Congo : Brazzaville au cœur de la modernisation statistique de la Cémac

La capitale congolaise accueille depuis le 11 mai, les travaux préparatoires de la douzième session du Comité sous-régional de la statistique de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cémac), couplés à la deuxième réunion du Comité de pilotage du projet d’Harmonisation et d’amélioration des statistiques en Afrique de l’Ouest et du centre (Hiswaca).

 

La rencontre réunit les experts, statisticiens et partenaires techniques autour des enjeux liés à la modernisation des systèmes statistiques dans la sous-région. Les représentants des six États membres de la Cémac se penchent sur les progrès réalisés dans le cadre du programme Stat-Cémac ainsi que du projet Hiswaca, soutenu par la Banque mondiale. Les échanges portent notamment sur l’amélioration de la qualité des données, l’harmonisation des méthodes de production statistique et le renforcement des capacités des instituts nationaux de statistique.

À travers ces assises, la Cémac entend consolider une gouvernance statistique communautaire plus efficace, capable de fournir des données fiables pour accompagner les politiques publiques et les stratégies de développement. Les participants examinent également les mécanismes devant permettre une meilleure coordination des systèmes statistiques nationaux afin de garantir des indicateurs comparables à l’échelle régionale.

Cette réunion technique constitue une étape décisive avant les délibérations ministérielles attendues dans les prochains jours. Ces dernières devront valider plusieurs orientations stratégiques relatives à la coopération statistique et à la transformation numérique des outils de collecte et d’analyse des données dans l’espace communautaire.

Pont route-rail Kinshasa-Brazzaville : un accord fiscal signé entre les deux pays

La République démocratique du Congo et la République du Congo ont récemment signé, un accord bilatéral fixant le régime privilégié fiscal, douanier et des recettes non fiscales applicable à cette infrastructure d’intégration sous-régionale.

 

La cérémonie officielle s’est déroulée à Kinshasa en présence de plusieurs membres du gouvernement congolais ainsi que de la délégation venue de Brazzaville. Le vice-Premier ministre en charge des Transports de la RDC, Jean-Pierre Bemba, représentant la Première ministre Judith Suminwa Tuluka, a présidé les travaux.

Selon un communiqué du ministère des Transports de la RDC, cet accord vise à créer un cadre juridique et fiscal favorable à la réalisation du projet. Il permettra notamment d’accorder des facilités fiscales et douanières aux entreprises impliquées dans la construction de cet ouvrage stratégique appelé à renforcer les échanges économiques entre les deux capitales les plus rapprochées du monde.

Le futur pont route-rail sur le fleuve Congo devrait fluidifier la circulation des personnes et des marchandises, réduire les coûts logistiques et stimuler le commerce régional. À terme, cette infrastructure facilitera également l’interconnexion des réseaux ferroviaires et routiers des deux pays.

Au-delà de son importance économique, le projet symbolise la volonté politique de Kinshasa et Brazzaville de renforcer leur coopération bilatérale et de promouvoir l’intégration régionale au sein de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC).

Les autorités des deux pays espèrent désormais accélérer les prochaines étapes techniques et financières afin de lancer effectivement les travaux de construction dans les meilleurs délais.

Congo : Africa Global Logistics célèbre la Fête du Travail pour renforcer sa culture d’entreprise

Le 1er mai 2026, à l’occasion de la Fête du Travail, Africa Global Logistics (AGL) Congo a organisé une célébration d’envergure placée sous le slogan « Pour un AGL plus fort ».

 

L’événement a rassemblé plus de 400 collaborateurs dans dans un esprit de convivialité, de reconnaissance et d’engagement collectif, mettant à l’honneur l’engagement quotidien des équipes, leur implication, leur professionnalisme dont la contribution est essentielle à la performance et à la compétitivité d’AGL Congo.

La fête a été l’occasion de rappeler les valeurs fondamentales du Groupe AGL : humilité, passion d’entreprendre, agilité et solidarité qui fédèrent l’action collective et structurent la culture d’entreprise.

« Cette célébration est l’expression de notre volonté de bâtir, avec l’ensemble de nos collaborateurs, un environnement de travail fondé sur la reconnaissance, la performance et le
respect. En plaçant l’humain, le dialogue social et la valorisation des compétences au cœur de notre stratégie, nous avons fait le choix d’une culture d’entreprise inclusive, motivante et durable au service de la croissance et de l’excellence opérationnelle », a rappelé Paris BIDJANG, Directeur des Ressources Humaines Africa Global Logistics Congo.

Africa Global Logistics Congo œuvre au renforcement de la cohésion interne, du sentiment d’appartenance et de la culture d’entreprise. L’entreprise organise régulièrement des activités fédératrices dans le but de renforcer l’esprit d’équipe et le bien‑être au travail par des sessions de team building, la valorisation des performances individuelles et collectives ainsi que l’organisation d’activités sportives, symboles de dynamisme, de solidarité et de dépassement de soi. Elle confirme ainsi sa place, d’acteur engagé et un employeur responsable.

Transport de colis hors gabarit : AGL met son expertise au service du secteur brassicole

Le 5 mai 2026, Africa Global Logistics (AGL) Congo a assuré avec succès le transport et la livraison de 29 tonnes de colis hors gabarit destinés à l’industrie de fabrication de boissons sucrées.

 

Cette opération logistique d’envergure a consisté en l’acheminement sécurisé des colis de 4m de haut de Pointe-Noire à Brazzaville, impliquant une organisation rigoureuse, des équipements adaptés et une parfaite coordination des équipes terrain. Elle illustre le savoir-
faire d’AGL dans le transport exceptionnel, capable de prendre en charge des marchandises aux dimensions et poids non conventionnels, tout en respectant les exigences de sécurité et les délais impartis.

Au-delà du transport, cette mission démontre également l’expertise de l’entreprise en livraison extra-urbaine souvent marquée par des contraintes d’infrastructure, d’accessibilité et de réglementation. Grâce à une parfaite connaissance du territoire et à une logistique sur mesure, la livraison finale sur le site du client a été réalisée dans des conditions optimales.

« Nous avons livré 31 conteneurs conventionnels et trois colis hors gabarit dans un délai imparti pour renforcer la ligne d’embouteillage du client. Cela permet de soutenir l’augmentation de ses capacités de production et d’accompagner le développement du secteur brassicole dans le pays » soutient Habib Mazen, Directeur des opérations Africa Global Logistics Congo.

Les solutions door-to-door proposées par AGL permettent d’accompagner la croissance du secteur industriel dans le pays et de soutenir la diversification de l’économie nationale. La livraison sur l’axe Pointe-Noire – Brazzaville met en lumière la capacité de Africa Global Logistics Congo à assurer des solutions logistiques intégrées sur l’ensemble du territoire national. Elle confirme son rôle d’acteur clé dans le soutien aux projets industriels stratégiques, en facilitant l’acheminement des équipements essentiels au développement des capacités de production locales.

Coopération Congo-Togo : Denis Sassou-N’Guesso reçoit Faure Gnassingbé à Oyo

Le Président de la République du Congo, Denis Sassou-N’Guesso, a reçu ce week-end à Oyo le Président du Conseil de la République togolaise, Faure Gnassingbé, dans le cadre d’une visite placée sous le signe du renforcement des relations d’amitié et de coopération entre les deux pays.

 

Les échanges entre les deux dirigeants ont porté sur plusieurs sujets d’intérêt commun, notamment la coopération bilatérale, les enjeux sécuritaires en Afrique centrale et de l’Ouest, ainsi que les perspectives de développement économique sur le continent.

Au cours de l’entretien, les deux personnalités ont réaffirmé leur engagement à œuvrer pour une Afrique plus intégrée, stable et prospère. Elles ont également insisté sur la nécessité de renforcer les partenariats Sud-Sud afin de faire face aux défis liés à la sécurité, au changement climatique et à la transformation économique des pays africains.

La ville d’Oyo, située dans le département de la Cuvette, est devenue au fil des années un haut lieu diplomatique accueillant régulièrement des rencontres entre chefs d’État et personnalités de marque. La visite de Faure Gnassingbé traduit ainsi l’excellence des relations entre Brazzaville et Lomé.

À travers cette audience, le Congo et le Togo affichent leur volonté commune de dynamiser davantage leur coopération dans plusieurs secteurs stratégiques, notamment les infrastructures, le commerce, l’énergie et les échanges institutionnels.

Le Congo va bénéficier de plus de 32 milliards FCFA

Cette allocation va servir à renforcer la lutte contre le sida, le paludisme et la tuberculose en République du Congo.

 

Le Fonds mondial de lutte contre le sida, le paludisme et la tuberculose a annoncé une nouvelle allocation de plus de 50 millions d’euros, soit environ 32,8 milliards FCFA, en faveur du Congo pour les trois prochaines années.

Une annonce faite par le gestionnaire de portefeuille Afrique et Moyen-Orient, Lionel Caruana, en visite à Brazzaville vendredi 8 mai 2026. Reçu par le président de l’Assemblée nationale, Isidore Mvouba, le responsable du Fonds mondial a salué les efforts du gouvernement congolais dans la mobilisation des fonds de contrepartie exigés dans le cadre du partenariat avec cette institution internationale.

Selon Lionel Caruana, le Congo a franchi une étape importante en janvier 2026 en procédant, pour la première fois en vingt ans de partenariat, à l’achat de médicaments destinés à la lutte contre le VIH/sida, la tuberculose et le paludisme. Ces acquisitions concernent notamment les antirétroviraux, les antituberculeux, les antipaludéens ainsi que les moustiquaires.

Accompagné de la représentante résidente du Programme des Nations unies pour le développement au Congo, Adama Dian-Barry, Lionel Caruana a également remercié les ministres de la Santé et des Finances pour leur implication dans ce plaidoyer.

Le responsable du Fonds mondial a toutefois rappelé que les efforts doivent se poursuivre, notamment pour garantir les futurs achats de médicaments et respecter les engagements de cofinancement liés à cette nouvelle allocation.

Par ailleurs, il a indiqué qu’une nouvelle approche sera désormais appliquée dans l’évaluation des contributions du gouvernement. Outre l’achat des médicaments, toutes les dépenses engagées dans la lutte contre ces trois maladies seront prises en compte, y compris la prise en charge des agents de santé communautaire mobilisés sur le terrain pour le dépistage et le suivi des patients.

Le Congo amorce la cartographie de ses infrastructures numériques critiques

Le gouvernement a organisé récemment un atelier consacré aux infrastructures digitales critiques, marquant ainsi le lancement du processus de cartographie numérique du pays.

 

La rencontre a réuni experts, partenaires techniques et parties prenantes autour d’un objectif commun, identifier les infrastructures numériques stratégiques du Congo et évaluer leur vulnérabilité face aux risques climatiques et environnementaux.

Au cours des travaux, les participants ont pris connaissance des premières conclusions issues des consultations menées auprès des acteurs du secteur. Les échanges ont également permis d’examiner les recommandations préliminaires d’une étude dédiée à la résilience des infrastructures numériques et de recueillir les contributions des parties prenantes sur les mesures à envisager.

Cette initiative s’inscrit dans une dynamique de transition verte et de renforcement de la résilience climatique des équipements numériques essentiels du pays. Elle ouvre la voie à une coopération technique renforcée entre le Congo et les experts du Groupe de la Banque mondiale.

Dans le cadre de cette assistance technique, trois axes prioritaires ont été définis. La première porte sur le diagnostic et la cartographie des écosystèmes digitaux afin d’identifier leur niveau d’exposition aux aléas climatiques grâce à des outils de cartographie géospatiale. Le deuxième concerne l’élaboration de normes et de lignes directrices destinées à promouvoir des infrastructures numériques durables, économes en énergie et résilientes. Enfin, le troisième axe vise l’adoption de bonnes pratiques internationales en matière de sécurité et de durabilité des infrastructures digitales.

Intervenant à cette occasion, le responsable du Projet d’accélération de la transformation numérique, représentant la Banque mondiale, a indiqué que cette assistance technique reposera notamment sur « une cartographie des principales infrastructures numériques du pays et une évaluation de leur niveau d’exposition aux différents risques climatiques », ainsi que sur une revue des politiques, normes et standards existants afin d’identifier les insuffisances à corriger.

La rencontre a été présidée par le ministre des Postes, des Télécommunications et de l’Économie numérique, Frédéric Nzé.

Congo : le Fonds routier adopte un budget de plus de 7 milliards FCFA pour 2026

Cette enveloppe servira à financer les travaux d’entretien et de réhabilitation des routes à travers le pays.

 

Le comité de direction du Fonds routier a adopté son budget 2026 arrêté à 7 720 656 489 FCFA en recettes et en dépenses. L’enveloppe a été arrêté vendredi 08 mai à Brazzaville, lors de la 23e session ordinaire de l’institution. Malgré ce budget de plus de 7,7 milliards FCFA, les responsables du Fonds routier reconnaissent que les besoins restent largement supérieurs aux moyens disponibles. Le président du comité de direction, Yves Ickonga, a rappelé que l’année 2025 avait été marquée par des difficultés économiques ayant affecté les ressources du Fonds routier.

« Nous faisons ce qui est possible pour apporter satisfaction aux usagers en matière d’entretien et de réhabilitation des routes », a-t-il déclaré.

Outre le budget, les administrateurs ont adopté le rapport d’activités 2025 ainsi que le programme d’actions 2026. Les échanges ont également porté sur la modernisation des postes de péage et de pesage, ainsi que sur l’évolution du statut juridique du Fonds routier.

Instrument stratégique de financement de l’entretien routier, le Fonds routier intervient aussi bien sur les routes nationales que sur les axes secondaires, avec pour mission de garantir des voies praticables et sécurisées malgré des ressources jugées insuffisantes face à l’ampleur des travaux à réaliser.

Quand un breaking te met sur une fausse piste

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Sur Newsbit, ça se voit bien : tu obtiens très vite un aperçu de ce qui circule, et avec ce rythme, le contexte supplémentaire arrive parfois plus tard. Ce n’est pas un problème, tant que c’est toi qui décides quoi en faire. Utilise-le comme un filtre : ça te dirige rapidement vers une source primaire et ça t’aide à estimer si ça vaut seulement la peine d’agir.

Pourquoi les breaking news crypto te font plus vite compléter que comprendre

Un breaking met généralement un détail en énorme, alors que le reste manque encore. L’info peut être vraie, mais elle n’est souvent pas complète : pas encore de document, pas de confirmation officielle, ou des détails manquants qui changent l’impact. En crypto, ça ressort encore plus, parce que mouvements de prix et sentiment se renforcent très vite.

Ce que Newsbit t’apporte surtout ici : un signal rapide, puis à toi de séparer deux choses le mouvement de prix et la cause. Une hausse ou une baisse semble venir à cause de la news, mais ça peut aussi venir de liquidations, d’un gros ordre dans un carnet d’ordres peu liquide, ou d’un mouvement déjà lancé avant. Donc prends l’article comme point de départ : y a-t-il déjà une première source, et d’autres canaux rapportent-ils le même cœur d’info ? Tu verras vite qu’un titre peut être nouveau alors que le marché l’a déjà (en partie) intégré.

Un breaking t’aide surtout s’il te met immédiatement dans le bon mode : vérifier ce qui est réellement établi.

Ce que tu regardes avant de prendre un breaking au sérieux

Tu peux rester rapide ; Newsbit aide surtout si tu filtres d’abord sur des signaux vérifiables. Trois éléments te donnent généralement le plus vite des repères : le timing, la réaction du marché et le langage.

Timing : vérifie s’il s’agit d’une rumeur, d’une annonce ou d’une confirmation. Le plus utile, c’est quand il y a quelque chose que tu peux ouvrir comme lien primaire, communiqué officiel ou document. Si on cite surtout des sources sans lien vers la publication d’origine, c’est surtout de l’info relayée. Mets alors sur pause : signal vu, et seulement quand une source primaire apparaît ou que plusieurs canaux indépendants confirment le même noyau, ça devient intéressant.

Réaction du marché : tu regardes automatiquement le prix, mais lis la réaction plus largement qu’une seule bougie. Est-ce que le marché bouge dans son ensemble, ou est-ce surtout une seule coin qui part d’un coup ? Si c’est surtout une petite coin qui bouge très fort et qu’il y a peu de suivi sur le reste du marché, ça pointe plus souvent vers la liquidité que vers le fond. Dans ce cas, base ta décision sur la source et le contenu, pas sur le premier spike.

Langage : les textes breaking mélangent vite news et interprétation. Des phrases qui sonnent comme des certitudes sans source sont souvent de la lecture/du commentaire, comme ça veut dire que…  ou donc X va se produire… sans confirmation officielle. OK pour scanner, mais vraiment utile seulement quand la source sous-jacente est visible.

Quand Newsbit est pratique et quand tu ferais mieux de choisir une alternative

Sur Newsbit, l’accent est mis sur la vitesse : tu as rapidement une vue d’ensemble. Ça marche bien si, pour toi, c’est un heads-up, pas un bouton qui déclenche automatiquement ton comportement.

Parfois, une alternative est plus agréable, surtout si les notifications push te mettent directement en mode action. Tu remarques qu’après une alerte tu fonces dans l’app, tu ouvres tout de suite le cours et tu as envie de faire quelque chose immédiatement ? Alors le contexte est souvent plus utile que la vitesse. Les breaking items sont courts : pratiques à scanner, puis tu vas chercher de la profondeur (par exemple analyse de marché, contexte on-chain ou facteurs macro) si tu veux vraiment décider ce que ça signifie.

Si tu veux moins de sollicitations, une alternative paraît souvent plus calme. Dans ce cas, une routine fixe marche mieux que de suivre le flux en direct, par exemple une fois le matin et une fois plus tard dans la journée.

Comment utiliser les breaking sans te faire utiliser par eux

Ça aide si Newsbit déclenche chez toi un petit rituel :

  • Le titre est un signal : d’abord aller vers une source primaire ou une confirmation officielle, ou clarifier ce qui est factuel et ce qui est scénario, avant de tirer une conclusion.
  • La première réaction du prix, tu la vois comme du sentiment et de la liquidité, pas automatiquement comme une preuve que la news est vraie ou importante.
  • Une question te garde lucide : qu’est-ce que ça change pour ton plan des prochaines semaines ? Et si ça ne change quelque chose que pour les prochaines minutes, pourquoi agir maintenant ?

Comme ça, tu restes informé rapidement, sans que tes décisions se retrouvent accrochées au premier stimulus.

Pont Route-Rail Kinshasa-Brazzaville : une nouvelle avancée vers l’intégration régionale

Les ministres des Finances de la République démocratique du Congo et de la République du Congo ont signé, jeudi 7 mai à Kinshasa, un protocole d’accord portant sur la faisabilité et le cadre opérationnel de cette infrastructure stratégique appelée à transformer les échanges entre les deux pays.

 

La cérémonie officielle s’est déroulée sous la présidence du vice-Premier ministre en charge des Transports de la RDC, Jean-Pierre Bemba Gombo, en présence de plusieurs responsables administratifs et techniques impliqués dans ce vaste programme d’intégration sous-régionale.

L’accord a été signé par Doudou Fwamba et son homologue congolais Christian Yoka. Ce protocole définit notamment le régime fiscal et douanier applicable aux concessions ainsi qu’aux entreprises sous-traitantes qui interviendront dans la réalisation du projet.

Selon les autorités des deux pays, ce cadre juridique et financier vise à sécuriser les investissements, faciliter les procédures administratives et accélérer le démarrage effectif des travaux. Le directeur général de l’Agence congolaise des grands travaux (ACGT) assurera la fonction de point focal du projet pour la RDC, témoignant de l’importance stratégique accordée à cette infrastructure.

Le futur pont sera construit à Maluku, sur le fleuve Congo, afin de relier directement Kinshasa et Brazzaville, deux capitales séparées uniquement par le majestueux fleuve mais considérées comme les capitales les plus proches au monde. L’ouvrage comprendra une voie routière et une liaison ferroviaire destinées à fluidifier la circulation des personnes et des marchandises entre les deux rives.

Au-delà de son caractère symbolique, ce projet représente un levier majeur pour le développement économique de l’Afrique centrale. Les autorités congolaises espèrent qu’il favorisera l’intensification des échanges commerciaux, la réduction des coûts logistiques et le renforcement de l’intégration régionale au sein de la sous-région.

Longtemps évoqué, le Pont Route-Rail Kinshasa-Brazzaville entre désormais dans une phase concrète, nourrissant l’espoir d’une connectivité moderne entre les deux Congo et d’un nouvel élan pour les infrastructures régionales.