Coopération numérique : le Congo renforce ses partenariats stratégiques en Chine

À l’occasion d’une mission officielle en République populaire de Chine, une délégation conduite par le ministre des Postes, des Télécommunications et de l’Économie numérique a pris part à plusieurs rencontres internationales dédiées à l’intelligence artificielle, à l’économie numérique et à la coopération technologique.

 

Dans le cadre de sa stratégie de transformation numérique, la République du Congo a pris part à plusieurs rencontres internationales de haut niveau en République populaire de Chine, avec pour objectif de consolider sa coopération dans les domaines de l’intelligence artificielle, de l’économie numérique et des nouvelles technologies.

Conduite par le ministre des Postes, des Télécommunications et de l’Économie numérique, Frédéric Nze, accompagné notamment de son directeur de cabinet, Kô Goma, la délégation congolaise a participé à trois grands rendez-vous internationaux consacrés aux enjeux de la gouvernance mondiale de l’intelligence artificielle, de l’innovation technologique et de la coopération numérique.

Cette mission s’inscrit dans la mise en œuvre de la vision portée par le ministère, qui fait du numérique un levier stratégique de modernisation de l’État, de diversification de l’économie et de création d’opportunités pour les populations congolaises.

L’un des temps forts de cette participation a été une conférence internationale ayant rassemblé près de 1 400 décideurs politiques, experts, chercheurs, représentants d’organisations internationales et dirigeants d’entreprises technologiques venus des quatre coins du monde. Les échanges ont porté sur les défis liés à la gouvernance mondiale de l’intelligence artificielle, le renforcement de la coopération internationale ainsi que la nécessité de garantir un accès équitable aux bénéfices de cette technologie.

Le Congo entend renforcer sa visibilité sur la scène internationale, nouer de nouveaux partenariats et s’inspirer des meilleures pratiques en matière de développement numérique. Cette démarche vise également à accélérer la transformation digitale du pays et à favoriser l’adoption de solutions innovantes capables de soutenir le développement économique, l’amélioration des services publics et l’inclusion numérique.

 

Congo-Akieni Academy : 400 nouveaux apprenants entrent en formation

Les Journées Akieni Academy, ont été organisées les 29 et 30 janvier dernier dans la capitale congolaise, Brazzaville.

 

Pendant deux jours, étudiants, entrepreneurs, responsables institutionnels et membres du gouvernement se sont réunis pour célébrer les premiers résultats concrets de cette initiative dédiée aux métiers du numérique, tout en lançant officiellement la promotion 2026.

« La formation que nous proposons est très différente de celle dispensée à l’université. Elle est orientée vers l’emploi et basée sur des projets concrets », a souligné le directeur général d’Akieni Academy, Frédéric Nzé.

Sur les 1 800 candidats ayant postulé à la première cohorte, 100 ont été sélectionnés, et 35 ont achevé l’ensemble du parcours. Près de la moitié des lauréats sont aujourd’hui en emploi au sein d’Akieni Academy.

Fort de ce succès, le lancement de la deuxième cohorte ambitionne de former environ 400 jeunes sur une durée de six à neuf mois, parmi 4 000 à 6 000 candidatures attendues. Les formations proposées couvrent des domaines clés du numérique, tels que l’ingénierie informatique, le développement d’applications, le design, la data science et l’analyse des systèmes d’information.

Au-delà de l’insertion professionnelle locale, Akieni Academy s’inscrit dans une vision stratégique de long terme : former 30 000 jeunes aux métiers du numérique d’ici 2030 et positionner le Congo comme un pôle d’exportation de compétences digitales.

« Tous ces jeunes ne seront pas absorbés par l’économie nationale. Comme au Maroc ou en Inde, nous voulons qu’ils travaillent depuis le Congo sur des projets destinés à des entreprises étrangères afin de générer des devises », a expliqué Frédéric Nzé, insistant sur l’importance de la maîtrise de l’anglais, langue incontournable des sciences et du business.

Les projets présentés par les académiciens ont illustré le caractère résolument opérationnel de la formation : applications développées pour une fondation gabonaise, solutions biométriques pour la CNSS, outils de veille de l’information sur les réseaux sociaux, ainsi que des projets innovants dans les secteurs de l’assurance et de la banque. Autant de réalisations qui témoignent du potentiel d’une jeunesse formée à une innovation utile et ancrée dans les réalités du marché.