Le Conseil des ministres a approuvé le projet de loi de finances 2027, qui prévoit 3 120,8 milliards de FCFA de ressources pour 2 638,4 milliards de dépenses.
Réuni en Conseil des ministres, le gouvernement a approuvé le projet de loi de finances pour 2027, présenté par le ministre des Finances, du Budget et du Portefeuille public, Christin Yoka. Le projet de budget prévoit 3 120,8 milliards de FCFA de ressources budgétaires, pour 2 638,4 milliards de FCFA de dépenses. Il fait ainsi ressortir un excédent budgétaire global de 432,4 milliards de FCFA.
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Pour 2027, le gouvernement table sur une croissance économique de 6,9 %, contre 5,6 % en 2026 et 4,3 % en 2025. Cette progression devrait être soutenue à la fois par les activités pétrolières et non pétrolières.
La production pétrolière est notamment projetée à 112 millions de barils, contre 105 millions en 2026. Le développement des activités liées au gaz naturel devrait également contribuer à cette dynamique, avec une croissance attendue de 6,8 %.
Hors pétrole, l’activité économique devrait progresser de 5,1 %, portée notamment par la poursuite des investissements publics et les efforts de diversification de l’économie.
Le gouvernement prévoit par ailleurs de maintenir l’inflation autour de 3 %, seuil correspondant au critère communautaire de convergence de la CEMAC.
Le projet de budget prévoit une enveloppe de 680 milliards de FCFA pour l’investissement public à caractère structurant, dont 327,7 milliards sur ressources internes.
Ces financements devraient principalement être orientés vers les infrastructures économiques et sociales, l’énergie, les transports et le développement agricole. Le gouvernement entend également renforcer l’accès aux services sociaux de base, notamment dans l’éducation, la santé, l’eau potable, l’électricité et la protection sociale.
Cette orientation s’inscrit dans la mise en œuvre du projet de société du président de la République pour le mandat 2026-2031 et dans la préparation du Plan national de développement (PND) 2027-2031.
Autre priorité affichée par le gouvernement, la poursuite de la réduction de l’endettement public. Le ratio de la dette publique rapportée au PIB devrait passer de 88,6 % en 2026 à 80,9 % en 2027, selon les projections présentées au Conseil des ministres.
Pour y parvenir, le gouvernement prévoit notamment de renforcer la mobilisation des recettes intérieures, d’élargir l’assiette fiscale, de poursuivre la digitalisation des administrations fiscale et douanière et de rationaliser les dépenses fiscales.
L’apurement progressif de la dette intérieure, notamment commerciale, devrait également se poursuivre. L’objectif affiché est d’améliorer la trésorerie des entreprises et de soutenir l’activité économique.
Un financement encore dépendant des ressources extérieures
Le budget 2027 repose notamment sur une production pétrolière estimée à 112 millions de barils et un prix moyen du brut congolais fixé à 71 dollars le baril. Le taux de change retenu est de 565 FCFA pour un dollar.
Sur le plan de la trésorerie, les ressources sont projetées à 1 324,6 milliards de FCFA, contre des charges estimées à 1 757 milliards. Le besoin net de financement qui en découle, soit 432,4 milliards de FCFA, doit être couvert par l’excédent budgétaire prévu.
Le gouvernement souligne toutefois que la réalisation de ses ambitions nécessitera également la mobilisation de ressources extérieures, notamment sous forme d’appui budgétaire ou d’emprunts. Cette mobilisation reste notamment liée à la conclusion d’un programme avec le Fonds monétaire international (FMI).
Après examen et discussion, le Conseil des ministres a approuvé le projet de loi de finances 2027. Le texte sera transmis au Parlement pour examen et adoption.



