Congo : Pointe-Noire réunit 600 acteurs du pétrole et du gaz

Organisé par Afrikan Campus Academy, ce séminaire a confirmé l’importance du dialogue entre décideurs publics, entreprises, experts et acteurs locaux dans la transformation et la gouvernance du secteur énergétique.

 

Plus de six cents acteurs publics et privés se sont retrouvés à Pointe-Noire pour un séminaire de haut niveau consacré aux enjeux, défis réglementaires et perspectives du secteur pétrolier et gazier. Durant ces assises, les participants ont exploré un large éventail de thématiques, allant de la fiscalité et de la comptabilité pétrolières et gazières aux questions liées aux contrats pétroliers, au contenu local et à la transition énergétique.

Pour Yvon Boudoumbou, directeur général d’Afrikan Campus Academy, « la construction de la confiance est l’enjeu central de ces panels. La comptabilité et la fiscalité constituent le socle indispensable pour accroître la valeur ajoutée nationale et faire de l’audit un véritable levier d’amélioration de la performance, au-delà de sa fonction de contrôle ».

Présente en France et en Afrique, Afrikan Campus Academy se positionne ainsi comme un catalyseur de compétences et de réflexion stratégique au service du développement économique africain.

La SNPC, sponsor officiel de l’événement, a réaffirmé son engagement en faveur d’un secteur énergétique performant et durable. Son directeur général, Maixent Raoul Ominga, a présenté les grandes orientations stratégiques de l’entreprise, articulées autour de trois axes : accompagner la transformation et la transition de la production existante, renforcer la confiance des investisseurs aux côtés de l’État, et positionner la SNPC à l’avant-garde de la transition énergétique.

Congo-UMNG : les vacataires suspendent la grève, mais posent un ultimatum de 15 jours

Réunis en assemblée générale conjointe le samedi 31 janvier à Brazzaville, les enseignants vacataires et prestataires de l’Université Marien-Ngouabi (UMNG) ont décidé de suspendre leur mouvement de grève.

 

La suspension du préavis de grève, effective à compter de ce 2 février, reste strictement provisoire. Les enseignants vacataires accordent aux autorités universitaires et gouvernementales un délai de quinze jours pour l’ouverture de discussions sérieuses en vue de solutions durables à leurs revendications.

Le rassemblement, tenu sur l’esplanade de l’École normale supérieure, a réuni de nombreux vacataires et prestataires de l’UMNG. À l’ordre du jour figuraient l’évaluation des paiements récemment effectués et l’état des dossiers en souffrance. Le constat dressé par les participants s’est révélé particulièrement amer.

Si les paiements relatifs aux années académiques 2021-2022 (à hauteur de 30 %) et 2022-2023 (entièrement réglés) ont été évoqués, l’assemblée a dénoncé une « injustice caractérisée ». Selon les enseignants vacataires, les sommes dues aux « oubliés » de ces périodes auraient été versées exclusivement aux enseignants permanents. Par ailleurs, le dossier des vacataires oubliés de l’année académique 2018-2019 demeure sans suite, malgré l’approbation de vingt-cinq dossiers par la présidence de l’université.

Au-delà de ces paiements partiels, le collectif rappelle que quatre années académiques complètes – 2019-2020, 2020-2021, 2023-2024 et 2024-2025 – restent à ce jour totalement impayées. Une situation jugée inacceptable par les intéressés, qui dénoncent un climat de « mépris » et de manque de considération à leur égard, tout en réclamant une réforme en profondeur de leur mode de traitement.

Un cahier de doléances pour éviter la reprise de la grève

Dans leur cahier de doléances, les enseignants vacataires exigent une implication directe du gouvernement et de la présidence de l’UMNG dans la résolution de la crise. Ils plaident notamment pour davantage de transparence financière, la mise en place d’un mécanisme de paiement fiable et pérenne, la bancarisation intégrale du processus, ainsi que des réformes structurelles incluant la séparation des fichiers de paiement entre enseignants permanents et vacataires, sans exclure la question du recrutement.

Enfin, les participants à l’assemblée ont tenu à mettre en garde contre toute tentative de « récupération politique » de leurs revendications.

Congo-Présidentielle 2026 : le PRL apporte son soutien à Denis Sassou N’Guesso

Le Parti républicain et libéral (PRL) a clôturé, le 31 janvier à Brazzaville, les travaux de sa troisième convention nationale, marquée par l’adoption de plusieurs résolutions majeures, dont une dédiée à l’élection présidentielle prévue les 12 et 15 mars prochains.

 

Parmi les points saillants de ces assises figurait le choix du candidat que le PRL entend soutenir lors de ce rendez-vous électoral décisif. À l’issue d’un examen approfondi du contexte politique national et international, cette formation politique, membre de l’opposition, a décidé d’apporter son soutien à la candidature du président sortant, Denis Sassou N’Guesso.

Dans sa déclaration officielle, le PRL justifie ce choix par des considérations qu’il qualifie de patriotiques et responsables. « Tenant compte des motions des douze départements sur treize, de la configuration politique actuelle du pays, des mutations mondiales ainsi que des transitions africaines et congolaises, nous estimons que notre devoir patriotique est de promouvoir et de soutenir la candidature du président sortant, Son Excellence M. Denis Sassou N’Guesso », souligne le parti.

Prenant la parole lors de la cérémonie de clôture, le président national du PRL, Antoine Thomas Nicéphore Fylla Saint-Eudes, a exposé devant les militants les motivations profondes de cette décision. Selon lui, le choix porté sur le chef de l’État sortant repose sur sa capacité à garantir l’unité nationale et la stabilité du pays dans un contexte international marqué par de profondes incertitudes.

« Notre candidat incarne l’unité nationale, il est le garant de la stabilité dans un monde en furie. Il dispose de l’expérience des grandes transitions, maîtrise les arcanes de la diplomatie mondiale et peut conduire le Congo jusqu’en 2030 avec sagesse, sécurité et détermination », a-t-il affirmé.

Outre les questions politiques, cette troisième convention nationale a également été consacrée au renouvellement des instances dirigeantes du parti. Antoine Thomas Nicéphore Fylla Saint-Eudes a été réélu à la tête du PRL. Les congressistes ont par ailleurs mis en place un secrétariat exécutif national de dix-huit membres, une coordination nationale de plus de 150 membres, un comité de sages ainsi qu’un comité paritaire chargé de la résolution des litiges.

Créé en 1990, le Parti républicain et libéral a profité de cette rencontre pour célébrer ses 36 années d’existence, réaffirmant à cette occasion sa volonté de demeurer un acteur engagé du débat politique national.

Congo : Bassirou Diomaye Faye attendu à Brazzaville

Dans le cadre d’une visite officielle prévue le 2 février, le président de la République du Sénégal, est attendu à Brazzaville, où il s’entretiendra avec son homologue congolais, Denis Sassou-N’Guesso.

 

Les échanges entre les deux chefs d’État porteront à la fois sur l’état de la coopération entre leurs pays et sur plusieurs enjeux régionaux majeurs, notamment la situation politique et sécuritaire en Guinée-Bissau.

Sur le plan bilatéral, la visite du président Bassirou Diomaye Faye vise à consolider les liens d’amitié et de coopération entre Dakar et Brazzaville, tant sur les plans politique qu’économique. Les discussions aborderont des secteurs stratégiques tels que l’énergie, l’agriculture et les infrastructures, considérés comme des leviers essentiels pour le développement économique et l’amélioration des conditions de vie des populations.

D’autres axes prioritaires ont également été identifiés pour approfondir la coopération, notamment l’assainissement, l’enseignement supérieur, la défense, les finances, le commerce, ainsi que le développement des zones économiques spéciales. Autant de domaines appelés à structurer un partenariat durable, fondé sur des intérêts communs et une vision partagée de l’avenir.

Un accent particulier sera mis sur la coopération énergétique, avec la volonté des deux pays de faciliter un partenariat entre la Société nationale sénégalaise d’électricité (Senelec) et Énergie électrique du Congo (E²C).

Congo-Akieni Academy : 400 nouveaux apprenants entrent en formation

Les Journées Akieni Academy, ont été organisées les 29 et 30 janvier dernier dans la capitale congolaise, Brazzaville.

 

Pendant deux jours, étudiants, entrepreneurs, responsables institutionnels et membres du gouvernement se sont réunis pour célébrer les premiers résultats concrets de cette initiative dédiée aux métiers du numérique, tout en lançant officiellement la promotion 2026.

« La formation que nous proposons est très différente de celle dispensée à l’université. Elle est orientée vers l’emploi et basée sur des projets concrets », a souligné le directeur général d’Akieni Academy, Frédéric Nzé.

Sur les 1 800 candidats ayant postulé à la première cohorte, 100 ont été sélectionnés, et 35 ont achevé l’ensemble du parcours. Près de la moitié des lauréats sont aujourd’hui en emploi au sein d’Akieni Academy.

Fort de ce succès, le lancement de la deuxième cohorte ambitionne de former environ 400 jeunes sur une durée de six à neuf mois, parmi 4 000 à 6 000 candidatures attendues. Les formations proposées couvrent des domaines clés du numérique, tels que l’ingénierie informatique, le développement d’applications, le design, la data science et l’analyse des systèmes d’information.

Au-delà de l’insertion professionnelle locale, Akieni Academy s’inscrit dans une vision stratégique de long terme : former 30 000 jeunes aux métiers du numérique d’ici 2030 et positionner le Congo comme un pôle d’exportation de compétences digitales.

« Tous ces jeunes ne seront pas absorbés par l’économie nationale. Comme au Maroc ou en Inde, nous voulons qu’ils travaillent depuis le Congo sur des projets destinés à des entreprises étrangères afin de générer des devises », a expliqué Frédéric Nzé, insistant sur l’importance de la maîtrise de l’anglais, langue incontournable des sciences et du business.

Les projets présentés par les académiciens ont illustré le caractère résolument opérationnel de la formation : applications développées pour une fondation gabonaise, solutions biométriques pour la CNSS, outils de veille de l’information sur les réseaux sociaux, ainsi que des projets innovants dans les secteurs de l’assurance et de la banque. Autant de réalisations qui témoignent du potentiel d’une jeunesse formée à une innovation utile et ancrée dans les réalités du marché.

Congo-présidentielle 2026 : la Cour constitutionnelle installe le collège des médecins assermentés

Le collège médical est composé du professeur Donatien Moukassa, médecin pathologiste, du docteur Casimir Mabango, médecin anesthésiste-réanimateur, et du docteur Tania Nganga, médecin généraliste.

 

Le président de la Cour constitutionnelle, Auguste Iloki, a procédé, le 28 janvier à Brazzaville, à l’installation officielle du collège de trois médecins assermentés chargés d’examiner l’état de santé physique et mentale des candidats à l’élection présidentielle prévue les 12 et 15 mars 2026.

Cette installation fait suite à la décision n°001/DDC/EL/PR/26 du 27 janvier 2026. Le collège médical est composé du professeur Donatien Moukassa, médecin pathologiste, du docteur Casimir Mabango, médecin anesthésiste-réanimateur, et du docteur Tania Nganga, médecin généraliste. Ces praticiens ont été désignés par la Cour constitutionnelle pour constater l’aptitude physique et mentale des candidats aux fonctions de président de la République.

À l’issue des examens médicaux, un certificat sera délivré à chaque candidat afin d’attester de son état de santé. Cette exigence est prévue par la Constitution du 25 octobre 2015. À cette occasion, Auguste Iloki a rappelé le rôle central de la Cour constitutionnelle dans le processus électoral, soulignant qu’elle intervient « avant, pendant et après le déroulement de l’élection du président de la République ».

Par ailleurs, l’article 48 de la loi électorale stipule que toute déclaration de candidature à l’élection présidentielle doit être légalisée et comporter, entre autres pièces, un certificat médical délivré par un collège de trois médecins assermentés désignés par la Cour constitutionnelle.

S’adressant aux médecins, le président de la haute juridiction les a exhortés à faire preuve d’une impartialité irréprochable, dans le strict respect du serment d’Hippocrate, du code de déontologie des professionnels de santé et des exigences de leur profession.

Il convient de rappeler que le dépôt des dossiers de déclaration de candidature à l’élection présidentielle est ouvert depuis le 29 janvier et se clôturera le 12 février 2026. Durant cette période, les médecins assermentés recevront les candidats de 10 heures à 14 heures, au siège de la Cour constitutionnelle.

Congo-centrale de Kitéké : les études techniques officiellement lancées

Le site du projet est situé à proximité de la rivière Loufoulakari, dans le département du Pool.

 

Le ministre de l’Énergie et de l’Hydraulique, Émile Ouosso a procédé au lancement officiel, le 28 janvier, des études de construction de la centrale hydroélectrique de Kitéké. La cérémonie, présidée par le ministre Émile Ouosso, s’est tenue en présence des représentants des administrations concernées ainsi que des partenaires techniques, les sociétés Lincoln et China Energy.

Implanté à proximité de la rivière Loufoulakari, dans le département du Pool, le projet de Kitéké s’inscrit parmi les plus ambitieux aménagements hydroélectriques envisagés à ce jour. Il vise à exploiter de manière optimale le potentiel hydraulique du fleuve Congo afin de répondre durablement aux besoins croissants en électricité des populations et du tissu industriel.

Selon les explications du directeur général de l’Énergie, André N’keye, le site présente des caractéristiques techniques exceptionnelles, avec une hauteur de chute brute de huit mètres, comprise entre une cote amont de 233 mètres et une cote aval de 225 mètres. Cette configuration, combinée à un débit d’équipement estimé à 10 000 mètres cubes par seconde, permet d’envisager une puissance installée d’environ 510 mégawatts.

Une telle capacité représente un saut qualitatif majeur pour le système électrique national. « Le projet Kitéké constitue un accroissement substantiel de la puissance installée actuelle de notre pays. Il permettra d’alimenter des centaines de milliers de foyers et de soutenir l’essor de nombreuses industries », a souligné André N’keye, mettant en avant la dimension structurante de cet aménagement.

Conçu comme un projet optimisé, Kitéké se veut à la fois performant et respectueux de son environnement. Les études prévues porteront sur la géologie du site, le choix du modèle de barrage et de canal, la sélection de turbines adaptées à une faible chute et à un fort débit, ainsi que l’évaluation des impacts environnementaux et sociaux, assortie de mesures d’atténuation appropriées. Le raccordement de la future centrale au réseau électrique national figure également parmi les priorités.

À terme, le projet hydroélectrique de Kitéké ambitionne de devenir l’un des piliers de la production électrique nationale, contribuant à la sécurisation de l’approvisionnement en énergie, à la réduction des déficits de production et à l’accélération du développement économique et social du pays.

CFCO : une nouvelle équipe dirigeante face au défi de la relance du rail congolais

Nommée à l’issue du Conseil des ministres du 20 janvier dernier, Jean-Bedel Tity Lomouel a été porté à la tête du Chemin de fer Congo-Océan (CFCO) en qualité de directeur général. Il sera secondé par Jésus Providence Niazaire, tandis que la présidence du conseil d’administration est confiée à Félicité Célestine Omporo Enouany.

 

Manager d’entreprises de formation, Jean-Bedel Tity Lomouel succède à Ignace Nganga Ignace à la direction générale. Il hérite d’un CFCO confronté à une accumulation d’arriérés de salaires des cheminots, à une dégradation avancée du matériel roulant et à l’état préoccupant de la voie ferrée, autant de facteurs qui pèsent lourdement sur les performances et la fiabilité du service ferroviaire.

Dans ce contexte délicat, la nouvelle direction est appelée, avec le soutien attendu des plus hautes autorités de l’État, à impulser une dynamique de modernisation visant à améliorer la qualité du service et à redonner au CFCO toute sa place dans le développement économique et logistique de la République du Congo.

Selon la feuille de route établie, les priorités de la nouvelle équipe sont clairement définies : rétablir la confiance du personnel à travers la régularisation des rémunérations, remettre en état les locomotives grâce à l’acquisition de pièces de rechange, et engager des travaux d’entretien et de réhabilitation du réseau ferroviaire.

Véritable ouvrage structurant, la ligne du Chemin de fer Congo-Océan relie Brazzaville à l’océan Atlantique sur une distance de 515 kilomètres. Sa construction, réalisée entre 1921 et 1934, constituait à l’époque un projet colossal destiné à désenclaver la colonie de l’Afrique-Équatoriale française (AEF). Près d’un siècle plus tard, cette infrastructure demeure un maillon essentiel de l’économie nationale.

Dans une analyse effectuée le 27 septembre 2023, Jésus Providence Niazaire, alors nouvellement nommé directeur général adjoint, soulignait que, malgré la vétusté de son infrastructure qui pénalise fortement ses performances, le CFCO reste l’épine dorsale de l’économie congolaise. « Nonobstant toutes les épreuves qu’il a subies, le CFCO n’est pas un vestige du passé. Il a su se relever et, plus que jamais, il est appelé à jouer à l’avenir un rôle crucial dans l’émergence de la République du Congo », écrivait-il.

Aviation d’affaires : le Congo se dote d’un terminal VIP moderne à Maya-Maya

L’infrastructure a été officiellement inaugurée par la ministre des Transports, de l’Aviation civile et de la Marine marchande, Ingrid Olga Ghislaine Ebouka-Babackas.

 

Conçu et réalisé selon les standards internationaux, ce terminal d’affaires est désormais géré par Jetstream Aviation Congo. Il a pour vocation d’offrir aux investisseurs, diplomates et autres clients VIP des vols spécifiques et directs, à la demande, aussi bien sur le continent africain qu’à l’international. L’ambition affichée est de proposer un service de transport aérien de haut standing, alliant confort, efficacité et sécurité.

Au-delà de son esthétique moderne et de la qualité de ses équipements, le nouveau terminal s’inscrit dans une stratégie plus large de renforcement des capacités d’accueil du Congo en matière d’aviation d’affaires. À travers ce projet, les autorités entendent positionner le pays comme un hub aérien de référence dans la sous-région, capable d’accompagner la mobilité des capitaux, de soutenir l’activité diplomatique et de renforcer l’attractivité économique de Brazzaville.

Pour la ministre de tutelle, l’aboutissement de ce projet constitue un motif de satisfaction et un tournant décisif pour l’aviation civile congolaise. « C’est avec une réelle satisfaction que je m’exprime à l’occasion de l’inauguration du terminal d’aviation d’affaires de l’aéroport Maya-Maya, construit par un opérateur privé. Sa mise en service marque une étape cruciale dans l’essor de notre plateforme aéroportuaire et la modernisation de l’aviation civile congolaise. L’évolution de l’aviation d’affaires répond à des enjeux stratégiques majeurs, car elle facilite la mobilité des investissements, soutient l’activité diplomatique et renforce l’attractivité de notre ville-capitale », a souligné Ingrid Olga Ghislaine Ebouka-Babackas.

Exprimant sa gratitude aux autorités congolaises pour leur accompagnement, le directeur de Jetstream Aviation Congo, Abbas Fawaz, a insisté sur le rôle stratégique que jouera ce terminal dans le développement de l’aéroport international Maya-Maya. « Cette infrastructure s’inscrit dans la vision des plus hautes autorités, résolument engagées dans la modernisation des infrastructures nationales afin d’offrir aux usagers des services de qualité aux standards internationaux. Elle a été conçue pour répondre aux exigences de confort, de sûreté et de sécurité aérienne, en vue de soutenir le développement économique du Congo », a-t-il déclaré.

Le directeur général des Aéroports du Congo (AERCO), Marcellus Boniface Bongho, bénéficiaire de l’infrastructure, a pour sa part estimé que ce terminal vient consolider le processus de modernisation de l’aéroport international Maya-Maya et renforcer son rayonnement.

Congo-Pool : la DGSP lève la consigne, le calme de retour après des opérations sécuritaires

L’annonce a été faite dans une note signée par le conseiller spécial, directeur général de la sécurité présidentielle, le général de brigade Serges Oboa.

 

La consigne instaurée au quartier des troupes de la Direction générale de la sécurité présidentielle (DGSP) a été officiellement levée à compter du 27 janvier. Décrétée le 12 janvier dernier, cette mesure visait à permettre la conduite efficace des opérations militaires engagées dans le département du Pool et ses environs, dans le cadre de la lutte contre les rebelles ninjas et le grand banditisme.

Pour rappel, le dimanche 11 janvier, des échanges de tirs avaient éclaté dans la périphérie du district de Mindouli, opposant un convoi de la DGSP à un groupe de ninjas, présentés comme des miliciens « démobilisés » proches de Frédéric Bintsamou, alias Ntoumi. Ces affrontements avaient malheureusement occasionné des pertes en vies humaines.

Dans le prolongement de ces événements, et alors qu’elle se rendait à Pointe-Noire dans le cadre de l’opération « Zéro kulunas », lancée depuis plusieurs mois, la DGSP avait mené des actions dissuasives sur son passage. À Ngamadzambala, à l’entrée de la localité de Mayama, sur la Route nationale n°1, deux motocyclettes en situation irrégulière avaient été incendiées. Ces « deux roues » non enregistrées sont régulièrement soupçonnées d’être utilisées à des fins criminelles ou de soutien au grand banditisme.

À la suite de ces incidents, le dispositif sécuritaire avait été considérablement renforcé dans la zone, avec, selon plusieurs sources concordantes, le déploiement d’unités de la DGSP appuyées par une opération héliportée durant le week-end, visant à débusquer les éléments rebelles retranchés.

La levée de la consigne traduit aujourd’hui un retour progressif au calme dans le département du Pool. Les autorités rassurent que la situation sécuritaire est désormais sous contrôle.