Congo-Assemblées annuelles de la BAD : Brazzaville au cœur des enjeux économiques

Le gouvernement congolais accélère les préparatifs en vue des assemblées annuelles du groupe de la prévues du 25 au 29 mai 2026 à Brazzaville.

 

Une communication sur l’état d’avancement de l’organisation de cet important rendez-vous continental a été présentée au Conseil des ministres par le ministre de l’Économie, du Plan, de la Statistique et de la Prospective, Ludovic Ngatsé.

Ces assises réuniront la 61e Assemblée annuelle de la Banque africaine de développement ainsi que la 52e Assemblée annuelle du Fonds africain de développement autour du thème : « Modifier le financement du développement de l’Afrique à grande échelle dans un monde fragmenté ».

Considéré comme le plus grand rendez-vous économique et financier du continent, l’événement devrait accueillir près de 3 000 participants, parmi lesquels des chefs d’État, ministres, gouverneurs de banques centrales, investisseurs internationaux, représentants d’institutions financières et organisations internationales.

À travers l’accueil de ces assemblées, le Congo entend renforcer son image diplomatique et économique en Afrique. Le gouvernement voit également cette rencontre comme une opportunité stratégique pour promouvoir les projets de développement du pays et attirer davantage d’investissements.

Devant les membres du Conseil des ministres, Ludovic Ngatsé a mis en avant les enjeux majeurs liés à l’organisation de l’événement, tout en faisant le point sur les préparatifs, le programme des travaux et les différentes thématiques qui seront débattues.

Le ministre a également rappelé que plusieurs activités parallèles sont prévues, notamment des rencontres de haut niveau autour du Fonds bleu du bassin du Congo ainsi que le « Congo Investment Day », une plateforme destinée à présenter les projets structurants du pays aux investisseurs et partenaires économiques présents à Brazzaville.

Congo : premier conseil des ministres du nouveau gouvernement

Le Conseil des ministres s’est réuni mercredi, 6 mai 2026 au Palais du peuple, sous l’autorité de Denis Sassou N’Guesso, président de la République, chef de l’Etat.

 

Les affaires suivantes étaient inscrites à son ordre du jour, soit :

– Un projet de loi et un projet de décret au titre du ministère des Finances, du Budget et du Portefeuille public ;

– Une communication au titre du ministère du Plan, de la Statistique et de la Prospective, relative à l’organisation des assemblées annuelles de la Banque africaine de développement (BAD) à Brazzaville, du 25 au 29 mai 2026.

Avant que l’ordre du jour ainsi indiqué ne soit décliné, les membres du Conseil des ministres ont suivi une importante communication du président de la République à leur endroit.

D’emblée, son excellence M. Denis Sassou N’Guesso, président de la République, chef de l’Etat, a rappelé à tous et à chacun la portée et la signification du premier Conseil des ministres de ce jour, consécutif à l’élection à caractère de plébiscite qui lui a permis de nouer un nouveau pacte de confiance avec les Congolaises et les Congolais.

A cet égard, le chef de l’Etat a tenu à rendre un hommage vibrant au peuple congolais pour sa mobilisation exceptionnelle, tant durant la campagne de l’élection présidentielle qu’à l’occasion des opérations de vote qui se sont déroulées les 12 et 15 mars 2026. Ainsi, son projet de société « L’accélération de la marche vers le développement » a été massivement approuvé par la population ; le président Denis Sassou N’Guesso a souligné que cette confiance massive l’obligeait.

Le chef de l’Etat a indiqué, je le cite, « que le peuple ayant fait sa part » (fin de citation) en lui accordant sa confiance, il convenait à présent que le président de la République et son gouvernement fassent également leur part, c’est-à-dire rendent effective la mise en œuvre du projet de société ainsi sanctifié.

Cette mise en œuvre doit se faire dès maintenant et sans délai. La signification de l’accélération n’est pas seulement une question de rythme ou de cadence, mais également et surtout, l’exécution effective, par le gouvernement, des projets concrets que le chef de l’Etat s’est engagé, devant le peuple congolais, à réaliser. Le président de la République a, pour cela, exhorté les membres du gouvernement de l’accélération à se comporter comme une équipe dont la motivation, l’allant, la détermination et l’énergie doivent tout entiers être orientés vers la satisfaction des attentes de la population congolaise. C’est à ce prix, et seulement à celui-ci, que les projets approuvés par les Congolaises et Congolais pourront être réalisés et aboutir, et le chef de l’Etat y veillera, à des résultats concrets et salvateurs. Le président a insisté sur l’importance de ces principes, qui doivent désormais marquer l’action quotidienne des pouvoirs publics à l’aube du quinquennat qui démarre.

Pour ce faire, le président de la République a décliné quelques axes urgents et prioritaires qui sont au cœur du contrat conclu avec nos compatriotes. En matière d’urgence, il a instruit le Premier ministre, chef du gouvernement, à mettre en place une « task force » composée des départements ministériels compétents, afin de réaliser sans délai la digitalisation des administrations, avec une priorité donnée à celle des régies financières, afin d’optimiser les ressources de l’Etat.

Autres urgences signalées par le chef de l’Etat : la mise en œuvre rapide du projet de réhabilitation du Chemin de fer Congo Océan récemment lancé ; la réalisation du corridor 13 et des voies de communication routières afférentes, afin de désenclaver l’arrière-pays et de connecter notre pays aux Etats voisins, avec une priorité donnée aux axes Ouesso-Pokola et pont sur la Sangha, ainsi que les tronçons Epéna-Impfondo jusqu’à la frontière avec la Centrafrique et Dolisie Ndendé vers la frontière du Gabon.

Le peuple attend également une meilleure desserte en électricité, grâce notamment à la réhabilitation en cours de la ligne très haute tension Pointe-Noire-Brazzaville ; le président de la République a également évoqué la remise effective des installations électriques prêtes dans la ville de Mossaka et la réalisation rapide de la desserte en électricité de localités telles que Louingui, Boko et Loumo ; les objectifs de production d’eau potable sont également une urgence pour laquelle le gouvernement a été instruit ce jour. Ces objectifs sont notamment liés à l’exécution du plan Mattei pour l’Afrique et à la réflexion à mener sur la réhabilitation de l’hydraulique rurale, qui avait permis en son temps de réaliser 2500 forages dans des localités et villages à travers notre pays.

Répondant à ces orientations précises de son excellence M. Denis Sassou N’Guesso à l’endroit du gouvernement, M. Anatole Collinet Makosso, Premier ministre, chef du gouvernement a, au nom des ministres et en son nom propre, remercié le président de la République pour la confiance prêtée ou renouvelée aux uns et aux autres et pris l’engagement, au nom de tous et de chacun, à mettre en œuvre avec énergie et détermination le carnet de route ainsi décliné à l’entame du quinquennat nouveau.

Les membres du Conseil des ministres ont ensuite abordé les points inscrits à l’ordre du jour de la réunion de ce jour, mercredi 6 mai 2026.

I/- Ministère des Finances, du Budget et du Portefeuille public

Invité par le président de la République à prendre la parole, M. Christian Yoka, ministre des Finances, du Budget et du Portefeuille public, a soumis deux textes à l’examen des membres du Conseil des ministres. Le premier est un projet de loi portant création de la Caisse des dépôts et consignations.

Le 12 juillet 2025, le Comité ministériel de l’Union monétaire d’Afrique centrale a adopté un Règlement relatif au traitement des comptes inactifs et des avoirs en déshérence dans les livres des établissements de crédit. C’est dans ce cadre que la Commission bancaire d’Afrique centrale confère aux Caisses des dépôts et consignations la mission de sécuriser et placer les avoirs en déshérence, en vue de financer le développement économique et social.

Tandis que la loi de 2014 créant la Caisse des dépôts et consignations assignait à celle-ci le rôle de fonds chargé de gérer les ressources excédentaires de notre pays, le texte soumis ce jour au Conseil répond à la nécessité de mobiliser des ressources tant privées que publiques permettant de financer les projets structurants à même de relever les défis, notamment démographiques et énergétiques des prochaines décennies.

D’autre part, la future Caisse des dépôts doit endosser le rôle de tiers de confiance qui permettra la sécurisation des avoirs en déshérence de toute nature. Les ressources ainsi identifiées seront transformées par la Caisse des dépôts en investissements à même de réduire la fracture territoriale.

Sur le plan pratique et en tenant compte des règles internationales applicables ainsi que de l’émergence d’un marché de capitaux au sein de la Cémac, il s’agira également de créer de nouveaux véhicules de mobilisation des ressources internes et externes en faveur de notre pays, faisant de la Caisse des dépôts et consignations un véritable outil d’ingénierie financière permettant de mobiliser des ressources en faveur de projets structurants au Congo.

Après examen et discussion, le Conseil des ministres a approuvé le projet de loi portant création de la Caisse des dépôts et consignations. Il sera transmis au Parlement pour examen et adoption.

Poursuivant son propos, le ministre Yoka a soumis aux membres du Conseil un projet de décret portant apport en nature d’actifs acquis par l’Etat au profit de Congo Telecom et augmentation de capital. L’Etat autorise et organise ici l’apport en nature de certains investissements réalisés dans le cadre du Projet de couverture nationale en infrastructures de télécommunications au profit de Congo Telecom, notre entreprise publique de télécommunications détenue à 100% par l’Etat. Cette opération se fera en contrepartie d’une augmentation du capital social de la société.

Exécuté en modules distincts, le projet de couverture nationale en est actuellement à sa troisième phase ; les infrastructures réalisées au cours des phases précédentes ont été progressivement mises à la disposition de Congo Telecom sous forme d’un usufruit sans apport formel ou intégration dans son capital social.

L’opération matérialisée par le projet de décret soumis à l’examen du Conseil des ministres a pour objet, dans un secteur stratégique pour notre pays, de permettre à Congo Telecom d’être un des principaux piliers de notre souveraineté numérique. C’est ainsi que l’Etat, par l’entremise du ministère en charge du Portefeuille public, organise par le texte en objet le transfert formel de la propriété de ces actifs à Congo Telecom. Ces actifs sont valorisés à 143 milliards 878 millions 429 mille 945 frs CFA, valeurs à dire d’expert pour les phases 1 et 2 du projet de couverture nationale et au prix du marché passé entre l’Etat et l’opérateur pour la phase 3 actuellement en cours.

Cette opération permettra, entre autres, d’absorber les pertes cumulées évaluées à un peu plus de 20 milliards de frs CFA au 31 décembre 2024 ; de renforcer la gouvernance de l’entreprise ; de renforcer les fonds propres de l’entreprise ; de valoriser le patrimoine de l’Etat dans le secteur des télécommunications ; de préparer l’introduction en bourse et susciter des appels publics à l’épargne pour mobiliser des financements, etc.

Ainsi, au terme de cette opération d’augmentation de capital et de régularisation de la situation financière, le capital social de Congo Telecom s’élèvera à 157 milliards 297 millions 453 mille 418 frs CFA. Le Conseil des ministres a pris acte de cette première étape, qui s’inscrit dans un plan plus large de restructuration de Congo Telecom mené par les instances dirigeantes de l’opérateur. Il s’agira de constituer une société de patrimoine rentable appartenant à 100% à l’Etat et de favoriser la filialisation des activités commerciales ouvertes à des partenariats financiers et techniques. Le Conseil des ministres a donc validé l’opération portant apport en nature d’actifs acquis par l’Etat au profit de Congo Telecom et augmentation de capital en adoptant le projet de décret soumis à son examen.

II/- Communication

Le Conseil des ministres a ensuite entendu une communication relative à l’organisation des assemblées annuelles de la Banque africaine de développement à Brazzaville du 25 au 29 mai 2026 présentée par M. Ludovic Ngatsé, ministre de l’Economie, du Plan, de la Statistique et de la Prospective.

Notre pays s’apprête à accueillir, du 25 au 29 mai 2026 à Brazzaville, les assemblées annuelles du groupe de la Banque africaine de développement qui comprennent la 61e assemblée annuelle de la Banque africaine de développement et la 52e assemblée annuelle du Fonds africain de développement, avec comme thème principal « Modifier le financement du développement de l’Afrique à grande échelle dans un monde fragmenté ».

Cet événement est le rendez-vous économique et financier le plus important du continent africain. 3000 participants y sont attendus, dont des chefs d’Etat, des ministres, des gouverneurs de banques centrales, des investisseurs internationaux et des représentants d’institutions financières et d’organisations internationales.

A travers cet événement majeur dont l’organisation a été confiée à notre pays, le Congo va réaffirmer, sous l’autorité de son excellence M. Denis Sassou N’Guesso, président de la République, chef de l’Etat, son engagement en faveur de l’intégration africaine, du financement du développement et du renforcement des partenariats économiques.

La communication du ministre Ngatsé a donc eu pour objet : de souligner l’intérêt stratégique de l’événement pour le Congo ; d’informer le Conseil sur l’état d’avancement des préparatifs, sur le programme et le déroulement complet des assemblées annuelles, ainsi que sur les thématiques qui y seront abordées. Le ministre Ngatsé a souligné les points critiques qui justifient et nécessitent une mobilisation du gouvernement et des pouvoirs publics, en vue d’assurer la réussite d’un tel événement.

D’autre part, le ministre Ngatsé a rappelé, entre autres événements liés à ces assemblées annuelles, des réunions au niveau des chefs d’Etat liées à la table ronde des bailleurs de fonds du Fonds bleu du bassin du Congo et un événement particulier dénommé « Congo Investment Day », excellente opportunité de présenter les projets structurants de notre pays aux investisseurs présents.

Les membres du Conseil ont pris bonne note des informations ainsi partagées. Ils se sont félicités de la mobilisation des services compétents ; le Conseil a également souligné l’importance pour les pouvoirs publics de s’assurer de la rigueur des préparatifs ainsi que de la pertinence des moyens mis en œuvre pour la réussite de l’événement exceptionnel attendu.

Plus rien n’étant inscrit à l’ordre du jour, le président de la République a clos la réunion et levé la séance. Commencée à 10h00, la réunion du Conseil des ministres a pris fin à 12h45.

 

Fait à Brazzaville, le 6 mai 2026

Pour le Conseil des ministres,

Le ministre de la Communication et des Médias, Porte-parole du gouvernement

Thierry Lézin Moungalla     

 

Congo : le gouvernement veut faire de l’IA un moteur de développement

Les travaux du comité technique en charge de l’élaboration de la stratégie nationale de l’intelligence artificielle ont été lancés mercredi 6 mai 2026, à Brazzaville.

 

Le gouvernement ambitionne de faire du pays un acteur majeur de l’économie de la connaissance à l’horizon 2030. Brazzaville a accueilli le 6 mai, le lancement des travaux du comité technique chargé de l’élaboration de la stratégie nationale de l’IA.

Cette réunion inaugurale marque le début d’un vaste chantier destiné à intégrer l’intelligence artificielle comme levier de compétitivité, d’innovation et de souveraineté technologique. L’initiative est soutenue techniquement et financièrement par le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud).

Le processus de déploiement sera articulé autour de trois principales phases. La première concernera le cadrage et le diagnostic de l’écosystème numérique national, notamment à travers la mise en place de groupes de travail spécialisés et l’évaluation des capacités existantes. La deuxième phase portera sur les consultations sectorielles et le benchmarking international afin de s’inspirer des meilleures pratiques mondiales. Enfin, la dernière étape sera consacrée à la rédaction finale de la stratégie ainsi qu’à l’élaboration d’un corpus linguistique destiné à être soumis au gouvernement.

Pour garantir la réussite de cette initiative nationale, les autorités estiment nécessaire de mobiliser un budget compris entre 150 et 200 millions de FCFA. Cette enveloppe devra permettre d’assurer la logistique, les consultations techniques et les activités de coordination indispensables à la mise en œuvre du projet.

Le ministre des Postes, des Télécommunications et de l’Économie numérique, Frédéric Nzé, qui présidait les travaux, a insisté sur les enjeux stratégiques liés à l’intelligence artificielle. Selon lui, cette technologie représente à la fois « une opportunité et une menace », dans un contexte où les nations se livrent une compétition accrue autour de la maîtrise des outils numériques.

Le membre du gouvernement a notamment souligné le potentiel de l’IA dans la valorisation du génie créatif de la jeunesse congolaise, la modernisation des services publics ainsi que la création d’emplois qualifiés. Il a également rappelé le retard de l’Afrique subsaharienne dans ce domaine, la région représentant actuellement moins de 3 % des brevets mondiaux liés à l’intelligence artificielle.

Face à ce constat, le Congo entend se doter d’un cadre stratégique reposant sur des principes éthiques, réglementaires et inclusifs afin d’encadrer le développement et l’utilisation de ces technologies émergentes.

De son côté, la représentante résidente du Pnud au Congo, Adama-Dian Barry, a réaffirmé l’engagement de son institution à accompagner le pays dans cette dynamique de transformation numérique.

Le comité technique dispose désormais d’un délai de six mois pour produire onze livrables stratégiques devant servir de socle à la future politique nationale de l’intelligence artificielle.

Congo Terminal participe à la célébration de la fête du travail à Pointe-Noire

Le 1er mai 2026, plus de 500 collaborateurs de Congo Terminal ont pris part aux célébrations organisées en hommage à l’engagement, au professionnalisme et à leur contribution au développement de l’entreprise et du secteur portuaire.

 

La journée a été marquée par un défilé civil et des moments de convivialité, de reconnaissance et d’échanges, mettant en lumière les valeurs de solidarité, de dialogue social et de respect qui animent Congo Terminal au quotidien.

« Aujourd’hui nous célébrons le travail, la solidarité et le dialogue social. C’est aussi l’occasion de réaffirmer notre volonté de continuer à travailler aux côtés de la direction générale pour maintenir un climat social apaisé et constructif, socle des résultats encourageants réalisés jusqu’ici » explique Hervé KAYA, Secrétaire général adjoint section syndicale Congo Terminal.

« Nous saluons l’implication de l’ensemble des équipes dont l’engagement constant contribue à la croissance continue de nos performances, au respect des standards de sécurité et à la qualité de service rendu aux partenaires et clients » précise Aristide NDJAWE, Directeur des
Ressources Humaines Congo Terminal.

Congo Terminal réaffirme son attachement au bien-être des travailleurs et à la promotion de conditions de travail sûres et responsables. L’entreprise organise régulièrement des activités commémoratives et cérémonies de remise des distinctions honorifiques aux collaborateurs en fonction de leur ancienneté, leur implication dans le travail et leurs performances. Elle mène une politique audacieuse pour soutenir le développement de son capital humain

Conseil des ministres : cap sur les priorités nationales

Le Conseil des ministres s’est tenu ce mercredi 6 mai 2026 au Palais du Peuple, sous l’autorité du président de la République Denis Sassou-N’Guesso.

 

Réuni ce mercredi 6 mai, au Palais du Peuple, le Conseil des ministres a été l’occasion pour l’exécutif de faire le point sur les dossiers majeurs de l’heure et de réaffirmer les grandes orientations de l’action gouvernementale.

Au cœur des échanges, plusieurs secteurs prioritaires ont retenu l’attention des membres du gouvernement, notamment l’économie, les infrastructures, la gouvernance publique et les questions sociales. Dans un contexte marqué par des défis économiques persistants, le Chef de l’État a insisté sur la nécessité d’accélérer la mise en œuvre des réformes engagées, tout en veillant à une gestion rigoureuse des finances publiques.

Le Conseil a également examiné différents projets de textes législatifs et réglementaires, traduisant la volonté des autorités de moderniser l’appareil étatique et de renforcer l’efficacité de l’action publique. Des communications ont été faites par certains ministres, portant notamment sur l’état d’avancement de projets structurants et les mesures envisagées pour améliorer les conditions de vie des populations.

Dans son adresse, le Président de la République a rappelé l’importance de la cohésion gouvernementale et de l’engagement individuel de chaque membre de l’exécutif. Il a exhorté à davantage de célérité dans l’exécution des politiques publiques, tout en mettant l’accent sur les résultats concrets attendus par les citoyens.

Cette session du Conseil des ministres intervient dans un contexte où les attentes sociales demeurent fortes.

Cybersécurité : le Congo accueille la première conférence régionale stratégique

Le Salon OSIANE, en partenariat avec l’ANSSI Congo annonce l’organisation de la toute première conférence régionale dédiée à la cybersécurité en Afrique centrale.

 

Prévue pour le mois de juin 2026 à Brazzaville, l’initiative apparaît comme une réponse structurée au besoin urgent de coopération entre les États d’Afrique centrale. La conférence vise à réunir institutions publiques, experts, entreprises et partenaires techniques autour d’un objectif commun : mutualiser les expériences, harmoniser les cadres réglementaires et renforcer les capacités de riposte face aux cyberattaques.

En favorisant le dialogue entre les agences nationales de cybersécurité, les opérateurs télécoms et les organisations régionales, OSIANE et l’ANSSI Congo entendent jeter les bases d’une stratégie concertée. Cette synergie pourrait, à terme, permettre la mise en place de mécanismes d’alerte précoce, de partage d’informations sensibles et de formation conjointe des spécialistes.

Au-delà de la dimension sécuritaire, cette conférence constitue une vitrine pour le Congo. En accueillant un événement régional de cette envergure, le pays affirme son ambition de devenir un hub numérique en Afrique centrale. Cette visibilité accrue attire l’attention des investisseurs, des startups et des partenaires internationaux intéressés par le développement du digital dans la sous-région.

Le Congo se positionne ainsi comme un terrain favorable à l’innovation technologique, tout en montrant sa volonté d’encadrer et de sécuriser son écosystème numérique. Cette double approche – attractivité économique et rigueur sécuritaire – est aujourd’hui essentielle pour bâtir une économie numérique crédible et durable.

Longtemps perçue comme une problématique technique ou institutionnelle, la cybersécurité s’impose désormais comme une priorité pour les entreprises, y compris en Afrique centrale. Les attaques informatiques, les vols de données et les fraudes numériques ont des impacts directs sur la performance, la réputation et la survie même des organisations.

La conférence OSIANE-ANSSI ambitionne ainsi de sensibiliser les acteurs économiques à ces risques, tout en leur proposant des solutions concrètes. Notamment la mise en conformité, la protection des infrastructures, la formation du personnel et l’adoption de bonnes pratiques. Pour les PME comme pour les grandes entreprises, il ne s’agit plus d’anticiper un risque hypothétique, mais de répondre à une menace bien réelle.

Congo-passeports : le ministre de l’Intérieur promet des réformes pour améliorer la délivrance

À peine installé dans ses fonctions, le général Jean Olessongo Ondaye, s’attaque à l’un des dossiers les plus sensibles pour les citoyens, celui de la délivrance des passeports.

 

Conscient des difficultés rencontrées par de nombreux usagers, le nouveau ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation, le général Jean Olessongo Ondaye a pris la parole pour rassurer l’opinion publique sur la volonté du gouvernement d’apporter des solutions concrètes. « La délivrance des passeports doit répondre aux exigences de rapidité, de transparence et de sécurité », a-t-il affirmé, soulignant l’importance de ce document dans la mobilité des citoyens et l’attractivité du pays.

Depuis plusieurs années, les retards dans la production des passeports alimentent le mécontentement. Entre ruptures de stock, procédures jugées longues et dysfonctionnements techniques, les usagers dénoncent un système souvent inefficace. Une situation que le nouveau ministre entend corriger sans délai.

Parmi les pistes envisagées, la modernisation des équipements figure en bonne place. Le ministère prévoit notamment de renforcer les capacités techniques des services en charge de l’identification, tout en accélérant la digitalisation des procédures. L’objectif est de réduire considérablement les délais d’obtention et de limiter les interventions humaines susceptibles de ralentir le processus.

Le général Jean Olessongo Ondaye a également insisté sur la nécessité de lutter contre les pratiques frauduleuses qui gangrènent parfois la chaîne de délivrance. « Aucun acte de corruption ne sera toléré », a-t-il martelé, annonçant des contrôles renforcés et des sanctions à l’encontre des agents fautifs.

En parallèle, une meilleure décentralisation des services est envisagée afin de rapprocher l’administration des populations. Cette réforme devrait permettre aux citoyens résidant en dehors des grandes villes d’accéder plus facilement aux services de délivrance des passeports.

Congo : Anatole Collinet Makosso évalue les conditions de travail dans les ministères

Le Premier ministre a entamé, le 4 mai, une série de visites dans plusieurs ministères, deux semaines après sa reconduction.

 

Anatole Collinet Makosso passe a entamé lundi 4 mai 2026, une tournée d’inspection dans plusieurs départements ministériels afin de s’imprégner des conditions de travail des agents de l’État et d’évaluer les besoins en matière de réhabilitation des infrastructures administratives.

Accompagné de quelques membres de son équipe gouvernementale, le chef du gouvernement a débuté sa visite au ministère de la Justice, des Droits humains et de la Promotion des peuples autochtones, un bâtiment qui abrite également les services du ministère de la Fonction publique, du Travail et de la Sécurité sociale. Sur place, il a parcouru bureaux et services, observant de près l’environnement dans lequel évoluent les fonctionnaires.

Le constat dressé est préoccupant. Si l’extérieur de l’immeuble présente encore une apparence acceptable, l’intérieur révèle une dégradation avancée. Hormis les espaces réservés aux responsables, la majorité des services fonctionne dans des conditions difficiles : mobilier détérioré, éclairage défaillant, sanitaires insalubres et locaux exigus. Dans certains cas, le manque de bureaux contraint les agents à se partager de petits espaces, peu propices à l’efficacité administrative.

La délégation s’est ensuite rendue dans d’autres ministères stratégiques, notamment ceux des Mines, des Hydrocarbures, de l’Énergie et de l’Hydraulique ainsi que du Plan. Là encore, les mêmes difficultés ont été relevées : infrastructures vétustes et conditions de travail peu adaptées aux exigences d’une administration moderne.

Au-delà du simple constat, cette descente de terrain vise à établir un état des lieux précis afin de planifier une vaste opération de réhabilitation des bâtiments administratifs. Cette initiative permettra également de résoudre le déficit en locaux administratifs, plusieurs ministères ne disposant pas encore de sièges appropriés.

Pour le gouvernement, il s’agit d’un levier essentiel pour améliorer les performances de l’administration publique. En offrant de meilleures conditions de travail aux agents, l’exécutif entend renforcer l’efficacité de l’action publique et soutenir la mise en œuvre du projet de société du président Denis Sassou N’Guesso, axé sur « l’accélération de la marche vers le développement ».

La tournée du Premier ministre devrait se poursuivre dans les prochains jours au sein d’autres administrations publiques, dans la perspective d’un diagnostic global et d’une réponse structurelle aux difficultés identifiées.

Congo-liberté de la presse : le RPJ mobilise les journalistes

À l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse, le Réseau panafricain des journalistes (RPJ), section Congo, a réuni les professionnels des médias autour d’un déjeuner d’échanges à Brazzaville.

 

Le Bureau national du Réseau panafricain des journalistes (RPJ), section Congo, dirigé par Messilah Nzoussi, a organisé, le 3 mai 2026, un déjeuner de presse baptisé « Le déjeuner du RPJ », en marge de la Journée mondiale de la liberté de la presse. Cette rencontre a rassemblé plusieurs professionnels des médias autour d’un moment d’échanges et de réflexion sur le rôle du journalisme dans la construction d’une société apaisée.

L’initiative visait principalement à susciter une adhésion massive des hommes et des femmes des médias au sein du RPJ, en vue de structurer une corporation forte, capable de porter les objectifs et les missions de cette plateforme socioprofessionnelle à l’échelle nationale et panafricaine.

Invité d’honneur de la rencontre, Godefroy Yombi, enseignant-chercheur à l’Université Marien Ngouabi et membre du Conseil supérieur de la liberté de communication (CSLC), a animé une communication autour du thème retenu cette année par les Nations unies : « Façonner un avenir de paix ». Dans son intervention, il a insisté sur la responsabilité des journalistes dans la consolidation de la paix, à travers une information rigoureuse, équilibrée et respectueuse de l’éthique et de la déontologie.

Le président de la commission administrative et juridique du CSLC, chargé de l’éthique et de la déontologie, a également rappelé l’importance du respect des normes professionnelles dans un contexte marqué par la prolifération des fausses informations et des discours de haine.

À travers ce déjeuner, le RPJ Congo entend ainsi se positionner comme un cadre de référence pour les journalistes, favorisant la solidarité professionnelle, le renforcement des capacités et la promotion d’un journalisme responsable au service du développement et de la paix en Afrique.

Congo-audiovisuel : une 6e session de formation annoncée à Brazzaville

Du 17 au 31 août 2026, le Centre national de radio et de télévision (CNRTV) de Brazzaville accueillera la 6e édition de la session de formation aux métiers de l’audiovisuel, portée par l’Association des techniciens professionnels de l’audiovisuel.

 

Le président de l’Association des techniciens professionnels de l’audiovisuel, Bienvenu Sax Gampio Pioganth, a annoncé, le 3 mai à Brazzaville, l’organisation de la 6e édition de la session de formation dédiée aux métiers de l’audiovisuel. Prévue du 17 au 31 août prochain au Centre national de radio et de télévision (CNRTV), cette initiative s’inscrit dans une dynamique de renforcement des compétences des jeunes congolais dans un secteur en pleine mutation.

Placée sous le thème « La création d’un studio TV et le montage de projet », cette édition 2026, baptisée « Promotion Ildevert-Mesmin-Akoli », rendra hommage à cet expert en gestion de la politique économique. Selon l’initiateur, ce choix vise à valoriser les parcours inspirants et à encourager les participants à allier compétence technique et vision stratégique.

Depuis sa mise en place, cette série de formations attire chaque année près d’une centaine de jeunes, majoritairement des étudiants, venus acquérir des connaissances pratiques et théoriques dans les métiers de l’audiovisuel. L’objectif est clair : doter les apprenants des outils nécessaires pour intégrer le marché de l’emploi ou créer leurs propres structures.

Les retombées de ces sessions sont déjà visibles. Plusieurs anciens participants ont lancé de très petites et moyennes entreprises, contribuant ainsi à dynamiser le secteur. Dans cette même dynamique, l’Association a franchi un cap en octobre 2024 avec la création de la chaîne de télévision en ligne TPAV média, aujourd’hui animée en partie par ces jeunes formés.

Fort de son expérience acquise notamment au Centre d’entraînement des communicateurs africains en Égypte, où il a suivi des formations de base et de stage avancé, Bienvenu Sax Gampio Pioganth poursuit son engagement en faveur du transfert de compétences.