Congo : plus de 9 milliards F pour le projet de riposte d’urgence covid-19

La Banque mondiale octroie deux financements additionnels à hauteur de 12 et 3,00 millions de dollars dans le cadre du projet de riposte d’urgence à la covid-19.

 

La République du Congo a bénéficié de deux financements additionnels à hauteur de 12 et 3,00 millions de dollars (plus de 9 milliards de FCFA) de la Banque mondiale. Cette enveloppe s’inscrit dans le cadre du projet de riposte d’urgence au covid-19 (Pruc-19).

Les parties prenantes impliquées dans la mise en œuvre du Pruc-19 actualisent les documents de sauvegarde, à savoir le cadre de gestion environnementale et sociale, le plan de gestion de la main-d’œuvre et de mobilisation des  parties prenantes. Leurs mises à jour a pour objectif accélérer le processus d’opérationnalisation des financements additionnels auxquels le projet a bénéficié.

A cet effet, des consultations des parties prenantes ont été organisées par le Pruc, du 5 au 6 avril à Brazzaville, et se poursuivront à Pointe-Noire, Dolisie et Owando.

Notons que le premier financement additionnel apportera un appui au gouvernement dans l’acquisition et le déploiement de vaccins covid-19, conforme aux normes. Il permettra également de renforcer les systèmes de santé compétents, indispensables pour un déploiement réussi en cas de pandémie.

Le second, quant à lui, vise le renforcement du système de santé. Il s’agit notamment de la modernisation du Laboratoire national de santé publique, du Centre d’opération des urgences en santé publique et de la direction de l’épidémiologie et de lutte contre la maladie.

« L’objectif de développement du projet Pruc-19 demeure le même. Car, les activités proposées sont alignées sur l’objectif initial, à savoir prévenir, détecter et répondre à la menace posée par la covid et renforcer le système national de préparation de la santé publique », a indiqué son coordonnateur, Jean-Pierre Elenga Okandze, dans un communiqué de presse.

Avec différents financements additionnels, celui du Pruc-19 s’élève à vingt-six millions de dollars au total, accordé par la Banque mondiale.

Congo : le prix du sac de ciment varie de 3700 à 4500 FCFA

Le prix de vente du ciment en gros et en détail, qui a connu ces derniers mois une augmentation sur le marché, est actuellement en légère baisse.

 

Dans les différents marchés de Brazzaville, le prix du sac de ciment varie actuellement entre 4500 F et 3700 francs CFA. Dans certains dépôts, la tonne se négocie à 72000 francs CFA.  De poto-poto en passant par Bacongo, Diata, et Mfilou, respectivement dans le 3ème, 2ème, 1er et 7ème arrondissements de Brazzaville, les tenanciers des dépôts et grossistes décrient le prix de la tonne du ciment fixé par les sociétés de production à 67.000 francs CFA.

La vente de ce produit de construction, qui ne cadre pas avec les prix homologués par le ministère du Commerce, n’arrange guère les vendeurs en détail et les clients. Il en est de même des commerçants grossistes qui ne trouvent pas leur compte sur le prix de vente officielle de la tonne du ciment

« J’achète la tonne du ciment à 67.000 francs CFA, je dépense près de 25.000 francs CFA pour le transport de la marchandise et 1.500 francs CFA pour décharger. A combien vais-je revendre la tonne ou le sac du ciment aux clients ? », s’interroge Bernadette Makosso, commerçante grossiste au quartier Poto-Poto.

Un autre vendeur en détail Amza fait savoir que, les grossistes livrent la tonne du ciment à 72.000 francs CFA ou plus, et à son tour, il vend à 3.700 francs CFA le sac de ciment, sans le moindre bénéfice. « Si la tonne pouvait revenir à 60.000 francs CFA aux grossistes, et 65.000 frs CFA pour les vendeurs en détail, dans ce cas nous allons vendre le sac à 3.000 ou 3.500 francs CFA » renchérit-t-il.

Pour Simplice Tsimba, un commerçant grossiste, le prix du ciment n’a jamais été homologué par le gouvernement. « Le ministère du Commerce nous oblige à vendre le ciment à 3.500 francs CFA, un prix dont les sociétés de fabrication du ciment  font fi, en proposant des prix  exorbitants ».

La flambée du prix de ciment en gros et en détail, due entre autres à sa rareté sur le marché, a pour incidence sur l’arrêt de plus d’un chantier. Après plusieurs mois de rareté du ciment sur le marché avec incidence sur la flambée du prix en gros et en détail, la conformité des prix de vente entérinés par le gouvernement faciliterait la population victime de cette inflation.

 

Congo : le PCT choisit ses candidats aux prochaines législatives et locales

Le parti congolais du travail (PCT) tient son Comité national d’investiture destiné à choisir ses candidats aux élections législatives et locales.

 

Ouvert mardi 05 avril dernier, le Comité national d’investiture du PCT va s’achever vendredi 08 avril 2022. Il est question au cours de cette réunion de désigner ceux qui seront candidats aux élections législatives et locales de juillet prochain.

Notons que le choix des candidats se fait sur l’efficacité des personnes qui vont porter l’ambition du parti dans les différentes circonscriptions électorales.

« Sans perdre de vue la nécessité d’un équilibre hommes-femmes et d’un équilibre intergénérationnel, le choix de nos candidats, dans cette quête de crédibilité, doit être basé sur le critère primordial de l’efficacité électorale, parce qu’il nous faut gagner pour siéger, gouverner et réussir », a-t-il déclaré à l’auditoire.

Il est important de rappeler que le PCT possède la majorité dans les deux chambres parlementaires du Congo (l’Assemblée nationale et le Sénat) et entend conforter ces acquis.

Les élections législatives et locales ont pour but le renouvellement de l’Assemblée nationale, des conseils départementaux et municipaux, ainsi que la détermination du corps électoral pour les élections sénatoriales de 2023. Les différentes formations politiques s’activent pour les législatives et locales qui se tiendront en juillet 2022.

Congo : qui succèdera à d’El Hadj Abdoulaye Djibril Bopaka ?

Cette question aura sa réponse lors de l’Assemblée générale du Conseil supérieur islamique du Congo (CSIC), qui se tiendra du 03 au 04 septembre 2022.

 

Le Conseil supérieur islamique du Congo tiendra son assemblée générale du 3 au 4 septembre 2022 à Brazzaville. Une délégation du CSIC, conduite par son président par intérim, Cheick Eddie Serge Youssouf Ngolo Ndzila, est allée le 4 avril informer la ministre du Tourisme et des Loisirs, Destinée Hermella Doukaga, marraine de cette assemblée générale. Elle lui a également annoncé l’organisation d’une tribune spéciale en hommage au président El Hadj Abdoulaye Djibril Bopaka.

« Nous allons préparer toutes les conditions nécessaires pour que cette rencontre puisse avoir lieu aux dates prévues, c’est-à-dire du 3 au 4 septembre prochain. Pour la marraine, elle va juste accompagner le Conseil parce qu’elle est membre du gouvernement. Le CSIC étant reconnu par le gouvernement, c’est normal que nous sollicitons, comme d’autres confessions religieuses le font, une marraine », a expliqué Cheick Eddie Serge Youssouf Ngolo Ndzila à la presse. Il a précisé que les critères ayant conduit à ce choix sont la simplicité et le dynamisme, deux valeurs enseignées par l’islam.

Outre la mise en place des nouvelles instances dirigeantes, qui vont gérer le CSIC pendant les six prochaines années, cette assemblée générale permettra aussi aux participants de passer en revue les documents fondamentaux de l’organisation, notamment les statuts et le règlement intérieur. Ceci avec une possibilité de les réviser ou non compte tenu des évolutions observées chaque année.

Congo : un seul cas de coronavirus interné à Brazzaville

C’est ce qui ressort de la 35ème réunion de la coordination nationale de gestion du coronavirus au Congo qui s’est tenue mardi 05 avril 2022.

 

En République du Congo, la gestion de la situation épidémiologique de Covid-19 a une nouvelle fois été au centre des discussions entre les membres de la Coordination nationale de gestion de la pandémie de coronavirus Covid-19. Ils se sont réunis mardi 5 avril 2022 à Brazzaville, par visioconférence, c’était à l’occasion de sa 35ème réunion.

Il en ressort de rencontre que le Congo enregistre qu’un seul cas de coronavirus en ce jour. Le malade est hospitalisé au Centre hospitalier et universitaire de Brazzaville. Plusieurs recommandations ont été adoptées au cours de cette rencontre notamment le maintien de l’état d’urgence sanitaire. On note aussi comme autres recommandations, l’accélération de la vaccination et appel à la prudence et contrôle renforcé aux frontières, compte tenu du rebond de la pandémie à l’étranger. Cette proposition sera transmise aux deux chambres du Parlement pour examen et adoption.

Congo : début des travaux de réhabilitation la ligne ferroviaire EX-COMILOG

La cérémonie de lancement de ces travaux a eu lieu samedi 02 avril et présidé par le Premier ministre Anatole Collinet Makosso.

 

Les travaux de réhabilitation de la ligne ferroviaire ex compagnie minière de l’Ogooué (COMILOG) ont été lancés le 2 avril 2022. Cette voie s’étend sur 285 km et elle relie Mont-Belo et Mbinda. L’infrastructure permettra d’évacuer sa marchandise par le Port autonome de Pointe-Noire (PAPN) en provenance du gisement de Mayoko.

Selon la Cellule Presse et Médias Primature, ce sont au total entre 2,4 et 12 millions de tonnes qui seront acheminées par an par phases successives, par la société Sapro Mayoko SA.

Ces travaux sont consécutifs à la signature d’un contrat de plus de 600 milliards de FCFA le 9 juillet dernier à Brazzaville entre le groupe congolais Sapro Mayoko et l’entreprise Thelo DB Proprietary Limited.

Il s’agit de la construction d’un tronçon ferroviaire de 412 km et la réhabilitation de 182 km de l’ancienne voie ferroviaire reliant Mayoko au Port autonome de Pointe-Noire.

Congo : la place de l’éducation dans le développement soulève le débat

L’ONG Dynamique pour la promotion de l’Éducation de qualité pour tous – a estimé, lundi 4 avril, que le gouvernement congolais avait oublié ou ignoré l’Éducation dans son Plan national de développement (PND 2022 -2026).

 

Le Plan national de développement doit mobiliser 1 500 milliards de francs CFA (plus de 2,2 milliards d’euros) pour développer six piliers, notamment l’agriculture, l’industrie ou encore les zones économiques spéciales.

Le Tourisme, l’Économie numérique et l’Immobilier font également partie du plan de soutien prévu par le gouvernement, mais l’Éducation est la grande absente, selon Patrice Tsoumou, président de l’ONG Dynamique pour la promotion de l’éducation pour tous :

« Les maladies sont nombreuses : il y a la pléthore des effectifs dans les salles de classe et même un ange venu du ciel ne pourra pas les enseigner… Il y a le défaut des enseignants titulaires [nombreuses sont les classes tenues par les vacataires, ndlr]. Il y aussi les tables-bancs et les laboratoires qui manquent. Enfin, tout est malade… Tout est à refaire et rien n’est impossible », décrit-il.

Face à ce constat, Patrice Tsoumou plaide auprès du chef de l’État pour qu’il mette en place un « plan Marshall », afin de sauver l’école congolaise. « Celui qui détient la clé de la solution, c’est le président de la République. Nous allons en appeler au président de la République pour un fonds spécial pour la promotion de l’Éducation de qualité pour tous. Ce fonds, nous pensons proposer au président de pouvoir l’alimenter par 1 % du budget de chaque ministère », propose-t-il.

Il ajoute que les entreprises publiques ayant une autonomie financière devraient apporter également 1 % de leur budget. Au ministère du Plan, personne n’a souhaité commenter ces déclarations malgré nos sollicitations.

Congo : le litre d’huile passe de 850 à près de 2000 FCFA

La flambée du prix d’huile raffinée en République du Congo est la conséquence de l’invasion de la Russie en Ukraine.

 

« S’approvisionner en huile d’arachide est un problème. Le prix a trop augmenté et on n’arrive plus. D’habitude on achetait le litre d’huile à 850 FCFA, parfois même à 700 FCFA, mais actuellement il est à 1 900 FCFA voire 2 000 FCFA. Du coup, c’est un bouleversement total », se lamente une ménagère. Celle-ci est rentrée du marché choquée du nouveau prix de l’huile.

L’huile d’arachide, importée de Singapour, de Malaisie ou d’Europe, est la plus utilisée dans la cuisine congolaise. L’huile de palme n’intervient souvent que dans la cuisson des mets traditionnels. Avant le bidon d’huile de 25 litres qui coûtait 15 000 ou 16 500 FCFA est vendu aujourd’hui à 40 000 FCFA.

Notons que l’huile n’est pas la seule denrée à connaitre une flambée de prix. Les prix de la farine de blé, du beurre ou encore des pâtes connaissent aussi une flambée qui a poussé le gouvernement à mettre sur pied un programme d’aide qui a entre autres pour mission de financer les stocks d’aliments de base et autres produits de première nécessité.

Congo : les députés valident le traité d’extradition avec la Chine

L’Assemblée nationale a adopté à l’unanimité le projet de loi autorisant la ratification du traité d’extradition entre le Congo et la Chine.

 

Les députés ont approuvé le 04 avril 2022,  à l’unanimité le projet de loi autorisant la ratification du traité d’extradition entre la République du Congo et la République populaire de Chine. Ce projet de loi adopté s’inscrit dans le cadre de la répression de la criminalité, la promotion d’échange d’informations relatives à la rechercher des personnes poursuivies pour crimes ou pour exécuter les peines pénales prononcées contre celles-ci.

« Chaque partie s’engage à livrer à l’autre, conformément aux dispositions du présent traité, et à la demande de la partie requérante, les personnes trouvées sur son territoire et recherchées par l’autre partie dans le but de mener des poursuites pénales contre elles, ou d’exécuter les peines prononcées », a fait savoir Aimée Wilfrid Bininga, ministre de la Justice, des droits humains et de la promotion des peuples autochtones.

Pour le ministre de la justice, la substance essentielle de ce traité est l’engagement mutuel pris par les deux parties à mettre à la disposition de la justice, les auteurs des crimes en application des dispositions de l’article 2 du traité qui fixe les infractions donnant lieu à l’extradition, ainsi que les conditions et modalités de mise en œuvre de la demande d’extradition définies par le texte en vigueur.

Ce traité, entre le Congo et la Chine, a été signé à Beijing le 5 juillet 2016.

Congo : les enseignants volontaires reprennent du service

La Coordination des diplômés des écoles professionnelles de l’enseignement a abrogé son avis de grève et demande aux enseignants de poursuivirent leurs activités.

 

Stop ce lundi 04 avril à la grève des enseignants volontaires. La Coordination des diplômés des écoles professionnelles de l’enseignement a abrogé son avis de grève. Cette commission demande aux enseignements volontaires de poursuivre leurs activités normalement à partir du 4 avril.

« Dans le souci de sauver l’année scolaire 2021-2022, le bureau exécutif national de la coordination des diplômés  des écoles professionnelles de l’enseignement demande à tous les enseignants volontaires, prestataires et bénévoles de poursuivre leurs activités pédagogiques », souligne la déclaration de ladite coordination à l’issue de son assemblée générale tenue à Brazzaville, le 2 avril. Dans la matinée du 4 avril, la consigne a été respectée sur le terrain car les enseignants volontaires, prestataires et bénévoles ont répondu présents au service.

La décision de poursuivre les activités pédagogiques ne vient pas du néant. Après des multiples échanges avec les autorités habiletées, quelques avancées ont été constatées dans la gestion du cahier de charges passé en revue à l’occasion de cette assemblée générale. Il s’agit notamment du paiement de trois mois d’arriérés de bourse ; de la publication des textes d’intégration, campagne de recrutement 2020 et 2021 estimée à 40% à ce jour ; de la mise en route des volontaires de la troisième vague ; de la prise en compte des enseignants volontaires âgés de plus de 45 ans dans l’intégration à la fonction publique pour la campagne de recrutement 2022…

Néanmoins, la coordination des diplômés des écoles professionnelles de l’enseignement estime que la gestion du cahier de charges n’a pas évolué comme souhaité. « Le gouvernement a donc le devoir d’apporter des solutions idoines dans un bref délai », peut-on lire dans la déclaration.