En cause, des irrégularités présumées dans la procédure d’autorisation et des activités qui, selon l’Ordre, auraient été exercées sans les autorisations préalables requises.
Le président du Conseil national de l’Ordre des pharmaciens du Congo, le Dr MPANDZO Djagger, demande au ministère de la Santé et de la Population de réexaminer l’autorisation d’ouverture accordée à la société PROPHARMA. Lors d’une conférence de presse tenue le 27 octobre 2026, il a dénoncé des manquements présumés à la réglementation pharmaceutique et appelé les autorités compétentes à prendre leurs responsabilités.
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Au cœur de cette affaire figure le respect de la loi n° 012-92 du 29 avril 1992, notamment des dispositions relatives aux missions de l’Ordre et à la procédure d’octroi des autorisations d’ouverture des établissements pharmaceutiques.
Selon le Conseil national de l’Ordre, PROPHARMA se serait livrée à des activités sans avoir obtenu au préalable les autorisations requises, notamment en matière d’importation. L’Ordre estime également que l’autorisation d’ouverture délivrée ultérieurement par le ministère de la Santé soulève des interrogations quant au respect de la procédure légale et aux risques potentiels pour la santé publique.
Ne disposant pas du pouvoir de prononcer directement la fermeture d’un établissement pharmaceutique ou le retrait de son autorisation, l’Ordre a saisi l’autorité de tutelle afin qu’elle examine le dossier et décide des mesures appropriées.
« Nous estimons que cette décision soulève de sérieuses questions au regard du non-respect de la procédure prévue par la loi. Nous avons saisi l’Inspection générale de la santé le 30 mars 2026 pour obtenir des éclaircissements. Cette démarche est restée sans réponse », a déclaré le Dr MPANDZO Djagger.
Le président de l’Ordre a également indiqué qu’un recours avait été adressé au ministère de la Santé pour solliciter des explications, sans qu’une réponse ait été reçue à la date de la conférence de presse.
Face à cette situation, le Conseil national de l’Ordre des pharmaciens demande au ministre de la Santé et de la Population de répondre formellement au recours gracieux introduit le 1er juin 2026. Il souhaite ainsi obtenir des éclaircissements sur les conditions d’application de la réglementation en vigueur, notamment en matière d’importation et de commercialisation des médicaments, afin de prévenir les pratiques susceptibles de favoriser le trafic et la vente illicite de produits pharmaceutiques.
Il appelle, par ailleurs, les pharmaciens à faire preuve de responsabilité et de solidarité professionnelle, tout en respectant les règles qui encadrent leur exercice. À l’endroit de l’opinion publique, il souligne que la réglementation pharmaceutique ne concerne pas uniquement les professionnels du secteur, mais également chaque citoyen, dont la santé dépend de la qualité et de la sécurité des médicaments mis à sa disposition.
Pour le Conseil national de l’Ordre des pharmaciens, l’application rigoureuse, impartiale et transparente des textes en vigueur demeure indispensable pour garantir la sécurité du médicament et préserver la santé des populations.



