Congo-Mindouli : Isidore Mvouba appelle à la responsabilité et à la paix

Le président de l’Assemblée nationale a réuni à Brazzaville les parlementaires, les chefs de partis politiques ainsi que les cadres des départements du Pool et du Djoué Léfini.

 

Après les évènements malheureux survenus récemment dans la localité de Mindouli, l’heure est à l’introspection et à l’évaluation collective. Pour le président de l’Assemblé nationale, Isidore Mvouba, lui-même originaire du département du Pool, cette rencontre n’avait rien d’une simple formalité institutionnelle. Elle répondait à une exigence majeure : comprendre l’état d’esprit des populations concernées, cerner les causes profondes des échauffourées et prévenir toute résurgence de violences.

« Les événements de Mindouli, qui ont profondément affecté les populations locales et suscité une vive émotion tant au plan national qu’international, nous interpellent tous. Ils nous imposent un devoir de vérité, d’écoute et de responsabilité », a déclaré le président de l’Assemblée nationale.

Les échanges ont permis de revenir sur les faits survenus à proximité de la Route nationale n°1, initialement analysés comme une altercation armée opposant des éléments de la Direction générale de la sécurité présidentielle (DGSP) à des membres des Ninjas-Nsilulu de Frédéric Bintsamou, dit Pasteur Ntoumi, à la suite de la destruction de deux motocyclettes en situation irrégulière.

Au-delà de la condamnation des violences, Isidore Mvouba a insisté sur la nécessité de rappeler les principes fondamentaux de la République, le respect de l’autorité de l’État et la primauté des lois, seuls garants d’une paix durable.

À l’issue de la réunion, les dirigeants et cadres des départements du Pool et du Djoué Léfini ont publié une déclaration commune dans laquelle ils condamnent avec fermeté et sans équivoque tous les actes de violence et d’incivisme perpétrés par les éléments de Frédéric Bintsamou contre les populations innocentes, en particulier celles de Mindouli.

Ils ont également exprimé leur soutien sans ambiguïté aux forces de défense et de sécurité, les encourageant à poursuivre avec détermination leur mission de sécurisation des populations et de restauration de l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire national.

Mise en garde contre la désinformation

La déclaration dénonce par ailleurs les prises de position jugées irresponsables, les pressions, menaces, campagnes de désinformation et tentatives d’intimidation émanant de certains groupes se réclamant de la diaspora congolaise, accusés de chercher à discréditer les initiatives locales de paix, de dialogue et de stabilité.

« Nous rappelons que la liberté d’expression ne saurait justifier la promotion de la violence, de la division, ni la mise en danger des populations civiles ou des acteurs engagés pour le vivre-ensemble », ont souligné les signataires.

Enfin, les cadres du Pool et du Djoué Léfini ont réaffirmé leur appui total aux initiatives du président de la République visant à restaurer et pérenniser la paix, la sécurité et la sérénité dans ces départements. Ils ont lancé un appel à l’ensemble des acteurs politiques nationaux ainsi qu’à la communauté internationale afin de soutenir les efforts en faveur de la stabilité et du vivre-ensemble, condition essentielle pour rompre définitivement avec le cycle récurrent de violences qui endeuille les populations congolaises.

Congo Terminal manutentionne plus de 1,200 millions de conteneurs en 2025

Congo Terminal a traité 1 219 164 Teus au cours de l’année 2025. L’entreprise vient de franchir pour la première fois la barre de 1,200 millions de conteneurs manipulés par an. Une performance qui coïncide avec la construction d’une nouvelle plateforme portuaire au Môle Est du port de Pointe-Noire.

« Depuis le début de la concession en 2009, nous avons multiplié par 6 le volume de conteneurs manutentionnés passant de 200 000 à plus de 1,200 millions EVP. Nous visons désormais le seuil de 2 millions de conteneurs manutentionnés d’ici 2027 avec la mise en service de la nouvelle plateforme portuaire en cours de construction » explique Anthony Samzun, Directeur Général Congo Terminal.

Au port de Pointe-Noire, Congo Terminal a investi plus de 450 millions d’euros dans le développement des infrastructures, la formation du personnel et l’acquisition des équipements à la pointe de la technologie. L’entreprise s’est lancée dans la construction d’une nouvelle plateforme portuaire pour un peu plus de 400 millions d’euros supplémentaires en vue d’accompagner la croissance économique du pays.

Congo Terminal poursuit son programme d’investissement afin de faire de Pointe-Noire, le port de référence en eaux profondes et la plateforme d’excellence en transbordement sur toute la partie sud de la côte ouest africaine.

Congo-Présidentielle 2026 : la campagne électorale s’ouvre le 28 février 2026

Réuni en Conseil des ministres, l’exécutif a adopté un projet de décret portant convocation du corps électoral sur toute l’étendue du territoire national.

 

Le gouvernement a officiellement lancé, mardi 20 janvier, à Brazzaville, le processus électoral devant conduire à l’élection du prochain président de la République. L’annonce a été faite par le ministre de la Communication et des Médias, porte-parole du gouvernement, Thierry Lézin Moungalla. Selon le calendrier arrêté, le vote par anticipation des agents de la force publique se tiendra le jeudi 12 mars 2026, tandis que le scrutin général aura lieu le dimanche 15 mars 2026.

La campagne électorale du premier tour se déroulera du 28 février au 13 mars 2026. Une journée de silence électoral est prévue le jeudi 12 mars, afin de permettre le bon déroulement du vote anticipé réservé aux forces de sécurité, a précisé le porte-parole du gouvernement.

Sur le plan politique, le président sortant, Denis Sassou Nguesso, n’a pas encore officiellement déposé sa candidature. Toutefois, il a été désigné candidat du Parti Congolais du Travail (PCT) lors du 6ᵉ congrès ordinaire de cette formation politique, tenu en décembre dernier à Brazzaville.

Dans le camp de l’opposition, trois candidats ont d’ores et déjà annoncé leur participation à la course présidentielle. Il s’agit de Destin Gavet, président du Mouvement Républicain ; Uphrem Dave Mafoula, leader du parti Les Souverainistes et ancien candidat à l’élection présidentielle de 2021 ; ainsi que Anatole Limbongo-Ngoka, président du Parti africain pour un développement intégral et solidaire (PARADIS).

À moins de deux mois du scrutin, cette convocation du corps électoral marque une étape décisive dans la vie politique nationale et ouvre une période intense de débats et de mobilisation en vue de la présidentielle de mars 2026.

Congo-classement 2026 : trois écoles tirent leur épingle du jeu

École Les Minimoy, lycée International Français Saint-Exupéry de Brazzaville et The Challenge School sont les trois meilleures écoles privées de la République du Congo selon Schoolbell.net

 

Schoolbell.net, vient de rendre public son classement 2026 des trois meilleures écoles privées en République du Congo. Selon la plateforme internationale School spécialisée dans la découverte et le classement des établissements scolaires, l’École Les Minimoy, le lycée International Français Saint-Exupéry de Brazzaville et The Challenge School se sont distinguées.

Une sélection basée sur l’analyse de la réputation numérique des établissements, destinée à guider les familles dans leurs choix éducatifs. Ce classement annuel repose sur un score de réputation contextuelle, un indicateur numérique qui évalue la crédibilité, la visibilité en ligne et le niveau de confiance accordé aux écoles par les parents, les éducateurs et la communauté éducative au sens large.

L’objectif de ce classement est d’offrir une lecture comparative claire dans un environnement éducatif de plus en plus concurrentiel. Ces établissements concernés sont des écoles privées indépendantes proposant des cursus variés et une formation à vocation holistique, accueillant aussi bien des élèves locaux qu’internationaux.

« Nous voulons rendre la recherche d’une école plus transparente et plus lisible pour les familles. Ce classement met en avant des établissements dont la réputation numérique constitue un repère de confiance », a expliqué un porte-parole de la plateforme.

Ces établissements se démarquent par une présence numérique solide et une image positive auprès des usagers, des critères désormais essentiels dans l’évaluation de l’offre éducative privée.

Le classement 2026 des écoles privées en République du Congo est accessible en ligne sur le site de Schoolbell.net, offrant aux parents un outil supplémentaire pour orienter leurs décisions d’inscription dans un contexte où la qualité de l’enseignement demeure un enjeu majeur.

Congo : le BCBTP adopte un budget 2026 excédentaire de 200 millions FCFA

Il est arrêté en recettes à 3 milliards de FCFA et en dépenses à 2,8 milliards de FCFA.

 

Le budget exercice 2026 du Bureau de contrôle du bâtiment et des travaux publics (BCBTP) a été adopté le week-end dernier à Brazzaville, à l’issue des travaux du comité de direction. Il est arrêté en recettes à 3 milliards de FCFA et en dépenses à 2,8 milliards de FCFA, dégageant ainsi un excédent budgétaire de 200 millions de FCFA.

L’ensemble des quatre points inscrits à l’ordre du jour a été validé par les administrateurs. Outre l’adoption du budget 2026, le comité a approuvé le rapport financier de l’exercice 2025, le rapport d’exécution budgétaire de la même année, ainsi que le programme d’activités pour l’année à venir.

Selon le directeur général du BCBTP, Marius Boris Miéré-Onka, l’excédent budgétaire enregistré sera prioritairement orienté vers l’investissement.

« Cet excédent sera consacré essentiellement à l’investissement, notamment à l’achat de pièces de rechange pour les machines et à l’acquisition de nouveaux équipements techniques, en vue de renforcer efficacement le parc automobile et les capacités opérationnelles du bureau », a-t-il précisé.

L’adoption de ces différents dossiers vise à permettre au BCBTP d’améliorer ses performances techniques et institutionnelles, afin de remplir pleinement ses missions régaliennes de régulation et de contrôle dans le secteur du bâtiment et des travaux publics sur l’ensemble du territoire national.

Une mission au cœur du développement des infrastructures

Créé le 19 mars 1986, le Bureau de contrôle du bâtiment et des travaux publics est un établissement public à caractère scientifique et technique, doté de la personnalité morale et de l’autonomie financière.

Le BCBTP a pour missions principales d’assurer le contrôle technique des chantiers à travers la vérification de la conformité des travaux (bâtiments, routes, ponts et réseaux), le respect des normes de construction et des cahiers des charges, ainsi que le suivi rigoureux de l’exécution des ouvrages.

Il intervient également dans les études de faisabilité, les reconnaissances géotechniques, les essais de matériaux en laboratoire, la garantie de la qualité des ouvrages, la sécurité des constructions, la maîtrise d’œuvre et d’ouvrage, la gestion des projets, sans oublier la promotion de l’innovation technologique et de la formation dans le secteur.

CEMAC : les chefs d’Etas attendus à Brazzaville pour un sommet d’urgence

Ils se réuniront le 22 janvier 2026, pour un sommet extraordinaire, convoqué à l’initiative du président congolais Denis Sassou Nguesso, président en exercice de la Conférence des chefs d’État.

 

Les chefs d’État de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) vont se réunir le 22 janvier 2026 prochain, à Brazzaville. Cette rencontre intervient dans un contexte régional particulièrement sensible, à peine quatre mois après la dernière session ordinaire, signe de l’urgence et de la gravité des enjeux à venir.

Selon plusieurs sources concordantes, ce sommet vise à anticiper un choc économique, financier et monétaire majeur susceptible de frapper la sous-région dès le premier trimestre 2026. La rapidité de la convocation traduit les inquiétudes croissantes des autorités face à une conjoncture internationale défavorable et à des fragilités structurelles persistantes au sein des économies de la CEMAC.

La CEMAC, qui regroupe le Cameroun, le Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale, la République centrafricaine et le Tchad, fait face à une combinaison de risques notamment le ralentissement économique mondial, les tensions géopolitiques, la vulnérabilité des finances publiques, la dépendance aux matières premières et les pressions sur les réserves de change.

À cela s’ajoutent des défis internes liés à la stabilité monétaire, à l’endettement et à la soutenabilité des politiques budgétaires. Dans ce contexte, les chefs d’État devront examiner des mesures concertées afin de préserver la stabilité macroéconomique et financière de la zone, tout en renforçant la résilience des économies nationales.

Le sommet de Brazzaville devrait accorder une place centrale aux questions monétaires, notamment le rôle de la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC), la gestion des réserves de change et les mécanismes de prévention des crises.

Des décisions fortes pourraient être envisagées pour rassurer les marchés, les partenaires internationaux et les populations, dans un climat marqué par l’incertitude.

Au-delà des aspects techniques, cette rencontre sera également un test de solidarité régionale, alors que les États membres sont appelés à dépasser les réponses nationales pour privilégier une approche communautaire.

Les conclusions de Brazzaville seront donc scrutées de près, tant par les acteurs économiques que par les populations de la sous-région, pour qui les décisions prises pourraient avoir des répercussions directes sur le pouvoir d’achat, l’emploi et la stabilité sociale.

Win Together : la direction RH de Congo Terminal renforce la culture d’entreprise

Début janvier, la direction des Ressources Humaines de Congo Terminal a organisé une journée de team building sous le slogan « Win Together » marquant le début d’une année placée sous le signe de la cohésion et l’engagement continu.

 

Cette initiative vise à renforcer la culture d’excellence, le lien social et l’esprit d’équipe. Elle reflète également l’engagement de l’entreprise à oeuvrer pour le bien-être des collaborateurs, le développement de leurs compétences et la création d’un environnement de travail harmonieux et motivant.

Animé par Precy Dongui, coach certifié RNSP et IRC, ce team building a permis de réaliser plusieurs ateliers de réflexion, des activités ludiques et interactives de cohésion qui ont mis l’accent sur la cohésion, la collaboration et la créativité des équipes.

« Le team building n’est pas seulement un moment de détente, c’est un véritable levier pour développer l’esprit d’équipe, la communication et la confiance entre collègues. Chaque activité est pensée pour valoriser le potentiel de chacun et créer un environnement de travail inclusif et collaboratif. » a expliqué Precy Dongui, coach certifié RNSP et IRC.

« Cette journée est une occasion unique de renforcer notre cohésion et de partager ensemble notre vision pour 2026 notamment les axes d’intervention, les attentes d’amélioration et nos objectifs chiffrés. Ensemble, nous pouvons dépasser nos limites » a expliqué M. Aristide NDJAWE, Directeur des Ressources Humaines

La journée s’est clôturée par une photo de famille, sous les cris enthousiastes de « Win Together !», symbole d’unité, de motivation collective et de l’engagement des collaborateurs à poursuivre ensemble les projets du Groupe.

DR
© DR

CAN 2025 : le Sénégal sacré au bout d’une finale électrique face au Maroc

Le Sénégal s’impose au terme d’une finale aussi tendue qu’historique et conserve son titre continental, confirmant sa place au sommet du football africain.

 

Les Lions de la Teranga, portés par Sadio Mané pour son dernier match de CAN, se montrent les premiers dangereux. Mais le gardien marocain Yacine Bounou se dresse en rempart dès les 5ᵉ et 38ᵉ minutes, maintenant les siens dans la partie.

Il faut attendre l’heure de jeu pour voir la première véritable occasion marocaine : parfaitement servi par El Khannouss, Youssef En-Nesyri manque l’immanquable. Le rythme s’intensifie, le Sénégal continue de piquer, mais Bounou repousse encore une tentative d’Ibrahim Mbaye à la 89ᵉ minute.

La fin du temps réglementaire bascule dans la controverse. À la 90ᵉ+3, Ismaïla Sarr croit donner l’avantage au Sénégal sur corner, mais le but est annulé pour une faute jugée légère de Seck sur Hakimi. Quelques minutes plus tard, l’arbitre congolais Jean-Jacques Ndala accorde un penalty au Maroc pour une faute de Malick Diouf sur Brahim Diaz. Deux décisions qui provoquent la colère des Sénégalais, allant jusqu’à quitter brièvement la pelouse.

De retour sur le terrain, les Lions de la Teranga assistent à l’échec de Brahim Diaz, dont la panenka est repoussée par Edouard Mendy. Le Maroc laisse passer sa chance.

En prolongation, le destin choisit son camp. À la 94ᵉ minute, Pape Gueye libère le Sénégal d’une frappe somptueuse du gauche, qui heurte la barre avant de finir en lucarne. Malgré une dernière occasion marocaine, avec une tête d’Aguerd repoussée par la transversale (108ᵉ), le score ne bougera plus.

Devant près de 70 000 spectateurs réunis au stade Prince Moulay Abdallah de Rabat, la finale de la 35ᵉ Coupe d’Afrique des nations a tenu toutes ses promesses, mêlant intensité, suspense et polémique. Elle opposait deux nations en quête d’un nouveau sacre continental : le Maroc, champion d’Afrique en 1976 seulement, et le Sénégal, tenant du titre depuis 2021.

Réunions et manifestations publiques : le préfet de Brazzaville rappelle la procédure à suivre

Dans un communiqué publié le 16 janvier 2026, le préfet du département de Brazzaville, Gilbert Mouanda-Mouanda, rappelle aux partis politiques et aux organisations de la société civile l’obligation de déclarer à l’avance toute réunion ou manifestation publique, au moins sept jours avant sa tenue.

 

Gilbert Mouanda-Mouanda a tenu à rappeler aux responsables des partis et groupements politiques ainsi qu’aux organisations de la société civile les règles encadrant l’organisation des réunions publiques et des manifestations sur la voie publique.

Selon la note préfectorale, toute demande d’autorisation doit être introduite au moins sept jours avant la tenue de l’activité. Ce délai, précise le document, est indispensable pour permettre à l’autorité administrative de mettre en place les dispositions nécessaires, tant sur le plan administratif que sécuritaire, afin d’assurer le bon déroulement de l’événement et d’éviter toute déconvenue.

Le préfet souligne par ailleurs que les réunions publiques, les manifestations sur la voie publique, ainsi que toute autre activité de quelque nature que ce soit, sont soumises à une déclaration préalable obligatoire auprès de ses services. Après examen du dossier, l’autorité préfectorale se réserve le droit d’apprécier l’opportunité de délivrer ou non l’autorisation sollicitée.

ZLECAF : le CESE s’interroge sur la préparation du Congo à l’horizon 2030

À l’occasion de la cérémonie d’échange de vœux du nouvel an, le 16 janvier, la présidente du Conseil économique, social et environnemental (CESE), Emilienne Raoul, a réaffirmé la volonté de l’institution d’accompagner le pays dans la mise en œuvre du traité de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF), dont l’application effective est attendue d’ici à 2030.

 

Face aux enjeux de cette intégration économique continentale, Emilienne Raoul a annoncé la poursuite du travail engagé avec les représentants des ministères et les chefs d’entreprises afin d’anticiper les impacts de la ZLECAF sur l’économie nationale. Se projetant dans l’avenir, la présidente du CESE a également mis l’accent sur la prise en compte des réalités territoriales dans les projets à venir, en étroite collaboration avec les collectivités locales. L’objectif, a-t-elle précisé, est d’identifier un modèle de développement local adapté aux spécificités du pays.

Sur le plan interne, Emilienne Raoul entend renforcer le rôle du secrétariat général, pilier de l’administration permanente du CESE. « Il est l’élément moteur du bon fonctionnement de notre institution. Aussi, avons-nous prévu dans le plan d’action de le réformer pour améliorer son fonctionnement et garantir les résultats attendus », a-t-elle déclaré.

Abordant la question des ressources humaines, la présidente du CESE a rappelé que 36 agents décisionnaires ont été intégrés à la fonction publique au titre des quotas des années 2021, 2022 et 2023. Par ailleurs, 52 personnes n’ayant pas rempli les critères requis ont été immatriculées à la Caisse nationale de sécurité sociale.

Revenant sur les actions menées en 2025, Emilienne Raoul a souligné le rôle stratégique du CESE, tel que défini par la loi organique. L’institution est notamment chargée d’analyser les évolutions économiques, sociales et environnementales et de formuler des avis et recommandations à l’attention des pouvoirs publics. « Nos avis doivent être éclairés par les travaux des chercheurs, des scientifiques, des spécialistes et des acteurs de terrain », a-t-elle insisté.

Dans cette dynamique, le CESE a innové en lançant des rencontres citoyennes, espaces de dialogue entre la société civile et les pouvoirs publics autour de thématiques d’actualité impactant la vie quotidienne des citoyens, telles que les nouvelles formes de délinquance et de criminalité juvénile.

À la suite de ces échanges, le CESE a proposé la création d’un observatoire de la délinquance juvénile, afin de disposer de données fiables et actualisées. L’institution envisage également de conduire une étude sur la santé mentale des jeunes congolais, en collaboration avec des spécialistes, et a déjà produit une étude sur les stratégies de gestion efficace des déchets solides, dont les recommandations ont été transmises au ministère en charge de l’Assainissement.

Présentant les grandes orientations du Plan d’action 2026-2029, le vice-président du CESE, Jean de Dieu Goma, a mis en avant plusieurs priorités : la formation du personnel, la restructuration du secrétariat général, le renforcement de la coopération avec les institutions de l’État, la société civile ainsi que les partenaires techniques et financiers, sans oublier l’amélioration du cadre de travail du personnel.