Santé au travail : Congo Terminal sensibilise ses équipes à la prévention de la tuberculose

Le 11 juin 2026, plus de 700 collaborateurs de Congo Terminal ont pris part à une campagne de sensibilisation à la tuberculose organisée sur les sites opérationnels et en ligne, témoignant de l’engagement de l’entreprise en faveur de la santé de ses équipes.

 

Animée par le Dr Eléazar Massamba, Médecin Conseil de l’entreprise, cette campagne de sensibilisation a mis en lumière les mécanismes de la maladie, ses modes de transmission et ses conséquences sur la santé, tout en insistant sur les gestes et comportements préventifs à adopter au quotidien. Une démarche volontariste visant à faire de chaque collaborateur un acteur engagé dans la lutte contre la tuberculose. Les échanges ont également mis en lumière l’importance d’un diagnostic précoce et d’une prise en charge rapide afin de limiter les risques de propagation.

« La prévention et l’information sont nos meilleurs alliés dans la lutte contre la tuberculose. En renforçant les connaissances de nos collaborateurs, nous contribuons à créer un environnement de travail plus sûr et plus sain pour tous » explique Aristide NDJAWE, Directeur des Ressources Humaines Congo Terminal.

Dans un environnement de travail collectif, la prévention des maladies constitue un enjeu majeur de santé et de performance sociale. Sensibiliser les équipes permet de réduire les risques de contamination, de briser les tabous et d’encourager le recours aux soins. Car un collaborateur informé est un collaborateur mieux armé pour se protéger et protéger son entourage. C’est dans cet esprit que Congo Terminal fait de la sensibilisation à la santé un pilier de sa politique sociale.

Journée Portes Ouvertes de la Logistique et de la Livraison : AGL Congo ouvre ses portes aux futurs talents de la logistique

Dans le cadre de sa démarche de rapprochement entre le monde académique et l’entreprise, Africa Global Logistics (AGL) Congo a organisé une Journée Portes Ouvertes dédiée aux métiers de la logistique et de la livraison. Cet événement a réuni les cinq meilleurs étudiants issus de cinq universités de la place, accompagnés de leurs encadreurs, pour une immersion au cœur des activités de l’entreprise.

 

La journée a débuté par une induction HSE, étape incontournable visant à sensibiliser les participants aux règles de santé, sécurité et environnement en vigueur sur les sites d’AGL Congo. Au-delà des consignes pratiques, cette introduction a mis en lumière le rôle central de la culture HSE et sa stricte application dans le bon déroulement des opérations quotidiennes.

Les étudiants ont ensuite pris part à une session d’échanges en salle consacrée à l’organisation des opérations logistiques et livraisons, ainsi qu’aux défis et opportunités qui caractérisent ce secteur stratégique. Animée par Lionel MADOUCA, Responsable Service Livraison, et David-Hervé DJEMISSI, Coordonnateur des Opérations ZU/ZP/ZL, cette rencontre a offert aux participants une meilleure compréhension des métiers, des processus opérationnels et des compétences clés pour évoluer dans ce domaine.

À cette occasion, David-Hervé DJEMISSI a souligné : « La logistique est bien plus qu’un simple déplacement de marchandises. C’est un levier essentiel de performance qui repose sur l’anticipation, la coordination et l’engagement des équipes. Partager cette réalité avec les étudiants, c’est contribuer à préparer les talents qui feront la logistique de demain. »

La session en salle a été suivie d’une visite du yard, permettant aux participants d’observer les opérations logistiques en cours, les équipements mobilisés et les dispositifs de sécurité déployés au quotidien. Ce contact avec le terrain a donné corps aux enseignements théoriques reçus en amont.

La journée s’est conclue autour d’une collation conviviale, favorisant les échanges informels entre étudiants et responsables présents. Ce moment de partage a permis aux participants de poser leurs dernières questions, de recueillir des conseils d’orientation et de renforcer les liens entre AGL Congo et le monde universitaire

Congo Terminal et le Samu Social Pointe-Noire renouvellent leur partenariat au service de la jeunesse vulnérable

Congo Terminal et le Samu Social Pointe-Noire ont officialisé, fin mai, le renouvellement de leur partenariat annuel, réaffirmant ainsi leur engagement commun en faveur de la réinsertion socioprofessionnelle des jeunes en situation de grande précarité.

 

Fondé en 2003, le Samu Social Pointe-Noire est une structure d’intervention sociale dédiée à l’assistance et à l’accompagnement des personnes en situation de grande vulnérabilité, avec une attention particulière portée à la jeunesse en difficulté. Elle œuvre depuis de nombreuses années au développement de programmes d’insertion adaptés aux réalités du terrain.

Cette convention offre à trois jeunes présélectionnés par le Samu Social l’opportunité d’effectuer un stage tutoré de trois à six mois au sein de Congo Terminal, dans des métiers directement liés aux activités de l’entreprise : soudure, mécanique et électricité. Une seconde chance, ancrée dans le concret, qui ouvre des perspectives durables à des jeunes en rupture.

« Ce partenariat, c’est aussi l’affirmation d’une conviction : celle qu’une entreprise comme Congo Terminal a un rôle à jouer au-delà de ses quais. Accompagner les plus vulnérables, ouvrir des portes là où elles semblent fermées, agir avec les acteurs de terrain, c’est notre responsabilité. Nous offrons à ces jeunes des compétences concrètes, immédiatement valorisables sur le marché du travail. », a déclaré Anthony SAMZUN, Directeur Général de Congo Terminal.

Le Samu Social Pointe-Noire a exprimé sa reconnaissance pour cet accompagnement, qui renforce ses capacités d’intervention et soutient les actions menées quotidiennement auprès des bénéficiaires. En renouvelant ce partenariat, Congo Terminal confirme sa vision d’une entreprise citoyenne, pleinement engagée aux côtés des acteurs du développement humain et social au travers d’initiales à fort impact pour les communautés locales

Journée de l’environnement : AGL Congo transforme ses déchets en outils pédagogiques pour les étudiants

Le 5 juin 2026, à l’occasion de la Journée mondiale de l’environnement, Africa Global Logistics (AGL) Congo démontre que performance industrielle et responsabilité environnementale peuvent aller de pair, en transformant ses déchets en objets didactiques pour la formation des jeunes.

 

L’entreprise transforme ses déchets industriels en ressources utiles. Dans cette démarche, AGL Congo a récemment conçu du matériel éducatif destiné aux établissements techniques d’enseignement supérieur, notamment deux moteurs et deux ponts d’apprentissage reconditionnés. Ces équipements permettent aux étudiants de se former directement sur du matériel réel avec la possibilité d’observer les éléments internes en fonctionnement.

« Nous sommes résolument engagés dans le respect des normes environnementales. C’est pourquoi nous mettons en œuvre des processus optimisés pour limiter la production de déchets. Cette approche nous permet également de valoriser une grande majorité d’entre eux, en supports pédagogiques pour les écoles techniques » explique Yann PICARD, Directeur Technique et Matériel Africa Global Logistics Congo.

Africa Global Logistics Congo a mené des actions de sensibilisation en interne pour renforcer l’engagement environnemental de ses collaborateurs, notamment à travers une collecte de déchets et la création d’une fresque participative.

Dans le cadre de sa gestion responsable des déchets, l’entreprise assure leur tri sur site afin d’optimiser leur collecte, leur recyclage et leur valorisation. En partenariat avec des acteurs locaux, elle donne une seconde vie aux huiles de vidange, transforme les pneus usagés en pavés et reconditionne les moteurs en supports pédagogiques.

Au-delà de ces actions, AGL Congo s’engage auprès des jeunes en menant des campagnes éducatives dans les écoles, contribuant ainsi à sensibiliser les citoyens de demain et à promouvoir des comportements responsables, tout en affirmant son rôle d’acteur engagé pour un impact durable.

Congo : Denis Sassou N’Guesso insiste sur l’accélération des grands chantiers structurants

Réuni ce jeudi 18 juin 2026 en Conseil des ministres, le président de la République, a réaffirmé sa volonté d’accélérer la mise en œuvre de plusieurs projets structurants considérés comme essentiels pour le développement économique et social du pays.

 

Au cours de cette réunion gouvernementale, le chef de l’État a mis un accent particulier sur des infrastructures stratégiques appelées à renforcer la compétitivité du pays et à améliorer les conditions de vie des populations.

Parmi les priorités évoquées figure la poursuite des travaux de réhabilitation des voiries urbaines de Pointe-Noire. Ce chantier vise à moderniser le réseau routier de la capitale économique afin de fluidifier la circulation et soutenir les activités économiques.

Le président de la République a également insisté sur la poursuite des travaux de la route lourde reliant le Congo à la frontière avec Cabinda. Cette infrastructure est perçue comme un levier majeur pour les échanges commerciaux sous-régionaux et l’intégration économique.

Dans le secteur énergétique, Denis Sassou N’Guesso a demandé une accélération des travaux d’amélioration de la ligne à Très Haute Tension Pointe-Noire–Brazzaville, un projet stratégique destiné à renforcer la stabilité de l’approvisionnement électrique sur l’ensemble du corridor.

Le Conseil des ministres a aussi permis de faire le point sur la finalisation des travaux de l’université de Loango, infrastructure appelée à consolider l’offre nationale de formation supérieure et à accompagner la montée en compétences de la jeunesse congolaise.

Autre dossier majeur : l’opérationnalisation de la zone industrielle de Maloukou. Le chef de l’État a insisté sur l’implantation effective des entreprises attendues sur ce site afin de favoriser l’industrialisation, la création d’emplois et la diversification de l’économie nationale.

Congo-Hydrocarbures : Mouzabakani Kiesse Franc nommé directeur général de l’Amont pétrolier

Ingénieur en électrotechnique de formation, le nouveau responsable hérite d’une mission stratégique au cœur de l’économie nationale.

 

Cette nomination intervient dans un contexte marqué par les ambitions de modernisation et d’optimisation de la gestion des ressources pétrolières. En prenant les commandes de l’Amont pétrolier, Mouzabakani Kiesse Franc aura notamment pour responsabilité d’accompagner les politiques publiques liées à l’exploration, au développement et à l’exploitation des ressources en hydrocarbures.

Reconnu pour son profil technique, son expérience dans le domaine énergétique et sa maîtrise des enjeux industriels, le nouveau directeur général devra contribuer à renforcer la performance du secteur, attirer davantage d’investissements et soutenir la dynamique de création de valeur autour des activités pétrolières.

Au-delà des défis opérationnels, cette prise de fonction traduit également la volonté des autorités de s’appuyer sur des compétences techniques pour accompagner les transformations du secteur énergétique et consolider le rôle du pétrole dans le développement économique du pays.

Les attentes sont nombreuses autour de cette nouvelle étape, alors que l’Amont pétrolier demeure un levier essentiel pour la croissance, l’emploi et la souveraineté énergétique nationale.

Congo : le gouvernement adopte la Politique nationale de l’assainissement 2026-2035

Réuni en Conseil des ministres, le gouvernement a adopté le projet de décret portant approbation de la Politique nationale de l’assainissement 2026-2035.

 

Présenté par le ministre de l’Assainissement urbain, du Développement local et de l’Entretien routier, Juste Désiré Mondelé, le document ambitionne de transformer le secteur de l’assainissement afin de répondre aux défis croissants liés à l’urbanisation, à la croissance démographique et à la gestion des déchets.

Face aux insuffisances observées dans la collecte et le traitement des déchets solides et liquides ainsi qu’au manque de coordination entre les différents acteurs du secteur, le gouvernement entend mettre en place un cadre cohérent, moderne et efficace pour améliorer durablement les conditions de vie des populations.

Fruit d’un processus inclusif et participatif, cette politique nationale s’appuie sur les recommandations issues de la Conférence sur l’assainissement urbain tenue en février 2025 ainsi que de l’atelier national organisé le 14 octobre 2025. Elle s’inscrit également dans le respect des principes consacrés par la loi d’orientation du 16 août 2022 sur le développement durable et la loi du 17 novembre 2023 relative à la gestion durable de l’environnement en République du Congo.

Conçue comme un levier stratégique du développement national, la Politique nationale de l’assainissement 2026-2035 vise à contribuer à l’atteinte des Objectifs de développement durable, notamment dans les domaines de la santé publique, de l’accès à l’eau potable et de la préservation de l’environnement.

Prenant en compte les réalités du terrain ainsi que les attentes exprimées par les populations, cette politique poursuit un objectif central : garantir à tous un accès durable, inclusif, universel et équitable aux services d’assainissement, tout en intégrant les impératifs de résilience climatique et de lutte contre les effets du changement climatique.

Parmi ses axes prioritaires figurent le développement de la recherche et de l’économie circulaire, le renforcement de l’information, de l’éducation et de la communication autour des bonnes pratiques d’hygiène, ainsi que la mise en place de mécanismes pérennes de financement des services et des investissements.

À l’issue des échanges, les membres du Conseil des ministres ont adopté le projet de décret, ouvrant ainsi la voie à une nouvelle dynamique de gouvernance environnementale et urbaine au service du bien-être des populations et du développement durable du Congo.

Congo : Dangote Fertilizer obtient un permis d’exploitation du gisement de potasse de Mengo

Les ministres adoptent le projet de décret attribuant à la société Dangote Fertilizer Limited Congo un permis d’exploitation du gisement de sels de potasse de Mengo.

 

Le projet a été présenté jeudi 18 juin 2026, devant les membres du Conseil par le ministre des Industries minières et de la Géologie, Urbain Fiacre Opo. Il marque l’arrivée d’un investissement structurant destiné à renforcer la présence industrielle du groupe Dangote au Congo et à consolider le rôle du pays dans la chaîne de valeur des engrais en Afrique.

La demande de permis, introduite le 2 avril 2026, intervient après le retour du site dans le domaine public, consécutivement au non-respect des engagements pris par l’ancien détenteur du titre minier.

Selon les données présentées au Conseil, le gisement de Mengo dispose de réserves prouvées estimées à près de 325 millions de tonnes de sels de potasse, avec une durée d’exploitation projetée sur 25 ans. Le plan de développement prévoit une montée progressive des capacités de production : un million de tonnes par an pour la phase initiale, puis deux millions de tonnes en phase 2 et trois millions de tonnes en phase 3.

Au-delà de l’exploitation minière, Dangote Fertilizer ambitionne de développer au Congo une plateforme industrielle à travers la construction d’une usine de production d’engrais NPK, destinée à soutenir la transformation locale des matières premières et à contribuer au renforcement de la sécurité alimentaire.

Le groupe, déjà engagé dans une dynamique d’expansion continentale dans le secteur des fertilisants, prévoit un investissement évalué à 3 milliards de dollars américains. Ce projet devrait générer près de 800 emplois, tout en favorisant le transfert de compétences et le développement des activités connexes.

Dans son intervention, le président de la République, Denis Sassou N’Guesso, a également attiré l’attention du gouvernement sur la question de l’exploitation illégale des ressources minières. Le chef de l’État a dénoncé l’exploitation anarchique de l’or observée dans plusieurs localités des départements de la Cuvette-Ouest, de la Sangha ainsi que dans la zone du Bas-Kouilou.

Afin de restaurer l’ordre et de garantir une exploitation responsable des ressources naturelles, il a instruit le Premier ministre de mettre en place, sans délai, une task force interministérielle regroupant les administrations concernées.

À l’issue des échanges, le Conseil des ministres a adopté le décret portant attribution du permis d’exploitation du gisement de potasse de Mengo à Dangote Fertilizer Limited Congo, ouvrant ainsi une nouvelle perspective pour l’industrialisation du secteur minier congolais.

Congo : compte rendu du Conseil des ministres du jeudi 18 juin 2026

Le Conseil des ministres s’est réuni ce jeudi 18 juin 2026 au Palais du peuple, sous la très haute autorité de son excellence, M. Denis Sassou N’Guesso, président de la République, chef de l’Etat.

 

Les affaires suivantes étaient inscrites à son ordre du jour, soit :

  • Deux projets de décret au titre du ministère de l’Enseignement supérieur ;
  • Un projet de décret au titre du ministère des Industries minières et de la Géologie ;
  • Un projet de décret au titre du ministère de l’Assainissement urbain, du Développement local et de l’entretien routier ;
  • Deux communications aux titres respectifs des ministères des Sports, de la Jeunesse et de l’Education civique, et de l’Economie, du Plan, de la Statistique et de la Prospective ;
  • Des nominations au titre des ministères de la Recherche scientifique et de l’Innovation technologique, et des Hydrocarbures.

Dans un propos liminaire, son excellence M. Denis Sassou N’Guesso, président de la République, chef de l’Etat, a souligné sa volonté ferme de respecter les engagements pris devant le peuple congolais. A cet égard, il a rappelé aux membres du Conseil des ministres que la mise en œuvre de son projet de société ne devait souffrir d’aucun atermoiement et d’aucune lenteur. Complétant les directives données lors de la première réunion du Conseil des ministres du présent gouvernement, il a instruit les ministres de poursuivre avec force et vigueur l’exécution des projets engagés.

Le chef de l’Etat a ainsi mis en exergue quelques projets d’importance nationale : la poursuite de la réhabilitation des voiries urbaines de Pointe-Noire ; celle de la route lourde conduisant à la frontière Congo-Cabinda ; l’accélération des travaux d’amélioration de la ligne à Très haute tension Pointe-Noire-Brazzaville ; la finalisation des travaux de l’université de Loango; l’implantation des entreprises attendues au sein de la zone industrielle de Maloukou, etc.

Enfin, le président de la République s’est félicité de l’arrivée de l’électricité dans plusieurs localités de l’intérieur, à savoir Boko, Louingui, Mossaka et Allembé. Il a invité le gouvernement à organiser la remise officielle de ces infrastructures, afin de communier avec la population concernée.

I/- Ministère de l’Enseignement supérieur

Abordant les points inscrits à l’ordre du jour du Conseil, le président de la République a donné la parole à madame le Pr Delphine Edith Emmanuel, née Adouki, ministre de l’Enseignement supérieur, qui a soumis à l’examen des membres du Conseil des ministres deux projets de textes ; le premier est un projet de décret portant approbation des statuts de l’université de Loango.

L’université de Loango a été créée par la loi n°06-2022 du 30 décembre 2022. Comme de coutume, il s’agissait présentement d’adopter en Conseil des ministres les statuts permettant de fixer les attributions et de préciser les conditions du fonctionnement de ses organes d’administration et de gestion.

Le comité de direction et le conseil universitaire sont les organes délibérants de l’université, tandis que l’organe exécutif est composé du président de l’université, du vice-président et du secrétaire général. Enfin, les organes consultatifs sont : le conseil scientifique, le conseil pédagogique, le comité de déontologie, d’éthique et de bioéthique ainsi que le conseil des études et de la vie universitaire.

Après examen et discussion, le Conseil des ministres a adopté le projet de décret portant approbation des statuts de l’université de Loango.

Poursuivant son propos, la ministre Emmanuel a soumis à la sagacité des membres du Conseil un second texte, à savoir un projet de décret modifiant certaines dispositions du décret n°2012-698 du 6 juin 2012 portant statut particulier du personnel de l’Université Marien-Ngouabi.

Ce texte est consécutif à une décision prise lors de la session du comité de direction de l’Université Marien-Ngouabi tenue le 24 janvier 2024 entérinant la modification de l’âge de départ à la retraite des agents de l’université Marien-Ngouabi. Après un recours engagé contre le décret initialement adopté, le président du comité de direction de l’Université Marien-Ngouabi, suite à une session extraordinaire dudit comité, a invité le gouvernement, par le truchement de la ministre de tutelle, à soumettre de nouveau au Conseil des ministres le projet de décret issu de la décision du 24 janvier 2024.

Ainsi, la limite d’âge d’admission à la retraite des agents relevant du statut particulier du personnel de l’Université Marien-Ngouabi, dispositions qui prennent effet à compter du 1er septembre 2022, se présente ainsi qu’il suit :

  • Personnel administratif, technique, ouvrier et de service :
  • Soixante-cinq ans pour les cadres de la catégorie I ;
  • Soixante-trois ans pour les cadres de la catégorie II ;
  • Soixante ans pour les agents de la catégorie III.
  • Personnel enseignant :
  • Soixante-dix ans pour les maîtres-assistants, maîtres de conférence et les professeurs titulaires ;
  • Soixante-cinq ans pour les assistants.

Après examen et discussion, le Conseil des ministres a adopté le projet de décret modifiant certaines dispositions du décret n°2012-698 du 6 juin 2012 portant statut particulier du personnel de l’Université Marien-Ngouabi.

      II/- Ministère des Industries minières et de la Géologie

Invité à son tour par le président de la République à prendre la parole, M. Urbain Fiacre Opo, ministre des Industries minières et de la Géologie, a présenté aux membres du Conseil un projet de décret portant attribution à la société Dangote Fertilizer Limited Congo d’un permis d’exploitation pour les sels de potasse, dit « Mengo », dans le département du Kouilou.

La société demanderesse souhaite renforcer son ancrage au Congo grâce à ce projet d’envergure. Ce permis, sollicité par Dangote Fertilizer, le 2 avril 2026, avait été ramené quelques semaines auparavant dans le domaine public suite à l’inexécution de ses obligations par une autre société.

Les réserves prouvées du gisement de Mengo, d’une durée de vie de 25 ans, s’élèvent à environ 325 millions de tonnes de sels de potasse.  Les prévisions de production annuelle sont de : un million de tonnes pour la phase initiale ; deux millions de tonnes pour la phase 2 et 3 millions de tonnes pour la phase 3.

La société Dangute, en passe de devenir la première unité mondiale de production d’urée grâce à ses sites du Nigeria et d’Ethiopie, prévoit la construction au Congo d’une usine de production d’engrais NPK. Elle s’engage, bien entendu, à réaliser les études d’impact environnemental et social ainsi que les études de faisabilité relatives au projet de MengoE. Sur la base d’un investissement estimé à 3 milliards de dollars américains, la société Dangote s’engage également à transformer localement sa production et à participer au renforcement de la sécurité alimentaire de notre pays ; à cet effet, elle va créer environ 800 emplois.

Prenant la parole à ce stade des débats, son excellence M. Denis Sassou N’Guesso, président de la République, chef de l’Etat, abordant un autre volet de l’exploitation minière, a stigmatisé l’exploitation sauvage de l’or qui prévaut dans les départements de la Cuvette-Ouest, la Sangha et dans la zone du Bas-Kouilou, dans le département du Kouilou. Il a instruit le Premier ministre, chef du gouvernement, de mettre en place, sous son autorité et sans délai, une « task force » composée du vice-Premier ministre et des ministres en charge de l’Intérieur, des Affaires foncières, de l’Environnement, de l’Economie forestière, du Développement local et des Industries minières, afin de faire cesser ces désordres.

Après examen et discussion, le Conseil des ministres a adopté le projet de décret portant attribution à la société Dangote Fertilizer Limited Congo d’un permis d’exploitation pour les sels de potasse, dit « Mengo », dans le département du Kouilou.

      III/- Ministère de l’Assainissement urbain, du Développement local et de l’Entretien routier

Invité par le chef de l’Etat à prendre la parole, M. Juste Désiré Mondelé, ministre de l’Assainissement urbain, du Développement local et de l’Entretien routier, a soumis au Conseil un projet de décret portant approbation de la politique nationale de l’assainissement 2026-2035.

L’urbanisation rapide, la forte croissance démographique, l’insuffisante gestion des déchets solides et liquides et la faible coordination entre les acteurs du secteur sont les principaux défis à relever. Il s’agit, sur la base du projet de société de son excellence monsieur le président de la République plébiscité par les Congolaises et Congolais, de structurer durablement le secteur de l’assainissement et de doter le pays d’un cadre stratégique cohérent, moderne et efficace.

Fruit d’un processus inclusif et participatif, ainsi que des réflexions issues des travaux de la conférence sur l’assainissement urbain tenue en février 2025 et de l’atelier national du 14 octobre 2025, la politique nationale d’assainissement proposée prend en compte les principes fondamentaux relatifs à la protection de l’environnement contenus dans la loi d’orientation du 16 août 2022 sur le développement durable ainsi que ceux de la loi du 17 novembre 2023 portant gestion durable de l’environnement en République du Congo.

La politique nationale de l’assainissement est un outil stratégique majeur pour le développement durable de notre pays et doit contribuer à l’atteinte des objectifs de développement durable, notamment en matière de santé, d’eau potable,

Elle a pris en compte les réalités de terrain ainsi que les souhaits de la population. Enfin, cette politique a pour objectif général de garantir un accès durable, inclusif, universel et équitable aux services d’assainissement pour toute la population, tout en intégrant les enjeux de résilience climatique et de lutte contre les effets du changement climatique.

La politique nationale d’assainissement a pour objectifs spécifiques la recherche, le développement et l’économie circulaire ; l’information, l’éducation et la communication et la promotion de l’hygiène ; le financement durable des services et des investissements.

Après examen et discussion, les membres du Conseil des ministres ont adopté le projet de décret portant approbation de la politique nationale de l’assainissement 2026-2035.

      IV/- Communications

Le Conseil des ministres a ensuite suivi deux communications.

La première, relative à un état des lieux du sport en République du Congo, a été présentée par M. Hugues Ngouélondélé, Ministre des Sports, de la Jeunesse et de l’Education civique. Le ministre Ngouélondélé a identifié cinq défis principaux. Le premier concerne la gouvernance des fédérations sportives. Investies d’une délégation de pouvoir de la part de l’Etat pour développer leur discipline sportive, la défaillance de certaines d’entre elles, et pas des moindres, est un des stigmates les plus patents du déclin que connaît le sport congolais. Ainsi, les membres du Conseil ont déploré, avec le ministre, les perturbations qui ont affecté la Fédération congolaise de football et les désordres qui perdurent en marge de la Fédération congolaise de handball, du fait de quelques comportements dissidents.

Le deuxième défi est celui de la formation des sportifs. Notre histoire sportive récente montre, de la victoire lors de la Coupe d’Afrique des nations juniors de 2007 à la moisson de médailles congolaises lors des jeux africains de 2015, que la performance ne s’improvise pas et est le fruit d’un travail patient et opiniâtre.  A cet égard, de grands espoirs existent depuis la création de l’académie de football Alima d’Oyo, les jeunes apprenants montrant d’ores et déjà des prédispositions prometteuses.

Le troisième défi est celui de la participation de nos équipes nationales aux compétitions sportives internationales. Il s’agit de rendre optimales, par la mise à disposition des ressources logistiques idoines, la préparation et la participation de nos athlètes, en vue de performances qui doivent faire la fierté nationale.

La quatrième préoccupation se rapporte à l’état de nos infrastructures sportives. Leur dégradation souvent avancée, hormis la récente réhabilitation du stade de la Concorde de Kintélé, empêche une pratique cohérente du sport de haut niveau ou de proximité.

Le cinquième enjeu est celui du financement du développement du sport. Les membres du Conseil ont opiné sur le fait qu’il était opportun d’impliquer et de mobiliser le secteur privé pour ce faire.

Le président de la République a instruit le Premier ministre, chef du gouvernement, d’impliquer les ministres concernés dans la définition d’un véritable programme de redressement du sport à soumettre, dans les meilleurs délais, à la délibération du Conseil des ministres, et ce sur la base des cinq priorités ainsi définies.

Abordant la seconde communication, relative à la tenue des assemblées annuelles de la Banque africaine de développement (BAD) tenues du 25 au 29 mai 2026 à Brazzaville, M. Ludovic Ngatsé, ministre de l’Economie, du Plan, de la Statistique et de la Prospective, a édifié les membres du Conseil sur le déroulement et sur la moisson récoltée au cours de cet événement.  Le ministre Ngatsé est revenu sur la Journée de l’Afrique, célébrée le 25 mai sous le haut patronage du président de la République, qui a délivré un important message à cette occasion, en présence de chefs d’Etat africains, cérémonie également ponctuée par une intervention du président en exercice de l’Union africaine, son excellence M. Evariste Ndayishimiye, président du Burundi. A cet égard, le Conseil des ministres a rendu un hommage vibrant au président de la République, qui a annoncé à cette occasion, la suppression de l’obligation du visa d’entrée au Congo pour les ressortissants de tous les pays africains, à compter du 1er janvier 2027.

Les Assemblées annuelles se sont poursuives avec les réunions statutaires prévues à leur agenda. On peut citer les nombreux événements parallèles qui ont ponctué ces travaux, dont, notamment : un dialogue présidentiel de haut niveau qui a réuni le président de la République et deux de ses pairs, en présence du président de la BAD ; la première table ronde de haut niveau du Fonds bleu pour le bassin du Congo, dont 63 des projets présentés ont permis la mobilisation historique attendue de 3,5 milliards de dollars US ; une journée du Congo, qui a permis des échanges fructueux entre des décideurs congolais et des investisseurs désireux de connaître les domaines et perspectives de développement de notre pays.

Après cet exposé exhaustif, le Conseil des ministres a opiné sur la nécessité pour notre pays de tirer les profits attendus, sur tous les plans, de l’organisation réussie de ces assises.

      V/- Nominations

Enfin, et au titre des mesures individuelles, le Conseil des ministres a procédé à des nominations au ministère de la Recherche scientifique et de l’Innovation technologique et au ministère des Hydrocarbures.

  • Ministère de la Recherche scientifique et de l’Innovation technologique.

Sont nommés :

  • Directrice générale de l’institut national de recherche agronomique : Mme Otabo Françoise Romaine, docteure ;
  • Directrice générale de l’Institut national de la documentation, de l’information scientifique et technique : Mme Odjola Régina Véronique, maître de conférences ;
  • Directeur de l’Institut géographique national : M. Paka Etienne, maître-assistant CAMES ;
  • Directeur général de l’Institut national en sciences exactes et naturelles : M. Mamonekene Victor, maitre de conférences CAMES ;
  • Directeur général de l’agence nationale de valorisation des résultats de la recherche : M. Okieli Patrick Obel, ingénieur agronome ;
  • Directeur général de l’innovation technologique : M. Madiele Mabika Aimé Bertrand, maitre-assistant ;
  • Directeur général de l’institut de recherche forestière : M. Kimpouni Victor, maître de conférences.

 

  • Ministère des Hydrocarbures

Est nommé :

  • Directeur général de l’Amont pétrolier : M. Mouzabakani Kiesse Franc, ingénieur en électrotechnique.

Plus rien n’étant inscrit à l’ordre du jour, le président de la République a clos la réunion et levé la séance.

Commencée à 10h00, la réunion du Conseil des ministres a pris fin à 13h 30.

 

Fait à Brazzaville, le 18 juin 2026

Pour le Conseil des ministres,

Le ministre de la Communication et des Médias, Porte-parole du gouvernement,

Thierry Lézin Moungalla/-

Lutte contre Ebola : le Congo débloque un million de dollars pour soutenir la RDC

Cette annonce a été faite le 16 juin au cours d’une rencontre continentale dédiée à la mobilisation politique et financière contre la propagation de la maladie dans la région.

 

La République du Congo renforce son engagement en faveur de la solidarité africaine face aux urgences sanitaires. Représentant le président de la République au sommet de haut niveau des chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine (UA), consacré à la résurgence de l’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo (RDC), le Premier ministre, Anatole Collinet Makosso, a annoncé une contribution immédiate d’un million de dollars américains au profit des efforts de riposte.

Une annonce faite le 16 juin au cours de cette rencontre continentale dédiée à la mobilisation politique et financière contre la propagation de la maladie dans la région.

Par ce geste, le gouvernement congolais entend traduire concrètement son soutien au peuple frère de la RDC, confronté à une nouvelle flambée épidémique, mais également saluer le courage du personnel soignant engagé quotidiennement sur le terrain dans des conditions souvent difficiles.

Dans son intervention, le chef du gouvernement congolais a rappelé que les crises sanitaires dépassent les frontières nationales et nécessitent une réponse collective, coordonnée et solidaire entre les États africains.

Cette contribution financière s’inscrit dans la dynamique de coopération régionale promue par l’Union africaine pour renforcer les capacités de prévention, de surveillance et de prise en charge des populations affectées.