Vaccination : l’Unicef appelle le Congo à préparer l’après-Gavi dès maintenant

La représentante de l’Unicef au Congo, Mariavittoria Ballotta, a plaidé le 24 juin à Brazzaville pour une mobilisation accrue des pouvoirs publics autour du financement de la vaccination.

 

Le financement durable de la vaccination au Congo constitue désormais un enjeu majeur de santé publique. Reçue le 24 juin par la Commission économie, finances et contrôle de l’exécution du budget de l’Assemblée nationale, la représentante de l’Unicef au Congo, Mariavittoria Ballotta, a insisté sur la nécessité d’anticiper la transition qui interviendra dès 2030 avec le retrait du soutien financier de l’Alliance Gavi.

Depuis plus de vingt-cinq ans, Gavi accompagne le Congo dans l’acquisition des vaccins et le renforcement des programmes de vaccination, contribuant ainsi à améliorer la protection sanitaire des populations, notamment celle des enfants. Toutefois, l’évolution des indicateurs économiques du pays, notamment le produit intérieur brut par habitant, place désormais le Congo dans une phase de sortie progressive du mécanisme de soutien.

À compter de 2030, les autorités congolaises devront prendre en charge l’intégralité des dépenses liées à l’achat des vaccins. Une responsabilité financière considérable qui nécessite, selon l’Unicef, une préparation rigoureuse dès aujourd’hui.

Actuellement, le pays participe au financement du programme à hauteur de 2,3 milliards FCFA par an. Avec la transition annoncée, cette contribution devra atteindre environ 15 milliards FCFA annuels, soit une augmentation significative destinée à garantir la continuité des campagnes de vaccination et à éviter toute rupture d’approvisionnement.

Dans ce contexte, Mariavittoria Ballotta a sollicité l’implication active des députés, particulièrement ceux en charge des questions budgétaires, afin d’inscrire progressivement ces nouvelles charges dans les finances publiques nationales. L’objectif est d’assurer une transition maîtrisée et de préserver les acquis obtenus au cours des dernières décennies dans la lutte contre les maladies évitables par la vaccination.

Au-delà des enjeux financiers, cette évolution représente également une étape vers une plus grande autonomie du système sanitaire congolais. Les autorités sont ainsi appelées à renforcer leur stratégie de financement de la santé pour maintenir l’accès universel aux vaccins et protéger durablement les générations futures.

Formation, performance, expertise : AGL Congo investit dans ses talents logistique

Du 19 mai au 31 juillet 2026, Africa Global Logistics (AGL) déploie un cycle de formation approfondi à destination de près de 200 collaborateurs exerçant les fonctions de passeur en douanes, commissionnaire en douanes (COM), agent FOB et cadres des solutions logistiques.

 

Ce programme vise à consolider l’expertise des équipes, en approfondissant les pratiques métier et en renforçant les réflexes professionnels auprès de collaborateurs disposant déjà d’une solide maîtrise des procédures douanières.

Articulé autour de 15 modules couvrant l’ensemble des aspects du transit, le programme est dispensé à raison de 3 jours par module, garantissant une progression pédagogique rigoureuse et adaptée aux réalités opérationnelles du terrain.

« L’objectif n’est pas d’initier, mais d’affiner : il s’agit de valoriser les retours d’expérience et de consolider les standards professionnels auprès de collaborateurs disposant déjà d’une solide maîtrise des méthodes de dédouanement des marchandises. La formation est animée par un expert reconnu du contentieux douanier, dont la maîtrise des procédures et des pratiques réglementaires constitue une valeur ajoutée déterminante pour nos équipes » explique Emilia ALEXA, Directrice des solutions logistiques.

Convaincue que la performance opérationnelle repose avant tout sur l’excellence humaine, Africa Global Logistics Congo place la montée en compétences au cœur de sa stratégie de développement. À travers des programmes de formation réguliers, ciblés et animés par des experts de terrain, l’entreprise s’engage à maintenir ses collaborateurs au plus haut niveau d’expertise, dans un environnement réglementaire et logistique en constante évolution. Un investissement durable dans le capital humain, au service de la qualité de service et de la compétitivité du groupe.

A propos d’AGL Congo

AGL (Africa Global Logistics) est l’opérateur logistique multimodal (portuaire, logistique, maritime et ferroviaire) de référence en Afrique. L’entreprise fait désormais partie du Groupe MSC, compagnie maritime et logistique de premier plan. Présent au Congo dans le transport et la logistique, AGL compte 1500 collaborateurs congolais à travers ses agences et ses filiales portuaires et logistiques. Implanté à Pointe Noire, Brazzaville et Dolisie, l’entreprise déploie des systèmes de management QHSE reposant sur des référentiels reconnus tels que l’ISO

4500. AGL s’investit dans l’amélioration des compétences de ses collaborateurs et participe activement au développement socio-économique du pays au moyen d’actions de responsabilité sociétale dans les secteurs de l’éducation, la réinsertion sociale, la préservation de l’environnement et l’accompagnement humanitaire.

Réfugiés centrafricains : le Congo et le HCR renforcent leur coopération pour des solutions durables

La ministre des Affaires sociales et de l’Action humanitaire, Marie-France Hélène Lydie Pongault a eu une rencontre avec le chef du Bureau national du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), Bienvenu Lilian Ngombe.

 

Le gouvernement congolais et le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) entendent consolider leur partenariat face aux défis liés à la prise en charge des populations déplacées. Cette ambition a été réaffirmée au cours d’une audience accordée par la ministre des Affaires sociales et de l’Action humanitaire, Marie-France Hélène Lydie Pongault, au chef du Bureau national du HCR, Bienvenu Lilian Ngombe.

Au centre des échanges figurait la question de la plateforme dédiée aux solutions en faveur des réfugiés centrafricains, considérée comme un cadre essentiel pour accompagner les populations concernées vers des perspectives plus stables et durables.

« Nous avons échangé, entre autres, sur la question de la plateforme aux solutions des Centrafricains. C’est ce sujet qui nous tient à cœur. Il était normal que nous nous rapprochions de la ministre des Affaires sociales et de l’Action humanitaire pour non seulement lui faire état des avancées mais aussi recueillir ses orientations », a déclaré Bienvenu Lilian Ngombe à l’issue de la rencontre.

Les discussions ont également porté sur plusieurs enjeux majeurs liés à la gestion de la question des réfugiés, notamment la protection des personnes déplacées, l’accompagnement social et humanitaire ainsi que les opérations de rapatriement volontaire.

Les autorités congolaises ont rappelé que ces actions continueront d’être conduites dans le respect des principes humanitaires et des engagements internationaux du Congo en matière de protection des réfugiés.

Tremplins Mboté Hip Hop : Kinkala accueille la neuvième édition dédiée aux talents urbains

La neuvième édition des Tremplins Mboté Hip Hop fera étape à Kinkala le 9 juillet prochain, dans le cadre de sa troisième phase de sélection.

 

Après une première escale à Kintélé, ce rendez-vous artistique poursuit sa mission de proximité en allant à la rencontre des jeunes talents dans les différentes localités du pays. L’événement s’adresse aux artistes émergents âgés de 15 à 35 ans évoluant dans les disciplines du hip-hop et des musiques urbaines : danse, rap, slam, DJing, beatmaking, vidéo et management artistique.

Les candidats peuvent déposer leurs dossiers directement auprès du service de programmation de l’Institut français du Congo ou les transmettre par courrier électronique. Selon les catégories, des modalités spécifiques ont été définies. Les managers devront fournir un curriculum vitae accompagné d’une lettre de motivation ; les beatmakers présenteront trois créations musicales sur support numérique ; tandis que les vidéastes soumettront leurs meilleures réalisations, notamment tournées au smartphone. Les rappeurs, slameurs, danseurs et DJ défendront quant à eux leur talent en prestation devant un jury.

Au-delà de la compétition, les Tremplins Mboté Hip Hop se positionnent comme un véritable programme d’accompagnement artistique. L’objectif est de repérer, former et valoriser une nouvelle génération de créateurs capables de porter haut les couleurs des musiques urbaines.

À l’issue des différentes étapes de sélection, une trentaine d’artistes et managers intégreront un parcours intensif de formation aux métiers de la musique. Les lauréats de chaque catégorie auront ensuite l’opportunité de se produire sur la grande scène du Festival Mboté Hip Hop, offrant ainsi une visibilité accrue à leurs projets et à leur carrière. Les inscriptions restent ouvertes jusqu’au 4 juillet et la participation est entièrement libre et gratuite.

Congo-UMNG : les syndicats haussent le ton et menacent d’une nouvelle grève

Réuni le 23 juin à Brazzaville, le collège intersyndical de l’Université Marien-Ngouabi a dressé un état des lieux des négociations engagées avec le gouvernement sur les revendications sociales des enseignants.

 

La tension sociale reste vive au sein de l’Université Marien-Ngouabi. Le collège intersyndical de cette institution s’est réuni le 23 juin à Brazzaville pour évaluer les avancées des discussions menées avec le gouvernement dans le cadre de l’amélioration des conditions sociales des enseignants.

À l’issue de cette rencontre, les représentants syndicaux ont affiché leur insatisfaction face aux solutions proposées jusqu’à présent. Bien que le gouvernement ait procédé au paiement de trois mois de salaires, le collectif estime que cette mesure demeure incomplète au regard des engagements attendus et des montants encore dus.

« Bien que le gouvernement ait procédé au paiement de trois mois de salaires, les écarts subsistent », ont fait savoir les responsables syndicaux, soulignant que plusieurs créances restent en souffrance.

Face à cette situation, le collège intersyndical a lancé un ultimatum aux autorités publiques. Il exige le paiement immédiat des salaires correspondant aux mois d’août et septembre 2024 ainsi qu’aux mois de mars, avril, mai et juin 2026. Les enseignants revendiquent également le règlement d’au moins deux années d’heures diverses et de vacations impayées.

Par ailleurs, les syndicats appellent à la signature d’un nouveau protocole d’accord avec le gouvernement, considéré comme un instrument indispensable pour garantir une paix sociale durable et restaurer un climat de confiance au sein de l’université.

Les représentants des enseignants invitent les autorités à apporter des réponses concrètes dans les plus brefs délais. À défaut, ils préviennent que le gouvernement portera la responsabilité d’un éventuel déclenchement d’un nouveau mouvement de grève susceptible d’affecter le fonctionnement normal de l’Université Marien-Ngouabi.

Congo-Volontariat : plus de 6 400 inscrits et une ambition affirmée pour l’emploi

Le ministre des Sports, de la Jeunesse et de l’Éducation civique, Hugues Ngouélondélé, a ouvert, le 23 juin à Brazzaville, le Salon national du volontariat (Sanavol).

 

Le Sanavol est placé sous le thème : « Faire du volontariat un levier d’impact, d’emploi et de développement ». Au cœur des échanges, transformer l’engagement citoyen en véritable opportunité économique et sociale, notamment pour les jeunes.

À cette occasion, la représentante du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) au Congo, Adama Dian-Barry, a présenté des données révélatrices de l’essor du volontariat dans le pays. Selon les statistiques communiquées, 6 437 volontaires, hommes et femmes confondus, sont actuellement enregistrés dans la base de données des Volontaires des Nations unies au Congo.

Parmi eux, 86 volontaires sont déjà mobilisés sur le terrain, participant activement aux actions de développement dans plusieurs secteurs. Sur cet effectif, 33 sont des volontaires nationaux, illustrant une implication croissante des compétences locales dans les missions d’intérêt général.

À travers le Sanavol, les autorités congolaises affichent plusieurs objectifs : valoriser l’engagement citoyen, renforcer l’employabilité des jeunes, développer les compétences professionnelles et faire du volontariat un accélérateur d’inclusion sociale et de croissance durable.

La présence du ministre délégué chargé de la Jeunesse, Michrist Kaba Mboko, ainsi que des représentants des agences du système des Nations unies, a souligné la volonté commune de positionner le volontariat comme un levier concret au service du développement national.

Congo : Claude Le Roy reçu en audience par le Président Denis Sassou-N’Guesso

Le nouvel entraîneur des Diables Rouges du Congo a été reçu en audience par le Président de la République.

 

Cette audience intervient dans un contexte de relance des ambitions sportives du Congo, alors que la sélection nationale entend retrouver sa place parmi les grandes nations du football africain. Figure emblématique du football continental et fin connaisseur des sélections africaines, Claude Le Roy arrive avec une expérience reconnue et la volonté d’insuffler une nouvelle dynamique aux Diables Rouges.

Au cours des échanges, le chef de l’État aurait réaffirmé son attachement au développement du sport comme levier de cohésion sociale, d’épanouissement de la jeunesse et de rayonnement international du pays. Il a également exprimé son soutien aux efforts visant à reconstruire une équipe compétitive et ambitieuse.

De son côté, Claude Le Roy a salué l’intérêt porté par les plus hautes autorités au football congolais et affiché sa détermination à travailler avec l’ensemble des acteurs du secteur pour bâtir un projet sportif solide et durable.

Cette rencontre symbolise ainsi le lancement d’un nouveau chapitre pour les Diables Rouges, avec l’espoir de renouer avec les performances et de redonner aux supporters congolais des motifs de fierté sur la scène continentale et internationale.

Criminalité faunique et environnementale : le Congo évalue ses capacités de riposte

Des représentants des administrations publiques, des services de sécurité, de la justice, des douanes ainsi que des organisations partenaires spécialisées dans la conservation se réunissent depuis mardi à Brazzaville dans le cadre d’un atelier consacré à l’évaluation des capacités nationales de lutte contre la criminalité faunique et environnementale.

 

Organisée sous l’égide du ministère de l’Économie forestière, cette rencontre s’inscrit dans le cadre du projet Guard Wildlife, financé par l’Union européenne et mis en œuvre par l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC), avec l’appui de plusieurs partenaires engagés dans la protection des ressources naturelles.

Pendant deux jours, les participants examineront les mécanismes existants afin d’identifier les forces, les insuffisances et les pistes d’amélioration dans les domaines de la prévention, de la détection, de l’enquête et des poursuites liées aux infractions environnementales. Les échanges porteront notamment sur le trafic d’espèces sauvages, l’exploitation illégale des ressources forestières et d’autres formes de criminalité qui menacent les écosystèmes.

Selon Assane Dramé, coordonnateur régional pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre du Programme mondial de lutte contre les crimes portant atteinte à l’environnement de l’ONUDC, cette initiative permettra au Congo de disposer, pour la première fois, d’un diagnostic global et harmonisé de ses capacités nationales face aux infractions environnementales.

Prenant la parole à l’ouverture des travaux, le conseiller à la conservation du ministre de l’Économie forestière, Roger Albert Mbeté, a rappelé que le trafic d’espèces sauvages et de ressources forestières constitue aujourd’hui l’une des formes les plus préoccupantes de criminalité transnationale organisée. Il a insisté sur la nécessité de renforcer la coopération entre les institutions afin d’apporter une réponse plus coordonnée et plus efficace aux réseaux criminels opérant dans ce secteur.

Forum de l’Opep : Anatole Collinet Makosso porte la voix du Congo à Vienne

Le Premier ministre effectue une mission officielle du 23 au 26 juin à Vienne, en Autriche, où il représente le Congo au Forum du Fonds de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) pour le développement international.

 

Cette participation intervient dans un contexte stratégique pour le Congo, pays membre de l’Opep depuis le 22 juin 2018. En rejoignant l’organisation en tant que 15e pays membre et 7e nation africaine à intégrer ce regroupement créé le 14 septembre 1960 à Bagdad, en Irak, le Congo a renforcé son positionnement sur l’échiquier énergétique mondial.

À Vienne, le chef du gouvernement prendra part aux discussions de haut niveau consacrées aux défis de la transition énergétique, au financement du développement ainsi qu’aux perspectives du marché pétrolier mondial. Le Forum constitue également une plateforme privilégiée de dialogue entre États membres, institutions financières internationales et acteurs économiques engagés dans la transformation durable des économies.

Cette mission diplomatique intervient au lendemain de la présentation devant l’Assemblée nationale du Programme d’action du gouvernement (PAG) pour le quinquennat 2026-2031. À travers cette participation, l’exécutif congolais entend défendre les intérêts nationaux dans les négociations internationales sur l’énergie et promouvoir une vision conciliant développement économique, stabilité énergétique et transition vers un avenir plus durable.

Le Forum du Fonds de l’Opep devrait déboucher sur de nouveaux échanges de coopération et des engagements destinés à accompagner les pays membres dans leurs politiques de développement et d’adaptation aux mutations du secteur énergétique mondial.

Congo : le gouvernement dévoile sa feuille de route pour le quinquennat 2026-2031

Ce document stratégique, structuré autour de dix priorités, six axes majeurs et vingt missions, se veut la traduction opérationnelle du projet de société du président Denis Sassou N’Guesso, intitulé « L’accélération de la marche vers le développement ».

 

Le Premier ministre, Anatole Collinet Makosso, a présenté lundi 22 juin, devant l’Assemblée nationale le Programme d’action du gouvernement (PAG) pour la période 2026-2031. Prononcé dans un contexte marqué par de nouveaux défis économiques, sociaux et structurels, ce discours a permis au chef du gouvernement d’exposer les grandes orientations destinées à accompagner la mise en œuvre des engagements pris lors de la réélection du chef de l’État.

Selon le Premier ministre, ce programme vise à renforcer la dynamique de modernisation du pays à travers une action publique davantage orientée vers les résultats, la croissance inclusive et l’amélioration des conditions de vie des populations.

Les priorités annoncées concernent notamment le renforcement de la gouvernance, l’accélération de la diversification économique, le développement des infrastructures, l’amélioration des services sociaux de base, l’emploi des jeunes ainsi que la transformation numérique.

Le gouvernement entend également accorder une place importante à la valorisation du capital humain et au soutien des secteurs productifs afin de stimuler la création de richesses et renforcer la résilience économique du pays.

Face aux députés, Anatole Collinet Makosso a insisté sur la nécessité d’une mobilisation collective pour atteindre les objectifs fixés durant ce nouveau quinquennat. Il a appelé à l’engagement de toutes les institutions, des acteurs économiques et des citoyens afin de faire du développement accéléré une réalité concrète pour le Congo.