Congo : Anatole Collinet Makosso encadre la transition gouvernementale

Au lendemain de la démission de son gouvernement, le Premier ministre congolais, a réuni à Brazzaville un Conseil de cabinet consacré à l’organisation de la gestion des affaires courantes, en attendant la formation d’une nouvelle équipe ministérielle.

 

Quelques heures après avoir remis sa démission et celle de son gouvernement au président de la République, Denis Sassou Nguesso, le chef du gouvernement sortant a tenu à fixer le cap de la période transitoire. Cette démarche s’inscrit dans le respect de l’article 83 de la Constitution du 25 octobre 2015, qui prévoit la démission du gouvernement après l’investiture du Chef de l’État, intervenue le 16 avril 2026 à l’issue de l’élection présidentielle des 12 et 15 mars.

Réunis autour du Premier ministre, les membres de l’équipe sortante ont reçu des orientations précises sur la conduite des affaires courantes. Anatole Collinet Makosso a insisté sur la nécessité d’assurer la continuité de l’action publique, de préserver la stabilité administrative et de garantir le fonctionnement régulier des services de l’État.

Dans cette phase transitoire, l’accent a été mis sur la gestion rigoureuse des dossiers prioritaires afin d’éviter toute rupture dans la mise en œuvre des politiques publiques. Il s’agit notamment de veiller à la poursuite des engagements déjà pris et à la bonne marche des projets en cours, dans le strict cadre des affaires courantes.

Selon le communiqué de la présidence de la République, Denis Sassou Nguesso a accepté la démission du gouvernement et remercié les membres de l’équipe sortante pour le travail accompli entre 2021 et 2026, notamment dans la mise en œuvre du projet de société « Ensemble, poursuivons la marche ».

En saluant l’engagement de ses collaborateurs, le Premier ministre a appelé à une transition exemplaire, empreinte de responsabilité et de discipline administrative, en attendant la nomination du nouveau gouvernement.

Congo : 1 500 jeunes mobilisés pour faire du perlage un moteur d’emplois

Le 20 avril 2026, le Fonds national de soutien à l’employabilité et à l’apprentissage (Fonea) a lancé un programme de formation en perlage, avec l’ambition de transformer ces talents artisanaux en sources de revenus durables.

 

Ils sont 1 500 jeunes, à Brazzaville et à Pointe-Noire, à avoir choisi de miser sur leurs mains et leur créativité pour construire leur avenir. L’initiative lancée par le Fonea s’inscrit dans une dynamique de lutte contre le chômage des jeunes par la promotion de l’auto-emploi. L’objectif est de faire émerger, à l’issue des 45 jours de formation, des centaines de micro-entreprises capables de dynamiser le secteur artisanal local.

Ouvert aux jeunes de 18 à 45 ans, le programme se distingue par son caractère inclusif. Le directeur du Fonea, Patrick Robert Ntsibat, s’est félicité de l’enthousiasme suscité, notamment auprès de jeunes hommes et de personnes vivant avec handicap. « Nous avons reçu de nombreuses candidatures de jeunes hommes pour ce métier traditionnellement féminin, ainsi que de personnes vivant avec handicap. C’est un métier qui nourrit son artisan, pourvu que la créativité et l’ingéniosité soient au rendez-vous », a-t-il souligné.

Conçue par la Société africaine de recouvrement et entièrement financée par le Fonea, la formation repose sur trois axes majeurs à savoir l’apprentissage technique (tissage, montage de perles, fabrication de sacs, bijoux et objets décoratifs), le développement de la créativité et de la précision esthétique, ainsi qu’un module entrepreneurial axé sur la gestion et le marketing.

Afin d’assurer un impact concret, chaque apprenant recevra un kit d’outils à la fin du parcours pour démarrer immédiatement son activité. Pour Hugues Ngouélondélé, ce programme constitue un « véritable levier de valorisation de l’artisanat congolais ».

Congo-Produits pharmaceutiques prohibés : 52 cartons saisis et incinérés

Les forces de police ont mis la main sur une importante cargaison de produits pharmaceutiques de contrebande frauduleusement introduits sur le territoire national, avant de procéder à leur destruction par incinération.

 

Une opération menée dans les zones périphériques de Brazzaville, a permis la saisie de 52 cartons de produits des Laboratoires Shalina, pour une valeur marchande estimée à plus de 100 millions de FCFA. Parmi les produits interceptés figuraient plusieurs colis de tramadol, un médicament à usage strictement médical mais fréquemment détourné à des fins psychotropes. Utilisé comme drogue de substitution par certains délinquants, ce produit est au cœur de nombreuses dérives, tant sanitaires que sécuritaires.

Selon la police, l’ensemble de la cargaison a été détruit par incinération afin d’éviter toute réintroduction dans les circuits illicites. Cette mesure vise à protéger la santé publique et à dissuader les réseaux de trafic de médicaments prohibés.

Les autorités rappellent que de nombreux produits pharmaceutiques soumis à un contrôle rigoureux sont régulièrement détournés de leur usage thérapeutique. Parfois contrefaits, altérés ou conditionnés à des doses incertaines, ces médicaments représentent un danger majeur pour les consommateurs. Leur usage abusif peut entraîner une forte dépendance, des troubles du comportement et, dans certains cas, des actes de violence liés à la perte de discernement sous l’emprise de substances psychoactives.

Congo-Corée du Sud : vers un partenariat énergétique

En marge de l’investiture du président Denis Sassou N’Guesso à Brazzaville, l’envoyé spécial du ministre sud-coréen des Affaires étrangères, Hai-Ung Jung, a rencontré le ministre congolais des Hydrocarbures, Bruno Jean Richard Itoua.

 

Au cœur des échanges entre Hai-Ung Jung et Hai-Ung Jung, la perspective de partenariats énergétiques mutuellement bénéfiques entre la République du Congo et la République de Corée. Les deux parties ont exploré les opportunités de coopération dans un secteur stratégique pour leurs économies respectives.

Pays producteur de pétrole et de gaz, le Congo entend valoriser davantage ses ressources, tandis que la Corée du Sud, dépendante des importations énergétiques, mise sur son savoir-faire technologique pour sécuriser et diversifier ses approvisionnements.

À l’issue de l’entretien, Hai-Ung Jung a mis en avant la complémentarité entre les deux nations. « La Corée est un pays dépourvu de ressources naturelles comme le pétrole brut ou le gaz naturel, mais elle dispose d’une expertise avancée dans les industries pétrochimiques, ainsi que dans les technologies liées au gaz naturel liquéfié, notamment les terminaux et les navires spécialisés », a-t-il déclaré.

Selon l’émissaire sud-coréen, cette convergence d’intérêts ouvre la voie à des projets concrets de coopération. Il a salué la qualité des échanges avec les autorités congolaises et annoncé son intention de mobiliser, à son retour, les institutions gouvernementales et les entreprises de son pays afin d’explorer des pistes de collaboration structurantes.

Congo : Anatole Collinet Makosso remet la démission du gouvernement

L’annonce a été faite à travers un communiqué de presse de la Présidence de la République, rendu public à Brazzaville le 19 avril 2026.

 

Le Premier ministre congolais, Anatole Collinet Makosso, a officiellement remis sa démission ainsi que celle de l’ensemble de son gouvernement au Président de la République. Conformément à l’article 83 de la Constitution du 25 octobre 2015 et à la suite de l’élection présidentielle des 12 et 15 mars 2026, suivie de l’investiture du Chef de l’État le 16 avril 2026, le chef du gouvernement a transmis sa lettre de démission en date du 17 avril 2026.

Le Président de la République a accepté cette démission et a adressé ses remerciements à l’ensemble des membres du gouvernement pour le travail accompli durant les cinq années de collaboration, de 2021 à 2026. Cette période a notamment été marquée par la mise en œuvre du projet de société « Ensemble, poursuivons la marche ».

De son côté, Anatole Collinet Makosso a exprimé sa gratitude au Chef de l’État pour la confiance placée en lui tout au long de son mandat, indiquant qu’il demeurait à sa disposition.

En attendant la formation de la prochaine équipe gouvernementale, le Président de la République a demandé aux membres du gouvernement sortant d’expédier les affaires courantes, assurant ainsi la continuité de l’action de l’État.

Congo-Présidentielle : le CSLC déplore un manque de moyens

Le Conseil supérieur de la liberté de communication (CSLC), acteur central du processus électoral, a reconnu ne pas avoir pleinement accompli sa mission de régulation de la couverture médiatique lors de l’élection présidentielle des 12 et 15 mars derniers.

 

Le constat a été dressé le 15 avril, lors de la restitution des résultats du monitoring des médias. Selon le secrétaire comptable du CSLC, Jérôme Patrick Mavoungou, l’institution avait pourtant engagé des préparatifs en amont, notamment à travers des réunions de sensibilisation avec les partis et groupements politiques entre le 27 janvier et le 12 février, afin de promouvoir un scrutin apaisé et respectueux des principes démocratiques.

Dans le cadre de sa mission, le CSLC a déployé des équipes à Brazzaville et à Pointe-Noire pour suivre la couverture médiatique. L’objectif était également d’étendre cette observation aux départements disposant de chaînes de télévision, de radios, de journaux et de médias en ligne. Mais, faute de financement suffisant, l’organe de régulation n’a pas pu couvrir l’ensemble du territoire national.

Les résultats du monitoring ont révélé des déséquilibres notables, en particulier à Pointe-Noire. Selon les données présentées, un candidat y a concentré près des deux tiers du temps d’antenne, tandis que d’autres n’ont bénéficié que de parts marginales, allant de 3 % à 14 %, certains n’ayant même obtenu aucune visibilité. Ces chiffres s’appuient sur les relevés et histogrammes établis par les équipes du CSLC.

Si la loi impose l’égalité du temps d’antenne en période électorale, le CSLC reconnaît que cette exigence n’a pas été pleinement respectée dans la pratique. Autrement dit, l’égalité prévue par les textes n’a pas toujours été effective dans la couverture quotidienne des médias.

Au regard de cette expérience, l’institution plaide pour une subvention spécifique dédiée à la régulation médiatique en période électorale, un renforcement de ses capacités techniques et humaines, ainsi qu’un encadrement plus rigoureux des médias numériques. Elle estime qu’un cadre juridique solide ne suffit pas, à lui seul, à garantir l’égalité sans moyens adéquats ni adhésion pleine des acteurs concernés.

À l’approche des prochaines échéances électorales, le CSLC appelle ainsi à des mesures concrètes pour assurer une régulation plus équitable et crédible du paysage médiatique.

Congo-Investiture : le cap du développement réaffirmé

Le président de la République du Congo, Denis Sassou-Nguesso, a prêté serment le 16 avril au stade de la Concorde de Kintélé, à Brazzaville, devant la Cour constitutionnelle et plusieurs chefs d’État africains.

 

Réélu avec 94,90 % des suffrages, le chef de l’État a profité de cette investiture pour tracer les grandes lignes de son nouveau mandat, plaçant son discours sous le signe de la responsabilité, de l’unité et du développement.

Dans cette adresse solennelle à la Nation, Denis Sassou-N’Guesso a réaffirmé son engagement à « respecter et faire respecter la Constitution », tout en insistant sur la préservation de l’unité nationale, de l’intégrité territoriale et de la souveraineté du pays. Il a appelé les Congolais à la cohésion et à la mobilisation collective pour consolider la paix et la stabilité, qu’il considère comme les piliers indispensables de toute ambition de progrès.

Au cœur de son intervention, le président a mis en avant son programme « Poursuivons la marche pour le développement », articulé autour de priorités économiques et sociales clairement définies. Il a souligné la nécessité d’accélérer la diversification de l’économie afin de réduire la dépendance aux ressources pétrolières, de stimuler l’agriculture pour garantir la sécurité alimentaire et de poursuivre la modernisation des infrastructures structurantes.

Le chef de l’État a également insisté sur l’amélioration des conditions de vie des populations à travers le renforcement des systèmes éducatif et sanitaire. Il a réaffirmé sa volonté d’investir dans la formation de la jeunesse, qu’il a invitée au travail et à l’humilité, la présentant comme le moteur du développement national.

Sur le plan diplomatique, Denis Sassou-N’Guesso a plaidé pour le renforcement de l’intégration régionale et de la coopération africaine, estimant que les défis sécuritaires, économiques et climatiques appellent des réponses concertées à l’échelle du continent.

Par ce discours d’investiture, le président congolais a ainsi voulu donner le ton d’un mandat axé sur la continuité des réformes, la consolidation des acquis et l’accélération du développement au service de la Nation.

Le Congo se dote d’une stratégie de communication et d’un fonds d’appui

Le ministre délégué chargé de la Réforme de l’État, Luc Joseph Okio, a réceptionné le 15 avril à Brazzaville deux documents destinés à renforcer la mise en œuvre du Plan stratégique de la réforme de l’État 2025-2029.

 

La stratégie de communication a pour objectif de mieux informer les citoyens, les administrations publiques et les partenaires sur les réformes en cours. Elle vise à expliquer les changements engagés, à valoriser les résultats obtenus et à encourager l’adhésion de l’ensemble des acteurs concernés. L’accent est mis sur la transparence, la diffusion des bonnes pratiques et le dialogue autour des politiques publiques.

Le second document concerne la mise en place du Fonds d’appui à la réforme de l’État. Ce mécanisme financier a pour mission de mobiliser et de sécuriser les ressources nécessaires à la conduite des réformes. Il doit permettre d’assurer un financement structuré et continu des actions prévues, afin de garantir leur efficacité et leur pérennité.

Selon le ministre Luc Joseph Okio, ces deux outils constituent une étape importante dans la modernisation de l’administration publique. Ils devraient améliorer la coordination des acteurs impliqués et faciliter la mise en œuvre des politiques publiques.

De son côté, la représentante du Programme des Nations unies pour le développement, Adama-Dian Barry, a salué une avancée significative, soulignant que ces instruments s’inscrivent dans une démarche globale axée sur la planification, la transparence et la performance.

Congo : la CNTR et le Pnud scellent un partenariat de 4,4 milliards FCFA

La Commission nationale de transparence et de responsabilité (CNTR) et le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud) ont officialisé, le 14 avril, un partenariat destiné à renforcer la transparence et la redevabilité dans la gestion des finances publiques au Congo.

 

Dotée d’un financement de plus de 4,4 milliards FCFA, cette initiative s’inscrit dans une dynamique de modernisation de la gouvernance financière, avec un accent particulier sur la digitalisation et l’évaluation des pratiques publiques.

Adossé au Plan stratégique 2025-2029 de la CNTR, le projet vise à moderniser les mécanismes de gestion financière à travers la numérisation des processus de collecte, de traitement et d’analyse des données.

Parmi les innovations phares figure l’évaluation annuelle du code de transparence et de responsabilité, appuyée par une plateforme numérique dédiée. Cet outil permettra d’améliorer la collecte des données financières, d’en affiner l’analyse et de renforcer la reddition des comptes au sein des administrations publiques.

Intervenant à cette occasion, la représentante résidente du Pnud au Congo, Adama Dian Barry, a souligné que ce partenariat permettra de déployer des actions structurées et à impact rapide, notamment grâce à la digitalisation des outils de gestion. Elle a insisté sur la nécessité d’ériger la redevabilité en pilier central de l’action publique, la considérant comme un levier essentiel pour accroître l’efficacité des institutions.

Pour sa part, le président de la CNTR, Joseph Mana Fouafoua, a qualifié la signature de cet accord d’étape déterminante. Selon lui, elle ouvre la voie à l’élaboration d’un document de projet destiné à impulser et soutenir des actions concrètes, cohérentes et durables en faveur d’une meilleure transparence dans la gestion des finances publiques.

Présidence du Parlement panafricain : l’Algérie sollicite l’appui du Congo

L’Algérie intensifie sa démarche diplomatique auprès des autorités congolaises en vue d’obtenir leur soutien à sa candidature à la présidence du Parlement panafricain.

 

En visite mardi 14 avril à Brazzaville, l’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire d’Algérie au Congo, Riache Azeddine, a échangé avec les présidents des deux chambres du Parlement, Pierre Ngolo et Isidore Mvouba.

Au cœur des discussions, la consolidation des relations interparlementaires entre Algérie et République du Congo, mais surtout la sollicitation officielle de l’appui du Congo à la candidature algérienne à la tête du Parlement panafricain. Selon le diplomate, cette ambition s’inscrit dans la volonté d’Alger de dynamiser cette institution continentale, de renforcer son efficacité et de lui conférer un rôle plus visible dans la promotion des idéaux africains.

« À travers cette candidature, l’Algérie entend travailler étroitement avec les pays frères et amis, tels que le Congo, pour consolider les valeurs de solidarité, de fraternité, de paix, de sécurité et de développement », a souligné Riache Azeddine, mettant en avant l’importance d’un leadership fédérateur au sein des instances panafricaines.

Dans cette dynamique de rapprochement, l’ambassadeur a également réaffirmé la disponibilité de son pays à accompagner le Congo dans la mise en œuvre de son programme de développement pour le quinquennat 2026-2031. Il a salué, par ailleurs, l’initiative des sénateurs africains portant création d’une association destinée à renforcer la concertation entre les Sénats du continent.

Une visite prochaine de Pierre Ngolo en Algérie est annoncée, de même qu’un déplacement des membres des groupes d’amitié parlementaire des deux chambres congolaises, signe d’une coopération appelée à se densifier.