Les questions d’œcuménisme et de paix au centre de l’entretien entre l’ACERAC et Denis Sassou-Nguesso

Conduite par l’archevêque de Bangui, cette délégation est venue présenter au Chef de l’Etat congolais, le nouveau président du comité permanent de l’ACERAC.

Le Président congolais, M. Denis Sassou-N’Guesso, s’est entretenu le 2 février dernier à Brazzaville avec une délégation de l’Association de la Conférence Episcopale de la Région de l’Afrique Centrale (ACERAC) sur les questions d’œcuménisme et de paix dans la sous-région.

Conduite par l’archevêque de Bangui, le cardinal Dieudonné Nzapalainga, cette délégation est venue présenter au Chef de l’Etat congolais, le nouveau président du comité permanent de l’ACERAC, l’évêque de Malabo (Guinée Equatoriale). Ce prélat a été récemment consacré à Yaoundé au Cameroun, lors d’une réunion placée sous le thème «Dialogue interreligieux et œcuménisme».

S’exprimant à cette occasion, le cardinal Dieudonné Nzapalainga a noté que la religion est une solution de paix entre les peuples. «Nous devons ouvrir les portes du dialogue à l’intérieur de nos communautés chrétiennes avec d’autres religions pour nous connaitre, nous estimer, nous respecter, et surtout cheminer ensemble vers la cohésion, l’acceptation des uns et des autres», a-t-il souhaité.

Par ailleurs, l’ACERAC a tenu à remercier le Chef de l’Etat congolais pour son acte de générosité posé à l’endroit de l’église catholique, pour la construction de son siège de Brazzaville, ainsi que pour la construction du musée-galerie érigé dans l’enceinte de la basilique Sainte Anne de Brazzaville, à Poto-Poto, dans le 3ème arrondissement de la capitale congolaise.

La délégation de l’ACERAC était accompagnée, entre autres, de l’évêque d’Owando, Mgr Victor Abagna-Mossa. Le cardinal Dieudonné Nzapalainga avait célébré une messe d’action de grâce à la basilique Sainte Anne de Poto Poto, le 15 octobre 2017, en présence du Président de la République et d’autres autorités congolaises, rappelle-t-on.

Le président Denis Sassou-N’Guesso a reçu ses homologues à Addis-Abeba

Le Président Sassou-N’guesso, a échangé le 29 janvier dernier à Addis-Abeba, en Ethiopie, avec différentes personnalités du continent sur les questions de paix et de développement de l’Afrique.

En marge du 30ème sommet des Chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union Africaine (UA), tenu du 28 au 29 janvier, dans la capitale éthiopienne, où il a pris part, M. Sassou-N’guesso a eu des entretiens avec le Président angolais, M. Joao Lourenço, sur les questions de paix et de sécurité, notamment dans la sous-région d’Afrique Centrale et sur la coopération bilatérale entre Etats.

Avec le vice-président de la Guinée équatoriale, M. Theodorin Nguema Obiang Mangue, les discussions ont été axées sur les mêmes questions. Les problèmes de financement du développement ont aussi été évoqués avec l’envoyé spécial de l’Union Africaine en la matière, M. Donald Kaberuka.

Quant aux débats avec  la commissaire de l’UA sur les questions agricoles et d’économie rurale, Mme Josefa Leonel Correia Sacko, ils ont été centrés autour de la possibilité pour Brazzaville d’accueillir cette année, le sommet mondial sur le climat.

Par ailleurs, lors de la présentation de son rapport sur le conflit libyen, le Président Sassou-N’Guesso, qui préside le Comité de Haut niveau de l’UA sur la crise que traverse ce pays, a appelé ses pairs de l’organisation panafricaine à adopter une position commune pour que la démarche continentale soit prise en compte dans le processus de sortie de crise en Libye. Pour lui, la démarche africaine, qui évolue dans la bonne direction, ne doit pas être ignorée.

Congo/UA: Le président Denis Sassou-Nguesso au 30ème sommet de l’Union Africaine

Le chef de l’Etat a profité de cette occasion pour partager avec ses pairs l’expérience du Congo dans le domaine de la corruption.

Le président congolais, M. Denis Sassou-N’Guesso,  a représenté le Congo au 30ème sommet de l’Union Africaine (UA) qui s’est tenu, du 28 au 29 janvier à Addis-Abeba (Ethiopie) sur le thème «L’Afrique à l’assaut de la corruption», apprend-on de source présidentielle.

M. Sassou-N’Guesso qui a participé à ce sommet aux côtés de ses pairs africains, a partagé à cette occasion l’expérience du Congo dans le domaine de la corruption et a insisté sur la nécessité de renforcer la coordination pour lutter contre les flux financiers internationaux illicites, précise la source.

Ce sommet a été précédé des réunions des experts et des ministres africains des affaires étrangères. Il s’est tenu également, le 26 janvier dernier, la réunion du Conseil exécutif de l’UA qui a abouti à l’entrée du Maroc au sein de cette structure.

C’est le président rwandais Paul Kagame qui a pris le relais du président guinéen Alpha Condé à la tête de l’UA, à l’issue de ce sommet.

Après Monrovia, Denis Sassou-Nguesso à Abu-Dhabi et à Addis-Abeba

Après avoir assisté à l’investiture de George Weah à Monrovia, le président Congolais met le cap sur les Emirats arabes unis et l’Ethiopie.

Le chef de l’Etat a assisté lundi 22 janvier 2018 à la cérémonie d’investiture du nouveau président du Liberia, George Weah. Invité par le nouveau président, Denis Sassou-Nguesso est arrivé dans la capitale du Liberia dimanche en fin d’après-midi. Occasion pour les deux hommes d’échanger sur les questions d’actualité, à l’instar de la lutte contre le terrorisme, la paix et la sécurité en Afrique.

Après le Liberia, le chef de l’Etat Congolais se rendra aux Emirats arabe unis et en Ethiopie. A Abu-Dhabi le chef de l’Etat rencontrera les hommes d’affaires émiratis qui souhaitent investir dans le domaine du tourisme au Congo.

A Addis-Abeba, le chef de l’Etat prendra part aux travaux du 30ème sommet ordinaire de l’assemblée générale des chefs d’Etat et de Gouvernements de l’Union Africaine (UA). Le sommet se tient du 22 au 29 janvier 2018 sous le thème : « Remporter la lutte contre la corruption, une voie durable pour la transformation de l’Afrique ».

Le président Sassou-Nguesso échange avec d’autres chefs d’Etat à Monrovia

Le chef de l’Etat et ses homologues du Togo, de la Guinée et du Burkina Faso ont abordé les questions à l’ordre du jour du prochain sommet de l’Union Africaine.

Un mini-sommet des chefs d’Etats africains a été improvisé à Monrovia ce lundi 22 janvier 2018. Le chef de l’Etat Congolais Denis Sassou-Nguesso a en effet rencontré ses homologues du Togo, du Burkina Faso et de la Guinée dans la capitale du Libéria, en marge de la cérémonie d’investiture du président George Weah.

Les présidents du Togo, du Burkina Faso et de la Guinée faisaient également partie de la quinzaine des chefs d’Etat invitée à cette prise de fonction officielle du nouveau chef d’Etat du Liberia.

Sassou-Nguesso du Congo, Faure Gnassingbé du Togo, Roch-Marc Kaboré du Burkina faso et Alpha Condé de la Guinée ont échangé sur les questions qui seront à l’ordre du jour au prochain sommet de l’Union Africaine (UA).

Ledit sommet se tiendra à Addis-Abeba en fin de cette semaine sous le thème : « Gagner la lutte contre la corruption, un chemin durable pour la transformation de l’Afrique ». Au cours de ce sommet il sera également débattu la question du Fonds bleu pour le bassin du Congo et la crise libyenne.

Congo: fin de parcours pour Jérôme Ollandet, grand historien et diplomate

Disparu à 74 ans, Jérôme Ollandet a eu droit à tous les honneurs le 21 décembre au Palais des Congrès de Brazzaville, en présence du chef de l’État congolais, Denis Sassou N’Guesso

La fin s’est écrite à Évreux, en France, en ce mois de décembre. Assurément, une grande perte pour sa famille et ses amis, mais aussi pour le monde universitaire et diplomatique congolais et d’Afrique centrale. Bien que discret, réservé et humble, et donc peu connu du grand public, Jérôme Ollandet était un acteur de tout premier plan de l’histoire et de la diplomatie du Congo. Et c’est d’ailleurs à ce titre qu’il a eu droit à tous les honneurs le 21 décembre au Palais des Congrès de Brazzaville, en présence du chef de l’État congolais, Denis Sassou N’Guesso.

Une passion pour l’histoire

Historien, juriste et diplomate, Jérôme Ollandet était tout cela à la fois. Né le 27 décembre 1943 à Oyomi, un village situé à quelque 72 kilomètres d’Owando, le chef-lieu du département de la Cuvette, il avait choisi d’étudier, après ses études secondaires, trois disciplines : l’histoire, le droit et l’enseignement. Trois passions qui nourriront sa réflexion, ses écrits et ses actions et orienteront sa carrière professionnelle tout au long de sa vie.

Après avoir passé son Capes en 1973, à l’École nationale supérieure de Brazzaville, il obtient une licence d’histoire en 1972, puis une de droit public en 1974, à l’université de Brazzaville. Cerise sur le gâteau, il décroche un doctorat d’histoire à l’université Paul-Valéry de Montpellier (France) en 1981. Son sujet « Les contacts entre Mbochi et Téké », fut l’un de ses thèmes de recherche favoris.

C’est dans l’enseignement qu’il commence sa carrière en 1973. Il sera, entre autres, proviseur du lycée Champagnat de Makoua, une ville située au nord d’Owando, dans la Cuvette, directeur des examens et concours, ainsi qu’enseignant chercheur à l’université Marien-Ngouabi. La recherche, Jérôme Ollandet l’a consacrée principalement à l’histoire du Congo, notamment à la partie nord du pays, et à la sous-région.

Mais l’historien était aussi passionné par la diplomatie. Jérôme Ollandet a assumé, de 1998 à 2001, les fonctions de secrétaire général du ministère des Affaires étrangères, après avoir été ambassadeur du Congo en Guinée équatoriale, au Cameroun, au Sénégal, au Mali, au Burkina Faso, au Cap-Vert, en Gambie, en Guinée-Bissau, en République centrafricaine et au Tchad. De tous les pays où il a séjourné, c’est au Cameroun, où il se rendra à plusieurs reprises, qu’il « s’est fait le plus de relations et d’amis. Il a une famille amie là-bas », insiste son fils Francis, le benjamin des sept enfants que Jérôme a eus avec son épouse Julienne Ossombi, professeure de lettres. En témoigne ce jeune Congolais sur Facebook : « Il a été pour moi un papa dont je n’oublierai jamais les bienfaits. Quand il était ambassadeur du Congo au Cameroun, j’ai vécu chez lui à Yaoundé pendant que je fréquentais le collège du Sacré Cœur de Makak, à plus de 100 kilomètres de la capitale camerounaise. J’ai tant appris de son humilité… »

Une carrière politique au service du Congo

Devenu ambassadeur itinérant en 2001, Jérôme Ollandet a suivi à ce titre plusieurs dossiers dont ceux de la Conférence internationale pour la région des Grands Lacs, dont « il fut l’un des pères fondateurs et dont il a assisté à la plupart des grandes conférences. Si le Congo est aujourd’hui à la tête de cette institution, c’est parce que mon père a convaincu le président d’intégrer ce mouvement. La question des Grands Lacs fut son dernier combat. Il a beaucoup fait pour que des compagnies comme Kenya Airways ou Ethiopian Airlines desservent le Congo, pour ne pas laisser la seule place à Air France, après la mort d’Air Afrique. L’échec d’Ecair l’a beaucoup contrarié », indique son fils.

Pour Jérôme Ollandet, il n’y a jamais eu de séparation entre la diplomatie et l’histoire. C’est d’ailleurs son regard d’historien qui a permis d’éclairer ses interlocuteurs sur les enjeux et défis de la région. Jacques Bouity, fonctionnaire du ministère des Affaires étrangères qui a travaillé avec lui dans les années 1990, se souvient : « Jérôme Ollandet a beaucoup apporté à la diplomatie. Sa dimension d’historien lui permettait d’avoir une meilleure compréhension des relations entre les pays de la sous-région. Je l’ai souvent interrogé sur le pays mbochi. Je viens d’une région où il y a eu un royaume et lui était originaire d’une zone où a prédominé la chefferie. Je voulais comprendre comment fonctionnait cette dernière. C’était par ailleurs un homme bienveillant et à l’écoute de ses collaborateurs dont il prenait en compte les difficultés tout en étant exigeant sur le travail. »

C’est cette même dimension d’historien qui amenait le diplomate à recentrer les débats. Et à contester certains découpages historiques. À propos du bilan des vingt dernières années de la présidence de Denis Sassou N’Guesso (1997-2017), une périodicité plus politique qu’historique à son goût, il nous disait en juillet dernier : « Pour comprendre la situation actuelle du Congo, il faut remonter au début des années 1990. Après la conférence nationale souveraine de 1991, qui avait amorcé un débat de fond, nous aurions dû entrer dans un nouveau cycle. Il n’en a rien été. Nous sommes passés au multipartisme, avec des dizaines de partis, mais on a gardé le mode d’organisation pyramidale dans les partis et les mêmes réflexes hérités de l’expérience monopartite et marxiste. Ce cycle n’en finit pas de finir. Il faut en sortir pour aller de l’avant. »

Affaire Norbert Dabira à la Dgst : comment comprendre les articles du Troubadour

Par Serge Armand Zanzala, journaliste et écrivain

Dans son numéro 122 du Jeudi 21 décembre 2017, le bimensuel satirique d’information générale et d’analyse, Le Troubadour, publie trois importants articles qui font d’ailleurs la une de cette édition. D’après notre lecture et analyse, tous ces articles se tiennent comme les pages d’un roman.

En effet, les informations publiées dans ces trois articles paraissent toutes comme les fragments découpées d’un puzzle qu’il faut rassembler pour reproduire le sujet complet.

Dans ce cas précis, le jeu permet de monter une histoire avec toutes ces informations découpées, intelligemment et sciemment disséminées à travers diverses pages de ce numéro. Comme si on ne voulait réserver cette affaire qu’aux initiés.

Alors que tout saute aux yeux ! Le Troubadour révèle qu’il y a dans les rangs du pouvoir des personnalités politiques, militaires et administratives qui, aujourd’hui, ont maille à partir avec Denis Sassou Nguesso. Mais, il y a aussi les leaders de l’opposition qui veulent en découdre définitivement avec lui, qui sont visés.

Pourtant, l’inadéquation entre la titraille et le contenu des articles donne l’impression que le Troubadour préparerait l’opinion ou manifesterait tout simplement un souhait.

Dans ces pages, nous voulons commencer par analyser la titraille parce qu’elle dit ce que les contenus ne disent pas. Puis, nous regrouperons les informations qui sont parsemées dans des différentes pages, mais qui permettent de monter tout le scénario que l’on veut voir se produire. Ensuite, nous terminerons par une anecdote pour dire que les histoires, les tenants du pouvoir de Sassou Nguesso savent bien les monter. Ce sont des bons joueurs du puzzle.

La titraille

Dans le journalisme, la titraille est l’ensemble de tous les titres secondaires : sous-titre, surtitre, intertitre, éventuellement chapeau et légende. Dans les trois articles qui sont annoncés à la une de cette édition, Le Troubadour s’en sert et respecte bien la règle.

En effet, le premier article qui est coécrit par Anicet Samba et Franck Oko, est surtitré «  l’Affaire Norbert Dabira à la Dgst  ». Le titre est : « Il était question de faire exploser l’avion présidentiel en plein vol ».

L’auteur renforce son titre par une promesse : « En exclusivité, Le Troubadour vous livre les grandes lignes de ce dossier pour le moins sensible ». Le texte est sous-titré par une interrogation « Et si on était devant un vaste complot ? »

Le second est écrit par un certain JSK qui ne serait qu’un sigle. Il concerne le pasteur Ntumi. Il est surtitré « Après l’appel lancé par le chef de l’Etat aux « jeunes égarés  » du Pool le 3 Octobre 2017. Et, le titre est donc « Ce que craint le plus le pasteur Ntumi aujourd’hui  ».

Le troisième, qui est encore écrit par Anicet Samba, est un reportage sur le séjour du ministre d’Etat, directeur de cabinet du président de la République dans les localités de Djambala et Lékana. Le titre est «  Djambala et Lékana accueillent Florent Ntsiba dans une grande euphorie !  ». Comme légende de la photo, Anicet Samba met ce petit texte qui annonce une polémique. « Une réception tellement chaleureuse qui a confondu les oiseaux de mauvaise augure. »

Somme toute, la titraille est très accrochante, et donne l’impression que ces articles sont des comptes rendus d’événements c’est-à-dire ne disent que ce qui est arrivé. Surtout que l’on a promis une exclusivité aux lecteurs.

Pourtant, leur lecture révèle qu’ils sont loin d’être des articles d’information puisque leurs auteurs y ajoutent d’autres faits qui n’ont pas eu lieu au même moment et au même endroit. Et, ils donnent leurs opinions personnelles.

Par exemple, pour donner de l’écorce aux deux premiers articles concernant l’ « affaire Norbert Dabira », et celui de Ntumi, ils sont allés chercher d’autres faits passés, alors que les titres promettent d’annoncer avec les moindres détails des informations qui constituent l’actualité et défraient la chronique à savoir l’Affaire Norbert Dabira à la Dgst.

Cependant dans le troisième, notamment le reportage du ministre d’Etat et directeur de cabinet du président de la république, la légende de la photo « Une réception tellement chaleureuse qui a confondu les oiseaux de mauvaise augure. » met en doute l’impartialité de l’information et celle de son auteur. C’est ainsi que ce texte parait plus comme étant un portrait d’individu qu’un article d’information. D’ailleurs le nombre de photos du ministre d’Etat confiné dans une même page fait croire à une carte postale ou à un publi-reportage.

Mais, l’auteur Anicet Samba trahi aussi son propre texte dans le chapeau. En effet, l’événement majeur qu’il annonce, n’est pas la tournée du ministre d’Etat, mais la célébration des 80 ans de la création de la Mission catholique Sainte Thérèse. Florent Tsiba est allé à Djambala et à Lékana parce qu’il y a eu le 80eme anniversaire de cette mission, et il est le parrain de cet événement. C’est donc cette fête qui, à notre avis, est mise en exergue, comme l’auteur l’écrit lui-même : « A l’ occasion de la célébration des 80 ans de la création de la Mission catholique, Sainte Thérèse l’Enfant Jésus Christ de Lékana, le ministre d’Etat, directeur de cabinet du président de la République, a séjourné à Djambala et à Lékana du 15 au 18 décembre 2017. Il faut dire que c’est la première fois que ce haut responsable, parrain de l’événement, se rendait dans ces deux localités, dont il est originaire, depuis sa nomination par le chef de l’Etat. »

Néanmoins, le chapeau allait être très commode si le surtitre ou le titre portait sur la célébration des 80 ans de la création de la Mission catholique Sainte Thérèse.

Pour terminer cette sous-partie, nous voulons une fois de plus manifester notre indignation de voir l’église catholique qui est au Congo, confier le parrainage d’un événement aussi important dans la foi chrétienne à un membre de la loge maçonnique. Peut-être veut-on faire entrer les francs-maçons dans l’œcuménisme !

Plus un souhait de l’auteur qu’une information ?

Dans l’ « Affaire Norbert Dabira à la Dgst »Le Troubadour pose le problème dans le chapeau : « Pourquoi les généraux Norbert Dabira et Nianga Mbouala Ngatsé ont-ils été convoqués et entendus à la direction générale de la surveillance du territoire (DGST) début décembre 2017 ? Que leur reproche-t-on exactement ? » Voilà les principales questions qui, en réalité, devaient orienter la lecture et auxquelles les lecteurs attendaient des réponses.

Malheureusement, l’auteur utilise le conditionnel comme s’il n’était pas lui-même sûr des informations livrées, alors qu’il a promis dans la titraille et à la une de livrer une exclusivité c’est-à-dire de publier un article ou une information ou encore un document obtenus en priorité par lui ou réservés à son seul usage pendant une période donnée. Et, c’est cette exclusivité que d’aucuns ont attendue, jusqu’à la fin de leur lecture, mais en vain.

En plus, l’auteur sort de l’exclusivité promise. Dans le corps du sujet, il ne fait que rassembler des informations passées pour constituer le corps de son sujet ou son puzzle, au lieu de publier le document ou les éléments dont lui seul à l’exclusivité. Les lecteurs s’attendaient, par exemple, à la publication d’un rapport officiel de la première enquête ou des premières déclarations de Norbert Dabira devant les enquêteurs.

Aussi, faut-il signaler qu’Anicet Samba et Franck Oko qui ont coécrit ce papier, s’ils ne sont pas la même personne et ne sont que des pseudonymes, surprennent lorsqu’ils font déjà des ramifications entre cette affaire dite « Affaire Norbert Dabira  » avec celle de Frédéric Binsamou alias Ntumi et le général Ngatsé Nianga-Mbouala, commandant de la garde républicaine, qui auraient une complicité. Alors que jusque-là aucun document officiel ne le prouve.

Pire encore, dans ces deux articles qui concernent la sûreté de l’Etat et exposent des officiers généraux de l’armée congolaise et bien d’autres personnalités politiques et administratives de notre pays, les deux auteurs utilisent le mode conditionnel qui est utilisé pour exprimer soit un souhait, soit une hypothèse soit encore un fait ou une action soumise à une condition. C’est pourquoi l’opinion nationale et internationale craint que dans ces temps très incertains que vivent les Congolais, que les faits racontés par Le Troubadour ne soient plus qu’un souhait qu’une information de presse. En tout cas l’exclusivité promise, n’a pas été trouvée dans ces deux papiers.

Quand la presse prépare l’opinion

Ici, nous voulons raconter une anecdote puisque c’est la même stratégie qui semble être utilisée par le pouvoir de Brazzaville pour noyer des personnalités militaires, administratives et politiques. On passe par la presse pour préparer l’opinion. C’est sûr que bientôt, il y aura des arrestations en cascade au Congo. Notre anecdote est une situation dont le député sortant de Vindza et homme d’affaires, Jean Paul Matsima, et nous-même, alors candidat à l’élection législative de 2012, dans cette circonscription, avions été victimes. Et, tout avait commencé par un petit filet dans La Semaine Africaine.

En effet, pendant les campagnes électorales et profitant de la réunion de tous les candidats qui avait été présidée par les membres de la commission locale de supervision de cette élection, nous avons dénoncé les électeurs importés c’est-à-dire les électeurs partis de Brazzaville et qui n’étaient ni originaires ni habitants de Vindza ; mais qui avaient leurs noms sur les listes et qui devaient voter pour le compte du candidat du Pct, Aimé Emmanuel Yoka. Moyennant la somme de 100.000 frs Cfa. 50.000 frs Cfa étaient donnés depuis Brazzaville, et le reste (50.000 frs Cfa), était à donner après le vote. Malheureusement, le climat était tendu et le premier tour de l’élection était carrément reporté. Il n’y avait ni coup de feu ni mort.

Cependant, La Semaine Africaine avait publié un filet dans lequel il avait rapporté qu’il y avait eu quatre morts. Et, notre réaction qui apportait la vraie information, puisque nous étions à la fois acteur et témoin, n’avait jamais été publiée. Pourtant, nous avions travaillé dans ce journal pendant dix ans. Néanmoins, malgré le fait que nous étions éliminé dès le premier tour, Aimé Emmanuel Yoka voulait nous faire payer cher, très cher l’humiliation dont il avait été victime. Parce que son meeting qui allait connaître la participation de Mme Antoinette Sassou Nguesso, et animé par des groupes folkloriques venus d’Oyo, avait été annulé. Et, ses invités de marque Gabriel Oba Apounou et Enoch Ngoma, étaient dans la localité, et le décor était déjà planté. 
Au deuxième tour, notamment le jour du dernier meeting, le candidat du Pct tend un piège au député sortant Jean Paul Matsima. Il le précède à la place publique où ce dernier était attendu par tous les habitants de la localité. Cependant, ne pouvant pas accéder au lieu du meeting qui devait avoir lieu à Vindza, Jean Paul Matsima avait improvisé un petit meeting dans un petit village appelé « Carrefour  » à quelques encablures de Vindza centre. Dans la colère, Matsima lâche : « Moi, j’étais déjà milliardaire lorsque ces gens portaient encore des culottes ». Cette petite phrase était rapportée au candidat du Pct qui avait déjà du mal à dissiper sa colère après l’annulation de son meeting. Il promet donc un châtiment.

Aimé Emmanuel Yoka qui croit au dédoublement et qui est un bon joueur du puzzle, nous voit à Vindza en train de rassembler les jeunes et leur donner des armes, alors que nous étions à Brazzaville et alité parce que nous avions attrapé un palu, après les campagnes.

Mais, se servant du petit filet qui était paru dans La Semaine Africaine, alors que l’information était toute fausse, il promet de nous arrêter. Il en parle avec une personnalité politique dont nous taisons le nom pour des raisons de sécurité. C’est donc cette personnalité qui nous informe et nous demande de prendre nos dispositions. Le jeu était de nous arrêter où que nous nous trouvons et de nous filmer avec des armes à coté pour diffuser ces images à la télévision, afin de justifier notre arrestation.

Pour échapper à ce piège, nous avons informé d’autres amis qui sont au pouvoir. Ils nous avaient donné des consignes que nous avons respectées. C’est ainsi que nous avions prouvé notre présence à Brazzaville et échappé au piège qu’Aimé Emmanuel Yoka nous avait tendu. Quant à Jean Paul Matsima, une fausse affaire de chantier non achevé était rapidement monté et mis sur son dos. Jean Didier Elongo, le directeur général de l’Autorité de Régulation des marchés publics (Armp), en avait fait son affaire dans la presse. Matsima était arrêté et avait passé quelques jours à la gendarmerie.

Affaire Dabira, un ouragan qui va balayer les casernes et QG de certains partis politiques

Pour revenir et terminer notre papier, nous craignons que Le Troubadour joue, lui aussi, le rôle qu’avait joué La Semaine Africaine pour préparer l’opinion.

Par contre, nous pensons que ce qui dérange le pouvoir, ce n’est pas parce que Norbert Dabira aurait parlé avec le général Ngatsé Nianga Mbouala de la situation catastrophique du pays et de l’élimination physique de Denis Sassou Nguesso. Alors que le principe « Il vaut mieux perdre un homme que de perdre tout le pouvoir  », est connu par tous les membres du clan et du Parti congolais du travail. D’ailleurs, c’est partant de ce même principe que Sassou Nguesso avait réussi à convaincre tous les cadres du nord dans son plan d’assassinat du président Marien Ngouabi. Aussi faut-il dire qu’actuellement, ce principe fleurit beaucoup de lèvres. Mais, ce que Sassou Nguesso craint, c’est sa fin. Car elle risque d’être très tragique, vu ses nombreux crimes de sang, de démocratie et de crimes économiques. Et, son rêve de se faire succéder par son fils pour continuer à protéger les biens et les membres du clan, commence à devenir tout simplement puéril.

Cependant, si les négociations du gouvernement avec le Fmi vont permettre à Sassou Nguesso d’éliminer certaines personnalités politiques et administratives de son propre clan ou de sa famille politique qui sont devenues, elles aussi, milliardaires, et qui semblent sortir des rangs ; l’ « Affaire Norbert Dabira » va être l’ouragan qui va balayer les casernes et certains quartiers généraux des partis de l’opposition.


  • Tribune initialement publiée sur congopage.com

La fondation Brazzaville plaide pour l’éradication du fléau des faux médicaments

Par Jean-Yves Ollivier,  président de la fondation « Brazzaville pour la paix et la préservation de l’environnement »

Les faux médicaments tuent chaque année 800.000 personnes à travers le monde. L’Afrique est l’une des parties du monde les plus touchées : selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), 30 % à 60 % des remèdes en circulation sur ce continent, pourtant essentiels à la santé quotidienne (antipaludéens, antituberculeux), seraient faux. Souvent, ces comprimés ou sirops falsifiés ne contiennent pas de principes actifs, ou alors en quantité insuffisante. Pis, ils peuvent contenir de véritables poisons : peinture, poussière, antigel et arsenic.

Peut-on tolérer plus longtemps que la santé de milliers d’hommes, de femmes et d’enfants soit sacrifié pour enrichir un marché minutieusement contrôlé par le crime organisé ? Car la fausse pharmacie se porte bien : évaluée à près de 200 milliards de dollars, elle constitue la deuxième source de revenus criminels dans le monde, devant le trafic de stupéfiants!

Extrêmement rentable, ce trafic est pourtant peu réprimé. Faute de législation spécifique aux faux médicaments, faute de poursuites coordonnées et de coopération internationale efficace, les auteurs sont généralement poursuivis pour de simples faits de contrefaçon. Et les peines prononcées sont minimes : entre quinze jours et quelques mois d’emprisonnement. Cette impunité est intolérable au vu de la menace pour la santé des personnes et la sécurité des États.

Aucun pays ne peut endiguer seul la menace. Saluons le courage et la ténacité d’États africains tels que le Rwanda, le Togo, la Guinée, qui, avec des moyens souvent limités comparés à ceux de l’adversaire, ont mis en place des politiques de santé publique et des opérations de démantèlement. Face à ce danger, l’Afrique est tout aussi concernée que la Chine, l’Inde ou l’Europe. Il y a tout juste quelques semaines, le président de la République du Congo, Denis ­Sassou-Nguesso, interpellait les chefs d’États du monde entier à la tribune de l’assemblée générale des Nations unies pour répéter ce message : la lutte contre les faux médicaments doit devenir un enjeu international majeur.

La fondation Brazzaville, qui œuvre pour la paix et la conservation de la nature en Afrique, s’est engagée afin que l’accès aux soins reste un droit fondamental pour tous. Nous avons défini une feuille de route qui appelle à la collaboration de différents acteurs internationaux dans trois domaines prioritaires. Le premier est la redéfinition d’une politique pénale internationale envers les trafiquants, pour que la sentence soit proportionnelle au crime. Le deuxième est l’amélioration de la traçabilité des médicaments, ainsi que le démantèlement des réseaux de fabrication et de distribution. Cela demande l’implication de plusieurs acteurs tels que l’OMS et Interpol, mais aussi l’Organisation mondiale des douanes (OMD), l’industrie pharmaceutique… En 2013, 29 sociétés pharmaceutiques se sont alliées à Interpol et à l’OMS pour démanteler les réseaux de trafic. Cela a permis la mise en place d’opérations de saisies mondiales. En septembre dernier, ce sont ainsi 25 millions de médicaments falsifiés qui ont été interceptés dans 123 pays.

Enfin, parce que l’information et l’éducation jouent un rôle fondamental dans le combat contre les faux médicaments, il est primordial de mettre en place, à l’échelle internationale, des campagnes de sensibilisation à destination des populations, pour leur apprendre à détecter les produits contrefaits et les informer des risques liés aux circuits de distribution non officiels. Une alliance avec l’industrie est indispensable pour que les plus pauvres ne soient plus les premières cibles.

C’est un grand défi qui se présente à nous car l’attente renforce cette industrie criminelle. Face à ce péril, les institutions internationales ont les cartes en main pour arriver à une solution pérenne, et ainsi faire du droit à la santé une réalité pour tous.


  • Tribune initialement publiée sur lejdd.fr

Rencontre Sassou Nguesso – Bruno Le Maire à Paris

A Paris mercredi 13 décembre, Denis Sassou Nguesso a été reçu par le ministre français de l’Economie et des Finances. Au menu de l’entretien, une seule question: comment relancer l’économie congolaise ?

A Paris mercredi 13 décembre, Denis Sassou Nguesso a été reçu par le ministre français de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire. Au menu de l’entretien, une seule question: comment relancer l’économie congolaise, éviter la catastrophe pour un pays et une zone, la CEMAC ? Denis Sassou-Nguesso aurait commencé à se relever les manches pour retrouver la pleine confiance de Paris, et du FMI.

Ce n’est pas encore la panique, mais l’inquiétude est réelle. A Paris, le pire des scénarios est même évoqué depuis quelques temps : le Congo-Brazzavillle plonge, et avec lui la zone CFA d’Afrique centrale.

Bruno Le Maire a eu les mêmes mots que Christine Lagarde face au numéro 1 congolais : livres ouverts, chiffres clairs et dette publique transparente. Car Brazzaville a tenté de cacher une partie de son endettement – 8 milliards d’euros- au Fonds. Denis Sassou-Nguesso s’engage désormais à redresser la barre.

Première pierre de l’édifice : un audit sur la gouvernance et la corruption, réalisé avec le FMI. A terme, sortir du tout pétrole et mener des réformes structurelles tambour battant mais à quel prix ? Les arriérés de salaire touchent tous les secteurs, sauf les militaires.

Les grèves se sont multipliées ces derniers mois. Crise politique, crise sociale et rébellion dans le Pool. La confiance des partenaires internationaux s’émousse. Les plus réalistes ou les moins diplomates l’affirment: il ne s’agit plus de sauver un président, un homme, mais une population, un pays.

 

 

Quand le chef d’Etat congolais s’assoit sur le droit

Par René Mavoungou Pambou, Activiste politique

Le leader de Unis Pour le Congo (UPC) Paulin Makaya, prisonnier politique, ayant effectivement purgé une peine arbitraire deux ans d’emprisonnement ferme, est maintenu à la maison d’arrêt de Brazzaville de manière illégale et arbitraire.

Il faille souligner que dans le meilleur des mondes, et de surcroit dans un pays de droit, jouissant de l’indépendance de son  institution judiciaire, le leader de l’UPC aurait pu recouvrer la liberté de manière spontannée, au regard de législation du système judiciaire. Mais au Congo-Brazzaville, la situation de la justice et surtout de celle des droits des prisonniers politiques semblent avoir pris un sérieux coup. Il y a cependant lieu de s’en inquiéter!

D’emblée, il convient de signaler que Paulin Makaya n’est nullement coupable de haute trahison, n’a jamais tué personne encore moins d’avoir pillé les caisses de l’Etat et entraîné le Congo à la ruine, comme l’ont fait allègrement et en toute impunité les dirigeants de ce pays. Or tout le monde sait que les véritables criminels qui ont mal géré, pillé des sociétiés publiques et les ont méné à la faillite n’ont jamais été inquiétés. L’exemple en date est celui de la compagnie aérienne ECAIR (Equatorial Congo Airlines) qui a mis la clé sous le paillasson en moins de cinq ans de fonctionnement. Et à la surprise générale, personne de ses gestionnaires indélicats n’a jamais été interpellé devant “son parquet” par le petit procureur de Brazzaville Oko Ngakala!

C’est pourquoi on peut affirmer sans coup férir que le Congo-Brazzaville est pris en otage par une mafia à la tête de cet Etat et dont on ne saurait évaluer l’ampleur des dégâts au niveau du tissu social, des institutions publiques ainsi que la gravité des crimes économiques et de sang. Aussi, on ne peut pas comprendre que pour une simple marche pacifique de protestation contre un référendum illégal et impopulaire; et ce, en rapport avec une disposition de la loi fondamentale, Paulin Makaya puisse indéfiniment subir des représailles sinon une persécution injuste de la part d’un pouvoir notoirement criminogène, liberticide et régicide. Hélas, dans ce pays on est devant un paradoxe tel que les innocents sont embastillés et les véritables criminels et traîtres à la patrie courent encore. Cette situation est symptomatique de l’insoutenable réalité d’une justice à deux vitesses. Comme qui dirait deux poids, deux mesures!

C’est dans ces conditions que la demande de libération conditionnelle introduite quelques mois plus tôt par maître Ibouanga auprès du parquet avait reçu une fin de non-recevoir. Les deux ans d’emprisonnement ferme prononcé par une justice aux ordres viennent d’être purgées totalement et Paulin Makaya, contre toute attente, n’a toujours pas quitté l’univers carcéral. Il y’a donc lieu d’être consterné et scandalisé de constater qu’après une semaine de la date butoir, le pouvoir congolais s’illustre par un mépris des droits d’un prisonnier politique. On est donc réduit à se demander ce que l’on reproche encore à Paulin Makaya pour qu’il soit l’objet d’un tel acharnement. Pourquoi le juge d’application des peines ne statue-t-il pas pour la libération d’un prisonnier ayant observé un comportement irréprochable durant sa détention? Ne pourrait-on interpréter cette indécision par une inféodation de l’institution judiciaire à l’exécutif, de la part duquel elle recevrait des ordres; ce qui prouverait l’instrumentalisation de la justice congolaise?

Cette situation insolite et surréaliste prouve à suffisance qu’au Congo-Brazzaville on a bel et bien affaire à un régime totalitaire et tyrannique pratiquant le terrorisme d’Etat et dont l’arbitraire est la règle. En effet, outre la situation de Paulin Makaya, nombreux sont les prisonniers politiques et d’opinion qui croupissent depuis longtemps dans les geôles du pouvoir maléfique; et ce, sans jugement. Sassou Nguesso s’est donc allègrement assis sur le droit congolais! Il est de notoriété publique que la justice et le droit sont les protecteurs de la liberté et de l’égalité fondamentale des citoyens devant la loi et, par conséquent, du fonctionnement normal de la démocratie. C’est pourquoi il convient d’affirmer qu’il ne saurait y avoir de démocratie là où règne l’arbitraire et où le droit ainsi que la justice sont dévoyés.