Dans une déclaration publiée le 23 octobre à Brazzaville, les représentants des travailleurs dénoncent notamment les défaillances de maintenance, la dégradation du dialogue social et des irrégularités présumées dans la gestion financière.
Le malaise s’accentue au sein d’Énergie électrique du Congo (E2C). Le Collège syndical de cette entreprise publique réclame la révocation immédiate de son directeur général, Jean-Bruno Danga Adou. Dans une déclaration rendue publique le 23 octobre 2026, les représentants des travailleurs dressent un tableau préoccupant de la situation de l’entreprise, qu’ils estiment marquée par des défaillances managériales et techniques.
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Au cœur de leurs revendications figure la dégradation de la desserte en électricité, particulièrement à Brazzaville, où les interruptions de courant se sont intensifiées ces dernières semaines. Les syndicalistes déplorent les conséquences de ces perturbations sur les ménages et les activités économiques, denrées alimentaires avariées, appareils électroménagers endommagés, risques d’incendies domestiques et ralentissement des activités artisanales.
Le Collège syndical rejette toutefois la responsabilité de ces dysfonctionnements sur les agents de terrain. Il affirme que ces derniers ne disposent pas toujours du matériel nécessaire pour accomplir leurs missions dans de bonnes conditions. Il appelle ainsi à préserver les relations entre les consommateurs et les travailleurs chargés des interventions techniques.
Les syndicats dénoncent également l’abandon présumé de la maintenance préventive et curative des réseaux de transport et de distribution, ainsi que des installations de production. Les centrales d’Imboulou, de Moukoukoulou et de Liouesso sont notamment citées dans leur déclaration.
Selon les représentants des travailleurs, ces insuffisances techniques contribueraient à la récurrence des pannes et des interruptions de service. Ils pointent également l’absence d’un département chargé des études et des analyses, qu’ils considèrent comme un facteur aggravant des difficultés rencontrées par l’entreprise.
Les critiques portent aussi sur la gouvernance de la société. Le Collège syndical dénonce une rupture du dialogue social, le non-respect du cahier des charges et une gestion qu’il juge autoritaire. Il évoque par ailleurs des détournements présumés de fonds, des conflits d’intérêts dans l’attribution de marchés et des irrégularités supposées impliquant certains fournisseurs et prestataires.
Ces accusations, qui n’ont pas été vérifiées de manière indépendante, appellent des éclaircissements de la direction générale. Les éléments consultés ne permettent pas, à ce stade, d’établir la réalité des faits financiers dénoncés par les syndicats.
Pour donner une suite à leurs revendications, les représentants des travailleurs annoncent la tenue d’une assemblée générale le 18 novembre prochain au siège de l’entreprise, à Brazzaville. Cette rencontre doit permettre, selon eux, d’acter leur demande de départ du directeur général et de son équipe.
Les syndicalistes font également état d’interpellations qu’ils considèrent comme des menaces à l’encontre de certains de leurs membres. Ils interpellent à ce sujet les services concernés et mettent en garde contre toute tentative de récupération politique de leur mouvement.



