Libye : Denis Sassou N’Guesso condamne une attaque meurtrière

Le drame s’est produit le 3 février à Zintan, dans l’Ouest de la Libye, lorsque des hommes armés ont pris pour cible le domicile de Seif al-Islam Kadhafi, fils de l’ancien dirigeant libyen.

 

Le président de la République du Congo, Denis Sassou N’Guesso, a exprimé, mercredi 5 février 2026, sa profonde tristesse et sa vive condamnation à la suite de l’attaque armée ayant coûté la vie à Seif al-Islam Kadhafi, fils de l’ancien dirigeant libyen.

Dans un message adressé aux autorités libyennes, le chef de l’État congolais a qualifié cet assassinat d’« acte odieux », tout en présentant, au nom du peuple et du gouvernement congolais, ses condoléances les plus attristées au peuple libyen ainsi qu’à la famille de la victime.

Président du Comité de haut niveau de l’Union africaine sur la Libye, Denis Sassou N’Guesso a souligné que cette attaque constitue un sérieux revers pour les efforts de réconciliation nationale engagés dans le pays. Il a notamment rappelé que la Charte de réconciliation, fruit de longues concertations entre les différentes parties prenantes, était sur le point d’être signée par l’ensemble des acteurs libyens.

Pour le chef de l’État congolais, ce drame doit néanmoins servir d’électrochoc collectif. Il a appelé l’ensemble des parties libyennes à faire preuve de responsabilité et de retenue, afin de consolider les mécanismes de dialogue et d’approfondir les processus visant à mettre définitivement fin aux hostilités.

Denis Sassou N’Guesso a réaffirmé l’engagement constant de l’Union africaine à accompagner la Libye sur la voie de la paix, de la stabilité et de la réconciliation.

Congo-filière bois : un atelier à Pointe-Noire pour structurer le marché intérieur légal

Organisée par l’Association technique internationale des bois tropicaux (Atibt), cette rencontre a réuni les principaux acteurs de la chaîne de valeur du bois domestique, ainsi que les administrations concernées.

 

Pointe-Noire a récemment accueilli un atelier multi-acteurs consacré à la construction d’un marché intérieur du bois légal et durable en République du Congo. Cette initiative s’inscrit dans la mise en œuvre du projet Marché intérieur du bois (MIB Congo), financé par l’Union européenne. À travers ce programme, l’Atibt entend structurer et dynamiser la filière nationale du bois afin de la rendre à la fois compétitive, durable et inclusive.

Le projet vise notamment à renforcer l’approvisionnement du marché domestique en bois légal, tout en favorisant des partenariats économiques gagnant-gagnant entre les grandes entreprises forestières, les très petites et moyennes entreprises (TPME) et les artisans du bois.

L’atelier avait pour principaux objectifs de préparer les grandes entreprises à l’approvisionnement du marché intérieur en bois légal, de sensibiliser les acteurs aux sources potentielles d’approvisionnement du marché domestique et de promouvoir l’utilisation des essences moins connues. Les discussions ont également porté sur la valorisation des sciages de courtes longueurs, le développement de nouveaux produits transformés, tels que les panneaux lamellés-collés, ainsi que sur la récupération et la transformation des rebuts issus de l’exploitation forestière et des unités industrielles.

« Le projet MIB Congo est une étape clé pour bâtir une filière bois nationale durable, compétitive et inclusive. En reliant les grandes entreprises aux TPME et aux artisans, il ouvre la voie à un marché intérieur structuré, créateur de valeur et respectueux de l’environnement », ont souligné les organisateurs.

Les travaux se sont articulés autour de deux présentations majeures, portant respectivement sur le renforcement des connexions commerciales entre grandes entreprises et TPME, et sur les sources alternatives d’approvisionnement du marché domestique, notamment les sous-produits de l’exploitation forestière et de la transformation industrielle.

Les échanges ont permis de mettre en lumière plusieurs défis persistants, parmi lesquels la faible implication des grandes entreprises dans le marché intérieur du bois, l’insuffisance de leurs produits sur le MIB, les coûts élevés des produits transformés, les difficultés liées à la légalisation des scieurs artisanaux, l’accès limité aux bois débités séchés, la normalisation des produits, les coûts de transport, la rareté des transporteurs agréés et la lourde parafiscalité supportée par les TPME.

À l’issue des débats, plusieurs recommandations ont été formulées, notamment l’accélération de l’élaboration des textes réglementant l’exploitation des petits permis forestiers, la vulgarisation continue des textes encadrant l’exploitation du bois domestique, ainsi que l’incitation des grandes entreprises à s’impliquer davantage dans le développement du marché intérieur du bois à travers la mise à disposition de leurs produits et sous-produits de sciage.

Les participants ont également préconisé la promotion des rebuts issus de l’exploitation forestière et de la première transformation, la mise en place de mesures incitatives en faveur des acteurs de la chaîne de valeur, ainsi que l’instauration d’un mécanisme de normalisation des produits bois semi-finis et finis, afin de renforcer la compétitivité et la durabilité de la filière bois congolaise.

Congo : vers la fin des brouettes dans la collecte des déchets à Brazzaville et Pointe-Noire

Le ministre de l’Assainissement urbain, Juste Désiré Mondelé, a présidé, le 4 février, une séance de travail avec les autorités déconcentrées et décentralisées, consacrée à la réforme du mode de collecte des ordures dans ces deux villes.

 

Au cœur des échanges de cette rencontre, la volonté affirmée de mettre un terme au recours aux brouettes et pousse-pousse, jugés inadaptés aux réalités urbaines actuelles, au profit d’équipements modernes et plus efficaces. Cette réunion a réuni les administrateurs-maires et vice-maires des deux métropoles, ainsi que des experts techniques, à la suite des propositions formulées par deux sous-commissions récemment mises en place.

Ces instances, dédiées respectivement au financement et à l’organisation du nouveau dispositif, ont pour mission d’élaborer des solutions concrètes visant à moderniser l’ensemble de la chaîne de collecte des déchets. L’objectif est d’améliorer durablement le cadre de vie des populations et renforcer la salubrité urbaine.

Les membres des sous-commissions ont été appelés à poursuivre leurs travaux afin de proposer, à court terme, des mécanismes de financement pérennes et une structuration technique adaptée au déploiement du nouveau système dans les deux villes. Il s’agit notamment d’anticiper les contraintes opérationnelles et de garantir l’efficacité des solutions envisagées.

Le ministre Juste Désiré Mondelé a exhorté les participants à faire preuve de pragmatisme et de rigueur. Il a insisté sur l’importance de la phase de transition, au cours de laquelle la faisabilité et l’impact réel des mesures proposées devront être minutieusement évalués avant leur mise en œuvre effective.

La gestion des déchets ménagers à Brazzaville et à Pointe-Noire demeure, à ce jour, un défi majeur pour les autorités congolaises.

Congo : le PRL se retire de l’Opposition politique

La décision a été rendue publique à travers une lettre adressée, le 2 février, au chef de file de l’opposition, Pascal Tsaty-Mabiala, par le président du PRL, Antoine Thomas Nicéphore Fylla Saint-Eudes.

 

Le Parti républicain et libéral (PRL) a officiellement annoncé son retrait du cartel de l’Opposition politique congolaise (OPC). Dans une correspondance, le dirigeant du PRL informe sans ambiguïté de la rupture avec l’OPC, précisant que ce retrait prend effet immédiatement. « Par la présente, nous avons l’avantage de vous informer officiellement de la décision du PRL de se retirer du cartel dénommé Opposition politique congolaise, avec effet immédiat, à compter de ce jour, 2 février 2026 », a-t-il écrit.

Selon Nicéphore Fylla Saint-Eudes, cette décision est le fruit d’une réflexion approfondie. Elle s’explique notamment par une inadéquation des visions idéologiques ainsi que par des désaccords stratégiques dans les approches politiques au sein du regroupement. Des divergences qui, au fil du temps, ont rendu difficile la poursuite d’une action commune.

Malgré cette séparation, le président du PRL a tenu à saluer le travail réalisé durant la période de collaboration avec l’OPC. Il a également formulé des vœux de réussite à ses anciens partenaires politiques pour la suite de leurs ambitions, tout en réaffirmant l’engagement de son parti à assurer une transition ordonnée. « Conformément à nos engagements, nous prendrons les mesures nécessaires pour assurer une transition ordonnée, dans la perspective de nos aspirations », a-t-il souligné.

Congo : l’UDSN ouvre un forum pour renforcer l’employabilité des jeunes

La ministre de l’Enseignement supérieur, le Pr Delphine Édith Emmanuel Adouki, a procédé, le 2 février à Kintélé, à l’ouverture officielle des travaux du forum sur le partenariat entre l’Université Denis-Sassou-N’Guesso (UDSN) et le monde du travail.

 

La rencontre qui s’inscrit dans une dynamique de consolidation de la coopération entrepreneuriale entre l’université, les entreprises et les collectivités locales, a pour objectif majeur l’amélioration de l’employabilité des jeunes diplômés.

Dans sa leçon inaugurale, le Pr Édouard Ngou a souligné que le partenariat université-entreprise constitue un levier essentiel de la mission universitaire. Il permet à l’institution académique de rester en symbiose avec son environnement économique grâce à des passerelles multiples favorisant les échanges de compétences, de connaissances et d’expériences entre l’université et le tissu productif.

Pour sa part, le président de l’UDSN, Ange Antoine Abéna, a indiqué que ce forum prendra en compte les initiatives de refondation des stratégies d’enseignement, l’adéquation formation-emploi ainsi que l’employabilité des jeunes finalistes au cours des cinq prochaines années. Une orientation visant à mieux répondre aux exigences du marché du travail et aux besoins réels des entreprises.

Du point de vue de l’université, ces partenariats offrent des opportunités accrues en matière de recherche, facilitent l’accès à l’expertise industrielle et permettent aux étudiants d’acquérir une expérience professionnelle concrète à travers des stages et des programmes coopératifs. Pour les entreprises, ils traduisent un engagement de responsabilité civique et sociétale, tout en renforçant leur contribution au développement de la communauté.

Cette démarche s’inscrit également dans la nouvelle dynamique impulsée par les Nations unies, notamment l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), qui invite les États membres à repenser les futurs de l’éducation sur la base d’un nouveau contrat social pour l’apprentissage.

Selon la ministre de l’Enseignement supérieur, l’organisation de ce forum illustre « la nouvelle vulgate des établissements d’enseignement supérieur ». Elle a salué le positionnement de l’UDSN, qu’elle considère comme « un véritable laboratoire d’innovations pédagogiques dont les expériences inspireront sans nul doute d’autres institutions universitaires ».

Volleyball : la Ligue de Brazzaville lance ses championnats départementaux le 21 mars

L’annonce a été faite lors de la traditionnelle réunion de prise de contact, tenue le 31 janvier, un rendez-vous désormais incontournable avant le lancement des compétitions.

 

La Ligue départementale de volleyball de Brazzaville a officiellement fixé au 21 mars prochain le coup d’envoi de ses championnats départementaux. Cette décision a été entérinée lors de la traditionnelle réunion de prise de contact, tenue le 31 janvier, un rendez-vous désormais incontournable avant le lancement des compétitions. Ce cadre d’échanges a permis à l’instance dirigeante de présenter aux clubs affiliés son chronogramme de travail, avec pour ambition de recadrer certains aspects organisationnels et de corriger les insuffisances relevées lors des précédentes saisons. Une démarche résolument tournée vers l’amélioration continue et la recherche d’une meilleure gouvernance sportive.

Soucieuse d’instaurer un climat de confiance et de collaboration, la Ligue a également annoncé un changement d’approche dans sa manière de fonctionner. « La ligue ne doit pas imposer mais plutôt être à l’écoute », a souligné Blaise Ngamba, président par intérim, insistant sur l’importance du dialogue avec les clubs pour faire évoluer la discipline.

Dans cet esprit consensuel, le programme d’activités a été adopté. Les prochaines semaines seront consacrées aux formalités administratives, notamment la ventilation des fiches de qualification. Des descentes sur le terrain sont également prévues afin de s’assurer de la régularité des entraînements au sein des clubs. Une réunion technique viendra ensuite permettre à chaque formation de présenter les catégories engagées dans les compétitions.

« Nous allons lancer nos championnats départementaux le 21 mars. Avant cela, il y a des formalités à remplir », a précisé Blaise Ngamba.

Dans la perspective de renforcer le niveau compétitif, les participants ont validé l’option de multiplier les matches pour les catégories juniors et seniors. Un choix stratégique visant à mieux préparer les athlètes en vue de la Coupe d’Afrique des nations, prévue à Kinshasa, en République démocratique du Congo, à laquelle le Congo prendra part.

« La ligue doit donner le ton pour accomplir sa mission », a rappelé le président par intérim, déterminé à impulser une nouvelle dynamique au volleyball brazzavillois.

Congo-Foyers améliorés : 13 gagnants primés à Pointe-Noire

La cérémonie de remise des lots de la tombola « Bouka mpiaka », organisée dans le cadre du projet Lituka, s’est tenue à Pointe-Noire après plus de 40 jours de campagne, du 22 décembre 2025 au 31 janvier 2026, en faveur des foyers améliorés « Congo mboté ».

 

Portée par le ministère de l’Économie forestière, mise en œuvre par l’ONG Initiative Développement (ID) avec l’appui financier de la CAFI, l’initiative vise à structurer une filière locale de production et de distribution des foyers améliorés à Pointe-Noire et Brazzaville. Fabriqués par des artisans congolais, ces foyers permettent de réduire jusqu’à 50 % la consommation de bois ou de charbon, contribuant ainsi à la lutte contre la déforestation et à l’allègement du budget des ménages.

Le tirage public, effectué sous le contrôle d’une commission, a récompensé 13 gagnants parmi les clients ayant acheté les foyers dans des points de vente installés dans près de 10 quartiers de Pointe-Noire. Trois lauréats ont reçu des lots d’une valeur de 100 000 FCFA chacun, tandis que dix autres ont remporté des lots intermédiaires évalués à 25 000 FCFA. Tous les participants présents ont bénéficié de lots de consolation.

La cérémonie, marquée par des animations et une démonstration culinaire, s’est achevée dans une ambiance festive. La clôture de la tombola « Bouka mpiaka » s’est également déroulée à Brazzaville, avec la distribution de nombreux lots, confirmant l’impact national du projet Lituka.

Congo-Sénégal : Brazzaville et Dakar renforcent leur coopération bilatérale

En visite officielle à Brazzaville, le président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, a été reçu le 2 février par son homologue congolais, Denis Sassou N’Guesso, au Palais du peuple.

 

Arrivé en fin d’après-midi, le chef de l’État sénégalais a été accueilli dans la salle des ambassadeurs, cadre solennel choisi pour des échanges approfondis portant sur les grandes questions bilatérales, régionales et continentales. Les deux dirigeants ont passé en revue plusieurs axes de coopération susceptibles d’être renforcés, notamment dans les domaines de l’agriculture, de l’énergie, de l’éducation, de la culture, des hydrocarbures, ainsi que d’autres secteurs stratégiques. Ces discussions ouvrent la voie à la conclusion de nouveaux accords destinés à dynamiser les échanges et à soutenir le développement économique des deux pays.

Les enjeux sécuritaires en Afrique ont également occupé une place centrale dans les entretiens. Denis Sassou N’Guesso et Bassirou Diomaye Faye ont échangé sur les zones de tension persistantes, en particulier dans l’Est de la République démocratique du Congo et au Soudan, tout en évoquant les défis communs auxquels le continent est confronté. À cet égard, les deux chefs d’État ont abordé les attentes liées au 39ᵉ sommet de l’Union africaine, prévu ce mois de février à Addis-Abeba, en Éthiopie.

Les discussions ont par ailleurs porté sur l’actualité diplomatique africaine, notamment la candidature de l’ancien président sénégalais, Macky Sall, au poste de secrétaire général des Nations unies, une initiative qui pourrait bénéficier d’un large soutien au sein du continent africain.

À l’issue de cet entretien en tête-à-tête, le président Denis Sassou N’Guesso a offert un dîner officiel à son homologue sénégalais, symbole de l’excellence des relations d’amitié, de solidarité et de coopération qui unissent le Congo et le Sénégal.

Congo : Pointe-Noire réunit 600 acteurs du pétrole et du gaz

Organisé par Afrikan Campus Academy, ce séminaire a confirmé l’importance du dialogue entre décideurs publics, entreprises, experts et acteurs locaux dans la transformation et la gouvernance du secteur énergétique.

 

Plus de six cents acteurs publics et privés se sont retrouvés à Pointe-Noire pour un séminaire de haut niveau consacré aux enjeux, défis réglementaires et perspectives du secteur pétrolier et gazier. Durant ces assises, les participants ont exploré un large éventail de thématiques, allant de la fiscalité et de la comptabilité pétrolières et gazières aux questions liées aux contrats pétroliers, au contenu local et à la transition énergétique.

Pour Yvon Boudoumbou, directeur général d’Afrikan Campus Academy, « la construction de la confiance est l’enjeu central de ces panels. La comptabilité et la fiscalité constituent le socle indispensable pour accroître la valeur ajoutée nationale et faire de l’audit un véritable levier d’amélioration de la performance, au-delà de sa fonction de contrôle ».

Présente en France et en Afrique, Afrikan Campus Academy se positionne ainsi comme un catalyseur de compétences et de réflexion stratégique au service du développement économique africain.

La SNPC, sponsor officiel de l’événement, a réaffirmé son engagement en faveur d’un secteur énergétique performant et durable. Son directeur général, Maixent Raoul Ominga, a présenté les grandes orientations stratégiques de l’entreprise, articulées autour de trois axes : accompagner la transformation et la transition de la production existante, renforcer la confiance des investisseurs aux côtés de l’État, et positionner la SNPC à l’avant-garde de la transition énergétique.

Congo-UMNG : les vacataires suspendent la grève, mais posent un ultimatum de 15 jours

Réunis en assemblée générale conjointe le samedi 31 janvier à Brazzaville, les enseignants vacataires et prestataires de l’Université Marien-Ngouabi (UMNG) ont décidé de suspendre leur mouvement de grève.

 

La suspension du préavis de grève, effective à compter de ce 2 février, reste strictement provisoire. Les enseignants vacataires accordent aux autorités universitaires et gouvernementales un délai de quinze jours pour l’ouverture de discussions sérieuses en vue de solutions durables à leurs revendications.

Le rassemblement, tenu sur l’esplanade de l’École normale supérieure, a réuni de nombreux vacataires et prestataires de l’UMNG. À l’ordre du jour figuraient l’évaluation des paiements récemment effectués et l’état des dossiers en souffrance. Le constat dressé par les participants s’est révélé particulièrement amer.

Si les paiements relatifs aux années académiques 2021-2022 (à hauteur de 30 %) et 2022-2023 (entièrement réglés) ont été évoqués, l’assemblée a dénoncé une « injustice caractérisée ». Selon les enseignants vacataires, les sommes dues aux « oubliés » de ces périodes auraient été versées exclusivement aux enseignants permanents. Par ailleurs, le dossier des vacataires oubliés de l’année académique 2018-2019 demeure sans suite, malgré l’approbation de vingt-cinq dossiers par la présidence de l’université.

Au-delà de ces paiements partiels, le collectif rappelle que quatre années académiques complètes – 2019-2020, 2020-2021, 2023-2024 et 2024-2025 – restent à ce jour totalement impayées. Une situation jugée inacceptable par les intéressés, qui dénoncent un climat de « mépris » et de manque de considération à leur égard, tout en réclamant une réforme en profondeur de leur mode de traitement.

Un cahier de doléances pour éviter la reprise de la grève

Dans leur cahier de doléances, les enseignants vacataires exigent une implication directe du gouvernement et de la présidence de l’UMNG dans la résolution de la crise. Ils plaident notamment pour davantage de transparence financière, la mise en place d’un mécanisme de paiement fiable et pérenne, la bancarisation intégrale du processus, ainsi que des réformes structurelles incluant la séparation des fichiers de paiement entre enseignants permanents et vacataires, sans exclure la question du recrutement.

Enfin, les participants à l’assemblée ont tenu à mettre en garde contre toute tentative de « récupération politique » de leurs revendications.