du secteur privé aux enjeux de développement et de responsabilité sociétale. Il s’inscrit dans une volonté de renforcer les passerelles entre les entreprises, les organisations de la société civile et les pouvoirs publics, afin de favoriser une mobilisation plus large autour des priorités de développement de l’Afrique centrale.