Congo : Pointe-Noire accueille la 3e édition du Silap en juillet

Le Centre Congo de l’Institut international du théâtre (IIT) organise, du 23 au 26 juillet 2026, au musée Cercle africain de Pointe-Noire, la 3e édition du Salon international du livre et des arts de Pointe-Noire (Silap).

 

Après la tenue de deux éditions du Silap, la 3e se prépare. Placée sous le thème « Littérature et arts, maillons de développement des nations », cette édition réunira des écrivains et artistes venus des États-Unis, d’Italie, de France, du Canada, du Gabon, des deux Congo et du Ghana.

Pendant quatre jours, le public pourra assister à des conférences, tables rondes, dédicaces, expositions et ventes d’objets d’art, projections de films, spectacles, ateliers et master class. Une soirée de défilé de mode ainsi que des randonnées touristiques aux gorges de Diosso, à la Pointe Indienne et au musée Ma Loango figurent également au programme.

Les organisateurs invitent poètes, écrivains, peintres, cinéastes, sculpteurs, stylistes, libraires et éditeurs, nationaux et étrangers, à s’inscrire pour prendre part à l’événement. Partenaires et mécènes sont aussi appelés à soutenir cette initiative dédiée au rayonnement de la culture congolaise.

À l’origine de ce projet, Yvon Wilfrid Lewa-Let Mandah, président national du Centre Congo de l’IIT, fort de son expérience dans plusieurs grands rendez-vous culturels internationaux, souhaite offrir au Congo un espace de rencontre et de dialogue entre les arts.

À travers le Silap, il entend mettre en valeur la richesse de la littérature congolaise, héritière de grandes figures comme Jean Malonga, Tchicaya U’tamsi, Jean-Baptiste Tati Loutard ou encore Sony Labou Tansi. Pour les organisateurs, la littérature contribue à préserver la mémoire, à renforcer l’unité nationale et à promouvoir le vivre-ensemble.

Le Silap 2026 se veut ainsi un carrefour d’échanges et de créativité, au service d’une culture plus vivante et ouverte sur le monde.

Congo : Djoué 2 pour sécuriser l’approvisionnement en eau potable

Le gouvernement, avec l’appui de ses partenaires, a lancé le projet Djoué 2, une initiative appelée à transformer durablement l’approvisionnement en eau de la ville.

 

À Brazzaville, ouvrir un robinet ne garantit pas toujours l’accès à l’eau potable. Sous l’effet d’une urbanisation rapide et d’une croissance démographique soutenue, les infrastructures hydrauliques de la capitale peinent à répondre à une demande sans cesse croissante. Face à cette pression, le gouvernement, avec l’appui de ses partenaires, a lancé le projet Djoué 2.

Le projet Djoué 2 constitue le premier jalon opérationnel du plan Mattei en République du Congo. Cette phase pilote prévoit la modernisation et l’extension du réseau hydraulique existant, avec pour ambition d’améliorer la desserte en eau potable dans plusieurs quartiers de la capitale. Selon l’ambassadeur d’Italie, Enrico Nunziata, les travaux ont déjà démarré.

L’expertise technique du chantier est assurée par le Programme des Nations unies pour le développement. Sa représentante résidente, Adama Dian Barry, souligne que le lancement des études de faisabilité constitue une étape déterminante pour garantir la viabilité technique, financière et environnementale du programme. Pour l’institution onusienne, l’enjeu dépasse la seule question des infrastructures : il s’agit d’accompagner une transformation structurelle du secteur de l’eau, au bénéfice direct des populations.

En misant sur Djoué 2, les autorités congolaises entendent ainsi poser les bases d’un système d’approvisionnement plus performant et plus résilient.

Congo : validation du projet de Référentiel national de cybersécurité

Les représentants des institutions publiques et privées, experts et techniciens ont pris part, mardi 21 avril à Brazzaville, à un atelier de restitution consacré au projet de Référentiel général de sécurité des systèmes d’information (Rgssi).

 

Organisé par l’Agence nationale de sécurité des systèmes d’information (Anssi), l’atelier avait pour objectif de présenter, examiner et consolider ce futur outil stratégique au service de la cybersécurité nationale. Les travaux ont permis un examen approfondi du document, l’intégration des observations formulées par les participants et l’émergence d’un consensus autour du texte final, en vue de son appropriation par l’ensemble des parties prenantes.

Dans son allocution, le directeur général de l’Anssi, Conrad-Onésime Oboulhas, a insisté sur la nécessité d’une mise en œuvre rigoureuse, fondée sur la coordination des acteurs, la formation et la sensibilisation. Car au-delà de son élaboration technique, le Rgssi est appelé à devenir un document structurant dans la gouvernance de la sécurité des systèmes d’information au Congo.

Véritable cadre normatif, le Rgssi définira les exigences auxquelles devront se conformer les infrastructures numériques publiques et privées. Il permettra de mesurer les écarts à la conformité, de renforcer les mécanismes d’audit, de contrôle et d’évaluation des dispositifs existants. Son adoption vise à garantir la sécurité et la résilience des systèmes d’information, harmoniser les pratiques à l’échelle nationale, renforcer la responsabilité des acteurs et consolider la confiance numérique.

À l’issue des travaux, les participants ont salué la qualité du document et sa conformité aux standards internationaux en matière de cybersécurité. Ils ont validé le projet, sous réserve de l’intégration des amendements formulés, en prélude à son adoption par l’Anssi.

Plusieurs recommandations ont été émises, notamment la finalisation des observations techniques, la mise en place d’un plan de vulgarisation et de formation, ainsi qu’un délai d’appropriation permettant aux structures concernées de se conformer progressivement aux exigences du référentiel avant son entrée en vigueur. Un mécanisme de suivi et d’évaluation de sa mise en œuvre a également été préconisé afin d’assurer son efficacité et sa pérennité.

À travers le Rgssi, le Congo ambitionne d’instaurer un socle commun de règles et d’accompagner les structures publiques et privées dans la sécurisation de leurs systèmes d’information. Enjeu stratégique majeur, ce référentiel contribue à la souveraineté numérique du pays, à la protection des institutions et au renforcement de la confiance des citoyens dans les services numériques.

Congo : Anatole Collinet Makosso encadre la transition gouvernementale

Au lendemain de la démission de son gouvernement, le Premier ministre congolais, a réuni à Brazzaville un Conseil de cabinet consacré à l’organisation de la gestion des affaires courantes, en attendant la formation d’une nouvelle équipe ministérielle.

 

Quelques heures après avoir remis sa démission et celle de son gouvernement au président de la République, Denis Sassou Nguesso, le chef du gouvernement sortant a tenu à fixer le cap de la période transitoire. Cette démarche s’inscrit dans le respect de l’article 83 de la Constitution du 25 octobre 2015, qui prévoit la démission du gouvernement après l’investiture du Chef de l’État, intervenue le 16 avril 2026 à l’issue de l’élection présidentielle des 12 et 15 mars.

Réunis autour du Premier ministre, les membres de l’équipe sortante ont reçu des orientations précises sur la conduite des affaires courantes. Anatole Collinet Makosso a insisté sur la nécessité d’assurer la continuité de l’action publique, de préserver la stabilité administrative et de garantir le fonctionnement régulier des services de l’État.

Dans cette phase transitoire, l’accent a été mis sur la gestion rigoureuse des dossiers prioritaires afin d’éviter toute rupture dans la mise en œuvre des politiques publiques. Il s’agit notamment de veiller à la poursuite des engagements déjà pris et à la bonne marche des projets en cours, dans le strict cadre des affaires courantes.

Selon le communiqué de la présidence de la République, Denis Sassou Nguesso a accepté la démission du gouvernement et remercié les membres de l’équipe sortante pour le travail accompli entre 2021 et 2026, notamment dans la mise en œuvre du projet de société « Ensemble, poursuivons la marche ».

En saluant l’engagement de ses collaborateurs, le Premier ministre a appelé à une transition exemplaire, empreinte de responsabilité et de discipline administrative, en attendant la nomination du nouveau gouvernement.

Congo : 1 500 jeunes mobilisés pour faire du perlage un moteur d’emplois

Le 20 avril 2026, le Fonds national de soutien à l’employabilité et à l’apprentissage (Fonea) a lancé un programme de formation en perlage, avec l’ambition de transformer ces talents artisanaux en sources de revenus durables.

 

Ils sont 1 500 jeunes, à Brazzaville et à Pointe-Noire, à avoir choisi de miser sur leurs mains et leur créativité pour construire leur avenir. L’initiative lancée par le Fonea s’inscrit dans une dynamique de lutte contre le chômage des jeunes par la promotion de l’auto-emploi. L’objectif est de faire émerger, à l’issue des 45 jours de formation, des centaines de micro-entreprises capables de dynamiser le secteur artisanal local.

Ouvert aux jeunes de 18 à 45 ans, le programme se distingue par son caractère inclusif. Le directeur du Fonea, Patrick Robert Ntsibat, s’est félicité de l’enthousiasme suscité, notamment auprès de jeunes hommes et de personnes vivant avec handicap. « Nous avons reçu de nombreuses candidatures de jeunes hommes pour ce métier traditionnellement féminin, ainsi que de personnes vivant avec handicap. C’est un métier qui nourrit son artisan, pourvu que la créativité et l’ingéniosité soient au rendez-vous », a-t-il souligné.

Conçue par la Société africaine de recouvrement et entièrement financée par le Fonea, la formation repose sur trois axes majeurs à savoir l’apprentissage technique (tissage, montage de perles, fabrication de sacs, bijoux et objets décoratifs), le développement de la créativité et de la précision esthétique, ainsi qu’un module entrepreneurial axé sur la gestion et le marketing.

Afin d’assurer un impact concret, chaque apprenant recevra un kit d’outils à la fin du parcours pour démarrer immédiatement son activité. Pour Hugues Ngouélondélé, ce programme constitue un « véritable levier de valorisation de l’artisanat congolais ».

Congo-Produits pharmaceutiques prohibés : 52 cartons saisis et incinérés

Les forces de police ont mis la main sur une importante cargaison de produits pharmaceutiques de contrebande frauduleusement introduits sur le territoire national, avant de procéder à leur destruction par incinération.

 

Une opération menée dans les zones périphériques de Brazzaville, a permis la saisie de 52 cartons de produits des Laboratoires Shalina, pour une valeur marchande estimée à plus de 100 millions de FCFA. Parmi les produits interceptés figuraient plusieurs colis de tramadol, un médicament à usage strictement médical mais fréquemment détourné à des fins psychotropes. Utilisé comme drogue de substitution par certains délinquants, ce produit est au cœur de nombreuses dérives, tant sanitaires que sécuritaires.

Selon la police, l’ensemble de la cargaison a été détruit par incinération afin d’éviter toute réintroduction dans les circuits illicites. Cette mesure vise à protéger la santé publique et à dissuader les réseaux de trafic de médicaments prohibés.

Les autorités rappellent que de nombreux produits pharmaceutiques soumis à un contrôle rigoureux sont régulièrement détournés de leur usage thérapeutique. Parfois contrefaits, altérés ou conditionnés à des doses incertaines, ces médicaments représentent un danger majeur pour les consommateurs. Leur usage abusif peut entraîner une forte dépendance, des troubles du comportement et, dans certains cas, des actes de violence liés à la perte de discernement sous l’emprise de substances psychoactives.

Congo-Corée du Sud : vers un partenariat énergétique

En marge de l’investiture du président Denis Sassou N’Guesso à Brazzaville, l’envoyé spécial du ministre sud-coréen des Affaires étrangères, Hai-Ung Jung, a rencontré le ministre congolais des Hydrocarbures, Bruno Jean Richard Itoua.

 

Au cœur des échanges entre Hai-Ung Jung et Hai-Ung Jung, la perspective de partenariats énergétiques mutuellement bénéfiques entre la République du Congo et la République de Corée. Les deux parties ont exploré les opportunités de coopération dans un secteur stratégique pour leurs économies respectives.

Pays producteur de pétrole et de gaz, le Congo entend valoriser davantage ses ressources, tandis que la Corée du Sud, dépendante des importations énergétiques, mise sur son savoir-faire technologique pour sécuriser et diversifier ses approvisionnements.

À l’issue de l’entretien, Hai-Ung Jung a mis en avant la complémentarité entre les deux nations. « La Corée est un pays dépourvu de ressources naturelles comme le pétrole brut ou le gaz naturel, mais elle dispose d’une expertise avancée dans les industries pétrochimiques, ainsi que dans les technologies liées au gaz naturel liquéfié, notamment les terminaux et les navires spécialisés », a-t-il déclaré.

Selon l’émissaire sud-coréen, cette convergence d’intérêts ouvre la voie à des projets concrets de coopération. Il a salué la qualité des échanges avec les autorités congolaises et annoncé son intention de mobiliser, à son retour, les institutions gouvernementales et les entreprises de son pays afin d’explorer des pistes de collaboration structurantes.

Congo : Anatole Collinet Makosso remet la démission du gouvernement

L’annonce a été faite à travers un communiqué de presse de la Présidence de la République, rendu public à Brazzaville le 19 avril 2026.

 

Le Premier ministre congolais, Anatole Collinet Makosso, a officiellement remis sa démission ainsi que celle de l’ensemble de son gouvernement au Président de la République. Conformément à l’article 83 de la Constitution du 25 octobre 2015 et à la suite de l’élection présidentielle des 12 et 15 mars 2026, suivie de l’investiture du Chef de l’État le 16 avril 2026, le chef du gouvernement a transmis sa lettre de démission en date du 17 avril 2026.

Le Président de la République a accepté cette démission et a adressé ses remerciements à l’ensemble des membres du gouvernement pour le travail accompli durant les cinq années de collaboration, de 2021 à 2026. Cette période a notamment été marquée par la mise en œuvre du projet de société « Ensemble, poursuivons la marche ».

De son côté, Anatole Collinet Makosso a exprimé sa gratitude au Chef de l’État pour la confiance placée en lui tout au long de son mandat, indiquant qu’il demeurait à sa disposition.

En attendant la formation de la prochaine équipe gouvernementale, le Président de la République a demandé aux membres du gouvernement sortant d’expédier les affaires courantes, assurant ainsi la continuité de l’action de l’État.

Congo-Présidentielle : le CSLC déplore un manque de moyens

Le Conseil supérieur de la liberté de communication (CSLC), acteur central du processus électoral, a reconnu ne pas avoir pleinement accompli sa mission de régulation de la couverture médiatique lors de l’élection présidentielle des 12 et 15 mars derniers.

 

Le constat a été dressé le 15 avril, lors de la restitution des résultats du monitoring des médias. Selon le secrétaire comptable du CSLC, Jérôme Patrick Mavoungou, l’institution avait pourtant engagé des préparatifs en amont, notamment à travers des réunions de sensibilisation avec les partis et groupements politiques entre le 27 janvier et le 12 février, afin de promouvoir un scrutin apaisé et respectueux des principes démocratiques.

Dans le cadre de sa mission, le CSLC a déployé des équipes à Brazzaville et à Pointe-Noire pour suivre la couverture médiatique. L’objectif était également d’étendre cette observation aux départements disposant de chaînes de télévision, de radios, de journaux et de médias en ligne. Mais, faute de financement suffisant, l’organe de régulation n’a pas pu couvrir l’ensemble du territoire national.

Les résultats du monitoring ont révélé des déséquilibres notables, en particulier à Pointe-Noire. Selon les données présentées, un candidat y a concentré près des deux tiers du temps d’antenne, tandis que d’autres n’ont bénéficié que de parts marginales, allant de 3 % à 14 %, certains n’ayant même obtenu aucune visibilité. Ces chiffres s’appuient sur les relevés et histogrammes établis par les équipes du CSLC.

Si la loi impose l’égalité du temps d’antenne en période électorale, le CSLC reconnaît que cette exigence n’a pas été pleinement respectée dans la pratique. Autrement dit, l’égalité prévue par les textes n’a pas toujours été effective dans la couverture quotidienne des médias.

Au regard de cette expérience, l’institution plaide pour une subvention spécifique dédiée à la régulation médiatique en période électorale, un renforcement de ses capacités techniques et humaines, ainsi qu’un encadrement plus rigoureux des médias numériques. Elle estime qu’un cadre juridique solide ne suffit pas, à lui seul, à garantir l’égalité sans moyens adéquats ni adhésion pleine des acteurs concernés.

À l’approche des prochaines échéances électorales, le CSLC appelle ainsi à des mesures concrètes pour assurer une régulation plus équitable et crédible du paysage médiatique.

Congo-Investiture : le cap du développement réaffirmé

Le président de la République du Congo, Denis Sassou-Nguesso, a prêté serment le 16 avril au stade de la Concorde de Kintélé, à Brazzaville, devant la Cour constitutionnelle et plusieurs chefs d’État africains.

 

Réélu avec 94,90 % des suffrages, le chef de l’État a profité de cette investiture pour tracer les grandes lignes de son nouveau mandat, plaçant son discours sous le signe de la responsabilité, de l’unité et du développement.

Dans cette adresse solennelle à la Nation, Denis Sassou-N’Guesso a réaffirmé son engagement à « respecter et faire respecter la Constitution », tout en insistant sur la préservation de l’unité nationale, de l’intégrité territoriale et de la souveraineté du pays. Il a appelé les Congolais à la cohésion et à la mobilisation collective pour consolider la paix et la stabilité, qu’il considère comme les piliers indispensables de toute ambition de progrès.

Au cœur de son intervention, le président a mis en avant son programme « Poursuivons la marche pour le développement », articulé autour de priorités économiques et sociales clairement définies. Il a souligné la nécessité d’accélérer la diversification de l’économie afin de réduire la dépendance aux ressources pétrolières, de stimuler l’agriculture pour garantir la sécurité alimentaire et de poursuivre la modernisation des infrastructures structurantes.

Le chef de l’État a également insisté sur l’amélioration des conditions de vie des populations à travers le renforcement des systèmes éducatif et sanitaire. Il a réaffirmé sa volonté d’investir dans la formation de la jeunesse, qu’il a invitée au travail et à l’humilité, la présentant comme le moteur du développement national.

Sur le plan diplomatique, Denis Sassou-N’Guesso a plaidé pour le renforcement de l’intégration régionale et de la coopération africaine, estimant que les défis sécuritaires, économiques et climatiques appellent des réponses concertées à l’échelle du continent.

Par ce discours d’investiture, le président congolais a ainsi voulu donner le ton d’un mandat axé sur la continuité des réformes, la consolidation des acquis et l’accélération du développement au service de la Nation.