Congo-sécurité maritime : une formation ouverte à Pointe-Noire

La ville océane abrite depuis lundi 05 juin une formation sur le traitement de l’information maritime et à la conduite des opérations.

 

Le stage qui s’inscrit dans le cadre de l’action de l’Etat en mer va se poursuivre jusqu’au 15 juin 2023. L’organisation de cette formation consacrée au traitement de l’information maritime en vue d’une conduite efficace de missions opérationnelles en mer va permettre de former des ressources humaines de qualité afin de bâtir une économie maritime régionale sécurisée, sûre et durable.

Cette formation devra déboucher au renforcement de capacités au bénéfice des états de la zone de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) et des structures de l’Architecture de la sécurité de Yaoundé, notamment le Crismac et la zone D.

Pendant plus d’une semaine, les participants vont se pencher sur des thématiques qui font la préoccupation principale de l’Architecture de Yaoundé dont la communauté maritime entend célébrer les dix ans d’existence en ce mois de juin.

Notons que cette formation régionale qui s’attaque aux problématiques majeures de sécurité maritime à destination des professionnels est organisée par l’institut de sécurité maritime internationale avec l’appui technique et financier de la direction de coopération, de sécurité et de défense du ministère des Affaires étrangères françaises au bénéfice de la zone CEEAC et du projet Gogin de l’Union européenne.

Congo-Sommet des trois bassins : les partenaires s’accordent

La ministre de l’Environnement, du Développement durable et du Bassin du Congo, Arlette Soudan-Nonault, a eu un échange avec le secrétaire général adjoint de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (Asean), Ekkaphab Phanthavong.

 

L’échange du lundi 05 juin 2023, par visio-conférence entre Arlette Soudan-Nonault et Ekkaphab Phanthavong portait sur la participation des pays membres de cette structure au sommet des trois grands bassins forestiers de la planète qui se tiendra à Brazzaville. Il s’est aussi agi parler du rôle important des pays de l’Asean dans la préservation de l’environnement.

Les membres de l’Asean, qui font partie de l’un des plus grands bassins forestiers, celui du Bornéo Mékong, ont confirmé leur engagement à travailler pour la réussite du sommet des trois bassins de la planète que sont le Bassin du Congo, l’Amazonie et le Bornéo Mékong.

Ekkaphab Phanthavong a confirmé la participation des pays de l’Asean à ce grand rendez-vous dont la supervision sera assurée par l’Organisation des Nations unies. Il a, en outre, signifié la nécessité de travailler étroitement avec tous les partenaires pour le bien de cette rencontre des acteurs de la lutte contre le changement climatique.

Cet échange fait suite au séjour de la coordonnatrice technique de la Commission climat du Bassin du Congo dans certains pays d’Asie et d’Amérique latine afin de préparer le sommet des trois grands bassins forestiers de la planète et la décennie de l’environnement, prévu à Brazzaville, dans les prochains jours.

Eric Kalala: “Nous avons préservé les emplois en gardant 100% de notre personnel »

Natif de la RDC, Eric Kalala est PDG de Africa Global Logistics depuis plusieurs années. Il participe à Africa CEO Forum qui se tient à Abidjan du 5 au 6 Juin 2023. Il revient sur les investissements réalisés en RDC et annonce les projets d’investissements à venir. C’est dans ce contexte que l’interview a été réalisée.

 

Vous êtes PDG de Africa Global Logistics, quel est le périmètre de vos fonctions en RDC ?

Mes fonctions couvrent toute la RDC où nous avons une entité juridique présente depuis 1953. Nous sommes devenus au fil du temps le principal acteur logistique sur le pays. La RDC est un vaste pays, c’est le deuxième plus grand pays du continent avec plus de 95 millions d’habitants pour une superficie de 2,345 millions km².

Nous sommes organisés en 3 corridors : le corridor centre ouest qui a pour débouchés essentiels les ports de Matadi et Pointe-Noire ainsi que le port de Luanda via la frontière de Lufu ; le corridor de
Goma qui est couvert par deux corridors qui passent par les ports de Dar es salaam et Mombassa. Et le corridor Sud avec Lubumbashi pour centre, qui est essentiellement la zone minière desservie par 5 ports : Beira, Durban, Waldys bay, Lobito et Dar es salaam.

Vous êtes passés de Bolloré Transport & Logistics à Africa Global Logistics, il y a-t-il des changements concrets ou s’agit-il simplement d’un changement de nom ?

On part du groupe Bolloré au groupe MSC. Le changement est réel avec des ambitions différentes d’un groupe à un autre. Chez MSC au-delà des résultats, il y a une forte volonté d’investir et l’attachement à la personne. Nous avons préservé les emplois en gardant 100% de notre personnel. Puis que l’économie du pays est en forte croissance, nous voulons participer à cette croissance avec nos équipes. Nous sommes dans une dynamique positive, on espère engager plus de collaborateurs.

Combien d’emplois avez-vous créé dans le pays ?

Comme toute entreprise, nous avons des emplois directs et indirects. Nous avons plus de 700 collaborateurs dont 650 en CDI et 99,9% de nos effectifs sont des Congolais.

Au-delà des emplois, nous menons une forte politique de Local content pour accompagner nos fournisseurs locaux dans la création de richesse. Nous travaillons également avec nos partenaires de façon à les aider à être à la hauteur des standards du groupe.

Quelle est votre politique RSE ? Pensez-vous que la mise en œuvre de cette politique soit indispensable pour la RDC ?

La RSE est un volet essentiel pour nous, pour les parties prenantes, pour le groupe dont nous faisons partie et pour le pays. Car nous jouons un rôle vis-à-vis de la société. Elle permet de montrer la meilleure image possible de la RDC en participant aux salons et forums, en accompagnant l’émancipation de la jeunesse par la formation, l’entrepreneuriat et l’appui des actions solidaires au profit de la population.

Quelles sont vos plus grandes difficultés dans la logistique ?

Le pays souffre de la pauvreté des infrastructures ce qui rend la logistique plus complexe.
Du coup la logistique est essentielle pour le développement des projets économiques présents et futures en RDC et l’expertise des équipes d’AGL est indispensable. Notre présence en RDC remonte à plusieurs années, nous en avons mis à profit pour être un acteur majeur et consolider nos ressources tant matérielles qu’humaines.

Auriez-vous des projets d’investissements dans un secteur particulier ?

Il faut commencer par comprendre le projet des entrepôts à valeur ajoutée. Au niveau de la RDC, nous sommes les seuls à disposer de 1 000 m² d’entreposage à valeur ajoutée à température dirigée. Nous gérons les stocks principaux des médicaments sur les programmes de VIH, paludisme et tuberculose et nous travaillons de concert avec les partenaires associés. Nous jouons un rôle essentiel dans l’architecture du système de santé.

Dans un pays où les problématiques en matière de santé sont un défi quotidien, il faut anticiper les besoins de manière proactive. C’est pour cela que nous allons investir 6.3 millions de dollars dans cette solution d’entreposage afin de doubler nos capacités passant ainsi de 1000 à 2 000 m².

Quel sera l’impact de ces investissements pour la population de la RDC ?

Ils permettent de garantir la disponibilité, la traçabilité, la qualité du médicament et d’assurer un meilleur prix. Nous travaillons également à réduire significativement la perte du médicament et les temps d’approvisionnement pour contribuer à la réduction du coût de celui-ci. Nous sommes certifiés GPD (Good Practice of Distribution) qui mesure la qualité de la chaîne de distribution, ce qui garantit la préservation des principes actifs des médicaments mis à la disposition de la population.

La traçabilité nous garantit la possibilité en cas de problème d’avoir avec exactitude du lieu de livraison du lot dit « problématique » pour prendre des mesures immédiates. Ces investissements nous maintiennent à la pointe de la technologie.

Parlons défis de l’aérien, quel est votre position sur le marché aujourd’hui et quelles sont vos problématiques ?

Nous sommes leader sur ce marché et seul opérateur agréé au niveau sûreté par l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) et l’autorité de l’aviation civile congolaise (AACC RDC). Nous travaillons spécialement en tant que GSA (General Sales Agent, pour commercialiser le fret) et GHA (Ground Handling Agents- Agents d’escale ou d’assistance au sol) au profit des compagnies aériennes telles : Air France, Brussels Airlines, Ethiopian et Lufthansa. Tout ceci témoigne d’un gage de sécurité sur la gestion du fret et de qualité de service délivré aux clients.

Nous sommes une force de proposition pour les instances étatiques afin d’améliorer la gestion du fret au niveau des aéroports de Ndjili, Lualo et Goma. Il y a des projets en cours pour améliorer ces sites et augmenter leurs capacités. Le fait que nous ayons des agréements fait de nous un partenaire idéal pour accompagner cette transformation d’où notre volonté d’investir dans ce secteur pour s’arrimer au développement des infrastructures mené dans le pays.

Un dernier mot ?

Le mot de la fin sera pour rappeler les valeurs de AGL :

  • L’Humilité : nous souhaitons être le spécialiste de l’Afrique au service de nos clients, Vers l’Afrique et au travers de l’Afrique.
  • La Passion : nous avons la passion de l’Afrique. Plus de 99% de nos effectifs sont africains. Depuis que nous sommes en Afrique cela n’a pas été un long fleuve tranquille mais notre abnégation, nos effectifs et demain encore la qualité de notre nouvel actionnaire va nous permettre d’alimenter cette passion.
  • L’Agilité, il en faut car comme le reste du monde l’Afrique évolue et évolue vite il nous faut donc être agile, flexible réactif afin de proposer des solutions toujours plus innovantes à nos clients.
  • Solidaire : Nous devons être au service de ceux qui nous entourent et rendre une partie de ce que l’Afrique nous donne.

Christophe PUJATE : « nous souhaitons être le spécialiste de l’Afrique au service de nos clients »

Christophe Pujate, Directeur Régional Africa Global Logistics Congo/RD Congo participe à Africa CEO Forum qui se tient à Abidjan du 5 au 6 Juin 2023. Une occasion pour annoncer les investissements réalisés au Congo et les projets d’investissements à venir. C’est dans ce contexte que nous avons réalisé cette interview.

 

AGL a repris les actifs de Bolloré Transport & Logistics depuis le mois de décembre 2022.  Comment les employés l’ont-ils vécu, les postes ont-ils été conservés, il y a-t-il eu des départs ? 

Cela s’est très bien passé car dès l’annonce de MSC de racheter les actifs de Bolloré Transport & Logistics à travers sa maison mère BAL, nous avons expliqué qui était le groupe MSC peu connu au Congo et nous avons tenu nos salariés au courant de l’évolution de la situation par le biais des délégués du personnel.

De plus l’article 45 du code du travail protège efficacement les droits des travailleurs dans le cas d’une reprise d’activités. A ce jour nos effectifs sont stables.

La concession Congo Terminal date de 2009. Pouvez-vous nous parler de son évolution à date ?  Votre programme d’investissements se poursuit-il pour la modernisation du terminal à conteneurs ?  Où en êtes-vous exactement ? 

La concession de Congo Terminal a été signée en 2009. Elle correspond à une véritable vision de son excellence le Pdt DSN de faire de PNR un Hub sous-régional. Aujourd’hui grâce à la confiance accordée au groupe Bolloré, nous avons investi environ 400 Millions d’euros de CAPEX, traités plus d’un million de conteneurs en 2022 soit 5 fois plus qu’en 2009 et embauché plus de 900 personnes. AGL via sa filiale Congo Terminal va poursuivre la modernisation des équipements existants mais souhaite aussi participer à l’extension du terminal.

Votre entreprise est souvent présentée comme une société très performante.  Ne faites-vous pas face à quelques contre-performances ou difficultés notamment depuis votre rachat.  Si oui, lesquelles ? 

Je vous remercie de reconnaître la qualité du travail des équipes d’AGL. Nous sommes un spécialiste de l’Afrique et nous voulons offrir le meilleur service à nos clients en Afrique mais aussi en Inter Afrique. Depuis l’arrivée de notre nouvel actionnaire, celui-ci a particulièrement insisté sur le fait qu’il souhaitait que les deux parties s’attachent à créer de la valeur et non à faire des synergies. En termes clairs à développer notre business plutôt que de regarder à réduire nos charges par une augmentation de nos marges. Cela nous engage donc à être plus performant et nous rend optimiste pour la suite.

Avez-vous prévu des investissements particuliers dans un des secteurs clés de la logistique ?

Comme je l’ai évoqué précédemment, nous souhaitons continuellement apporter des solutions à nos clients sur l’Afrique. Dans cette optique nous souhaitons leur assurer des liaisons du monde vers l’Afrique mais aussi inter Afrique. Tout ce qui va concourir à cet objectif sera source d’investissement.

Pour le Congo en particulier, nous souhaitons développer encore plus notre rôle dans la logistique pétrolière et devenir un partenaire incontournable des majors. Tant sur les normes RSE, HSE que sur notre appui en matériels de transport et levage respectueux de l’environnement.

Pourquoi AGL est-il prêt à investir autant dans ses filiales congolaises ?  D’ailleurs ces investissements concernent-ils toutes les filiales ? Quelle valeur ajoutée ont-ils pour le pays ?

Au Congo, nous avons trois sociétés pour un effectif global supérieur à 1.500 personnes en CDI. Plus de 99% de nos effectifs sont Congolais. Nombres d’entre eux sont des cadres de nos entreprises à des postes clés, DAG de filiale, responsable transit, responsable livraison, logistique, contrôleur de gestion pays, et j’en passe. Plusieurs sont également des femmes, la parité, la performance sont au cœur de notre politique RH.

Nous investissons donc dans tous les domaines :

  • La formation à la conduite d’engins, grues, élévateurs
  • La formation HSE
  • La formation ISPS, RSE
  • Le management

Sans ces formations, inutile d’investir dans l’infrastructure et le matériel.

Pour ce qui est des investissements par société j’ai déjà évoqué plus haut ce que le Groupe AGL souhaite faire pour CT, pour AGL Congo. Enfin pour TBC qui est le port de BZV, nous sommes en discussion avec les autorités pour donner une nouvelle dynamique à ce port.

Avez-vous un mot pour la fin ?

Le mot de la fin sera pour rappeler les valeurs de AGL :

  • L’Humilité : nous souhaitons être le spécialiste de l’Afrique au service de nos clients, Vers l’Afrique et au travers de l’Afrique. Vous avez souligné notre qualité de service nous souhaitons la mettre au service de nos clients.
  • La Passion : nous avons la passion de l’Afrique. Plus de 99% de nos effectifs sont africains. Depuis que nous sommes en Afrique cela n’a pas été un long fleuve tranquille mais notre abnégation, nos effectifs et demain encore la qualité de notre nouvel actionnaire va nous permettre d’alimenter cette passion.
  • L’Agilité, il en faut car comme le reste du monde l’Afrique évolue et évolue vite il nous faut donc être agile, flexible réactif afin de proposer des solutions toujours plus innovantes à nos clients.
  • Solidaire : Nous devons être au service de ceux qui nous entourent et rendre une partie de ce que l’Afrique nous donne.

 

Congo : la Présidence met sur pieds deux nouveaux sites

Le lancement officiel des sites web presidence.cg et dsn.cg a eu lieu vendredi 02 juin 2023.

 

presidence.cg et dsn.cg sont les deux nouveaux sites mis sur pied par la Présidence de la République du Congo. Le lancement officiel a eu lieu vendredi dernier.

La mise en place de ces deux plateformes s’inscrit dans le cadre des efforts du président et du gouvernement pour renforcer la transparence et l’accessibilité de l’information gouvernementale. Il témoigne de leur engagement pour la modernisation des outils de communication et la promotion de l’innovation technologique au service du développement de la République du Congo. La Présidence de la République du Congo invite tous les citoyens congolais et la communauté internationale à explorer ces nouveaux sites Internet et à en tirer pleinement parti.

Le projet a été supervisé par Claudia Lemboumba, Conseiller spécial, chef du département communication et médias à la Présidence. « Nous sommes convaincus que ces plateformes numériques joueront un rôle essentiel dans le rapprochement entre le service public et les Congolais, favorisant ainsi un dialogue ouvert et constructif pour le bien-être de tous. »

Pour plus d’informations, veuillez visiter les nouveaux sites Internet officiels de la Présidence de la République du Congo et du Président de la République aux adresses suivantes : presidence.cg et dsn.cg

Congo : recul du chiffre d’affaires du commerce des produits alimentaires

La Direction générale de l’économie (DGE), note une du chiffre d’affaires du commerce des produits alimentaires se situant à 7,4%, soit à 26,797 milliards de FCFA au premier trimestre 2023.

 

Dans une note de conjoncture publiée lundi à Brazzaville, la Direction générale de l’économie (DGE) de la République du Congo a noté un recul du chiffre d’affaires du commerce des produits alimentaires se situant à 7,4%, soit à 26,797 milliards de FCFA (43.8 milliards de dollars) au premier trimestre 2023 contre 28,945 milliards de FCFA au premier trimestre 2022.

Selon la DGE, le niveau général des prix à la consommation au Congo devrait croître cette année en raison de la persistance de la crise alimentaire mondiale entraînée par le conflit russo-ukrainien.

La DGE justifie également cette baisse par la diminution concomitante des ventes de poissons et de viandes, y compris la baisse du pouvoir d’achat des ménages. A cela s’ajoute un manque de devises du fait de l’application stricte de la nouvelle réglementation de change en Afrique centrale.

La note de conjoncture rapporte en même temps une baisse de la production des produits à base de farine de blé qui figurent parmi les priorités du plan de résilience à la crise alimentaire énoncé par le gouvernement.

« Au premier trimestre, la fabrication des produits à base de farine de blé a baissé de 23,7% par rapport au niveau atteint au premier trimestre de l’an dernier. Toutes les composantes de la sous-branche ont connu une forte régression de leur production : pain (-22,1%), produits pâtisserie (-29,3%) et beignets (-29,2%) », rapporte la DGE.

D’après la DGE, cette note de conjoncture permettra une prise des décisions économiques par les pouvoirs publics, les partenaires au développement ainsi que des opérateurs nationaux et étrangers.

Elle permet également d’apprécier l’exécution de certains programmes socio-économiques inscrits dans le Plan national de développement 2022-2026 et le Programme économique et financier en discussion avec le Fonds monétaire international.

 

Congo : plus de 500 000 doses de vaccins pour renforce le projet « Kobikisa »

Ce lot de vaccins est l’exécution du prêt de 50 millions de dollars dont le Congo a bénéficié de la part de la Banque mondiale.

 

Le ministère de la Santé et de la Population de la République du Congo vient de réceptionner un lot de 537.535 doses de vaccins. Ces vaccins sont destinés aux enfants âgés de 0 à 5 ans issus des familles démunies.

Ces doses sont composées de vaccins BCG, bOPV, DTP-HepB-Hib, PCV, Fièvre jaune, Td, MR et Rotavirus. Ils intensifieront la lutter contre des pathologies telles que la tuberculose, la poliomyélite, la fièvre jaune, la rougeole et bien d’autres.

Ce lot de vaccins est l’exécution du prêt de 50 millions de dollars dont le Congo a bénéficié de la part de la Banque mondiale dans le cadre du projet de renforcement du système de santé appelé « Kobikisa », en français « sauver ».

Rappelons que le projet « Kobikisa » vise à accroître l’utilisation et la qualité des services de santé maternelle, reproductive et infantile dans les zones ciblées, en particulier les ménages les plus vulnérables. Il couvre 39 districts sanitaires, soit plus de 2.400.000 bénéficiaires.

Congo : près de 50 athlètes prennent part aux J30 à Brazzaville

Les deux Opens juniors « J30 » s’ouvrent ce lundi 05 juin 2023, à Brazzaville. Ce sont une cinquantaine d’athlètes qui prendra part à ces compétitions.

 

Les compétitions, dont la première se jouera du 5 au 12 juin et la seconde du 12 au 17 juin, se dérouleront en simple et en double. L’objectif est de permettre aux vainqueurs de gagner trente points et ainsi améliorer leur classement au niveau mondial.

La cinquantaine d’athlètes qui vont prendre par ces compétitions dont les tranches d’âge varient entre 13 et 18 ans, sont Américains, les Français, les Chinois, les Israéliens, les Congolais et d’autres nationalités africaines ayant fait des inscriptions. Ils veulent tous devenir des joueurs professionnels.

Les Opens juniors sont organisés par la Fédération congolaise de tennis (Fécoten) et s’inscrivent dans l’agenda de la Fédération internationale.

Congo : l’Appo veut renforcer sa position sur la scène énergétique mondiale

Kintélé a abrité la 14ème session du Conseil exécutif de l’Organisation des producteurs de pétrole africains (Appo), jeudi 01 juin 2023.

 

Les travaux de la 14e session du Conseil exécutif de l’Appo interviennent dans un contexte de réforme de l’organisation panafricaine et de l’instabilité du marché pétrolier et gazier. L’organisation a renouvelé ses instances dirigeantes, principalement le mandat du secrétaire général, le Dr Omar Farouk Ibrahim. Elle compte désormais dix-huit pays membres, avec l’entrée du Ghana, de la Namibie et du Sénégal.

L’industrie africaine doit faire face en urgence aux défis de la finance, de l’accès à la technologie et aux marchés, a alerté le Pr Macaire Batchi, le directeur de cabinet du ministre congolais des Hydrocarbures. Cette industrie pétrolière et gazière a été construite sur des bases fragiles, a-t- il admis. Elle est faite de dépendance technologique, d’investissements et de marchés étrangers.

Les délégués de l’Appo sont conscients qu’aucun pays africain ne peut prétendre relever seul ces défis à court et moyen terme. Ils nécessitent des actions collectives, à travers l’Appo engagée à renforcer sa visibilité et la confiance entre ses pays africains.

« L’Afrique ne peut pas se permettre d’abandonner à la hâte les combustibles fossiles. Collectivement, nous pouvons relever ces défis (…) Nous pouvons affirmer notre satisfécit sur les développements positifs enregistrés au sein de l’organisation grâce au dynamisme du secrétariat général. L’Appo est encore loin d’avoir atteint son but, mais elle a fait d’énormes progrès depuis la réforme », a déclaré Macaire Batchi.

Pour atteindre ses objectifs, a estimé le Dr Omar Farouk Ibrahim, l’Appo devra continuer d’attirer de nouveaux membres, d’assurer la plus grande reconnaissance internationale et une meilleure visibilité sur la scène énergétique mondiale et aussi de créer un secrétariat professionnel. « L’organisation a amélioré sa visibilité au cours de ces trois dernières années, elle est invitée à toutes les réunions internationales liées au secteur énergétique, notamment du conseil mondial de l’énergie », a-t- il assuré.

L’Appo travaille avec les organisateurs de la Cop28 pour s’assurer qu’elle soit inclusive et que l’industrie ne soit pas traitée comme une industrie paria lors des conférences des Nations unies sur le climat. L’organisation veut s’imposer comme une institution majeure de référence dans le monde sur les questions d’hydrocarbures en Afrique. « Nous devons être prêts à regarder au-delà des intérêts immédiats », a insisté le président

Congo-gestion covid-19 : le gouvernement va déposer son rapport au Parlement

Un rapport qui pourrait être examiné au cours de la session ordinaire qui s’ouvre ce 2 juin au niveau des deux chambres du Parlement.

 

« Le gouvernement soumettra sous peu au Parlement son rapport sur la gestion des fonds covid-19 comme le prévoit la loi sur l’état d’urgence », annonçait l’exécutif.

La gestion des fonds covid-19 a alimenté pendant un moment des interrogations. La première institution à alerter les autorités est la Commission nationale de transparence et de responsabilité dans la gestion des finances publiques (CNTR). Celle-ci a relevé, à l’issue d’une enquête diagnostique réalisée courant octobre 2022, de nombreuses irrégularités sur le fonctionnement du Fonds covid-19 et le Fonds national de solidarité, dans le cadre de la mise en œuvre de la stratégie gouvernementale de riposte à cette pandémie.

« Certains marchés des biens et services ont été passés avec de nombreuses irrégularités ; l’Etat congolais s’est retrouvé très endetté ; certains bénéficiaires des marchés ont été payés sans avoir livré les biens et services commandés », soulignait un communiqué de presse de l’institution datant du 18 janvier dernier, avant de procéder aux auditions des personnes physiques ou morales intéressées ou se reconnaissant dans ces faits.

Selon la CNTR, l’urgence des mesures mises en place pour lutter contre la covid-19 avait relégué au second plan l’exigence de la transparence et de responsabilité dans la gestion des ressources mobilisées dans cette lutte.

L’organisation non gouvernementale « Publiez ce que vous payez- Congo » parle, dans son communiqué du 12 mai, de plus de 25 milliards FCFA non justifiés des dépenses destinées à la lutte contre la pandémie. « A la Haute autorité de lutte contre la corruption et à la Commission nationale de transparence et de responsabilité dans la gestion des finances publiques d’investiguer sur les soupçons de corruption mis à jour dans le rapport d’audit des dépenses covid et de saisir la justice pour la suite à donner aux résultats de son enquête. Au Parlement d’ouvrir une enquête parlementaire en lien avec les constats de ce rapport d’audit », recommandait « Publiez ce que vous payez- Congo ».

Des accusations que le porte-parole du gouvernement, Thierry Lézin Moungalla, avait balayé d’un revers de la main, le 17 mai, à la clôture du sixième séminaire gouvernemental estimant que les fonds ont été bien gérés et qu’il pourrait tout juste avoir quelques écarts entre les chiffres.

Notons que la gestion du Fonds covid-19 et du Fonds national de solidarité avait été confiée aux ministères en charge des Finances et de la Santé.