Le Congo se dote d’une stratégie de communication et d’un fonds d’appui

Le ministre délégué chargé de la Réforme de l’État, Luc Joseph Okio, a réceptionné le 15 avril à Brazzaville deux documents destinés à renforcer la mise en œuvre du Plan stratégique de la réforme de l’État 2025-2029.

 

La stratégie de communication a pour objectif de mieux informer les citoyens, les administrations publiques et les partenaires sur les réformes en cours. Elle vise à expliquer les changements engagés, à valoriser les résultats obtenus et à encourager l’adhésion de l’ensemble des acteurs concernés. L’accent est mis sur la transparence, la diffusion des bonnes pratiques et le dialogue autour des politiques publiques.

Le second document concerne la mise en place du Fonds d’appui à la réforme de l’État. Ce mécanisme financier a pour mission de mobiliser et de sécuriser les ressources nécessaires à la conduite des réformes. Il doit permettre d’assurer un financement structuré et continu des actions prévues, afin de garantir leur efficacité et leur pérennité.

Selon le ministre Luc Joseph Okio, ces deux outils constituent une étape importante dans la modernisation de l’administration publique. Ils devraient améliorer la coordination des acteurs impliqués et faciliter la mise en œuvre des politiques publiques.

De son côté, la représentante du Programme des Nations unies pour le développement, Adama-Dian Barry, a salué une avancée significative, soulignant que ces instruments s’inscrivent dans une démarche globale axée sur la planification, la transparence et la performance.

Congo : la CNTR et le Pnud scellent un partenariat de 4,4 milliards FCFA

La Commission nationale de transparence et de responsabilité (CNTR) et le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud) ont officialisé, le 14 avril, un partenariat destiné à renforcer la transparence et la redevabilité dans la gestion des finances publiques au Congo.

 

Dotée d’un financement de plus de 4,4 milliards FCFA, cette initiative s’inscrit dans une dynamique de modernisation de la gouvernance financière, avec un accent particulier sur la digitalisation et l’évaluation des pratiques publiques.

Adossé au Plan stratégique 2025-2029 de la CNTR, le projet vise à moderniser les mécanismes de gestion financière à travers la numérisation des processus de collecte, de traitement et d’analyse des données.

Parmi les innovations phares figure l’évaluation annuelle du code de transparence et de responsabilité, appuyée par une plateforme numérique dédiée. Cet outil permettra d’améliorer la collecte des données financières, d’en affiner l’analyse et de renforcer la reddition des comptes au sein des administrations publiques.

Intervenant à cette occasion, la représentante résidente du Pnud au Congo, Adama Dian Barry, a souligné que ce partenariat permettra de déployer des actions structurées et à impact rapide, notamment grâce à la digitalisation des outils de gestion. Elle a insisté sur la nécessité d’ériger la redevabilité en pilier central de l’action publique, la considérant comme un levier essentiel pour accroître l’efficacité des institutions.

Pour sa part, le président de la CNTR, Joseph Mana Fouafoua, a qualifié la signature de cet accord d’étape déterminante. Selon lui, elle ouvre la voie à l’élaboration d’un document de projet destiné à impulser et soutenir des actions concrètes, cohérentes et durables en faveur d’une meilleure transparence dans la gestion des finances publiques.

Présidence du Parlement panafricain : l’Algérie sollicite l’appui du Congo

L’Algérie intensifie sa démarche diplomatique auprès des autorités congolaises en vue d’obtenir leur soutien à sa candidature à la présidence du Parlement panafricain.

 

En visite mardi 14 avril à Brazzaville, l’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire d’Algérie au Congo, Riache Azeddine, a échangé avec les présidents des deux chambres du Parlement, Pierre Ngolo et Isidore Mvouba.

Au cœur des discussions, la consolidation des relations interparlementaires entre Algérie et République du Congo, mais surtout la sollicitation officielle de l’appui du Congo à la candidature algérienne à la tête du Parlement panafricain. Selon le diplomate, cette ambition s’inscrit dans la volonté d’Alger de dynamiser cette institution continentale, de renforcer son efficacité et de lui conférer un rôle plus visible dans la promotion des idéaux africains.

« À travers cette candidature, l’Algérie entend travailler étroitement avec les pays frères et amis, tels que le Congo, pour consolider les valeurs de solidarité, de fraternité, de paix, de sécurité et de développement », a souligné Riache Azeddine, mettant en avant l’importance d’un leadership fédérateur au sein des instances panafricaines.

Dans cette dynamique de rapprochement, l’ambassadeur a également réaffirmé la disponibilité de son pays à accompagner le Congo dans la mise en œuvre de son programme de développement pour le quinquennat 2026-2031. Il a salué, par ailleurs, l’initiative des sénateurs africains portant création d’une association destinée à renforcer la concertation entre les Sénats du continent.

Une visite prochaine de Pierre Ngolo en Algérie est annoncée, de même qu’un déplacement des membres des groupes d’amitié parlementaire des deux chambres congolaises, signe d’une coopération appelée à se densifier.

Congo-Investiture de Denis Sassou-N’Guesso : plusieurs chefs d’État déjà à Brazzaville

La capitale congolaise va vivre un moment politique majeur ce jeudi 16 avril 2026, avec la cérémonie d’investiture du président élu Denis Sassou N’Guesso.

 

Plusieurs chefs d’État africains ont foulé le sol congolais mercredi 15 avril 2026, pour prendre part à la cérémonie officielle d’investiture du Président Denis Sassou-N’Guesso, prévue ce jeudi. Parmi les personnalités déjà présentes dans la capitale congolaise figurent les présidents Paul Kagame du Rwanda, Azali Assoumani des Comores, Faustin Archange Touadéra de la centrafrique et Brice Clotaire Oligui Nguema du Gabon. Leur arrivée à Brazzaville témoigne de l’importance diplomatique accordée à cet événement et du renforcement des relations bilatérales entre le Congo et les pays frères du continent.

Outre ces présences africaines, les États-Unis d’Amérique seront également représentés. La délégation américaine sera conduite par le Sous-Secrétaire d’État adjoint chargé des réfugiés et de la migration, Erhardt Christian.

La cérémonie d’investiture, prévue ce jeudi, marquera l’ouverture d’un nouveau mandat de cinq ans pour le Président Denis Sassou-N’Guesso. Elle se déroulera en présence des corps constitués nationaux, de nombreuses délégations étrangères ainsi que des invités spéciaux.

Brazzaville, parée aux couleurs nationales, vibre déjà dans une atmosphère mêlant solennité institutionnelle et ferveur populaire.

Congo-Kintélé : Nathan Services lance l’enrôlement biométrique des permis et cartes grises

La société Nathan Services SARL a officiellement lancé, le 13 avril dernier, les opérations d’enrôlement biométrique pour l’établissement des permis de conduire et des cartes grises au profit des motocyclistes et automobilistes.

 

La cérémonie de lancement s’est tenue dans l’enceinte du stade de la Concorde, précisément dans les locaux de la mairie de la commune de Kintélé, où est installé le nouveau centre d’enrôlement. Cette initiative vise à rapprocher l’administration des usagers et à faciliter l’accès aux documents administratifs liés à la circulation routière. La directrice générale adjointe de Nathan Services, Sonia Christelle Gboho, a procédé au lancement officiel de cette opération, qui s’inscrit dans une phase pilote de trois mois avant son extension à d’autres localités du pays.

« Des personnes viennent avec leurs dossiers complets et nous les recevons avant l’acheminement pour l’établissement du permis de conduire. Nous produisons essentiellement les cartes grises et les permis de conduire. Dans un premier temps, nous ferons uniquement les enrôlements », a-t-elle expliqué.

Selon elle, l’ouverture de cette antenne répond à un besoin réel, de nombreux conducteurs se trouvant encore en situation irrégulière concernant leurs documents. L’objectif est donc de régulariser ces situations tout en garantissant des procédures modernes, sécurisées et conformes aux normes en vigueur.

L’installation de ce centre à Kintélé a été favorablement accueillie par les usagers, notamment les conducteurs de taxi-moto. L’un d’eux, fraîchement enrôlé, a salué la qualité de l’accueil et la rapidité du service. « J’apprécie l’initiative, j’ai été bien reçu. J’exprime ma joie de savoir qu’à Kintélé il y a désormais une antenne d’établissement des permis de conduire. J’invite mes confrères motards à faire comme moi. C’est à un prix abordable, j’ai payé 50 000 FCFA à la caisse », a-t-il témoigné.

Agréée depuis le 22 avril 2024 pour l’exercice des activités liées à l’impression des permis de conduire et des cartes grises, Nathan Services SARL s’engage à assurer cette mission dans le strict respect des exigences techniques et biométriques définies par les autorités compétentes.

Congo-Investiture de Denis Sassou-N’Guesso : un nouveau mandat s’ouvre

Conformément aux dispositions de la Constitution, la cérémonie d’investiture de Denis Sassou-N’Guesso, président de la République élu, se tiendra ce jeudi 16 avril 2026 au stade de Kintélé.

 

Devant la Nation et un parterre de hautes personnalités nationales et internationales, le Chef de l’État prêtera serment, marquant ainsi le début officiel d’un nouveau mandat de cinq ans à la tête du Congo. Cette étape solennelle consacre la continuité institutionnelle et ouvre une nouvelle phase de gouvernance pour le pays.

Le stade de Kintélé, cadre emblématique des grands rendez-vous nationaux, accueillera cette cérémonie qui s’annonce à la fois républicaine et symbolique. Autorités civiles et militaires, membres du corps diplomatique, représentants des institutions ainsi que de nombreuses forces vives de la Nation sont attendus pour cet événement majeur de la vie politique congolaise.

À travers cette investiture, le Président Denis Sassou-N’Guesso réaffirmera son engagement à servir la République, à préserver la stabilité des institutions et à poursuivre les efforts de développement économique et social. Ce nouveau quinquennat s’ouvre dans un contexte marqué par des défis multiples, mais également par des attentes fortes en matière de gouvernance, de relance économique et de consolidation de la paix.

La cérémonie du 16 avril scellera ainsi l’entrée du Congo dans une nouvelle étape de son histoire politique, placée sous le signe de la continuité et des ambitions renouvelées.

Congo-Architecture : l’OAC et l’UDSN scellent un partenariat

Le président de l’Ordre des architectes du Congo (OAC), Antoine Béli Bokolojoué, et le président de l’Université Denis-Sassou-N’Guesso (UDSN), le Pr Ange Antoine Abena, ont signé, le 13 avril à Kintélé, une convention destinée à renforcer la formation en architecture et urbanisme au Congo.

 

Cet accord vise notamment la relecture et la reformalisation des programmes de l’Institut supérieur d’architecture, urbanisme, bâtiment et travaux publics (ISAUBTP), qui forme depuis plusieurs années de jeunes architectes-urbanistes. Il prévoit également un encadrement accru de la formation continue, ainsi que l’implication active de l’OAC dans la formation des enseignants et la modernisation des cursus.

À travers ce partenariat, les deux institutions entendent créer des passerelles concrètes entre le monde académique et la pratique professionnelle. Des stages pratiques au sein des agences, cabinets et bureaux d’études membres de l’OAC seront consolidés, favorisant l’employabilité des étudiants et la professionnalisation des parcours.

La convention met aussi l’accent sur les défis contemporains, notamment l’intégration des énergies renouvelables dans la conception architecturale et urbaine, dans un contexte marqué par l’urgence climatique et l’ambition de bâtir des villes intelligentes.

Par ailleurs, l’OAC s’est engagé à œuvrer pour la reconnaissance des diplômes de l’UDSN à l’échelle africaine et internationale, en se rapprochant des instances mondiales de l’architecture telles que l’Union internationale des architectes et l’Unesco.

Pour Antoine Béli Bokolojoué, cet accord dépasse le simple cadre administratif. Il constitue « un levier stratégique » au service du développement national, en renforçant la synergie entre l’université et les corps professionnels organisés. « Il n’y a pas de développement sans université, pas d’avenir sans formation de qualité, pas de ville sans architectes », a-t-il rappelé.

Congo : Brazza Airlines décolle le 20 avril

La nouvelle compagnie congolaise lance ses activités avec l’ambition de renforcer la connectivité nationale et d’affirmer une souveraineté aérienne moderne et sécurisée.

 

La compagnie Brazza Airlines a officiellement annoncé, lundi 13 avril 2026 à Brazzaville, le lancement de ses activités. Filiale de Thalair, elle-même rattachée au groupe Dexfly, la nouvelle entité entend s’imposer comme un acteur clé du transport domestique.

Pensée pour répondre aux défis de mobilité intérieure, Brazza Airlines mise sur la modernité, la sécurité et la fiabilité de ses opérations. Sa flotte est composée d’appareils du constructeur brésilien Embraer, reconnu pour la performance et l’efficacité de ses avions régionaux.

La compagnie exploitera notamment deux types d’appareils à savoir l’Embraer 190, d’une capacité de 98 sièges, destiné aux liaisons principales, en particulier entre Brazzaville et Pointe-Noire, avec jusqu’à trois rotations quotidiennes. Aussi, l’Embraer ERJ 145, configuré en 49 sièges, qui desservira des villes telles qu’Ollombo, Ouesso, Impfondo et prochainement Dolisie.

Le vol inaugural est prévu le 20 avril entre Brazzaville et Pointe-Noire. Le lancement officiel du programme régulier de vols interviendra dès le 21 avril, marquant le début effectif des opérations commerciales.

Pour son président, Jean Valli, cette initiative s’inscrit dans une vision stratégique claire « Offrir à la République du Congo une souveraineté aérienne appuyée par une technologie de pointe ».

Basée à Pointe-Noire, Brazza Airlines opérera avec des appareils immatriculés en France, sous un Certificat de transporteur aérien conforme aux normes de l’European Union Aviation Safety Agency (EASA). La compagnie est également certifiée International Air Transport Association IOSA.

La commercialisation des billets est assurée en partenariat avec Hariom Travels, agent général de la compagnie, avec des points de vente à Brazzaville et Pointe-Noire, ainsi qu’une plateforme de réservation en ligne.

Congo : Brazzaville face aux coupures d’électricité

Depuis plusieurs jours, les coupures d’électricité et les délestages à répétition rythment le quotidien des habitants de la capitale congolaise, alimentant frustration et colère.

 

De la rivière Djoué, au sud de la ville, jusqu’à la rivière Ndjiri, au nord, sur plus de quarante kilomètres, en passant par le centre-ville, les interruptions de courant sont devenues quasi permanentes dans plusieurs quartiers. Les coupures, parfois imprévisibles, s’étendent sur de longues heures, perturbant la vie familiale, les activités commerciales et le fonctionnement des petites entreprises.

Dans les foyers, la situation devient difficilement supportable. Conservation des aliments compromise, appareils électroménagers endommagés, enfants contraints d’étudier à la lumière des bougies ou des lampes torches. Les conséquences sont multiples. « Nous passons parfois toute une nuit sans électricité. C’est intenable », confie un habitant excédé du quartier Talangaï.

Les commerçants, notamment les tenanciers de boutiques et de chambres froides, déplorent des pertes financières importantes. Certains recourent à des groupes électrogènes, mais le coût du carburant alourdit davantage leurs charges dans un contexte économique déjà fragile.

Face aux critiques, la société Énergie électrique du Congo (E2C) pointe du doigt l’urbanisation accélérée de la capitale. Selon elle, l’extension rapide des zones d’habitation a entraîné une surcharge des postes de distribution, dont plusieurs infrastructures, vieillissantes et insuffisamment entretenues, cèdent régulièrement sous la pression.

« Les postes sont surchargés et nécessitent des travaux de renforcement », explique la société, qui évoque également des difficultés techniques et logistiques pour assurer une maintenance optimale du réseau.

Si l’argument de la croissance urbaine est avancé, de nombreux consommateurs estiment que la question de la planification et de l’investissement dans les infrastructures énergétiques reste centrale. Pour eux, l’urbanisation ne saurait justifier à elle seule des coupures aussi fréquentes et prolongées.

Congo-Moho G : près de 100 millions de barils supplémentaire découvert

La société TotalEnergies EP Congo a annoncé, lundi 13 avril 2026, une nouvelle découverte d’hydrocarbures sur le permis offshore de Moho, situé au large des côtes du pays.

 

La compagnie à travers un communiqué de presse rendue publique, a confirmé le dynamisme des activités d’exploration dans cette zone stratégique de Moho. La découverte fait suite au forage du puits d’exploration MHNM-6 NFW, ciblant la structure géologique baptisée Moho G. Selon l’opérateur, le puits a mis en évidence une colonne d’hydrocarbures d’environ 160 mètres dans des réservoirs datant de l’Albien, caractérisés par de bonnes propriétés pétrophysiques. Une campagne complète d’acquisition de données a été menée afin d’évaluer avec précision le potentiel du gisement.

La découverte réalisée sur la structure Moho G, combinée à celle précédemment enregistrée sur la structure voisine de Moho F, représente des ressources récupérables estimées à près de 100 millions de barils. Un volume significatif qui pourrait renforcer la production nationale d’hydrocarbures.

TotalEnergies opère le permis Moho via sa filiale congolaise avec une participation de 63,5 %, aux côtés de Trident Energy (21,5 %) et de la Société Nationale des Pétroles du Congo (15 %).

Les installations de production déjà en place sur le permis comprennent deux unités flottantes, qui assurent actuellement une production d’environ 90 000 barils équivalent pétrole par jour, selon les données communiquées par l’opérateur.