Des dizaines d’agents temporaires, communément appelés « tâcherons » ont organisé, le 18 mai 2026, une manifestation pacifique devant la direction générale de l’entreprise afin de réclamer leur recrutement définitif après plusieurs années de service dans des conditions qu’ils jugent précaires et inhumaines.
Les manifestants se sont rassemblés devant les locaux de la direction générale de l’entreprise à Brazzaville. Par cette mobilisation, les tâcherons entendaient interpeller les autorités administratives, le ministère de tutelle ainsi que les responsables politiques sur leur situation professionnelle qu’ils qualifient de « précarité prolongée ».
Selon les protestataires, plusieurs d’entre eux cumulent entre quinze et vingt années de service sans jamais avoir obtenu de statut officiel au sein de l’entreprise. Affectés à diverses tâches techniques et opérationnelles, ces travailleurs affirment percevoir une rémunération mensuelle estimée à environ 25.000 francs CFA, souvent versée avec retard malgré les responsabilités qui leur sont confiées au quotidien.
« Nous travaillons depuis 15 à 20 ans sans être recrutés. Nous faisons pratiquement du bénévolat sans relâche », ont dénoncé certains manifestants, visiblement exaspérés par l’absence de solution durable à leur situation.
Au cours de leur mouvement revendicatif, les tâcherons ont également dénoncé des promesses de recrutement restées sans suite ainsi qu’un système d’intégration qu’ils estiment sélectif et injuste. Ils réclament notamment la mise en place d’un processus transparent et équitable permettant la régularisation de tous les agents ayant servi de longues années au sein de l’entreprise.
Cette manifestation intervient dans un contexte social marqué par des revendications croissantes liées à l’emploi et aux conditions de travail dans plusieurs entreprises publiques du pays. Pour les journaliers de l’E2C, l’heure n’est plus aux promesses, mais à des décisions concrètes susceptibles de mettre fin à une précarité devenue, selon eux, insoutenable.
À l’issue de leur rassemblement, les manifestants ont lancé un appel aux autorités compétentes afin qu’un dialogue soit engagé dans les meilleurs délais pour examiner leurs revendications et trouver une issue favorable à cette crise sociale.










