Congo : le coût de l’énergie préoccupe le secteur industriel

Le gouvernement examine des solutions pour réduire les coûts d’approvisionnement des entreprises en carburant et préserver la compétitivité du tissu industriel national.

 

Au Congo, les difficultés d’approvisionnement en carburant et d’accès à l’électricité pèsent sur les activités économiques. Pour y faire face, le ministre du Développement industriel, des Zones économiques spéciales et de la Promotion du secteur privé, Michel Djombo, a réuni des opérateurs économiques afin d’examiner des solutions adaptées aux besoins des entreprises.

Les échanges ont notamment porté sur la possibilité, pour les grands consommateurs, d’importer directement leur carburant, sous réserve des autorisations réglementaires. Des mesures d’accompagnement fiscal et logistique ont également été envisagées pour alléger les charges d’approvisionnement des entreprises.

Ces difficultés énergétiques représentent un enjeu économique important, en raison de leurs répercussions sur les coûts de production, la rentabilité des activités et la préservation des emplois. Le maintien du prix du gazole à 625 FCFA le litre s’inscrit, quant à lui, dans la volonté des pouvoirs publics de préserver le pouvoir d’achat des ménages.

Le gouvernement veut à travers cette concertation renforcer le dialogue avec le secteur privé et favoriser des mesures concrètes pour assurer la continuité des activités industrielles et améliorer la compétitivité de l’économie congolaise.

Brazzaville accueille une conférence régionale sur l’autonomisation économique des femmes

Du 21 au 23 octobre 2026, la capitale congolaise va abriter la conférence régionale « Sa Zlecaf » pour l’Afrique centrale, consacrée à la participation des femmes au commerce intra-africain et aux opportunités offertes par la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf).

 

La promotion de l’entrepreneuriat féminin et le renforcement de la participation des femmes aux échanges commerciaux en Afrique seront au cœur des discussions de cette rencontre régionale. Placée sous le thème « Libérer le potentiel économique des femmes d’Afrique centrale pour accélérer la mise en œuvre inclusive de la Zlecaf », la conférence réunira des acteurs institutionnels, des partenaires techniques et financiers, des entrepreneurs ainsi que des opérateurs économiques.

Durant trois jours, les participants examineront les moyens de mieux intégrer les femmes dans les échanges commerciaux à l’échelle du continent. L’initiative vise notamment à promouvoir l’entrepreneuriat féminin et à faciliter l’accès des femmes aux débouchés et aux opportunités économiques offerts par le marché continental.

L’accent sera mis sur le rôle des femmes dans la transformation économique de l’Afrique centrale et dans la mise en œuvre inclusive de la Zlecaf. L’enjeu est de favoriser leur implication dans les chaînes de valeur régionales, tout en contribuant au développement de leurs activités entrepreneuriales.

Cette conférence entend ainsi contribuer à une meilleure prise en compte des besoins et du potentiel des femmes dans la dynamique d’intégration économique africaine.

Congo : le Fonds routier examine sa situation financière et la gestion de son personnel

Le comité de direction du Fonds routier a tenu, le 16 octobre à Brazzaville, sa 25ᵉ session extraordinaire. Les échanges ont porté principalement sur la situation financière de l’institution et la gestion du personnel récemment recruté.

 

Le Fonds routier du Congo se penche sur les difficultés liées à son fonctionnement. Réuni le 16 octobre à Brazzaville, à l’occasion de sa 25ᵉ session extraordinaire, le comité de direction, présidé par Yves Ickonga, a examiné les questions financières de la structure ainsi que les modalités de gestion de son personnel nouvellement recruté.

La tenue de cette session extraordinaire répond à l’urgence des problèmes affectant le fonctionnement de l’institution. Il s’agissait pour les membres du comité de direction d’examiner les préoccupations soulevées et d’envisager des solutions adaptées afin d’assurer une meilleure gestion de la structure.

À l’ouverture des travaux, Yves Ickonga a souligné l’importance de cette rencontre, invitant les membres du comité à s’impliquer dans la recherche de solutions appropriées aux difficultés rencontrées par le Fonds routier.

Les conclusions de cette session devraient permettre de dégager des pistes d’action pour répondre aux préoccupations financières et organisationnelles de l’institution.

Congo : l’AFD et le gouvernement échangent sur le renforcement du réseau électrique

Brazzaville et Pointe-Noire au cœur des discussions.

 

Le ministre de l’Énergie et de l’Hydraulique, Bruno Jean Richard Itoua, a reçu, le 15 octobre à Brazzaville, une délégation de l’Agence française de développement (AFD), conduite par son directeur au Congo, Antoine Chevalier. Les échanges ont notamment porté sur l’avancement du projet de ligne électrique Moukoukoulou-Mindouli et le renforcement des réseaux de distribution dans les deux principales villes du pays.

La coopération entre le Congo et l’Agence française de développement dans le secteur de l’énergie était au centre de cette rencontre. Les discussions ont permis de faire le point sur l’état d’avancement du projet de ligne électrique entre Moukoukoulou et Mindouli, une infrastructure qui s’inscrit dans les efforts de développement du réseau électrique national.

Au-delà de ce projet, les deux parties ont également abordé les perspectives de renforcement de la résilience des réseaux de distribution d’électricité de Brazzaville et de Pointe-Noire. L’objectif est de contribuer à l’amélioration de la fiabilité des installations électriques dans ces deux grands pôles urbains du Congo.

La résilience des réseaux constitue en effet un enjeu important pour garantir une meilleure continuité de la fourniture d’électricité aux ménages, aux administrations et aux entreprises. Le renforcement des infrastructures de distribution pourrait ainsi contribuer à limiter les perturbations et à mieux répondre à la demande croissante en énergie.

Aucun calendrier de réalisation ni nouvel engagement financier n’a été précisé dans les informations communiquées sur cette rencontre.

Congo-Vie chère : Jacqueline Lydia Mikolo mobilise les importateurs

Face à la hausse des prix de certaines denrées de première nécessité, le gouvernement entend renforcer le dialogue avec les importateurs pour préserver le pouvoir d’achat des ménages.

 

La lutte contre la vie chère demeure une priorité pour le gouvernement. Le 14 octobre à Brazzaville, la ministre du Commerce, des Approvisionnements et de la Consommation, chargée de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlécaf), Jacqueline Lydia Mikolo, a rencontré les importateurs afin d’échanger sur l’augmentation des prix de certaines denrées de première nécessité.

Cette rencontre intervient dans un contexte marqué par la hausse des prix de produits essentiels à la consommation des ménages. Une situation qui suscite des préoccupations quant au maintien du pouvoir d’achat des populations, notamment les foyers les plus modestes.

Au cours des échanges, la ministre a réaffirmé la détermination du gouvernement à combattre la vie chère. L’objectif est de trouver, avec les acteurs de la chaîne d’approvisionnement, des solutions susceptibles de contenir la hausse des prix et de faciliter l’accès des consommateurs aux produits de première nécessité.

Au cours des échanges, la ministre a réaffirmé la détermination du gouvernement à combattre la vie chère. L’objectif est de trouver, avec les acteurs de la chaîne d’approvisionnement, des solutions susceptibles de contenir la hausse des prix et de faciliter l’accès des consommateurs aux produits de première nécessité.

Les importateurs, en raison de leur rôle dans l’approvisionnement du marché national, occupent une place importante dans cette démarche. Le dialogue avec ces opérateurs économiques apparaît ainsi essentiel pour mieux comprendre les facteurs à l’origine des augmentations constatées et envisager des mesures adaptées.

Au-delà des discussions avec les professionnels du secteur, l’enjeu reste de garantir un approvisionnement régulier du marché et de veiller à ce que les prix pratiqués restent accessibles aux consommateurs.

Pour les pouvoirs publics, la lutte contre la vie chère constitue un défi économique et social majeur. Elle nécessite une concertation entre les autorités et les opérateurs économiques, mais également une vigilance constante sur l’évolution des prix des produits de grande consommation.

Congo : les négociations échouent à l’Université Marien-Ngouabi

Le gouvernement et le Collège intersyndical de l’Université Marien-Ngouabi n’ont pas trouvé de compromis le 15 octobre à Brazzaville. Les discussions reprendront le 19 octobre, dans l’espoir de mettre fin à la crise sociale qui perturbe le fonctionnement de l’établissement.

 

Les négociations entre le gouvernement congolais et le Collège intersyndical de l’Université Marien-Ngouabi n’ont pas permis de trouver un accord, au terme de leur première journée de discussions, le 15 octobre 2026 à Brazzaville. Les deux parties ont néanmoins convenu de se retrouver le lundi 19 octobre prochain pour tenter de rapprocher leurs positions.

Cette rencontre avait pour objectif de trouver une issue à la crise sociale qui paralyse les activités de l’Université Marien-Ngouabi, avec pour enjeu la reprise normale des activités académiques et administratives.

Les échanges ont été présidés par Pierre Mabiala, ministre d’État, ministre de la Fonction publique et du Dialogue social, en présence de Delphine Édith Emmanuella née Adouki, ministre de l’Enseignement supérieur.

Malgré l’absence de compromis à l’issue de cette première séance, la poursuite des discussions laisse entrevoir une nouvelle possibilité de règlement du conflit. La rencontre du 19 octobre sera ainsi déterminante pour évaluer les chances d’un accord entre les deux parties.

En attendant, la crise sociale continue de peser sur le fonctionnement de cette principale institution publique d’enseignement supérieur du Congo. Les prochains échanges devront permettre de clarifier les positions du gouvernement et des représentants syndicaux afin de dégager une solution susceptible de favoriser un retour à la normale.

Congo : les agents de santé appelés à reprendre le travail le 15 octobre

Après le paiement de deux mois de salaires, les syndicats du secteur de la santé invitent les travailleurs à mettre fin à la grève et à reprendre leurs activités sur l’ensemble du territoire national.

 

La Fédération nationale des agents de la santé et des affaires sociales (Fénasas) et la Fédération syndicale des travailleurs de la santé et des affaires sociales (Fésytrasas) appellent à la reprise du travail dans les structures sanitaires et hospitalières du Congo. Dans une déclaration publiée le 14 octobre à Brazzaville, les deux centrales syndicales ont invité les agents à regagner leurs postes dès le 15 octobre à 7 heures, à la suite du paiement de deux mois de salaires.

Cette décision marque une étape dans le mouvement de grève générale illimitée qui affecte le secteur de la santé depuis plusieurs mois. Les deux organisations syndicales avaient lancé ce mouvement pour dénoncer la non-satisfaction de leur cahier de revendications, déposé le 13 novembre 2025 auprès du ministère de la Santé et de la Population.

Le mouvement avait été relancé le 6 août dernier, avec la mise en place d’un service minimum sur l’ensemble du territoire national. Les revendications des travailleurs avaient ainsi continué de peser sur le fonctionnement des structures sanitaires.

Le paiement de deux mois de salaires constitue donc un élément déterminant dans l’appel à la reprise lancé par les deux fédérations. Reste à savoir si cette reprise permettra un retour durable à la normale dans les établissements sanitaires du pays, alors que les revendications à l’origine du mouvement ont été formulées depuis près d’un an.

La reprise effective des activités est désormais attendue dans les hôpitaux et autres structures sanitaires du Congo.

Congo : le CHU et le Laboratoire national de santé publique bientôt dotés de nouveaux statuts

Cette réforme vise à adapter le fonctionnement de ces deux structures aux exigences du cadre juridique actuel et aux défis du système sanitaire congolais.

 

Le Centre hospitalier et universitaire (CHU) de Brazzaville et le Laboratoire national de santé publique sont concernés par une réforme de leurs statuts. Réuni en Conseil des ministres, le gouvernement congolais a adopté deux projets de décret présentés par le ministre de la Santé et de la Population, le professeur Jean Rosaire Ibara, en vue d’actualiser le cadre juridique de ces deux établissements publics.

Le premier texte porte approbation des statuts du CHU de Brazzaville, créé par la loi n°008/87 du 7 février 1987. Principal établissement de référence nationale, cette structure assure des missions essentielles dans les domaines des soins et services de santé, de l’enseignement médical et de la recherche biomédicale.

Toutefois, l’ancienneté de ses textes statutaires et l’évolution du cadre réglementaire ont rendu nécessaire une mise à jour de son organisation. Le projet de décret adopté vise ainsi à mettre ses statuts en conformité avec la loi n°45-2024 du 17 décembre 2024 portant régime général des établissements publics à caractère administratif.

Cette actualisation doit permettre d’adapter le fonctionnement de l’établissement aux nouvelles exigences légales et institutionnelles.

Le second projet de décret concerne les statuts du Laboratoire national de santé publique, créé par l’ordonnance n°9/69 du 28 mars 1969. Cette structure occupe une place importante dans le dispositif sanitaire national, notamment à travers la surveillance épidémiologique et le contrôle de la qualité des produits alimentaires, pharmaceutiques et biologiques.

Son cadre juridique, devenu ancien, ne répond plus pleinement aux exigences actuelles en matière de gouvernance, de transparence et d’efficacité. À cela s’ajoutent les défis sanitaires liés à la multiplication des menaces épidémiques, à la mondialisation des échanges et à la nécessité de renforcer le contrôle des produits destinés à la consommation.

L’adoption de nouveaux statuts doit ainsi permettre au laboratoire de mieux exercer ses missions et de s’adapter aux dispositions de la loi du 17 décembre 2024 relative au régime général des établissements publics à caractère administratif.

Congo : plus de 16 700 personnes sinistrées par les inondations dans la Likouala

Le gouvernement congolais a ordonné une intervention urgente pour porter secours aux populations affectées.

 

Ce sont 16 739 personnes sinistrées et déplacées, 2 738 ménages touchés et 11 villages inondés sur les 22 que compte la sous-préfecture d’Épéna. C’est le bilan préoccupant des inondations qui frappent depuis quelques jours le département de la Likouala, en République du Congo. Face à l’ampleur de la situation, le gouvernement a décidé de mobiliser des moyens d’urgence pour venir en aide aux populations affectées.

Selon les informations communiquées par le ministère des Affaires sociales et de l’Action humanitaire, plusieurs localités de la sous-préfecture d’Épéna sont touchées par la montée des eaux. Les villages concernés sont Mokengui, Mabongo-Koto, Bokatola, Makengo, Matoko, Ibanga, Iyakou, Itanga, Mohounda et Boha Impongui.

Face à cette situation, le Conseil des ministres a instruit les départements ministériels concernés de prendre, sans délai, les mesures nécessaires pour répondre à l’urgence humanitaire. Le ministère de la Défense nationale a notamment été chargé de mobiliser des hélicoptères de transport afin de faciliter le déploiement des équipes des ministères en charge de l’Action humanitaire et de la Santé.

Cette intervention intervient dans un contexte marqué par le début de la saison des pluies et les risques sanitaires liés aux inondations. L’objectif est de faciliter l’assistance aux sinistrés et de répondre aux besoins des populations affectées.

Placée sous l’autorité du Premier ministre, chef du gouvernement, la riposte sera coordonnée par une cellule regroupant les ministères compétents. Le gouvernement devra rendre régulièrement compte au président de la République de l’évolution de la situation.

Le Conseil des ministres a, par ailleurs, exprimé sa solidarité aux Congolaises et aux Congolais touchés par cette catastrophe et les a assurés du soutien de la nation.

Congo : deux réformes pour renforcer la gouvernance forestière

Réuni en Conseil des ministres, il a approuvé la création d’une nouvelle agence de contrôle et adopté un décret fixant les règles applicables aux conventions et permis forestiers.

 

Le gouvernement a approuvé la création de l’Agence de contrôle des produits forestiers à l’exportation et à l’importation (ACPFEI) et adopté un décret encadrant l’attribution des conventions et permis forestiers. Ces deux textes visent à adapter le dispositif réglementaire aux nouvelles exigences du secteur, tout en renforçant la transparence et la protection de l’environnement.

Présenté par la ministre de l’Économie forestière, Rosalie Matondo, le projet de loi portant création de l’ACPFEI prévoit de remplacer le Service de contrôle des produits forestiers à l’exportation (SCPFE), institué par la loi du 20 novembre 2000 portant Code forestier et organisé par un décret de 2002.

L’ancien dispositif doit notamment être adapté aux dispositions du nouveau Code forestier, aux exigences de l’Accord de partenariat volontaire relatif à l’application des réglementations forestières, à la gouvernance et aux échanges commerciaux, ainsi qu’à l’interdiction d’exporter du bois sous forme de grumes.

La future agence devra ainsi contribuer à améliorer le contrôle des produits forestiers, tout en favorisant des pratiques d’exploitation responsables et durables. Il s’agit notamment de promouvoir les normes d’exploitation forestière à impact réduit et de mieux répondre aux exigences environnementales.

Le projet de loi, approuvé par le Conseil des ministres, sera transmis au Parlement pour examen et adoption.

Dans le même élan, les membres du gouvernement ont adopté un projet de décret déterminant le contenu du cahier des charges général des conventions et permis forestiers, leurs conditions d’attribution et de conclusion, ainsi que les règles encadrant l’exercice des activités forestières.

Ce texte s’inscrit dans la mise en œuvre du Code forestier adopté en 2020, qui impose de nouvelles obligations aux opérateurs exploitant le domaine forestier de l’État. Il vise à renforcer la transparence des procédures et à garantir une meilleure prise en compte des exigences environnementales dans la gestion des ressources forestières.

Désormais, l’attribution des titres concernés sera encadrée par une procédure d’appel d’offres lancée par arrêté du ministre chargé des Forêts et publiée au Journal officiel. Les dossiers de candidature devront être déposés dans un délai de trois mois, avant leur examen par une commission forestière présidée par le ministre.

La sélection des candidats reposera notamment sur leurs capacités techniques, financières et environnementales. Le décret précise également les engagements des titulaires des conventions forestières. Ceux-ci devront notamment élaborer des plans d’aménagement, préserver les écosystèmes, respecter les normes environnementales et contribuer au développement des communautés locales.