Congo : vers la création de l’Ordre national des chirurgiens-dentistes

Cette nouvelle structure devrait contribuer à mieux encadrer la profession et à renforcer la qualité des soins bucco-dentaires.

 

Présenté par le ministre de la Santé et de la Population, le professeur Jean Rosaire Ibara, le projet de loi s’inscrit dans la volonté des pouvoirs publics de moderniser et de mieux structurer les professions de santé réglementées.

À travers la création de cet ordre professionnel, le gouvernement entend notamment répondre à l’exigence croissante des patients en matière de qualité, de compétence et de sécurité des soins. La médecine bucco-dentaire, qui constitue un volet important de la santé publique, nécessite en effet un exercice fondé sur des qualifications reconnues, mais également sur le respect de règles éthiques et déontologiques.

Jusqu’ici, l’absence d’un cadre légal spécifique ne permettait pas d’assurer un contrôle optimal de l’accès à la profession de chirurgien-dentiste. Le futur ordre devrait ainsi jouer un rôle central dans la régulation et l’organisation de cette activité.

Organe de représentation, d’autorégulation et de discipline professionnelle, l’Ordre national des chirurgiens-dentistes aura notamment pour mission de défendre l’honneur et l’indépendance de la profession. Il devra également veiller au respect des règles déontologiques, à la compétence et à la probité des praticiens.

La lutte contre l’exercice illégal de la chirurgie dentaire figure également parmi ses principales responsabilités. L’ordre sera, en outre, chargé d’établir et de tenir à jour le tableau national recensant les professionnels habilités à exercer.

Après examen et discussion, le Conseil des ministres a donné son accord au projet de loi. Celui-ci sera désormais transmis au Parlement pour examen et adoption.

À terme, la mise en place de cet ordre devrait renforcer la gouvernance de la profession et contribuer à mieux protéger les patients, tout en offrant aux chirurgiens-dentistes un cadre professionnel autonome, fondé sur la compétence, la responsabilité et la déontologie.

Le Congo ajuste ses contrats pour soutenir les investissements et renforcer la production

Le Conseil des ministres a approuvé plusieurs textes visant à adapter le cadre contractuel du secteur pétrolier, avec notamment l’instauration d’un seuil unique de 90 dollars le baril et le lancement d’un projet de redéveloppement du permis Banga Kayo.

 

Les quatre projets de loi concernent les permis Nanga II Bis, Nanga IV, Nangua V et Marine XXIX. Ils portent sur l’approbation d’avenants conclus entre la République du Congo, la Société nationale des pétroles du Congo (SNPC) et les différents partenaires contracteurs.

Au cœur de ces modifications figure l’aménagement du mécanisme technique dit du « prix haut », avec l’instauration d’un seuil unique fixé à 90 dollars américains par baril, applicable pendant toute la durée des contrats.

Selon le gouvernement, cette évolution du dispositif contractuel doit contribuer à créer des conditions plus favorables à la poursuite des investissements dans le secteur. Elle devrait également permettre de sécuriser, à terme, l’approvisionnement de la raffinerie de Pointe-Noire et d’accroître les retombées économiques et fiscales de l’activité pétrolière.

Après examen et discussion, les quatre projets de loi ont été approuvés par le Conseil des ministres. Ils devront désormais être transmis au Parlement pour examen et adoption.

Le Conseil des ministres s’est également penché sur l’avenir du permis d’exploitation Banga Kayo. Il a approuvé un projet de décret portant à la fois sur la renonciation de la société WING WAH Exploration & Production Pétrolière SAU au permis « Banga Kayo » et sur l’attribution à la SNPC d’un nouveau permis d’exploitation d’hydrocarbures liquides ou gazeux dénommé « Banga Kayo II ».

Cette évolution intervient dans le cadre d’un projet de redéveloppement destiné notamment à mieux valoriser les ressources en gaz naturel issues du permis. Le gouvernement table sur une hausse significative de la production nationale au cours des prochaines années.

L’ambition affichée est particulièrement importante au regard du niveau d’investissement attendu. Le projet intégré devrait être adossé à un investissement annoncé de 23 milliards de dollars.

Dans le nouveau groupe contracteur, la SNPC détiendra 15 % des intérêts, contre 85 % pour WING WAH Exploration & Production Pétrolière SAU, qui assurera également le rôle d’opérateur.

Trois années supplémentaires pour Holmoni et Cayo

Le second décret adopté par le Conseil des ministres modifie le décret du 5 décembre 2022 portant attribution à la SNPC du permis d’exploitation d’hydrocarbures liquides ou gazeux « Holmoni ».

Cette modification vise à accompagner la mise en œuvre du plan de développement des permis Holmoni et Cayo. Leur durée d’exploitation est ainsi prorogée de trois années, portant leur échéance au 4 décembre 2045.

Comme pour Banga Kayo II, le groupe contracteur est composé de la SNPC, avec 15 %, et de WING WAH Exploration & Production Pétrolière SAU, avec 85 %, cette dernière étant l’opérateur.

 

Congo : compte rendu du conseil des ministres du mardi 18 aout 2026

Le Conseil des Ministres s’est réuni ce Mardi 18 août 2026 au Palais du Peuple, sous la très haute autorité de Son Excellence, Monsieur Denis SASSOU N’GUESSO, Président de la République, Chef de l’Etat.

 

Les affaires suivantes étaient inscrites à son ordre du jour :

– Un (1) projet de loi au titre du Ministère de la santé et de la population ;

– Quatre (4) projets de loi et deux (2) projets de décret au titre du Ministère des hydrocarbures ;

– Un (1) projet de décret au titre du Ministère de l’environnement, du bassin du Congo et du développement durable ;

– Quatre (4) communications aux titres respectifs de la Vice-primature chargée de la coordination des infrastructures de développement et de l’aménagement du territoire, du Ministère du commerce, des approvisionnements et de la consommation, chargé de la ZLECAF, du Ministère des petites et moyennes entreprises et de l’artisanat et du Ministère de la promotion de la femme, de l’intégration de la femme au développement, du pacte social et de l’économie informelle.

I/- Ministère de la santé et de la population.

Invité par le Président de la République à prendre la parole, le Professeur Jean Rosaire IBARA, Ministre de la santé et de la population, a soumis à l’examen des Membres du Conseil des Ministres un projet de loi portant création de l’ordre national des chirurgiens-dentistes en République du Congo.

Le texte en examen s’inscrit dans la dynamique de modernisation, de structuration et de sécurisation des professions de santé dans notre pays. Il s’agit de renforcer la gouvernance des professions sanitaires réglementées, devant l’exigence croissante des patients en faveur de soins professionnels et de qualité.

Dans ce contexte, la médecine bucco-dentaire occupe une place essentielle dans notre système national de santé. Son exercice requiert non seulement des qualifications techniques avérées, mais également le respect de normes éthiques et déontologiques strictes.

L’absence d’un cadre légal spécifique n’a pas permis, jusqu’ici, d’assurer un contrôle optimal de l’accès à la profession.

Le texte en examen a pour objet de doter la profession de chirurgien-dentiste d’un organe autonome de régulation professionnelle, chargé d’encadrer l’exercice de l’activité, sur la base des standards de compétence, de moralité et de responsabilité universellement admis.

L’Ordre national des chirurgiens-dentistes est une structure de représentation, d’autorégulation et de discipline professionnelle.

Il a pour principales missions de :

– assurer la défense de l’honneur et de l’indépendance de la profession ;

– garantir le respect des règles déontologiques applicables à l’exercice de la profession de chirurgien-dentiste ;

– veiller à la compétence et à la probité des praticiens ;

– lutter contre l’exercice illégal de la profession ;

– établir et tenir à jour le tableau national de l’ordre.

Après examen et discussion, le Conseil des Ministres a approuvé le projet de loi portant création de l’ordre national des chirurgiens-dentistes en République du Congo.

Il sera transmis au Parlement pour examen et adoption.

II/- Ministère des hydrocarbures.

Prenant la parole, après y avoir été invité par le Président de la République, Monsieur Stev Simplice ONANGA, Ministre des hydrocarbures, a soumis à l’examen du Conseil quatre projets de loi et deux projets de décret :

– le projet de loi portant approbation de l’avenant n° 1 relatif au permis Nanga II Bis signé le 23 novembre 2023 entre la République du Congo, la société nationale des pétroles du Congo et la société Dingheng Mining Co. Limited ;

– le projet de loi portant approbation de l’avenant n° 1 au permis Nanga IV signé le 23 novembre 2023 entre la République du Congo, la société nationale des pétroles du Congo et la société Dingheng Mining Co. Limited ;

– le projet de loi portant approbation de l’avenant n° 1 relatif au contrat de partage de production permis Nangua V entre la République du Congo, la société nationale des pétroles du Congo et la société Oriental Energy SAU ;

– le projet de loi portant approbation de l’avenant n° 1 relatif au permis Marine XXIX signé le 25 avril 2025 entre la République du Congo, la société nationale des pétroles du Congo et la société Oriental Energy SAU.

Ces projets de loi avaient pour objet principal de prendre acte de la modification du mécanisme technique dit du « prix haut » en instituant un seuil unique de 90 dollars américain par baril, applicable pendant toute la durée des contrats.

L’aménagement proposé devrait favoriser la poursuite des investissements, contribuer à l’approvisionnement futur de la raffinerie de Pointe-Noire et renforcer, à terme, les retombées économiques et fiscales du secteur des hydrocarbures.

Après examen et discussion, ces projets de loi ont été approuvés par le Conseil des Ministres.

Ils seront transmis au Parlement pour examen et adoption.

L’examen des projets de décret soumis à l’examen du Conseil a porté, pour le premier, sur l’approbation de la renonciation par la société WING WAH Exploration & Production Pétrolière SAU au permis dit « BANGA KAYO » et attribution à la société nationale des pétroles du Congo d’un permis d’exploitation d’hydrocarbures liquides ou gazeux dit « BANGA KAYO II ». Après une série d’avenants ou évolutions du permis d’exploitation BANGA KAYO et afin de valoriser le gaz naturel issu de ce permis, un plan ambitieux de redéveloppement devrait permettre d’accroitre de manière significative la production de notre pays dans les prochaines années.

Afin de permettre la mise en œuvre de ce projet intégré, adossé à un investissement attendu de 23 milliards de dollars, le groupe contracteur du permis BANGA KAYO II est constitué ainsi qu’il suit : société nationale des pétoles du Congo (15%) et WING WAH Exploration & Production Pétrolière SAU (85%).

Le second projet de décret, qui modifie le décret n°2022-1911 du 5 décembre 2022 portant attribution à la société nationale des pétroles du Congo d’un permis d’exploitation d’hydrocarbures liquides ou gazeux dit permis « HOLMONI », a pour objet de favoriser la mise en œuvre du plan de développement des permis d’exploitation Holmoni et Cayo, dont la durée a été prorogée de 3 années, avec une date d’échéance au 4 décembre 2045.

Le groupe contracteur est constitué d’un titulaire, la société nationale des pétoles du Congo (15%) et d’un opérateur, WING WAH Exploration & Production Pétrolière SAU (85%).

Après examen et discussion, le Conseil des ministres a adopté les deux projets de décret qui lui étaient proposés.

III/- Ministère de l’environnement, du bassin du Congo et du développement durable

Invitée à son tour par le Président de la République à prendre la parole, Mme Arlette SOUDAN NONAULT, Ministre de l’environnement, du bassin du Congo et du développement durable, a présenté aux Membres du Conseil un projet de décret portant approbation des statuts de l’agence nationale de l’environnement.

La Ministre SOUDAN NONAULT a précisé aux membres du Conseil que le projet de décret soumis à l’examen du Conseil des ministres de ce jour a été élaboré dans le cadre de l’établissement effectif de l’Agence Nationale de l’Environnement (ANE), tel que prévu par l’article 119 de la loi n°33-2023 du 17 novembre 2023 portant gestion durable de l’environnement en République du Congo.

L’agence nationale de l’environnement est un établissement public à caractère administratif doté de la personnalité morale et de l’autonomie financière.

Elle a pour missions, notamment de :

– Coordonner l’exécution des projets visant la protection de l’environnement ;

– Constituer et exécuter le portefeuille de projets d’investissement pour la gestion durable de l’environnement ;

– Mettre en place et gérer le système national d’information environnementale ;

– Réaliser de façon permanente l’état de l’environnement national ;

– Veiller à l’intégration des préoccupations environnementales dans les politiques macroéconomiques du pays

– Impliquer les collectivités locales et les partenaires au développement

– Élaborer le rapport annuel sur l’état de l’environnement.

Le texte en examen permet ainsi de doter notre pays d’un outil efficace d’intégration de la protection de l’environnement dans les politiques et stratégies de développement.

Après examen et discussion, le Conseil des Ministres a adopté le projet de décret portant approbation des statuts de l’agence nationale de l’environnement.

IV/- Communications.

Poursuivant ses travaux, le Conseil des Ministres a suivi quatre (4) communications.

La première communication a été présentée par Monsieur Jean-Jacques BOUYA, Vice Premier ministre chargé de la coordination des infrastructures de développement et de l’aménagement du territoire.

Elle est relative à la mission de travail effectuée en République populaire de Chine du 24 juillet au 06 aout 2026.

Elle s’inscrivait dans le cadre de :

– La préparation des prochaines échéances du Forum sur la coopération sino-africaine (FOCAC) ;

– L’accélération du partenariat bilatéral à prioriser les grands projets d’infrastructures et à mobiliser de nouveaux mécanismes de financement suivant le mode « Investir-construire-Exploiter ».

Les principaux sujets examinés au cours de cette mission ont permis aux deux parties d’aboutir aux résultats et engagements suivants :

Sur le plan diplomatique et institutionnel.

– Confirmation formelle de la visite d’État du Président de la République du Congo, Son Excellence Monsieur Denis SASSOU NGUESSO, en République populaire de Chine

– Organisation de la Réunion des Hauts Fonctionnaires du Forum sur la coopération sino-africaine (FOCAC) à Brazzaville, ainsi que tenue de la Conférence ministérielle du FOCAC entre juin et juillet 2027.

  • Accord pour le financement intégral sous forme de don du projet de construction du nouveau Palais Présidentiel.

Sus le plan financier et multilatéral :

  • Accord de principe pour l’adhésion de la République du Congo à la Banque asiatique d’investissement pour les infrastructures
  • Validation d’un portefeuille immédiat de 6 projets structurants.

Sur le plan des infrastructures et des partenariats industriels :

  • Construction du corridor 13 et réhabilitation du Chemin de Fer Congo Océan
  • Extension du Viaduc Nord
  • Implantation d’une usine de transformation de la potasse en fertilisant et engrais dans la Zone Economique Spéciale de Pointe-Noire
  • Construction du centre de maintenance aéronautique
  • révision de la flotte nationale, notamment les trois avions MA60
  • Identification d’un partenaire stratégique pour le développement d’une compagnie aérienne commune.

Les membres du Conseil des ministres ont apprécié à juste valeur l’intérêt de cette mission qui renforce la vitalité et la maturité du partenariat stratégique global entre les deux pays élevé au rang de « Communauté d’Avenir Partagé de Haut Niveau ».

La deuxième communication relative à la participation de la République du Congo aux réunions institutionnelles de la zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF), tenues à Abuja (République fédérale du Nigéria) du 22 au 30 juin 2026, a été présentée par Mme Jacqueline Lydia MIKOLO, Ministre du commerce, des approvisionnements et de la consommation, chargée de la ZLECAF.

La Ministre MIKOLO a d’emblée rappelé aux Membres du Conseil la vision du Président de la République de faire de la ZLECAF un levier de transformation structurelle de l’économie congolaise.

La Réunion d’ABUJA a abouti à des résultats majeurs. Elle a d’abord permis l’élection du Congo au poste de 2ème vice-président du Bureau du conseil des ministres de la ZLECAF aux côtés du Nigéria ; ensuite, Brazzaville, notre capitale, a été retenue pour l’organisation, en 2028, de la 22ème réunion du conseil des ministres de la ZLECAF ; autre acquis enfin, l’organisation attendue, fin octobre 2026 à Brazzaville d’un forum sous-régional consacré aux pays de la CEEAC.

Cette moisson abondante fait de notre pays le moteur principal de la mise en œuvre de la ZLECAF en Afrique centrale. Pour consolider ces acquis, il est nécessaire que le Gouvernement exécute une série d’actions prioritaires énumérées par la Ministre MIKOLO.

Les membres du Conseil ont opiné sur la moisson abondante ainsi obtenue et encouragé le Ministère en charge de la ZLECAF à œuvrer à la mise en place des mesures préconisées.

La troisième communication, relative à la participation de la République du Congo à la 12ème conférence des ministres de l’organisation pour le développement et la promotion de l’artisanat africain, en sigle ODEPA, tenue à Bamako, République du Mali, le 4 juillet 2026, a été présentée par Mme Irène Marie Cécile MBOUKOU-KIMBATSA, Ministre des petites, moyennes entreprises et de l’artisanat.

Chargée du développement et de la promotion de l’artisanat africain, l’ODEPA était présidée par le Congo depuis août 2024. Notre pays, par la voix de la Ministre MBOUKOU-KIMBATSA, a présenté et fait adopter son rapport de mandature 2024-2026. La conférence a également approuvé les nouveaux outils de gouvernance de l’ODEPA ainsi que la feuille de route assignée à la prochaine mandature assumée par le Mali et ce jusqu’à la prochaine conférence qui aura lieu au Maroc en mars 2028.

Réagissant à l’exposé ainsi fait, les membres du Conseil ont été sensibles à l’hommage rendu au Président de la République par les ministres en charge de l’artisanat, lors de leurs travaux, et ce en sa qualité « d’ambassadeur de l’artisanat africain » et ont invité les pouvoirs publics à relayer dans les actes l’engagement du Chef de l’Etat en faveur de cet important secteur.

La quatrième communication, relative à la participation de la République du Congo à la 2ème édition du Forum africain de l’économie sociale et solidaire (FORA’ESS) et aux préparatifs du FORA’ESS 2027 à Brazzaville, a été présentée par Mme Inès Nefer Bertille VOUMBO YALO née INGANI, Ministre de la promotion de la femme, de l’intégration de la femme au développement, du pacte social et de l’économie informelle.

Initialement prévue à Brazzaville, l’événement qui réunissait les ministres africains en charge de l’économie sociale et solidaire a été finalement accueilli par le Sénégal. Il en est ressorti que l’économie sociale et solidaire constitue un instrument majeur de transformation économique et sociale, de création d’emplois, de réduction de la pauvreté de promotion de l’entrepreneuriat, d’inclusion sociale et de développement territorial. La délégation congolaise a valorisé les réformes engagées, en particulier la création de l’agence nationale pour la transformation de l’économie informelle ou celle du fonds d’appui aux activités génératrices de revenus pour les femmes (Fonds ELIKIA).

Le forum a eu deux retombées dont se sont félicités les membres du Conseil, à savoir :

– la désignation de Brazzaville pour accueillir le FORA’ESS 2027;

– et l’accession de notre pays à la vice-présidence du comité consultatif.

Avant de clôturer la réunion du Conseil des ministres, le Président de la République a rappelé aux membres du Gouvernement l’obligation de résultat dans le cadre de la mise en œuvre des engagements contenus dans son projet de société.

A cet effet, les différents projets devraient figurer de façon claire et précise dans le plan national de développement 2027-2032, en cours d’élaboration.

Aussi, le budget de l’Etat exercice 2027, premier budget du mandat après le plébiscite du Président de la République à l’élection présidentielle de mars 2026, devrait effectivement permettre :

– d’une part, la mobilisation des ressources dans les secteurs pourvoyeurs de recettes en rapport avec les réformes qui y ont été entreprises ;

– et d’autre part, la réalisation effective des activités concrètes qui structurent le projet de société : « Accélérons la marche vers le développement ».

Plus rien n’étant inscrit à l’ordre du jour, le Président de la République a clos la réunion et levé la séance.

Commencée à 10h00, la réunion du Conseil des Ministres a pris fin à 13 heures 20.

Fait à Brazzaville, le 18 août 2026.

Pour le Ministre de la Communication et des Médias,

Porte-parole du Gouvernement, en mission,

Le Garde des sceaux, Ministre de la Justice,

des Droits, des Humains et de la Promotion

des Peuples Autochtones,

Aimé Ange Wilfrid BININGA/-

Congo : six armes et des centaines de munitions saisies chez un suspect

L’arsenal destiné aux activités de braconnage a été découvert le 13 août dernier, dans le domicile présenté comme le chef présumé d’un réseau de braconniers, dans le village de Yono, district d’Odziba dans le département du Djoué-Léfini.

 

La traque contre les réseaux de braconnage se poursuit dans le Djoué-Léfini. Une opération menée conjointement par la police et les éco-gardes de la réserve naturelle de Lésio-Luna a permis de mettre la main sur un impressionnant lot d’armes et de munitions au domicile d’un suspect, le 13 août dernier.

La perquisition a permis de découvrir six armes à feu, dont quatre fusils de calibre 12, un PMK et un pistolet. Les forces engagées dans l’opération ont également saisi seize chargeurs ainsi que 469 munitions, entreposées dans un sac.

Le principal suspect, qui avait réussi à prendre la fuite avant l’intervention des forces de l’ordre, serait le chef présumé d’une bande spécialisée dans le braconnage. Il serait également un militaire, selon les premiers éléments recueillis dans le cadre de l’enquête.

Des complices déjà interpellés

Les investigations ont été rendues possibles grâce aux informations fournies par deux présumés complices du fugitif. Ces derniers avaient été arrêtés le 3 juin par les éco-gardes dans la réserve naturelle de Lésio-Luna alors qu’ils transportaient une importante quantité de viande d’hippopotame, une espèce protégée.

Leur interpellation avait permis aux enquêteurs de remonter progressivement la piste du réseau et d’identifier le domicile du principal suspect. L’opération du 13 août constitue ainsi un nouveau coup porté à cette organisation présumée.

Les deux hommes interpellés en juin ont été présentés devant la justice. Ils ont été jugés et condamnés le 21 juillet par le tribunal de grande instance de Brazzaville pour les faits qui leur étaient reprochés.

Zlécaf : le Congo veut accélérer l’accès de ses entreprises au marché africain

À Brazzaville, un atelier national consacré aux défis et opportunités liés à la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlécaf) a réuni, le 17 août, pouvoirs publics, partenaires au développement et acteurs du secteur privé.

 

Faire du Congo un acteur compétitif de l’intégration économique africaine. C’est l’ambition affichée à l’ouverture de l’atelier national sur le thème « Les entreprises congolaises face aux marchés africains, défis, opportunités et perspectives ». Organisée conjointement par le ministère du Commerce, des Approvisionnements et de la Consommation, chargé de la Zlécaf, et le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud), la rencontre vise à renforcer la capacité des entreprises congolaises à tirer pleinement parti des possibilités offertes par le marché continental.

Ouvrant les travaux, la ministre Jacqueline Lydia Mikolo a insisté sur la nécessité de préparer davantage les opérateurs économiques congolais à la concurrence et aux exigences d’un marché africain appelé à devenir l’un des principaux espaces d’échanges commerciaux.

La cérémonie d’ouverture a également permis de faire le point sur l’état d’avancement de la mise en œuvre de la Zlécaf au Congo. Le pays avait signé l’accord fondateur le 21 mars 2018 à Kigali, au Rwanda, avant de ratifier les instruments en février 2019. Depuis, plusieurs étapes ont été franchies pour consolider le cadre national de participation à cette initiative d’intégration économique.

La stratégie nationale de mise en œuvre de la Zlécaf a notamment été validée en septembre 2020. De même, les listes de concessions tarifaires et d’engagements spécifiques dans le secteur des services, négociées dans le cadre de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cémac), ont été adoptées.

Un marché à conquérir

Au-delà des avancées institutionnelles, l’enjeu est désormais de passer à une phase davantage opérationnelle. Pour les entreprises congolaises, l’ouverture progressive des marchés africains représente à la fois une opportunité de conquérir de nouveaux débouchés et un défi en matière de compétitivité, de qualité, de production et de respect des normes.

L’atelier constitue ainsi un cadre d’échanges sur les moyens permettant au secteur privé de mieux comprendre les mécanismes de la Zlécaf et d’identifier les secteurs susceptibles de porter les exportations congolaises.

La dynamique engagée devra notamment favoriser une meilleure préparation des entreprises, afin qu’elles puissent transformer l’intégration commerciale africaine en opportunités concrètes d’investissement, de croissance et de création d’emplois.

Congo : le gouvernement engage des mesures pour apurer les arriérés de pensions

Le Premier ministre, chef du gouvernement, Anatole Collinet Makosso, a présidé une réunion interministérielle avec les associations de retraités.

 

Face aux préoccupations exprimées par les retraités, le gouvernement entend privilégier le dialogue et apporter des réponses durables à une situation qui perdure. La rencontre présidée par Anatole Collinet Makosso a permis d’examiner plusieurs revendications liées notamment au paiement des pensions, à l’apurement des arriérés et à l’harmonisation du point d’indice.

À l’issue des échanges, une avancée concrète a été annoncée, la mise en place d’un comité technique mixte chargé d’actualiser et d’harmoniser les données relatives aux arriérés de pensions. Cette instance travaillera avec les différents services concernés afin d’établir une situation fiable et partagée des montants dus aux retraités.

Autre annonce attendue : le paiement d’un mois d’arriérés dans les prochains jours. Une mesure qui devrait apporter un premier soulagement aux pensionnés, tout en s’inscrivant dans une démarche plus large d’apurement progressif des sommes restantes.

Au-delà de cette échéance immédiate, le gouvernement souhaite surtout s’attaquer aux causes structurelles des difficultés rencontrées par les retraités. L’harmonisation du point d’indice et la question du paiement concomitant des pensions et des salaires figurent ainsi parmi les dossiers appelés à faire l’objet d’un suivi.

Pour les autorités, cette approche doit permettre de dépasser les réponses ponctuelles et d’instaurer un mécanisme plus régulier et prévisible dans la prise en charge des pensions.

La mise en place du comité technique mixte constitue ainsi une nouvelle étape dans le dialogue entre le gouvernement et les associations de retraités. Elle traduit la volonté affichée de rechercher, dans la concertation, des solutions susceptibles d’améliorer progressivement et durablement la situation des anciens travailleurs.

Congo : Alexandra Célestin fait ses adieux après dix mois de mission

Lors d’une cérémonie d’adieu organisée le week-end dernier à Brazzaville, la représentante-résidente de la Banque mondiale a dressé le bilan d’une mission placée sous le signe de la collaboration en faveur du développement.

 

Arrivée au Congo en octobre 2025, Alexandra Célestin tourne désormais la page de sa mission. Entourée de trois membres du gouvernement et du personnel de la Banque mondiale, la représentante-résidente a livré un témoignage empreint de reconnaissance à l’endroit du pays qui l’a accueillie durant près d’une année.

Au moment de prendre congé, la responsable a particulièrement insisté sur la chaleur et l’hospitalité dont elle dit avoir bénéficié tout au long de son séjour. Elle repart ainsi avec « le souvenir d’un pays chaleureux », marqué par la qualité des relations nouées avec les autorités, les acteurs du développement et les différentes composantes de la société congolaise.

Sur le plan professionnel, Alexandra Célestin a également mis en avant la diversité des interlocuteurs avec lesquels elle a eu l’occasion de travailler. Au cours de ses dix mois d’exercice, elle affirme avoir collaboré avec de nombreux acteurs autour d’un objectif commun : renforcer l’impact des actions engagées en faveur du développement du Congo.

Cette cérémonie d’adieu aura ainsi constitué un moment à la fois institutionnel et humain, permettant à la représentante-résidente de revenir sur une expérience qu’elle présente comme riche en rencontres et en enseignements.

En quittant ses fonctions, Alexandra Célestin laisse derrière elle une mission marquée par la recherche de résultats concrets et le renforcement du dialogue entre la Banque mondiale et les acteurs congolais du développement. Elle emporte, de son côté, le souvenir d’une expérience placée sous le signe de la coopération et de l’hospitalité.

Congo-championnats de baskeball : plus de 40 équipes en lice pour le titre national

La 42e édition des Championnats nationaux seniors, juniors et cadets de basketball a officiellement démarré le 16 août à Brazzaville.

 

Le gymnase Maxime Matsima a retrouvé toute son effervescence. Sous les encouragements du public, les premières rencontres de cette compétition majeure du basketball congolais ont donné lieu à de belles démonstrations, aussi bien chez les filles que chez les garçons.

Le coup d’envoi officiel a été donné par le président de la Fédération congolaise de basketball (Fécoket), Fabrice Makaya Matève, en présence notamment du ministre délégué Michrist Kaba Mboko. Cette ouverture marque le début d’une semaine de compétition qui réunira les meilleurs jeunes et seniors du pays autour du ballon orange.

Réparties dans les catégories seniors, juniors et cadets, les formations venues des sept ligues départementales, ils vont tenter de s’imposer au fil des rencontres pour atteindre la phase décisive de la compétition. Les équipes de Brazzaville, engagées à domicile, ont d’ailleurs rapidement affiché leurs ambitions en donnant le ton dès les premières confrontations.

Au-delà de la quête du titre national, cette 42e édition constitue également une vitrine pour les talents du basketball congolais. Chez les cadets et les juniors notamment, la compétition devrait permettre de repérer de jeunes joueurs et joueuses susceptibles d’alimenter les sélections nationales dans les prochaines années.

Jusqu’au 23 août, le gymnase Maxime Matsima sera ainsi le théâtre de confrontations entre les différentes générations du basketball congolais. Une semaine durant laquelle chaque équipe cherchera à inscrire son nom au palmarès de l’une des compétitions phares de la discipline au Congo.

Congo : la diaspora veut mettre son expertise au service du pays

Réunis à Brazzaville le 17 août autour du président Denis Sassou-N’Guesso, plusieurs membres de la diaspora congolaise ont exprimé leur volonté de contribuer davantage au développement du pays.

 

Pour ces Congolais de l’extérieur, le moment est venu de franchir un nouveau cap. Leur ambition est de mettre à profit les savoir-faire acquis au cours de leurs parcours professionnels à l’étranger pour accompagner les projets et les priorités de développement du pays.

La délégation s’est ainsi organisée autour de plusieurs pôles d’intervention, avec l’objectif de favoriser l’investissement, le partage d’expériences et le transfert de compétences. Une démarche qui entend créer des passerelles plus solides entre la diaspora et le Congo.

Au-delà du retour au pays, l’initiative porte donc une ambition plus large : permettre aux Congolais établis à l’étranger de devenir des acteurs à part entière du développement national. Leurs réseaux et leur expertise pourraient notamment contribuer à faire émerger de nouvelles initiatives et à attirer davantage d’investissements.

Pour ses membres, il s’agit désormais de passer des intentions aux actions et de faire de leurs compétences un véritable levier au service du Congo.

Archives audiovisuelles : une cagnotte pour sauver la mémoire de Télé-Congo

Une cagnotte lancée le 15 août entend mobiliser 1,435 million de FCFA pour engager des travaux d’urgence sur la toiture des anciens locaux de Télé-Congo, où sont conservées les archives audiovisuelles.

 

À l’heure où le Congo célèbre son histoire et son patrimoine, une initiative entend préserver une partie de sa mémoire audiovisuelle. La Maison des archives a lancé, le 15 août, à l’occasion du 66ᵉ anniversaire de l’indépendance du Congo, une campagne de mobilisation de fonds destinée à contribuer à la sauvegarde des archives conservées dans les anciens locaux de Télé-Congo.

Prévue sur un mois, jusqu’au 15 septembre, cette cagnotte vise à réunir 1 435 000 FCFA, nécessaires au financement d’une première intervention d’urgence sur la toiture du bâtiment. La dégradation de celle-ci fait peser un risque sur les documents et supports audiovisuels qui y sont conservés, témoins de plusieurs décennies de l’histoire du pays.

Pour atteindre cet objectif, la Maison des archives mise sur une mobilisation citoyenne. Le dispositif repose sur 718 contributions de 2 000 FCFA, soit un montant total de 1 436 000 FCFA, légèrement supérieur à la somme recherchée.

Au-delà de la collecte de fonds, l’initiative pose la question de la préservation du patrimoine audiovisuel congolais. Reportages, émissions, images d’archives et autres documents produits au fil des années constituent autant de traces de la vie politique, sociale et culturelle du pays.

En lançant cette campagne à la date anniversaire de l’indépendance, la Maison des archives entend ainsi associer la célébration de l’histoire nationale à une action concrète en faveur de sa conservation. Chaque contribution, même modeste, est appelée à participer à la sauvegarde de cette mémoire collective.

La campagne se poursuit jusqu’au 15 septembre 2026, avec l’ambition de réunir les fonds nécessaires à cette première intervention et, au-delà, de contribuer à la préservation durable des archives audiovisuelles de Télé-Congo.