Congo : suspension de Séraphin Bhalat, le Port de Pointe-Noire au cœur d’une affaire trouble

Le directeur général du Port autonome de Pointe-Noire et trois autres hauts responsables ont été suspendus de leurs fonctions pour « faute grave ».

 

Le 2 novembre 2026, le ministre des Transports, de l’Aviation civile et de la Marine marchande, Josué Rodrigue Ngouonimba, a prononcé la suspension du directeur général de l’établissement, Séraphin Bhalat, ainsi que de trois autres hauts responsables. Tous sont visés par des arrêtés ministériels invoquant une « faute grave ».

Outre le directeur général, les mesures concernent Émile Ngandzien, directeur financier et comptable, Léopold Vincent Mopita, directeur du contrôle et du budget, ainsi qu’Edmond Jean de Dieu Otsoa, secrétaire permanent de la Cellule de passation des marchés. La suspension simultanée de ces quatre responsables, qui occupent des fonctions essentielles dans la chaîne de gestion financière et administrative du port, laisse entrevoir un dossier aux ramifications potentiellement importantes.

Au-delà des suspensions, des échanges de courriels attribués aux protagonistes de cette affaire soulèveraient des interrogations sur une opération financière réalisée sous la direction de Séraphin Bhalat. Le ministre aurait notamment demandé des explications au directeur général concernant un virement effectué sur un compte bancaire présenté comme n’appartenant pas à l’entreprise ayant exécuté les travaux concernés.

Les circonstances exactes de cette opération, son montant, les justifications éventuellement fournies par le directeur général et la nature du différend entre les deux responsables restent à éclaircir.

Cette affaire intervient dans un contexte où le Port autonome de Pointe-Noire occupe une place centrale dans l’économie congolaise. Véritable porte d’entrée et de sortie des marchandises, il représente une infrastructure stratégique pour les échanges commerciaux du pays et de la sous-région.

La mise à l’écart simultanée des responsables de la direction générale, des finances, du contrôle budgétaire et de la passation des marchés soulève ainsi des questions sur la gouvernance de cette institution, la transparence de ses opérations et les mécanismes de contrôle de ses ressources.

Pour assurer la continuité des activités, Serges César Bouya, jusque-là directeur général adjoint, a été désigné pour assurer l’intérim de la direction générale, selon les informations rapportées par la presse locale.

Congo : un guide pour mieux encadrer l’éducation préscolaire en préparation

Un atelier de validation du Guide d’application des normes et standards de l’éducation préscolaire se tient du 2 au 6 novembre à Brazzaville.

 

Réunis depuis le 2 novembre à Brazzaville, les acteurs du secteur de l’éducation prennent part à un atelier consacré à la validation du Guide d’application des normes et standards de l’éducation préscolaire. Les travaux, qui s’achèveront le 6 novembre, ont été ouverts par le ministre de l’Enseignement préscolaire, primaire, secondaire et de l’Alphabétisation, Jean-Luc Mouthou.

Ce document de référence ambitionne de mieux encadrer le fonctionnement des structures préscolaires, en définissant les conditions nécessaires à l’épanouissement et au développement des jeunes enfants. Il s’agit notamment de garantir des environnements d’accueil et d’apprentissage adaptés, répondant aux exigences de sécurité, d’hygiène et de protection.

Pendant cinq jours, les participants sont appelés à examiner le contenu du guide, à formuler leurs observations et à harmoniser les différentes contributions. Les échanges devront également permettre d’apporter les amendements nécessaires afin de disposer d’un document consensuel, cohérent et adapté aux réalités du système éducatif congolais.

Les travaux s’articulent autour de quatre domaines complémentaires, dont l’examen doit contribuer à consolider les dispositions encadrant les structures préscolaires. À travers cette démarche, les autorités entendent poser les bases d’une meilleure organisation de l’éducation de la petite enfance et promouvoir des conditions d’apprentissage favorables dès les premières années de la vie.

Octobre rose : AGL Congo, Congo Terminal, Saga Congo et TBC se mobilisent pour faire vivre l’espoir

Du 15 au 17 octobre 2026, AGL Congo, Congo Terminal, SAGA Congo et Terminaux du Bassin du Congo (TBC), se sont mobilisées dans le cadre d’Octobre Rose, la campagne internationale de sensibilisation à la lutte contre le cancer du sein.

 

Placées sous le slogan « Le cancer du sein ne doit plus faire taire l’espoir», ces initiatives ont permis de renforcer la sensibilisation à la prévention, de promouvoir le dépistage précoce et de placer le bien-être des collaboratrices au cœur des actions menées à Brazzaville et à Pointe-Noire.

Le 15 octobre, un webinaire interactif animé par le médecin-conseil de l’entreprise a réuni 108 participantes. Consacrée à la prévention du cancer du sein, cette session a permis d’aborder les facteurs de risque, l’importance du dépistage précoce et les gestes essentiels de prévention. Un atelier pratique d’autopalpation, complété par un quiz ludique, a permis aux participantes de consolider leurs connaissances de manière participative.

Le 17 octobre, les équipes d’AGL Congo, de Congo Terminal et de SAGA Congo ont pris part à la marche solidaire Pink Ribbon, organisée à Pointe-Noire par leurs partenaires MCL et Urban Sport. Au programme : une marche de 6,5 kilomètres, des activités sportives et des temps d’échange autour de la sensibilisation au cancer du sein, dans une atmosphère conviviale et engagée.

« Participer au Pink Ribbon a été une belle expérience de solidarité et de partage. Au-delà de la marche et des activités sportives, cette mobilisation nous rappelle l’importance de prendre soin de notre santé, de nous informer et d’encourager le dépistage précoce du cancer du sein», témoigne Erlette Raïssa DEKAMBI Chef de service Qualité Compliance et RSE.

À Brazzaville, les collaboratrices ont également bénéficié d’une matinée dédiée au bien-être. Elle s’est poursuivie par un échange avec un psychologue spécialiste autour des enjeux liés à la santé mentale et au bien-être au quotidien. La matinée s’est conclue par un petit-déjeuner convivial favorisant les échanges entre participantes.

« Cette matinée de bien-être nous a offert un véritable moment de détente et d’échange. La rencontre avec le psychologue nous a permis d’aborder des sujets importants dans un cadre bienveillant. C’est aussi un rappel que prendre soin de soi, physiquement comme mentalement, est essentiel », confie Roberta Mieret Agent administratif AGL Brazzaville.

À travers ces différentes initiatives, AGL Congo et ses filiales réaffirment leur engagement en faveur de la santé, de la prévention et du bien-être de leurs collaborateurs. Car au-delà du mois d’Octobre Rose, la lutte contre le cancer du sein repose sur une mobilisation collective durable, fondée sur l’information, le dépistage précoce et la solidarité.

A propos d’AGL Congo

AGL (Africa Global Logistics) est l’opérateur logistique multimodal (portuaire, logistique, maritime et ferroviaire) de référence en Afrique. L’entreprise fait désormais partie du Groupe MSC, compagnie maritime et logistique de premier plan. Présent au Congo dans le transport et la logistique, AGL compte 1500 collaborateurs congolais à travers ses agences et ses filiales portuaires et logistiques. Implantée à Pointe Noire, Brazzaville et Dolisie, l’entreprise déploie des systèmes de management QHSE reposant sur des référentiels reconnus tels que l’ISO 4500. AGL s’investit dans l’amélioration des compétences de ses collaborateurs et participe activement au développement socio-économique du pays au moyen d’actions de responsabilité sociétale dans les secteurs de l’éducation, la réinsertion sociale, la préservation de l’environnement et l’accompagnement humanitaire

ONU : Sassou N’Guesso sollicite le soutien de l’Afrique pour un siège au Conseil de sécurité

Le président de la République a appelé ses pairs africains à soutenir la candidature de la République du Congo au poste de membre non permanent du Conseil de sécurité des Nations unies pour la période 2030-2031.

 

Denis Sassou N’Guesso a sollicité le soutien de ses homologues africains à la candidature de son pays au poste de membre non permanent du Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations unies (ONU) pour la période 2030-2031.

Cet appel a été lancé en marge du troisième sommet Russie-Afrique, tenu les 28 et 29 octobre derniers à Moscou, en Russie. S’adressant à ses pairs, le chef de l’État congolais a insisté sur l’importance d’une mobilisation africaine autour de cette candidature, qu’il considère comme une occasion de faire davantage entendre la voix du continent au sein de l’instance onusienne.

« Je sollicite, à cette occasion, le soutien précieux et déterminant de vos Etats. Votre appui contribuerait à renforcer la voix de l’Afrique au sein de l’organe chargé de la responsabilité première du maintien de la paix et de la sécurité internationales », a-t-il déclaré.

Pour justifier cette ambition, Denis Sassou N’Guesso a également dressé un tableau des principaux défis auxquels la communauté internationale est confrontée. Il a notamment cité les tensions géopolitiques, la menace terroriste, les changements climatiques et la persistance des conflits armés, autant de facteurs qui fragilisent la paix et la stabilité dans plusieurs régions du monde.

Face à ces enjeux, le président congolais a réaffirmé l’attachement de son pays au dialogue, à la médiation et au règlement pacifique des différends. Une posture diplomatique que Brazzaville entend faire valoir dans sa quête d’un siège au Conseil de sécurité.

Môle Est : Congo Terminal lance la pose des défenses de quai

À Pointe-Noire, Congo Terminal vient de lancer l’installation de 65 défenses du Môle Est.

 

La pose se déroule en deux phases sur un linéaire total de 750 mètres de quai. La première verra l’installation de 35 défenses d’ici la fin de l’année, sur les 400 premiers mètres. La seconde, début 2027, permettra de poser les 30 défenses restantes sur les 350 mètres suivants et de finaliser les travaux.

Peu visibles, les défenses jouent pourtant un rôle essentiel car elles servent d’amortisseur géant qui protègent les navires des chocs lors de l’accostage. Leur composition faite d’un bloc de caoutchouc haute résistance, protégé par un panneau d’acier à surface glissante et ancré au quai par des fixations et des chaînes métalliques, leur de retrouver leur forme en cas de choc. La coque comme l’ouvrage sont ainsi épargnés. Leur installation garantit donc des opérations sûres à chaque escale.

« Un accostage se joue en quelques secondes, mais sa sécurité se prépare des mois à l’avance. Ces défenses sont la première ligne de protection de chaque navire qui viendra à quai. Sur le Môle Est, la sécurité des opérations n’est pas un objectif parmi d’autres : c’est notre standard » explique Jérôme MOUILLE, Responsable QHSE Congo Terminal Projet Môle Est

Ce démarrage marque une avancée concrète pour le projet du Môle Est, qui vise à renforcer les capacités d’accueil et d’exploitation de Congo Terminal et à accompagner le développement des activités portuaires de Pointe-Noire et de la sous-région.

À propos de Congo Terminal:

Congo Terminal, filiale d’AGL (Africa Global Logistics), est l’opérateur exclusif des activités de manutention de navires porte-conteneurs et rouliers escalant au port de Pointe Noire. L’entreprise est engagée dans un partenariat public-privé qui lui permet de répondre aux exigences de ses clients armateurs, importateurs ou exportateurs. Grâce à ses nombreux investissements, Congo Terminal participe à l’amélioration du pouvoir d’achat et contribue activement à la lutte contre la vie chère. Certifiée ISO 9001/2015, ISO 14001/2015, ISPS (sûreté) et Pedestrian Free Yard (HSE) et Green Terminal, l’entreprise dispose d’équipements et de technologies de pointe dont le système d’exploitation Navis 4. Congo Terminal a dépassé le seuil de 1.000.000 EVP manutentionnés par an depuis 2022 et emploie près de 900 collaborateurs congolais. L’entreprise mène des actions solidaires en faveur de la jeunesse, de la protection de l’environnement et de l’éducation

Mondial U-15 : les Diables rouges terminent à la 59e place mondiale

Avec six victoires et quatre défaites en dix rencontres, dont une à l’issue de la séance des tirs au but, la sélection congolaise se classe également au 17e rang africain dans une compétition remportée par l’Espagne.

 

Engagés dans cette compétition disputée du 22 au 31 octobre en Azerbaïdjan, les jeunes Congolais ont affiché un bilan globalement positif, malgré une élimination en seizièmes de finale. Leur parcours a débuté par une victoire encourageante face au Tadjikistan (3-2), avant une première défaite contre l’Espagne (2-4).

Les poulains congolais ont ensuite retrouvé le chemin du succès en enchaînant trois victoires consécutives face au Koweït (3-0), au Chili (3-2) et à la Barbade (4-0). Une série de résultats qui leur a permis de décrocher leur qualification pour les seizièmes de finale et d’entretenir l’espoir d’une progression dans le tournoi.

Mais l’aventure s’est arrêtée à ce stade. Opposés aux Émirats arabes unis, les jeunes Diables rouges ont concédé une défaite de 0-2, mettant ainsi fin à leurs ambitions dans cette compétition mondiale.

Malgré cette élimination, le parcours des Congolais reste marqué par six succès en dix sorties et une 59e place mondiale. Un bilan qui constitue une expérience importante pour ces jeunes footballeurs, appelés à poursuivre leur progression et à capitaliser sur les enseignements de cette première campagne internationale.

Congo : plus de 200 000 arbres prévus pour lancer la décennie du reboisement

Le Congo va célébrer, le 6 novembre prochain, la 40ᵉ édition de la Journée nationale de l’arbre. À cette occasion, le président Denis Sassou N’Guesso, procédera par anticipation, à Ignié, au lancement national de la Décennie des Nations unies pour le boisement et le reboisement (2027-2036).

 

Le Congo veut donner le coup d’envoi de dix années d’engagement en faveur de la restauration du couvert forestier et de la gestion durable des ressources naturelles. Placée sous le thème « Décennie des Nations unies pour le boisement et le reboisement, dans le cadre de la gestion durable des forêts 2027-2036 », cette 40ᵉ édition va marquer le lancement officiel, sur le territoire national, des activités inscrites dans ce programme international, dont le démarrage à l’échelle mondiale est prévu en 2027.

L’annonce a été faite par la ministre de l’Économie forestière, Rosalie Matondo, lors d’une conférence de presse coanimée avec le ministre de la Communication et des Médias, Thierry Lézin Moungalla. Selon la ministre, le chef de l’État présidera personnellement cette cérémonie, qui réunira plusieurs personnalités de premier plan, notamment les présidents de la République démocratique du Congo, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, de la République centrafricaine, Faustin-Archange Touadéra, et du Burundi, Évariste Ndayishimiye. Le vice-président du Gabon ainsi que des hauts responsables des Nations unies sont également attendus.

Sur le terrain, la mobilisation se traduira par une vaste opération de plantation d’arbres sur deux espaces aménagés dans le département du Djoué-Léfini. Le premier site est situé à proximité du massif forestier du PK 45, à Ignié, tandis que le second se trouve aux abords de la zone industrielle de Maloukou Tréchot. Au total, plus de 200 000 plants devraient être mis en terre sur ces deux sites.

CEMAC : un an pour échanger les anciennes pièces de monnaie démonétisées

L’opération, qui débute le 1er novembre prochain, se déroulera en deux phases, selon les modalités présentées le 28 octobre à Brazzaville par le directeur national de la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC), Serge Dino Daniel Ngassakys.

 

Les populations concernées disposent ainsi de douze mois pour se séparer des pièces visées par cette mesure. Dans une première phase, du 1er novembre 2026 au 31 juillet 2027, les échanges pourront être effectués aux guichets de la BEAC, des banques commerciales et des établissements de microfinance. À partir du 1er août et jusqu’au 31 octobre 2027, la dernière étape de l’opération sera exclusivement assurée par la BEAC.

Sept catégories de pièces sont concernées par cette démonétisation. Il s’agit des pièces de 1, 5, 10, 25, 50, 100 et 500 FCFA issues des anciennes gammes frappées entre 1958 et 1985. À compter du 1er novembre 2026, ces monnaies perdront leur cours légal et ne pourront donc plus être utilisées pour régler les achats ou effectuer des transactions courantes.

En revanche, les pièces appartenant aux gammes de 2006 et de 2024 conservent leur validité et continueront de circuler normalement dans les six pays de la CEMAC.

Les autorités monétaires veulent à travers ce calendrier accordent aux détenteurs des anciennes pièces une période transitoire pour procéder à leur échange, tout en organisant progressivement leur retrait de la circulation monétaire dans la sous-région.

Congo : plus de 2 800 agents formés grâce au programme Police+

Après 45 mois de mise en œuvre, le Programme d’appui à la professionnalisation de la police congolaise et au respect des droits de l’homme (Police+) a officiellement achevé son cycle.

 

Lancé dans le cadre d’une coopération bilatérale entre la France et le Congo, avec le soutien financier de l’Union européenne, le programme Police+ arrive à son terme après près de quatre années de mise en œuvre. Son ambition est de professionnaliser davantage les forces de police congolaises et de renforcer l’intégration des droits humains dans leurs pratiques quotidiennes.

Au total, plus de 2 831 agents ont bénéficié de formations axées notamment sur l’éthique, la déontologie et le respect des droits fondamentaux. Pour pérenniser ces acquis, des mallettes pédagogiques normalisées ont été intégrées aux dispositifs de formation initiale et continue. Elles permettent désormais d’inscrire systématiquement ces thématiques dans l’apprentissage et le perfectionnement des policiers.

Police+ a également contribué à l’amélioration des infrastructures policières. Trois commissariats centraux pilotes ont été entièrement réhabilités à savaoir, ceux de la Tsiémé et du Djoué, à Brazzaville, ainsi que celui de Pointe-Noire.

Les travaux ont notamment porté sur la réorganisation des espaces de travail, l’amélioration des conditions de garde à vue et la mise en place de protocoles encadrant la prise en charge des personnes privées de liberté. Une attention particulière a également été accordée à la surveillance des cellules et au respect de la dignité des personnes détenues.

Ces aménagements visent aussi à améliorer l’accueil des victimes, notamment celles de violences basées sur le genre (VBG), en leur offrant des espaces garantissant davantage de confidentialité et de sécurité lors du dépôt de plainte et des auditions.

Avec la clôture de Police+, l’enjeu réside désormais dans la consolidation des acquis et leur appropriation durable par les services de police. La poursuite des formations, le respect des procédures et l’entretien des infrastructures réhabilitées seront déterminants pour inscrire les changements engagés dans les pratiques quotidiennes des forces de l’ordre.

Congo : un excédent budgétaire prévisionnel de 482,4 milliards FCFA en 2027

Présenté devant les deux chambres du Parlement par le ministre des Finances, Christian Yoka, ce budget affiche un excédent prévisionnel de 482,4 milliards FCFA.

 

Le Congo prépare son prochain exercice budgétaire. Présenté devant l’Assemblée nationale et le Sénat, le projet de loi de finances 2027 table sur des recettes de 3 120,8 milliards FCFA pour des dépenses estimées à 2 638,4 milliards FCFA. Cette configuration fait ressortir un excédent budgétaire global prévisionnel de 482,4 milliards FCFA.

En présentant les grandes orientations de ce projet, le ministre des Finances, du Budget et du Portefeuille public, Christian Yoka, a mis en avant la double ambition du gouvernement, financer les priorités de développement du pays tout en rétablissant durablement les équilibres des finances publiques.

L’enjeu est de poursuivre la transformation économique et sociale du Congo sans fragiliser sa situation financière. Pour y parvenir, l’exécutif entend notamment renforcer la discipline budgétaire, maîtriser l’endettement et préserver la stabilité macroéconomique. Une démarche qui traduit la volonté de concilier les besoins d’investissement de l’État avec les exigences de soutenabilité des finances publiques.

Le projet de budget fait également ressortir des contraintes de trésorerie. Les ressources de trésorerie sont évaluées à 1 324,6 milliards FCFA, contre des charges de 1 757 milliards FCFA, soit un besoin net de financement de 432,4 milliards FCFA. L’excédent budgétaire prévisionnel constitue ainsi un élément important de l’équation financière de l’État.

Le ministre a par ailleurs replacé ces orientations dans un environnement économique international dont les perspectives restent modérément favorables. Selon les projections retenues dans le document de cadrage, la croissance mondiale devrait atteindre 3,2 % en 2027, contre 3,1 % en 2026.

« C’est autour de cette exigence que s’articule le présent projet de loi de finances », a indiqué Christian Yoka, soulignant la nécessité de concilier les ambitions de développement avec les impératifs de gestion rigoureuse des ressources publiques.