Coopération : 08 nouveaux accords signés entre le Congo et le Rwanda

Ces accords touchent des domaines variés, notamment la protection des investissements, l’exploitation minière, la gestion d’entités économiques…

 

Le président rwandais séjourne en République du Congo depuis lundi 11 avril 2022. Sa visite de travail à Brazzaville a permis à ces deux chefs d’Etats de renforcer la coopération de leur pays. Huit accords ont été signés entre les présidents Denis Sassou N’Guesso et Paul Kagame.

Ces accords touchent des domaines variés, notamment la protection des investissements, l’exploitation minière, la gestion d’entités économiques et le raffermissement des liens culturels, précise le communiqué.

S’agissant des questions régionales et sous-régionales, le président rwandais et son homologue congolais Denis Sassou Nguesso ont « encouragé le recours au dialogue politique et à la voie diplomatique, comme seuls moyens de résoudre les différends pouvant éventuellement survenir entre les Etats ».

 

Ils ont exhorté les institutions de la transition en Libye, les forces politiques, sociales et religieuses, à œuvrer pour qu’il soit mis fin à la crise née de la résurgence de deux gouvernements rivaux, appelant à la réconciliation inter-libyenne en vue d’un processus électoral consensuel, inclusif et apaisé.

 

Par ailleurs, concernant la situation en Ukraine, ils ont exprimé le souhait ardent de voir aboutir le processus de négociations en cours et ils appellent à un cessez-le-feu immédiat, afin de donner de réelles chances de succès à ces négociations.

Congo : le Sénat ratifie un accord de prêt de plus de 99 milliards FCFA

La chambre haute du Parlement a ratifié l’accord de prêt d’un montant de 99 670 000 000  de francs CFA entre le Congo et le Banque de développement des Etats de l’Afrique centrale.

 

La chambre haute du Parlement a adopté, au cours de sa plénière du 9 avril à Brazzaville, trois projets de loi portant approbation des conventions d’exploitation minière des gisements de fer d’Avima, de Badondo et de Nabemba, localités situées dans le département de la Sangha.

Les différents rapports de la Commission économie et finances soumis à l’examen des sénateurs ont révélé que le Congo et les sociétés Sangha Mining Development Sasu et Bestway Finance ont signé, en mars 2021, des conventions d’exploitation du fer d’Avima, de Badondo et de Nabemba qui s’étendent respectivement sur 784,7km2, 998 km2 et 386 km2.

Au regard de leurs importantes réserves, ces gisements, notent les rapports, pourraient être exploités pendant une période de cinquante ans et auront un impact réel sur le développement socio-économique du Congo.

La mise en exploitation de ces gisements ainsi que d’autres de grande importance dans le département de la Sangha devrait également induire la construction d’un chemin de fer du nord au sud d’environ 1000 km ; la construction d’une aciérie à Pointe-Noire ainsi que d’un grand port minéralier à la Pointe Indienne, dans le département du Kouilou.

La société Sangha Mining Development Sasu et ses partenaires réunis au sein d’un consortium d’entreprises chinoises entendent débuter le développement de ces mines au cours de cette année, selon un chronogramme bien établi. Les ressources financières étant mobilisées à cet effet.

Outre ces trois projets de loi, le Sénat a également adopté celui autorisant la ratification de l’accord de prêt d’un montant de 99 670 000 000  de francs CFA entre le Congo et le Banque de développement des Etats de l’Afrique centrale pour le financement partiel du projet d’aménagement du corridor multimodal Brazzaville-Bangui-N’Djamena phase 1, section Ouesso-Bangui.

Il s’agit du bitumage de la route de la section Ouesso-Pokola, longue de 50 km, et de la section Gouga à la frontière du Congo- Mbaïki. Le même projet s’attèlera aussi à la construction d’un pont sur la Sangha long de 616 m et à la réalisation du reste des ouvrages de franchissement au Congo sur le prolongement de la route Pokola-Bétou-frontière République centrafricaine.

Congo : 1100 jeunes micro-entrepreneurs seront formés à certains métiers

Menuiserie, agro-business et numérique sont entre autres les différents métiers auxquels seront jeunes micro-entrepreneurs de Brazzaville et Pointe-Noire.

 

Ils seront sélectionnés dans le cadre du projet de développement des compétences pour l’employabilité (PDCE). La campagne d’identification des jeunes a été lancée, le 9 avril, dans la ville océane. Chaque candidat devra remplir un questionnaire numérisé permettant d’évaluer la faiblesse de sa productivité et de ses revenus. Cette étape de la sélection porte sur les critères d’éligibilité ; la composition du dossier, la période et les lieux de collecte de candidatures, les types et la durée des formations.

Les bénéficiaires seront formés aux métiers de menuiserie, agro-business et numérique. Les jeunes éligibles à ces formations doivent être propriétaires ou partenaires d’une entreprise familiale, d’une micro-entreprise, d’un groupement pré-coopératif ou d’une association exerçant dans le secteur informel. La principale condition est la disponibilité à participer aux différents modules de formations et l’expérience dans les activités éligibles, à savoir l’agro-business ; la menuiserie et les services du numérique.

Cette nouvelle initiative s’inscrit dans le cadre de l’appui à l’entrepreneuriat pour les jeunes vulnérables et les micro-entrepreneurs, grâce à un financement additionnel de quinze millions de dollars destiné à former 5000 jeunes supplémentaires.

Grands Lacs : Paul Kagame appelle à une « collaboration constante »

Arrivé lundi 11 avril à Brazzaville pour une visite de trois jours, le chef de l’État rwandais Paul Kagame s’est adressé au Parlement congolais réuni en congrès.

 

Dans son discours axé sur la sécurité, la paix, l’intégration régionale et l’unité africaine, il a appelé  à une « collaboration constante » pour lutter contre l’insécurité dans la région des Grands Lacs.

Le dirigeant rwandais a prononcé son discours de 18 minutes en anglais, après  de brèves salutations en français. Il a ensuite relevé qu’au sein de la région des Grands Lacs quelques poches d’insécurité persistent, estimant que la lutte contre  ce fléau nécessitait une collaboration régionale constante, notamment à l’est de la République démocratique du Congo, où opèrent des groupes armés.

Paul Kagame a affirmé que 5 000 troupes rwandaises étaient stationnées sur le continent, en Centrafrique et au Soudan du Sud notamment, où elles interviennent dans le cadre de missions de maintien de la paix des Nations unies.

« Il y a aujourd’hui beaucoup de conflits qui durent des décennies sur le continent. Ce qui explique cela, c’est notre inaction, il est temps de rebattre les cartes », a-t-il estimé.

Au milieu de l’insécurité à l’échelle mondiale et du Covid-19, le partenariat entre Kigali et Brazzaville peut être source de stabilité, de croissance et de prospérité au sein de la région, selon Paul Kagamé qui va signer ce mardi avec son homologue congolais Denis Sassou-Nguesso une série d’accords sur la coopération, la sécurité ou encore dans le domaine du foncier.

Congo : les membres du cabinet du chef de l’Etat déclarent leur patrimoine

C’est à la faveur d’une audience solennelle au Palais de justice de Brazzaville, que la Cour suprême a réceptionné les déclarations de patrimoine.

 

Plusieurs membres du cabinet du chef de l’Etat ont déclaré leur patrimoine en fin de semaine dernière. Une démarche qui cadre avec la volonté affichée par l’exécutif de faire respecter ce devoir constitutionnel.

C’était en faveur d’une audience solennelle au Palais de justice de Brazzaville, que la Cour suprême a réceptionné les déclarations de patrimoine de plusieurs membres du cabinet du président de la République. L’exercice a été poursuivi par les membres du gouvernement, les parlementaires et autres hauts fonctionnaires d’État.

Parmi ces personnalités figuraient le ministre d’Etat, directeur de cabinet du président de la République, Florent Ntsiba ; le secrétaire général de la présidence de la République, Jean-Baptiste Ondaye ; le haut-commissaire à la Réinsertion des ex-combattants, Euloge Landry Kolelas entre autres.

« Le but étant de voir comment s’est comporté votre patrimoine durant le temps au cours duquel vous avez exercé la fonction qui vous a placé dans l’obligation d’en faire une déclaration publique », a précisé Henri Bouka, premier président de la Cour suprême.

Rappelons que c’est l’article 55 de la constitution du 25 octobre 2015 dispose : « tout citoyen, élu ou nommé à une haute fonction publique, est tenu de déclarer son patrimoine lors de sa prise de fonction et à la cessation de celle-ci, conformément à la loi. »

Brazza Fashion Week : la 1ère édition allie « tradition et modernité »

Stylistes, créateurs, mannequins étaient nombreux à cet évènement au cours duquel ils ont présenté leur expérience pendant trois jours.

 

La capitale congolaise a abrité pendant trois jours, la Brazza Fashion Week. L’évènement s’est tenu sous le thème de « tradition et modernité ». Stylistes, créateurs, mannequins et leurs collections étaient sous les feux des projecteurs. Pour certains d’entre eux, l’événement représente leur première expérience dans l’univers des défilés de mode.

« Nous proposons une variété d’articles cousus et non cousus », explique Gladys Kiba-Dira, styliste et modéliste. « Brazza Fashion Week est avant tout un événement qui promeut avant tout la mode et la beauté congolaise, puis aide les entrepreneurs qui sont dans l’ombre à se faire valoir aux yeux du public. »

La première édition est parrainée par l’artiste congolaise Queen Tawa. « Le Congo, c’est le pays de la mode et de la sape. Ça fait deux ans qu’on n’a rien fait à cause du Covid-19. Là, on se remet petit à petit dans l’événementiel, c’est important. »

La créatrice Lydie Okosa a fait sensation avec l’une de ses créations lors du défilé, présentant une robe entièrement cousue en papier journal. « J’ai fait la communication et c’est là que j’ai compris qu’il faut faire usage d’une communication saine », explique la styliste.

« Parce qu’avec celle-ci, on impacte positivement, on peut résoudre les conflits. Avec une communication véridique, on peut faire un bon état de lieu qui peut nous conduire vers le développement. »

Tous les événements du programme n’étaient pas ouverts au public, afin que les stylistes, mannequins et autres acteurs de la mode se rencontrent et échangent sur leurs savoir-faire.

Cette première édition de la Brazza Fashion Week est le grand événement culturel que la capitale congolaise a accueilli depuis que les autorités ont commencé à assouplir les mesures liées à la lutte contre le coronavirus.

Cette première édition a regroupé les artistes du Congo, de la RDC et du Gabon. La prochaine édition pourrait être encore plus importante.

Congo : les députés lèvent l’immunité parlementaire Ghyslain Millet Galibali

A l’Assemblée nationale dimanche 10 avril 2022, 100% de députés ont voté pour la levée de l’immunité parlement du député de Lékana.

 

Les députés ont voté à 100% pour la levée de l’immunité parlementaire de Ghyslain Millet Galibali. Le député de Lékana s’était fait recruter au Fonds routier avec un faux diplôme qu’il prétendait avoir obtenu en France.

Le procureur de la République avait écrit au président de l’Assemblée nationale pour demander la levée de l’immunité parlementaire du député afin de pouvoir engager une action judiciaire. Ce qui s’est fait dimanche 10 avril 2022.

Congo : plus de 800 rwandais attendent une régularisation

Le président rwandais Paul Kagame est attendu ce lundi 11 avril 2022 à Brazzaville capitale de la République du Congo.

 

 

Le chef de l’État rwandais Paul Kagame arrive ce lundi 11 avril à Brazzaville. Il doit s’adresser au Parlement congolais, signer des accords avec son homologue Denis Sassou Nguesso. Le président Kagamé ira visiter des fermes au nord du pays jusqu’à mercredi 13 avril prochain.

Notons que la visite de Paul Kagamé est attendue par  plus de 8 000 de ses compatriotes basés en République du Congo. Ils avaient fui le génocide rwandais en 1994 pour se réfugier au Congo et ils n’ont plus leur statut de réfugiés depuis fin 2017. Ces hommes et femmes sollicitent une intégration locale.

Ces ressortissants rwandais qui ne sont plus des réfugiés suite à l’application d’une clause intervenue le 31 décembre 2017, vivent dans la quasi-totalité des Départements du Congo. Ils sollicitent la régularisation de leur statut.

« Les gens qui ont perdu leur statut (de réfugiés) sont au nombre de 8 460. Vis-à-vis des autorités congolaises qui nous ont reçus depuis près de 25 ans, nous sollicitons la nationalité. Cette nationalité, nous la désirons. Que l’État puisse nous aider à trouver une pièce qui pourrait nous aider à circuler librement », lance à RFI Aloïse Bayingana, le président de cette communauté.

Ces ex-réfugiés sont nombreux à avoir formulé la demande, mais attendent encore la réponse des autorités congolaises, selon Aloïse Bayinganga qui affirme qu’ils sont bien intégrés. « Il y a des gens qui vivent de l’agriculture et d’autres du petit commerce. On participe, avec les forces vives de la nationale (congolaises, Ndlr), au développement du pays », précise-t-il.

Avant la date butoir du 31 décembre 2017, à peine 104 réfugiés rwandais avaient pu être rapatriés volontairement dans leur pays qui a établi des relations diplomatiques avec le Congo en 1982.

Congo-Coupe du monde 2022 : un congolais dans la liste des arbitres

Jean Jacques Ndala est l’un des sept journalistes africains sélectionnés pour arbitrer les matchs de la Coupe du monde 2022.

 

La Fédération internationale de football association (FIFA) a dévoilé mardi 5 avril, la liste des arbitres africains retenus pour officier lors de la Coupe du mondial 2022. Parmi eux, Jean Jacques Ndala, un congolais de la République Démocratique du Congo (RDC).

Huit arbitres africains participeront à la Coupe du monde de football qui se déroulera du 21 novembre au 18 décembre prochains au Qatar. Ils vont tous participer à un stage de

La liste des 8 arbitres africains sélectionnés :

 

1) Jean Jacques Ndala (RD Congo)

 

2) Maguette N’Diaye (Sénégal)

 

3) Bakary Gassama (Gambie)

 

4) Janny Sikazwe (Zambie)

 

5) Balmak Tessema (Ethiopie)

 

6) Mustapha Ghorbal (Algérie)

 

7) Redouane Jiyed (Maroc)

 

8) Victor Gomez (Afrique du Sud)

Congo : Omega Pro taxé d’extorquer de l’argent aux citoyens

C’est ce qu’on retient de la conférence de presse du directeur général des institutions financières nationales, Jean-Pierre Nonault le 4 avril à Brazzaville.

 

Dans la communication de Jean-Pierre Nonault, celui-ci laisse entendre qu’OMEGA PRO proposerait des services financiers à de potentiels investisseurs, en leur faisant miroiter des dividendes très attrayants.

Cette entité basée à Dubaï, aux Emirats Arabes Unis « est en train de proposer à la population un service de conseils mais aussi un service d’investissement, à savoir, une mise de départ qui est triplée au bout de 16 mois, ce qui est sur la planète difficile à trouver, ça c’est sur la planète, mais au niveau du Congo, c’est quasi impossible. », selon Jean-Pierre Nonault.

Pour le directeur général des institutions financières nationales (DGIFN), OMEGA PRO qui dit s’était installé au Congo en 2018 « n’est ni une banque, ni une microfinance, ni un établissement financier reconnu par les autorités compétentes. Il s’agit d’une arnaque financière de type pyramidale ou de Ponzi.»

Ces acteurs opèrent au moyen d’une transaction dite « épargne et investissement », a précisé le DGIFN. Une série de recherches a été lancée par la commission mixte composée des cadres de la DGIFN et de la Police nationale pour traquer les responsables de cette arnaque, a indiqué Jean-Pierre Nonault.

Prince Bakaba, 1er représentant de l’entité OMEGA PRO, et Beri Mayembo, sont entre autres les personnes qui ont été interpellées par la police.

Jean-Pierre Nonault a par ailleurs appelé les populations à faire preuve de vigilance et de méfiance face aux structures de placements de financiers.