Congo Terminal accueille un navire de plus de 15 000 EVP

Congo Terminal marque une nouvelle étape dans le développement de ses capacités de manutention en accueillant le Maersk Halifax, en provenance du port de Cape Town. Un porte-conteneurs de 368m de long et 54m de large pouvant transporter jusqu’à 15 690 EVP. C’est
une première au port de Pointe-Noire.

 

« L’accueil du Maersk Halifax est une fierté collective et une preuve de notre capacité à s’adapter à l’évolution du trafic maritime international », souligne Christel ANGA Execution Manager à Congo Terminal.

Cette étape a été rendue possible grâce aux investissement réalisés au terminal à conteneurs du port autonome de Pointe-Noire par Congo Terminal filiale d’Africa Global Logistics (AGL). Depuis le début de la concession en 2009, le groupe y a investi plus 350 millions d’euros dans le développement des infrastructures, la formation du personnel et l’acquisition des équipements à la pointe de la technologie.

L’entreprise poursuit le développement de ses activités avec la construction d’une nouvelle plateforme portuaire au Môle Est. Elle pourrait accueillir les navires de plus 20 000 EVP dès sa mise en exploitation courant 2027.

 

Enseignement technique : vers la mise en place des comités de gestion dans les établissements publics

Un atelier de réflexion sur la création des Comités de gestion des établissements scolaires publics (Coges) s’est tenu du 20 au 22 octobre à Kintélé, sous la supervision du ministre de l’Enseignement technique et professionnel, Ghislain Thierry Maguessa Ebomé.

 

Pendant trois jours, environ soixante-quinze participants issus des ministères concernés notamment ceux de l’Enseignement technique, de l’Intérieur et des Finances ainsi que des représentants des préfectures, des conseils départementaux et municipaux, ont réfléchi sur les modalités pratiques d’installation et de fonctionnement des Coges.

L’initiative bénéficie de l’appui financier de la Banque mondiale à travers le Programme accélérer la gouvernance institutionnelle et les réformes pour un fonctionnement durable des services (Pagir).

Les Coges sont conçus comme des instruments de gestion décentralisée favorisant l’implication des acteurs locaux enseignants, parents d’élèves, apprenants, collectivités et administration dans la prise de décision et la gestion des ressources des établissements.

Ils auront pour mission de promouvoir une gouvernance transparente, responsable et efficace, tout en contribuant à une meilleure appropriation des politiques éducatives au niveau local.

L’atelier a permis aux participants de clarifier le rôle de chaque ministère impliqué dans le processus, conformément au décret portant création des Coges. Les travaux ont également abouti à la proposition de projets d’arrêtés et de notes de service, à la validation des termes de référence et à l’adoption d’une feuille de route pour leur installation prochaine.

Financé par la Banque mondiale, le Pagir s’inscrit dans le cadre du partenariat entre la République du Congo et l’institution financière internationale. Il vise à accroître l’efficacité dans la mobilisation des ressources nationales et la gestion des dépenses publiques.

Dans le secteur de l’éducation, ce programme ambitionne de consolider les bases d’une gouvernance institutionnelle durable et d’améliorer la qualité du service public.

Congo : l’ARPCE alerte sur la baisse du taux d’identification des abonnés

Selon une enquête récente de l’Agence de régulation des postes et des communications électroniques (ARPCE), à peine 9,13 % des cartes SIM identifiées ont été correctement activées cette année, contre 13,20 % en 2024.

 

Présentées le 21 octobre à Brazzaville par le directeur des Réseaux et services de communications électroniques (DRSCE), Benjamin Mouandza, les conclusions de cette étude traduisent une régression notable dans le respect des règles d’identification des abonnés. Une situation jugée inquiétante par le régulateur, alors même que le décret n°554 du 26 juillet 2010 impose aux opérateurs de téléphonie mobile d’identifier tout utilisateur lors de l’achat d’une carte SIM.

Menée du 23 juillet au 28 août dans dix-huit localités réparties dans les départements de la Bouenza, du Pool, du Kouilou, de la Cuvette et du Niari, ainsi qu’à Pointe-Noire et Brazzaville, l’enquête révèle que seules les villes de Kinkala et Djambala respectent intégralement les exigences d’identification des abonnés.

« C’est une enquête de routine que nous menons régulièrement dans le cadre de nos missions régaliennes », a expliqué Benjamin Mouandza, soulignant que cette opération vise à assurer la traçabilité des utilisateurs et à lutter contre les fraudes dans les réseaux de télécommunications.

Le rapport de l’ARPCE pointe particulièrement Brazzaville et Pointe-Noire, considérées comme les zones les plus exposées à la cybercriminalité, pour leurs failles persistantes dans le processus d’identification.

Dans plusieurs autres localités notamment Dolisie, Ouesso, Pokola, Ngo, Tchamba-Nzassi, Madingo-Kayes, Loudima, Bouansa, Loutété et Nkayi, l’enquête révèle que de nombreuses cartes SIM sont vendues sans pièces d’identité et parfois préactivées avant leur vente, une pratique formellement interdite qui met en péril la sécurité des réseaux.

Face à cette situation, le directeur général de l’ARPCE, Louis-Marc Sakala, a donné un délai de deux mois aux opérateurs pour se mettre en conformité avec la réglementation.

Le régulateur entend ainsi durcir les contrôles et sanctionner les manquements dans les délais impartis.

Congo : la 44e session du comité des ministres de l’UEAC va se tenir à Brazzaville

La capitale congolaise, abritera du 27 au 31 octobre la réunion du Comité inter-États, suivie de la 44e session ordinaire du Comité des ministres de l’Union des États d’Afrique centrale (UEAC).

 

Placée sous le thème « Vers la mise en œuvre du budget-programme pour promouvoir la gouvernance communautaire », la rencontre vise à renforcer la coopération régionale et à impulser une nouvelle dynamique de gestion publique axée sur les résultats et la transparence.

Au cœur des discussions figureront les défis prioritaires de la sous-région, notamment la mobilisation des ressources intérieures, la promotion d’une gouvernance transparente et la mise en œuvre des stratégies d’intégration régionale.

Ces thématiques traduisent la volonté des États membres de la CEMAC de s’approprier leurs politiques économiques et de réduire la dépendance vis-à-vis des financements extérieurs.

Rappelons que lors de la 43e session tenue en septembre à Bangui, les ministres avaient adopté plusieurs résolutions majeures, dont l’harmonisation de l’évaluation des dépenses fiscales, la création d’un comité régional chargé de la mobilisation des recettes intérieures, et la mise en place d’un dispositif de sanctions contre les manquements aux règles de surveillance multilatérale.

Selon le ministre congolais de l’Économie, du Plan, de la Statistique et de l’Intégration régionale, Ludovic Ngatsé, par ailleurs président en exercice de l’UEAC, les réformes en cours visent à renforcer la discipline budgétaire et à accroître les moyens financiers des États membres pour soutenir leurs priorités de développement.

Protection de l’environnement : Congo Terminal participe au jury du 1er Hackathon des océans à Pointe-Noire

Pointe-Noire a accueilli du 17 au 19 octobre 2025,  le 1er Hackathon des océans du Congo, un événement innovant organisé par Renatura Congo en partenariat avec l’ambassade de France et les start-up FABLAB et YAMIFY. Cette compétition s’inscrit dans un concours international organisé par le Campus de la Mer à Brest. Il vise à proposer des solutions numériques innovantes pour la conservation des océans.

 

Pour cet événement, Congo Terminal a été représenté au jury par Raïssa Dekambi, chef de Service Qualité, Compliance et RSE. Son rôle a été déterminant dans la sélection des projets les plus prometteurs, combinant innovation, viabilité et impact environnemental.

« Participer à ce hackathon est une belle occasion pour Congo Terminal de soutenir la jeunesse et de valoriser les initiatives innovantes dans la protection de nos océans. Nous sommes fiers de contribuer à la sensibilisation et à la promotion de solutions durables pour nos écosystèmes marins », a déclaré Raïssa Dekambi, membre du jury pour le compte de Congo Terminal.

L’événement a rassemblé des étudiants, jeunes professionnels et passionnés de technologie autour d’un enjeu majeur : préserver la biodiversité marine grâce au numérique. Les meilleures initiatives ont été récompensées lors de la remise des prix le dimanche soir, au terme de trois jours d’ateliers, prototypages et présentations.

Cette participation illustre l’engagement de Congo Terminal à protéger l’environnement, en soutenant des projets innovants portés par la jeunesse congolaise. Depuis 2016, l’entreprise a conclu un partenariat avec Renatura pour accompagner les projets de sensibilisation à l’environnement dans les écoles à Pointe-Noire et ses environs. Au total plus de 350 000 enfants ont été sensibilisés à fin mai 2025. L’ONG mène d’autres actions autour de l’étude et la protection des tortues marines et de leur habitat dans le pays.

Denis Sassou N’Guesso et Mahamadou Issoufou échangent sur la sécurité au Sahel

Le président de la République du Congo, a reçu, mardi 21 octobre à Brazzaville, l’ancien président du Niger, Mahamadou Issoufou, pour une séance de travail axée sur le renforcement des relations bilatérales et les enjeux majeurs du continent africain.

 

Au cours de leurs échanges, les deux personnalités ont revisité les liens historiques et amicaux qui unissent le Congo et le Niger, tout en réaffirmant leur engagement à œuvrer pour une Afrique plus intégrée et plus solidaire.

Parmi les sujets abordés figurait notamment l’opérationnalisation de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), un instrument clé pour stimuler le commerce intra-africain et favoriser le développement économique du continent.

La rencontre a également porté sur la sécurité au Sahel, une région confrontée à de multiples défis liés au terrorisme et à l’instabilité. À ce sujet, il convient de rappeler que Mahamadou Issoufou a été désigné par le secrétaire général des Nations unies pour diriger une équipe spéciale chargée de réfléchir sur la sécurité et le développement dans cette partie du continent.

Cette visite à Brazzaville s’inscrit dans le cadre des consultations régulières entre dirigeants africains, soucieux de mutualiser leurs efforts pour la paix, la stabilité et la prospérité du continent.

Congo : 126 maraîchers s’unissent pour approvisionner Brazzaville en légumes frais

Ils sont 126 au total, dont 81 femmes et 45 hommes, à cultiver désormais le site maraîcher agroécologique de Kélé kélé, à Nganga Lingolo. Fruit d’une coopération entre le Congo et la France à travers le Projet d’appui à la relance du secteur agricole (Parsa).

 

Aménagé sur une superficie de sept hectares, le site de Kélé kélé a été réalisé par l’État congolais avec l’appui de l’Agence française de développement (AFD), dans le cadre du Projet d’appui à la relance du secteur agricole (Parsa).

Cette initiative s’inscrit dans la volonté du gouvernement de promouvoir une agriculture durable et autosuffisante, tout en valorisant la coopération bilatérale avec la France.

Selon le ministre Paul Valentin Ngobo, « le périmètre maraîcher de Kélé kélé est une illustration concrète du contrat de désendettement et de développement (CDD), un mécanisme qui transforme la dette en investissements pérennes au service de secteurs porteurs comme l’agriculture ».

Réinstallés après avoir quitté les anciens sites de la Corniche Case de Gaulle, de Limense et de Kintouari Ngolo, les 126 maraîchers disposent chacun d’une parcelle de 340 m².

Ils cultivent déjà une grande variété de légumes : tomates, salades, aubergines, courgettes, carottes, oignons, poivrons, choux, gombos, entre autres.

« Depuis six mois, nous travaillons dans de bien meilleures conditions grâce à l’appui financier de l’AFD et à un accompagnement technique sur les pratiques agroécologiques. Ce projet a réellement changé notre quotidien », a témoigné Saturnin Samba, président du groupement des maraîchers.

Pour garantir la productivité du site, d’importants aménagements ont été réalisés : piste agricole, puits de captage, châteaux d’eau, motopompes, murs de protection contre l’érosion, ainsi que des formations sur l’utilisation de bio-pesticides.

Le sous-préfet de Goma Tsé-Tsé, Philippe Dzalankazi, a salué une initiative « créatrice d’emplois et de revenus pour la population locale ».

L’ambassadrice Claire Bodonyi a souligné que l’appui de l’AFD et des chercheurs du Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (CIRAD) démontre l’engagement de la France pour la transition écologique au Congo.

Congo-fermeture des salles CanalOlympia : la fin d’une belle aventure cinématographique

Après six années d’activités, le groupe CanalOlympia met ainsi un terme à une aventure dans le paysage culturel congolais.

 

Les salles CanalOlympia de Brazzaville, Pointe-Noire et Oyo s’apprêtent à tirer leur révérence. L’annonce officielle, publiée le 11 octobre, confirme la fermeture définitive de ces espaces de divertissement et de la culture, effective à compter du 26 octobre 2025.

« Après six belles années d’émotions partagées, votre salle CanalOlympia Poto-Poto fermera ses portes au public à partir du 26 octobre 2025 dans le cadre de la rétrocession de ses infrastructures. Nous vous remercions de votre fidélité et de votre compréhension », indique le communiqué de la direction.

Cette fermeture, bien que confirmée récemment, avait été évoquée dès le mois de mars dernier, à l’occasion d’une rencontre entre la ministre de l’Industrie culturelle, touristique, artistique et des Loisirs, Lydie Pongault, et Christine Pujade, présidente du réseau CanalOlympia. Lors de cet échange, la direction du groupe avait officialisé sa décision de cesser ses activités au Congo, dans le cadre d’un repositionnement stratégique à l’échelle africaine.

Si le groupe CanalOlympia n’a pas encore révélé l’identité du nouvel opérateur qui reprendra la gestion de ses infrastructures, les autorités congolaises assurent vouloir garantir une transition harmonieuse.

« Le ministère reste engagé à faciliter cette transition et à garantir la continuité de l’exploitation cinématographique dans l’intérêt du public et des professionnels du secteur », a déclaré la ministre Lydie Pongault.

Pour les cinéphiles et les acteurs du septième art, la fermeture de ces salles est un coup dur. Les espaces CanalOlympia, notamment ceux de Brazzaville et Pointe-Noire, avaient su s’imposer comme de véritables pôles culturels, accueillant avant-premières, formations et projections de films locaux dans des conditions professionnelles.

La fermeture des salles congolaises s’inscrit dans une dynamique plus large observée dans d’autres pays du continent. Au Cameroun, la salle CanalOlympia de Yaoundé a été rétrocédée à l’Université de Yaoundé en juin dernier, tandis qu’au Gabon, celle de Mandji’Ozangué a été restituée à la mairie de Port-Gentil.

Congo : une trentaine de jeunes démunis bénéficient d’une formation

L’initiative sociale est de l’association Synergie de soutien des couches fragiles donc l’objectif est l’autonomisation et la réinsertion professionnelle de ces jeunes.

 

Une trentaine de jeunes en situation de précarité bénéficient d’une formation qualifiante et professionnelle organisée par la Synergie de soutien des couches fragiles (SSCF). Le lancement officiel de cette formation, couplé à l’ouverture du siège de l’association dans le quartier 753 de l’arrondissement 5 Ouenzé, a eu lieu la semaine dernière en présence des partenaires et autorités locales.

Pour concrétiser ce projet, le devis global est estimé à 12 000 000 FCFA. À ce jour, 50 % du financement a déjà été mobilisé grâce aux cotisations des membres et à l’appui ponctuel de partenaires solidaires.

« Nous avons commencé avec le peu de moyens dont nous disposons. L’année dernière, la Banque postale nous avait soutenus. Aujourd’hui, nous poursuivons avec les contributions volontaires, à partir de 2 000 FCFA ou de dons en nature », a précisé la présidente.

Elle a par ailleurs lancé un appel aux administrations publiques et privées afin de renforcer le partenariat et d’accélérer la mise en œuvre du projet.

Créée pour promouvoir l’autonomie des orphelins et des personnes démunies, la Synergie de soutien des couches fragiles, une association à but non lucratif présidée par Francine Servyce née Bambi. ambitionne de lutter contre l’échec social à travers des activités socio-éducatives et de formation professionnelle.

Congo : deux trafiquants d’ivoire attendent leur sentence

Le tribunal d’instance de Dolisie rendra, vendredi 24 octobre 2025, sa décision dans une affaire impliquant deux présumés trafiquants d’ivoire, interpellés début octobre avec quatre pointes d’éléphant, une espèce intégralement protégée par la loi congolaise.

 

Le sort de deux jeunes hommes accusés de trafic d’ivoire est attendu vendredi 24 octobre prochain. Âgés de 21 et 29 ans, ils avaient été interpellés le 4 octobre par les services compétents, alors qu’ils tentaient de commercialiser quatre pointes d’ivoire d’éléphant.

Selon les premiers éléments de l’enquête, les deux présumés trafiquants de nationalité congolaise auraient reconnu les faits de détention, de circulation et de tentative de vente de ces trophées d’une espèce animalière intégralement protégée.

D’après une source proche du dossier, l’ivoire aurait transité depuis une localité du Gabon avant d’arriver à Dolisie. L’un des mis en cause aurait reçu les pointes d’ivoire de son partenaire gabonais au village Mabanda, dans le but de les revendre sur le territoire congolais.

Les prévenus encourent des peines allant de deux à cinq ans d’emprisonnement ferme, assorties d’une amende pouvant atteindre cinq millions de francs CFA, conformément à la loi sur la faune et les aires protégées.

Cette législation, notamment son article 27, interdit formellement l’importation, l’exportation, la détention et le transit sur le territoire national des espèces intégralement protégées et de leurs trophées, sauf dérogation spéciale accordée par l’administration des eaux et forêts à des fins de recherche scientifique ou de reproduction.