Congo : hausse de 5% des prix du carburant

En République du Congo, le gouvernement congolais a mis fin aux subventions du carburant longtemps appliquées dans le pays.

 

Le litre de supercarburant passe désormais de 595 francs CFA à 625 FCFA et celui du gazole de 475 FCFA à 500 FCFA. En accord avec le Fonds monétaire international (FMI), le gouvernement congolais a mis fin aux subventions du carburant longtemps appliquées dans le pays.

Face à la hausse de 5% des prix du carburant prévue pour mardi 31 janvier en République du Congo, le porte-parole du gouvernement, Thierry Moungalla, a annoncé lundi dernier quelques mesures d’accompagnement.

Le gouvernement a ainsi décidé la prise en charge « totale et immédiate » par l’Etat de la taxe de roulage pour tous les automobilistes et celle à hauteur de 50% de la patente pour tous les chauffeurs (taxis et autres) concernés, ainsi que la réduction de l’autorisation de transport public.

Congo : transition énergétique des africains, l’APPO émet des réserves

L’Organisation des producteurs de pétrole africains (APPO) invite ses Etats membres à prendre en compte la menace que représente la transition énergétique pour les économies nationales et le développement social des pays producteurs de pétrole et de gaz.

 

A l’occasion du premier forum des ambassadeurs des pays membres de l’organisation, le secrétaire général de l’APPO, Omar Farouk Ibrahim, a précisé la position de son institution sur le changement de paradigme qui consiste à abandonner les combustibles fossiles au profit des énergies renouvelables.

« Nos gouvernements comptent fortement sur les revenus des exportations des combustibles fossiles pour assurer la sécurité, l’éducation, les soins de santé, les salaires des travailleurs et bien d’autres nécessités de la vie de la population », a indiqué M. Farouk Ibrahim, ajoutant que l’APPO ne conteste pas la science du changement climatique.

Selon lui, les conditions posées en vue d’une transition énergétique ne sont pas adaptées au contexte africain où 900 millions de personnes n’ont pas accès au gaz domestique et plus de 600 millions vivent sans accès à l’électricité.

L’organisation panafricaine, basé à Brazzaville, capitale de la République du Congo, a voulu porter la voix de l’Afrique dans le débat sur la transition vers les énergies renouvelables, en lien avec les questions climatiques.

Farouk Ibrahim a exhorté les ambassadeurs à comprendre la position de l’APPO afin qu’ils soient en mesure de l’aider à s’exprimer sur la scène internationale.

+, a précisé M. Farouk Ibrahim.

Congo : Dave Mafoula demande la libération de deux prisonniers politiques

C’était au cours d’une conférence de presse le 28 janvier à Brazzaville, où il a formulé cinq propositions afin « d’apporter des solutions fiables aux problèmes des Congolais. ».

 

Le président du parti d’opposition Les Souverainistes a demandé la libération des opposants Jean-Marie Michel Mokoko et André Okombi Salissa. Tous deux candidats malheureux au scrutin présidentiel de 2016, ils ont été jugés et condamnés à 20 ans de prison en 2018, pour atteinte à la sécurité intérieure de l’Etat. Il s’est exprimé au cours d’une conférence de presse qu’il a organisé samedi 28 janvier 2023, à Brazzaville.

Dave Mafoula, costume cravate, face à la presse et en présence d’une poignée de militants du parti Les Souverainistes (LS), qu’il dirige, a d’abord critiqué « l’immobilisme du gouvernement ». Il a ensuite demandé au président congolais de gracier deux leaders d’opposition pour décrisper l’atmosphère politique.

« J’appelle le président Denis Sassou-Nguesso à poser cet acte politique. Je demande la libération, parce que le président de la République est conscient que derrière Okombi Salissa et le général Mokoko, il y a une bonne portion de notre peuple. Et, tous ces Congolais attendent une réponse, pas forte mais sage de la part du président de libérer ses frères. Okombi Salissa et le général Mokoko sont les frères du président Sassou-Nguesso ».

Dave Mafoula a rappelé que ces trois personnalités avaient une histoire. En effet, le général Mokoko a été chef d’état-major de l’armée, sous le président Sassou-Nguesso entre 1987 et 1992, et jusqu’en 1993, sous la présidence de Pascal Lissouba. De son côté, André Okombi Salissa a été plusieurs fois ministre du président Sassou Nguesso, de façon ininterrompue entre 1997 et 2012.

Congo : Brazzaville met fin à l’exportation du bois en grume

Cette décision prise par le gouvernement congolais pour la première fois en 2000 est finalement appliquée depuis le 1er janvier 2023.

 

Les sociétés forestières doivent désormais transformer toute leur production sur place pour créer plus d’emplois. La mesure n’est pas sans conséquence. Des ONG se demandent si elle a bien été préparée.

Assise dans un long canapé de son spacieux bureau, Rosalie Matondo, ministre de l’Économie forestière, exprime sa satisfaction à la suite de l’entrée en vigueur de la résolution portant sur l’interdiction de l’exportation du bois en grume. « Tous les partenaires (exploitants forestiers) que nous avons ont, au minimum 15 ou 20 ans d’exercice, d’autres même 40 ans. Nous voulons aujourd’hui qu’ils comprennent l’orientation que donne la politique congolaise pour que le bois soit transformé sur le territoire national, explique la ministre. Qu’il y ait un transfert de technologie, plutôt que de transformer le bois à l’extérieur. Nous voulons que nos matières premières soient transformées sur le territoire national ».

Rosalie Matondo donne davantage d’explications sur la politique gouvernementale. « La réforme que nous prenons à deux sens : le premier est interdire l’exportation de grumes pour créer des unités de transformation dans notre pays. Le deuxième sens est une nouveauté que nous avons créée et qui n’existe pas dans le monde, le partage de production, souligne la ministre de l’Économie. C’est-à-dire entre l’État (propriétaire des forêts) et le concessionnaire qui gère la concession forestière, on fait un partage de grumes. Ce partage de grumes intègre un marché ou une centrale d’achat installé dans la zone économique spéciale. »

Le pourcentage de ce partage reste à définir. S’inspirant du Gabon voisin, le Congo entend créer deux zones économiques spéciales dédiées à la transformation du bois, à Ouesso au nord et à Pointe-Noire sur la côte Atlantique Sud.

Transformation des grumes sur place : un défi à relever

De son côté, Brice Mackosso, de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE), se demande si le Congo a réellement prévu des investissements nécessaires et dispose de la main-d’œuvre qualifiée pour tenir ce pari. « Le gouvernement du Congo devrait s’employer d’abord à mettre en place les conditions pouvant permettre la mise en route de cette politique », suggère-t-il.

Le port de Pointe-Noire est la principale porte de sortie du bois congolais. En 2022, 415 000 mètres cubes de grumes sont passés par là, selon son directeur général Séraphin Balhat qui a une analyse de la situation. « Il va de soi que nous allons perdre en volumes cette année. Non seulement la redevance marchandise de ce bois en grume, mais aussi le fait que nous avons des recettes à travers les navires qui sont assistés par nos remorqueurs, affirme le directeur de Séraphin Blhat. Tout cela va nous faire baisser notre chiffre d’affaires. Bon ! On ne peut pas faire des omelettes sans casser les œufs ».

Les grumes produites par les compagnies forestières du Nord-Congo transitaient également par le port de Douala au Cameroun.

Congo : deux présumés délinquants fauniques face à la justice

L’audience du lundi 23 janvier consacrée aux réquisitions et plaidoiries a été finalement renvoyée au lundi 6 février 2023.

 

Une audience portant sur une affaire liée au trafic d’ivoire était prévue, lundi 23 janvier 2023, au Tribunal de grande instance de Brazzaville. Deux présumés délinquants fauniques y répondent de leurs actes devant la justice. Il s’agit deux individus dont l’un avait été interpellé le 11 octobre 2021, à Brazzaville, par les agents du service des eaux et forêts, en synergie avec les éléments de la police. Interpellation faisant suite à la découverte, au poste de contrôle de Mbouambé-Léfini, d’une glacière contenant cinq morceaux d’ivoire et trois queues d’éléphants dans un véhicule en provenance de Makoua. L’autre présumé trafiquant serait l’expéditeur de ce colis. Il avait été rattrapé par la police, le 19 février 2022, à Makoua, dans le Département de la Cuvette.

Le présumé délinquant faunique interpellé à Makoua est accusé d’abattage d’une espèce animale intégralement protégée (éléphant), circulation et commercialisation de trophées de cette espèce, à savoir cinq morceaux d’ivoire et trois queues d’éléphant. Celui de Brazzaville, lui, est soupçonné de complicité de détention et circulation desdits produits. Informé depuis la première interpellation, le Palf (Projet d’application de la loi sur la faune sauvage) apporte son appui technique et juridique dans cette affaire. L’audience du lundi 23 janvier consacrée aux réquisitions et plaidoiries a été finalement renvoyée au lundi 6 février prochain.

Au cours des dernières années, le trafic des espèces fauniques est devenu plus organisé, plus lucratif et plus dangereux. Il a pris de l’ampleur au niveau mondial, au même titre que le trafic de drogue. Le commerce illégal de produits de faune conduit à l’extinction des espèces fauniques à travers le monde.

Conscient de ce fait, le Congo s’est engagé à protéger ses espèces animales en voie d’extinction et reste vigilant. Il sanctionne tous ceux qui entravent la loi en matière de protection de la faune sauvage. Dans ce sens, un grand travail est régulièrement accompli par les autorités. Les actes commis par les présumés délinquants de faune sauvage ne peuvent demeurer impunis.

En République du Congo, l’éléphant fait partie des espèces animales intégralement protégées.

Congo : 55 milliards de F pour accélérer la transformation numérique

Les autorités gouvernementales congolaises ont lancé mardi 24 janvier à Brazzaville, le Projet d’accélération de la transformation numérique (PATN).

 

Financé à hauteur de 55 milliards de FCFA (100 millions de dollars) par la Banque mondiale, le PATN est prévu pour cinq ans. Son directeur des infrastructures pour l’Afrique de l’ouest et du centre, Franz Dress-Gross, a fait s’est rendu dans la capitale congolaise pour le démarrage dudit projet.

Les missions assignées au PATN sont précisées par Seck Mangouani Francis, son coordonnateur : « Son premier objectif est d’accroitre l’accès des populations mal desservies à l’internet haut débit et le second est d’améliorer les capacités du gouvernement à fournir des services publics adaptés au numérique », a-t-il indiqué. C’est une information publiée dans une publication d’RFI publié le 25 janvier 2023.

Le projet PATN bénéficiera également des financements de plus de 26 milliards de FCFA sous forme de don et de prêt de l’Union européenne (UE) et de la Banque européenne d’investissement (BEI).

Congo : Denis Sassou Nguesso attendu en Belgique

Le président de la République du Congo effectuera du 10 au 12 février une visite officielle à Bruxelles, en Belgique.

 

Sur invitation du président du Conseil européen Charles Michel, le président Denis Sassou Nguesso se rendra en Belgique en février. Le chef de l’Etat séjournera du 10 au 12 janvier 2023 à Bruxelles. Il va s’agir de consolider le partenariat entre les deux parties.

« Cette visite aura lieu pour discuter de notre partenariat, de sujets concernant la sécurité, les relations internationales, la biodiversité et bien d’autres questions portant sur les relations entre l’Union européenne et le Congo », a déclaré ce lundi l’ambassadeur de l’Union européenne en République du Congo, Giacomo Durazzo, à sa sortie de l’audience avec le président Sassou Nguesso.

Le Congo veut adhérer à l’ADR-ONU

La République du Congo poursuit les réformes de son secteur de transport terrestre, dans la perspective d’une adhésion à l’Accord des Nations unies relatif au transport international de marchandises dangereuses par la route (ADR-ONU).

 

Un cap a été franchi le 24 janvier à Brazzaville, avec le début des travaux d’élaboration de la nouvelle règlementation du Transport des matières dangereuses (TDM) arrimée aux exigences onusiennes.

La rencontre inaugurale consacrée aux travaux d’élaboration du projet de la réglementation TDM a été présidée par le directeur général des Transports terrestres, Sadate Girest Bokenga Manzekele. Celle-ci a réuni les principales parties prenantes, notamment les représentants des ministères des Mines, de la Coopération internationale et de la Promotion du partenariat public-privé, de l’Enseignement technique, de la Formation qualifiante, de la Défense nationale, ainsi que les entités comme le Conseil congolais des chargeurs, la sécurité civile ainsi que des sociétés pétrolières et gazières.

Le projet de la règlementation TDM et la réforme de toute la chaîne logistique, à en croire Sadate Girest Bokenga Manzekele, vise à prévenir les risques liés aux transports des matières dangereuses sur le territoire national. L’exigence de la mise en place de la nouvelle règle permettra, en effet, aux entreprises TDM à s’ordonner par rapport aux normes ONU afin de prévenir les catastrophes (écologique, environnementale et humaine).

« Il y a nécessité de concrétiser ce projet pour faire du Congo le septième pays pétrolier dans le monde et le premier en Afrique centrale à adhérer à ADR-ONU. Ceci pour répondre au besoin de sécurité des entreprises et des utilisateurs sur le territoire, et permettre que le Congo soit doté des outils de formation et de compétence. Nous prendrons toutes les dispositions pour mettre la tutelle au courant des évolutions de ce projet », a insisté le directeur général des Transports terrestres.

L’un des avantages de cette initiative est que l’adoption de la règlementation TDM va pousser les entreprises locales et les multinationales exerçant dans le pays à se soumettre aux exigences internationales, afin d’éviter les sanctions internationales.

Congo : 22 mille agents civils de l’Etat doivent se faire enrôler

La fin de l’opération d’enrôlement biométrique des agents civils de l’Etat annoncée pour le 27 janvier vient d’être prorogée jusqu’en février 2023.

 

Le directeur de cabinet du ministre d’Etat, ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Sécurité, Christian Aboké Ndza, a visité quelques sites d’enrôlement le 24 janvier à Brazzaville. Il a constaté que sur les trente-deux mille agents civils de l’Etat attendus, dix mille seulement se sont faits enrôler en six semaines.

Dans un extrait d’un article publié par adiac-congo.com, Christian Aboké Ndza a déclaré qu’« En intégrant les aléas de terrain dans la planification, nous avons sorti un nouveau calendrier qui fait que la date du 27 janvier va être légèrement repoussée. Nous atteindrons le mois de février pour conduire cette opération jusqu’à son terme ». Il a précisé que près de 60% des effectifs des agents civils de l’Etat sont basés à Brazzaville.

La fin initialement prévue pour le 27 janvier, l’opération d’enrôlement biométrique des agents civils de l’Etat, élargie aux enseignants volontaires et communautaires du ministère de l’Enseignement préscolaire, primaire, secondaire et de l’Alphabétisation (MEPPSA), se poursuit jusqu’en février.

Notons qu’en faisant l’évaluation à mi-parcours de l’opération, le directeur de cabinet avait indiqué que sur les trente-sept ministères que compte le gouvernement, il reste six où les agents devraient se faire enrôler. Et ces ministères seraient ceux  à grand effectif.

Congo-Assemblée nationale : la 2e session de février en préparation

Le comité de coordination de l’Assemblée nationale s’est réuni le 23 janvier à Brazzaville prélude à la deuxième session ordinaire qui s’ouvre le 1er février.

 

Les députés préparent la deuxième session ordinaire qui s’ouvre le 1er février 2023. Ils se sont réunis mardi 23 janvier 2023 à Brazzaville. Il s’est agi d’examiner le projet d’ordre du jour de la conférence des présidents.

Réunis autour de leur président, Isidore Mvouba, les membres du bureau, les présidents des trois groupes parlementaires et ceux des huit commissions permanentes de l’Assemblée nationale ont arrêté un projet d’ordre du jour de quinze affaires à proposer à la conférence des présidents qui se tient ce 25 janvier en présence du Premier ministre.

Selon le président du groupe parlementaire du Parti congolais du travail (PCT) et alliés à l’Assemblée nationale, Accel Arnaud Ndinga Makanda, le comité de coordination a pour rôle de préparer la conférence des présidents. « Nous avons adopté quinze affaires et les projets des comptes rendus des réunions passées. Des affaires qui aident le gouvernement à faire face à ses prérogatives. Le rôle de l’Assemblée nationale est de voter les lois, il y a une série de lois visant le développement du pays dans tous les domaines que nous allons débattre et adopter », a-t-il rappelé, soulignant la nécessité de la chambre basse du Parlement de communiquer davantage.

Le président du groupe parlementaire de l’Union panafricaine pour la démocratie sociale (Upads), Alain Pascal Leyinda, a, de son côté, rappelé que l’ouverture de cette réunion à la presse est une preuve du bon fonctionnement des institutions de la République. « A chaque fois qu’il y a une session, il y a une procédure qui est mise en place. De toutes les affaires à examiner lors de la prochaine session, il n’y a pas de proposition de loi, mais rassurez-vous que nous puissions en avoir en cours de session », a-t-il indiqué.