Grève dans les hôpitaux publics : les syndicats exigent deux mois de salaires

La Fédération syndicale des travailleurs de la santé et des affaires sociales (Fésytrasas) conditionne la suspension de la grève illimitée avec service minimum à laquelle sont confrontés les hôpitaux publics au paiement de deux mois de salaires.

 

Réunis le 3 septembre à l’Assemblée nationale, les représentants syndicaux ont réitéré cette exigence au cours d’une séance de travail avec la commission Santé, Affaires sociales, Famille et Genre. Le ministre des Finances, du Budget et du Portefeuille public a également pris part aux échanges.

En grève depuis le 6 août 2026, les agents de santé maintiennent un service minimum dans les établissements publics. Pour la Fésytrasas, le règlement de deux mois de salaires constitue un préalable à la suspension du mouvement.

Les discussions engagées à l’Assemblée nationale devraient ainsi permettre de rechercher une issue à cette crise sociale qui affecte le fonctionnement des hôpitaux publics et l’accès aux soins. La balle est désormais dans le camp du gouvernement, appelé à apporter une réponse aux revendications des personnels de santé.

Congo-Russie : Brazzaville et Moscou veulent renforcer leur coopération

Des consultations politiques entre le Congo et la Russie se sont tenues le 2 septembre à Moscou. Les échanges ont porté sur le renforcement de la coopération bilatérale et le suivi des accords conclus entre les deux pays.

 

Conduites respectivement par l’ambassadeur Guy Nestor Itoua, secrétaire général du ministère congolais des Affaires étrangères, et Gueorgui Borissenko, vice-ministre russe des Affaires étrangères chargé de l’Afrique, les deux délégations ont fait le point sur l’état de la coopération entre Brazzaville et Moscou.

Au cœur des discussions figurait notamment la mise en œuvre des accords conclus lors de la rencontre d’avril dernier entre les présidents Denis Sassou-Nguesso et Vladimir Poutine.

Les deux parties ont également souligné la convergence de leurs positions sur la nécessité de promouvoir un ordre mondial jugé plus juste et polycentrique. Elles ont convenu de renforcer leur coordination au sein de l’Organisation des Nations unies et d’autres instances internationales.

Les échanges ont par ailleurs porté sur les moyens de favoriser le règlement des conflits en Afrique.

Autre point abordé, la préparation de la participation du Congo au troisième sommet Russie-Afrique, prévu en octobre prochain à Moscou. Cette rencontre devrait constituer une nouvelle occasion pour Brazzaville et Moscou de consolider leurs relations politiques et diplomatiques.

BEPC 2026 : la Lékoumou arrive en tête, Congo-Oubangui ferme le classement

Avec un taux de réussite de 86,57 %, la Lékoumou s’impose comme le département le plus performant au BEPC 2026. À l’autre extrémité du classement, le Congo-Oubangui affiche 58,83 %.

 

Les résultats du Brevet d’études du premier cycle (BEPC) 2026 livrent également une photographie des performances scolaires par département en République du Congo. Sur les quinze circonscriptions recensées, la Lékoumou prend largement la tête avec 86,57 % de réussite, devançant le département de Nkén i-Alima, qui obtient 77,43 %.

La Sangha complète le podium avec 77,37 %, talonnée par le Pool, quatrième avec 72,87 %. Le Kouilou se classe cinquième avec 72,74 %, tandis que les Plateaux occupent la sixième position avec 71,44 %.

Plus loin dans le classement, Brazzaville se positionne au septième rang avec 70,09 %, juste devant la Cuvette-Ouest, qui affiche 70,01 %. La Cuvette arrive en neuvième position avec 69,22 %, suivie du Niari, à 68,21 %.

Dans la seconde moitié du classement, le Djoué-Léfini réalise 66,48 %, devançant de peu la Bouenza, qui enregistre 66,46 %. La Likouala occupe la treizième place avec 64,21 %, tandis que Pointe-Noire, l’un des principaux pôles urbains et scolaires du pays, se classe quatorzième avec 63,65 %.

En dernière position, le Congo-Oubangui affiche un taux de réussite de 58,83 %.

La Lékoumou, locomotive du classement

Avec près de neuf candidats admis sur dix, la Lékoumou se distingue nettement dans ce palmarès. Son avance de plus de neuf points sur le deuxième département souligne l’écart de performance entre les différentes circonscriptions.

Ce classement constitue ainsi un indicateur intéressant pour apprécier les résultats du BEPC 2026 à l’échelle territoriale et pourrait alimenter la réflexion sur les conditions d’apprentissage, l’encadrement pédagogique et les moyens consacrés à l’éducation dans les différents départements.

Classement des départements

Lékoumou : 86,57 %

Nkén i-Alima : 77,43 %

Sangha : 77,37 %

Pool : 72,87 %

Kouilou : 72,74 %

Plateaux : 71,44 %

Brazzaville : 70,09 %

Cuvette-Ouest : 70,01 %

Cuvette : 69,22 %

Niari : 68,21 %

Djoué-Léfini : 66,48 %

Bouenza : 66,46 %

Likouala : 64,21 %

Pointe-Noire : 63,65 %

Congo-Oubangui : 58,83 %

Makotimpoko : les ministres de la Défense et de l’Intérieur auditionnés à l’AN

La commission Défense et Sécurité de l’Assemblée nationale a auditionné, les 31 août et 1er septembre, les ministres chargés de la Défense et de l’Intérieur sur les événements survenus à Makotimpoko, dans le département de la Nkéni-Alima.

 

Deux jours d’auditions pour faire la lumière sur les événements de Makotimpoko. Les membres de la commission Défense et Sécurité de l’Assemblée nationale ont entendu successivement le ministre de la Défense nationale, Raymond Zéphirin Mboulou, et le ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation, Jean Olessongo Ondaye.

Au cœur des échanges : les circonstances de l’attaque des agents de la force publique par des éléments des Forces armées de la République démocratique du Congo (RDC), le déroulement des événements et leur bilan. Les députés ont également cherché à obtenir des éclaircissements sur le statut juridique des territoires concernés ainsi que sur le dispositif de surveillance déployé aux frontières.

Face aux parlementaires, Raymond Zéphirin Mboulou a notamment apporté des précisions sur les zones faisant l’objet de contestations, en particulier l’île de Mokoloko. Le ministre de la Défense s’est appuyé sur des textes coloniaux datant de 1908 pour réaffirmer l’appartenance de ces territoires au Congo.

« Ces îles, comme l’île Mbamou et plusieurs aux larges de Brazzaville, conformément aux textes, appartiennent au Congo », a-t-il déclaré.

Le ministre a toutefois relevé une particularité de ces territoires, dont certaines populations sont originaires de la RDC. Une situation de cohabitation que les autorités congolaises disent accepter dans le cadre des relations de bon voisinage entre les deux pays.

Revenant sur les incidents de Makotimpoko, Raymond Zéphirin Mboulou les a qualifiés d’« incident regrettable », tout en condamnant fermement la diffusion d’images qu’il a jugées « humiliantes ».

Malgré la tension suscitée par les événements, le gouvernement congolais entend privilégier la voie diplomatique. « Le Congo n’est pas l’ennemi de la RDC, nous sommes des frères. Nous devons régler tous nos problèmes par le dialogue », a insisté le ministre.

Il a également indiqué que le chef de l’État suivait personnellement l’évolution du dossier et que des contacts avaient déjà été établis entre les autorités congolaises et leurs homologues de la RDC.

Auditionné à son tour, le ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation, Jean Olessongo Ondaye, a salué la démarche de la commission parlementaire, estimant qu’elle permet de lever les incompréhensions autour des événements et de mieux éclairer le rôle de la force publique.

Selon lui, les députés ont été informés du déroulement des faits « du début à la fin ». Une démarche qui devrait permettre de poursuivre les investigations et d’apporter les réponses attendues sur les circonstances de cet incident frontalier.

« Le processus continue », a assuré le ministre de l’Intérieur, laissant entendre que les autorités entendent poursuivre les démarches engagées pour parvenir à une meilleure compréhension de la situation et préserver la paix entre les deux pays voisins.

Biodiversité : le Congo renforce sa stratégie nationale pour 2025-2030

La ministre de l’Environnement, du Développement durable et du Bassin du Congo, Arlette Soudan-Nonault, a ouvert à Brazzaville un atelier consacré à la promotion et à la sensibilisation à la SPANB 2025-2030.

 

Le Congo veut donner un nouvel élan à sa politique de protection de la biodiversité. À Brazzaville, les travaux de l’atelier national consacré à la Stratégie et au Plan d’actions national pour la biodiversité (SPANB) 2025-2030 ont été officiellement ouverts par la ministre de l’Environnement, du Développement durable et du Bassin du Congo, Arlette Soudan-Nonault.

Cette rencontre vise à favoriser une meilleure appropriation de la SPANB 2025-2030 par les différents acteurs concernés. Elle constitue également un cadre d’échanges autour des orientations stratégiques du pays en matière de conservation et de gestion durable de la biodiversité.

Le gouvernement entend à travers cette démarche renforcer la cohérence de son action face aux enjeux liés à la préservation des écosystèmes. L’objectif est notamment de disposer d’une vision stratégique mieux structurée, capable de guider les politiques publiques et les interventions des différents partenaires dans le domaine de la biodiversité.

L’atelier met ainsi l’accent sur la sensibilisation et la mobilisation des parties prenantes. Institutions publiques, acteurs du secteur privé, organisations de la société civile et partenaires au développement sont appelés à contribuer à la mise en œuvre des orientations retenues.

Avec la SPANB 2025-2030, le Congo entend consolider ses efforts en faveur d’une gestion durable de son patrimoine naturel. Une ambition qui s’inscrit dans la nécessité de concilier la préservation de la biodiversité avec les impératifs de développement économique et social.

Congo : le CSLC tient sa deuxième session ordinaire à Brazzaville

Le Conseil supérieur de la liberté de communication (CSLC) tient, du 31 août au 1er septembre 2026 à Brazzaville, sa deuxième session ordinaire de l’année. Les travaux, ouverts lundi, portent sur plusieurs questions liées à la régulation du secteur de la communication.

 

La salle des conférences du ministère de la Justice a servi de cadre, le 31 août, à l’ouverture officielle de la deuxième session ordinaire du Conseil supérieur de la liberté de communication. La cérémonie a été présidée par le président du CSLC, Médard Milandou, en présence de plusieurs acteurs institutionnels et professionnels du secteur.

Responsables des institutions constitutionnelles, dirigeants d’organes de presse, représentants des associations œuvrant dans les domaines de l’information et de la communication, professionnels des médias, hauts conseillers et collaborateurs du CSLC ont pris part à cette cérémonie.

Cette session intervient dans un contexte où les mutations du paysage médiatique, notamment avec l’essor du numérique, imposent de renforcer les mécanismes d’encadrement, tout en veillant au respect de la liberté de communication.

Durant deux jours, les membres du CSLC sont appelés à examiner les différents dossiers inscrits à l’ordre du jour et à dégager des orientations en faveur d’un secteur de la communication davantage organisé et responsable.

Le Conseil entend ainsi poursuivre son action en faveur d’un environnement médiatique où la liberté d’expression et le droit à l’information s’exercent dans le respect des lois et des principes qui régissent la profession.

Congo-BEPC 2026 : près de 68 % de réussite

Sur les 128 860 candidats ayant effectivement pris part aux épreuves du BEPC 2026, 87 556 ont décroché leur diplôme, soit un taux de réussite national de 67,95 %.

 

Les candidats au Brevet d’études du premier cycle (BEPC) session 2026 sont désormais fixés sur leur sort. Publiés cette semaine, les résultats font état de 87 556 admis sur 128 860 candidats présents, soit un taux de réussite de 67,95 %.

Un peu plus de deux candidats sur trois ont ainsi franchi avec succès cette étape de leur parcours scolaire. Pour les admis, l’heure est désormais à la préparation de la prochaine rentrée et à la poursuite des études secondaires.

Ces résultats viennent mettre un terme à plusieurs semaines d’attente et de suspense pour les candidats et leurs familles. Dans les établissements scolaires, la publication des listes d’admis devrait donner lieu à des scènes de joie, mais aussi à quelques déceptions chez ceux qui n’ont pas obtenu le précieux sésame.

Au-delà des chiffres, cette session du BEPC aura une nouvelle fois mobilisé élèves, enseignants, encadreurs et familles autour de cet examen qui constitue un passage déterminant dans le parcours éducatif.

Avec 67,95 % de réussite, le BEPC 2026 livre donc un bilan marqué par une majorité de candidats admis, avant une nouvelle étape, celle de la poursuite du cursus scolaire pour les heureux lauréats.

Congo : À Lumumba, le maire mise sur la proximité avec les commerçants

Le nouvel administrateur-maire du premier arrondissement de Pointe-Noire, Lumumba, est allé à la rencontre des commerçants du marché Ndji-Ndji et des zones environnantes.

 

Pour sa première prise de contact avec les acteurs du commerce de proximité, le nouvel administrateur-maire de Lumumba a choisi le terrain. Accompagné de ses équipes, il s’est rendu au marché Ndji-Ndji ainsi que dans plusieurs espaces commerciaux environnants, où il a échangé directement avec les vendeurs.

Cette démarche de proximité avait notamment pour objectif d’écouter les préoccupations des commerçants et de clarifier certaines questions liées à l’exercice de leurs activités. Au cœur des échanges, le paiement et le respect des taxes réglementaires ont occupé une place importante.

Face aux vendeurs, l’administrateur-maire a voulu rassurer. Il a rappelé que les taxes exigées doivent s’inscrire dans le cadre réglementaire en vigueur, invitant ainsi les commerçants à s’acquitter des obligations qui leur incombent, tout en restant attentif aux difficultés auxquelles ils peuvent être confrontés.

La visite a également permis d’aborder la question du nouveau marché central de Pointe-Noire, dont l’ouverture est particulièrement attendue. Pour les commerçants comme pour les populations, la mise en service de cette infrastructure devrait contribuer à améliorer les conditions de vente et d’achat, tout en favorisant une meilleure organisation des activités commerciales.

Sur le terrain, l’impatience demeure palpable. Les commerçants souhaitent notamment connaître les prochaines étapes avant l’ouverture effective du marché et les modalités qui encadreront leur installation.

 

Congo-Marchés publics : un manuel pour harmoniser les pratiques de contrôle

Les experts se sont réunis le 29 août pour examiner et valider un Manuel destiné à servir de référence aux acteurs du contrôle des marchés publics. L’outil doit contribuer à uniformiser les pratiques et à renforcer l’efficacité du contrôle.

 

Harmoniser les pratiques et renforcer la qualité du contrôle des marchés publics. C’est l’objectif poursuivi à travers l’élaboration d’un nouveau Manuel de référence destiné aux différents acteurs intervenant dans ce domaine.

Réunis le 29 août, les experts ont procédé à l’examen du document en vue de sa validation et de sa mise en application. Cette rencontre constitue une étape importante dans le processus d’amélioration des mécanismes de contrôle des marchés publics.

Le Manuel vise notamment à fournir aux acteurs concernés un cadre commun de travail, en précisant les pratiques et les procédures à suivre dans l’exercice du contrôle. Son élaboration répond ainsi à la nécessité de disposer d’un outil harmonisé, capable de favoriser une meilleure compréhension des exigences liées à la commande publique.

Au-delà de sa validation, les travaux ont également permis aux experts d’échanger sur les modalités de mise en œuvre du document. L’enjeu est désormais de faire de ce Manuel un véritable instrument de référence, utilisable au quotidien par les professionnels chargés de veiller à la régularité et à la conformité des opérations de marchés publics.

Congo : six hommes jugés pour exploitation illicite de minerais

Ils ont comparu, le 28 août, devant le tribunal de grande instance de Pointe-Noire, pour des faits présumés d’exploitation illicite de minerais dans le parc national de Conkouati-Douli, dans le département du Kouilou.

 

L’affaire met une nouvelle fois en lumière les menaces qui pèsent sur les espaces naturels protégés du Congo. Le 28 août, six prévenus, détenus provisoirement, ont été présentés devant le tribunal de grande instance de Pointe-Noire pour répondre d’accusations liées à l’exploitation illégale de minerais au sein du parc national de Conkouati-Douli.

Selon les éléments présentés à l’audience, les mis en cause auraient mené des activités d’extraction de minerais dans cette aire protégée, en dehors de tout cadre légal. De telles pratiques sont susceptibles de contribuer à la dégradation des écosystèmes, notamment à travers la destruction des habitats naturels et la perturbation de la biodiversité.

Situé dans le département du Kouilou, le parc national de Conkouati-Douli constitue l’une des principales aires protégées du Congo. Il abrite une importante diversité d’espèces animales et végétales et joue un rôle majeur dans la préservation des écosystèmes de la façade atlantique.

La comparution de ces six hommes intervient dans un contexte de renforcement de la lutte contre les activités illégales au sein des espaces protégés. Pour les autorités chargées de la protection de l’environnement et de la faune, la préservation de ces territoires passe notamment par le contrôle des activités économiques qui y sont menées et l’application des sanctions prévues par la législation.