Congo : l’OMS et le ministère de la Communication s’allient contre la désinformation sanitaire

Un accord de partenariat, axé notamment sur l’initiative « Les 3 minutes Santé », vise à mieux informer la population et à lutter contre la propagation des fausses informations sanitaires.

 

Le ministère de la Communication et des Médias et l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) unissent leurs efforts pour renforcer la sensibilisation aux questions de santé en République du Congo. Le ministre de la Communication et des Médias, porte-parole du gouvernement, Thierry Lézin Moungalla, a reçu en audience le Dr Vincent Dossou Sodjinou, responsable du bureau de l’OMS au Congo, dans le cadre de la mise en œuvre de leur partenariat institutionnel.

Cette collaboration prévoit notamment le déploiement de l’initiative « Les 3 minutes Santé », un programme de communication destiné à informer le public sur les questions sanitaires. L’objectif est de rendre les informations médicales plus accessibles, de promouvoir les gestes de prévention et d’encourager l’adoption de comportements favorables à la santé.

Au-delà de la sensibilisation, ce partenariat entend contribuer à la lutte contre la désinformation sanitaire, particulièrement préoccupante en période d’épidémie. La circulation de rumeurs et d’informations non vérifiées sur les réseaux sociaux peut en effet compromettre les efforts de prévention et compliquer la réponse des autorités sanitaires.

Cette démarche intervient dans un contexte régional marqué par l’épidémie de maladie à virus Ebola en République démocratique du Congo (RDC). Selon les chiffres rapportés par DRTV International, le pays comptabilisait, au 20 octobre 2026, 9 704 cas confirmés et 4 687 décès. Ces données concernent exclusivement la RDC et ne doivent pas être confondues avec la situation sanitaire en République du Congo.

Congo : l’Ordre des pharmaciens demande le retrait de l’autorisation accordée à Propharma

En cause, des irrégularités présumées dans la procédure d’autorisation et des activités qui, selon l’Ordre, auraient été exercées sans les autorisations préalables requises.

 

Le président du Conseil national de l’Ordre des pharmaciens du Congo, le Dr MPANDZO Djagger, demande au ministère de la Santé et de la Population de réexaminer l’autorisation d’ouverture accordée à la société PROPHARMA. Lors d’une conférence de presse tenue le 27 octobre 2026, il a dénoncé des manquements présumés à la réglementation pharmaceutique et appelé les autorités compétentes à prendre leurs responsabilités.

Au cœur de cette affaire figure le respect de la loi n° 012-92 du 29 avril 1992, notamment des dispositions relatives aux missions de l’Ordre et à la procédure d’octroi des autorisations d’ouverture des établissements pharmaceutiques.

Selon le Conseil national de l’Ordre, PROPHARMA se serait livrée à des activités sans avoir obtenu au préalable les autorisations requises, notamment en matière d’importation. L’Ordre estime également que l’autorisation d’ouverture délivrée ultérieurement par le ministère de la Santé soulève des interrogations quant au respect de la procédure légale et aux risques potentiels pour la santé publique.

Ne disposant pas du pouvoir de prononcer directement la fermeture d’un établissement pharmaceutique ou le retrait de son autorisation, l’Ordre a saisi l’autorité de tutelle afin qu’elle examine le dossier et décide des mesures appropriées.

« Nous estimons que cette décision soulève de sérieuses questions au regard du non-respect de la procédure prévue par la loi. Nous avons saisi l’Inspection générale de la santé le 30 mars 2026 pour obtenir des éclaircissements. Cette démarche est restée sans réponse », a déclaré le Dr MPANDZO Djagger.

Le président de l’Ordre a également indiqué qu’un recours avait été adressé au ministère de la Santé pour solliciter des explications, sans qu’une réponse ait été reçue à la date de la conférence de presse.

Face à cette situation, le Conseil national de l’Ordre des pharmaciens demande au ministre de la Santé et de la Population de répondre formellement au recours gracieux introduit le 1er juin 2026. Il souhaite ainsi obtenir des éclaircissements sur les conditions d’application de la réglementation en vigueur, notamment en matière d’importation et de commercialisation des médicaments, afin de prévenir les pratiques susceptibles de favoriser le trafic et la vente illicite de produits pharmaceutiques.

Il appelle, par ailleurs, les pharmaciens à faire preuve de responsabilité et de solidarité professionnelle, tout en respectant les règles qui encadrent leur exercice. À l’endroit de l’opinion publique, il souligne que la réglementation pharmaceutique ne concerne pas uniquement les professionnels du secteur, mais également chaque citoyen, dont la santé dépend de la qualité et de la sécurité des médicaments mis à sa disposition.

Pour le Conseil national de l’Ordre des pharmaciens, l’application rigoureuse, impartiale et transparente des textes en vigueur demeure indispensable pour garantir la sécurité du médicament et préserver la santé des populations.

Congo : le manque de gasoil fragilise les réseaux mobiles

Privés de carburant pour alimenter leurs groupes électrogènes de secours, les opérateurs de télécommunications peinent à assurer la continuité de leurs services.

 

La pénurie de gasoil, qui affecte plusieurs secteurs de l’économie congolaise, touche désormais les télécommunications. Faute de carburant pour faire fonctionner leurs groupes électrogènes, les opérateurs rencontrent des difficultés à maintenir leurs équipements en service, avec des répercussions sur les appels téléphoniques, l’accès à internet et les transactions de Mobile Money.

Dans un communiqué publié le 27 octobre, l’Agence de régulation des postes et des communications électroniques (ARPCE) fait état de perturbations des réseaux de communications électroniques ouverts au public, sur tout ou partie du territoire national.

Selon le régulateur, cette situation s’explique notamment par une alimentation électrique insuffisante et l’incapacité des groupes électrogènes de secours à prendre le relais en raison du manque de gasoil.

Les vérifications effectuées auprès des opérateurs révèlent que la desserte électrique se limite à neuf heures par jour en moyenne. De leur côté, les batteries de secours disposent d’une autonomie d’environ six heures.

Ce dispositif laisse ainsi plusieurs heures quotidiennes durant lesquelles les groupes électrogènes doivent assurer l’alimentation des équipements de télécommunications. Mais sans approvisionnement suffisant en carburant, ces installations ne peuvent plus pleinement jouer leur rôle.

Les conséquences risquent de se faire sentir sur la qualité et la continuité des services de télécommunications, alors que les populations et les entreprises dépendent de plus en plus des communications mobiles, de l’internet et des paiements électroniques.

Coopération : Assimi Goïta et Denis Sassou-N’Guesso évoquent la sécurité du continent

En marge du 3ᵉ Sommet Russie-Afrique à Moscou, le président de la Transition malienne et son homologue congolais ont échangé, le 27 octobre 2026.

 

Le président de la Transition du Mali, le général d’armée Assimi Goïta, s’est entretenu mardi 27 octobre 2026 à Moscou avec le président de la République du Congo, Denis Sassou-N’Guesso. Cette rencontre, organisée en marge du 3ᵉ Sommet Russie-Afrique, a permis aux deux dirigeants d’aborder les principaux défis diplomatiques, sécuritaires et géopolitiques auxquels le continent africain est confronté.

Pendant plus d’une heure, les échanges ont notamment porté sur la situation au Sahel et les défis sécuritaires qui affectent plusieurs pays africains. Les deux chefs d’État ont souligné l’importance de l’unité et de la coopération entre les nations africaines, considérées comme des leviers essentiels pour faire face aux menaces sécuritaires, plutôt que de privilégier l’isolement des États.

Au cours de cette rencontre, Assimi Goïta a également réaffirmé les principes qui orientent les partenariats du Mali. Il a notamment insisté sur le respect de la souveraineté nationale, des choix des peuples et des intérêts de l’État.

Cette rencontre intervient dans un contexte marqué par les préoccupations sécuritaires persistantes au Sahel et les recompositions des partenariats diplomatiques sur le continent.

Sommet Russie-Afrique : Denis Sassou-N’Guesso à Moscou

Le président de la République a quitté Brazzaville le 25 octobre pour prendre part au troisième sommet Russie-Afrique, prévu les 28 et 29 octobre dans la capitale russe.

 

Denis Sassou-N’Guesso doit participer au troisième sommet Russie-Afrique, qui se tiendra les 28 et 29 octobre 2026 à Moscou. Le chef de l’État a quitté Brazzaville le dimanche 25 octobre, à destination de la Russie.

Cette rencontre de haut niveau réunira des dirigeants africains et des représentants des autorités russes autour des perspectives de coopération entre les deux parties. Les discussions devraient notamment porter sur les partenariats économiques, les questions de sécurité, ainsi que les échanges scientifiques et technologiques.

Ce rendez-vous s’inscrit dans la continuité des deux précédentes éditions organisées à Sotchi, en Russie, en 2019, puis à Saint-Pétersbourg, en 2023. Il doit également permettre d’évaluer la mise en œuvre des engagements pris lors des rencontres précédentes et de définir de nouvelles orientations pour la coopération russo-africaine.

Pour la République du Congo, cette participation constitue une occasion de poursuivre ses échanges avec Moscou et d’explorer de nouvelles possibilités de partenariat dans plusieurs secteurs stratégiques.

Congo-UMNG : les négociations suspendues, aucun accord définitif trouvé

Les discussions entre le gouvernement et le collège intersyndical de l’Université Marien-Ngouabi (UMNG) ont été suspendues le 19 octobre à Brazzaville.

 

Les négociations entre le gouvernement et le collège intersyndical de l’Université Marien-Ngouabi (UMNG) marquent une pause. Ouverts depuis plus d’une semaine sous l’égide du ministère chargé du Dialogue social, les échanges n’ont pas permis de trouver un compromis sur l’ensemble des revendications du personnel enseignant et administratif.

Au cœur des discussions figurent notamment le paiement des sommes dues aux travailleurs et la mise en place d’un échéancier précis pour le règlement intégral des arriérés de salaires. Les représentants syndicaux attendent des engagements clairs sur les modalités et les délais de paiement.

Malgré cette suspension, les deux parties ont réaffirmé leur volonté de maintenir le dialogue afin de rapprocher leurs positions et de parvenir à une solution consensuelle. La date de reprise des négociations n’a cependant pas été communiquée.

L’issue de ces concertations reste donc attendue, alors que le règlement des créances du personnel constitue l’un des principaux points de désaccord entre le gouvernement et les représentants des travailleurs de l’UMNG.

Congo : les syndicats réclament la révocation du directeur général d’E2C

Dans une déclaration publiée le 23 octobre à Brazzaville, les représentants des travailleurs dénoncent notamment les défaillances de maintenance, la dégradation du dialogue social et des irrégularités présumées dans la gestion financière.

 

Le malaise s’accentue au sein d’Énergie électrique du Congo (E2C). Le Collège syndical de cette entreprise publique réclame la révocation immédiate de son directeur général, Jean-Bruno Danga Adou. Dans une déclaration rendue publique le 23 octobre 2026, les représentants des travailleurs dressent un tableau préoccupant de la situation de l’entreprise, qu’ils estiment marquée par des défaillances managériales et techniques.

Au cœur de leurs revendications figure la dégradation de la desserte en électricité, particulièrement à Brazzaville, où les interruptions de courant se sont intensifiées ces dernières semaines. Les syndicalistes déplorent les conséquences de ces perturbations sur les ménages et les activités économiques, denrées alimentaires avariées, appareils électroménagers endommagés, risques d’incendies domestiques et ralentissement des activités artisanales.

Le Collège syndical rejette toutefois la responsabilité de ces dysfonctionnements sur les agents de terrain. Il affirme que ces derniers ne disposent pas toujours du matériel nécessaire pour accomplir leurs missions dans de bonnes conditions. Il appelle ainsi à préserver les relations entre les consommateurs et les travailleurs chargés des interventions techniques.

Les syndicats dénoncent également l’abandon présumé de la maintenance préventive et curative des réseaux de transport et de distribution, ainsi que des installations de production. Les centrales d’Imboulou, de Moukoukoulou et de Liouesso sont notamment citées dans leur déclaration.

Selon les représentants des travailleurs, ces insuffisances techniques contribueraient à la récurrence des pannes et des interruptions de service. Ils pointent également l’absence d’un département chargé des études et des analyses, qu’ils considèrent comme un facteur aggravant des difficultés rencontrées par l’entreprise.

Les critiques portent aussi sur la gouvernance de la société. Le Collège syndical dénonce une rupture du dialogue social, le non-respect du cahier des charges et une gestion qu’il juge autoritaire. Il évoque par ailleurs des détournements présumés de fonds, des conflits d’intérêts dans l’attribution de marchés et des irrégularités supposées impliquant certains fournisseurs et prestataires.

Ces accusations, qui n’ont pas été vérifiées de manière indépendante, appellent des éclaircissements de la direction générale. Les éléments consultés ne permettent pas, à ce stade, d’établir la réalité des faits financiers dénoncés par les syndicats.

Pour donner une suite à leurs revendications, les représentants des travailleurs annoncent la tenue d’une assemblée générale le 18 novembre prochain au siège de l’entreprise, à Brazzaville. Cette rencontre doit permettre, selon eux, d’acter leur demande de départ du directeur général et de son équipe.

Les syndicalistes font également état d’interpellations qu’ils considèrent comme des menaces à l’encontre de certains de leurs membres. Ils interpellent à ce sujet les services concernés et mettent en garde contre toute tentative de récupération politique de leur mouvement.

Congo : le gouvernement et le PAM renforcent leur coopération contre la malnutrition

Le ministre de la Santé et de la Population, Jean-Rosaire Ibara, et le représentant du Programme alimentaire mondial (PAM) en République du Congo, Gon Myers, ont signé le 23 octobre à Brazzaville un mémorandum d’entente visant à améliorer la prise en charge de la malnutrition et à renforcer le système de santé.

 

La lutte contre la malnutrition et le renforcement du système de santé figurent au cœur du partenariat entre le gouvernement congolais et le Programme alimentaire mondial. À travers ce mémorandum d’entente, les deux parties entendent intensifier leur collaboration afin d’améliorer les interventions nutritionnelles et de soutenir les structures sanitaires.

L’accord définit quatre domaines prioritaires de coopération. Le premier concerne la prise en charge de la malnutrition aiguë modérée. Le deuxième porte sur le suivi des activités nutritionnelles, tandis que les deux autres visent à renforcer l’appui à la gestion des épidémies et les capacités du système de santé.

Une attention particulière sera accordée aux personnes vulnérables ainsi qu’aux situations d’urgence sanitaire, qui nécessitent une réponse coordonnée des autorités et de leurs partenaires.

La mise en œuvre de cet accord reposera sur des modalités d’exécution et de suivi des activités de terrain qui seront définies conjointement par les autorités congolaises et l’agence onusienne.

Congo-Likouala : le gouvernement mobilise l’aide pour près de 43 000 sinistrés

Face à la persistance des pluies et à la dégradation de la situation dans le nord du Congo, les autorités ont mis en place un dispositif d’urgence comprenant un pont aérien entre Brazzaville et Impfondo, l’acheminement de vivres et de médicaments ainsi que la recherche d’un site de relogement pour les familles touchées.

 

Le gouvernement renforce son dispositif d’assistance aux populations frappées par les inondations dans le département de la Likouala, au nord du pays. Près de 43 000 personnes sont concernées par cette catastrophe provoquée par les fortes pluies de ces dernières semaines, qui continuent de s’abattre sur la région.

Pour répondre aux besoins des sinistrés, un pont aérien a été mis en place entre Brazzaville et Impfondo, chef-lieu du département. Ce dispositif doit permettre d’acheminer rapidement des vivres et du matériel de première nécessité, notamment des bâches et des médicaments.

En complément, un convoi humanitaire prendra la route d’Impfondo afin de constituer des stocks de secours sur place. L’objectif est de disposer de réserves mobilisables immédiatement en cas d’aggravation de la situation. D’autres approvisionnements seront également acheminés par le fleuve Congo, a précisé le porte-parole du gouvernement, Thierry Moungalla.

Les autorités envisagent des solutions pour mettre les familles à l’abri des inondations. Le gouvernement prévoit notamment d’identifier un site approprié pour accueillir les personnes dont les habitations ont été touchées.

Cette opération intervient dans un contexte préoccupant, marqué par la poursuite des précipitations et le risque d’une aggravation des dégâts. L’enjeu est donc double : répondre aux besoins immédiats des populations affectées et anticiper de nouvelles difficultés en renforçant les capacités d’intervention sur le terrain.

Avec près de 43 000 personnes concernées, la situation en Likouala nécessite une mobilisation durable des moyens logistiques et humanitaires, alors que les pluies se poursuivent dans cette partie du Congo.

Congo-Zlécaf : Brazzaville veut renforcer la place des femmes dans le commerce régional

Réunis depuis le 21 octobre dans la capitale congolaise, les acteurs de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlécaf) travaillent à l’élaboration d’une feuille de route régionale destinée à favoriser la participation des femmes aux échanges commerciaux et à renforcer leur rôle dans l’intégration économique de l’Afrique centrale.

 

Placer les femmes au cœur du commerce intra-africain. C’est l’ambition de la conférence régionale « Sa Zlécaf pour l’Afrique centrale », ouverte le 21 octobre à Brazzaville, autour du thème « Libérer le potentiel économique des femmes d’Afrique centrale pour accélérer la mise en œuvre inclusive de la Zlécaf ».

Cette rencontre rassemble les acteurs engagés dans la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine autour d’un objectif commun : identifier les leviers permettant aux femmes entrepreneures et commerçantes de tirer davantage profit des opportunités offertes par le marché africain.

Les travaux visent notamment à poser les bases d’une feuille de route régionale pour une meilleure intégration économique des femmes. L’enjeu est de favoriser leur accès aux marchés, de renforcer leur participation aux échanges transfrontaliers et de leur permettre de contribuer pleinement au développement du commerce régional.

Malgré leur rôle dans les économies locales et les échanges commerciaux, les femmes entrepreneures restent confrontées à plusieurs difficultés, notamment l’accès au financement, aux marchés et aux dispositifs d’accompagnement. La levée de ces obstacles constitue un enjeu majeur pour faire de la Zlécaf un instrument d’inclusion économique et de création d’opportunités.