Congo : Oyo accueille le Colonel Michaël Randrianirina pour une visite de travail

Le dirigeant malgache entame un séjour placé sous le signe du renforcement des relations bilatérales entre Madagascar et la République du Congo.

 

Le Colonel Michaël Randrianirina est arrivé à Oyo, dans le département de la Cuvette, ce mercredi 13 mai 2026, pour une visite de travail de 48 heures. Selon des sources proches du protocole, cette visite devrait être marquée par une série d’échanges politiques et économiques avec le Président de la République, Denis Sassou-N’Guesso, dans la ville d’Oyo, résidence habituelle du chef de l’État pour les grandes rencontres diplomatiques.

Au cœur des discussions figurent notamment le renforcement de la coopération sud-sud, les investissements dans les infrastructures, les échanges commerciaux ainsi que les questions liées à la sécurité et à la stabilité régionale. Les deux dirigeants devraient également évoquer les opportunités de partenariat dans les secteurs de l’agriculture, de l’énergie, des transports et de la formation des jeunes.

L’agenda du Colonel Michaël Randrianirina prévoit aussi un déplacement à Brazzaville où plusieurs séances de travail techniques seraient programmées avec des membres du gouvernement congolais. Des rencontres avec des opérateurs économiques et des responsables institutionnels sont également annoncées afin d’explorer de nouvelles pistes de coopération entre les deux pays.

La rencontre entre Denis Sassou-N’Guesso et Michaël Randrianirina devrait déboucher sur plusieurs annonces relatives à la coopération bilatérale et à la volonté commune de renforcer les liens entre les peuples congolais et malgache.

Congo : Brazzaville réaffirme sa vision d’un partenariat équilibré entre l’Afrique et la France

Le président de la République, Denis Sassou N’Guesso, y était représenté par le vice-Premier ministre chargé de la Coordination, des Infrastructures de développement et de l’Aménagement du territoire, Jean Jacques Bouya.

 

La République du Congo a pris part au sommet international « Africa Forward : partenariats entre l’Afrique et la France pour l’innovation et la croissance », organisé les 11 et 12 mai à Nairobi, au Kenya.

Cette rencontre a réuni plusieurs chefs d’État et de gouvernement africains, des représentants de la France, des institutions financières internationales, des banques de développement, ainsi que des acteurs économiques et de la société civile autour des enjeux de coopération entre l’Afrique et ses partenaires européens.

Au terme des échanges, Jean Jacques Bouya a souligné la volonté du Congo de promouvoir une coopération fondée sur l’équilibre et les intérêts communs. « Ce sommet nous a permis de réaffirmer la nécessité pour l’Afrique de renforcer sa souveraineté économique, d’accélérer le développement de ses infrastructures stratégiques et de promouvoir des partenariats fondés sur le respect mutuel et les intérêts partagés », a-t-il déclaré sur l’une de ses plateformes de communication.

En marge des travaux, la délégation congolaise a également eu une séance de travail avec le président de la Banque africaine de développement afin d’évaluer l’état d’avancement des préparatifs des assemblées annuelles de l’institution prévues à Brazzaville du 25 au 29 mai 2026.

Dette extérieure : le Congo lance une opération de plus de 340 milliards FCFA

Le gouvernement a annoncé le rachat d’obligations souveraines évaluées à plus de 575 millions de dollars, soit environ 345 milliards de FCFA.

 

La République du Congo a engagé une opération financière destinée à alléger le poids de sa dette extérieure et à réorganiser ses remboursements sur les marchés internationaux. Dans le cadre de cette opération, l’État propose aux investisseurs de racheter chaque obligation de 1.000 dollars à un prix de 1.040 dollars, en plus des intérêts accumulés. Ces titres avaient été émis en 2022 avec un taux d’intérêt de 9,875 %, avant une nouvelle émission complémentaire réalisée en décembre 2025.

Pour financer cette restructuration, l’Etat prévoit une nouvelle émission d’obligations en dollars américains. Les autorités souhaitent obtenir des financements sur une durée moyenne estimée à huit ans afin d’étaler davantage les remboursements et de réduire la pression immédiate sur les finances publiques.

Le gouvernement congolais précise également que si moins du quart des obligations concernées reste en circulation après cette opération, l’État procédera au rachat total du reliquat afin de solder définitivement cette dette.

L’opération est conduite par la banque américaine Citigroup, chargée d’organiser la future levée de fonds. Concernant la crédibilité financière du pays, S&P Global Ratings et Fitch Ratings maintiennent la note CCC+, tandis que Moody’s attribue au Congo la note Caa2, avec des perspectives jugées stables.

Cette initiative intervient dans un contexte économique encore fragile. Les discussions se poursuivent entre Brazzaville et le Fonds monétaire international pour la mise en place d’un nouveau programme d’accompagnement économique. Le FMI a récemment souligné plusieurs défis auxquels le pays reste confronté, notamment le faible niveau des investissements et les difficultés persistantes dans l’approvisionnement en énergie.

Une mission du Fonds monétaire international est attendue prochainement dans la capitale congolaise pour examiner les réformes économiques envisagées par les autorités.

Congo : Brazzaville au cœur de la modernisation statistique de la Cémac

La capitale congolaise accueille depuis le 11 mai, les travaux préparatoires de la douzième session du Comité sous-régional de la statistique de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cémac), couplés à la deuxième réunion du Comité de pilotage du projet d’Harmonisation et d’amélioration des statistiques en Afrique de l’Ouest et du centre (Hiswaca).

 

La rencontre réunit les experts, statisticiens et partenaires techniques autour des enjeux liés à la modernisation des systèmes statistiques dans la sous-région. Les représentants des six États membres de la Cémac se penchent sur les progrès réalisés dans le cadre du programme Stat-Cémac ainsi que du projet Hiswaca, soutenu par la Banque mondiale. Les échanges portent notamment sur l’amélioration de la qualité des données, l’harmonisation des méthodes de production statistique et le renforcement des capacités des instituts nationaux de statistique.

À travers ces assises, la Cémac entend consolider une gouvernance statistique communautaire plus efficace, capable de fournir des données fiables pour accompagner les politiques publiques et les stratégies de développement. Les participants examinent également les mécanismes devant permettre une meilleure coordination des systèmes statistiques nationaux afin de garantir des indicateurs comparables à l’échelle régionale.

Cette réunion technique constitue une étape décisive avant les délibérations ministérielles attendues dans les prochains jours. Ces dernières devront valider plusieurs orientations stratégiques relatives à la coopération statistique et à la transformation numérique des outils de collecte et d’analyse des données dans l’espace communautaire.

Pont route-rail Kinshasa-Brazzaville : un accord fiscal signé entre les deux pays

La République démocratique du Congo et la République du Congo ont récemment signé, un accord bilatéral fixant le régime privilégié fiscal, douanier et des recettes non fiscales applicable à cette infrastructure d’intégration sous-régionale.

 

La cérémonie officielle s’est déroulée à Kinshasa en présence de plusieurs membres du gouvernement congolais ainsi que de la délégation venue de Brazzaville. Le vice-Premier ministre en charge des Transports de la RDC, Jean-Pierre Bemba, représentant la Première ministre Judith Suminwa Tuluka, a présidé les travaux.

Selon un communiqué du ministère des Transports de la RDC, cet accord vise à créer un cadre juridique et fiscal favorable à la réalisation du projet. Il permettra notamment d’accorder des facilités fiscales et douanières aux entreprises impliquées dans la construction de cet ouvrage stratégique appelé à renforcer les échanges économiques entre les deux capitales les plus rapprochées du monde.

Le futur pont route-rail sur le fleuve Congo devrait fluidifier la circulation des personnes et des marchandises, réduire les coûts logistiques et stimuler le commerce régional. À terme, cette infrastructure facilitera également l’interconnexion des réseaux ferroviaires et routiers des deux pays.

Au-delà de son importance économique, le projet symbolise la volonté politique de Kinshasa et Brazzaville de renforcer leur coopération bilatérale et de promouvoir l’intégration régionale au sein de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC).

Les autorités des deux pays espèrent désormais accélérer les prochaines étapes techniques et financières afin de lancer effectivement les travaux de construction dans les meilleurs délais.

Congo : Africa Global Logistics célèbre la Fête du Travail pour renforcer sa culture d’entreprise

Le 1er mai 2026, à l’occasion de la Fête du Travail, Africa Global Logistics (AGL) Congo a organisé une célébration d’envergure placée sous le slogan « Pour un AGL plus fort ».

 

L’événement a rassemblé plus de 400 collaborateurs dans dans un esprit de convivialité, de reconnaissance et d’engagement collectif, mettant à l’honneur l’engagement quotidien des équipes, leur implication, leur professionnalisme dont la contribution est essentielle à la performance et à la compétitivité d’AGL Congo.

La fête a été l’occasion de rappeler les valeurs fondamentales du Groupe AGL : humilité, passion d’entreprendre, agilité et solidarité qui fédèrent l’action collective et structurent la culture d’entreprise.

« Cette célébration est l’expression de notre volonté de bâtir, avec l’ensemble de nos collaborateurs, un environnement de travail fondé sur la reconnaissance, la performance et le
respect. En plaçant l’humain, le dialogue social et la valorisation des compétences au cœur de notre stratégie, nous avons fait le choix d’une culture d’entreprise inclusive, motivante et durable au service de la croissance et de l’excellence opérationnelle », a rappelé Paris BIDJANG, Directeur des Ressources Humaines Africa Global Logistics Congo.

Africa Global Logistics Congo œuvre au renforcement de la cohésion interne, du sentiment d’appartenance et de la culture d’entreprise. L’entreprise organise régulièrement des activités fédératrices dans le but de renforcer l’esprit d’équipe et le bien‑être au travail par des sessions de team building, la valorisation des performances individuelles et collectives ainsi que l’organisation d’activités sportives, symboles de dynamisme, de solidarité et de dépassement de soi. Elle confirme ainsi sa place, d’acteur engagé et un employeur responsable.

Transport de colis hors gabarit : AGL met son expertise au service du secteur brassicole

Le 5 mai 2026, Africa Global Logistics (AGL) Congo a assuré avec succès le transport et la livraison de 29 tonnes de colis hors gabarit destinés à l’industrie de fabrication de boissons sucrées.

 

Cette opération logistique d’envergure a consisté en l’acheminement sécurisé des colis de 4m de haut de Pointe-Noire à Brazzaville, impliquant une organisation rigoureuse, des équipements adaptés et une parfaite coordination des équipes terrain. Elle illustre le savoir-
faire d’AGL dans le transport exceptionnel, capable de prendre en charge des marchandises aux dimensions et poids non conventionnels, tout en respectant les exigences de sécurité et les délais impartis.

Au-delà du transport, cette mission démontre également l’expertise de l’entreprise en livraison extra-urbaine souvent marquée par des contraintes d’infrastructure, d’accessibilité et de réglementation. Grâce à une parfaite connaissance du territoire et à une logistique sur mesure, la livraison finale sur le site du client a été réalisée dans des conditions optimales.

« Nous avons livré 31 conteneurs conventionnels et trois colis hors gabarit dans un délai imparti pour renforcer la ligne d’embouteillage du client. Cela permet de soutenir l’augmentation de ses capacités de production et d’accompagner le développement du secteur brassicole dans le pays » soutient Habib Mazen, Directeur des opérations Africa Global Logistics Congo.

Les solutions door-to-door proposées par AGL permettent d’accompagner la croissance du secteur industriel dans le pays et de soutenir la diversification de l’économie nationale. La livraison sur l’axe Pointe-Noire – Brazzaville met en lumière la capacité de Africa Global Logistics Congo à assurer des solutions logistiques intégrées sur l’ensemble du territoire national. Elle confirme son rôle d’acteur clé dans le soutien aux projets industriels stratégiques, en facilitant l’acheminement des équipements essentiels au développement des capacités de production locales.

Coopération Congo-Togo : Denis Sassou-N’Guesso reçoit Faure Gnassingbé à Oyo

Le Président de la République du Congo, Denis Sassou-N’Guesso, a reçu ce week-end à Oyo le Président du Conseil de la République togolaise, Faure Gnassingbé, dans le cadre d’une visite placée sous le signe du renforcement des relations d’amitié et de coopération entre les deux pays.

 

Les échanges entre les deux dirigeants ont porté sur plusieurs sujets d’intérêt commun, notamment la coopération bilatérale, les enjeux sécuritaires en Afrique centrale et de l’Ouest, ainsi que les perspectives de développement économique sur le continent.

Au cours de l’entretien, les deux personnalités ont réaffirmé leur engagement à œuvrer pour une Afrique plus intégrée, stable et prospère. Elles ont également insisté sur la nécessité de renforcer les partenariats Sud-Sud afin de faire face aux défis liés à la sécurité, au changement climatique et à la transformation économique des pays africains.

La ville d’Oyo, située dans le département de la Cuvette, est devenue au fil des années un haut lieu diplomatique accueillant régulièrement des rencontres entre chefs d’État et personnalités de marque. La visite de Faure Gnassingbé traduit ainsi l’excellence des relations entre Brazzaville et Lomé.

À travers cette audience, le Congo et le Togo affichent leur volonté commune de dynamiser davantage leur coopération dans plusieurs secteurs stratégiques, notamment les infrastructures, le commerce, l’énergie et les échanges institutionnels.

Le Congo va bénéficier de plus de 32 milliards FCFA

Cette allocation va servir à renforcer la lutte contre le sida, le paludisme et la tuberculose en République du Congo.

 

Le Fonds mondial de lutte contre le sida, le paludisme et la tuberculose a annoncé une nouvelle allocation de plus de 50 millions d’euros, soit environ 32,8 milliards FCFA, en faveur du Congo pour les trois prochaines années.

Une annonce faite par le gestionnaire de portefeuille Afrique et Moyen-Orient, Lionel Caruana, en visite à Brazzaville vendredi 8 mai 2026. Reçu par le président de l’Assemblée nationale, Isidore Mvouba, le responsable du Fonds mondial a salué les efforts du gouvernement congolais dans la mobilisation des fonds de contrepartie exigés dans le cadre du partenariat avec cette institution internationale.

Selon Lionel Caruana, le Congo a franchi une étape importante en janvier 2026 en procédant, pour la première fois en vingt ans de partenariat, à l’achat de médicaments destinés à la lutte contre le VIH/sida, la tuberculose et le paludisme. Ces acquisitions concernent notamment les antirétroviraux, les antituberculeux, les antipaludéens ainsi que les moustiquaires.

Accompagné de la représentante résidente du Programme des Nations unies pour le développement au Congo, Adama Dian-Barry, Lionel Caruana a également remercié les ministres de la Santé et des Finances pour leur implication dans ce plaidoyer.

Le responsable du Fonds mondial a toutefois rappelé que les efforts doivent se poursuivre, notamment pour garantir les futurs achats de médicaments et respecter les engagements de cofinancement liés à cette nouvelle allocation.

Par ailleurs, il a indiqué qu’une nouvelle approche sera désormais appliquée dans l’évaluation des contributions du gouvernement. Outre l’achat des médicaments, toutes les dépenses engagées dans la lutte contre ces trois maladies seront prises en compte, y compris la prise en charge des agents de santé communautaire mobilisés sur le terrain pour le dépistage et le suivi des patients.

Le Congo amorce la cartographie de ses infrastructures numériques critiques

Le gouvernement a organisé récemment un atelier consacré aux infrastructures digitales critiques, marquant ainsi le lancement du processus de cartographie numérique du pays.

 

La rencontre a réuni experts, partenaires techniques et parties prenantes autour d’un objectif commun, identifier les infrastructures numériques stratégiques du Congo et évaluer leur vulnérabilité face aux risques climatiques et environnementaux.

Au cours des travaux, les participants ont pris connaissance des premières conclusions issues des consultations menées auprès des acteurs du secteur. Les échanges ont également permis d’examiner les recommandations préliminaires d’une étude dédiée à la résilience des infrastructures numériques et de recueillir les contributions des parties prenantes sur les mesures à envisager.

Cette initiative s’inscrit dans une dynamique de transition verte et de renforcement de la résilience climatique des équipements numériques essentiels du pays. Elle ouvre la voie à une coopération technique renforcée entre le Congo et les experts du Groupe de la Banque mondiale.

Dans le cadre de cette assistance technique, trois axes prioritaires ont été définis. La première porte sur le diagnostic et la cartographie des écosystèmes digitaux afin d’identifier leur niveau d’exposition aux aléas climatiques grâce à des outils de cartographie géospatiale. Le deuxième concerne l’élaboration de normes et de lignes directrices destinées à promouvoir des infrastructures numériques durables, économes en énergie et résilientes. Enfin, le troisième axe vise l’adoption de bonnes pratiques internationales en matière de sécurité et de durabilité des infrastructures digitales.

Intervenant à cette occasion, le responsable du Projet d’accélération de la transformation numérique, représentant la Banque mondiale, a indiqué que cette assistance technique reposera notamment sur « une cartographie des principales infrastructures numériques du pays et une évaluation de leur niveau d’exposition aux différents risques climatiques », ainsi que sur une revue des politiques, normes et standards existants afin d’identifier les insuffisances à corriger.

La rencontre a été présidée par le ministre des Postes, des Télécommunications et de l’Économie numérique, Frédéric Nzé.