Discours de Sassou N’Guesso à l’ouverture des 61es Assemblées annuelles de la BAD

Messieurs les chefs d’État, chers frères ;

  • Monsieur Mahamadou Issoufou, ancien président du Niger et cher frère ;
  • Mesdames et messieurs les représentants des chefs d’État ;
  • Monsieur le Premier ministre, chef du gouvernement ;
  • Madame la vice-présidente de la Commission de l’Union africaine ;
  • Mesdames et messieurs les ambassadeurs et membres du corps diplomatique ;
  • Mesdames et messieurs les membres des Conseils d’administration de la Banque africaine de développement et du Fonds africain de développement ;
  • Monsieur le président du Groupe de la Banque africaine de développement ;
  • Mesdames et messieurs les représentants du secteur privé, des organisations de la société civile et du monde académique ;
  • Distingués invités ;
  • Mesdames, messieurs ;

Mon pays, la République du Congo, s’honore d’abriter les 61es Assemblées annuelles de la Banque africaine de développement, BAD en sigle. A ce propos, je voudrais souhaiter la bienvenue et un agréable séjour à nos illustres hôtes et distingués invités qui ont bien voulu effectuer le déplacement de Brazzaville, en dépit des contraintes de calendrier.

En outre, j’adresse mes sincères remerciements au Groupe de la Banque africaine de développement suite à la désignation de la République du Congo comme pays d’accueil des présentes assises.

Enfin, je réitère mes encouragements au Dr Sidi Ould Tah, président du Groupe de la Banque africaine de développement et je forme le vœu que son mandat permette :

– de consolider les acquis de la Banque ;

– d’accroître sa capacité de mobilisation des ressources ;

– de renforcer son rôle de catalyseur du financement du développement de l’Afrique.

C’est le sens même du thème retenu pour ces Assemblées annuelles, à savoir « Mobiliser des ressources à grande échelle pour le financement du développement de l’Afrique dans un monde fragmenté ». Le financement du développement de l’Afrique requiert désormais des approches plus ambitieuses, inscrites dans une dynamique durable et cohérente. Les besoins sont immenses et concernent les infrastructures, l’énergie, l’agriculture, l’industrie, le numérique, la santé, l’éducation, la formation professionnelle, la protection de l’environnement, la création d’emplois. Ces exigences du développement appellent des réponses nouvelles, audacieuses et adaptées.

Pour mobiliser davantage l’épargne africaine et les capitaux internationaux au service de projets structurants, il nous faut approfondir nos marchés financiers, renforcer nos institutions régionales, développer les instruments de garantie, de partage des risques et de financement mixte. L’enjeu n’est donc pas seulement de trouver plus de ressources. Il s’agit aussi de mieux les orienter, de mieux les utiliser et de les consacrer à des investissements capables de transformer durablement les conditions de vie de nos populations. La question du financement est donc indissociable de celle de la responsabilité.

Depuis sa création, la Banque accompagne les pays africains dans leurs efforts de développement. Elle soutient les projets d’infrastructures, l’accès à l’énergie, la sécurité alimentaire, l’intégration régionale, l’industrialisation, le développement du secteur privé, la gouvernance économique et l’amélioration des conditions de vie des populations. Elle est, à ce titre, bien plus qu’une institution financière. Elle est un instrument de solidarité africaine, un partenaire stratégique des États et un levier important de transformation du continent.

La Banque doit demeurer fidèle à sa vocation première : être la Banque de l’Afrique, au service de l’Afrique, portée par la confiance de ses États membres et ouverte aux partenariats utiles au développement du continent. Elle doit également continuer d’aider nos pays à financer leurs priorités, à renforcer leur résilience, à accélérer leur industrialisation, à soutenir leur jeunesse et à construire des économies plus compétitives. Elle doit enfin poursuivre son action en faveur d’une architecture financière internationale plus juste, plus représentative et plus attentive aux réalités africaines.

La République du Congo entretient, avec la Banque africaine de développement, une coopération ancienne, solide et fructueuse. Cette coopération a accompagné plusieurs projets majeurs de notre développement, s’agissant notamment de l’agriculture, des infrastructures, de l’énergie, du capital humain, de la gouvernance économique et l’intégration régionale.

Notre pays poursuit les réformes nécessaires pour améliorer la gouvernance publique, renforcer la planification, promouvoir l’investissement privé, soutenir l’industrialisation et accélérer la diversification de l’économie.

Ainsi, la République du Congo est engagée dans une réflexion stratégique de long terme à travers la Vision Congo 2063. Cette initiative traduit notre volonté d’axer le développement du Congo sur la diversification de l’économie, la modernisation des infrastructures, la promotion du secteur privé, la valorisation du capital humain.

C’est par ces leviers que nous pourrons répondre aux attentes de nos populations, en particulier de notre jeunesse. C’est également par ces leviers que l’Afrique pourra réduire sa dépendance, renforcer sa souveraineté économique et mieux tirer parti de ses richesses.

Dès lors, il nous appartient de faire de nos ressources naturelles un moteur de transformation locale. Il nous appartient aussi de faire du financement du développement un outil de souveraineté, de justice sociale et de prospérité partagée.

L’Afrique aspire à des partenariats équilibrés, à des financements adaptés et à une meilleure reconnaissance de son rôle dans l’économie mondiale.

  • Messieurs les chefs d’État, chers frères ;
  • Mesdames, messieurs ;

Je forme le vœu que les présentes Assemblées annuelles soient fructueuses et débouchent sur des orientations fortes et des engagements concrets, pour une Afrique plus résiliente, plus intégrée et plus prospère au bénéfice de nos peuples.

C’est sur cette note d’optimisme et de confiance en l’avenir de notre continent que je déclare ouvertes les Assemblées annuelles 2026 du Groupe de la Banque africaine de développement.

– Vive l’Afrique !

– Vive la Banque africaine de développement !

Je vous remercie.

 

Congo : quatre présumés trafiquants de peaux de panthère arrêtés à Ewo

Les objets saisis comprennent quatre peaux, un crâne et quatre dents de panthère, correspondant à au moins quatre animaux abattus.

 

Quatre présumés trafiquants fauniques, âgés de 25 à 50 ans, ont été interpellés le 18 mai à Ewo, chef-lieu du département de la Cuvette-Ouest, pour détention illégale et tentative de commercialisation de trophées de panthère.

L’opération a été menée conjointement par les services de la région de gendarmerie de la Cuvette-Ouest et les agents de la direction départementale de l’Économie forestière en poste à Ewo, avec l’appui du Projet d’appui à l’application de la loi sur la faune sauvage.

Parmi les personnes arrêtées figurent notamment un chauffeur personnel d’une autorité locale ainsi qu’un pasteur d’église. Selon les premiers éléments de l’enquête, les suspects auraient été surpris en flagrant délit de détention, de circulation et de tentative de vente des trophées saisis.

D’après les services compétents, les produits fauniques avaient été soigneusement dissimulés dans un sac de jute contenant des vêtements et divers effets personnels afin d’échapper aux contrôles des forces de sécurité. Une tentative qui n’aura finalement pas abouti, les agents ayant réussi à détecter la cargaison avant de procéder à l’interpellation des suspects.

Cette nouvelle affaire met une fois de plus en lumière l’ampleur du trafic de produits issus d’espèces protégées dans certaines localités du pays, malgré le renforcement des dispositifs de surveillance et de répression. La panthère, espèce intégralement protégée, ne peut être ni détenue, ni transportée, ni commercialisée sans autorisation spéciale des autorités compétentes.

Les investigations se poursuivent actuellement afin d’identifier d’éventuels complices et de démanteler l’ensemble du réseau impliqué dans ce trafic. Les mis en cause encourent des peines d’emprisonnement ferme ainsi que de lourdes amendes, conformément à la législation en vigueur sur la protection de la faune sauvage.

Libre circulation : le Congo va supprimer les visas pour les ressortissants africains dès 2027

L’annonce a été faite le 25 mai à Brazzaville par le président Denis Sassou-Nguesso, à l’occasion de la célébration de la 63e Journée de l’Afrique, organisée en prélude aux Assemblées annuelles de la Banque africaine de développement (BAD).

 

À partir du 1er janvier 2027, les ressortissants africains pourront entrer en République du Congo sans visa. C’est ce qui ressort du discours du président Dénis Sassou N’Guesso, à l’occasion de la 63e Journée de l’Afrique. Le chef de l’État congolais a plaidé pour une accélération de la libre circulation des personnes et des biens sur le continent. Il a également appelé au renforcement de l’intégration régionale ainsi qu’à la promotion d’un passeport africain unique, symbole d’une Afrique davantage unie et ouverte.

Cette décision marque un tournant majeur dans la politique migratoire congolaise et s’inscrit dans la dynamique continentale portée par l’Union africaine, qui encourage les États membres à lever progressivement les barrières administratives freinant les échanges intra-africains.

Pour de nombreux observateurs, cette mesure pourrait favoriser les échanges économiques, le tourisme, les investissements ainsi que les opportunités culturelles et universitaires entre les pays africains. Elle devrait également renforcer l’attractivité du Congo à l’échelle régionale, au moment où plusieurs États du continent multiplient les initiatives en faveur de la mobilité africaine.

La déclaration du président Denis Sassou-Nguesso intervient dans un contexte marqué par la tenue prochaine des Assemblées annuelles de la BAD à Brazzaville, un rendez-vous continental majeur qui réunit décideurs politiques, financiers et acteurs du développement autour des défis économiques de l’Afrique.

À travers cette réforme, le Congo entend ainsi réaffirmer son engagement en faveur du panafricanisme et de la construction d’un espace africain plus intégré, où les citoyens pourront circuler plus librement au-delà des frontières héritées de la colonisation.

Les vols groupés Paris-Kinshasa-Brazzaville d’Air France suscitent des inquiétudes

Alors que l’épidémie du virus Ebola continue de progresser en RDC, la compagnie aérienne Air France fait face à des interrogations concernant le maintien des vols groupés entre Paris, Kinshasa et Brazzaville.

 

Un vol Paris–Détroit de Air France a dû effectuer une escale à Montréal mercredi 20 mai, afin de débarquer un passager originaire de la RDC, conformément aux mesures de précaution appliquées par les autorités américaines face au risque de propagation du virus Ebola. Cet incident a relancé le débat autour des dispositifs sanitaires appliqués par les compagnies aériennes desservant l’Afrique centrale.

Au cœur des préoccupations figure notamment le maintien des vols groupés Paris–Kinshasa–Brazzaville et vice-versa. Pour plusieurs voyageurs et observateurs, le principe de précaution devrait conduire la compagnie française à dissocier temporairement ces dessertes afin de réduire les risques potentiels liés au transit des passagers entre les deux capitales voisines.

À Brazzaville, de nombreuses voix estiment qu’une telle mesure permettrait de rassurer davantage les populations et de renforcer la prévention sanitaire dans un contexte régional déjà marqué par une forte vigilance. Certains spécialistes rappellent également que la proximité géographique entre Brazzaville et Kinshasa impose une attention particulière en période d’alerte épidémique.

Pour l’heure, aucune restriction officielle de voyage n’a été annoncée par les autorités sanitaires internationales concernant Kinshasa. Les compagnies aériennes poursuivent donc leurs opérations habituelles tout en appliquant les contrôles sanitaires recommandés.

Congo-Diplomatie : cinq nouveaux ambassadeurs présentent leurs lettres de créance

Le président Denis Sassou N’Guesso, a reçu, le 23 mai au Palais du peuple à Brazzaville, les lettres de créance de cinq nouveaux ambassadeurs accrédités au Congo.

 

La République du Congo accueille de nouveaux ambassadeurs du Vatican, la Belgique, la Norvège, le Maroc ainsi que le Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord. Pour Relwende Kisito Ouédraogo, représentant du Vatican, sa mission s’inscrit dans la continuité des relations établies entre le Saint-Siège et le Congo depuis 2017, année de signature d’un accord-cadre portant sur plusieurs secteurs stratégiques, notamment la diplomatie, la santé et l’éducation. Cette coopération traduit la volonté des deux parties de consolider leurs échanges autour des valeurs humaines, sociales et spirituelles.

La nouvelle ambassadrice de Belgique, Emmanuelle Plissart De Foy, a pour sa part placé son mandat sous le signe du renforcement d’une coopération déjà qualifiée d’excellente entre Bruxelles et Brazzaville. Les relations entre les deux pays reposent principalement sur le dialogue politique, la diversification des échanges économiques ainsi que le développement de nouveaux partenariats dans plusieurs domaines d’intérêt commun.

De son côté, l’ambassadeur de Norvège, Bekken Bjorn Klouman, a salué les efforts consentis par le président congolais en faveur de la préservation de l’environnement et de la protection des écosystèmes forestiers. Un engagement qui place le Congo parmi les acteurs majeurs de la lutte contre les changements climatiques en Afrique centrale, notamment à travers la sauvegarde du bassin du Congo.

La diplomate marocaine, El Berrak Najoua, a mis en avant la qualité des relations d’amitié et de coopération entre le Royaume du Maroc et la République du Congo. Elle a réaffirmé la volonté des deux États de consolider davantage leurs liens dans les domaines économique, politique et culturel, au bénéfice des peuples des deux nations.

Enfin, Zoé Warren Mvo, ambassadrice du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord, a exprimé son ambition de donner un nouvel élan à la coopération bilatérale. Elle entend notamment accorder une attention particulière aux enjeux environnementaux, en mettant l’accent sur la protection des forêts du bassin du Congo, considérées comme un patrimoine écologique mondial essentiel.

Congo : Brazzaville accueille les Assemblées annuelles de la BAD

Le président de République, Denis Sassou N’Guesso échange avec le président de la BAD, Sidi Ould Tah, à la veille des assises pour s’assurer des derniers réglages avant l’ouverture des assises.

 

Prévue à Brazzaville du 25 au 29 mai, cette rencontre réunira plusieurs dirigeants africains, ministres des Finances, gouverneurs de banques centrales, partenaires techniques et investisseurs autour des questions liées au financement du développement, à la transformation économique du continent et à la résilience face aux crises mondiales.

Les discussions prévues durant les travaux porteront notamment sur le renforcement de l’intégration régionale, l’accélération de l’industrialisation du continent, la mobilisation des ressources financières et l’accompagnement des États africains dans leurs politiques de développement durable.

Pour le Congo, pays hôte de cette édition, l’organisation de ces Assemblées constitue une opportunité diplomatique et économique majeure. Elle permettra au pays de réaffirmer son engagement en faveur de la coopération africaine et de mettre en lumière ses ambitions en matière de développement et d’attractivité économique.

Coopération judiciaire : le Congo et la RDC veulent moderniser l’accord de 1978

Réunis le 21 mai à Brazzaville, les ministres de la Justice des deux pays ont engagé des discussions autour de la révision de l’accord de coopération judiciaire signé en 1978, afin de l’adapter aux nouveaux défis sécuritaires et criminels liés notamment aux technologies numériques.

 

Le Congo et la République démocratique du Congo (RDC) entendent donner un nouveau souffle à leur coopération judiciaire. Face à l’évolution des formes de criminalité transfrontalière, Brazzaville et Kinshasa veulent renforcer leurs mécanismes de collaboration judiciaire. C’est dans cette perspective qu’une séance de travail s’est tenue, le 21 mai à Brazzaville, entre le ministre congolais de la Justice, Aimé Ange Wilfrid Bininga, et son homologue de la République démocratique du Congo, Guillaume Ngefa.

Au centre des échanges : la révision de l’accord de coopération judiciaire datant de 1978. Jugé aujourd’hui dépassé face aux mutations du contexte sécuritaire et technologique, ce texte devrait être actualisé afin de mieux répondre aux réalités contemporaines.

Les deux parties souhaitent notamment intégrer dans le nouvel accord des dispositions relatives aux infractions commises via les nouvelles technologies de l’information et de la communication. Cybercriminalité, escroqueries numériques, fraudes en ligne ou encore circulation illicite de données figurent parmi les préoccupations communes des deux États voisins.

Au-delà de la lutte contre les nouvelles formes de criminalité, cette révision vise également à fluidifier les procédures judiciaires entre les deux pays. Les autorités entendent favoriser une coopération plus rapide dans le traitement des dossiers, les échanges d’informations et l’entraide judiciaire.

« Nos deux pays affichent la volonté d’aller vers une simplification des procédures dans le cadre des échanges d’expérience », a souligné le ministre Aimé Ange Wilfrid Bininga, mettant en avant la nécessité d’une collaboration judiciaire adaptée aux enjeux actuels.

Congo : Brazzaville paralysée par une pénurie de carburant

Une situation qui entraîne un ralentissement de la circulation et complique les déplacements dans l’ensemble de la capitale congolaise.

 

Dans plusieurs quartiers de la ville depuis plusieurs jours, les images se ressemblent, bidons alignés devant les stations-service, motocyclistes en quête de carburant et automobilistes exaspérés par la rareté des produits pétroliers. Aux heures de pointe, les transports en commun deviennent difficiles à trouver, provoquant de longues attentes aux arrêts de bus.

Près de la mairie de Mfilou, dans le 7e arrondissement, Fiacre Nkombo, un usager rencontré sur place, déplore les conséquences de cette crise sur la population. « C’est une situation vraiment difficile. On peut avoir de quoi payer le transport, mais il n’est pas facile de trouver un bus, ni même un taxi », s’est-il indigné.

La pénurie touche particulièrement les chauffeurs de taxi et les conducteurs de bus, dont les activités sont fortement perturbées. Devant une station-service du centre-ville, un chauffeur de taxi confie vivre un véritable calvaire. « Cela fait trois jours que je cherche du carburant. C’est une vraie bataille, et dans ces conditions, il est difficile de faire la recette », raconte-t-il, épuisé après plusieurs tentatives infructueuses.

Dans les rares stations qui disposent encore de petites quantités de carburant, les forces de l’ordre peinent à contenir l’affluence et les tensions. Des policiers ont été déployés afin d’assurer le maintien de l’ordre et d’éviter les débordements.

Selon une source proche de la Société Commune de Logistique (SCLOG), chargée du stockage et du transport des hydrocarbures au Congo, les autorités ont dû se tourner vers Kinshasa, en République démocratique du Congo, pour acheminer quelques barges de carburant destinées à ravitailler Brazzaville et réduire progressivement la pression sur les stocks.

Dans un communiqué officiel, le gouvernement a attribué cette situation à une baisse des stocks aux niveaux national et international, conséquence directe de la crise qui secoue actuellement le Moyen-Orient.

Face à la rareté du carburant dans le circuit officiel, plusieurs automobilistes se rabattent désormais sur les vendeurs illicites, communément appelés « Kadhafis ». Profitant de la forte demande, ces derniers imposent des prix largement supérieurs aux tarifs réglementaires. Un bidon de 25 litres est ainsi vendu à plus de 25 000 francs CFA, contre environ 20 000 francs CFA dans les stations-service.

Alors que les autorités tentent de rassurer la population sur un retour progressif à la normale, les Brazzavillois continuent de subir les lourdes conséquences de cette crise énergétique qui fragilise davantage leur quotidien.

Éliminatoires CAN 2027 : le Congo logé dans le groupe G

Les Diables rouges du Congo croiseront le fer avec les Comores, le Cameroun et la Namibie.

 

Le tirage au sort des éliminatoires de la prochaine Coupe d’Afrique des nations a livré son verdict et promet déjà des confrontations particulièrement disputées dans le groupe G. Le Congo devra se mesurer aux Comores, au Cameroun ainsi qu’à la Namibie dans une poule jugée équilibrée, où chaque sélection nourrit l’ambition de décrocher son billet pour la phase finale.

Si le Cameroun apparaît naturellement comme l’un des favoris du groupe en raison de son expérience continentale et de son riche palmarès, les autres nations entendent également jouer pleinement leurs chances. Dès l’annonce du tirage, les sélectionneurs camerounais et namibien ont réagi avec prudence et détermination, refusant de sous-estimer leurs adversaires.

Du côté des Lions indomptables, l’objectif affiché reste une qualification sans difficulté majeure. Toutefois, le staff technique camerounais estime que le Congo possède des arguments solides, notamment grâce à une génération de joueurs talentueux capables de rivaliser avec les meilleures équipes africaines. Les confrontations sous-régionales entre les deux pays ont souvent été intenses et indécises, ce qui pousse le Cameroun à la vigilance.

Même son de cloche du côté de la Namibie. Le sélectionneur namibien a reconnu que cette campagne ne laissera aucune place à l’improvisation. Selon lui, le Congo demeure une équipe compétitive, difficile à manœuvrer, surtout lorsqu’elle évolue avec confiance et discipline tactique. Il considère ainsi que chaque rencontre du groupe pourrait avoir des allures de finale.

Pour les supporters congolais, ce tirage représente autant un défi qu’une opportunité de relance pour les Diables rouges, désireux de retrouver leur place parmi les grandes nations du football africain. Les prochains mois seront donc déterminants pour le staff technique congolais, appelé à bâtir un effectif capable de répondre aux exigences d’une campagne qualificative qui s’annonce particulièrement relevée.

Dans un groupe où aucune équipe ne semble prête à céder le moindre point, le Congo sait désormais qu’il est attendu, mais aussi respecté par ses adversaires

Le Congo réussit une émission obligataire de 850 millions de dollars

Brazzaville a annoncé, jeudi 20 mai, le succès d’une émission obligataire internationale d’un montant de 850 millions de dollars américains, soit près de 480 milliards de FCFA, dans le cadre de sa stratégie de refinancement de la dette publique.

 

L’opération, assortie d’une maturité de 11 ans et d’un coupon fixé à 9,5 %, constitue une nouvelle étape dans la politique de gestion active de la dette engagée par les autorités congolaises depuis plusieurs mois. Selon les informations relayées par plusieurs médias économiques internationaux, cette émission vise principalement à restructurer certaines obligations existantes afin d’allonger les échéances de remboursement et réduire les pressions financières à court terme.

Ce nouvel emprunt intervient dans un contexte marqué par la volonté du Congo de restaurer progressivement la confiance des investisseurs après plusieurs années de tensions budgétaires et de difficultés liées à l’endettement. Le gouvernement présente cette opération comme « neutre » sur le niveau global de la dette, estimant qu’il s’agit avant tout d’un mécanisme de refinancement et non d’un endettement additionnel.

Depuis le début de l’année 2026, Brazzaville multiplie les initiatives destinées à réorganiser son portefeuille de dette souveraine. En février dernier, le pays avait déjà levé 700 millions de dollars sur les marchés internationaux, avant de procéder au rachat partiel de certaines obligations arrivant à échéance en 2032.

Malgré ce regain d’activité financière, les défis économiques demeurent importants. Le Congo reste l’un des pays les plus endettés de la sous-région CEMAC, avec un niveau d’endettement supérieur aux critères communautaires. Plusieurs agences de notation maintiennent d’ailleurs le pays dans la catégorie spéculative, reflétant les inquiétudes persistantes autour de la soutenabilité de la dette et de la dépendance aux revenus pétroliers.

Dans ce contexte, les autorités congolaises ont récemment sollicité un nouveau programme d’appui auprès du Fonds monétaire international (FMI). Des discussions devraient s’ouvrir prochainement avec l’institution financière internationale autour de nouvelles réformes économiques et budgétaires destinées à consolider les équilibres macroéconomiques du pays.

Pour Brazzaville, cette opération obligataire apparaît ainsi comme un signal adressé aux investisseurs internationaux, traduisant la volonté du pays de renouer durablement avec les marchés financiers tout en poursuivant ses efforts de restructuration économique.